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Des pétales de lycoris radiata | ft. Mitsugi

Ishikawa Chihiro
Ishikawa Chihiro

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Lun 1 Juil 2019 - 10:53
La nuit.
La brume sur Kiri.
Les plantes fanées, flétries, ternes ; mortes.
Les cris.

Allongée sur ton lit, tu fixais le plafond morne de ta chambre. Dehors, une nouvelle guerre civile faisait rage. Elle était arrivée sans prévenir ; quoi que, ne l’avais-tu pas sentie venir ? N’avais-tu pas senti quelque chose de différent dans le climat, dans l’air ambiant ? Oh, si. Si, tu l’avais senti ; mais tu n’avais rien fait. Tu t’étais occupée de tes plantes jusqu’à ce que celles-ci meurent, avais médité jusqu’à te perdre dans les tréfonds de ton âme, t’étais entraînée jusqu’à avoir un œil au beurre noir. Néanmoins, tu ne ressentais pas la douleur. Tu étais comme anesthésiée, et ce alors que l’adrénaline avait disparu depuis longtemps ; au moins quelques heures.
Tu étais donc dans ta chambre, à fixer le plafond, allongée sur ton lit. Tes parents n’étaient pas chez vous ; ils s’étaient empressés d’aller aider avec la guerre qui sévissait dehors. Mais, et toi, mon beau lotus ? Que faisais-tu encore ici ? Tu étais un ninja, à présent ; il était temps que tu fasses tes preuves. Et puis, ce n’était pas comme si tes géniteurs allaient t’empêcher de sortir. Dans ce cas, une seule question se posait :
« Pourquoi n’es-tu pas dehors, à te battre pour la paix et la grandeur de ton village ? »

Tu te redressas vivement, ton œil droit à moitié fermé suite à ton hématome.
Dans un coin de ta chambre, assise sur ta chaise en osier, se trouvait la Mizukage. Watanabe Shiori était dans ta chambre, et venait de te parler. Ton sourcil gauche se fronça douloureusement. Tu ne comprenais pas. La Mizukage était censée être morte ! Pas que la voir ne te faisait pas plaisir, loin de là ! Mais… oh, devenais-tu folle ? Voyais-tu les morts ?
« Avec tout mon respect, commenças-tu avec une fausse douceur, que faites-vous ici ? »
Elle te lança un regard troublant, qui te rappela la superbe de ton père. Tu te ratatinas instinctivement sur toi-même, ta tête rentrée dans tes épaules. Elle t’intimidait, et à raison.
« À toi de me le dire, Chihiro.
— Vous connaissez mon nom ?
— Oui. »

Cette simple phrase réussit à te troubler.
« Vous êtes morte. », lâchas-tu avec stupeur.
Elle ne pouvait être en vie. C’était tout simplement impossible. Elle était décédée, et les défunts ne revenaient pas à la vie ; c’était chose impossible – oh, mais tout est possible avec un peu de chakra, tu sais ? Une boule naquît dans ton ventre ; tu étais mal à l’aise. Tu n’étais pas dans ton élément. Tu souhaitais qu’elle parte.

Son regard te troublait.

« En effet, répondit-elle. Je suis morte.
— Dans ce cas, pourquoi êtes-vous là ? »
, soufflas-tu.
Tu ne comprenais pas ; tu ne comprenais plus. Tes sourcils se plissèrent. La douleur vint frapper ton orbite. Tu l’ignoras comme tu en avais l’habitude et fixas Watanabe Shiori. Ou plutôt, son fantôme.
Elle répondit à ta question par une autre question – et Kami, que cela t’énervait – :
« Pourquoi n’es-tu pas dehors, à te battre pour la paix et la grandeur de ton village ? »

Que voulait-elle ? Quel était son objectif ? Tu serras les dents et les poings, déjà agacée.
« Je ne sais pas, avouas-tu.
— Si, tu le sais.
— Non.
— Je crois que si.
— J’ai dit non.
— Tu es sûre de cela ?
— J’ai— »
, commenças-tu, sans jamais finir ta phrase.

La réalité te frappa.
Tu avais peur. Peur de décevoir tes parents, Peur d’être inutile. Peur d’échouer. Oh, peur de tout, mon mimosa.
Aussi étrange que cela puisse paraître, les larmes te montèrent rapidement aux yeux. Tu fixas la Mizukage d’un air de pitié ; de pitié envers toi-même, toi la pathétique, toi la fragile, toi la sensitive.
« J’ai peur.
— Peur de quoi ?
demanda-t-elle.
— Peur de tout. »
Tu fondis en larmes.

« Tout ira mieux. Crois en toi, et tout ira mieux. »
Sur sa voix que tu trouvais douce, tu te réveillas.


Tes yeux de bleuet s’ouvrirent sur le plafond morne de ta chambre.
Il faisait jour.
La brume de Kiri était la même.
Tes plantes étaient verdoyantes – et, plus important, en vie.

Un soupir t’échappa alors que tu t’étirais douloureusement ; tu te souvenais de ton rêve. Tu avais rêvé de la Mizukage, actuellement décédée ; et cette dernière t’avait conseillée. Tes doux sourcils se froncèrent. Ou alors, n’était-ce pas ton subconscient qui avait revêtit une autre forme ? Cela te semblait logique. Tu n’étais pas experte en rêves – tu devrais peut-être te renseigner –, mais tu pouvais toujours faire des suppositions.
Un bâillement.
Il était temps de te lever ; mais tu voulais surtout comprendre la signification de ce rêve. Voir un mort, qu’est-ce que ça voulait dire ? Tu te redressas, ramenas tes genoux jusqu’à ta poitrine, puis laissa tes mains glisser dans tes cheveux d’auburn. Je t’aurais bien donné la réponse à ta question, puisque j’ai fait des recherches sur le sujet, mais ce serait tricher ; or, j’adore te voir trimer.

« Chihiro ! », héla ta mère.
Aussitôt, c’en était terminé de la jeune femme en devenir pleine de questions que tu incarnais ; était de retour la pure, irréprochable, parfaite ninja – Kami, tu étais un ninja – que tes parents souhaitaient que tu sois.
« Je descends tout de suite, Mère ! », lui répondis-tu.
Alors, tu te préparas.

Tu t’étais à vrai dire préparée pour une mission : une mission de la part de ta mère, aussi appelée corvée. Enfin, ce n’était pas une corvée ! Tu pensais que c’était bien qu’elle te fasse confiance. Et moi, je pensais tout de même qu’il s’agissait d’une corvée, parce que Kami, je suis celle qui écris.
« Apporte ces herbes médicinales à l’hôpital, et donne bien ton nom. »
Elle te tendit un pot en verre empli de plantes. Tu acquiesças vigoureusement et l’attrapa avec précaution. Direction l’hôpital !

Tu n’avais jamais apprécié l’odeur de l’hôpital, bien que tu adorasses le lieu. Tu trouvais que cela sentait la maladie à plein nez, et tu n’appréciais pas cela. Néanmoins, tu aimais ce lieu parce qu’il était utile, et que tu pouvais toi-même te rendre nécessaire en y allant ; en y apportant, par exemple, des herbes médicinales. C’était beau, cette volonté d’aider ; dommage qu’il y ait une arrière-pensée derrière tout cela. La pensée de rendre tes parents fiers. Car un ninja utile était un bon ninja, n’est-ce pas ?
« Bonjour, dis-tu alors que tu arrivais au guichet ; tu posas ton pot près de toi. Ishikawa Chihiro, je viens donner des herbes médicinales. »
La personne au guichet te demanda d’attendre, ce à quoi tu acquiesças. Tu te tournas, dos au comptoir, et observa les gens vaquer à leurs occupations. Telles des fourmis.
Tu étais aussi une fourmi.
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Kaguya Mitsugi
Kaguya Mitsugi

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Mar 2 Juil 2019 - 6:43
Ambiance musicale suggérée : Lisa LeBlanc, Aujourd'hui, ma vie c'est d'la marde

Des pétales de lycoris radiata,
avec Ishikawa Chihiro.
--



Il avait la tête dans l’cul. Oh oui, dans l’cul… bien profond. Il avait abuser des bonnes choses : des clopes, des herbes médicinales… de la liqueur d’écorce, etc. Ça lui faisait une belle tête a ’matin… ce teint pâle et cette chevelure en PLS. Putain! Cracha-t-il, avant de serrer la pipe d’herbes fraîches entre ses dents.

Ces matinées appartenaient à un monde où les tendances étaient inexistantes. Des sandales aux pieds, uniquement vêtu d’un long et ample peignoir en soie, le ninja s’apprêtait à sortir dans la rue. Il aurait honte, mais ça ne durerait qu’un temps.

L’enfant de l’os cherchait des plantes, le genre de pousses qui sauraient calmer le marteau qui lui fracassait le crâne et la barque qui lui retournait l’estomac. Ce remède, il avait l’habitude de se le procurer à l’hôpital du village caché de la brume où il devait se l’avouer, passait plus de temps qu’à l’habitude. L’Iroujutsu, sa nouvelle passion, l’amenait forcément à côtoyer les imposants bâtiments du complexe médical. Il y suivait des classes où il apprenait la maîtrise du chakra.

Son style de combat, purement défensif, nécessitait un éventail de compétences alternatives lui permettant de demeurer un atout essentiel pour son clan ainsi que son village.

Mitsugi descendit la rue jusqu’aux portes du premier bâtiment, l’accueil, qu’il poussa avant de s’y engouffrer. Le faciès fatigué, les paupières lourdes, il avança d’un pas aussi lent que doux jusqu’au comptoir de la répartitrice…
Impossible!? Putain, c’est quoi le problème? Je fais quoi moi… maintenant…? Se tournant dos au comptoir, il s’y accouda… contempla l’assemblé de malades. Toute cette herbe...

Alors qu’il perdait tout espoir, il entendit les propos d’une jeune femme au guichet voisin. Une livraison d’herbes médicinales! Alléluia! Se faufilant d’un pas effacé derrière la jeune femme, il s’approcha de son oreille avant de lui chuchoter :
Hey! T’en aurais un peu pour un… malade?! J’ai égaré ma prescription et… et l’infirmière refuse de m’en remettre. S’il te plaît…

Il la supplierait s’il le fallait.

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Ishikawa Chihiro
Ishikawa Chihiro

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Mar 2 Juil 2019 - 13:47
Vêtue de rose et de noir, tu attendais au guichet de l’hôpital que quelqu’un vienne récupérer ton pot rempli d’herbes médicinales. Tu n’avais jamais apprécié l’odeur de maladie et de mort qui traînait à l’hôpital ; cette senteur te semblait immonde, et te donnait envie de vomir. Discrètement, tu mis ta main contre ta bouche et le bout de ton nez : tu ne souhaitais plus sentir. Si tu pouvais perdre le sens de l’odorat le temps de ta visite… eh bien, tu ne sais pas ce que tu ferais, mais tu le ferais. Sans doute serais-tu reconnaissante envers Kami – du moins, s’il existe.
Mais ça n’arriva pas. Tu étais dos au comptoir, observais les gens vaquer à leurs occupations telles des fourmis ouvrières ; tu étais aussi une fourmi. Et vous aviez tous perdu votre reine. Watanabe Shiori était morte, et elle était venue te visiter en rêve. Son esprit était-il toujours parmi vous ? Avait-elle des soucis à trouver son chemin ? Oh, tu ne savais pas ; tu ne savais rien.
Que signifiait ce rêve que tu avais fait ? Est-ce que quelque chose de mauvais allait t’arriver ? La Mizukage était venue te voir en rêve pour, semblait-il, te réconforter. Te pousser à aller de l’avant. Alors que tu avais peur de la guerre, elle t’avait dit ces quelques mots :
« Tout ira mieux. Crois en toi, et tout ira mieux. »

Tes doux sourcils se froncèrent. Tu laissas ta main glisser de devant ton nez pour aller mordiller l’ongle court de ton pouce. Un ninja ne pouvait avoir les ongles longs ; c’était ce que ta mère t’avait dit. Mais, et la féminité dans tout ça ? avais-tu demandé. Ta féminité ne t’aidera pas à être un meilleur ninja. À cela, tu n’étais pas complètement d’accord, pour être honnête : tu pensais que, lors de certaines missions, la féminité d’une femme pouvait être utile. Lors de missions où il fallait séduire la cible, par exemple – ça devait forcément exister, ce type de missions.
Tu soupiras, te retournas pour faire face à la réceptionniste, mais ne lui parlas pas. Tu n’allais pas la déranger ; elle avait dit que quelqu’un allait arriver, alors c’était forcément vrai. Pas que tu étais naïve, loin de là ; il t’arrivait d’être bien trop méfiante pour ton propre bien. Nous dirons juste qu’elle n’avait aucune raison de te mentir. Après tout, qu’y gagnerait-elle ?

Ce fut là, perdue dans tes pensées somme toute pas très intéressantes, qu’elle arriva. Cette voix masculine, que tu n’avais pas senti venir, qui t’envoyas des frissons dans tout le corps. « Hey ! », te dit-il. Déjà… ça commençait mal. Tes sourcils se froncèrent et une moue agacée s’afficha sur ton visage. Si tes parents avaient réussi à t’apprendre quelque chose, c’était la politesse ; et ce n’était pas poli d’appeler les gens « Hey ». On disait « Bonjour », « Excusez-moi », ou encore « Auriez-vous l’obligeance de… ». Pas « Hey ».
La voix continua en te demandant si « tu n’en aurais pas un peu pour un malade ». Cette fois-ci, l’un de tes sourcils se haussa. Très haut. Encore plus lorsque tu entendis la suite. Qui égarait sa prescription ? ne pus-tu t’empêcher de penser. Tu le jugeais. Ta tête se tourna et tu vis un homme aux cheveux d’un pourpre profond, à la mâchoire carrée, au teint pâle et… en peignoir. En soie, certes, mais ça restait un peignoir. N’avait-il donc aucune honte ?
« Hm. »
Tu raclas ta gorge, fis un pas en arrière – afin d’avoir un minimum d’espace vital, et de t’éloigner de cet énergumène –, le jaugeas de haut en bas. Puis tu réfléchis. Devais-tu lui donner des herbes médicinales ? Non. Non. Tout d’abord, qu’avait-il ?
« Qu’est-ce que vous avez, monsieur… ? »
Tu laissas ta phrase en suspens en espérant qu’il réponde à tes deux questions : qu’est-ce qu’il avait, et comment il s’appelait.

Qu’il réponde ou non, tu n’étais pas très patiente. C’est pourquoi tu continuas après à peine trente secondes :
« Je ne suis pas habilitée à vous donner des herbes médicinales. Je suis désolée… » Non, tu ne l’étais pas. « … mais je ne peux pas vous aider. »
Tu pris ton pot avec toi pour être sûre qu’il ne te le prenne pas. Oh, avais-tu fait le bon choix ? Si tu étais toujours une civile, tu ne lui aurais rien donné, ça tu en étais sûre et certaine. Mais à présent que tu étais officiellement un ninja… qu’auraient fait tes parents ? L’auraient-ils aidé ?
La réputation de ta famille pèse sur tes épaules. Choisis bien, ne fais pas d’erreur.
Tu soupiras, remis une mèche de tes cheveux auburn derrière ton oreille, le fixas. Tu pouvais le faire. Tu allais faire de ta famille la plus grande famille ninja de Kiri qu’il soit.
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Kaguya Mitsugi
Kaguya Mitsugi

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Jeu 4 Juil 2019 - 3:30
S’il le fallait, il la supplierait. Oui, oui! il en était là! Putain… Ça faisait beau à voir, décidemment. Qu’était devenu le petit Kaguya Mitsugi, où était ce garçon droit et respectueux? Ah! Ah! il avait grandi, tout simplement. Oui, oui! aussi con que ça!

Les manières dont il gérait la chose ne lui ressemblait guère.

Son faciès était contracté, son sourcil surélevé, la présence du shinobi ne lui plaisait pas. Sa présence ou son attitude, il ne savait dire. Ça la faisait chier, de se faire péter sa bulle, c’était évident; et avec son air de bouffon, ça ne pouvait qu’attirer les représailles. S’il avait l’habitude du regard réprobateur des gens du village, celui de la jeune femme lui laissa une certaine aigreur en bouche.

Alors qu’il réfléchissait, il n’entendit pas les premières paroles de la livreuse d’herbe, ce qui sembla hériter cette dernière davantage puisqu’elle lui annonça d’un ton sec qu’il n’aurait rien. Plus ou moins… Putain! La convaincre ne sera pas facile… Il se redressa.


Pardonnez-moi… Mademoiselle. Quel bouffon… Veuillez, s’il vous plaît, accepter l’expression de mes excuses les plus sincères. Ce comportement était inacceptable. Pour ne vous faire aucune cachoterie, Mademoiselle, je vous avouerais avoir perdu quelques points la nuit dernière et tenterais d’égaliser les scores. C’est enfentain, je sais, mais… vous m’aideriez beaucoup! Écoutez! Si vous acceptez de m’aider, je vous aiderai à délivrer le reste de vos bocaux.

Fallait-il se la jouer davantage, se mettre à genoux, la… supplier, l’… implorer?



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Ishikawa Chihiro
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Jeu 4 Juil 2019 - 18:04
Visage fermé, sourcil surélevé, il ne te plaisait pas. Tu ne l’aimais pas parce qu’il ne t’avait pas abordée comme il fallait, certes ; mais surtout parce qu’il te demandait de lui donner des herbes médicinales sans prescription. Et bon sang, de un tu n’étais pas infirmière, de deux il avait du culot de te demander ça dans un lieu public ! Quoi que s’il l’avait fait dans une ruelle, tu aurais été encore plus choquée et vexée.
Tu ne lui en voulais pas tellement parce qu’il avait brisé ta bulle. Plus parce qu’il ne l’avait pas brisée de la bonne manière. Pourtant, tu décidas de lui laisser une chance ; quelle bonté d’âme, vraiment. Tu lui demandas ce qu’il avait, et indirectement son nom. Et tu t’attendais à ce qu’il te réponde ! Car ce serait malpoli de sa part de ne rien dire.



Et il était visiblement malpoli. Ta bouche s’entrouvrit, montrant tes dents droites, et tu continuas de le fixer d’un air ahuri. Un soupir agacé t’échappa, puis un léger rire. Oh, tu n’y croyais pas. Tu plaças ta main devant tes lèvres, tes doigts frôlant ces dernières. Tu n’arrivais vraiment pas à y croire.
Mais pour qui se prenait-il, à t’ignorer comme cela ? Tu étais Ishikawa Chihiro, tes parents étaient de valeureux ninjas de Kiri, et il osait t’ignorer ? Juste après t’avoir demandé de lui donner des herbes médicinales sans prescription, qui plus est ? Non… on devait se moquer de toi.
Pourtant, tu soufflas intérieurement, te dis que tu étais une fille intelligente, et que (justement) une fille intelligente – qui plus est une Ishikawa – ne s’énerverait pas sur ce pauvre mortel. Pas que tu te considérais comme au-dessus de lui – si. Tu étais au-dessus de lui.
Alors tu te contentas de lui dire avec une froideur digne d’une reine des glaces que tu ne pouvais pas lui donner d’herbes médicinales. Tu ajoutas même que tu étais désolée ! Que lui fallait-il de plus ?

Tu prenais ton pot avec toi – tu ne souhaitais pas qu’il le vole, on ne savait jamais – lorsqu’il se redressa. Il te demanda de lui pardonner, t’appela mademoiselle ; attendait-il aussi ton nom ? Eh bien, tu ne lui donnerais pas. Pas parce que tu étais rancunière (tu ne l’étais pas ; tu ne pensais pas ?), mais parce que vous n’alliez pas forcément être amis, et qu’il valait mieux éviter des problèmes à ta famille.
« Veuillez, s’il vous plaît, accepter l’expression de mes excuses les plus sincères », avait-il dit. Tes sourcils s’arquèrent ; sérieusement ? Non, il ne te plaisait pas « d’accepter l’expression de ses excuses les plus sincères ». Tu n’étais plus d’humeur. Tu avais fait un cauchemar plus qu’étrange dont tu ne connaissais pas la signification, tu redoutais l’entraînement avec ta mère, tu attendais bien trop longtemps au guichet, et un hurluberlu venait te demander des herbes médicinales sans prescription ! (Dis-moi, c’est vraiment le côté « sans prescription » de la chose qui te trouble ; n’est-ce pas ?)
L’homme aux cheveux pourpres continua, comme quoi son comportement était inacceptable. Au moins une chose sur laquelle vous étiez d’accord. Tu ne pus t’empêcher de hocher la tête en l’entendant, vigoureusement, d’une mine légèrement hautaine. Il t’expliqua alors qu’il avait, je cite : « perdu quelques points la nuit dernière ». Aussitôt, ton regard changea. Des points ? Dans un jeu, ou des points de suture ? Tu n’étais pas sûre de tout comprendre, mais cette histoire t’intriguait. Il finit par te proposer un marché : si tu l’aidais, il en faisait de même. T’aider à délivrer le reste de tes pots, disait-il.

Qu’aurait fait ta mère ? Oh, elle l’aurait sans doute manipulé. Mais ayant hérité de la fierté de ton père, tu ne pouvais te contenter de faire cela ; tu étais un ninja, et même si tu avais été une civile… tu n’avais pas besoin d’aide.

Un doux sourire vint éclairer ton visage déjà si beau. Tu te rapprochas de l’homme, le regardas de tes iris de bleuet, puis, telle une Vénus, préparas le piège.
« Vous voulez que je vous aide… en vous donnant des herbes médicinales, c’est cela ? », demandas-tu d’une voix sucrée.
Ton sourire s’agrandit, sans pour autant dévoiler tes dents ; tu étais belle. Tu le savais. Kami semblait t’avoir créée avec comme but de rendre homme et femme jaloux, envieux, désireux de toi.
Tes doigts allèrent tapoter l’épaule du pourpre. Tu t’approchas jusqu’à ce que ton pot en verre rencontre son torse.
« Et en échange… » Tes doigts glissèrent et une petite moue se fit sur ton visage. « Vous m’aiderez à porter tous ces pots de chez moi à ici ? Parce qu’ils sont forcément lourds pour une jeune fille comme moi. » Tu hochas la tête en plissant les sourcils, lèvre inférieure légèrement ressortie.

Alors, tu posas ta main sur son torse.
Ton sourire disparut aussi vite qu’il était arrivé.
« C’est non. », lâchas-tu d’un ton sec ; puis, tu le poussas.

Quoi, parce que tu étais une femme, tu ne pouvais porter des pots seule ? Tu étais une kunoichi, tu pouvais le faire. Et ils n’étaient même pas lourds, en plus !
Non, décidément, tu ne l’aimais pas. Et tu ne comptais rien lui donner. Qu’il te supplie à genoux ; peut-être seras-tu d’humeur conciliante.
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Kaguya Mitsugi
Kaguya Mitsugi

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Dim 14 Juil 2019 - 7:23
Non! Non! Non! Elle me fait marcher celle-là, putain! Grommelait-il. Mitsugi n’était plus d’humeur à plaisanter. Ses plates excuses et son niveau de langage soutenu n’avaient aucune efficacité contre la belle demoiselle qui, visiblement, ne possédait aucune once d’altruisme.

Qui était-elle et qui pouvait bien avoir mis au monde une jeune femme au tempérament enflammé, au caractère bestial… un vrai p’tit cochon! La p’tite cochonne, c’est ainsi qu’il la surnommerait; du moins, dans sa tête. Il pouffa de rire. Oups! Pardonnez-moi très chère!

Sa petite voix sucrée… mielleuse… il s’était fait prendre au jeu. S’approchant, elle lui avait touché le torse lorsque soudain, sans crier garde, elle l’avait poussé en déclinant son offre. P’tite coch…! S’arrêta-il net. Il était sur le point de commettre une bêtise qu’il regretterait, assurément.

Décidemment, il ne serait pas chose simple d’obtenir ce qu’il recherchait. Tombant sur les fesses, le peignoir à moitié ouvert, il eut une idée. Si elle voulait se la jouer bolosse, il ferait de même… il combattrait le feu par la feu!

Passant une main à travers sa longue chevelure pourpre, le ninja agrippa de l’autre le bord de sa robe de chambre avant de lancer, d’une voix tout aussi mielleuse qu’elle : Vous savez… si je ne puis vous aider avec tous ces pots, peut-être pourrais-je vous aider avec autre chose… qu’en dites-vous? Dit-il en défaisant le nœud qu’il avait à la taille.

Oh mon dieu! Ça ne lui ressemblait tellement pas d’agir ainsi, mais cette femme… elle avait un je ne sais quoi qui le poussait à réagir de la sorte. Hors de son contrôle, c’était presque magnétique… comme deux pôles en constante opposition.

Le Kaguya lui lança un clin d’œil coquin.


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Ishikawa Chihiro
Ishikawa Chihiro

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Dim 14 Juil 2019 - 21:36
Tu n’étais pas connue pour ton altruisme ; aider les autres de plein gré, ça ne t’était pas naturel. Tu étais plutôt du genre à venir en aide lorsque ça pouvait améliorer la réputation de ta famille, ou servir tes intérêts personnels. Tu préparais alors des pièges dignes de Vénus, attirais tes proies à l’aide de tes propos sucrés, puis refermais tes mâchoires sur eux. Et tu te régalais ; ils n’étaient que de stupides mouches.
Toi, cruelle ? Voyons ; c’était juste tellement drôle, de manipuler pour mieux détruire.
Ta mère aurait été tellement fière si elle t’avait vue. C’était du moins ce que tu aimais te dire : tu appréciais penser qu’elle t’offrirait un doux sourire et t’ouvrirait ses bras ; elle pourrait alors te serrer dans ses bras, comme le ferait une mère normale avec sa fille.
Seulement, c’était là que se brisait l’illusion : ta mère n’était pas normale, et c’est pourquoi elle ne te serrerait sans doute jamais dans ses bras. Comparée à ton père, elle restait la moins pire des deux ; la moins insensible, dirons-nous. Peut-être était-ce parce qu’elle t’avait portée neuf mois dans son ventre.
Oui, c’était sûrement ça.

Et tandis que tu étais perdue dans tes pensées – cesse de penser à tes parents, c’est plus qu’étrange –, l’homme aux cheveux pourpres se mit à pouffer. Oh, il s’excusa tout de suite après ! Mais… pourquoi pouffait-il ? Tes sourcils se froncèrent, mais il n’y eut rien de plus ; bah ! tant pis. S’il voulait rire tout seul et passer pour un fou, grand bien lui fasse (tu juges énormément, tu sais ?). Nous dirons que, pour cette fois, tu le pardonnais.

Te vint alors la plus grande idée du siècle (plutôt de la journée) : utiliser tes charmes pour lui faire croire que tu acceptais de l’aider… pour finalement écraser ses espoirs sous tes talons. Alors tu avais rendu ta voix mielleuse, t’étais rapprochée plus près que nécessaire, avais parcouru son torse de tes doigts fins… et, oh, pendant que tu faisais tout cela tu jubilais. Intérieurement, bien sûr, et tu en exultais presque. Tu avais ensuite posé ta main sur son torse… pour le pousser.
Il sembla commencer une insulte, mais s’arrêta à temps. Il tomba sur les fesses ; soit tu avais mis plus de force que nécessaire, soit il était faible comme tout. Tu penchais pour la seconde option. Tes sourcils se froncèrent ; avait-il tenté de t’insulter ? Tu espérais pour lui que non, sinon tu allais entrer dans une rage telle que— du calme. Tu n’allais pas t’énerver pour ce mécréant, n’est-ce pas ? Voyons, respire, pète un coup ! Il n’est pas digne de ton attention.
Croyant en avoir fini avec lui, tu t’apprêtais à te retourner ; seulement, lui n’en avait pas fini avec toi. Tu le vis passer une main dans sa longue chevelure pourpre et agripper le bord de son peignoir. Puis il te demanda d’une voix mielleuse s’il ne pouvait pas, au lieu de t’aider avec les pots, t’assister à autre chose. Dit-il tout en défaisant le nœud qu’il avait à la taille.
Et il te fit un clin d’œil coquin.

Aussitôt, tes yeux s’écarquillèrent et tu regardas frénétiquement autour de vous, espérant que l’on ne faisait pas attention à vous. Bon sang, vous étiez dans un hôpital ! Et lui, qu’est-ce qu’il faisait ? Il te draguait sans vergogne. Dans quel monde vivions-nous !
Vivement, tu posas le pot sur le comptoir et te dirigeas vers l’hurluberlu chevelu. Tu agrippas les pans de son peignoir, lui fit un doux sourire, puis les refermas.
« Nous sommes dans un lieu public, très cher. »
Tu tiras sur les bords que tu tenais toujours pour le rapprocher de toi. Là, tu le fixas dans les yeux, pris une légère inspiration, et murmuras :
« Et je ne suis en aucun cas intéressée par vous. Je ne voudrai jamais, jamais faire quoi que ce soit avec vous, même sous la menace. »
Tu lui offris un grand sourire qui montrait tes dents. Bon sang, mais pour qui se prenait-il ?
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Dim 28 Juil 2019 - 20:11

…très chère… vraiment? …sous la menace? Le consentement volontaire, vous savez, c’est… bien mieux. Croyez-moi. Lui chuchota-t-il à l’oreille, un clin d’œil au coin du visage. Le ninja était déterminé à lui faire péter les plombs, coûte que coûte… à n’importe quel prix. Il finirait bien par la briser.

Alors qu’elle l’agrippait toujours par les pans de sa robe de nuit, il déposa à nouveau son regard dans celui de la jeune femme. Elle était en rogne… ça se voyait. Il devait mettre les bouchées doubles, finir ce qu’il avait commencé. Démon! Ce petit jeu l’amusait de plus en plus, si bien qu’il en oubliait presque son objectif premier : l’herbe. Le Kaguya passait ses bras autour de la taille de la jeune femme, avant de la faire pivoter sur elle-même, se positionnant entre elle et sa précieuse cargaison.


Mais… dîtes-moi, très chère… pour une femme qui ne souhaite s’amuser avec quiconque… je vous trouve bien... tactile. Celle-ci l’avait d’abord caressé, poussé, puis… rhabillé. Mitsugi esquissait un léger sourire. Alors très chère, dîtes-moi… seriez-vous en proie au pouvoir de l’amour ou n’êtes-vous alors… qu’un pieux mensonge, une plaisanterie?

Le bel ombré recula d’un pas, à la fois pour anticiper la réaction de son interlocutrice, mais aussi pour se rapprocher subtilement des herbes médicinales laissées-là, posées sur le comptoir… sans service apparent.

S’il était chanceux, elle finirait par s’en aller… par prendre ses jambes à son cou, laissant derrière elle sa cargaison. Il imaginait déjà la scène… couché-là, le cul dans l’herbe, fumant celle-ci une pipe à la fois. Ça l’excitait.

Les secondes passaient…


J’vous en prie, très chère… ne restez pas muette. La communication… c’est essentiel dans l’couple. S’esclaffa-t-il en baissant la tête, dissimulant le rictus qui planait sur son faciès.


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