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ひさしぶり みなさん[Libre]

Joo Jun
Joo Jun

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Mar 5 Nov 2019 - 12:03
A chaque jour son lot de peines.

A chacun le loisir de pester, de combattre ou de se laisser abattre par les maux quotidiens, les anciennes blessures et les nouvelles. Il n'existe pas de réponses universelles pour combattre le mal, le mal du pays ou celui qui ronge lentement l'âme comme un acide insidieux, commençant par ôter toute notion d'amitié, de famille ou de nation. Transformant le patriote en apatride, changeant le fils prodige en rebut de la société, l'aimante femme en amante volatile, le soldat fière et fort en un déchet passant la majorité de ses journées à souffrir du traumatisme de la guerre. Et pour le malheureux qui dépasse déjà ce stade, la suite n'est que pire, sans attaches ni notion de foyer à chérir ou défendre, ne reste que des pulsions et des bribes d'une vie passée sans jamais pouvoir y retourner, vivant entre présent et nostalgie ne voulant pas embrasser le lendemain par peur de s'y noyer et de ne jamais pouvoir remonter à la surface. Et alors qu'à l'horizon se découvre enfin, que les portes de cette prison dorée qu'elle avait depuis longtemps quittée, les souvenirs remontent sans pouvoir jamais arrêter les bribes de conversations avec des ombres, avec les fantômes de Kumo. Revenir au pénitencier après s'en être enfuie, personne ne le fait jamais mais lorsqu'on passe autant de temps dans une cage, on finit par s'y habituer et craindre d'avantage le monde extérieur que ce qu'il se passe derrière les barreaux. Rien ne sera comme avant, et tant mieux, à cheval sur sa monture saurien, engloutissant d'une gorgée le reste d'une gourde remplie d'alcool. Tirant sur sa cigarette, la main sur le pommeau de son katana, se levant enfin sur la peau épaisse et écailleuse du crocodile géant, ouvrant les bras en croix un sourire malsain se dessinant sur son visage mutilé, le soleil se lève et voilà que le chemin s'arrête aux portes d'un mal ancien. Les pensées sont confuses mais le corps lui sait comment avancer, sans jamais se retourner ni faire demi-tour, et la samouraï pense apercevoir son moi passé translucide l’accueillant d'un regard mauvais, la jugeant. Cette Jun prisonnière de Kumo ne rêvant que de retourner à la vie sauvage, à elle, l'actuelle n'accorde même pas un regard, cette idiote ne sait rien de ce qu'il l'attendra dehors ni du mal qu'elle fera, le présent est sombre sans doute plus que ce qu'elle avait imaginée jadis. Elle ne revient pas la queue entre les jambes pour implorer le pardon d'une nation, c'est sans doute le seul point commun entre les deux ombres, dépassant cette genin malheureuse et rebelle, la femme renie l'adolescente. Avec le temps vient l'expérience, et avec l'expérience des jugements plutôt terre à terre sur les possibilités au dehors. Kumo n'est plus, l'indépendance arrachée, quelqu'un à vaincu son ancien bourreau et il est temps de lui présenter les hommages à quiconque a réussi à triompher de la foudre. Gloire à l'Empire du feu, à la volonté du dirigeant, mort aux membres de la foudre, qui sème les graines de la discorde ne récolte que l'anarchie et une révolte. Et désormais, désormais elle danse, tournoyant sur elle même dans un rire cristallin tandis que sa monture monstrueuse continue d'avancer sous le soleil désormais au zénith. La faiblarde, la révoltée n'est plus, laissant place à quelqu'un non à quelque chose d'autre. Et son regard rubis brille d'une nouvelle lueur, acceptant sa réalité et son destin, Tetsu s'effondre, le monde entier sombre de nouveau dans les combats et la conquête et aucun pays ne sera laissé en pays alors autant rejoindre les rangs d'une armée nouvelle et prendre le train en marche.

Se ranger du côté des vainqueurs plutôt que des vaincus, opportuniste et moins naïve, hors de sa vue les chiens de la foudre, hors de son chemin les loyaux et les patriotes. Inspirant l'air vicié de son cône de tabac, tandis que les portes ne sont plus très loin. Le sang-froid claque sa queue sur le sol montagneux, jetant un regard à sa maîtresse désormais plus proche de ceux de sa race que l'humaine qu'elle était autrefois. Ô Kei, premier amour, rouquin dont la présence suffisait à la renforcer et à la rendre plus confiante, ou que tu sois camarade de jeux, ami et amant ce retour, ce retour en ces murs ou naguère le duo s'amusait, rien ne te remplacera et il ne reste à l'intérieur du village qu'une seule personne à laquelle se rattacher. Une seule Metaru capable de briser pour toujours ce miroir fendu renvoyant à une toute autre existence, et les pensées et la nostalgie sont chassés simplement par le grognement du crocodile ouvrant sa gueule rugissant à l'unisson avec sa maîtresse entrecoupé par les éclats de rire malsain de la folle ronin. Se laissant choir sur sa monture, elle attends observant les portes de l'immense entrée vers le village de la foudre désormais sous l'emprise d'une toute autre puissance. Se présenter? Pourquoi faire, guère doute que le nouveau propriétaire des lieux n'est pas si différent de l'ancien et que bientôt, si ils daignent, des shinobis se montreront. Rien ne change vraiment malgré la passation de pouvoir. Le drapeau peut être, mais les actions et les objectifs ne sont pas si différents pas vrai?

- ひさしぶり, Kumo.

Marmonne-elle.
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Gentoku M. Yamiko
Gentoku M. Yamiko

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Mar 5 Nov 2019 - 16:02
ひさしぶり みなさん

feat. @Joo Jun

En sursaut, tu t’assois sur ton futon, émergeant d’un rêve rempli des moments joyeux et des moins heureux et se soldant par ta mort par la lame d’un être qui t’était cher : Jun.

Le souffle saccadé et le corps moite de sueur, comme si tu venais de mener un rude combat, tu abandonnes ton futon humide de transpiration. Tranquillement, et avec une simple petite culotte en guise de pyjama, tu te diriges vers la chambre de Jun, laissée à l’état depuis son départ en mission pour Hayashi no kuni, avec d’autres shinobi du Village Caché des Nuages. Durant leur absence, le Village avait été attaqué et tombé entre les mains du Pays du Feu. Depuis lors, personne n’a eu des nouvelles du groupe parti en mission en dehors du pays et aucune recherche n’avait été lancée pour retrouver ses membres pour la simple raison que l’organisation ninja de Kumogakure no Sato était tombée avec celle qui avait été à sa tête : la Sandaime Raïkage.

Aujourd’hui, bien des moins plus tard, tu contemples la chambre poussiéreuse de Jun. Tu tenais à ce qu’on la laissât à l’état car tu avais espoir que la ronin reviendrait un jour et qu’elle apprécierait certainement de savoir qu’on n’avait pas toucher à ses affaires. Ainsi, tu interdisais même à la femme de ménage d’y entrer afin de la nettoyer. Tu te contentais juste d’aérer la pièce régulièrement pour que l’humidité ne s’y installât pas. En plus de la poussière, les araignées avaient investi le lieu. Des bêtes que tu affectionnais particulièrement alors tu les laissais s’installer. Et depuis que tu avais éveillé ton pouvoir de yasei veuve noire, tu conversais parfois avec tes colocataires arachnides. Ces derniers ne te répondaient pas oralement mais tu étais certaine qu’ils parvenaient à te comprendre et qu’ils te répondaient par des mouvements plutôt inhabituels chez des arachnides.

Appuyée contre l’encadrement de la porte de la chambre abandonnée et les bras croisés sous ta poitrine nue, tu fixes la pièce mais sans rien voir réellement car ton esprit était ailleurs. Tu repensais à ton rêve puis aux divers moments passés avec Jun par le passé. Pour la énième fois, tu te demandais ce qu’elle devenait et si elle comptait revenir à Kumo un jour. Pas une seule fois tu la pensais morte car tu avais confiance en sa capacité de survie. Tu ne connaissais personne aussi débrouillarde et capable de s’adapter que la jeune ronin vagabonde. Tu savais qu’elle était en vie, quelque part, et que si l’envie de te revoir la tenaillait, elle saurait te retrouver ici.

Lasse de ressasser des souvenirs, tu finis par retourner te coucher.

***

Une alerte face à une présence bien suspecte à l’Arche Grise a été lancée alors que tu te retrouvais au poste de la Police Kumojin. Toi et quelques camarades se précipitent alors à l’entrée du Village où des soldat teikokujin étaient déjà présents. Tu t’avances, comme certains, pour voir le sujet de tout ce remue-ménage en plein milieu de la journée. Tu remarques une jeune femme à la chevelure céruléenne et chevauchant une monture très singulière et à l’allure d’une bête bien féroce, à l’image de sa Maîtresse qui semblait être prête à en découdre avec quiconque qui viendrait à sa rencontre. La raison qui poussait les soldats gradés teikokujin présents à prendre le temps d’élaborer une stratégie d’approche.

Comme les autres kumojin qui n’étaient présents que par curiosité et en tant que renfort si les choses tourneraient mal, tu t’apprêtais à te contenter de regarder la scène, les bras croisés, mais tu avais l’impression de connaître la folle intrépide sur son crocodile.

Jun ?

Tu t’avances vers la folle et sa dangereuse monture, ignorant les protestations à ton intervention qui fusaient derrière toi. Tu t’arrêtes à une distance assez raisonnable de la gueule du crocodile mais assez proche pour se faire entendre, sans devoir crier, par celle qui le chevauchait.

- Jun ? Est-ce bien toi ? Lances-tu d’une voix dénuée de peur et de méfiance, tout en fixant le regard rubis qui t’étais familier.

Tout ton être te murmurait que c’était bien la ronin dont tu avais tant espéré le retour mais, outre le changement extérieur bien évident, celle-ci semblait être bien différente intérieurement de la jeune femme que tu connaissais. L’être dont tu faisais face était bien plus sombre et dangereux et pourtant, au-delà du pressentiment, le katana que la jeune femme arborait était bien celui de la Jun que tu connaissais …
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Joo Jun
Joo Jun

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Mer 6 Nov 2019 - 12:40
- ひさしぶり, Yamiko.


Sautant à terre, sans même jeter un regard à son acolyte à sang-froid, s'élançant sur la pointe des pieds en une enjambée à hauteur de la Metaru. Plongeant son regard carmin dans le sien, combien de temps depuis la dernière fois qu'elles s'étaient vus? Combien de temps depuis qu'elle n'avait dormi dans la demeure de sa plus ancienne connaissance encore vivante, les bras en croix tournoyant sur elle même affichant sans vergogne sa gueule de charogne auparavant cachée derrière des masques et des paillettes. Yamiko ne semblait pas tant différente en extérieur, mais voir cette femme rompre les rangs et se précipiter seule vers la gueule du loup prouvait à la samouraï que rien ne changeait dans le fond. Les pirouettes et la nonchalance fondaient devant la figure un tant soi peu familiale de l'apatride, proche de quelques centimètres pourtant la femme aux crocodiles resta silencieuse un instant, se contentant d'observer son ancienne colocataire. Puis elle colla son front à celui de Yamiko, et ses deux mains se posèrent sur les joues de la manieuse de métal, fermant son regard rubis ignorant tout du contexte et du possible danger qu'encouraient ainsi les deux femmes. Lorsqu'elle porta de nouveau ses iris carmins sur son interlocutrice, une moue un peu nostalgique s'afficha sur son nouveau visage, et ce furent ses bras qui entourèrent la Metaru pour la chérir et de nouveau afficher l'espace d'un instant une figure du passé, le temps de cette accolade Jun redevint l'adolescente révoltée et pourtant terriblement dépendante, dépendante à une attention que n'avait jamais su vraiment démontrée Yamiko. Du moins pas comme le voulait l'ancienne Kumojin, et cette pensée et leur dernière rencontre arrêta net l'errante dans ses pensées, se redressant et s'éloignant de nouveau de quelques centimètres pour retrouver son sérieux, esquissant une parodie de sourire avant d'allumer une nouvelle cigarette et de se poser sur sa monture à sang-froid. Survivre n'était pas chose aisée mais, mais elle avait triomphé du destin et de l'adversité et ne revenait pas pour quémander ou implorer quelconque autorité de la foudre. D'ailleurs en parlant de la foudre, Yamiko semblait toujours fidèle à Kumo et cette simple constatation provoqua un léger rire cristallin de la part de la ronin. A y repenser, Yamiko avait toujours prêchée le fait de retourner à la vie sauvage quand elle le souhaitait, mais des deux c'était la plus jeune qui avait prit son envol le plus tôt possible et c'était la plus jeune qui revenait un voyage effectué, vers son aînée fort d'expériences et de nouvelles cicatrices. Une larme coule, le long de la joue droite de Joo. Une unique larme symbole d'une émotion qui passe, et des autres désormais maîtrisés et ployant sous la volonté impitoyable de celle qui se tenait aux portes de son ancien village sans craindre quelconque représailles.

-J'étais jalouse de ton félin, alors j'ai prit la version...moins attrayante et avec des écailles.

Le sang-froid grogne, claquant sa queue sur le sol, tandis que Jun pouffe de rire sans craindre la furie du prédateur. Inspirer la peur, ils ont ça en communs ceux de son espèce et la femme qui se présente face à la Metaru. Inspirer la peur, ne laissant aucune place pour le doute, autrefois ce même discours elle le tenait face à quiconque croisait son chemin. Mais, mais aujourd'hui guère besoin de s'étendre sur pourquoi et comment le changement l'a affecté, plutôt que des longs discours laisser son apparence et ce qu'elle renvoie parler pour elle. Sa chevelure bleue comme l'océan s'agitant et chavirant la frêle barque du pécheur, ses tatouages couvrant les cicatrices, jouant avec de ses bras à celui sur sa main remplaçant le masque que naguère elle mettait sur son visage. Un ange passe, elle écrase son mégot sous ses bottes, passe une main dans sa crinière haussant les épaules. Si c'était bien elle? Qu'était-elle au fond, Yamiko avait réussie à trouver son identité juste avec quelques maigres indices. Les rôles s'étaient-ils inversés alors que chacune des deux femmes luttaient contre ses propres démons. Elle claqua des doigts, et la gueule du saurien s'ouvrit montrant une dentition disparate mais des dents tranchantes comme de l'obsidienne, sa langue déposa sur le sol un bandeau. Du bout du fourreau de son katana, elle fit voler l'insigne jusqu'à sa main droite. L'observant un instant avant de le jeter à Yamiko sans autre indication. Le symbole de la foudre, contrairement à ce que pouvait attendre la plupart des misérables, il n'était pas rayé. Ce fardeau elle le rendait intact à celle qui avait été en partie responsable de son arrivée dans le village des nuages. Intact, aussi propre qu'au premier jour. Plusieurs manières d'interpréter ce geste, Yamiko devrait choisir celle lui convenant le mieux. Allumant une autre cigarette, posant son regard par delà la présence de la Metaru en direction des portes du village. Esquissant une parodie de sourire sur son visage décharné, sa chambre l'attendait-elle encore?

-J'ai souvent rêvée de la maison. Entre deux cauchemars, entre deux songes, je me revoyais comme à l'époque dormant sous ton toit.

Une grimace qui fait disparaître le sourire ou ce qui s'en rapprochait. La petite insolente n'existe plus, la force qu'elle cherchait est désormais en partie en sa possession et pourtant elle sent que Yamiko reste encore à un niveau supérieur. Ravie de voir qu'aucune des deux ne s'est reposée sur ses lauriers, s'étirant et craquant ses articulations.

-J'ai souvent imaginé ce moment, je savais comme toi qu'aucune de nous deux ne pourraient disparaître avant d'avoir revue l'autre. Je ne suis pas ici pour disparaître ensuite, te rendant ce bandeau et ce fardeau avec. Autrefois, j'ai rejoint la foudre pour toi, tentant de m'intégrer dans cet étrange écosystème, aujourd'hui la chaîne alimentaire et la hiérarchie du village semble plus que jamais permissive. Combien de mes anciens camarades à Hayashi sont revenus? Pas la peine de répondre, je suppose qu'ils doivent se compter sur les doigts d'une main d'un manchot. Je ne suis pas revenue aux portes de cette cage dorée pour m'incliner de nouveau devant un pion obéissant à un nouvel ordre. Comme la première fois que j'ai foulé ce chemin, je suis revenue pour toi Yamiko.

Un silence de plus. Une bouffée de tabac.

-Parce qu'au final tu es tout ce qui me reste.
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Gentoku M. Yamiko
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Mar 12 Nov 2019 - 13:41
ひさしぶり みなさん

feat. @Joo Jun

Stupéfaite, tu l’étais. Face à la nouvelle Jun qui virevoltait telle un pétale de fleur dansant avec le vent, tu étais incapable d’émettre le moindre mot. Toi qui trouvais toujours quoi rétorquer était restée muette, les améthystes fixées sur la jeune ronin. Ton faciès avait gardé sa placidité habituelle mais au fond de toi, tu étais en vérité toute troublée. Tu avais l’impression de voir un lépidoptère savourer sa liberté après être sorti de son état de chrysalide.

Tu étais à présent certaine d’avoir affaire à la véritable Jun mais ton être avait bien du mal à croire le changement, presque radical, de l’adolescente. Toi qui l’avais connu assez réservée et si peu enclin à exprimer de la joie se retrouvait aujourd’hui face à une jeune femme qui semblait croquer la vie en pleine dent. L’hostilité qui avait animé Jun avait cédé sa place à une joie de vivre que tu ne lui connaissais pas. Était-ce dû à vos retrouvailles ? Les gestes de Jun qui s’en suivent le confirment. La ronin te touche le visage - comme si tu étais une enfant - avant de t’étreindre chaleureusement. Jun semblait avoir oublié à quel point tu détestais ce genre d’attouchement mais tu ne la rejettes pas cette fois. Et, non pas par peur de la froisser, encore, mais parce qu’avec le temps tu étais devenue plus encline à se laisser toucher. Ta relation avec Shiro t’y avais grandement aidé. Cet homme t’avait appris à apprécier les contacts doux et même à répondre, parfois, à la tendresse offerte. Reprenant tes esprits, tu t’apprêtais d'ailleurs à enlacer Jun en retour mais l’adolescente rompt soudain votre contact. Elle s’éloigne ensuite avant de remonter sur sa singulière monture puis parle enfin.

Tu jettes un regard glacial sur le crocodile, qui émettait des signes d’intimidation, afin de lui faire comprendre que tu n’avais point peur de lui malgré sa férocité évidente alors que Jun semblait être amusée par le comportement de son invocation.

- Il est vrai qu’il est bien laid par rapport à mon félin mais tu as choisi une véritable machine à tuer.

Tu doutais cependant que cet animal à sang froid ferait le poids contre Scar, ta nouvelle invocation principale et dont Jun n’avait pas connaissance. Scar n’était pas plus grande que Simba - qu’avait déjà rencontré la jeune ronin - mais il était bien plus féroce et véritablement impitoyable. Le félin était même craint des siens et de son roi. Bien sûr, tu ne comptais pas faire appel à aucune invocation si un combat devrait éclater ici, maintenant, contre Jun ou son animal. Tu n’étais pas un être à se reposer sur la force d’autrui pour sa survie.

En tout cas, tu trouvais que le compagnon animalier qu’avait choisi Jun lui correspondait très bien : coriace, menaçant et prêt à fermer les dents sur quiconque qui oserait le contrarier ou se mettrait à travers son chemin.

Tu croises les bras, prête à converser sérieusement avec la jeune ronin mais cette dernière t’oblige à défaire rapidement les membres en jetant dans ta direction un objet qu’elle avait récupérée de la gueule de sa bête. Un lieu de transport qui en disait long sur le peu d’importance que Jun portait au bandeau avec l’insigne du Village Caché des Nuages que tu avais intercepté d’une main. Le symbole n’était pas barré. Cela voudrait donc dire que Jun n’avait pas désertée et pourtant, en rendant le bandeau, elle te faisait comprendre qu’elle ne désirait plus servir Kumogakure no satō. Que souhaitait-elle donc ? Tu ne tardes pas à avoir la réponse de la bouche même de la jeune Joo.

Tu ancres de nouveau tes prunelles dans celles de Jun. Ton regard était étrangement doux et reflétait même une certaine tendresse qui ne t’était point habituelle.

- J’ai tant espéré ton retour, Jun. Un sourire ravi s’esquisse sur tes lèvres. J’ai laissé ta chambre telle que tu l’avais laissé dans l’espoir que tu reviendrais l'occuper de nouveau un jour. Tu es donc plus que la bienvenue dans … notre maison.

Gardant le bandeau rejeté par Jun dans la main gauche, tu lui tends la dextre afin de l’inviter à descendre de sa monture, en te rejoignant. Monture que la jeune ronin allait devoir faire retourner dans son monde si elle désirait franchir de nouveau la porte de Kumogakure no satō ...
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Hokazuka Rie
Hokazuka Rie

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Mer 27 Nov 2019 - 12:31

ひさしぶり みなさん


Flâner aux quatre coins du village était pour toi l'ultime échappatoire à un bureau déjà ravagé par les requêtes, les dossiers et la puanteur de la bureaucratie. On t'avait confié l'enfant capricieux, celui que personne ne voulait ; le plus complexe, le plus... torturé. Kumo était un gosse à sermonner le matin, et à border le soir. Le jour rendait les visages implacables la nuit révélait les vices cachés. Depuis plusieurs semaines, les vents couraient assez fort pour ramener jusqu'à tes oreilles ces soupçons de mutinerie. Une réponse bien standard à la sensation d'oppression. C'était utopique de croire que la présence d'un Empire pouvait être acceptée aussi radicalement qu'elle s'était imposée. Le plus dur était à venir ; l'assaut premier n'était qu'une mince ébauche à cette envie d'unification.

Avachie sur un pan étriqué de l'arche grise, tu ignores les railleries venant d'en bas, te contentant de la simple mélodie des cieux. Parfois, ton nom était scandé, on te cherchait, probablement pour d'autres taches administratives dont tu te passerai bien. L'avant poste était un lieu de passage ; le plus vrai des témoins de la nouvelle institution. Les soldats de l'Empire avaient prit la relève à cet endroit, et filtraient tant bien que mal les passages. Ils étaient documentés, mais n'avaient pas l'expérience du vécu ; Les visages qui étaient familier avec ce village ne l'étaient pas pour ceux venus d'Hi.

Toi la première, tu pensais gagner en observant de loin ce microcosme chamboulé. D'en haut, tu captais visages et dires sans pour autant être l'objet de toute les attentions. Il y avait des soldats qui craignaient ton jugement, d'autres qui tentaient de gagner ta confiance, mais peut-être pas pour les bonnes raisons. L'autre versant ne t'épargnait pas un regard de rancœur ; ils ne voyaient en toi que la relève d'un tyran, son porte parole et son épée.

Parmi les afflux permanents, une jeune femme, accueillie par une autre. D'autres retrouvailles ; d'autres retours. Ils avaient été nombreux à avoir décidé de revenir au village qu'ils avaient déserté suite à l'attaque impériale. Assez nombreux pour que tu demandes personnellement un renfort des contrôles. La révolte aurait déjà eu bien assez de temps pour se préparer en externe, et renvoyer un à un ses pions. Kumo était devenue un plateau de damier ; Où chaque individualité pouvait être un représentant de quelque chose de plus grand... de plus dangereux qu'une simple aversion personnelle.

Le plus dur ? Déceler qui agissait en solitaire et qui serait une piste pour flairer les réseaux plus louches. Tu n'es pas plus convaincue en voyant des larmes discrètes ou des mots sincères, mais la conversation entre les deux jeunes femmes se soldait sur une invitation au retour. Ce à quoi des soldats ne purent s'empêcher de réagir ; Encerclant lentement les deux convives, demandant d'ores et déjà à la nouvelle venue de décliner son identité.

- Les demandes de retour ne sont pas gérées par les Kumojins ! Sans identité communiquée, vous ne rentrerez pas au village !

Un soupir t'arrache un poumon ou deux, et ta tête penche à la renverse, laissant tomber une masse capillaire le long du mur de fer. Quelqu'un au regard acéré aurait vite remarqué ta présence nonchalante, mais les plus ignares t'auraient juste confondu avec une bête couleur charbon.


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Joo Jun
Joo Jun

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Mer 27 Nov 2019 - 16:56
-Qui a dit que je voulais rentrer? Je vous trouve bien présomptueux pour des troufions. Lèche les bottes de ma camarade et peut être je me présenterai.

C'était mieux ainsi, une présence inconnue, rompant avec les sentiments naissants de nouveau. Avec un attachement certain qu'elle porterait éternellement à la femme l'invitant chez elle, un remerciement qu'elle ne pouvait pas encore prononcer. A la place, à la place, serpentant parmi les nombreux visages que pouvait emprunter l'être habitant Jun, remontant à la surface comme un charognard attendant le moment parfait pour fondre sur sa proie, celle qu'elle était devenue et qu'elle avait finalement toujours été se trouvait de nouveau face à un symbole de hiérarchie et de règles. Et si quelque chose l'avait bien caractérisée depuis le début, depuis son arrivée à la foudre et ses promesses de désertion c'était l'insolence. La défiance envers toute forme d'autorité même primitive, elle n'était à la solde que de sa propre personne, et Kumo n'avait jamais été sa patrie ni aujourd'hui ni demain certainement pas maintenant. Craquant ses articulations, haussant les épaules, jaugeant ceux qui formaient un cercle autour de leurs personnes, un mauvais sourire d'avantage une grimace sur une gueule décharnée et à la dentition apparente en permanence. La main sur le pommeau de son katana, tirant sur son bout de cigarette tandis que son invocation à sang froid semblait enfin se réveiller, grognant et menaçant quiconque s'approchant trop près de la seule Kumojin présente entre les deux femmes. Elle se plaçait naturellement devant Yamiko, qui visiblement semblait trop entreprenante aux goûts des nouveaux 'maîtres' des lieux. L'ironie de la situation, la superbe vue dramatique et les conséquences que cela pouvait entraîner lui arracha un rire, qu'elle ne chercha pas à retenir se moquant éperdument des réactions en face. La seule chose qui comptait, c'était de ne pas mettre en danger contre sa volonté Yamiko. La femme de métal n'était pas une enfant de cœur mais au contraire de son ancienne colocataire cette dernière vivait encore entre les murs du village. Assumer et prendre le blâme sur sa seule personne, n'était pas une possibilité qui enchantait malgré elle, Jun. Sifflant, la femme aux crocodiles, avec ce surnom aussi peu original que pourtant on peut plus terre à terre, Joo s'avança en gardant tout de même à distance de charge le premier des gardes frontières. Ce n'était pas avec la fange que souhaitait converser l'ancienne amant du rouquin.

-Amener moi un responsable, vous n'avez visiblement aucune manière puisque vous interrompez sans aucune raison valable une discussion entre deux femmes ne gênant pas la circulation et ne posant aucune menace apparente.

Ses yeux rubis scrutant l'assistance, défiant et dédaignant à tout bout de champs cette assemblée bien médiocre. Elle était nonchalante, insolente et hautaine à la fois, son discours sec et pourtant vrai contrastait avec ses habitudes, il ne fallait pas se mettre à dos le ou la responsable des lieux. Encore moins une fois qu'après avoir cracher sur l'idée de retourner chez les membres de la foudre, Yamiko se rendrait compte de l'autre choix, le dernier, la seule solution restante et légitime aux yeux d'une femme, d'une shinobi s'étant sentie oppressée par la foudre au point de garder une rancœur et une amertume qu'elle n'expliquait pas. Rejoindre les vainqueurs pour écrire l'histoire, et pas chez les vaincues qui résistaient, qui résisteraient surement encore et toujours à l'occupation. Si la révolution, un jour devait faire disparaître l'Empire, Jun s'en irait une fois de plus, elle n'était guère un félin avec autant de vies, mais comme bien des animaux et l'être humain en général. Toujours et avec résilience son corps et son esprit s'orientaient de concert vers le seul objectif qui en valait vraiment la peine: survivre. Voir demain. Son visage se tourna légèrement de trois quarts, tout en gardant en visuel autant que possible les potentiels adversaires qu'elle aurait à affronter ici aux portes de son ancien village.

-Yamiko.

Un soupire, de soulagement ou au contraire d'exaspération, en comprenant qu'une fois mis en place la machine infernale ne s'arrêterait pas. Son regard carmin brillant d'une intensité nouvelle, si il faisait nuit à cet instant, probablement qu'ils auraient été les seuls phares pour les voyageurs perdus sur le sentier. Tirant une bouffée de nicotine, tendant la main pour toucher celle de la seule personne qu'elle voyait en chair et en os, et à qui elle tenait au point pour une des premières fois de sa vie de se sacrifier ici et maintenant. Et guère en guise de rédemption pour ses fautes et péchés, mais parce que si elle voulait survivre, Jun estimait que Yamiko méritait sans doute plus cette opportunité qu'elle même. Ici et maintenant, tout ne se jouait pas mais son futur sur le moyen terme au moins, dépendait, dépendrait même de la tournure des événements. Et elle n'avait pas de serpent dans la botte, ni d'as dans sa manche. Sans bluffer, nature elle surmonterait les épreuves qu'on lui mettait en travers de son chemin. Un sourire sincère sur son visage dégarnie, blessé et marqué à vie. Les tatouages semblent frémirent, tandis que chacun de ses membres tremblant de concert, ajoute à cette vibration un mélange entre colère et excitation.

-Je ne reviendrai jamais un membre de la foudre.

Elle écarte les bras, en croix, levant son regard vers le ciel, le crocodile claque son immense queue écailleuse contre le sol. Et lorsqu'elle pose de nouveau ses iris rouge sang pour les plonger dans ceux de son interlocutrice, les sentiments n'ont pas disparus, ils ont étés muselés. Comme elle ferait taire n'importe qui lui causant du tort et l'empêchant d'atteindre ses objectifs. Différencier personnel et travail, mélanger les deux c'est le mélange idéal pour sombrer rapidement en emportant tout sur son chemin.

-Je suis ici pour rejoindre l'Empire. Je suis ici pour te retrouver, et j'ai longtemps envisager le contexte de ce retour, de cette situation. Celle qui me convient le plus, c'est de rejoindre les vainqueurs, celle qui me convient le plus c'est te savoir à mes côtés. Mais je ne suis plus naïve, tu me renieras sans doute pour ce choix, ils vont peut être se jeter pour moi pour cette dualité mais ça n'a aucune importance. J'agis en ayant conscience des conséquences, et si jamais l'un de ces misérables venait à lever la main sur toi ici pour avoir proposer de m'accueillir, ou dans les rues de la foudre. Je perdrai tout, mon rang, ma vie et ma conscience pour toi et cela que tu le veuilles ou non. Pour une fois, ne t'accapare pas l'originalité de ton hospitalité, disons que c'est moi qui ai insisté, tu as un foyer derrière ces murs. Moi non, pas encore.

Elle lui fait volte face, dégaine son katana et le pose contre le sol, une main dans sa chevelure bleu comme l'océan agité. Bleu comme le ciel là haut au dessus des nuages et des tracas, bientôt virant au noir comme les profondeurs maritimes et l'espace la nuit.

-Vous avez environs le temps de ma cigarette pour m'amener quelqu'un de compétent et laisser mon interlocutrice en paix.
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Gentoku M. Yamiko
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Ven 29 Nov 2019 - 15:35
ひさしぶり みなさん

feat. @Joo Jun - @HOKAZUKA RIE

Instinctivement, ta main gauche lâche l’ancien bandeau d’appartenance au Kumogakure no satō de Jun puis ta paume vient se plaquer violemment sur la bouche du soldat de l'Empire du Feu qui venait de gâcher tes retrouvailles avec la jeune ronin en l’ouvrant. Du métal se repend rapidement sur et autour de la zone en contact avec ta main. De la matière qui durcit instantanément, bloquant ainsi entièrement les mâchoires du soldat. Un message silencieux et quelque peu brutal adressé au hijin que tu fixais d’un regard profondément glacial. La gaieté de tes retrouvailles avec Jun ayant complètement déserté ton regard violacé.

Tu savais pertinemment que tu n’avais pas la prépotence pour faire rentrer la jeune Joo dans le Village et tu n’avais jamais eu la moindre prétention de le faire. Tu avais juste formulé le fait d’être disposée à accueillir de nouveau Jun chez toi. Tu avais certes tendance à n’en faire qu’à ta tête mais tu avais toujours sû rester à ta place.

Tu ne haïssais pas les hijin, pas même maintenant, mais ton geste reflétait une certaine exaspération. Une exacerbation enfouie qui avait fini par s’exprimer. Tu ne faisais aucune distinction entre un teikokujin et un kumojin. Tu mettais les deux sur un même pied mais, si la plupart des hijin te traitaient en égal en retour, certains aimaient te rappeler que tu étais dans le camp des vaincus, des dominés. Et, malgré ton indifférence apparente, les propos du soldat du feu présentement était comme la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase qui se remplissait à ton insu quotidiennement.

Loin d’être intimité et aucunement apeurée, tout en sachant pourtant ce qui pourrait te coûter de s’en prendre à un teikokujin, tu gardes la main plaquée sur le faciès du soldat de l'Empire alors que ta dextre était toujours tendue vers Jun. Les autres hommes qui vous encerclaient s’étaient mis aussitôt en garde, s’apprêtant à intervenir mais, préservant ton sans froid, tu réduis le métal qui bâillonnait le teikokujin en état de poussières avant de retirer ta main. Tu gardes cependant l’autre toujours tendue vers Jun.

La jeune ronin finit par te toucher la main avant d’annoncer quelque chose que tu soupçonnais déjà. Si elle souhaitait revenir à Kumogakure no satō mais pas en tant qu’une kunoïchi du Village, c’est qu’elle avait décidé de rejoindre le Teikoku. Sa déclaration ne te surprend donc guère. Et, tu avais accepté son choix sans émettre la moindre déception. Tu as toujours respecté le choix d’autrui même si celui-ci allait à l’encontre de tes principes ou pourrait te nuire. Tu espérais seulement que Jun avait bien réfléchi aux conséquences de sa décision. Les hijin étaient peut-être les vainqueurs d’aujourd’hui mais ils ne le resteront pas éternellement. Et si Kumogakure no satō retrouvait sa liberté un jour, ceux qui s’étaient rangés dans l’autre camp devront certainement payer leur « traitrise ».

- Si tu cesses de les provoquer, tu n’auras pas à mener un combat inutile ! Adresses-tu à Jun d’une voix relativement sereine avant de tourner aussitôt les talons. Je t’attends à la maison, ajoutes-tu ensuite tout en retournant vers l’Arche Grise …

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Hokazuka Rie
Hokazuka Rie

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Dim 15 Déc 2019 - 20:57

ひさしぶり みなさん



- Rejoindre les vainqueurs …

Ta voix avait pesté du haut de ton perchoir, alors que ta tête glissait avec lenteur le long de ce mur gelé. Tomber à la renverse, chuter vers un sol trop cruel, trop instable. Les colères internes s'échangeaient déjà alors que la conversation n'avait même pas commencé. Cette région était... Fatiguante.

Tu glisses littéralement le long de l'arche grise en espérant que les regards te remarquent, que les aversions se taisent. Mais le soldat muet contre son grès s'emportait déjà, rouge de colère. Ses collègues haussaient le ton, devenaient agressifs. L'effet boule de neige s'amusait déjà de la scène à venir.

Voilà ta plus grande inquiétude. Sans toi. Que feraient-ils sans toi ?

Le soldat aurait levé une main. Aurait jugé l'acte coupable et aurait estimé légitime de rendre la pareille, peut-être mettre en plus violent, en plus humiliant. Il aurait acculé la Metaru de mots grossiers ; aidés par ses comparses aux rancœurs encore flamboyantes de véhémence. Une surenchère de mots, de gestes, d'hargne. Un passé valait-il plus qu'un autre ? Chaque opposant avait des cicatrices béantes et se pavanaient la gueule ouverte pour justifier des ricochets toujours plus acerbes.

- Je suis curieuse de savoir ce que tu qualifies de vainqueur ?

Celui qui domine ? Celui a le dernier mot ? Celui dont les blessures sont les plus graves, dont le passé est le plus souillé ? Celui qui possède le territoire, ou qui s'y promène sans attache ? Vainqueur de quoi ?


Ton regard était tombé à la renverse, stoppant net les altercations naissantes. Les soldats savaient que ton courroux (pourtant inexistant) était en mesure de ruiner leurs carrières en un clin d’œil ; et que tu rabâchais sans cesse que tu haïssais la mauvaise provocation. La nouvelle arrivante semblait pourtant elle aussi illustrer ce que tu médisais en silence ; l'esprit rebelle, corrosif. Une énergie débordante, impossible à canaliser par des règles strictes. Dans le doute, ton regard devient donc juge de compétence, d'honnêteté ; de vérité.

Cette revenante avait-elle les capacités requises pour rejoindre un Empire où l’impertinence n'avait pas sa place ?



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Joo Jun
Joo Jun

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Lun 16 Déc 2019 - 12:34
-Et toi quel est ta définition des vaincus? Ceux qui perdent leurs pays? Ceux s'avouant vaincus face à un Empire? Ceux qui se résignent et ne se révoltent pas? Vaincus, mais ayant perdu quoi? Des droits ou des devoirs? Une liberté ou des entraves? Une patrie ou une illusion? Une vérité désavouée ou bien des mensonges derrière lesquels ils ne peuvent plus se cacher? L'on peut trouver différente définitions à des mots, car ils ne sont que ceux qu'on veut bien donner comme image et impression.

Un sourire malicieux se dessine sur sa parodie de visage, sa gueule décharnée, marquant un passé violent l'ayant défigurée à vie. Cette question l'amuse, il est évident à ses yeux que cela est une épreuve. La dernière avant d'embrasser la cause du Feu? Elle ne le sait, en revanche sa rencontre avec le Nara lors de son séjour à Kumo lui donne aujourd'hui les moyens de répondre à la rhétorique de son interlocutrice. Auparavant, ces questions, ce discours l'aurait énervée sans qu'elle ne sache pourquoi mais désormais. Désormais l'épée ne plus peut parler en son nom dans toutes les situations, et cette femme l'interpelle autant qu'elle l'intrigue. L'on sent à son approche flegmatique et nonchalante que l'inconnue est un miroir fendu de la propre image de l'errante. Des points communs, au delà du physique et de la présence d'un reptile en commun. Un serpent en guise de compagnon contre le crocodile silencieux aux côtés de Jun. Tout deux rois d'une partie du règne animal, tout deux contrôlant un chaînon de la hiérarchie et de la chaîne alimentaire. Mais l'un, tronquant ses bras pour sinuer entre les hommes et les différents décors, l'autre abandonnant majoritairement la terre pour contrôler les fonds marins et les rivières ensanglantés de ce monde. Haussant les épaules, Joo se rapproche tirant sur sa cigarette, l'imitant le sang-froid traîne son corps et sa mauvaise humeur presque contagieuse. Derrière ces murs, il y a Yamiko et une nouvelle relation. Derrière cette entrée il y a une nouvelle vie qui l'attendrait presque, un nouveau départ parmi des vainqueurs. Gagner un combat ne signifie pas avoir assouvi sa domination sur l'autre, tant que l'adversaire respire encore il y a des risques.

-Avez-vous l'impression d'avoir le dernier mot sur mes anciens camarades? Moi, il m'a suffit de cet échange entre mon ancienne camarade et tes sous-fifres pour me faire ma propre idée, vous n'êtes pas des vainqueurs à mes yeux. Vaincre prend une toute autre dimension lorsqu'on envahi le territoire d'un village pour quelconque raison, vous avez fait preuve de pitié et de mansuétude ou de pragmatisme appelez ça comme bon vous semble. Le vainqueur est celui qui reste seul en vie après la bataille, celui qui écrit l'histoire tandis que le vaincu se contente de l'apprendre sans se poser de questions. Le passé dès lors pour le vainqueur peut être modifié, le territoire redécoré et les blessures diminuées, vaincre c'est s'assurer que l'autre ne représentera plus jamais une menace. C'est assouvir si ce n'est sa domination, ses idées sur un peuple récalcitrant et hostile, c'est faire comprendre qu'ils ont perdus et que si ils ne sont pas content c'est la même chose. Mais plus important, vaincre c'est accomplir la volonté du Feu sans questionner son fondement si ses principes. Tu me connais pas, je te connais pas, et je n'ai pas besoin tout comme toi de plus si ce n'est une assurance que nous œuvrons, que nous travaillerons côte à côte pour une idéologie commune, le reste appartient à tout à chacun, le ressenti ou l'envie d'instruire, la vengeance et le fouet ou l'écoute et le bras tendu ce ne sont que des méthodes pour vaincre.

Son regard rubis fixe celui de son interlocutrice, sa main sur le pommeau de son arme l'autre tapotant celle de son invocation. Parler, convaincre c'est aussi vaincre d'une certaine manière mais il ne s'agit pas de remporter quelconque combat mais de montrer patte blanche. De prouver à cette femme, que Joo Jun souhaite et veut devenir représentante de l'Empire au delà des avantages que cela apporte. Il y a des risques, à rejoindre son ancienne patrie en prenant les apparats du conquérant et du dominant on risque de se faire renverser par les dominés au détour d'une ruelle sombre et mal éclairée mais cela importe peu. Les factions disparaissent, les gouvernements aussi ne reste que les liens qu'on tisse et la vie qu'on souhaite vivre. Et pour ça, il faut faire des choix. Aujourd'hui Jun souhaite parier sur le Teikoku quitte à s'attirer les foudres de son ancien village.

-Il y a tant à faire en ces lieux n'est ce pas? Je me fiche du regard de mes anciens camarades, j'ai passé l'âge de taper sur les doigts par pure vengeance et pour soigner mes éventuelles blessures. Haïs moi si tu souhaites, déteste moi et maudit moi tu ne seras ni la première ni la dernière et cela importe peu, mon seul souhait c'est celui d'obéir aux principes et aux règles de l'Empire. Mon ambition et mes désirs viennent en bas de l'échelle des choses que je souhaite accomplir en revenant ici. Me laisseras-tu, combattre contre les ennemis du Teikoku à tes côtés et sous tes ordres?
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