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Invitation douteuse [Yasei Reikan]

Yasei Shoki
Yasei Shoki

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Mer 16 Déc 2020 - 19:15
La nuit était tombée depuis suffisamment longtemps, maintenant, pour que Shoki puisse en ressentir la douce fraicheur estivale. Le froid n’avait, dans les ténèbres, rien à voir avec celui de Kaze à pareille heure, pourtant le jeune homme ne put s’empêcher de penser que le temps de l’entrainement était passé, et qu’il valait mieux pour lui s’en retourner aux quartiers de fortune établis pour les Yasei, proche d’une sorte de temple, entre les murs du village. Ce lieu est très précaire, mais en comparaison à l’endroit où vivaient la majorité des change-forme venus se réfugier au sein de la Brume, le confort y était presque luxueux. Pour sa part, le Grizzli préférait un milliard de fois cet endroit à la prison dans laquelle il avait passé le plus clair de son temps, durant les cinq dernières années. D’une certaine façon, il se disait que la prison, il y avait vécu dix-neuf ans, mais pas dans le même sens.

Alors que ses pas le guidaient vers sa demeure, le jeune homme repensa au chemin accompli depuis qu’il avait embarqué dans ce bateau pour quitter le désert. Son amie, Shana, lui avait expliqué la destination, ainsi que les raisons pour lesquelles le clan subissait un tel exode vers l’archipel dont le peuple était réputé encore plus barbare que celui de Kaze. Les raisons, il les comprenait, mais n’y adhérait pas pour autant. Pour sa part, il n’avait pas besoin d’être sauvé, et le temps lui était compté, six mois plus tôt, pour qu’il ne sorte lui-même de sa geôle et n’abatte cette ordure de Kado, son géniteur. S’il était reconnaissant envers celle qui avait guidé les siens, c’était surtout pour les avoir libérés du joug de Tadao, et de la misère des rues de Taiyô. Pour ce qui était du reste, il saurait rapidement si elle méritait une quelconque confiance et un respect ou non. Après tout, Shoki n’avait jamais été spécialement respectueux envers ses aînés, ou ses supérieurs.

Alors qu’il passait la porte – faite de tissu – de son humble – et petite – demeure, le brun s’arrêta devant son bureau de fortune. Voilà ce qu’il avait pu créer, au fil du temps : un espace doté d’une paillasse bien plus confortable que celle de la prison où il avait passé un bon nombre d’années, et une planche encastrée dans quatre bouts de bois, qui formaient un bureau. Du reste, ses vêtements gisaient dans des sacs usés au possible, et il n’avait pas douche, ni de toilettes privatives. Heureusement, pour les plus frileux, que cet endroit n’était que temporaire. Posant sa lame, elle aussi usagée, à côté de lui, Shoki attrapa un bout de papier et sa seule plume, qu’il trempa dans l’encre. Ses entrainements au maniement du katana l’avaient rendu plus fort, rajoutant une corde à son arc, et il avait bien une idée de comment obtenir une puissance supplémentaire, quitte à devoir prêter allégeance à une personne bien puissante, entre ces murs.

« Yasei Reikan,

Rejoins-moi demain, à la nuit tombée, à la sortie ouest du village. Tu y trouveras un arbre plus haut que les autres, dépourvu de feuilles en toutes périodes de l’année. Viens seule.

Un Yasei en quête de réponses. »


Il laissa ce mot à sa camarade et amie, bien mieux informée que lui, pour que celle-ci le dépose au plus vite à l’endroit où vivait la cheffe de clan. Du fait de son grade de Chûnin fraichement acquis, il pouvait aisément atteindre l’endroit mentionné, qui lui servait parfois de lieu de méditation et d’entrainement. La Jônin n’aurait pas de mal à trouver cet endroit, et il ne doutait pas une seconde qu’elle avait tous les droits du monde de quitter l’enceinte du village.

Ainsi, à l’heure convenue, le brun se tenait devant l’arbre, aussi droit que ce dernier, les bras le long du corps. Son visage ne laissait rien transparaître, aucune bienveillance, ni malveillance, aucune joie, ni aucune peine. Il était stoïque, et ceci était nécessaire, en attendant sa « supérieure ».




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Yasei Reikan
Yasei Reikan

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Dim 10 Jan 2021 - 17:48
[invisible_edit]➜ Été de l'An 204, Sortie Ouest de Kiri

Grandir sans crainte au cœur, sans chaînes aux mains ou aux pieds. C'était là le parfait écoulement d'une existence parmi le cycle des vies en notre monde, aux yeux de Yasei Reikan. La sécurité, autant que la liberté, avait toujours été l'un des drapeaux qui guidaient le bataillon de ses pensées, de ses ambitions. Si elle avait vu le jour sous un astre solaire assassin et sur des dunes criminelles, son cœur était né sous l'étoile du pacifisme, par la caresse de la gentillesse ; son âme était d'une pureté sans nom, que les plus nobles seigneurs régnant avaient peur de fixer droit dans les pupilles. Mais, si jolie de dignité pouvait-elle être, la Tigresse blanche n'avait jamais renoncé à littéralement lutter et lever armes pour défendre ce qu'elle trouvait juste ou protéger ce qui lui restait cher. Tandis que les Hommes brandissaient leurs sabres ou créations nées d'un chakra bâtisseur, la Fille du Lion avait pris la décision de cuirasser ses poings à force d'efforts et aiguiser ses griffes. Par une peur maladive de se voir à la traine, la Yasei avait même fait mieux en dépassant toutes les espérances de ses parents, de ses frères et de ses sœurs. Et chaque jour, elle travaillait à la tâche pour ne pas ralentir.

Pour éviter une réalité seulement faite de souffrances, à un autre de ces changeformes.

À la tombée du rideau nocturne, la silhouette de la guerrière aux parures exotiques se délivra des ombres des bâtisses de la Brume. Couverte par un haut de kimono noir au dos duquel dominait en roi le symbole du Tigre blanc, Yasei Reikan emprunta en silence la route conduisant à la sortie du village en ne laissant que pour seule trace de son passage le bruit de ses pas, sur chacun de ses pavés. Si des métamorphes avaient insisté pour l'accompagner à son départ du chantier, la féline avait toutefois mis un point d'honneur à son refus. À l'aube de son adoption par Kiri la Grande, elle avait voulu remuer ciel et terre afin de dresser, à la labeur de ses puissantes pattes, chacune des marches de cet escalier qui allait la conduire à la renaissance du clan Yasei. Aujourd'hui, malgré les responsabilités qui avaient parfois tendance à la ronger, la Fille du Vent tenait à mettre son cœur au service de tout ce qu'elle entreprenait pour lui. Dans cette quête sempiternelle, Yasei Zeref avait été le premier à accepter son aide. Et ce soir, elle devait répondre aux besoins d'un autre cousin aussi sûrement perdu dans les ténèbres de cette réalité, comme il l'avait été quand leurs destins s'étaient entremêlés.

Intriguée par l'identité de celui qui était à l'origine de ces mots dressés par l'encre, la Matriarche du clan Yasei demeura dans tous les cas de marbre, avec pour seules traitresses à de telles émotions, ses pupilles. Finalement arrivée à la sortie de la Cité Brumeuse, ses pas dévièrent du chemin battu et s'approchèrent de cette fameuse ramure privée de tout fier feuillage. Elle s'arrêta devant le galbe de cet homme qui semblait l'attendre. Le silence s'amusait à jouer sa douce et sifflante mélodie, au gré de la brise estivale qui caressait les cheveux de jais de Reikan et faisait se tortiller le magatama bleu roi habillant ses oreilles. Mais bien assez vite après son passage, sa voix cristalline troua le mutisme de l'endroit sans en piétiner la tranquillité.[invisible_edit]

« Yasei Reikan. Pas aussi grande que cet arbre mais sûrement en mesure de mettre un terme à cette fameuse quête de réponses qu'est la tienne. »

Il est vrai que Yasei Reikan paraissait chétive, à côté d'une telle arborescence. Mais son vis-à-vis n'allait pas tarder à comprendre que cela ne tenait qu'à un jeu d'apparences.


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Yasei Shoki
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Ven 22 Jan 2021 - 9:15
Patientant comme il savait si bien le faire, entrainé par ses années enfermé dans une cage, n’ayant pour seul loisir que celui de risquer sa vie dans une arène, devant les yeux des siens, Shoki fût légèrement surpris de constater que Reikan avait accepté l’invitation pour le moins douteuse qu’était la sienne. Qu’elle vienne seule le surprenait davantage, mais cela laissait déjà entrevoir certaines choses sur la brune. La nuit rendait difficile toute perception nette, néanmoins il devinait aisément les traits de la jeune femme, qui devaient en faire chavirer plus d’un. Cependant, ce qui intéressait le Kazejin était ailleurs, et n’avait rien à voir avec son apparence physique. Qu’elle eût été une véritable déesse ne l’aurait pas atteint le moins du monde. Dans l’univers de l’ursidé, seule la force primait, et il n’avait pas eu l’occasion de voir celle de sa cheffe de clan en action, même s’il ne doutait pas une seconde de celle-ci.

« Je suis impressionné que tu sois venue, et seule, qui plus est. Yasei Shoki, enchanté, si je puis dire. »

Il la connaissait depuis bien plus longtemps qu’elle ne saurait l’imaginer. A ses yeux, il n’était sans doute qu’un autre de ses subalternes qui se terrait sous l’égide cruelle de Tadao, probablement incapable de se battre, ou trop lâche pour défier son patriarche. Cela était faux, et s’il était un Yasei qui avait tenté de se dresser contre ceux qui le dirigeaient, alors c’était bien lui. Ceci étant, il s’était heurté à la différence de puissance qu’il y avait entre le chef de clan et lui, à l’époque, alors même qu’il s’apprêtait à vaincre son propre géniteur, Kado.

« Connaissant les lacunes de ce village vis-à-vis des intrusions, je pensais qu’une Jônin serait plus méfiante à l’égard d’une lettre provenant d’un soi-disant Yasei. »

Ses phrases c’étaient enchainées assez vite pour s’assurer qu’il ne s’agisse, temporairement, d’un monologue. Si son air n’était pas des plus accueillants, Shoki n’en restait pas un être dénué de parole, ni de réparti lorsque cela était nécessaire. Il ponctua ainsi ses propos :

« Alors j’en déduis que tu es sois incroyablement confiante en tes capacités, au point de te savoir capable de déjouer toute embuscade sur ta personne… Ou que… non, je pense avoir vu juste. »

Il s’arrêta là, appuyant son tutoiement pour observer les réactions de la reine du règne animal. Si celle-ci était agacé pour si peu, peut-être ne ferait-elle pas un meilleur chef que Tadao. Dans combien de temps viendrait la tyrannie, sous les ordres d’une personne imbue d’elle-même, et rabaissant les autres ? Par ailleurs, serait-elle déjà lassée de voir que Shoki n’entrait pas dans le vif du sujet ? De son côté, il était prêt à se battre, ici-même, si cela s’avérait nécessaire.


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Yasei Reikan
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Lun 1 Fév 2021 - 19:42
[invisible_edit]Parfaitement stoïque, les bras détendus le long de ses courbes encore secrètes dans la nébulosité de la nuit et son haut de kimono sombre, Yasei Reikan imprima en silence l'identité de son vis-à-vis dans sa mémoire. C'était là un pas de plus vers la connaissance des siens, pour notre chère enfant des Bêtes qui voyait en cette quête une mission plutôt qu'une besogne que d'autres n'auraient pas eu la patience de combattre. Yasei Shoki, voilà donc qui il est. Loin d'être brimée par une éventuelle gêne civilisée, la changeforme se permit de le dévisager sans pour autant en ressortir hautaine ou insistante. De ses yeux myosotis, elle autorisa la réalité à lui peindre ce nouveau portrait et deux miroirs de l'âme qui lui faisaient face et en qui coulait le même sang qu'elle. Comme toujours, les changeurs de peau avaient le don de piquer sa curiosité alors même que le temps et les épreuves subis par leur clan avaient réussi le funeste exploit de les éloigner, les déchirer. Sauf elle. Si tout au long de sa vie, autrui avait douté sur l'avenir de ces Hommes capables de se transmuer en Bêtes, Reikan n'avait jamais laissé l'hésitation s'immiscer en ses entrailles à défaut d'avoir investi celles de certains de ses frères et sœurs.

À défaut d'avoir déjà peut-être dévoré celui de Yasei Shoki, à l'entendre écouter parler avec autant de méfiance et de scepticisme.

Le découvrir en chair et en os n'avait pas su abattre le marbre de ses traits ni étendre ses lèvres en un radieux sourire, pour l'heure. Mais laisser son oreille ouverte à ses propos liminaires n'avait pas pu faire mieux, vraisemblablement. Guidée par la logique, façonnée dans la rigueur, le minois de la Yasei aux éphélides n'avait pourtant pas trahi la moindre crispation, tout comme son dernier souffle la moindre exaspération. Même affublée de préjugés ou d'opinions préconçues, la Tigresse blanche n'avait pas entretenu cette réputation de se laisser démonter ou de paraître baisser les bras dès le premier obstacle. Bien au contraire, puisque tous ceux qui connaissent la crinière de jais savaient jusqu'où sa volonté pouvait être empreinte de témérité et de bon sens. Car l'analyse du changeur de peau qui l'avait extirpée de Kiri la Grande, même si elle pouvait se rendre pertinente, demeurait à mille lieues de la langue fourchue de son plus grand détracteur. En marge de tous les incapables qui avaient déjà essayé de blesser son cœur plutôt que ses chairs, c'était là bien trop peu pour ne serait-ce qu'espérer titiller la confiance que nourrissait en elle-même notre chère Héroïne de l'Eau. Trop peu afin de la faire sourciller en dehors des murailles du Brouillard, même avec toute l'audace qu'avait ce fameux individu en lui faisant de telles remarques.

Shiroitora* se permit seulement de glisser ses fines mains hors de ses manches, pour calmement mettre en évidence le fait qu'elles restaient vierges de toute réponse menaçante en cet instant. Ce geste faisait tâche, chez notre guerrière qui portait constamment ses épaulières dorées et savait se rendre prédateur en une pauvre parenthèse de cils. Pour autant, il trouvait un écho de concordance avec l'expression et l'attitude sages de sa maîtresse.

« Pourtant ce soir, je suis là. Et je n'en reste pas moins enchantée de cette rencontre. Qu'importe si cela avait été une embuscade ou un complot extérieur pour essayer de m'atteindre, tant que j'aurais saisi jusqu'au bout l'occasion d'aider l'un des miens. Si le clan Yasei est à Kiri, je n'entends pas me défiler ou envoyer un autre métamorphe assumer à ma place mes responsabilités, à ses portes comme au-delà. »

Si ce changeforme avait espéré que tutoyer Yasei Reikan finisse par l'irriter, la déception devait être la reine de ses sentiments à l'aube de sa réaction. Car elle n'avait même pas cherché à rectifier un tir qu'elle ne souhaitait pas corriger. Le dos tourné à toute contrariété qui cherchait à l'interpeller ici-bas, la féline décida de faire le premier pas vers celui qui semblait encore chercher quelle était sa place en ce monde. Elle en fit même plusieurs afin d'arriver à son niveau, sans pour autant avoir la chance de pouvoir le rejoindre à sa hauteur puisqu'il la dépassait d'une tête. Ses boucles d'oreilles griffues terminèrent leurs mystiques danse et mélodie parmi ses mèches d'ébène, alors même que la Meneuse du clan Yasei se trouvait à une longueur de bras de Shoki. Aussitôt, elle leva un peu le menton pour ne pas perdre de vue les prunelles dorées de son vis-à-vis, après avoir essayé de lui montrer que la crainte n'avait pas sa place en débordant de confiance. Plus grand qu'elle, il l'était assurément. Plus estimée que lui, elle l'était sûrement.

Mais Yasei Reikan n'avait jamais su voir un de ses frères autrement que son égal.

« Je doute que tu ne sois qu'un soi-disant Yasei. C'est étrange, j'ai l'impression de te connaître depuis des années alors que c'est la première fois que je vois ton visage. »

Beaucoup se seraient offusqués de voir une cheffe de clan si proche de l'un de ses membres, à la veille de leur relation. Ce n'était pas le cas de Reikan, qui avait décidé de faire table-rase du passé et refusé à ses pairs d'entretenir ce statut de subalterne vis-à-vis d'elle.

*Shiroitora (白い虎, litt: Tigresse blanche)


Dernière édition par Yasei Reikan le Lun 28 Juin 2021 - 13:07, édité 1 fois
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Yasei Shoki
Yasei Shoki

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Ven 5 Fév 2021 - 9:45
Shoki se tenait là, devant cet arbre faisant presque tache au milieu de ces marécages brisés par les conflits. S’il ignorait tout de l’histoire de Kiri et de ses alentours, dès lors qu’il avait vu cet arbre, qui avait grandi dans un espace impropre à son existence, il n’avait pu s’empêcher de voir en lui une sorte de semblable, un congénère qui, comme lui, ignorait encore tout de sa place en ce monde. Le Yasei ne souhaitait pas défier Reikan outre mesure, et son isolation passée pouvait expliquer certains de ses comportements, ainsi que sa méfiance. Son seul but, au fond, était de s’assurer du bien-être de son clan. S’il n’avait pas eu autant de preuves que la confiance ne s’achetait pas par quelques faux semblants, le brun aurait probablement déjà prêté une grande et solide allégeance à la femme fatale, mais il en était autrement.

La réaction de la reine du désert semblait déplaire au jeune homme. Peut-être voulait-il réellement en découdre avec elle, au point d’espérer qu’elle ne soit pas meilleure que Tadao… Cela faisait sans doute écho à cette part de sa personnalité, durement façonnée par Kado, qui avait fait de lui un garçon voulant défier des adversaires toujours plus forts, quitte à risquer la chose la plus précieuse à ses yeux : sa fierté. Bien entendu, sa vie également, mais elle était moins importante, avec du recul. Shiroitora se décida donc à répondre avec l’assurance que Shoki lui connaissait déjà, qu’elle dégageait si naturellement qu’il était à se demander si elle était humaine. Une simple idée traversa son esprit : « Tadao aussi était sûr de lui. ». Néanmoins, ce n’était pas le même genre d’assurance, et s’il n’était pas experts en sentiments humains, le torturé pouvait croire en l’amour que portait Reikan aux siens. Un sentiment qui n’existait pas chez l’ancien chef, ou ses lieutenants.

Le plus surprenant restait à venir, cela dit. Les mots étaient une chose, mais les actes… permettaient d’y voir plus clair. Lorsque la tigresse blanche brisa la distance, le Grizzli laissa le doute l’envahir. Prêt à se défendre, prêt à lui porter un coup mortel, il ne laissa néanmoins pas son esprit s’embrouiller, et patienta jusqu’à a limite raisonnable, lui permettant une réaction. S’il l’attaquait, il serait sans doute mis à mort par le village sans plus de procès, mais s’il se défendait, c’était autre chose. De si près, et malgré les ténèbres, l’on pouvait mieux distinguer les traits de la brune. Il ne l’avait jamais vu que de loin, mais dès lors que la distance avait disparu, il put constater l’évidence. Rien à voir avec de l’émerveillement pour la beauté de Reikan – qui n’était pourtant pas si banale – non, Shoki n’était pas si superficiel, et s’en moquait éperdument. Il remarqua surtout que, malgré sa taille bien inférieure, la cheffe de clan imposait une certaine aura. Probablement était-ce son animal totem qui lui donnait ces allures de reine du règne animal… Il n’était plus question de la défier, ou du moins, pas aussi ouvertement. Se méfier, bien sûr, mais défier…

« Que répondre à cela… J’espérais voir ce que je voyais en Tadao, et je l’ai trouvé. Peut-être que cela ne te plaira pas, mais tu lui ressembles… Malheureusement, pas sur les traits que j’espérais voir en toi. »

Malheureusement, ou heureusement. Tout dépendait de l’espoir qu’avait le jeune homme.

« Tu partages avec lui une assurance sans égal, et une force mentale impressionnante. Et la comparaison s’arrête ici. »

Pour lui, il s’agissait d’une déception, venue directement de son envie d’en découdre, mais pour la nouvelle cheffe de meute, cela passerait plutôt pour un compliment, probablement.

« Je m’appelle Yasei Shoki, comme je disais et… j’étais l’un des Yasei de la porte du vent de l’Est. Je sais que tu as connu mon père… Il s’agissait d’un Yasei éléphant, du nom de Kado. »

Laissant ces mots se déplacer à la mesure du vent, il n’en ajouta pas plus. Elle saurait, elle comprendrait. Il ne souhaitait pas de vengeance, mais qu’en penserait celle qui l’a tué ?



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Yasei Reikan
Yasei Reikan

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Dim 28 Fév 2021 - 13:52
[invisible_edit]La peur de ce rapprochement n'avait pas su faire vaciller le cœur de l'Ours brun. Malgré le premier pas engagé par Yasei Reikan, il avait su demeurer sur ses appuis et garder son sang-froid, même s'il avait pu être la victime de certains doutes parasites. De tels soupçons probablement légitimes, la métamorphe demeurait parfaitement consciente de leur maudite existence. Mais ils stagnaient en vain autour de son confrère, puisqu'elle souhaitait les chasser de ses chairs au moins par le poids de ses seuls propos. Du début à la fin de l'avancée, ses prunelles myosotis n'avaient pas quitté ses pépites d'or, qui entraient en échos avec toutes les brillantes préciosités qui habillaient sa crinière charbonneuse. S'il avait pu être tentant de l'observer des pieds à la tête et d'analyser tant son style vestimentaire que les traits de sa posture, elle fut incapable de se détacher de ceux de son visage. Un visage qui lui demeurait inconnu, en dépit de ses tentatives afin de remuer le firmament de ses souvenirs les plus enfantins. Sur les dunes de ce Pays du Vent qui occupaient encore occuper ses lointaines pensées, la féline cherchait sans y retrouver la trace du minois de Yasei Shoki. Seule la vague silhouette d'un enfant, aussi petit et a priori insignifiant qu'elle à l'époque, voulait bien revenir à la surface de sa mémoire, au pied d'un autre père dépourvu de crocs mais vêtu de défenses.

Savoir qu'elle pouvait partager des qualités avec le Scorpion noir, aux yeux de ses pairs, ne fit pas de mal à l'Héroïne de l'Eau et ne permit pas à la crainte d'investir ses entrailles. Du moins, tant que cela se limitait à l'assurance et à la force de croire en ses convictions avec une ferveur inégalable. Car autant que la féline aux éphélides croyait en ses rêves et sa capacité à les réaliser, Yasei Tadao avait eu foi en sa vision des choses jusqu'à sa fin, au point de s'abandonner éperdument aux bras d'une ambition trop outrancière, meurtrière. Mais sur n'importe quel autre plan, les ténèbres du Gouverneur de la Porte du Vent de l'Est l'avaient mis à l'ombrage de toute la lumière dans laquelle baignait la Tigresse blanche, ayant délibérément fait se confronter idéaux et actes comme auraient pu le faire deux âmes contraires. Une si nette séparation, entre la lueur et l'obscurité, bon nombre d'enfants des Bêtes avait su la regarder droit dans les yeux et assumer au grand jour qu'une bonté inébranlable habitait le squelette de principes de la Fille du Vent. Mais même sans aller jusqu'à le dire haut et fort, la fraîche recrue de la Cité Brumeuse semblait avoir accepté la fin du règne de ce tyran et reconnu qu'ils n'étaient qu'à l'aube de celui de la combattante aux épaulières dorées.

Mais cette dernière était à mille lieues de se douter que les affres du passé souhaitaient encore la rattraper, même après avoir tourné le dos au Désert de souffrances pour son peuple. Tout individu se serait livrer à une conviviale poignée de mains, témoin d'une bienséance que peu d'autres actes auraient su démontrer à un tel moment. Pas Yasei Reikan, qui laissa les lèvres d'un frère de sang lui délivrer ses derniers mots, dans une ultime confidence qui avait l'effet d'une lame de glace logée à même ses viscères. Ses paupières s'écarquillèrent, pendant que la vérité grignotait lentement le voile d'obscurantisme qui avait dansé toutes ces années sur ces formes et portraits que la mer de grains lui avait arraché à force de temps et d'épreuves, de vagabondage et de traumatismes. Ces ombres s'envolèrent, afin de lui libérer la vue d'un jeune garçon aussi brun qu'elle aux côtés d'un pachyderme fier et imbu de lui-même. C'était bien lui, le fils de Yasei Kado. Celui qui, malgré elle et ses efforts de creuser une autre issue que celle du trépas pour ses ennemis, avait subi le sort que Yasei Tadao avait bien entendu leur infliger à tous au prix de sa vie, face à la figure protectrice de la métamorphe du Tigre blanc. Ce jour-là, sous leur soleil de plomb, notre féline avait eu l'audace de penser qu'elle était en mesure de faire prendre le pas à l'amour sur la haine des siens. Ce jour-là, sur le sable chaud, elle ne s'était jamais pardonnée son manque de puissance pour ne pas avoir pu leur laisser une chance de ne pas mourir, en marge de leurs erreurs assassines.

Ce jour-là, pourtant, elle n'avait jamais regretté d'avoir terrassé l'ennemi pour sauver la vie du Loup noir et de tous ces changeurs de peau qui avaient décidé de la suivre depuis la Capitale du Vent. Encore bileuse à l'unique idée d'y repenser, elle devait maintenant affronter le regard de ce fils qui n'avait plus de père. Les navires de la culpabilité démontraient l'ombre de leurs voiles, au large du port de son cœur soucieux de connaître la nature de la relation qu'avait pu avoir ce Kado avec son enfant. Se pouvait-il qu'il ait pu être un paternel aimant au mépris de ses rêves fous, à l'image du sien? Ou bien n'avait-il finalement été qu'un monstre pétri de colère et de mépris, du début à la fin? Ce souvenir de lui et de son visage bestial griffé d'arrogance et de vilénie, Yasei Reikan ne pourrait jamais l'oublier et s'en servait pour se faire son propre opinion en tentant de souffler sur ses affres comme sur les cendres d'un brasier encore douloureux. Oui. Ce jour-là, le mastodonte n'avait pas montré qu'il était empreint de la moindre trace de compassion ou d'altruisme à tel point d'entretenir la honte sur ses pairs et de souhaiter leur écroulement sempiternel. Avec du recul, la changeforme n'avait vu en lui qu'un être ivre de sa propre haine, malmené et rendu fou par la même arrogance qui lui avait ôté la vie. C'était ce qui la faisait tenir debout sans crouler sous l'abjection de les avoir laissé périr, sur le chemin de leur exode vers Kiri la Grande.

Mais qu'en était-il de la seule chose qu'il avait délivré à ce monde, alors?

Les perles céruléennes de l'Éclair de la Brume se raccrochèrent à la réalité, sur le faciès du Grizzli. Avait-il le cœur pur ou gangréné par les idées de son premier directeur de conscience? Entendait-il s'abandonner à un esprit de vengeance envers la cheffe du clan Yasei, pour punir du déshonneur qu'elle avait infligé à son géniteur? La seule infamie que Reikan était parvenue à voir chez Kado se résumait à son existence qui nuisait à la sûreté des enfants des Bêtes, à ce pauvre prétexte d'une gloire d'un seul Homme. Chez Shoki, Shiroitora était loin de pouvoir en dire autant. Il était différent, si bien qu'il poussait la féline à éloigner ses tourments et raffermir sa confiance. Quelque part, elle détenait l'impression d'être devant un miroir de son alter ego, porteur comme elle depuis l'enfance d'un fardeau mis sur ses épaules par son parent dévoré par la gloire. Mais ces deux-là s'étaient frayés des routes assez éloignées, malgré leur objectif commun que la guerrière avait su atteindre en mettant un terme définitif à la tyrannie du Scorpion noir. Et que cela lui plaise ou non, force était de constater qu'elle ne pouvait gommer ses agissements, en mal comme en bien. Yasei Reikan ne pouvait faire revenir les gens d'entre les morts. S'il lui avait été impossible de sauver Kado, alors elle ferait en sorte que son fils n'emprunte pas la même voie et brille de toute sa lumière, au lieu de vouloir faire taire celle des autres jusqu'à éteindre leur vie pour ne pas choir de son illégitime place.

Après tout ce silence et sans avoir caché sa surprise, elle s'exprima.

« Si tu n'as pas assisté à la libération des Yasei de Taiyō, tu as forcément eu vent de ce qui s'est produit. Quelque chose en moi me hurle de m'excuser, mais sache que j'en suis incapable. Il est vrai que j'aurais souhaité que cela se passe autrement que dans un bain de sang et de poison. Mais, si de leur naissance à leur mort, Tadao et Kado n'ont su que répandre douleur et peine en ne laissant qu'un souvenir épineux d'eux à leur départ, je ne peux me permettre de les regretter. Non pas par honneur, plutôt parce que leurs idéaux massacreurs avaient fait d'eux mes ennemis naturels. Que ce soit par les mots ou les poings, j'ai toujours voulu protéger notre clan depuis que je sais parler, que je sais marcher. Et se dresser entre moi et les miens fut leur dernière erreur. Si je devais le refaire pour assurer la pérennité des métamorphes et mettre à mal ceux qui se croient tout permis et maîtres du destin d'autrui, alors je le referai. »

Le bleu roi de ses pupilles se rendit plus intense, au-dessus du marbre de son minois convaincu.

« Navrée que tu aies eu à naître sous l'étoile de ce pachyderme, Yasei Shoki. Aucun enfant ne devrait avoir à subir une telle ignominie, à l'aube de sa vie. Comment as-tu fait pour survivre? »

Ses mots demeuraient crus. Toutefois, ils avaient le mérite d'être sincères.



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Yasei Shoki
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Dim 21 Mar 2021 - 16:06
Depuis que cette rencontre avait commencée, Shoki tentait de laisser peser le doute chez la cheffe du clan des métamorphes. Si son intention première était de la jauger, il n’y avait pas de meilleure façon de le faire que de la pousser dans ses retranchements. En quelques minutes, il avait pu en découvrir beaucoup sur elle, et même sans doute plus que la plupart des autres membres du clan ramenés ici à Kiri ne pouvaient en savoir. Il avait vécu des choses, des choses horribles, et engendrées par sa propre famille. Cela, il le partageait avec Yasei Reikan, qui avait même dû laisser des vies être gâchées. Si leur perte n’était pas déplorable, du fait de l’âme noircie par le temps et les actes terribles, cela n’en restait pas moins une forme d’échec de la brune, aux yeux de son cousin.

Un échec, bien entendu, pour une personne qui semblait vouloir chérir chaque membre de son clan, peu importe son passé ou sa personnalité. Voici une autre facette de la jeune femme que le Grizzli avait bien perçue. La patience, la bonté et la persévérance semblaient former un tout chez elle, et ceci expliquait pourquoi elle n’avait pas choisi de l’attaquer alors qu’il tenait un discours assez déplacé à son égard. Mais là où il souhaitait l’entrainer désormais, pour tester la solidité de son esprit, c’était ce meurtre, indirect certes, de deux personnes. L’une d’entre elles, en particulier. Si Tadao avait apparemment décidé lui-même de sa fin, Kado avait péri des mains de quelqu’un, en témoigne la blessure mortelle qu’il arborait tandis qu’il ne respirait plus.

Si Shoki ignorait qui en était responsable, il ne pouvait qu’imaginer la Tigresse Blanche comme étant à l’origine de ce coup fatal. Après tout, elle semblait être la seule assez forte pour avoir vaincu son paternel. Mais là était tout le procédé. Le jeune homme n’était pas rancunier pour la mort de son géniteur. Tout du moins ne l’était-il pas pour la perte qu’il avait subie, mais il était un peu vexé de ne pas avoir été celui responsable de la fin du pachyderme. Les mots de l’enfant du désert étaient néanmoins plutôt loin de ce que son cousin pouvait imaginer. Elle ne pouvait se résoudre à s’excuser, et en donnait les raisons profondes, pratiquement à cœur ouvert face à Shoki. Lorsqu’elle eût terminé, il marqua un temps d’arrêt, avant de se mettre simplement à rire. Pas de ce genre de rire rapide et léger, qui pouvait survenir après une plaisanterie classique, mais un éclat de rire suffisant pour réveiller les êtres endormis alentours.

« Tu ne sais pas qui était Kado. Je ne te demande pas d’excuses pour l’avoir tué, il n’a eu que ce qu’il méritait. Mais ce que je trouve désolant, c’est de ne pas avoir été celui qui lui a arraché le cœur à mains nues. Enfin, telle est la façon dont je lui aurais ôté la vie, vois-tu. »

Il s’arrêta, pour laisser ses souvenirs lui revenir, mais cela ne tarda pas. Tous les actes de cruauté de son père étaient encore bien frais, dans son esprit, et il ne les oublierait pas de sitôt.

« Il était le genre de père à battre aussi bien son enfant que sa femme, parce que ce-dernier n’était pas aussi fort que lui à son âge. Et cela pendant des années. Il était aussi du genre à balancer son fils au milieu du désert pour qu’il se fasse dévorer par les hyènes s’il n’était pas assez fort. Ma mère, elle a péri à cause de cela, car elle ne voulait pas m’abandonner… Et elle a tenté de me protéger, mais n’a rien pu faire. C’est à ce moment que j’ai découvert mes capacités de Yasei, et que j’ai dû massacrer des sauvages qui se trouvaient là. Je les ai tués sans vergogne, sans remords, mais il était trop tard. »

La seule personne qu’il avait réellement chérie, sa génitrice, avait péri à cause de sa faiblesse, plus que par la faute de son vaurien de père.

« Suite à cela, je suis retourné parmi les miens, et j’ai tenté d’y tuer Kado. J’y serais peut-être parvenu, si Tadao ne m’avait pas arrêté. J’ai ensuite été enfermé, durant plusieurs années, n’ayant pour seule sortie que celle m’autorisant à risquer ma vie dans une arène, face à d’autres prisonniers. »

Il s’arrêta, n’ayant rien d’autre à raconter sur sa vie passée, qu’il avait d’ailleurs passée dans des prisons. Celle de l’esprit, créée par son paternel, puis celle de barreaux. Jamais de sa vie Shoki n’avait connu une forme de bonheur, et il ignorait ce que cela pouvait être. Il n’avait toujours été formé qu’à devenir fort, toujours plus fort, et même s’il haissait profondément Yasei Kado, il ne pouvait changer ce qu’il était devenu : une âme en quête d’adversaires plus forts, qui ne s’arrêterait que lorsqu’il aurait prouvé qu’il était supérieur à tous.

« Voilà quel genre de père j’ai eu. Je ne suis pas quelqu’un de bien, je ne peux l’être avec un tel père. Je n’ai rien à voir avec les autres Yasei que tu as ramenés, et aucun de tes mots ne pourra me changer. Je ne compte pas m’attaquer aux Kirijins, du moins tant que je n’aurais pas trouvé un adversaire puissant qui mérite que je l’affronte. Je me plierai aux règles, mais si tu crains que je ne sois un danger pour les tiens, ou pour ta réputation et ta position, alors je peux partir, dès ce soir. »

Mais jamais plus il ne se laisserait enfermer, c’était sa seule certitude.



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Yasei Reikan
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Dim 11 Avr 2021 - 17:24
[invisible_edit]Quelle ne fut pas la déchirure que ressentit Yasei Reikan, en s'opposant aux révélations du Grizzli? Des maux, traduits par des mots à peine articulés, s'amusèrent à lui glacer le sang et lui poignarder les chairs sans manquer de martyriser son esprit et lui ressortir cette empreinte au fer rouge de ses propres traumatismes. Peu à peu, cette métamorphe qui élevait chacun des siens sur un piédestal et regrettait la moindre de ses fatales erreurs envers eux ressentit son âme s'imbiber de peine, en voyant la toile de l'affreuse enfance de son vis-à-vis se dessiner juste sous ses yeux. Comment est-ce donc possible? Oui. Comment le cœur d'un enfant des Bêtes pouvait-il se rendre noir et funèbre au point d'en être si cruel, injuste et malfaisant avec ses proches, aveuglé par l'avidité de la gloire? Comment la bestialité avait-elle pu lui permettre de franchir ainsi le pas décisif des fichus vices de l'Homme, n'obéissant plus qu'en l'honneur de son propre orgueil? Comment le Scorpion noir avait-il pu oser laisser une telle ignominie se produire, dans les bras de ce Désert déjà trop maudit par ses conditions climatiques? Aux yeux de la Tigresse blanche, fière de son sang et de son combat en ce monde pour lui, cette illumination tout droit sortie des lèvres de Yasei Shoki entreprit le tournant de l'insurmontable, de l'insupportable. Parce qu'elle venait lui rappeler à un différent degré à quel point même son paternel s'était rendu intransigeant à son égard pour la transformer en ce monstre d'efforts qu'elle était devenue. Et combien les changeurs de peau n'avaient pas su se rendre complètement imperméables à cette noirceur qu'elle essayait désespérément de radier sur son passage.

Mais si elle put triompher sur cette triste vérité, Reikan fut incapable d'accepter un tel état d'esprit.

Parce qu'aussi humaine pouvait-elle être, Shiroitora entretenait un caractère plus que bien trempé. Ses paupières auraient voulu s'embrasser sous le poids de ses larmes, pour se soulager. Ses bras, eux, auraient souhaité entourer ceux de cet individu afin de l'aider à se défaire de ce fardeau. Quel surcharge, quel joug que la féline ne connaissait que trop bien jusqu'à la sentir dans ses os, dans le sillon de son âme. Si son père avait eu le cœur assez bon, une part de ténèbres en lui et la brutalité de l'éducation dont il avait été le principal maître délaissaient un goût encore bien amer aux papilles de la Yasei aux éphélides. Et face à ce Yasei Shoki en qui elle avait l'impression de se voir comme dans un véritable miroir, la dualité n'était plus à nier ni à gommer. Sa douceur et sa tolérance, elles l'appelaient à le réconforter et à éviter de le brusquer après tant de malheurs et de détresses. Mais sa bestialité et sa férocité, elles lui hurlaient à lui en briser les tympans de concert de lui montrer un autre chemin que celui qu'il avait emprunté. Par la force des poings et non plus des paroles, s'il le fallait. Par l'abandon de sa sagesse et de son flegme, s'il y en avait besoin pour que la Cheffe du clan Yasei n'ait plus à voir l'un des siens se réduire à un moins-que-rien par la faute d'autrui, dont il n'avait pourtant jamais été l'entier responsable. Si les oreilles du Grizzli demeuraient fermées à tout changement, alors les poings de Yasei Reikan lui ferait ressentir toute la renaissance qui l'attendait encore derrière les barreaux d'une prison qu'il s'était imposé de lui-même à travers ses œillères.

À deux pas de lui, la Tigresse blanche serra les dents à en se les faire grincer.

« Je n'ai que faire du danger que tu peux représenter pour la bonne apparence de ma réputation ou pour ma position. Je n'ai que faire d'une telle différence avec les autres enfants des Bêtes. Aucun de mes mots ne pourra te changer? Alors j'entends bien à ce que mes actes, eux, te fassent saisir à quel point tu te méprends en ne jugeant la bonté de ton cœur qu'à travers la seule valeur de ton ascendance. Prépare-toi, Yasei Shoki. Car ce soir, je vais te montrer ô combien Yasei Reikan n'acceptera jamais voir l'un des siens se faire ronger de la sorte par la gangrène d'autrui, même celle de son propre parent. »

Puis vint le tour de son poing qu'elle leva devant elle, à en se le faire hurler de craquements et pâlir de blancheur. Peu à peu, sa chevelure de jais se rendit plus épaisse et virevoltera dans cette brise nocturne, alors que l'éther de ses yeux se laissait briller de mille feux au cœur de la nuit. Et que son animalité commençait à imprégner son sang et à faire battre son cœur un peu plus vite, face au défi que représentait toute la personne de Yasei Shoki à ses yeux.

technique utilisée:


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Mar 13 Avr 2021 - 14:47
Si Shoki avait décidé de parler à cœur ouvert, en ce soir où seule la pleine lune et la cheffe de son clan pouvaient l’entendre, ce n’était pas par sentimentalisme, mais plutôt parce qu’il espérait sans doute, au fond de lui, trouver réponse aux questions qui le tourmentaient depuis des années. Rien de tel qu’une rédemption, ou une acceptation de la part de celle qui dominait les siens d’une pattes ferme, mais attentionnée. Non, le Yasei espérait connaitre le contenu du cœur des Hommes. Pas au en sens littéral, bien évidemment. S’il écoutait les propos d’une femme dont la force avait été prouvée, et qui ne se contentait pas d’en faire étalage pour régler les conflits ou les débats, alors peut-être trouverait-il un semblant de réponse.

Mais il y avait quelque chose qu’il ignorait, et l’origine de ce manquement remontait sans doute à l’enfance, à cet instant où il avait perdu celle qui aurait pu lui donner ce savoir si primordial pour devenir un être humain accompli. Reikan ne serait pas une figure maternelle pour lui, et il n’avait pas besoin de ce genre de choses, alors qu’il était déjà un adulte, mais le Kazejin se devait d’apprendre. Néanmoins, cette chose qu’il ignorait sembla lui porter préjudice, car pour une raison inconnue, Shiroitora changea du tout au tout, aussi bien dans ses paroles que dans son apparence. Un… combat ?

« Je n’ai rien contre l’idée de me battre, mais j’avoue ne pas saisir les raisons à cela… M’enfin, peut-être que j’aurai ma réponse de cette façon. »

La clairière n’était pas immense, mais si les deux changeformes ne décidaient pas d’opter pour de la terraformation totale, alors il y aurait la place pour agir, sans nulles doutes. Ainsi, Shoki laissa quelques pas d’écart entre eux pour que cela ressemble à un vrai combat, dans les règles, et remercia la lune pour les reflets qu’elle laissait filtrer au travers des feuillages. La brume n’aidait pas à voir clairement, mais cela suffirait à percer à jour la plupart des mouvements de la matriarche Yasei.

« Bon… par contre, je ne sais pas vraiment me retenir, et si je rentre trop dans le combat, je risque de ne plus savoir m’arrêter… »

Il se savait mauvais, même au point de tuer une alliée si le combat laissait l’y poussait… Mais il ne doutait pas de la puissance de Yasei Reikan, celle qui avait vaincu Tadao… Après une série de mudras, il propulsa son chakra Fuuton en direction de la Kirijine pour tenter de l’immobiliser. Dans cette posture, il lui fallait maintenir la position de ses mains, mais si cela touchait, il pourrait enchainer sur un premier assaut destructeur. Enfin, cette technique n’était pas difficile à éviter, mais il fallait bien démarrer quelque part.

« Est-ce que la bête se laissera mettre en cage, ou se battra-t-elle pour préserver sa liberté tant adorée ? »



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Lun 26 Avr 2021 - 21:53
[invisible_edit]Yasei Reikan avait appris à se battre, depuis son plus jeune âge. Si bien qu'au fur et à mesure des années, ses poings, ses crocs et même ses papilles avaient su prendre goût à l'art de l'impitoyable combat, de la lutte sans merci. Non pas pour cette vile fierté de répandre sang et douleurs sur son passage qui ne lui appartenait pas bien au contraire ; mais plutôt afin de satisfaire toute la bestialité épanchant ses veines et ses muscles, qui ne demandaient qu'à se contracter à travers la clarté de l'adrénaline. Même pour la plus insignifiante des batailles aux yeux d'autrui, la Tigresse blanche se surprenait à aimer sentir l'animalité se fondre en elle pour s'installer en chacune des cellules de son épiderme et de sa crinière de jais. Comme un doux coton, le pelage tigré de l'enfant des Bêtes se dressait et se couchait au gré de sa plus infime volonté et des brises qui l'enveloppaient. La féline manipulait avec telle perfection sans pareille les rouages de cette machine acharnée et combative qu'elle incarnait ; pour que finalement, de femme à tigresse, il n'y ait plus que cette unique frontière avec laquelle jouer, plus qu'un seul pas à réaliser pour osciller entre ces deux états distincts mais pourtant si harmonieux au visage de l'Héroïne de l'Eau. Car que sa poigne soit faite d'ongles ou de griffes, ses ambitions n'en demeuraient pas moins bonnes et son appétence n'en devenait pas plus sauvage que d'habitude. Ratissée d'assurance jusqu'au bout de ses mèches d'ébène, la faune et la flore n'avaient rien à craindre de cette métamorphe qu'une folie de la puissance aurait pu atteindre comme certains de ses frères ou sœurs.

Si ce n'est celle des grandeurs, tant ses rêves se voulaient fantastiques d'utopie.

De par son audace, Yasei Shoki avait bien fait de saisir l'opportunité accordée par son vis-à-vis en démarrant telles hostilités. Là où, à peine ses mains eurent le temps de se placer et d'envoyer une puissante bourrasque, que la dextre de la Jōnin de la Brume laissait déjà s'échapper, d'un des plis de ses voiles venus de l'Ouest, une petite rondeur prête à éclater et à relâcher toute une fumée au moment où les vents oseraient l'approcher. Ces quelques secondes de latence la firent exploser et enfanter autour d'elle un fumigène de purée de pois mauve, grignotant ainsi son corps entier et se répartissant autour de lui après le passage de la petite rafale. Mais si le Grizzli pouvait s'adonner le mérite d'avoir pu refermer l'étau de ses vents autour des formes de la changeforme, il n'allait plus en être rien de sitôt. Parce qu'à première vue déjà, les épaulières dorées de la Yasei aux éphélides vibraient et ses boucles d'oreilles griffues tressautaient, tant cette force prédatrice qui pulsait en elle l'obligeait à s'affranchir de cette entrave bien pratique. Et brutalement, un tel appel de l'animalité eut raison face à celui des vents ; puisque dès lors, ses poils se mirent à se densifier et sa chevelure à s'épaissir, témoignant d'un regain de résistance et de force physique pure pour se défaire de ces chaines invisibles, mais pourtant manifestes et palpables. Aussitôt que sa liberté fut ramenée entre ses griffes, la guerrière de la Brume concentra du chakra dans ses chevilles pour quitter sa position à travers la fumée et ainsi mieux l'éventrer, à mi-chemin, d'une charge à la vitesse non négligeable. Abordant de front son adversaire du soir, elle se retrouva alors propulsée en sa direction, par un déplacement fait non sans se démarquer du nuage d'améthyste qui grignotait encore une partie de la sortie du village, laissant la lueur éthérée de ses pupilles la poursuivre avec du retard.

« On ne pense à mettre en cage que ce que l'on redoute. Se pourrait-il que cette règle te gouverne au même titre que le reste des Hommes, toi aussi? »

Pendant que la Yasei au teint hâlé par le soleil meurtrier du Désert referma sans peine la distance qui la séparait de son frère de sang, l'une de ses pattes prit le soin de renouer avec son humanité pour se munir d'un kunaï au niveau de sa sacoche. À sa portée la féline s'affaira à réaliser un geste bref de sa dextre et de tout son bras afin de lacérer d'une légère entaille le visage de Shoki. Mais si ce dernier osait penser que sa seule ruade aurait pu se terminer aussi bien, il n'allait certainement pas se trouver autre part qu'à mille lieues de la déception en entrevoyant notre changeuse de peau dresser une de ses jambes sur le côté, dans un élan de souplesse remarquable. Et si la plupart des lutteurs auraient visé les jambes ou une partie basse de leur adversaire, Yasei Reikan, elle, réalisa une rotation sur elle-même en vue de frapper de plein fouet la partie haute du corps de l'expatrié du Pays du Vent, afin de l'envoyer valser sur le côté si rien n'était fait pour l'en empêcher ou épargner ce puissant coup au corps-à-corps.

Récapitulatif:


Dernière édition par Yasei Reikan le Lun 28 Juin 2021 - 13:09, édité 1 fois
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Sam 8 Mai 2021 - 19:56
La bourrasque de vent était partie en direction de Reikan dans le but de restreindre ses mouvements. Beaucoup auraient pu le penser, et s’il n’en était pas lui-même à l’origine, Shoki aussi aurait pu se poser la question. Mais bien entendu, il ne s’attendait pas à ce que la tigresse se laisse si facilement enfermer, elle qui semblait tant aspirer à la liberté. Ce à quoi il ne s’attendait pas, c’était cette purée de pois qui se forma, suite à un geste habile de la féline, qui couvrit totalement la vision de l’un comme l’autre. Le Grizzli n’était pas le meilleur animal pour s’exercer à la sensorialité, mais de toutes façons il n’était pas dans l’optique du Yasei que de pister sa congénère. Il ne bougea pas d’un pouce, en réalité.

Lorsque la Jônin surgit, elle put constater que son camarade était donc au même endroit – rien qui ne pourrait la choquer vu le peu de temps qui s’était déroulé – et le frappa sans aucune réaction de sa part. Une envie d’en finir avec la vie ? Un goût prononcé pour le masochisme ? Non, pour lui, c’était aussi un test. Il n’était pas le seul à en subir un, et le jeune homme mettait volontiers sa vie en jeu pour vérifier si la cheffe de clan était capable de lancer un assaut mortel envers l’un des siens, dans le cadre d’un simple échange de coups improvisé.

Le cœur du change-forme rata un battement lorsque le kunai s’approcha de son visage, mais il ne cilla pas jusqu’au moment où la lame lui trancha dans la chair, laissant une nette entaille au niveau de sa joue, d’où le sang commençait déjà à couler. Que viendrait ensuite ? Un coup de pied, qui le balaya et le força à quitter le sol, ou plutôt à faire quelques pas en déséquilibre sur sa gauche…

« Je vois… »

Elle avait eu l’opportunité de frapper, et fort, mais se contenta d’un coup qui ne ferait au mieux qu’endolorir son bras et le rendre moins réactif à cause de la douleur. Une attaque se voulant létale aurait sans doute briser l’os du bras, ainsi que quelques côtes, et l’aurait envoyé s’écraser contre arbre, au risque de subir une blessure fatale par le seul choc en résultant.

Après avoir laissé sans doute trop de temps à la brune pour se préparer à la suite, Shoki effectua quelques mudras pour envoyer une salve de projectiles venteux vers la jeune femme, non dans le but de la blesser, mais plutôt pour préparer la suite. Il adopta une forme qui n’avait plus rien d’humaine, en quelques instants, et tenta de revenir à proximité d’elle sans pour autant se hâter, afin de goûter la chair de la tigresse blanche. Si son combo était décousu, qu’en déduirait la Kirijine en conséquence ? Le prendrait-elle pour un faible, ou saisirait-elle qu’il n’avait aucune envie de se battre sérieusement si cela ne menait pas à une lutte pour la domination ? Au fond, il n’avait aucune raison de se donner à fond, ni même d’adopter un comportement digne d’un vrai combat. Se battre pour le plaisir, il ne connaissait pas vraiment…



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Sam 5 Juin 2021 - 20:13
[invisible_edit]L'Ours brun avait encaissé l'approche que la Tigresse blanche ne voyait que comme une épreuve afin de sonder son tempérament. Mais il n'entendait vraisemblablement pas continuer à se laisser faire de la sorte, en rechignant à la tâche. Directement, son homologue du Désert avait en ce sens entrepris de reprendre le dessus en la menaçant d'une salve de projectiles faits de vents. Outre les rumeurs, était-il seulement conscient de qui se tenait devant lui? Savait-il seulement à quel point Yasei Reikan savait manier le Vent plus que tout autre élément, à force de parcourir les dunes et de se tuer à l'effort pour en faire son plus solide allié face à l'adversité? Si la féline pouvait le prendre comme une terrible insulte et disgrâce à son égard, d'autant plus de la part d'un enfant des Bêtes né sous le même soleil assassin qu'elle, elle n'en fit pourtant rien malgré la tentative d'érosion de son égo. Car dès l'apparition des aiguilles, une seule de ses paumes redevenues humaines lui eut amplement suffi pour formuler une réponse convenable et raisonnable à cet assaut. Du cœur de sa paume, un imposant coussinet de félin faits de brises se mit à apparaître avant de foncer dans la direction même des senbons de Fūton ; si bien que, au risque d'un fracas aigu, celles-ci furent sitôt balayées par la course de sa défense légère mais assez épaisse pour éponger cette attaque qui la pourchassait.

La repousse fut efficace, sous l'égide du plus grand arbre à l'Ouest de Kiri.

Mais Yasei Reikan n'eut même pas le temps de baisser son bras redressé pour se défendre que d'ores et déjà, l'être humain avait laissé place à l'animal pour se ruer sur elle. Décidée à ne pas se dérober face à cette offensive faite de front, afin d'y répondre avec honneur et fierté, la Meneuse du clan Yasei fit une entorse au mouvement de recul de son bras droit qui dominant ses avants. Et alors que la mâchoire du Grizzli voulut se refermer sur elle, son membre s'installa en travers de son passage et se mit brutalement à grossir, sans manquer de laisser son épiderme se recouvrir d'un dense pelage tigré, et satiné. En un clignement de cils seulement, la bestialité avait répondu à son appel pour préserver son humanité qui, elle, avait tendance à se vouloir plutôt fragile par nature lorsque le glas de l'urgence sonnait. Les crocs acérés du prédateur s'étaient refermés dans le cuir de la Jōnin de la Brume, à qui la défense avait légèrement fait défaut en contrepartie de sa rapidité d'exécution. Mais alors même que le sang écarlate coulait le long de ses poils jusqu'à les imbiber de peu, la Yasei aux éphélides maintint sa sûre position et avait retenu sans grande difficulté une morsure adverse au péril de sa sécurité. Ses sourcils s'étaient froncés, dans la pénombre du lieu percée par la lumière de la lune. Non pas à cause de la douleur, loin de là ; mais en raison de son mécontentement. C'était dire à quel point entendre l'un des siens qu'il ne valait rien pouvait mettre la Tigresse blanche en rogne, davantage en pleine lutte.

Ainsi dans cette téméraire position, la gueule du Grizzli retenue à un bras, la féline se mit à parler.

« Ce n'est pas ton père, ni même encore le mien qui détiennent le pouvoir de décider si nous sommes bons... ou mauvais. Nous restons seuls maîtres de nos actes. Et personne d'autre. »

Aussitôt, la patte prise entre les harpons osseux de l'ursidé se mit à se serrer sur elle-même pour témoigner de sa colère. Tandis que sa sœur, encore vierge de toute animalité, avait déjà emprunté la forme d'un mudrā particulier avant de fuser vers le poitrail du changeur de peau qui avait voulu la mordre. Sans attendre, les fins doigts de Yasei Reikan balayèrent la gorge poilue de l'Ours brun en vue de laisser son chakra s'y abandonner et y faire naître cette épaisse couche de minerai sur sa surface. Fait d'une matière terrestre et solide au poids imposant, le parasite ne bougea plus d'un pouce malgré le retour de la main de Reikan à sa maîtresse et la disparition du contact physique. Quant à son bras blessé, la féline se mit à tirer dessus pour le libérer de l'emprise de son frère de sang et, ainsi, se donner l'occasion de reculer d'environ deux pas sans même s'inquiéter de l'état de son avant-bras dégoulinant de sang.

« Même libéré de ces arènes et après la mort de Kado, tu souffres, Yasei Shoki. Mais ici... tu pourrais te reconstruire, si tu voulais bien accepter de voir ce que le clan Yasei et le Brouillard ont à t'offrir. »

Récapitulatif:



Dernière édition par Yasei Reikan le Lun 28 Juin 2021 - 13:10, édité 3 fois
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Mer 16 Juin 2021 - 17:45
Si Shoki ne s’estimait pas impuissant face à Reikan, il ne put que constater de l’échec de ses aiguilles de vent tandis qu’il chargeait la tigresse avec beaucoup de détermination. Son attaque en elle-même, comme les précédentes, n’avait rien de dévastateur, et il pourrait y aller plus fort – tout comme le pourrait sa cheffe de clan – mais ce n’était pas le but. Ceci étant, alors qu’il parvenait à mordre dans quelque chose d’assez solide, qui n’était définitivement pas la peau de la jeune femme, il entendit des mots qui étaient pleins de sens. Cela suffit à le déstabiliser, mais la Jônin ne semblait pas vouloir s’arrêter à cela pour réprimer son opposant de l’instant.

Alors qu’il était encore solidement ancré au bras de la brune, le Chûnin sentit une lourdeur s’imposer à son cou, avant qu’il ne put se détacher totalement. Ce minerai affectait évidemment les réflexes du shinobi, qui avait du mal à contre attaquer. Mais il n’en avait pas fini, et recula tant bien que mal alors qu’il répondait aux mots plein de sagesse de sa cousine :

« Tu sembles en savoir beaucoup… sur ce que je ressens. Mais je ne crois pas être si différent que ça de mon père, malheureusement. J’ai beau choisir ma voie, j’ai hérité de son amour du combat. C’est dans mes gênes, je ne sais reconnaitre la valeur des autres qu’en échangeant des coups avec eux… L’enfant qui a grandi dans l’arène n’est pas si loin, et depuis le sable de Kaze, il n’a jamais vu que les combats sanglants… »

Elle en savait beaucoup, mais pouvait-elle l’aider à ne pas finir comme celui qui lui avait donné la vie ? C’était une autre histoire. Si à l’heure actuelle le jeune homme ne s’en prendrait jamais aux faibles, en serait-il ainsi pour toujours ? A quel moment Yasei Kado avait cessé d’être bon, si toutefois il l’avait déjà été dans sa vie ? Personne ne pouvait lui donner de réponse à ce sujet.

« J’espère en tout cas ne pas me tromper à ton sujet… Ma prochaine attaque risque d’être dangereuse, je préfère te prévenir. »

Alors qu’il luttait contre le poids qui le tiraillait, au niveau du cœur, Shoki effectua des signes incantatoires avant de poser une main au sol. Une lance de pierre en surgit précipitamment pour prendre Reikan pour cible. La distance était de nouveau assez grand pour que cela ne soit pas un coup imparable, mais tout dépendait de la force de celle qui avait récupéré son clan par la force…



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Mer 30 Juin 2021 - 21:30
[invisible_edit]Tu sembles en savoir beaucoup... sur ce que je ressens.

C'était le cas de le dire. Qui se trouvait mieux placé que Yasei Reikan, pour comprendre toute la fureur et l'injustice qui pouvait parfois accompagner le sang des enfants des Bêtes? Endolorie par la force des coups, grandie par eux et leur terreur, elle avait été celle qui, au lieu de se renfermer sur elle-même et de demeurer cloîtrée derrière les parois de son esprit, avait bien voulu poser un autre regard sur le monde. Un autre regard que celui que lui avait imposé son père par les chaines de ses poings, de ses mains. Un destin taché d'horreurs et d'ignominies, borné de souffrances et d'agonies, c'était ce qui s'était profilé à l'horizon pour la petite métamorphe dès l'instant où les premières violences avaient commencé, où les profondes exigences avaient démarré. Mais la Tigresse blanche en devenir avait décidé de parfaire la sinuosité de son chemin d'une toute autre teinte, plus pure et moins salissante. Plus dure et moins attirante. Son cœur, il aurait pu se laisser gagner par l'abomination de ses chairs maltraités par son propre sang. Il n'en avait rien fait, si ce n'était s'en nourrir pour se renforcer et se fermer de plus belle aux ténèbres qui avaient essayé de l'envahir, à l'aube de son âge d'or. À l'aube de ses rêves qui l'avaient investie sans épargner de la dévorer d'inquiétudes pour le sort des siens, plutôt que d'effrois et de jalousies pour le sien.

La ferveur du combat, l'Héroïne de l'Eau la connaissait.

Elle l'appréciait profondément, même.

Mais les œillères de la lutte, couplées au tambour de sa bestialité contre ses veines, elles n'avaient pas su brider ses ambitions et réduire sa vue au seul horizon d'arènes dans lesquelles elle aurait pu entrer sans plus jamais en sortir. Par faiblesse ou par ignorance, Yasei Shoki n'y avait, lui, pas échappé. Et aujourd'hui, les poids et les chaînons de ces dernières le hantaient, le tourmentaient encore, même à mille lieues de leur nid de sable. Ne sachant pas s'exprimer autrement que par la violence, que par la pulsation de la survie, il demeurait bien désarmé de mots face à la tentative d'approche de la Meneuse du clan Yasei. Ainsi, avait-il jugé bon de se rendre compte par lui-même de toute la puissance qui avait fait d'elle l'enfant des Bêtes que tous connaissaient ; celle qui avait promis de sauver ses pairs et finalement engendré leur exode, à travers le monde. Celle qui, depuis sa plus tendre enfance, avait juré de devenir la métamorphe la plus douée que les temps n'aient jamais connu. Malgré tout, il avait décidé de la prévenir de la brutalité de son prochain assaut. Était-ce par bonté ou par sécurité? Qu'importe la nature de ses intentions branlantes, Yasei Reikan se voulait déjà prête à la moindre éventualité. Car préparée au meilleur comme au pire, sa santé ne demeurait pas vraiment la priorité, à côté de la prise de conscience de son frère de sang qui ne voulait rien laisser paraître.

La menace, elle venait de lui être jetée.

Son humanité, de lui être restituée. D'une seule main, la Yasei aux éphélides se permit d'effectuer une vive série de signes incantatoires alors que la lance fusait à toute vitesse à son encontre. Et face à la brusquerie de la pierre, face à sa rudesse, la Tigresse blanche dressa une puissante barrière de brises destructrices, de brises vengeresses. L'air, il se tordit sous les nerveuses venteuses de cette apparition imprévue et précipitée. La terre, elle cria devant le fracas de ce heurt. Parce qu'au moment où la lance tellurique se crevait de fissures et explosait en mille morceaux sous la monstruosité des alizés, la Jōnin de la Brume effectua un autre mudrā pour couvrir l'entièreté de ses devants avec son bras dominant. À peine le tourbillonnement aérien engendré par les restes de sa protection eut disparu, qu'un autre courant bien plus dévastateur s'élevait sur le terrain entier et se propageait jusqu'à la position de l'Ours brun. Les herbes, elles s'arrachèrent sous la pression et les crocs de ses vents. Et les roches, elles prièrent pour ne pas finir pareil, sous les hurlements de son assaut d'ampleur.

Son bras, il revint le long de sa silhouette noble de droiture.

« De la retenue, je peux m'empêcher d'en avoir pour toi. Car j'ai été élevée avec autant de violence que tu as pu en subir. Dans les ombres de nos géniteurs, nous nous sommes forgés pour avancer, chacun à notre manière. Mais cela ne saurait durer indéfiniment. Tu n'as plus besoin de rester caché derrière la sienne, Yasei Shoki. Car la vie n'est pas seulement faite du fer des arènes et du sang de leur sable. Cette ardeur avec laquelle tu veux mener ton existence, guider tes luttes, elle n'était pas la marque de fabrique de Yasei Kado. Mais bien celle de tous les enfants des Bêtes, en qui coule le sang de nos veines. C'est cette bestialité, qui nous a toujours mené à apprécier la lutte. C'est cette bestialité et elle seule, qui a le droit de nous inspirer et de nous éduquer. De faire ce que ton paternel a médiocrement refusé de réaliser, pour ne caresser que sa propre gloire au prix du sang des siens. »

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Yasei Shoki
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Mer 25 Aoû 2021 - 20:53
S’il était certain de son objectif, lorsqu’il avait envoyé cette invitation des plus douteuses à Yasei Reikan, Shoki était désormais en proie aux doutes. Nul ne saurait dire si ces doutes étaient apparus du fait de la puissante cheffe de clan, ou s’ils avaient toujours été présents au plus profond du jeune homme, bien enfouis sous une carapace de confiance en soi faussement instiguée dans le seul but de pouvoir se débrouiller seul dans cette vie, après qu’on lui ait tout ôté par le passé. Son seul ennemi était son géniteur, et même sa vengeance lui avait été retirée, prise par quelqu’un d’autre…

Le Grizzli n’arrivait toujours pas à croire celle qui lui faisait face, pour la simple et bonne raison que même si elle paraissait puissante, elle ne l’avait pas encore défait. Il la prévint de son assaut qui s’avérait un peu plus dangereux que les précédents, car ceci n’était pas une sorte de duel à mort, visant à prouver quoi que ce soit ou à disputer un quelconque titre. Le brun souhaitait définir l’objectif à atteindre, la hauteur de la montagne à franchir, pour que, dans le futur, il puisse devenir un être capable d’aider son clan – par le biais de sa dirigeante – à progresser et à ne craindre personne. Si Reikan n’était pas assez forte, alors il la vaincrait le moment venu, et assurerait ce rôle qu’elle n’aurait pas mérité.

Cependant, la lance tellurique vint se heurter à un élément que Shoki connaissait bien. La force du vent, ainsi que la rapidité à laquelle il pouvait intervenir, représentaient deux éléments bien pratiques, même lorsqu’il s’agissait de briser une véritable lance de pierre capable de vaincre des ennemis en un seul impact. Mais cet assaut était défait, et le retour de bâton s’annonçait douloureux… La Tigresse Blanche usa de nouveau de son lien aux vents pour tenter de blesser son cousin. D’une série de mudras bien avisée, l’ursidé dressa une armure tandis que les premières lacérations se pressentaient déjà. La protection se formait au rythme de l’abattement du vent de Yasei Reikan, s’annulant presque totalement, au final. Rien ne restait donc des techniques des deux, qu’il s’agisse de l’offensive de la jeune femme ou de la défense du jeune homme.

Pris d’un élan soudain, dépassant le cadre de l’affrontement cordial et mesuré, le Yasei bondit alors à une vitesse étonnante en direction de la tigresse, alors que ses mains changeaient de forme. Un assaut relativement dévastateur allait survenir, lorsque Shoki tomba simplement à genoux devant elle, laissant son corps reprendre son apparence normale. S’il avait chuté, c’était à cause de sa charge, qui avait déséquilibré son corps, le poussant à tomber pour éviter de heurter Reikan. Au tout dernier moment, il avait compris une chose cruciale : s’il ne voulait pas l’éliminer, il ne réussirait pas à la battre. S’il voulait la tuer, le résultat était plus incertain, mais rien ne lui était acquis. Et comme disait un grand stratège, il ne fallait jamais se lancer dans une bataille si l’on n’était pas sûr de pouvoir la gagner. Le temps viendrait, sans doute, mais pas en ce jour…

« Je n’ai aucun intérêt à me battre contre toi aujourd’hui. Tu n’es pas comme Tadao, ni comme mon père… Tes mots… ne sont pas emplis de mensonges, j’en suis certain, d’une certaine façon. Pour ma part, je trouverai ma voie… J’ignore encore si j’ai besoin de rester auprès des nôtres… ou à Kiri. Peut-être que voyager m’aiderait à trouver mon but, à répondre à des questions dont j’ignore même l’existence. Mais je sais que le clan ne craint rien ici, sous ta protection. Tu as cependant ma parole : quoi que je fasse dans le futur, je ne ferais rien qui puisse te porter préjudice, ou qui puisse porter atteinte aux nôtres. »

Il n’y avait plus rien qui intéressait le Grizzli en cette soirée. Il était prêt à prendre congé, à moins que la jeune femme n’ait quoi que ce soit à lui demander avant cela…




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Mer 1 Sep 2021 - 18:15
Yasei Reikan.

Cette enfant des Bêtes, cette femme, elle était née pour se battre dans l'intérêt du plus grand nombre.

Pour défendre autrui et parfois lutter contre lui, afin de le remettre dans le droit chemin.

Et jusqu'à lors, jamais sa main n'avait su trembler ni se refermer devant une autre pleine de menaces ou bien creuse de forces, en quête d'aide. Car son cœur se voulait trop fécond et opulent de bienfaisances pour refuser sa patte à une autre personne. Pour mettre de côté un ignorant ou un faible, qu'il n'allait que s'embourber dans les ténèbres de son sillage. Sur ses épaulières de tuiles dorées, l'Héroïne de l'Eau savait porter le poids de lourdes responsabilités et le fardeau de tous ses fous actes. Mais, elle s'avérait incapable de tourner le dos à ces Hommes, à ces Bêtes ou même à ces Démons que le Yuukan portait. Les plus vils et les moins méritants, ils pouvaient tous croupir dans la boue de ses bottes et sombrer dans les méandres de l'oubli. Par la noirceur de leurs cœurs, ils pouvaient bien s'enliser un peu plus chaque jour dans leurs pathétiques existences. Pendant qu'elle continuait, souvent avec férocité, à creuser dans le sillon d'âme de ceux qui cherchaient désespérément à en sortir, pour mieux retrouver la lumière et même user d'elle pour s'embellir. Qu'importe son éclat, la féline s'obligeait à ne pas mesurer les lueurs des gens entre elles et à donner sa chance même à la plus petite parmi elles. Même à la plus insignifiante, a priori, au creux d'elles. Et pour ainsi mieux la protéger avec ses chairs, la chérir par ses caresses et la renforcer de ses croyances, la Tigresse blanche ne craignait pas de se mettre à genoux si cela représentait le seul moyen de parvenir à ses fins.

La bestialité qui courait en elle et l'entraide qu'elle pouvait transmettre au-delà.

Voilà ce en quoi Yasei Reikan croyait, avec force.

Avec bonté, tant sa patte s'ouvrait avec facilité envers quiconque souhaitait avancer dans le meilleur.

Tant la rigueur de son esprit savait faire taire la folie des instincts de son corps, devant la gueule béante de la menace qui lui crachait ses réprimandes et faisait grimper sur elle toute son insécurité. Toute son instabilité, à l'égard de la valeur de la vie et de son credo. Et pourtant, ses côtes n'avaient même pas su vibrer face au danger que représentait Yasei Shoki dans son élan à la lutte, vers elle. Dans sa course à la mort, près d'elle. Pas d'un pouce, la féline n'avait bougé de sa position. Car pendant que sa crinière de jais avait été envoyée en arrière sous la caresse d'un vent emmené par la fulmination du Grizzli, ses poumons ne s'étaient pas froissés d'un pli. Ses côtes n'avaient pas vibré d'un écho, pour répondre à l'appel de la survie et de l'urgence. Sa foi en l'autre, en toute la monstruosité qui s'écoulait dans les veines des métamorphes, la Cheffe du clan Yasei savait la diviniser et lui faire mordre le fer de bien de ses opposants pour les terrasser. Pour les captiver et les tyranniser non pas à coups de fouets comme aimaient le réaliser certains scélérats de ce monde. Mais bien à coups de mains tendues.

Comme celle qu'elle venait d'ouvrir devant le visage de l'Ours brun, pour l'aider à se relever.

« Yasei Shoki. Tu auras toujours une place, ici, à Kiri. Tout comme parmi le clan Yasei, qu'importe où il se trouve à courir sur le globe si cette dernière n'est plus à sa hauteur. »

Avec force, Yasei Reikan l'aida à reprendre pied.

Et à récupérer l'honneur que son père avait trop longtemps bafoué.

Fin du RP pour moi.
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