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Il était un petit Navir [ Solo ]

Metaru Itagami
Metaru Itagami

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Sam 29 Fév 2020 - 8:21
Il était un petit Navir [ Solo ]  Header_Petit_navir_1

Il était un petit Navire…



Il y a un peu plus d’une quinzaine d’années de cela, si ce n’est une vingtaine, lorsque j’apprenais encore l’orfèvrerie auprès de mère avant de me lancer vers l’art plus brut de la métallurgie… une expression depuis cette époque s’était incrusté, voir gravé dans ma mémoire, une phrase qui ne quittait que trop rarement les lèvres de mère : On ne finit jamais d’apprendre…, et depuis quelques jours, cette expression ne m’avait que rarement paru aussi véridique.
J’avais regagné le village de pêcheur au sein duquel la Mizujin et moi avons effectué notre dernière mission, à savoir instruire ces gens sur les dangers de la navigation en haute mer, les difficultés encourues et comment lire et comprendre les flots lorsque ceux-ci se déchainaient. Bien entendu j’avais à ce moment refusé de prendre la Mer, me concentrant sur le fait de restaurer leurs bateaux. Pour ne pas changer, aujourd’hui encore cette idée me donnait des frissons dans le dos, mais il fallait me comprendre ; comment vouliez-vous que j’arrive à me calmer en empruntant une embarcation aussi peu rassurante que les bicoques qu’utilisaient ces gens pour braver Mère Nature ? Tout y était branlant, tanguant, non assuré sur son centre de gravité et le tout menaçant de simplement se briser sous la force des flots avec ces petites coques de bois… non, ce qu’il me fallait pour que je m’y accepte était une embarcation stable, solide et sécurisée… sans ces critères des plus basics, il m’était impensable de m’y essayer… et vu que l’on n’était jamais mieux servi que par soit même, c’était quelque part… la raison pour laquelle je me surprenais encore aujourd’hui à murmurer les mots de mère : On ne finit jamais d’apprendre…

Présentement assise dans la maison d’un des proches du chef de ce petit hameau, j’attendais patiemment la venue de la personnalité que j’avais sollicitée… il ne fallut pas longtemps avant que l’homme ne finisse par se présenter à moi, et vu son âge avancé il était bien plus qu’aisé d’excuser le retard dont il accusait. Claudiquant avec sa canne, aidée d’une de ses filles qui patiemment le dirigeait jusqu’à moi, le vieil homme s’assit tandis qu’inclinée je saluais respectivement l’ancien.
Qui était-ce ? Ni plus ni moins qu’un Architect naval, où… tout du moins, je me le présentais ainsi, c’était vers cet homme que s’étaient tournés à l’époque les actuels artisans du village pour leurs embarcations. L’ancien avait en effet au fil des années accumulé beaucoup d’expériences et même s’il déplorait visiblement le fait de ne plus pouvoir exercer comme il le faisait à l’époque, avec de vrais matériaux une véritable équipe et le savoir-faire qui allait avec, il n’en restait pas moins une mine de savoir que j’étais venu consulter pour mon projet… quelque peu saugrenu.

- Bien le bonjour Seijo Sama, veuillez excuser cette jeune Sotte de déranger votre quotidien Fis-je en gardant la tête un instant inclinée avant de me redresser. Le vieil homme acquiesça d’un simple signe de tête, les mains croisées sur sa canne faisant ce qui semblait être des efforts surhumains pour me regarder dans les yeux… oui, à force j’avais l’habitude. Je suis au courant que vous ne pouvez plus travailler sur les docks, mais j’aimerais aujourd’hui profiter de votre savoir-faire, en tant qu’artisane du fer et au vu des capacités que je possède, je suis à même de pouvoir vous montrer mon travail ici même sans que vous n’ayez à vous déplacer outre mesure, voulez-vous bien m’accorder un peu de votre temps ? demandai-je…
À l’entente de mes mots, il était plus qu’aisé de voir la confusion prendre possession de ses traits, mais après quelques minutes de silence, le vieil artisan baissa la tête à son tour répondant calmement à ma requête :

- Mon petit neveu est passé tout à l’heure et m’a dit que vous faisiez partie des Kunoichi passées il y a quelque temps pour former nos jeunes en situations réel et retaper nos petites bicoques en perdition… … en d’autres circonstances je vous aurais probablement renvoyé chez vous… mais il ne sera pas dit que je vous ai remercier de votre gentillesse par des coups de bâtons… montrez-moi donc votre… projet… où que vous l’ayez placé… fit-il alors que son regard s’égarait de nouveau.
Un fin sourire sur les lèvres, baissant de nouveau la tête je me retournai vers une des jeunes femmes qui m’avaient accueillie, lui faisant signe d’accomplir la tâche que je lui avais confiée si tout allait bien ; à quelque minute après, elle se présentait à nous avec un sceau plein. Récupérant le récipient de métal je remodelai celui-ci sous les yeux ébahis des personnes présentes en une bassine où se dérouleraient mes différents tests, puis repris la parole.

- Voici comment je vais procéder… fis-je en présentant la bassine remplie d’eau avant de me remettre à malaxer mon chakra, créant à partir de celui-ci un modèle réduit du navire de transport qu’ils avaient consenti à nous léguer ; m’efforçant de faire un travail aussi fidèle que possible avec la reproduction de l’une des dernières œuvres de l’artisan qui me faisait face, je posai enfin le modèle réduit sur l’eau… sans que celui-ci ne coule bêtement vers le fond.
Ceci m’a pris plusieurs essais avant de comprendre qu’il me suffisait juste de recopier la technologie des bateaux que je voulais remplacer. Murmurai-je avec un sourire amusé. Une coque pleine et le tout coulait, une trop creuse et pas assez solide et le modèle réduit s’effondrait sur lui-même… Expliquai-je rapidement à mon interlocuteur qui scrutait la miniature de son œuvre sous toutes ses coutures.

- Bien, ceci est l’une de vos dernières créations si je ne m’abuse, du moins un des derniers navires sur lequel vous avez planché, mais… aussi beau soit-il… j’y discerne un problème qui me chiffonne un peu. Bien vite l’émerveillement dans l’expression de Seijo Dono s’éclipsa pour laisser place à une irritation à peine dissimulée.

- Et quel est-il selon vous jeune femme ? répondit la voix bien plus rauque de mon collègue artisan.

- Ho je vous prie d’excuser ma méprise Seijo Dono, le problème en question ne viens pas de VOTRE conception particulièrement, mais de celle des bateaux en général… Posant lentement le doigt sur la maquette, bougeant légèrement le doigt de gauche à droite, le navire de minipouce se mit sans surprise à tanguer, comme la forme de sa coque le lui imposait. Ce que je déplore sur les bateaux de notre temps est la conception de LA coque en elle-même… il est évidant qu’avec un forma pareil, l’embarcation ne pourra jamais jouir d’un équilibre concret… alors pourquoi n’en utilisons-nous pas une deuxième ?
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Metaru Itagami
Metaru Itagami

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Sam 29 Fév 2020 - 8:24
L’homme était resté muet pendant quelque temps, mais ses traits n’avaient eu cesse de changer depuis lors. Au début j’y lisais la colère qu’un Ancient pouvait éprouver envers une nouvelle branche comme moi qui essayait de changer des générations et des générations de tradition ; mais bien vite se dessinèrent des traits intrigués, frustrés, intéressés… curieux, presque joyeux. Il répondait de lui-même aux nombreuses questions que je m’étais posées le jour où je concevais ma maquette en me demandant pourquoi jusqu’alors mes idées du moment n’avaient jamais été mise en pratique, ou ne semblaient jamais avoir traversé l’esprit de qui que ce soit d’autre… les problèmes ne se situaient en réalité points dans les idées… mais dans leur réalisation et les ressources qui seraient perdus sur les nombreux essais qu’il faudrait effectuer avant de parvenir à un prototype viable…
Pourquoi ce genre de proposition n’était que rarement exploité ? Parce qu’il faudrait dispatcher de la main-d’œuvre utilisée ailleurs, gaspiller des ressources telles que du bois des clous et divers matériaux dans un projet qui n’avait aucune certitude de réussite et perdre énormément de temps en essais ; prendre le risque de blesser les ouvriers et payer tous les travailleurs qui s’y attèleraient jusqu’à aboutissement, où échec dudit sujet… en somme, il y avait beaucoup trop à perdre pour beaucoup trop d’incertitudes. Dans une période où commerce et survivabilité étaient les maitres mots, s’égarer en conception de chimères n’était que pure folie ! Et c’était en ça que brillaient mes miniatures… mon chakra et quelques minutes étaient les seules ressources dont on avait besoin pour créer quoi que ce soit… Ceci dit… quelle ne fut pas ma surprise lorsque je reposai les yeux sur l’Ancien et vit des larmes courir sur son visage ridé.

- … Heu… Seijo Dono, vous allez bien ? Oui, évidemment qu’il allait bien, ses rides soulevées en un fin sourire en étaient la preuve, il s’agissait bel et bien de larmes de joie et non de quoi que ce soit d’autre ; son petit hochement de tête ne tarda point à me le confirmer.

À l’époque où je m’étais mise à faire usage de cette habilité pour avoir une idée générale de mon travail, je ne m’étais pas rendu compte du point auquel cette simple manie était une bénédiction pour tout fabricant. Ce sont des architectes qui dans un premier temps me l’avaient fait réaliser lors de ma première missions hors des murs de Kumo gakure… Lors de la reconstruction des remparts de Tokanaba. Lorsque petit à petit se dissipa enfin l’air enjoué de mon interlocuteur, une question semblait le tarauder… question que je devinais…. Tout du moins si je ne m’y trompais point :

- Ne vous inquiétez pas, je suis capable de refaire toute seule un modèle grandeur nature plus tard, les seules choses dont j’aurais besoin seront : nourriture, temps et repos… Ajoutai-je donc dans un sourire. Parce que oui faire des modèles réduits était une autre, mais leur réelle conception en était une autre à ses yeux… oui, aux siens ; aux miens, l’un comme l’autre n’était que des manipulations à échelles différentes de mes capacités en tant que Metaru.
Les jeunes filles présentes dans la pièce ne semblaient absolument rien comprendre à ce que nous nous racontions, mais le caractère très bougon de l’homme en question brillant aujourd’hui par son absence était visiblement une preuve nécessaire pour leur faire comprendre que j’avais fait quelque chose d’extraordinaire.

Seijo Dono s’était emparé de la miniature de son navire, l’observant encore et encore, cherchant des défauts ou autre, pour n’y trouver qu’une insolente gestion du détail… parce que je voulais l’appâter, je m’étais particulièrement appliquée à mémoriser tout ce qui rendait cette embarcation aussi unique et… il fallait croire que cela portait ses fruits… :

- Et donc quelle est la solution que vous avez à me proposer pour pallier ce problème de… stabilité jeune femme ? Demanda-t-il enfin. Un sourire sur les lèvres, je tendis la main au-dessus de notre recopiant du moment, modélisant les fondations de mon idée en tant que forgeronne et couarde en ce qui concernait les flots.
Dans un premier temps naquirent mes deux coques et leurs ailerons du dessous, dans le même moment naissait la liaison entre lesdites coques, le plancher sur lequel opèrerait l’équipage et m’arrêtai là. Ne serait-ce que cette construction en elle-même tanguait beaucoup moins que le navire que le vieil homme venait de reposer.

- J’ai pensé à deux coques en essayant de me baser sur les faits de mère Nature… Commençai-je ainsi à expliquer.

Et ainsi commençai-je la présentation de mes idées, couplant à mes explications les défauts de celles-ci que j’espérais qu’il puisse m’aider à corriger leurs défauts et leurs bénéfices qui pouvaient encore être améliorés sous le regard attentif d’un vétéran dans le domaine. Pourquoi deux coques déjà ? Parce que Dame Nature n’avait elle-même cessé de donner à chaque animal, chaque créature vivant sur cette terre deux côtés d’appuis ; les chevaux, les chats les chiens, les humains… les quadripèdes, les bipèdes les volatiles et même les insectes comptaient absolument tous deux rangées de pattes, minimum ! Deux rangés leur assurant une solide stabilité, alors pourquoi les bateaux s’amusaient-ils à avoir un seul appui, à savoir sa coque, et avançaient ainsi en tanguant au gré des flots… ? Oui j’avais volontairement ignoré toute créature filiforme, mas c’était pour une bonne raison ; leur méthode de déplacement n’avait littéralement rien à voir avec ce que l’on attendait d’un tel bâtiment.
Ma maquette, mon produit préfini était beau, élégant et bien sûr flottait fièrement dans le bassin qui me servait de support de représentation. Des coques à la cabine, de la cabine aux voiles, c’était une vraie petite merveille… mais passé l’émerveillement dans le regard de mes auditeurs, vint finalement les critiques. Elles n’eurent rien à voir avec l’esthétique, il s’agissait plutôt de la technique, et de quelques éléments visiblement forts importants qui m’avaient échappé dans mon travail… des éléments tels les ailerons immergés qui finirent sous chacune des coques ; des améliorations pour le gouvernail que j’avais mis en dessous de la cabine… le gouvernail qui devint les gouvernails et d’autres détails au fur et à mesure de leur découverte et correction me permettait de faire un pas de plus vers la conquête des océans.
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Metaru Itagami
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Sam 29 Fév 2020 - 8:45
Si dans un premier temps nous travaillâmes sérieusement sur ma maquette, il ne fallut pas bien longtemps pour combler les différents défauts que nous trouvâmes et finir par nous égarer en la conception d’autres objets complètements farfelus, tous autant les uns que les autres. Le vieil homme avait essayé de garder son calme aussi fort qu’il le pouvait, mais il fallait croire que ses jeunes années étaient revenues au galop… le frappant de plein fouet en me demandant de modéliser des idées qui pouvaient sembler réalistes, mais qui au final semblaient tout aussi loufoques… comme un bateau qui pourrait naviguer sous la mer par exemple...
Après ce premier jour, nous en prîmes un second pour perfectionner les derniers détails de ma création et je finis par lui laisser un clone de l’ombre de ma personne qui continuerait à l’aider à concrétiser ses idées des temps passés. Une faible consommation en chakra pour le savoir et la connaissance d’un bâtisseur ayant des faits ses preuves… j’étais gagnante sur tous les plans.

Ceci dit un nouveau combat commençait… fin, combat… le gros du travail était déjà fait, il ne me restait plus qu’à concevoir le navire sur lequel nous avions planché. Debout fasse la mer, les yeux clos et l’esprit dans mes souvenirs, j’exerçais un rapide récapitulatif de tout ce sur quoi nous avions buté et tachait de faire une liste bien déterminée de tous les détails techniques qui m’avaient fait défaut jusqu’alors. Lorsque je rouvris les yeux sur l’horizon, ce fut pour faire de nouveau usage de la technique de clonage, assez de fois pour disposer d’une Itagami chez l’homme qui m’avait reçu et de cinq autres avec moi sur les docs du village. Ces six têtes blondes vous semblaient un peu trop nombreuses lorsque l’on savait que moi seule était plus que suffisante pour faire ce travail ? C’était bien normal.
Il s’agissait en fait de deux équipes, pour deux navires… non, pour deux bi-coques distinctes. Une qui serait faite vite et bien avec deux occurrences de ma personne et une dernière qui suivrait attentivement l’avancée des travaux ainsi que l’attention sur les détails et une autre qui ferait… grosso modo la même embarcation… mais avec une technique de forge bien différente ; cela relevait plus de l’exercice qu’autre chose.

Une étrangère qui en plus d’avoir déjà grandement aidé le village, venait d’obtenir l’approbation d’un des anciens connus comme étant le plus taciturne pour travailler sur les docs, mais qui en plus insistait sur le fait de travailler seule pour créer n bateau entier… il n’y avait pas à dire, c’était le genre de chose qui attirait l’attention ; plus encore lorsqu’une petite horde de celle-ci apparut de nulle part et travaillaient mains dans la main pour réaliser cet exploit…
La majorité des jeunes, comme des vieux d’ailleurs s’était retrouvés sur les berges pour regarder la Metaru, fin, LES Metaru travailler sur leurs différents projets. D’un côté trois femmes créant du métal à partir de leur corps et le modélisant comme si cela avait été de la simple pâte à modeler, puis de l’autre, trois autres têtes blondes qui s’affairaient à travailler le métal comme devrait le faire un artisan… normal, ou presque. En effet, les trois femmes s’affairaient autour de la même poutre de métal pour lentement mais surement lui donner la forme voulue… Seulement, même pour elles, le terme « normal » était encore une fois hors contexte. Si tous pouvaient noter hormis sa tenue légère la présence d’un marteau et d’une enclume, une question subsistait sur toutes les lèvres : de quelle source de chaleur se servait-elle pour chauffer le métal avant de frapper dessus au marteau ?

Pour vous qui la connaissez, vous devriez en avoir une petite idée, pour les autres, Itagami ne faisait que mettre en application ses nombreux mois de recherches et heures d’exercices sur l’utilisation du Shakuton. Son dernier exercice avec le Sunajin ayant porté des fruits intéressants qu’elle n’avait jusqu’alors pas été en position de mettre en application, travailler de la sorte était sans aucune surprise une véritable épreuve pour l’Heidan. Sa dépense en chakra était bien plus importante qu’à l’accoutumée à travailler ainsi sur deux fronts et surtout avec un Kekkai qu’elle s’efforçait encore de perfectionner, mais il était une expression que trop bien désignée pour ceci : « C’est en forgeant que l’on devient forgeron » pour elle et pour ce Kekkai, quel meilleur moyen de l’utiliser et mettre à l’épreuve ses compétences que de les appliquer en faisant montre de l’art qui lui valut le titre d’Heidan… à savoir forger ? Réaliser son propre navire était d’une importante capitale et c’était pour cette raison que le corps principal travaillait avec deux autres de ses copies pour arriver à un résultat optimal en peu de temps, mais il ne fallait pas gaspiller pareille opportunité… ainsi lui était venu l’idée d’en concevoir un second pour le village… un second qui porterait le nom de SEIJO un hommage à l’homme qui lui avait permis d’achever sa création.

Le clone qui manipulait le marteau était aussi celui qui était chargé de travailler son Shakuton et donc générer de la chaleur, BEAUCOUP de chaleur, pour pouvoir rendre du métal Metaru malléable et le forger selon ses désirs. Une main en permanence sur l’épaisse poutre de métal pour l’irradier de chaleur, l’autre frappant avec violence, mais habilité le métal prenait forme. La seconde se chargeait de gérer la densité du métal avec son chakra, augmentant ou diminuant celle-ci au gré des coups réguliers portés sur leur matériau, travaillant en parfaite synchronisation avec le précédent pour tacher d’éviter que le métal ne fondent complètement, ou ne soit trop compact pour que la chaleur puisse le ramollir… la troisième du groupe supervisait et polissait soit avec du Shakuton, soit avec du Kinton le travail fait de celle qui suait le plus ; non pas à cause de la chaleur qu’elle ressentait à peine, mais plus à cause de l’effort fournis pour travailler son propre matériau.
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Metaru Itagami
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Sam 29 Fév 2020 - 9:19
Il était un petit Navir [ Solo ]  Catamaran_Ita

Au bout de trois jours, la première embarcation était prête, un bateau à deux coques, possédant une cabine des plus confortable, un mât résistant et plusieurs cordages de métal qui n’étaient là que pour assurer l’encrage de celui-ci dans cette élégante structure. Originalité et ingéniosité mises à part, l’élément phare qui rendait cette embarcation unique et atypique était sans aucun doute sa composition… un solide et robuste métal dont il était entièrement fait, en faisant probablement l’un des bateaux les plus solides qui soient sur les mers du Yuukan. Quant à l’autre, construit à l’aide de Kinton et Shakuton il fallut encore un peu de temps.

Ce n’est qu’une semaine plus tard, à vider encore et encore ses réserves de chakra, à subir le « drawback » des informations pourvues par ses clones ainsi que leurs travaux sur le shakuton en annulant la technique et à force d’améliorations vis-à-vis de ces données, que se dressait devant l’Heidan de Kumo son second navire. À l’instar du premier, les villageois qui l’observait dans ses travaux depuis tout ce temps accueillirent le nouveau bateau avec un tonner d’applaudissement et de félicitations. Pour ces gens d’un village perdu au fin fond d’une région aussi peu fréquentée, voir les œuvres d’un Shinobi relevait pour eux de la magie ; ne serait-ce qu’expliquer sa faculté à se multiplier avait été un calvaire sous la cascade de questions qui l’avaient inondée. Bien entendu Seijo Dono avait aussi été convié à la pose de la dernière voile, tissée en fil de métal pour en assurer la durabilité. Même s’il n’avait dit mot, nombre des villageois s’étaient attelés à faire comprendre à la forgeronne que l’on n’avait jamais vu autant d’étoiles dans le regard de l’ancien.

Le Nobusuke… oui, elle a nommé son navire en mémoire de son élève tombé au combat… étant à quai depuis sa naissance, la jeune femme se refusait à prendre la mer tant qu’elle n’avait pas achevé son travail concernant ses remerciements pour le village… et maintenant que prônaient fièrement les deux embarcations, le moment tant attendu, mais aussi tant redouté était arrivé… Et même si elle avait réussi à gratter une journée de repos encore retarder l’échéance, le lendemain, elle, plusieurs villageois ainsi que Seijo lui-même se retrouvaient sur le pont du Bi-coque…

* Bon sang, mais qu’est-ce que je fais ici moi ...? * Observant la terre ferme s’éloigner de plus en plus sur les flots, je me retournai pour faire face à cet équipage de fortune qui semblait s’amuser comme des petits fous à diriger l’embarcation.
Pour le coup je m’étais résolue à les laisser faire, profitant de cette occasion pour observer comment des marins aguerris prenaient la mer. Même si ce bateau demandait un certain équipage pour pouvoir officier, tant que j’étais à son bord il m’était possible de gérer absolument tout le bâtiment sans bouger le petit doigt. Toute cette masse était faite avec mon chakra, de la coque à la plus fine des cordes sur cette embarcation, tout était quelque part une partie de moi, une partie de moi dont je pouvais à tout moment prendre le contrôle tant que je me trouvais dessus, mais pour une totale novice comme moi, profiter de cette croisière était certes un cauchemar, mais aussi une aubaine.

Première bonne nouvelle j’avais beau être terrifiée par les flots, je n’avais visiblement pas le mal de mer, j’appris au cours de ces deux jours en mer, à quel moment fallait-il hisser et baisser les voiles ; comment éviter les vagues scélérates… parce que oui ! Une vague avait tenté de nous scélérater... et, etc., etc. bien entendu loin de moi l’idée de passer pour une maitresse des flots je j’appris au moins de la bouche de véritables marins et de celle de ce fameux papy les bases de la survie et de la navigation en mer.
La seconde bonne nouvelle concernait quant à elle les performances du bateau. À l’origine nous ne devions nous éloigner qu’un peu, faire un petit tour rapide et revenir, c’était à l’origine l’histoire de quelques heures, au plus, une demie journée… seulement voilà, le Nobusuke était beaucoup, beaucoup plus rapide que prévu ; leur conque de pêche semblait faire du surplace à côté… Ravie… non, forts excités devant pareille nouveauté, cette demi-journée devait deux jours en mer ; encore heureux quelques zélés avaient apportés des vivres supplémentaires. * Qu’ai-je donc fait pour avoir été punie de la sorte… ? *

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Quelque temps après avoir retrouvé le plancher des vaches, fais les derniers ajustements sous la supervision d’un Seijo Dono qui pour cette journée semblait avoir retrouvé sa fougue. Les derniers correctifs effectués, l’embarcation scellée dans un pensif que j’avais présentement autour du cou et tout ce beau monde salué et remercier pour m’avoir tant soutenu dans ces efforts de construction, mais aussi dans mon entrainement au shakuton, je pouvais enfin reprendre la route vers Joheki.
Une date tout autant redoutée s’était approchée à grands pas et m’avait finalement rattrapée. Celle de mon départ vers le village de la pluie… celle du jour où je me séparais de mes filles pour une période que je ne voulais pas imaginer… ne serait-ce que pour ça, je volais aller profiter d’elles et les prendre dans mes bras, autant que faire se peut avant que ne sonne le glas…
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