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Un sceau après l'autre

Suzuri Takara
Suzuri Takara

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Sam 8 Juin 2019 - 12:49


Un sceau après l'autre  Phpy2tD

Ce n'était donc pas un mensonge.
Kumogakure ne pâtissait pas d'avantage de ce retour de bâton de la part des Hijins, ces derniers se familiarisant avec les lieux sans débordements de quelque façon. Quand bien même leur autorisé gagnait en assise, les soldats n'en profitaient pas d'avantage, ou alors un tel scénario n'était tout simplement pas encore parvenu aux oreilles de la Suzuri - Peut-être qu'ils avaient été briefés en ce sens, afin que l'annexion s'accomplisse magistralement sur le long terme ?
Cette politique encore vague puisque aucun régent officiel ne trônait sur la cité défaite lui convenait et lui conviendrait, à moins que la corruption et les excès de pouvoir ne finissent par apparaître dans l'équation. Pour l'heure, le quotidien ne changeait pas si ce n'est que tous redoublait de coopération et des efforts visant à se relever de ce conflit mais surtout de ce phénomène fatal que certains nommaient déjà la Résonance - Cela avait touché également l'ennemi, ou plutôt l'ancien ennemi. Takara s'était mise à disposition des civils puis de son clan, délaissant son récent statut de shinobi qui en ce contexte ne représentait plus grand chose jusqu'à preuve du contraire. Le clan connaissait encore une période de deuil, l'enterrement de Shisei d'une part, et, la récupération de l'encre post-mortem de certains membres claniques fauchés par la vague de chakra par leurs parents dans des urnes funéraires.

Depuis lors il planait un certain calme dans le domaine clanique. L'occupation Hijin en devenait presque secondaire, l'acclimatation pacifiste aidant, puisque eux aussi étaient des victimes de ce sort inconnu. D'une certaine façon, ils étaient liés par quelque chose de bien plus grand, qui les dépassait encore. Les Suzuri poursuivaient leurs recherches, le moral bas baissant l'activité alors que le désir de comprendre ou la volonté de revanche à l'encontre de ce phénomène par les familles impactées l’accroissait.

La trentenaire de son côté employait son temps libre dans l'enceinte du domaine clanique. Que ce soit avant ou après le drame, elle ne cherchait pas plus le contact avec les autres, et se retrouver nez à nez avec des gradés du Teikoku au risque de tenter le diable ne l'intéressait pas. D'autant qu'elle avait de la matière pour ses travaux. En sa possession, plusieurs choses : Une copie de ce livre insondable qui avait été volé par Wo, confiée par Akina. Impossible à déchiffrer en l'état, à moins que quelques nouvelles arcanes développant ses talents ne lui ouvrent des pistes, ou alors que d'autres facteurs aléatoires lui accordent le droit de crier Eureka!... Mais également ce fameux sceau appartenant à l’Éclair Vert, qu'elle analysait sous tous les angles de manière à potentiellement le réutiliser. En ce sens, une pièce de son appartement y avait été consacrée : Le sceau avait été répliqué en grand sur un mur, d'autres plus petits s'étaient vus apposés à même le sol.

Mais il y avait un problème. Pour Takara, ce sceau n'avait ni queue ni tête - Ne pouvait fonctionner.
Sa structure ambitieuse lui rappelait divers fuîns, le soucis étant que même si elle comprenait désormais l'utilisation que son adversaire d'alors en faisait, elle ne saisissait ni comment ni quelles étaient les limites que ce dernier rencontrait. Ce n'était pas faute de retracer le chemin, de s'essayer à des reproductions ; par sa propre maîtrise, elle pouvait se permettre de sceller un objet et de le desceller à distance, se rapprochant de l'effet escompté. Le soucis ? Les soucis plutôt. La vitesse d'une part, le nombre d'étapes nécessaires d'une autre, mais encore les restrictions en ce qui concernait ce qu'elle pouvait transporter... Bref, il s'agissait de fuinjutsu basiques qui à force de combinaison se rapprochaient vulgairement de ce que pouvait faire, au minimum, l'Eclair Vert. Car assurément, ce dernier s'en servait pour se déplacer - Grâce à cela, il s'était mis hors de portée d'une attaque surprise finement préparée qui n'aurait du lui laisser aucune chance sauf dans ce scénario précis où il se serait déplacé lui-même à travers ce sceau.

Sceller un humain ? Cela devait être possible, techniquement tout du moins... Mais à quel prix, quelles conséquences ? D'autant que ce n'était peut être pas la même chose. En fait, cette hypothèse émise frôlait l'immoralité la plus absolue sans pour autant se révéler crédible.

Se heurter à l'incompréhensible. Oh, elle connaissait bien ce sentiment. L'aimait même autant qu'il la frustrait.
L'art des sceaux ne pouvait être totalement exclusifs. Magistralement complexe, une étude assidue couplée à quelques miracles pouvait créer des choses incroyables. Tels les sceaux des Ancêtres possédés par les Meikyû ; avant de devenir un héritage égoïste, il y avait des hommes comme les autres, passionnés et entêtés, qui ont fait des découvertes incroyables. L'hérédité n'existait pas dans ce domaine. Seul l'esprit, le corps et le talent comptaient.

Néanmoins, des héritages existaient - Peut être par héritage, l'Eclair Vert accomplissait avec aisance une arcane qui le dépassait ? Comme les Meikyû, qui sans efforts disposaient d'un joker caché afin d'accomplir leurs exploits, et qui se complaisaient généralement à le garder secret plutôt que de le transmettre, comme feu leurs ancêtres l'ont pourtant fait. Elle connaissait bien les sceaux de ces derniers, et devinait qu'avec au moins l'un d'entre eux, celui de la vision, son champ des possibles se verrait largement étendu...

Avant tout, il lui fallait donc ce sceau.
Un sceau pour les gouverner tous. Un sceau pour les trouver. Un sceau pour les amener tous et dans la lumière, les lier.
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Suzuri Takara
Suzuri Takara

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Dim 9 Juin 2019 - 12:15


Seule, elle feuilletait les rares ouvrages dignes d'intérêt en sa possession.
Même si elle n'avait jamais été une guerrière Takara demeurait une étudiante éternelle, passionnée et intransigeante. Sa patience lui offrait le luxe de peaufiner ses pistes quand bien même elle ne pourrait les arpenter de sitôt - C'était justement le cas des sceaux Meikyû. A ses yeux, cet héritage lointain représentait un trousseau de clefs nécessaire à tout bon adepte du Fuinjutsu. Car il y avait là des connaissances anciennes concentrées à travers des sceaux, qui ne se dévoileraient qu'à ceux en ayant la ou les marques. Ces marques, au delà des pouvoirs immédiats conférés, élargissait considérablement les actions potentielles.

A travers cela, la trentenaire ne cherchait pas des armes mais une nouvelle méthodologie.

Le sceau de l'Adresse. Quelle beauté. Quoi de mieux pour transformer le talent en génie pur. Un shinobi sensoriel en serait fier, mais cela relèverait de la médiocrité de cantonner un tel don à ce seul impact. Ce sceau accorderait le corps et l'esprit, en accroissant la compréhension et transformant l'analyse en intuition si on l'utilisait en ce sens. En jouir pleinement reviendrait à débrider un moteur, à repousser toutes les frontières imposées par les conditions humaines.
Le sceau de l'Insatiabilité. Un classique. Le premier rempart au fuinjutsu étant le chakra d'autrui, être capable de l'assimiler ne pouvait qu’œuvrer dans le sens de cette pratique. L'art du Fuinjutsu étant une série de rouages complexes à organiser dans le bon ordre afin de parvenir à un effet puis le sceller dans le temps, l'assimilation et la compréhension d'un chakra étranger rendait toutes taches fatidiquement plus simples et permettraient là aussi de créer des sceaux qui ne souffriraient pas des perturbations d'une tierce personne. Plus encore, cela offrait un impact indéniable sur toute création provenant d'un quelconque quidam.

Les autres manquaient cruellement d'intérêts, ne suivant qu'une logique restreinte destinée à semer le trouble dans l'ordre naturel des choses. Rien qui ne saurait accroître ou développer ses talents initiaux tout du moins.

Mais ces deux sceaux là, il les lui fallait. N'importe quel chercheur et praticien du Fuinjutsu un minimum éclairé en rêverait, ou le devrait.
La Suzuri ne manquait pas de compétences mais nombre de ses travaux personnels l'amenaient à des impasses pour le moins frustrantes, d'où cette nécessité de développer sa méthodologie et son champ d'influence sur ce qu'elle découvrait au fur et à mesure. Combattre ne l'intéressait pas. Elle cherchait quelque chose de supérieur, parfois en se laissant porter par sa curiosité scientifique, parfois bercée par sa philosophie apaisée qui la confortait dans l'idée qu'en cherchant le Bien, on finirait inéluctablement par l'appeler à soi.

Par sa maîtrise clanique, depuis toute petite les sceaux représentaient un jeu. Là où des enfants se divertissaient avec des cubes et des balles pour s'essayer à des assemblages juvéniles, cette dernière se plaisait à corriger les tracés de son encre lors de la formation de sceaux tantôt improbables tantôt géniaux.

Aujourd'hui elle pouvait se targuer de ne pas craindre les sceaux étrangers, du moins en partie. Sa passion l'avait amené à développer des arcanes qui, sans faire d'elle une shinobi efficiente, lui garantissait des résultats intéressants face à un public privilégiant la force brute. Même si là encore, son but ne consistait pas à surprendre des rivaux potentiels. Elle ne s'épanouirait jamais dans le conflit, telle était sa nature profonde - Elle cherchait.
Ni plus, ni moins.
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Dim 9 Juin 2019 - 12:39


Vouloir et pouvoir.
Dans un ordre comme dans l'autre, ce concept s'avérait rarement simple.
Takara savait toujours ce qu'elle voulait tout comme ce qu'elle ne voulait pas. Cela se ressentait dans son assurance, et jusque dans sa discrète sociabilité. Cependant, son impuissance faisait de plus en plus surface dans nombre de situations récentes - Certainement parce qu'elle s'était retrouvée dans des scénarios qui n'étaient pas taillés pour une personne comme elle. La guerre, les intrigues. Obligée, elle avait mis les pieds sur des terrains dangereux par rapport à son profil. Toutefois cela ne devait pas l'écarter de sa mission principale. Elle ne pouvait se laisser berner et affecter par l'émotivité, quand bien même elle existait et ne serait pas reniée.

Pour progresser dans sa propre voie, elle avait donc décidé de mettre la main sur les sceaux des Meikyû. Ce qui n'était pas une mince affaire ; une bonne partie de ces derniers conservaient égoïstement leur héritage, une aberration pour la trentenaire. Le savoir existait afin d'être transmis. Elle le pensait de bonne foi même si évidemment, certains diraient qu'une telle chose est aisée à affirmer tant que l'on est dans le rôle de celui souhaitant apprendre, et non de celui en mesure de transmettre...

En ce monde, la majorité estimait que le savoir représentait la puissance, et donc qu'il devait être jalousement conservé. Triste credo révélant bien la nature des shinobi de manière générale : Être le plus fort, ne craindre personne et écraser ceux se dressant sur sa route. Une logique égocentrique qui en plus de ne rien offrir au monde noircissait l'âme de celui l'appliquant. La trentenaire ne mangeait pas de ce pain là, d'ailleurs si tout le monde pensait ainsi, la Grande Bibliothèque n'aurait jamais existé. Le savoir pour elle permettait l'élévation de l'âme humaine, voilà pourquoi le premier mot d'ordre en ce qui le concernait n'était rien d'autre que la Transmission. Apprendre pour découvrir. Apprendre pour transmettre. Une mission importante.
Les livres n'étaient pas des reliques, pour la plupart ils étaient même inutiles, ou plutôt faussement instructifs. Car le véritable apprentissage demeurait spirituel et parfois historique. Être quelqu'un de meilleur. Ne pas reproduire les erreurs des anciens. Façonner le bien, endiguer le mal. Prononcé ainsi, on pourrait y voir une analyse bêtement manichéenne et pourtant... l'homme simple, l'homme humble, suivait généralement ce modèle sans se poser de question ni en avoir calqué l'état d'esprit à travers les pages d'un bouquin. Généralement, l'avarice, la tristesse, la colère et autres états amenaient des actions différentes et néfastes, rapidement cycliques, mais de base, l'humain demeurait bon.

Bref, ces songes ne répondaient pas à la question à un million de ryos : Comment obtenir les faveurs du clan Meikyû. Ou plutôt de l'un d'entre eux, leur clan étant éparse et d'après ce que l'on en savait, pas spécifiquement sur la même longueur d'onde d'un individu à un autre. La Suzuri savait qu'il y avait le Héros de Kaze, Raizen, en mesure de l'adouber aux sceaux de son clan. Hélas ce dernier demeurait hors du village depuis des mois et cette possibilité d'une rencontre s'était affreusement amoindrie avec l'annexion de la cité. Reviendrait-il un jour ? Peu probable.

Elle pouvait partir à sa rencontre. Voyager, peut-être que c'était enfin le moment ? Difficile. Même si l'occupation de Teikoku semblait permissive, il ne fallait toutefois pas les prendre pour des laxistes. Et puis il y avait le clan, la cité. Elle était restée pour les aider et ne comptait pas se défiler tant que le moral ne battrait pas son plein à nouveau.
Non, il devait y en avoir d'autre. Étaient-ils tous en mesure de transmettre ? Encore une nouvelle question.
Encore une fois, la patience rentrait en jeu. Raizen ou un autre. Un jour ou un autre.
Dorénavant son objectif demeurerait fixe.
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Dim 9 Juin 2019 - 13:10


Oui il lui fallait, car la patience était une chose, mais elle ne pouvait se permettre de s'essayer à les débloquer par elle-même.
Pourtant évidemment, cela lui avait traversé l'esprit. En tâchant de copier un sceau avec son encre. L'idée semblait aussi anodine qu'imbécile, et par ailleurs d'avantage réalisable si elle possédait déjà les sceaux souhaités. Cet héritage avait été créé de toute pièce par quelqu'un de lambda, fût un temps, alors cela devait être possible. Hélas il s'agissait du travail de toute une vie, et emprunter les mêmes sentiers que ces créateurs d'antan afin de parvenir aux mêmes résultats serait probablement une tentative vouée à l'échec et fatalement coûteuse en terme de temps et de moyens.

Alors que l'idée originelle consistait à mettre la main sur un Accélérateur. Que ce soit le sceau Meikyû ou celui de l’Éclair Vert, la trentenaire y voyait une machine, dans le sens où leurs utilisateurs possédaient déjà l'engin et n'avaient pas nécessairement besoin d'en comprendre tous les rouages afin de l'utiliser. Quelqu'un utilisant une arme manufacturée ne sait pas spécifiquement comment la construire, or il peut intuitivement en faire usage. Pour Takara, tout ceci demeurait bien différent : Elle souhaitait tout comprendre de A à Z. Elle le devait, puisque sa propre maîtrise même si elle l'accompagnait habilement dans son usage des fuinjutsu ne lui offrait pas de tels raccourcis dans l'accomplissement d'effets, quelle qu'en soit la nature. Même si pour l’Éclair Vert elle ignorait encore si l'aptitude était innée ou non - bien qu'elle pensait que non, comme tout ce qui concernait les dérivés du Fuinjutsu -, au moins il y avait la certitude que non concernant le clan Meikyû.

Une quête ambitieuse. Mais tout ce qui concernait cet art devait être ambitieux, vu en grand, tourné et retourné dans tous les sens. Peaufiné encore et encore et encore.

Utiliser cet art était une chose. Comme tous les autres arts, il s'agissait d'un phénomène finalement passif.
Alors que comprendre le Fuinjutsu ? Cela revenait à comprendre les lois mêmes de la nature de ce monde. De là tout devenait possible, en particulier avoir une emprise sur ces dîtes lois, et donc sur le fonctionnement habituel de cet univers. Là, nous parlons d'Absolu. Et ce toujours avec ambition.

Dans les faits, cela resterait de la magie à l'état pur, bien plus phénoménale que les utilisations habituelles du chakra. Le chakra n'étant de toute façon plus tant perçu comme une énergie mais comme une arme par ses utilisateurs. Quelle stupidité. Le chakra, comme le corps, l'esprit, l'âme, doivent être entretenus de façon saine. Le chakra n'est pas que du carburant, le corps n'est pas qu'un engin, l'esprit n'est pas qu'émotivité et l'âme, enfin, n'est pas un concept secondaire à prendre à la légère.

Même la transmission a ses limites. Qui se soucierait d'un tel discours ? Philosophie et spiritualité, rares étaient finalement ceux sensibles à telle prêche, quand bien même il s'agissait de la vie et des questions fondamentales de l'existence de tout un chacun. Au moins quand la Suzuri travaillait, ses aigres pensées s'estompaient. Il y avait tant de belles choses en perspective. Les gens avaient seulement besoin de voir autre chose pour croire en autre chose. Sans quoi ils ne feraient pas l'effort de chercher par eux mêmes.
Il fallait bien que quelqu'un se lance, pourtant.

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Mar 25 Juin 2019 - 12:37


- Eureka -
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Elle y revenait une fois de plus - Non, pas les sceaux.
Ainsi fonctionnait sa méthodologie ; elle étudiait chaque jour, menait plusieurs projets, mais bien évidemment ses nombreuses thématiques demandaient chacune une attention toute particulière. Certaines plus que d'autres. Elle s'y plongeait toujours corps et âme, mais savait aussi disposer de son temps. Aussi même lorsque sa passion l'amenait à se focaliser sur un sujet durant des jours ou des semaines, il était fréquent qu'elle le délaisse finalement pour laisser reposer son cerveau, en passant à autre chose. Puis plus tard, le redécouvrait avec un regard neuf - S'y replongeant en revérifiant ses notes et en poussant encore plus loin ses recherches, parfois en repartant de zéro.

Raison pour laquelle elle ne s'était plus penchée sur cet ouvrage depuis quelques temps : Une copie d'un manuscrit écrit par Suzuri Wo lui-même. L'ancien ne s'était pas contenté de poser ses recherches sur papier, il les avait codé. Soit au gré d'un lexique inconnu, soit en fabriquant de toute pièce son propre alphabet - Les deux hypothèses restaient cohérentes, son auteur n'étant assurément pas un amateur. La famille comptait son lot de prodiges, et nombre d'entre eux malgré leur cordialité ne se révélaient véritablement qu'à travers leurs écrits. Takara aussi était comme ça. Peu importe son honnêteté dans le relationnel, n'importe qui la découvrirait sous un jour nouveau s'il disposait de l'ensemble de ses travaux retranscrits sur papier. Une famille d'électrons libres, unie par les traditions et la recherche mais qui pourtant dans leur quête d'absolu, s'isolait autant que se transformait en faisant fi des règles établies. Wo avait renié le clan, mais il était bien un des leurs. Kaldea s'était aussi détournée, elle n'en demeurait pas moins brillante et autodidacte.

Ce livre - du moins la copie, l'original ayant été récupéré par son propriétaire légitime - représentait bien des mystères.
De toute évidence Wo avait fait des découvertes importantes alors qu'il vivait encore parmi eux, puisque son oeuvre s'était retrouvée dans un espace clôt de la Grande Bibliothèque. Déjà à cet instant, il avait jugé ses lignes comme suffisamment éclatantes pour en dissimuler habilement le contenu via des symboles. Puis il était parti, soudainement. Pour finalement revenir un jour et récupérer cette bribe de savoir oubliée.

Peut-être que son départ avait porté ses fruits, le concernant. Pour autant, il ne semblait pas vouloir laisser ses pistes passées à Kumogakure.
Akina avait eu le bon sens d'en copier le contenu, ce qui la connaissant relevait de l'ordinaire tant elle n'aurait jamais pu accepter de laisser passer un livre non lu hors d'atteinte de sa paire de lunettes. Mais pourquoi Wo avait-il procédé ainsi ? Cet ouvrage avait été délaissé, oublié. Avec la Résonance, nul doute que quelqu'un, par les truchements du hasard, aurait posé la main dessus. L'annexion également, ouvrait la possibilité que l'Empire fasse un inventaire complet de la bibliothèque et y découvre cette probable pépite insoupçonnée.

Mais son retour avait eu lieu avant ces deux événements. Or on ne pouvait probablement pas deviner qu'ils auraient lieux ?

La Suzuri se frottait les yeux. Elle s'ouvrait à beaucoup de concepts, même les pistes les plus improbables.
Après tout, peut-être que Wo ne s'était pas signalé uniquement pour récupérer le livre. Peut-être qu'il y avait un message dans son intervention - Cette prise d'otage rondement menée. Peut-être qu'au contraire, il avait mis en lumière son savoir d'antan tout en sachant pertinemment que le clan saurait s'en attribuer le contenu avant de lui rendre l'original. Procédé qui en limiterait donc l'accès au clan, et non aux villages et autres autorités shinobi.
De tout temps, la trentenaire demeurait sensible au principe de la Transmission. Valeur phare de leur clan et de tout chercheur digne de ce nom. Elle n'accablait pas Wo pour son coup d'éclat aux portes de Kumogakure, ni son affiliation avec un hypothétique dogme sombre. Elle voyait l'homme qu'il avait été, l'un de ses parrains, un individu brillant. S'il n'était pas un ennemi, alors il pouvait tout aussi bien être un allié - Un support.

Et si. Et s'il avait donné à son clan, soit disant renié, de prendre la suite de son oeuvre ?
Fût un temps où il le dirigeait, avant de disparaître sans laisser de trace, laissé pour mort. Or le rôle d'un chef de clan ne consistait pas nécessairement à plaire à tout le monde, mais bien ouvrir la voie et ne pas perdre de vue l'essentiel.

Dans tous les cas, Wo avait encore bien des choses à leur apprendre.
Raison pour laquelle Takara continuait de se confronter à son ouvrage.
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Sam 17 Aoû 2019 - 11:06


Chez les Suzuri aussi, l'erreur est commune. Peut-être même d'avantage qu'ailleurs tant l'étendue de leurs recherches les obligeait parfois à creuser dans des terrains aux ressources peu prolifiques. Mais si erreur il y avait, au moins la beauté de leur entreprise et l'élégance de leur faculté leur épargnaient toutes ratures. Les écrits qui ne convenaient pas ne se conservaient finalement que jusqu'à l'arrivée d'une progression déterminante, avant de se muer via de nouvelles lettres. Finalement, les archives des "échecs" ou des "tests" se faisaient rares, en mémoire dans une partie du cerveau et certainement pas sur une feuille de papier. Mais généralement, tout expérimentateur préservait des notes abouties.

Qu'en était-il de cette langue ? Wo l'avait-il déchiffré puis reproduite ? L'avait-il confectionné de toute pièce à l'instar d'un code ? Cette question qu'elle se posait quelques mois auparavant avait trouvé sa réponse : Une langue authentique, ancienne. Plus de doute là dessus, puisque à force de se heurter encore et encore à l'ouvrage riche en lecture mais néanmoins ardu dans sa cohérence, Takara s'était saisie de l'ensemble de son énergie pour la consacrer à autre chose.
Une sonde absolue de la Grande Bibliothèque.

L'hypothèque que l'Ancien, bien que renégat, ait toutefois agit dans l'idée de la transmission du savoir à son propre clan, ne la quittait pas.
Aussi, Wo connaissait cette langue. Soit l'avait-il appris grâce à un élément X facilitant profondément la compréhension de l'alphabet, soit il l'avait déchiffré à la dure, et donc - toujours dans le sens de la théorie - potentiellement laissé des traces de ses travaux. Dans les deux cas, il y avait quelque chose à trouver afin de décanter ce fatras.

Dans le domaine linguistique, déchiffrer totalement sans une base solide relevait presque de l'impossible. Si Wo l'avait fait, elle le pouvait aussi. Mais l'avait-il seulement fait ? Cela, elle en doutait. Voilà pourquoi elle avait abandonné l'ouvrage en lui-même plutôt que de prendre un risque fastidieux, voilà pourquoi elle se laissait porter par son instinct, auto-convaincue que Wo même par son absence l'aiderait à venir à bout de ce défi - Via un jeu de piste. Le vieux Suzuri avait laissé le fruit de son travail quelque part. A Kumo. A portée du clan.

Comme d'autres, tous les ouvrages linguistiques connus et répertoriés étaient passés entre ses mains, mais la kunoichi savait intimement que cela ne donnerait rien. Trop évident, et dans ce drôle de scénario, le mystère menait la danse justement pour éviter que l'information soit donnée à n'importe qui. Elle avait donc procédé par étapes, survolant des livres par thématique à la recherche de pages volantes, d'écrits ajoutés, de mot soulignés... Abandonnant plus rapidement que prévu. A ce petit jeu, Akina aurait certainement relevé de tels détails puisque son index avait probablement effleuré chacune des pages présentes dans l'établissement. Même sans chercher, elle aurait trouvé ou au moins relevé la moindre petite curiosité dans les bouquins. Or rien. A priori en tout cas, puisque cette dernière ne pouvait après mure réflexion donner la moindre réponse à Takara. Elle n'était plus là. Jamais revenue depuis l'annexion de la cité.

Peu importe, il s'agissait d'une mauvaise piste.
Pour autant, c'était bien là : Aussi imperceptible soit-il, ce lieu contenait un puzzle.
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Sam 17 Aoû 2019 - 11:37

Passée au crible fin, la bibliothèque demeurait muette.
Ce n'était pas faute d'arpenter tierce scénario, de re-découvrir certaines pièces aussi bien dans le domaine clanique que ce lieu de savoir universel. Takara n'en démordait pourtant pas, depuis l'annexion de Kumogakure et le flou professionnel dans lequel elle se situait en conséquence, chaque journée représentait 24H entièrement mises à sa disposition. Et elle savait gérer son temps, productive sans se laisser ronger par la lassitude ou la fatigue. Mais une pugnacité sans pistes ne suffisait pas.

Quoique.
Au moins cela lui donnait le mérite d'être à l'affût en tout temps, même face à l'anodin. Sa fonction de "remplaçante" d'Akina ne servait d'ailleurs plus que ce but précis, et l'air occupée ou songeuse qu'elle arborait en permanence trahissait cette volonté de venir à bout de quelque chose, sans que les divers passants ne puissent en saisir les tenants et les aboutissants. Après tout, cela faisait parti intégrante de sa personnalité lorsqu'elle ne s'offrait pas sous un tout autre visage - plus avenant et détendu - auprès de quelques particuliers.

Et justement, cette inépuisable présence finissait par payer.

Alors qu'elle traversait une allée clôturée d'étagères, elle s'arrêtait soudainement pour faire volte face - Éclair de lucidité.
Son regard se portait sur une grande lettre dont la "seule" fonction consistait à décrire par classement le contenu de cette partie de la bâtisse aux visiteurs. La lettre E, surplombante, peinte à même les hauteurs d'un pilier précédant le dédale de livres stockés. La trentenaire ne la quittait plus des yeux, enchaînant rapidement sur quelques mudra pour faire valoir ses atouts en sensorialité. Rien.
Ni une ni deux, elle projetait son encre sur la surface de la lettre, la laissant s’imprégner, la recouvrir, puis poursuivait son analyse.

Un sceau.

Un ricanement jubilatoire raisonnait dans les couloirs, sans se soucier de la présence éventuelle de quidams. Sans s'y attarder, la kunoichi se hâtait au gré d'un autre chemin, atteignant bien plus loin la lettre F. Nouvelle expertise. Un autre sceau.
Elle tombait à genoux, ses muscles se contractant sous la joie infinie et libératrice qui la saisissait toute entière, et qu'elle tachait cette fois-ci de contenir.

Maintenant elle savait que chacune des lettres apparentes servant à la classification des ouvrages de la grande bibliothèque avait été altérée pour cacher quelque chose. Sans en connaitre les mécanismes, elle en devinait déjà la substance, le trésor : L'alphabet de l'ouvrage de Wo. Chaque lettre donnerait un symbole.
Et de là, tout devenait possible.
Car le temps demeurait bien le plus piètre des obstacles.
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Sam 17 Aoû 2019 - 16:12


Son intuition se confirmait ? Possiblement. Si ce n'était Wo, quelqu'un en tout cas avait retranscrit et masqué cet alphabet dans la structure même de la grande bibliothèque. Le compte y était, chacune des lettres offrait un symbole une fois le sceau démêlé. Le modèle de ces sceaux représentait un cadenas modeste, néanmoins leur dissimulation physiquement scellée restait un moyen habile de passer inaperçu. En tant que kunoichi-senseur, Takara avait bien évidemment fait usage de ses talents dès les premiers instants, le jour comme la nuit afin de ne pas être parasitée par les nombreuses allers-venues. Cela n'avait abouti à rien et pour cause, il fallait déjà mettre le doigt dessus pour s'en apercevoir et passer à l'étape suivante : le descellement.

La bonne fortune - ou sa persévérance dans le détail - l'avait conduite au dénouement de cette quête, ne restait alors que le plus simple - Comprendre la structure du sceau et l'altérer pour en libérer l'essence. Un à un, elle avait pu calquer cet alphabet dans son intégralité "présumée", puisqu'elle ignorait encore si les deux langues comportaient le même nombre de lettres. La partie n'était ici encore pas terminée, puisque créer une suite de mots quand bien même fidèles ne garantissait pas la cohérence des phrases traduites. Il y avait encore du travail, un exercice long et fastidieux. Mais l'engouement l'emportait largement sur l'ardeur de la tâche.

Impossible de savoir quelles seraient les nouvelles difficultés sans mettre la main à la pâte.

La trentenaire possédait désormais la clé nécessaire à la retranscription de cet ouvrage, et une première traduction officieuse ne saurait tarder à se dessiner sous ses yeux. Un premier essai, puis une relecture, puis une reformulation de chaque phrase selon leur logique, puis une mise de côté des paragraphes indescriptibles, puis d'éventuelles nouvelles recherches...

Elle se frottait les mains.
Au travail.

Même si de nombreuses questions restaient encore en suspens, la priorité s'imposait dans l'évidence la plus absolue.
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Un sceau après l'autre

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