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Moi qui pensais lire

Narita Taka
Narita Taka

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Jeu 2 Mai 2019 - 17:36
Dans les ténèbres de la nuit, me vint certain songes des plus inavouables. Je rêvais de mon tortionnaire. Je visualisais ce qu'il me faisait et ce qu'il m'obligeait à faire. Je l'observais, lui, faisant de moi son jouet, son exutoire de colère. Je gouttais du fouet sur mon dos, du baiser incandescent du fer rouge sur ma peau, de l'horrible odeur de ma propre chair brûlée. Entre cauchemar et rêve, je me réveillais, au bord de l'orgasme, une fine pellicule de sueur sur ma peau… Nageant dans mes draps humides de moiteur, je décidais de m'extirper de mon lit lorsque j'aperçus les quelques rayons de lumière se glissant au travers de mes volets. Aucun doute, la matinée était déjà bien entamée… C'est donc entièrement nue que je me pavanais dans mon appartement et trouvais place sur une chaise, tasse de café froid  à  la main, me perdant ainsi dans mes pensées, lié à mon rêve.

« Constamment, lors du premier ressentit douloureux -je parle de la vraie douleur, celle ressentie lors de séance de torture- je pense que je vais mourir, mon souffle se bloque dans ma gorge, j'entends un cri étouffé sans comprendre que celui-ci vient de moi. Mais après, mon corps me trahi, s'accommodant à la douleur de mes chairs torturée, détrempé de désir et de sang. Et alors, le plaisir monte, inexorablement. Bien que généralement, on me déchire la peau, que l'on me saigne à la limite de la mort… Je prie Inazami pour que cela ne s'arrête jamais, mais tout fini un jour par s'arrêter et c'est à cet instant que je me retrouve à lutter contre les ultimes sursauts de désir... Quelle créature suis-je pour éprouver du désir pour mon propre avilissement, béni – ou salie, cela dépend de vos penchant - par les mains de la mort elle-même. »

C'est donc perdu dans mes sombres pensée que je m'étais habillée en m'enfilant le café froid de la veille, puis pris la route en direction de la grande bibliothèque du village. Malgré la fraîcheur du fond de l'air, le soleil était chaud. J'écoutais d'une oreille distraite, en passant proche des fenêtres d'une des écoles du coin, les enfants de la classe en songeant essentiellement a quel point les étudiants avaient l'air si jeunes, avec leur visage enthousiaste et attentif. C'est donc au bout d'une dizaine de minute de marche que je me retrouvais enfoui dans la fraîcheur ambiante de la bibliothèque. Me pavanant de rang en rang, entouré de millier de page de savoir, je recherchais LE livre, celui qui m'en expliquerait d'avantage que je ne savais déjà sur la douleur. Mon index glissant sur les différentes étagères, mon regard s'arrêta sur un ouvrage intitulé « Anthropologie de la douleur ». Le titre se montrait accrocheur, c'est donc naturellement que je le décoinçais d'entre les autres bouquins afin de m'intéresser au synopsis qui se trouvait au dos. « Analyse de la relation que l'homme entretient avec la douleur tout en le situant dans la trame sociale et culturelle ». Parfait, je tenais entre mes mains, ce qui allait m'occuper durant les heures à venir. Ainsi, je me dirigeai en direction du centre de la bâtisse, afin de trouver place dans un des nombreux fauteuils mis a disposition et m'offrir entièrement à ce chef d'œuvre.
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Nozomi Ryû
Nozomi Ryû

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Dim 5 Mai 2019 - 14:31
Le soleil arriva tôt, en cette matinée de printemps, filtrant à travers la fenêtre sur le couple endormi. Ryû se réveilla quasiment instantanément, contemplant son élue endormie, et bougeant le plus discrètement possible pour ne pas la réveiller. Il ne savait que faire de sa journée, l'entrainement l'ayant un peu lessivé, dernièrement, même s'il avait permis de le rendre bien plus fort. Il réfléchit à quoi faire durant son petit déjeuner, sa douche, et même tandis qu'il s'habillait, avant de se décider à prendre en main son planning. Lire à la bibliothèque, cela pouvait être une bonne chose, il ne s'était pas beaucoup instruit, dernièrement, favorisant sa montée en force aux dépens de son développement culturel et intellectuel. Alors, une fois fin prêt, il déposa un doux baiser sur la tête de son émeraude, sa brune bien aimée, et passa la porte, en faisant bien attention de ne pas la réveiller. Il se retrouva alors dans la rue, sentant la douce brise matinale se heurter à sa peau, lui arrachant quelques petits frissons car ses vêtements n'étaient peut-être pas adapté à cette fraicheur inattendue, simplement vêtu d'un t-shirt bleu nuit et d'un pantalon assez fin, noir.

Le Nozomi aimait le calme des rues de Kumo le matin, quand personne ne criait, ne se disputait, ne riait aux éclats. Parler, sourire, cela ne le dérangeait pas, mais parfois, un peu de tranquillité sur le chemin n'était pas de trop. quelques animaux errants se promenaient, dévisageant le jeune homme avant de s'en aller, lorsqu'il les croisait, comprenant qu'il ne valait mieux pas le déranger, ou ayant peur des humains, tout simplement. Une voix émergea alors, de manière assez inattendue, pour parler d'un sujet... inimaginable. Hey, Hatsu, ça fait un moment que Yokka dit plus rien. Tu crois qu'il est mort cet enfoiré ? La voix de Nibanme était assez fluette, il semblait intimidé. La torture de Chiaki avait eu un effet dévastateur sur les deux personnalités restantes, comme une prévention, une menace, un message indiquant de ne pas faire de vagues sous peine de subir la même chose. La disparition du fou furieux était vraiment une bonne chose finalement.

"Je pense qu'il reviendra, mais j'espère qu'à ce moment-là, il saura se contrôler, car je commence à mieux comprendre sa nature, et comment l'arrêter."

Un bruit de gorge de la part du second suffit pour montrer qu'il avait bien assimilé la réponse, mais son attitude semblait montrer qu'il n'acceptait pas cela. Même si lui en particulier était du côté du premier, il voyait leur groupe comme une entité, et semblait ne pas accepter que la Sentetsu puisse les faire disparaître, quand bien même l'acte était horrible de la part de Yokka. Le bleu arriva finalement devant l'immense bâtisse, qui venait à peine d'ouvrir. Il passa les portes et se dirigea vers les étagères contenant des livres sur l'histoire de Hi, un pays qui l'intéressait beaucoup depuis qu'il savait qu'il en était plus ou moins originaire. Enfin, il y était né tout du moins, ses origines profondes ne lui étant pas connues. Il en trouva un qui parlait des guerres déclenchées par Kumo, sur ce territoire, et se dirigea vers un endroit assez confortable. Personne n'était encore arrivé, ou du moins le pensait-il, mais il finit par déceler une présence. Assise sur l'un des fauteuils, elle occupait l'espace que souhaitait utiliser le Chûnin. Par chance, il y en avait plusieurs, alors il se plaça non loin, à quelques mètres, ne pouvant pas aller beaucoup plus loin de toute façon. Il jeta un œil rapide au livre que tenait la femme, et ouvrit le sien, presque choqué par ce qu'il avait vu... D'ailleurs, peut-être qu'elle l'avait vu réagir ainsi, mais Ryû n'était pas très à l'aise, se demandant quel intérêt pouvait on avoir à lire cela... Pour de la torture ? Oui, sans doute, une autre utilisation serait très particulière.

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Narita Taka
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Dim 5 Mai 2019 - 15:58
Je me penchais dans ma lecture, m'enivrait de la vision d'un sage qui avait parcourut le monde et avait décidé de partager sa connaissance de la douleur. Chaque page était une bénédiction, renforçant ma conviction que la souffrance était une réponse, ma réponse. Cela était d'une logique irréfutable. La douleur était sans aucun doute l'expérience humaine la mieux partagée – avec celle de la mort – tout le monde la connaissait, avait déjà goutté ses délices, aucun homme ne pouvait se targuer de n'avoir jamais souffert. Certes, les expériences bien que similaire ne sont nullement vécus de la même manière. À une blessure ou à une affection identique, le seuil de sensibilité n'est pas le même, l'attitude à l'égard de la douleur n'est jamais figée, elle est en puissance, probable, mais non assurée. Elle peut révéler parfois des résistances insoupçonnées ou à l'inverse des faiblesses inattendues. Voilà, ce que m'inculquait ce livre : ce n'est pas le corps qui souffre mais l'individu en son entier. Comprendre le sens de sa peine était une manière de comprendre le sens de la vie, de l'homme. La douleur est une matière inépuisable, disponible à l'invention de l'artisan qui entend faire de son corps un réceptacle d'affliction. Certes, comme le rappelait l'auteur, l'emprunt de ce chemin exige une passion rare. Le corps-à-corps délibéré à la douleur implique une volonté et une endurance peu commune et est à la porté des hommes les plus humbles. Si en principe tout homme fuit instinctivement la souffrance, il est loisible à chacun de s'y exposer de son plein gré. Celui qui vient à maîtriser la douleur en soi, en la ciselant avec dévotion, alors, celui-ci subordonne sa condition plutôt que de lui être soumis… Voilà un enseignement des plus pur pensais-je…
Mais alors que jusqu'à présent je pensais être seule dans l'établissement, un jeune homme fit son apparition, bouquin à la main. Vraisemblablement, celui-ci ne s'attendait pas à tomber sur une nana, les pieds sur le fauteuil et son fessier sur ses pieds. Relevant les yeux au moment même ou celui-ci tentait de lire le nom sur la tranche de l'ouvrage que je lisais , je ne pu faire autrement que remarquer son air choqué, ce qui me mit le sourire aux lèvres. Encore un jeune pudique, ignorant tout du plaisir… Alors, reprenant une position plus convenable sur mon fauteuil, et croisant les jambes, je claquai le livre afin de le refermer. Plongeant mon regard sur cet individu, je pris une mine exagérément outré en faisant mine de lire l'intitulé du bouquin.

“ Qu'est-ce qu'un homme peut donc trouver d'intéressant a feuilleter un simple récit de guerre dont la réalité est constamment écrite et déformée par les vainqueurs ? La guerre a toujours le même lot d'ignominie… Viole, pillage, massacre, torture, famine… ”

Je me redressai avec souplesse et plongea mon unique œil au sein du Kumojin avant de lui lancer :

“ Ne Bouges pas, je vais t'offrir de la VRAIE lecture ”


Mes pieds nues sur le sol parcourait les quelques mètres qui me séparaient des étagères de la bibliothèque. Disparaissant dans une des allées, je vins rompre le silence en disant :

“ Voilà ! ‘L'envers des décors ‘ par Fumikazu Akako. De quelles douleurs, de quelles joies, de quelle nécessité est fait l'art de la guerre. Il y est question de guerre, de cynisme, du semblant et du réel ”

Arrivé au fauteuil voisin de l'inconnu, je lui déposai délicatement le livre sur les genoux, tout sourire.

“ De la VRAIE lecture ”
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Nozomi Ryû
Nozomi Ryû

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Mer 8 Mai 2019 - 1:11
La journée aurait pu se dérouler de la meilleure des manières, s'il avait été seul ici. Décidément, cette bibliothèque n'était pas un lieu si calme qu'autrefois. Déjà, lorsque Ryû avait rencontré Yoshino Kei, il s'en était fallu de peu pour que cette enceinte du savoir ne devienne un ring de boxe, ou une arène de combat. Leur capacité à retrouver le calme, et l'intervention d'une bibliothécaire avaient permis d'éviter le drame. Mais cette fois, alors qu'il tentait de démarrer sa lecture, la femme borgne l'interrompit sans ménagement. Elle semblait avoir aperçu l’œil indiscret du bleu, et ne pas apprécier cela. Mais sa tirade montra néanmoins qu'au-delà de ses lectures peu recommandables, elle avait une bonne culture, et savait que les livres d'histoire étaient souvent largement embellis car écrits par les vainqueurs. Cela n'empêchait qu'elle parlait trop fort pour le lieu où ils se trouvaient, et cela s'avérait fort déplaisant pour le Chûnin qui n'était pas venu ici pour obtenir un cours d'histoire, mais pour faire des recherches concernant son propre passé. Tout ce que disait cette femme était vrai, mais elle ne semblait pas avoir tapé au bon endroit, car le but du Nozomi n'était de toute évidence pas de s'instruire, il savait quels livres chercher pour cela. Non, ce qui l'intéressait était plutôt dans les groupes impliqués dans le pays sur lequel il se renseignait, et les événements marquants, sans entrer dans leurs détails.

Par.. politesse ? Sans doute. Il accepta le livre, ou tout du moins, il n'eût pas beaucoup le choix que de laisser l'ouvrage atterrir sur ses jambes. Il regarda la couverture, une bien belle œuvre qu'il avait lue, il y a de cela quelques années, et qui ne mettait aucunement un camp en valeur, simplement des faits, qui dénonçaient notamment les actes cruels perpétrés par les vainqueurs, même après que leurs adversaires aient été vaincus. Bien sûr, qui pouvait dire que ce livre donnait la stricte vérité, et n'était pas simplement une représentation diamétralement opposée à celle que donnaient le camp gagnant.

"Je ne parlerai même pas de votre lecture, elle n'a pas vraiment d'intérêt pour moi, et je ne compte pas répliquer à votre critique par une contre-critique. Maintenant, qui êtes-vous pour juger de ce que je m'apprêtais à lire ? Qui vous dit que je compte lire cet ouvrage dans le simple but de m'abreuver du savoir qui s'y trouve ? Pensez-vous vraiment pouvoir juger quelqu'un en à peine quelques secondes, sans chercher plus loin ?"

Le bleu attrapa le livre, et retourna le poser, à l'endroit exact où il se trouvait auparavant. Il remarqua d'ailleurs qu'il n'y avait absolument personne à cette heure-ci, à l'exception de cette femme ne possédant qu'un œil et semblant adepte de la torture, ou d'autre chose. Il revint ensuite s'assoir, reprenant son livre en main, mais ne l'ouvrant pas dans un premier temps.

"Les vainqueurs écrivent l'histoire, je sais que ces livres contiennent une version largement embellie par ceux qui ont gagné, mais je ne le lis pas pour cette raison, ce que je cherche se trouve dans des descriptions plus que dans des faits bafoués et allègrement modifiés. Avez-vous quelque chose à en redire ? Ou peut-être pourriez vous m'apprendre les intérêts de votre propre lecture ?"

Son regard était celui du défi. Ryû ne savait pas dans quoi il s'embarquait, mais cela pourrait le mettre dans une très mauvaise position, dans tous les sens du terme. Et personne à l'horizon... Enfin, il n'allait pas avoir besoin d'aide, elle ne semblait pas si forte que cela, si tant est qu'elle veuille en venir aux mains, ce qui n'était pas vraiment une possibilité plausible.


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Narita Taka
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Ven 17 Mai 2019 - 12:42
Venais-je de piquer à vif le jeune homme ? Il me semblerait que oui. L'homme avait tout d'un individu vexé. Je trouvais cela marrant. Il était déjà comique de gêner un lecteur concentré mais d'autant plus hilarant quand vous lui laissez entendre que sa lecture est merdique. Je ne put m’empêcher de sourire et d'échapper un léger gloussement lorsque l'inconnu se redressa afin de remettre en place le bouquin que je venais tout juste de lui apporter. Je me laissais aller au silence afin d'écouter son plaidoyer et juger que celui-ci ne semblait pas être un crétin malgré son manque de sociabilité certain.

- Je ne vous juge pas vous... Seulement votre lecture ! Dis-je en éclatant de rire.

- Rigolez ne serait-ce qu'un instant, vous êtes bien trop sérieux.

Je croisai les jambes et fis mine de rouvrir mon livre afin de reprendre ma lecture avec un sérieux beaucoup trop surjoué, mais je ne put pas m’empêcher de pouffer à nouveau après seulement quelques secondes.

- Mais si nous devons garder notre sérieux Monsieur, gardons le ! M'exprimais-je en surjouant la femme autoritaire.

- Ma lecture a pour objectif de comprendre l'homme, dans sa généralité. Effectivement, qu'avons-nous tous en commun dans ce bas monde si ce n'est la douleur et la mort. La mort, hélas, la totalité de ceux qui l'ont goûté non jamais put en parler par la suite. Alors que la douleur, elle est étudiable ! repris-je avec sérieux.

- Et vous, que cherchez-vous donc dans les descriptions plus que dans les détails bafoue .

Promis, je ne vous jugerais pas... Expliquais-je en murmurant avant de rire à bouche ouverte.
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Sam 18 Mai 2019 - 13:41
Ryû semblait trop sérieux. Sans doute était-ce parce qu'il ne pouvait ou ne savait s'ouvrir facilement ? Il avait un certain sens de l'humour, avec celles et ceux qu'il connaissait, mais du reste, il réagissait souvent mal, comme Kei avait pu le constater lors de leur rencontre en ce lieu. D'ailleurs, ce lieu était pour lui un sanctuaire, et il devenait bien plus sérieux, bizarrement, et moins drôle. La femme semblait donc vouloir le voir rire, ou du moins adopter une attitude moins sérieuse. Le Nozomi reprit son livre, mais ne l'ouvrit pas, se disant qu'il avait peut-être surréagit, passant pour un colérique comme Nibanme ou simplement une personne qui n'aimait pas que l'on insulte sa culture. Pourtant il s'en moquait, ce qui rendait sa réaction encore plus étrange. Il la laissa continuer sa lecture, ignorant sa question à priori. Mais elle reprit la parole, finalement, et souhaitait jouer sur le sérieux. Le bleu eût un petit sourire. Elle aimait jouer, et ses propos indiquaient des penchants assez spéciaux. Appréciait-elle de torturer les autres ? C'était la seule idée qui pouvait naître dans l'esprit du Chûnin, qui n'imaginait même pas que certains puissent réellement prendre du plaisir dans leur propre douleur. Il la scruta, avec un air interrogateur, moins sur la défensive également.

"La douleur... Elle est étrange. J'ai quelques notions sur celle-ci. Je sais notamment que des blessures physiques peuvent avoir un impact mental fort. Certains peuvent changer totalement de personnalité, pendant ou après avoir subit une douleur atroce, j'en ai été témoin."

Oui, témoin du mutisme permanent de Yokka après que Chiaki l'ait mutilé encore et encore. Par chance, lui n'avait reçu qu'une partie de cette douleur, n'étant pas aux commandes à cet instant, sinon son état aurait pu également changer. Ce jeu de ping pong de questions/réponses semblait continuer, alors Hatsu n'esquiva pas. Le bruit ne pouvait gêner personne puisqu'ils étaient seuls, alors il parla, répondant de manière franche.

"Je recherche des indices sur mes origines. Je ne sais pas grand chose, mais il y a des informations qui peuvent être trouvées dans des livres, j'en suis sûr. J'ai des raisons, d'en être sûr."

Il ne pouvait en dire plus sans risquer de dévoiler son secret le plus sombre, et raconter que l'on avait rêvé de choses se passant avant sa propre naissance était impensable. Personne ne pouvait le croire d'ailleurs, puisque c'était physiquement et logiquement impossible. Mais c'était vrai, et la puissance du Fuinjutsu y était pour quelque chose. Le jeune homme comptait bien approfondir la question et découvrir les buts de la femme qui lui parlait, sur ses penchants pour la douleur.

"Pourquoi vous intéressez vous à la douleur ? Êtes-vous une tortionnaire ? Ou alors... Vous avez subi une torture affreuse et souhaitez apprendre à vous en prémunir ? Hum, peut-être est-ce de la simple curiosité ?"

Entrait-il dans une conversation qui allait lui glacer le sang ? Difficile à dire, puisqu'il n'avait pas idée des raisons qui poussaient son interlocutrice à se renseigner sur cela...


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