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Une histoire de magnétisme ; Ft Detzu

Metaru Shūuhei
Metaru Shūuhei

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Ven 7 Juil 2017 - 21:07
- « Shinobi n’a pas pu se déplacer de lui-même ? »

- « Malheureusement non Shuuhei-sama. Shinobi-sama est assez occupé. »


C’est la mine réfléchie que je dirigeai mes yeux vers le plafond du gigantesque entrepôt de la raffinerie. Il était rare que les Suzuri mandatent un chunin de leur clan pour venir récupérer nos productions à distribuer et à vendre, d’autant plus qu’elles étaient assez nombreuses pour le coup. Sur le filon de l’armement, Kumo était devenue une machine très bien rodée. Je regrettais de ne parfois pas vendre moi-même les armes que je fabriquais, mais je devais avouer que les Suzuri avaient le commerce dans le sang et qu’ils s’en sortaient bien mieux que nous à ce niveau. Si les premières années furent rageantes, force fut de constater qu’ils réalisaient des bénéfices conséquents et qu’ils nous mâchaient un travail parfois long et laborieux. Car une chose était de fabriquer une arme ; une autre était de réussir à les vendre à un prix correct. De plus, pour le flemmard que j’étais, cela faisait une charge en moins non négligeable, ce qui me permettait de me reposer et de vaquer à d’autres occupations parfois plus intéressantes, même si de manière générale, elles ne se résumaient qu’à deux choses toutes simples : Les femmes et l’alcool. J’avais même la réputation d’un ivrogne, même si je à ma connaissance, je n’avais jamais vraiment fini saoul.

- « Alors ? Qu’est-ce que tu en penses ? »

D’une des caisses, le jeune chunin expert en matière de kenjutsu sortit un katana et se mit à le manier dans tous les sens. J’eus un sourire en le voyant faire. Il se débrouillait pas mal. Enfin, ce n’était pas comme si j’étais mieux que lui. Car si je savais créer des armes, les utiliser étaient une toute autre paire de manches. Mais étant donné que j’étais déjà fait de métal, je me voyais mal me saisir d’une épée et l’utiliser comme un bretteur aguerri, là même où je pouvais transformer mon bras en une lame aiguisée et efficace. C’était un peu un péché d’orgueil et il était malheureusement commun à plusieurs Metaru. Dire que j’étais un cas isolé serait un pur et véritable mensonge. Néanmoins, nous demeurions forts. Certainement le clan le plus puissant de Kumo en termes de baston. Lorsque le Suzuri termina sa démo, il sortit une feuille de papier de l’une de ses poches qu’il laissa tomber sur le tranchant de sa lame. Une fois en contact avec le sabre, ladite feuille fut coupée en deux, ce qui convainquit le gamin de la pureté et de l’efficacité du sabre. Il se dirigea vers une autre caisse et se saisit de kunais, shurikens, senbons, makinishis qu’il observa sous toutes leurs coutures avant d’être assuré d’être en face de produits de très bonne qualité. Made by Shuuhei.

- « Impressionnant… »

- « N’est-ce pas ! »


Devant sa bouille admirative, j’eus un gros rire. Ça changeait clairement du flegme de Shinobi. Enfin, ce n’était pas comme si je détestais ce dernier de toute façon, même si j’aurai aimé le voir un peu plus joyeux et bien plus communicatif. Je finis par faire signe à quelques membres du clan sur place qui se hâtèrent de fermer et de sceller physiquement les caisses. Quant à moi, j’avais sorti un carnet de mon pantalon ainsi qu’une plume avant de me servir de l’encre du Suzuri en face de moi pour faire une facture. On parlait là d’une trentaine de grosses caisses pleines d’armes en tout genre. Il y avait de quoi se poser des questions devant la diversité d’une telle commande, mais tant qu’on avait l’argent en retour, le reste n’était pas un problème. Une fois que j’eus terminé mon estimation, je présentai la facture au gamin qui eut un sourire. Cette facture était une estimation que les têtes pensantes des Suzuri allaient certainement optimiser. On pourrait croire qu’il s’agissait d’une simple augmentation de prix, mais bien d’autres facteurs entrèrent en compte. Une fois le côté administratif bouclé, l’homme créa un piaf géant à l’aide de son encre, s’empara des caisses et quitta tranquillement notre entrepôt. Elle était vraiment pratique leur encre…

Une réflexion que je me fis avant de m’aventurer dehors pour fumer une clope.

Mais alors que je me dirigeai vers mes quartiers, je vis un jeune près des grandes portes de la raffinerie.

Et vu qu’il avait l’air de chercher quelque chose, je me rapprochai tranquillement de lui, sourire aux lèvres.

- « T’as besoin de quelque chose, gamin ? »
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Rikuzo Detzu
Rikuzo Detzu

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Sam 8 Juil 2017 - 10:43
Récemment, divers événements et situations ont fait que le jeune Rikuzo Detzu se mette à sérieusement réfléchir concernant cette étrange capacité. Que ce soit au laboratoire, dans la rue, en terrain d’entraînement, les occasions de reproduire ce qu’il pensait être une technique liée au métal ou à quelque chose comme un aimant se multipliaient, mais surtout, faisaient pression sur le genin. En effet, il aurait aimé s’en servir pendant un combat de manière plus habile, il aurait aimé ne pas passer une éternité à se focaliser sur une rambarde, et il aurait également apprécier voir un quelconque progrès.

Mais il n’en était rien. C’est pourquoi il décida, une fois pour toute, de se rendre dans un lieu où son regard se posera obligatoirement sur un métal, où ses gestes mèneront toujours vers du fer ou du cuivre et où il pourra s’exercer à une plus grande ampleur sur divers alliages. Et pour cela, il n’y avait pas mille solutions. Il enfila en urgence ses affaires et se rendit à la raffinerie si célèbre du clan Metaru. Un véritable symbole pour Kumo et qui conviendra à merveille à la description faite un peu plus tôt.

Après quelques arrêts, Detzu arriva à la raffinerie, où les gens y travaillaient avec ferveur et passion. Bien que la passion et la chaleur ne font pas forcément toujours bon ménage sur tout le monde.

- Maintenant que j’y pense, je ne suis jamais venu ici… dit-il en regardant autour de lui, puis les bâtiments, puis les portes. Je ne pensais pas que c’était si grand. Mais ça sera parfait pour moi.

Ses yeux se baladèrent alors qu’il enfouit ses mains dans les larges poches de son manteau vert et commença à chercher du métal en grande quantité. Il fit quelques tentatives en fixant les parois de la raffinerie et divers outils entreposés çà et là. D’un léger soupir, il tenta à nouveau en bougeant un peu sa main, bien que toujours à l’intérieur de sa poche.

Néanmoins, il fut interrompu par un homme possédant probablement la trentaine et qui semblait sympathique tout en ayant des traits de visage… particuliers. Detzu se demandait presque si cet homme ne le souriait pas simplement pour mieux lui envoyer un poing au visage. Mais il secoue la tête et tire sa capuche vers l’arrière pour regarder son interlocuteur, tout en se mettant dans une position un peu plus droite.

- Bonjour. Je ne voulais pas vous déranger, j’étais simplement en train de… regarder.

La réponse ne sembla pas réellement le convenir, et pour cause, elle ne faisait pas avancer la situation. Le jeune genin aux cheveux argentés tourna alors la tête pour regarder la raffinerie et ajouta :

« Pour tout vous dire, je ressens depuis quelques mois … quelque chose. Il m’est arrivé, pendant de fortes émotions, de parvenir à faire frissonner le métal. Et par métal, j’entends même du cuivre. Je pensais au début que je pouvais maîtriser le Kinton, mais je crois pas que ce soit ça. »

Le regard du genin semblait un peu fatigué. Ou exaspéré. De toutes évidence, ce n’était pas une première et vaine tentative. Mais les échecs, il devait connaître. Pourtant, impossible de rater une certaine forme de… vrai dans son message. On sentait qu’il était sûr de ce qu’il disait. Qu’il ne rêvait pas simplement d’une technique parce qu’il la trouvait cool ou puissante.
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Metaru Shūuhei
Metaru Shūuhei

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Dim 9 Juil 2017 - 5:03
- « Maitriser le Kinton ? Mais il faudrait que tu sois un Metaru pour ça mon garçon ! »

Je me mis à me marrer comme un gros rustre. D’ailleurs, je devais carrément en avoir l’image avec le torse nu qui mettait en avant mes muscles saillants et tout. Ça aurait pu être bien pire si j’étais couvert de sueur et de suie. Heureusement que je n’étais pas passé par les fourneaux ce matin. Lorsque je me calmai, je passai une main dans la chevelure du jeune homme. J’avais du mal à le croire, mais il n’avait pas non plus la gueule d’un menteur. J’étais plutôt doué pour détecter à vue les mauvaises personnes et j’avais plutôt une bonne intuition ; bien qu’il arrivait parfois de me tromper comme ça avait été le cas avec la jeune Nora. Une femme tellement sensuelle qu’il était difficile de penser qu’elle était « moine ». Impensable même ! Mais la vérité était ce qu’elle était et je fus complètement sidéré de constater qu’elle ne m’avait pas du tout menti. Comme quoi, je n’étais pas infaillible même si j’avais un bon feeling.

- « Ceci étant dit, si on suppose que tu peux faire "frissonner" le métal, j’aimerais bien voir ça ! Ça pourrait être très intéressant ! »

S’il s’agissait d’un petit bâtard, je n’osais pas imaginer tout le tollé que cela provoquerait au sein de notre clan. Les soupçons se porteraient automatiquement sur moi et j’en étais plus que conscient. Déjà parce que j’étais l’un des plus gros coureurs de jupons de tout Kumo avec cette sale réputation qui me précédait… Ensuite parce que le gamin arborait la même chevelure que moi ou presque : Lisse… Même coloration… Sans compter son air malicieux sur le visage qui faisait penser à mes jeunes âges. L’espace d’un instant, je me mis à flipper tout seul, avant de me calmer et de reprendre rapidement contenance. Il était impossible que j’ai pu foutre en cloques l’une de mes amantes. Impossible… « Dis-moi petit. C’est quoi ton nom ? Et tu as quel âge ? » Je finis par retirer ma main de son crâne en attendant ses réponses. Histoire de me rassurer un bon coup et satisfaire ma grande curiosité. Il me semblait ne l’avoir jamais vu après tout…

- « SHUU-NIIII ! »

Puis une voix enfantine brisa le silence qui s’était installé entre nous pendant une bonne poignée de secondes. Une fillette accourait derrière moi. Kaori qu’elle s’appelait. La benjamine de tout le clan. Elle était carrément mignonne et complètement adorable. Le p’tit bout de chou à qui on ferait des câlins à longueur de journée. D’ailleurs, du fait de son jeune âge, j’étais contre sa présence à la raffinerie, mais les anciens avaient prétexté qu’elle devait être mise dans le bain le plus rapidement possible. Vu la direction qu’avait pris Kahei, ils avaient certainement peur que les gosses de la nouvelle génération ne se détournent de la noble voie de la métallurgie ce qui n’allait jamais arriver bien évidemment. Kahei était l’exception qui confirme la règle, même si là n’était pas le plus important pour l’instant. Ce qui urgeait ? La gamine. Celle-ci une fois à mes côtés leva bien haut sa grosse poupée toute moche et la secoua dans tous les sens pour que j'y porte mon attention :

- « SHUU-NI ! REGARDE REGARDE ! IL MANQUE UN ŒIL A MA POUPÉE ET JE LE RETROUVE PAS ! »

Aaah, ces gosses… Si insouciants... Sauf que sans se rendre compte, Kaori allait déclencher une catastrophe…
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Rikuzo Detzu
Rikuzo Detzu

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Dim 9 Juil 2017 - 12:53
C’était un homme plutôt particulier. Detzu ne savait pas trop comment le considérer. Il semblait s’amuser devant son caractère franc et expressif, mais il ne pouvait s’empêcher de le trouver un peu… brusque ? Quoi qu’il en soit, il était plutôt rassurant pour le jeune homme au manteau vert, qui craignait qu’il ne le prenne pour un menteur et ne le force à s’éloigner de la raffinerie.

- Comme je vous le dis, je ne pense pas que ce soit du Kinton. Mais si vous voul-...

Detzu haussa un sourcil ainsi que les yeux en sentant une main sur sa tête. S’il y avait bien une zone que personne ne devait toucher, c’était ses cheveux. Il vendrait un rein pour les préserver dans leur état actuel, soit des cheveux hirsutes et lisses avec une teinte argentée. Mais bon, il lâcha un léger soupir et passa outre ce """détail""". Toujours les mains profondément dans les poches, il regarda son interlocuteur qui lui proposa de lui faire une démonstration.

- J’peux vous montrer ça, oui. Enfin, je vais essayer. Ma maîtrise est encore… ambiguë. Donc ça prendra un peu de temps, je pense. Je vais faire de mon mieux.

Le Genin fixa l’homme qui lui faisait face. Il semblait perdu dans ses pensées. Sans doute quelque chose d’assez important. Vu son allure et sa personnalité, sans doute venait-il de penser à une affaire concernant la raffinerie. Detzu ne le connaissait pas, mais il est tout à fait possible qu’il soit si assidu qu’il vienne de penser à quelque chose d’important malgré leur conversation.

- Je m’appelle Rikuzo Detzu. Je viens d’avoir 19 ans et j’habite au centre-ville. Je ne suis pas ninja depuis longtemps, mes parents m’ont longtemps forcé à être scientifique. En vain.

Un léger ricanement accompagna sa phrase alors qu'il tourna la tête en direction d'une voix mêlant énergie et hystérie. Une petite fille venait d’apparaître et désirait parler au Metaru. Mais alors que le Genin voulait reculer d’un pas pour les laisser converser, il vit avec angoisse une poupée en porcelaine absolument horrible et terrifiante. Il se tourna avec hâte, surtout en entendant qu’il lui manquait un œil. Non non non, alors ça, plus jamais. Il avait trop de mauvais souvenirs avec des poupées. Il fixa les murs de la raffinerie en attendant qu’elle parte, tout en serrant les poings. Il voulait être courageux, mais il faisait face à une phobie.

Mais elle arriva devant lui également, hurlant si c’était Detzu qui était responsable, ou si au moins il avait vu l’œil de cette… chose dégoutante… Detzu recula d’un vif pas, mais trop tard. Son regard était plongé dans le trou noir d’émotions qu’était la poupée. Sa fréquence respiratoire s’emballa alors qu’il était perdu à la fois dans le regard vitreux de la poupée et dans ses souvenirs. Il se masqua les yeux avec ses mains et pria – avec vigueur – à la fille de partir.

Le mal était fait. La peur dévorait Detzu alors qu’il sentait la fille le bousculer un peu, n’arrangeant en rien son état. Son bracelet s’emballa, commençant à fouetter son poignet. Il semblait d’abord attiré par le corps de Detzu, puis ensuite répulsé. Plus la fille restait, plus il avait une sorte de… sensation claustrophobique. Comme si la poupée et lui étaient enfermés dans une même pièce.

- Je-je-j’veux pas la voir ! E-Eloigne-la ! C-C-Cette chose, j’la veux pas près de moi !


S’il avait pu penser à quoi que ce soit, Detzu aurait sûrement été content de voir le métal qui commençait à s’agiter. Et il se serait senti stupide de réagir ainsi, mais sincèrement… pourquoi fallait-il qu’elle ait perdu un œil ? Pourquoi son regard terrifiant devait être accompagné par ce qui figurerait parfaitement dans un conte d'horreur...

Du côté de la raffinerie, ça ne bougeait pas trop. Mais tout le métal qui était à quelques mètres de Detzu commençait à suivre une certaine direction, comme s’ils étaient attirés. Son bracelet dans un premier temps bien sûr, puis les outils ninjas, puis même les résidus de métal issus du travail effectué à la raffinerie. Non pas que ce soit dangereux, un risque est quand même présent tant que cette ‘’technique’’ totalement instable du Genin n’est pas calmée.
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Metaru Shūuhei
Metaru Shūuhei

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Mer 12 Juil 2017 - 13:06
Je pensais avoir tout vu dans ma vie ou presque, mais là…

- « Rentre Kaori ! Rentre vite dans la raffinerie ! »

La gamine qui fut apeurée par l’animation soudaine des objets métalliques autour de nous ne se fit pas prier et prit ses jambes à son cou non sans pleurnicher. J’allais la réconforter plus tard à l’aide de grosses glaces, mais pour le moment, elle n’était pas ma priorité, d’autant plus qu’elle devait être hors de danger maintenant. Car le petit devait certainement influer sur une certaine zone. Il devait y avoir une limitation à son pouvoir. Pouvoir qui me fit frissonner sans que je ne sache pourquoi. D’ailleurs, pour avoir le cœur net, j’avais métallisé le bout de mes dix doigts, avant de sentir une sorte de vibration parcourir mes paluches. L’attraction fut légère mais mes doigts s’approchaient inexorablement vers le gamin et tirait mon corps avec. A plus grande échelle et s’il finissait par maitriser ce pouvoir, je n’osais même pas imaginer les ravages qu’il pouvait faire. Je déglutis avant de faire disparaitre le métal de ma peau, puis je soupirai, avant de lui foutre un gros coup sur le crane à l’aide du tranchant de ma main droite !

- « Calme-toi gamin ! Elle est partie, c’est bon ! Y’a plus de poupée ! »

Exaspéré ? Pas vraiment. Dépassé ? Énormément. Car c’était bien la première fois que je voyais un homme de son âge avoir peur d’une simple poupée. Je pouvais éventuellement l’asticoter avec ça à l’avenir si jamais nous venions à garder le contact, mais je préférai oublier rapidement cette pensée pour l’observer encore un peu, avant de le prendre dans mes bras. Oui, ça faisait un peu bizarre, mais il n’y avait rien de louche à mon geste. Il avait beau avoir 19 piges qu’il restait un gosse à mes yeux. Sa phobie n’était pas pour arranger cette façon de voir les choses d’où le fait que je l’avais chopé contre moi pour « le câliner » histoire de le réconforter. Je passai même ma main dans sa chevelure pour le tranquilliser, sourire aux lèvres. On aurait vraiment dit un vieux et son fils. La pensée me fit frissonner de peur avant que son âge ne vienne me rasséréner. Il n’y avait que douze ans entre lui et moi et j’étais loin d’avoir connu une femme à cet âge-là. Heureusement pour moi d’ailleurs. Et dire que je me suis fait des idées comme un con…

- « Je suis désolé si elle t’a effrayé. On ne pouvait pas savoir que tu avais peur de… Enfin… »

Pour les moqueries, on repassera vraiment. Parce que j’avais moi-même du mal à évoquer le sujet en fin de compte. Il fallait dire que c’était assez spécial quand même. Je connaissais plus d’une personne qui se seraient déjà moqués comme des enfoirés ! J’eus un énième soupir et je m’évertuai à lâcher le gamin. Déjà parce que je ne voulais pas l’embarrasser vu que j’étais torse nu et qu’il demeurait quand même un homme malgré sa taille et ses phobies ; mais aussi parce que nous étions en pleine rue. Heureusement pour nous, il n’y avait aucun passant dans les environs, même si je n’étais pas du genre à avoir honte pour si peu. « N’empêche que c’est fou ça… J’avais jamais entendu parler d’une telle capacité… » Je connaissais pas mal de kekkei genkai, mais celui-là, il me surprenait complètement. Le kinton permettait de manipuler le métal, mais pas au point de le magnétiser de la sorte. Je ne pouvais pas croire moi non plus qu’il s’agisse de notre capacité. La sienne était légèrement différente avec un potentiel qui me semblait encore plus destructeur.

Sur le moment, je ne sus que rajouter. J’observai encore un peu les boulons, clous et vices usés qui sautillaient ça et là sans qu’on ne puisse s’expliquer la raison. Et puis, la curiosité me gagna comme lorsque je lui avais fait comprendre que j’étais intéressé par son pouvoir. Et dire qu’il n’avait pas menti quand il m’affirma plus ou moins qu’il devenait incontrôlable sous l’effet d’une émotion forte. « J’aimerais bien tester pas mal de choses avec toi, mais je doute que tu sois en état. Que dirais-tu de revenir plus tard, lorsque tu te seras calmé ? On pourrait essayer tous les deux d’en savoir un peu plus sur ta capacité non ? Ne t’en fais pas. Ma nièce n’aura pas sa poupée si jamais on venait à la recroiser. » Ou pas en fait… Parce que je comptais bien réutiliser ladite poupée pour essayer de le titiller un peu pour qu’il fasse inconsciemment usage de son pouvoir. C’était certes machiavélique comme plan, mais je ne voyais pas un autre moyen de le stimuler à moins qu’il me donne un autre indice pour l’aider à matérialiser son pouvoir.

- « A moins que ta peur ne soit passée et que tu sois d’accord pour un café histoire de mieux te tranquilliser ? »
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Rikuzo Detzu
Rikuzo Detzu

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Jeu 13 Juil 2017 - 11:18
Non sans se sentir stupide, Detzu se frotta frénétiquement la tête après le coup du Metaru. Rien de bien douloureux mais un picotement désagréable trônait sur le sommet de son crâne. Cependant, Detzu s’était bien calmé et leva la tête pour regarder son interlocuteur, qui avait une sorte de… regard un peu jugeur, ou moqueur, ou confus. En réalité, c’était un peu dur à dire pour le Genin qui venait vraiment de subir avec violence une phobie qu’il croyait désormais enfouie depuis longtemps.

Et puis, ça paraissait stupide, mais le comportement protecteur du Jônin – bien que plutôt étonnant – était parvenu à cesser la ‘’crise’’ de Detzu. Bon, ce n’est pas sans dire que le Rikuzo sentait un certain mélange de malaise et de tranquillité suite à ça, mais il est vite passé outre. Après tout, s’il avait eu peur, il fallait comprendre que déclencher une technique liée au métal près de la fameuse raffinerie de Kumo a dû être un peu inquiétant. Pour la fille, bien sûr, mais également pour les adultes qui voyaient les choses frissonner sans raison.

- Hm-hm… désolé, sincèrement. J’ai vraiment de mauvais souvenirs avec les poupées de ce style. Des années de cauchemars, je ne vous raconte pas. Mais… ouais. Désolé. Vraiment. Je ne voulais pas causer de problème. C’était vraiment la coïncidence qu’il ne fallait pas près de ce bâtiment.

Lorsque le Jônin lâcha Detzu, ce dernier tapa un peu son manteau pour le remettre droit et passa une main dans ses cheveux pour leur redonner leur forme originelle. Son allure avait été un peu malmené avec tout ça.

- Et merci. Même mon père se fiche de moi avec cette phobie. Mais bon, c’est une phobie, je n’y peux rien. Je fais des efforts mais voilà.

Il ricanait mais on sentait que c’était vraiment un malaise pour lui d’avoir une telle phobie. Des araignées, des serpents voire même des rats, on connaissait bien. Mais les poupées… bon. En tout cas, Detzu se sentait rassuré du fait que le Jônin ait gardé son sérieux. Et puis, il a visiblement été intrigué par la crise, et en particulier la technique. Après tout, c’était pour cette raison qu’ils discutaient tout à l’heure.

- Comme je vous l’avais dit, ça ne me semble pas être du Kinton. Je reste un Genin un peu ignorant mais, je pense sincèrement que c’est autre chose. Mais vu que je ne maîtrise pas grand chose encore… c’est difficile d’évaluer ça.

Cependant, c’est avec une certaine surprise que Detzu apprit que le Metaru était intéressé par effectuer quelques ‘’recherches’’ sur sa capacité. Il savait que les émotions qu’il ressent sont toujours très rapidement passées. Il avait toujours été comme ça. Un coup il angoisse plus que n’importe quel trouillard, un coup il est plus serein qu’un maître dans un monastère.

- Un café, très volontiers ! Oh, et ‘vous en faites pas, ce genre de trucs, ça disparaît vite avec moi. On risque rien.

Le Metaru était vraiment sympathique et le café permettait à Detzu de reprendre un peu ses esprits après ces quelques émotions fortes. Le Genin profita au même moment de pointer du doigt le Jônin et lui proposer de mettre un t-shirt. Il fit cette proposition plus sur un ton moqueur que sur un ton jugeur ou gêné. Peut-être était-ce un moyen pour lui de détendre un peu l’atmosphère après sa crise.

- Bon… c’est extrêmement mal tombé, mais en même temps, ça ne pouvait pas mieux tomber. D'accord, j'ai eu la peur bien violente que j'aurai aimé éviter, mais du coup, vous avez pu tout voir. Qu’est-ce que vous en pensez ? De ma technique ? Comme ça, à première vue ? Vous pensez que c’est du Kinton finalement ?

Au diable les phobies, les tracas et autres sentiments. Detzu a envie d’en savoir plus. S’il est content de ne pas avoir croisé un coincé, un gars grossier ou un idiot, il a surtout hâte d’entendre ‘’l’expertise’’ de quelqu’un avec de l’expérience.
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Metaru Shūuhei
Metaru Shūuhei

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Lun 17 Juil 2017 - 14:32
- « Quoi ? Je ne suis pas sexy torse-nu ? Hahahaha ! »

J’avais bien pris ma blague sur ma nudité partielle. Pas de quoi s’offusquer quand on comprenait vite fait qu’il voulait détendre l’atmosphère. Je passai amicalement une main dans sa chevelure avant de lui intimer l’ordre de me suivre, puis j’écoutai attentivement ses questions sur sa capacité. Une fois qu’il eut terminé, je pris une grande inspiration avant de commencer à cogiter sérieusement. Sa capacité était vraiment très étrange. On pourrait croire à première vue qu’elle ressemblait trait pour trait au Kinton, mais tel n’était pas vraiment le cas. Le monde était tellement vaste que des Kekkei Genkai, il devait en avoir des tonnes. Néanmoins, j’étais sûr d’une chose : Le gamin avait un tout autre pouvoir. Et puis, j’imaginais mal une autre personne détenir cette capacité sans être un membre de notre clan. C’était un peu comme la capacité spéciale des Nara. Aucune autre personne qu’un Nara ne devait maitriser une telle technique. Très dangereuse d’ailleurs quand j’y pense. Les shinobis de cette cité pouvaient s’avérer effrayants…

- « Il n’est pas impossible, mais il est difficile pour les membres de notre clan de manipuler du métal qu’ils n’ont pas produit eux-mêmes. Qui plus est, ce principe d’attraction et de répulsion ne semble pas être dans nos cordes à moins d’avoir des techniques spécifiques, m’enfin… »

Il y avait bien évidemment des exceptions parmi nous, mais je n’avais jamais vu un Metaru influer sur du métal qu’il n’avait pas produit sans l’effleurer au préalable. Ça me paraissait assez compliqué comme prouesse. Les vibrations et la lévitation des objets métalliques qu’il avait réalisés sans trop le vouloir me poussait à comparer le gamin à un aimant sur pattes. L’idée était saugrenue mais elle se tenait. Elle m’arracha même un petit rire, mais il fut interrompu par la folle course de deux Metaru qui sprintaient vers moi. Quand le doyen n’était pas là, la charge d’administrer la raffinerie me revenait de façon naturelle et automatique. Va savoir pourquoi… J’interrompis donc ma marche pour laisser les gars postés devant moi reprendre leur souffle -L’un d’entre eux avait pris appui sur ses cuisses tandis que l’autre tenait ses reins en se cambrant légèrement vers l’arrière-, puis j’écoutai leurs explications sans broncher. Des armes s’étaient mises à « vibrer et voler » un peu partout, tant et si bien que le phénomène avait causé la panique dans nos rangs.

- « Aucun problème. Je sais d’où ça vient. Ne paniquez pas si ça recommence et contentez-vous de vous protéger et de vous mettre à l’abri si ça recommence. Je vous expliquerai l’affaire plus tard. Évitez aussi de contacter les anciens. Ce n'est rien que nous ne puissions pas gérer nous-mêmes. »

Je posai une main sur l’épaule du plus proche tout en lui faisant un sourire. Puis je les enjoignis de continuer le travail avant de passer un bras par-dessus les épaules du gamin pour l’entrainer avec moi comme s’il s’agissait d’un ami de longue date. Le geste n’était pas du tout hasardeux : Quand bien même je reconnaissais être très tactile, je voulais surtout le « réconforter » histoire qu’il n’ait pas à culpabiliser suite aux mots de mes hommes. Je frissonnai l’espace d’un instant en pensant qu’il pouvait foutre un gros bordel au sein de la raffinerie s’il avait une dent contre notre clan, mais je finis par chasser cette pensée absurde de mon esprit avant de continuer mon chemin avec lui. Nous dépassâmes quelques personnes –un peu stressées par ce qui venait de se passer- sans les saluer puis nous nous engouffrâmes dans une pièce qui ressemblait plus à un bureau qu’une forge. Il y régnait un certain bordel avec les papiers et dossiers qui trainaient çà et là, sans compter la poussière qui s’accumulaient à certains endroits, mais nous étions entre hommes.

- « C’est pas glamour, mais on va faire avec ce local. Et ne pense pas à ce que tu as causé. Il n’y a pas vraiment de dégâts, donc ne te reproche rien. Ah ! Et je ne me suis toujours pas présenté, hein ? Je m’appelle Metaru Shuuhei. Mais tu peux m’appeler Shuuhei. Pas la peine de me vouvoyez non plus, je n’ai qu’une dizaine d’années de plus que toi. »

Pour le mettre en confiance, rien de mieux que de créer une proximité autre que physique entre nous. Sur cette initiative, j’enjambai plusieurs piles de documents et contournai le bureau pour aller ouvrir les fenêtres qui se trouvaient derrière. L’air frais s’engouffra aussitôt dans le bureau qui sentait un peu le moisi et que personne ne prenait le temps de ranger et nettoyer comme il faut. ‘Fin… Le bureau, le bureau… C’était surtout le mien hein… Il était parfois utilisé par d’autres personnes notamment mon petit frère pour signer et contrôler certains bons de commandes, mais voilà quoi… « Assieds-toi là ! » Après m’être retourné vers Detzu, je lui avais pointé une chaise pas loin de sa position avant de revenir vers lui non sans procéder aux mêmes gymnastiques que tout à l’heure.. Je finis par m’avancer vers une table où il avait un plateau sur lequel étaient posés un des tasses en métal et un thermos avant de m’emparer de ce dernier pour renverser du café encore bien chaud dans lesdites tasses. Puis j’en passai une au gamin sourire aux lèvres.

- « C’est un peu sucré, mais tu vas t’y faire. »

Et une fois qu’il eut récupéré sa tasse, j’allai ouvrir une armoire avant d’en faire sortir quelques shurikens que je vins poser sur le bureau devant lui.

- « Bon, on va procéder dans l’ordre. Est-ce que tes parents ne t’ont jamais rien dit sur vos techniques ? Est-ce que tu te souviens d’évènements particuliers liés à ton pouvoir. Et enfin, est-ce que sans stimuli, là maintenant et en touchant les shurikens, tu pourrais tenter quelque chose ? »

Ça faisait beaucoup de demandes d’un coup, mais nous étions entre hommes. Rien d'insurmontable donc.
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Rikuzo Detzu
Rikuzo Detzu

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Lun 17 Juil 2017 - 21:05
Quelques ricanements amusés échappèrent de la bouche du Genin tandis qu’il réajustait pour la dixième fois sa coiffure qui était, pour une raison ou une autre, devenue l’ennemi du Metaru. Mais bon, si Detzu commençait à se plaindre après avoir été à deux doigts de mettre une pagaille monstrueuse dans la raffinerie du clan emblématique du village, son honneur serait dans un triste état. Cette légère réflexion survint après sa question sur sa capacité et son éventuel lien avec le Kinton, ce qui eut pour effet de plonger le Jônin dans ses pensées également, cherchant alors une réponse à cette capacité.

Malheureusement, il fut assez vague, même si ses réponses offrirent une légère confirmation de ce que Detzu savait déjà : l’attraction et la répulsion du métal sont deux éléments majeurs pour comprendre la véritable nature de cette capacité. « Maintenant que vous dites… ça… » Rikuzo Detzu haussa les sourcils en voyant deux hommes en sueur et épuisés arriver près du Jônin, comme si un monstre les pourchassait à cause de la rencontre fortuite entre Detzu et la poupée…

Il fallait le souligner : le Jônin était bon en ce qui concerne le réconfort ou l’assurance. En quelques mots, il avait persuadé les deux Metaru de ne pas s’inquiéter au sujet de cette situation. Mais ce qui était remarquable, c’est qu’il ne laissait pas flotter une sorte d’utopie ou de monde merveilleux dans lequel cela ne se repassera pas. Au contraire, il prévient des mesures à prendre si cela arrivait à nouveau. Pour Detzu, c’était une forme d’intelligence et c’était une qualité importante selon lui dans un monde tel que celui des shinobis.

- Je ne sais pas trop à quoi vous… enfin, à quoi tu penses exactement, mais ne t’en fais pas. précisa Detzu après avoir remarqué un léger frisson de la part du Metaru. Chaque jour qui passe me permet de mieux comprendre ma capacité. Ce genre d’événement n’était plus arrivé depuis longtemps. Comme si l’entraînement me permettait de mieux le contrôler. Même si, à proprement parlé, je ne le contrôle qu’à peine.

Ce ‘’à peine’’ était plutôt important vu la suite des événements. Après avoir reçu un café de la part de Shūuhei, qu’il remercia pour l’attention, Detzu se vit exposé à plusieurs questions intéressantes, qui pourraient peut-être permettre au Jônin d’y voir plus clair. « Alors alors… Mes parents, enfin, ma mère plus particulièrement, m’a dit que l’application sur le métal uniquement laissait entendre que cela pouvait être du Kinton. Mais elle n’aime pas cette idée, car je ne peux qu’influer sur celui-ci et non pas le créer. En plus, elle trouve étrange que le métal frissonne et se rassemble autour de certains points bien spécifiques, ou s’éloignent de ceux-là. » raconta le Genin, qui était en train d’ajuster sa posture sur la chaise en la rapprochant une peu du bureau en passant.

- Mon père ne s’y est pas trop intéressé par manque de temps, donc il a pas pu m’en dire beaucoup. Mais les deux pensent qu’il faut chercher du côté des aimants, de la magnétisation. Mais vu que je ne m’étais pas du tout entraîné jusque-là, le sujet a un peu disparu des conversations.

Les questions étaient nombreuses. Enfin, ce n’était que trois questions, mais Detzu avait pour habitude de développer ce qu’il disait, prétextant que c’est dans les détails qu’on découvre parfois le ‘’tout’’ d’une chose. Du coup, ça prenait un peu plus long que prévu.

- Siiiinon…. Un événement particulier… bien sûr. Il y a bien une situation récente : Un Metaru, un fumeur assez violent, m’a provoqué en duel après mon manque de maîtrise sur un entraînement justement lié à cette capacité. Pendant le combat, alors qu’il était en train de me mettre une misère sans nom, il lança vers moi un assemblage métallique qui, dans ma tête, allait me tuer. Et alors que je sentais la mort approcher à grand pas, j’ai vu l’assemblage changer brutalement de trajectoire, comme s’il était gêné par son propre poids. Comme s’il était attiré par le métal qui était présent à sa droite.

Une fois ces explications faites, il regarda les shurikens que lui avaient exposé Shūuhei et hocha la tête en joignant ses mains de sorte à produire le signe caractéristique du Doton : le serpent. Il commença alors à malaxer son chakra pendant une bonne et longue minute, preuve qu’il a encore beaucoup de difficulté à maîtriser quoi que ce soit de ce pouvoir. Une fois terminée, il prit avec ferveur sa tasse de café, bien décidé à influer sur les shurikens. Ce qu’il fit, mais pas de la bonne manière. En effet, les shurikens avaient bondi sur la tasse métallique et le café à l’intérieur avait un peu débordé à cause du choc.

D’un petit mouvement rapide de la main, il retira les shurikens de la tasse et en prit une en main, tout en regardant Shūuhei. « J'ai appris il y a quelques jours à faire ça... » dit-il en frottant le shuriken jusqu’à ce qu’il attire l’autre… « et ça… » ajouta-t-il alors que le shuriken venait juste de bondir avec plus ou moins de violence sur le côté, jusqu’à tomber du bureau.

Il leva la tête vers le Metaru d'un air qui en disait beaucoup. On pouvait presque lire sur son visage : Alors ? Vous en pensez quoi ?



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Metaru Shūuhei
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Ven 21 Juil 2017 - 19:26
- « Kiraaaa… »

Je murmurais en soupirant longuement. Le type que Detzu venait de décrire n’était autre que Kira, à tous les coups. Faut croire qu’il avait pas changé d’un iota le gars. Je me demandais bien ce qu’on allait faire de lui. Plus le temps passait et plus j’avais la nette impression que c’était peine perdue que d’essayer de le faire. Je passai alors une main dans ma chevelure, las. Mais je chassai ce vilain canard de mon esprit pour me reconcentrer sur mon interlocuteur qui venait de faire une démonstration de son pouvoir. J’avais bien évidemment tout suivi avec grand intérêt avant de me dire que ce pouvoir pouvait être très dangereux pour les Metaru. Aucun d’entre nous ne pourrait le battre en utilisant le Métal. Il serait tout simplement intouchable. A cet instant précis, mon cœur ne fit qu’un bond. L’espace de quelques secondes seulement, je m’étais imaginé le petit foutre la merde dans nos rangs et l’idée me donna la chair de poule. Mais comme d’habitude, je préférai ne plus y penser. Rester zen et positif. C’était la clé pour avancer…

- « On appelle cette capacité le Jiton… »

Une voix s’était élevée de nulle part et avait même failli me faire sursauter. Lorsque je me retournai, je vis alors le doyen qui était debout devant la fenêtre. Il avait apparemment tout suivi. Sa présence au sein de la raffinerie m’étonna d’ailleurs. Il faut dire qu’il n’était pas venu dans le coin depuis un bon bout de temps maintenant. C’était pareil pour les anciens. Ces derniers étaient assez sages pour laisser peu à peu la main au plus jeunes, ce qui n’était bien évidemment pas pour nous déplaire. Ma mine fut encore plus ahurie lorsque le vieil homme prit l’initiative d’enjamber la fenêtre avant de se tenir debout devant nous comme si de rien était. Le doyen eut d’ailleurs un rictus fugace. Il s’approcha de mon siège et se posa tranquillement dessus avant de regarder ce que le gamin avait réussi à faire. Son regard était animé par une lueur étrange. Nostalgique, peut-être. Il devait sans aucun doute se souvenir de certaines choses en rapport avec la capacité spéciale du gamin. D’ailleurs, il finit par poser ses yeux sur lui avant de lui accorder un sourire.

- « J’ai connu certaines personnes qui maitrisaient cette capacité du temps où j’étais encore un shinobi actif. S’ils ne faisaient pas parti d’un clan spécifique, ils venaient de deux pays : Celui de la Terre et celui du Vent. »

Les informations que le vioque nous partageait captait vraiment mon attention. Malgré ma force, mon grade et mon âge, j’avais l’impression que j’avais encore beaucoup à voir et à apprendre. Je souhaitais surtout sortir du pays et découvrir d’autres contrées et mon petit doigt me disait que cela ne saurait tarder. En attendant, je reportai mon esprit sur cette discussion qui se poursuivait tranquillement. Si le doyen se garda d’avouer que cette capacité était dangereuse pour les Metaru, il expliqua néanmoins en quoi consistait le pouvoir du gamin : L’utilisation pure et simple des champs magnétiques. Si cette possibilité apparaissait déjà comme une évidence certaine, ses dires virent gommer tout doute dans nos esprits, ou tout du moins, dans le mien. Le doyen ajouta aussi que les utilisateurs du jiton pouvaient même user de métaux réduits en poussière pour qu’ils modelaient à leur guise à défaut de pouvoir générer du métal en tant que tel. Une capacité particulièrement destructrice qu’il affirmait. Ses dires titillèrent ma curiosité…

Je finis alors par me retourner vers l’armoire que je fouillai de fond en comble sans trouver quoique ce soit. Faisant signe au gamin de m’attendre, je sortis précipitamment du bureau pour me rendre vite fait vers une forge en particulier. Celle où on limait et polissait les différents armes créées par nos soins. Une fois à bon port, j’allumai la lumière avant de porter mon regard vers le sol et j’eus aussitôt un sourire : Le coin était recouvert de limaille de fer. Rapidement, je créai une boite métallique dans laquelle je recueillis une bonne portion de cette poudre, avant de retourner sur mes pas et de revenir deux minutes plus tard dans le bureau. Le doyen était toujours assis à ma place et observait paisiblement le jeune garçon. Est-ce qu’ils avaient échangé ? Bonne question. Mais là n’était pas le plus important pour l’instant. Seule ma trouvaille était intéressante puisque je posai le pot devant lui avant de me reculer légèrement. Des idées, j’en avais plein la tête, mais compte tenu du caractère limité de son pouvoir, je ne pouvais pas lui en demander beaucoup.

Malheureusement…

- « Déjà, essaye de magnétiser cette poussière. Et si tu y parviens, donne-lui une forme pour voir N’importe laquelle. »

Le doyen eut un sourire. Lui aussi semblait intéressé par les capacités du jeune homme.
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Rikuzo Detzu
Rikuzo Detzu

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Sam 22 Juil 2017 - 11:17
Arquant le sourcil en entendant le long râle du Jônin, Detzu ne put retenir un léger ricanement lorsqu’il constata que la réputation du Metaru qui l’avait ‘’agressé’’ – Kira – était déjà bien construite et tout à fait conforme à ce qu’il imaginait. Un électron libre impossible à maîtriser. Ce soupir exaspéré de la part du Jônin en disait beaucoup. D’ailleurs, d’après ce qu’avait pu constater Detzu, Shuuhei devait figurer parmi le haut du panier au sein de son clan. Il se disait même qu’il en était le dirigeant actuel, mais la mention des doyens et des anciens avait semé le doute dans l’esprit du Genin.

Mais ce n’était pas important, car une imposante silhouette apparut sans crier garde derrière Shuuhei. Et avant même que Detzu puisse réfléchir s’il était un ennemi ou non, sa voix résonna dans le local en désordre en prononçant un mot qui fit dresser l’échine du Rikuzo.

- Le Jiton…?

L’esprit du jeune homme de 19 ans était quelque peu confus. Shuuhei semblait avoir été légèrement surpris, mais pas suffisamment pour que cette ‘’intrusion’’ représente un problème ou un danger pour les deux ninjas.  Néanmoins, certains détails laissaient présager au Genin que c’était possiblement l’un de ces doyens dont avait parlé le Metaru. Il en avait l’assurance et l’expérience. Et puis, ce qui finit par convaincre Detzu était qu’il s’était tout simplement assis sur le siège comme s’il était chez lui.

Après une légère pause, le vieil homme prit la parole pour raconter ce qu’il savait concernant le Jiton. Apparemment, ce n’était pas un Kekkei genkai et il pouvait apparaître sur divers ninjas. Néanmoins, quelque chose trottait dans l’esprit du Genin. En effet, l’un des deux pays évoqués ne lui était pas totalement inconnu.

- Mon père vient du pays de la Terre. Il l’a quitté avec la forte croissance de Kumo… Enfin, de Shitaderu. C’est un chercheur et il savait qu’il trouverait son bonheur ici. Et c’est le cas, il a rencontré ma mère et a pu concrétiser avec elle quelques-unes de ses recherches. Mais si ce n’est pas un spécifique à un clan en particulier, peut-être est-ce un hasard.

C’est alors que vint la partie véritablement intéressante. Même s’il ne s’était pas autant spécialisé dans la science et les recherches que ses parents, Detzu aspirait à devenir une figure importante dans ce domaine. Il en avait l’esprit, il le savait. Il n’avait pas les meilleures notes à l’académie, mais c’était d’une part à cause de sa paresse et d’autre part à cause des sujets choisis par les professeurs. Même si, bon, la paresse était quelque peu une fausse excuse… il reconnaissait la valeur du travail et la chance de pouvoir évoluer dans une période comme celle-ci. Detzu n’était pas du genre à gâcher des opportunités.

Pendant qu’il absorbait chaque parole du présumé doyen, Shuuhei fit un rapide signe de la main et sortit du local, laissant Detzu confronté à un homme mûr et au regard empli d’émotions qu’il n’arrivait pas à retranscrire. Joie ? Tristesse ? Nostalgie ? Excitation ? Ce ne sont même pas des émotions proches, mais le Genin était incapable de véritablement comprendre ce regard un peu perdu.

Le Metaru avait pris un petit moment avant de revenir. Il avait dans les mains une petite boîte et semblait avoir quelque chose en tête. Detzu lui adressait un regard qui parlait de lui-même : « Oula, qu’est-ce que tu as en tête ? » La vigilance du Rikuzo s’éveilla d’autant plus lorsqu’il aperçut que le doyen semblait tout autant curieux que Shuuhei. La raison à cela ? De la poussière. Sans doute de la limaille de fer au vu de la couleur sombre.

- Je suis incapable de donner une forme au métal que j’influe. Je pense que ça demande beaucoup trop de maîtrise. Si cet homme a raison et que ce sont bien les champs magnétiques qui sont impactés par ma technique, alors il me faudrait des années d’expériences pour les manipuler de sorte à former des choses concrètes.

Sans se faire prier, Detzu illustra ce qu’il disait. En effet, il parvenait à magnétiser, après quelques longues secondes de préparation, un grain ou un tas de limaille afin d’attirer ou de d’éloigner le reste de la poussière. Cependant, avec quelques efforts, Detzu se surprit lui-même en faisant en sorte que sa main serve elle-même d’aimant. Il parvenait ainsi à bouger de droite à gauche la poussière qu’il avait disséminer sur la table précédemment. Mais cela prit fin assez rapidement. Detzu, qui possédait pourtant une réserve de chakra plutôt correcte, s’était très vite fatigué.

- Désolé, j’ai un peu de mal là. Maintenant que vous m’avez parlé de champs magnétique, Monsieur, je parviens un peu plus à comprendre ce que ma technique implique et comment elle marche. Mais… je suis trop inexpérimenté pour faire plus que ce que j’avais fait avec les shurikens.

Le jeune Genin pencha la tête en avant en expulsant l’air dans ses poumons. Il était un peu déçu de ne pas pouvoir répondre aux demandes des deux Metaru et surtout, ce qu’il avait fait manquait tant de maîtrise que son chakra s’est évaporé. Un long chemin était encore à parcourir pour qu'il puisse seulement rêver de maîtriser un tant soit peu cette technique. Pourtant, le mur à franchir ne semblait pas si haut. Peut-être était-ce grâce à ses parents et au milieu scientifique que Detzu possédait un avantage par rapport à un autre utilisateur du Jiton : il sait ce que sont les champs magnétiques. Il les visualise bien plus qu'un simple ninja. Impossible à dire si cet avantage saura le servir dans le futur, mais c'est un bon début.

Quoi qu'il en soit, Detzu ne pouvait s'empêcher de réaliser, entre deux inspirations difficiles, qu'il avait eu beaucoup de chance de rencontrer les Metaru pour leur parler de cette technique. Comme quoi, pour envisager la réussite, il fallait parfois un petit coup de pouce du destin. Croire au destin, les gens pourraient trouver ça facile ou naïf, pourtant, c'était le cas de Detzu.
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Metaru Shūuhei
Metaru Shūuhei

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Mar 25 Juil 2017 - 20:13
- « Des années ? Ça m’étonnerait quand même ! Il se dégage de toi quelque chose d’intéressant ! L’expérience, tu l’engrangeras bien vite.»

J’eus un sourire. J’étais persuadé que le jeune Detzu pouvait faire bien mieux dorénavant, vu qu’il connaissait la nature exacte de son pouvoir. Tout n’était qu’une question de temps, mais je lui donnais carrément moins d’un an pour arriver à faire ce que je lui avais demandé. J’avais cette intuition-là, pour ne pas dire que j’en avais la ferme conviction. Croire aux jeunes genins était le devoir des jonins comme nous. D’ailleurs, avec l’élection prochaine du Raikage, je m’attendais à ce que des équipes soient constituées vu qu’il n’y avait pas mal de jeunes qui attendaient d’être formés correctement ; et la perspective de l’insérer dans mon équipe n’était pas une idée qui me déplaisait tant que ça. J’allais non seulement avoir le plaisir de le suivre, mais aussi le loisir de l’avoir à l’œil si jamais il déviait du droit chemin. Son pouvoir, s’il était fascinant dans son genre puisqu’il était d’une manière ou d’une autre lié au mien, m’effrayait également et pas qu’un peu. J’en devenais légèrement parano, même si mes compétences ne s’arrêtaient pas qu’au ninjutsu et au Kinton. Heureusement, sans quoi je serai complètement désarmé face à lui si jamais je devais l’affronter en combat singulier pour n’importe quelle raison qui s’imposerait à nous.

Restant silencieux, je me posais la question de savoir si une émotion forte pourrait le pousser à effectuer des changements sur cette limaille de fer. Le coup de la poupée me trottait encore en tête pour être franc, mais ce serait être horriblement vicieux, d’autant plus qu’il semblait un peu à bout. Je pouvais éventuellement aller chercher Kaori, mais pas sûr que cette dernière me suive avant un moment. Les objets métalliques avaient dû lui faire peur, d’autant plus que je n’avais pas été particulièrement sympa en lui disant de s’enfuir, bien que c’était en bonne partie pour son bien. J’eus un soupir au final. Le mieux était peut-être qu’on s’arrête là pour le moment. Rien ne pressait de toute façon et l’éprouver ne provoquerait certainement que de très mauvaises choses. Pis, même si l’endroit était rêvé pour le tester, il pouvait provoquer de sérieux dégâts maintenant qu’il était à l’intérieur même de la raffinerie. En tant que leadeur, il était de mon devoir d’être raisonnable. « Je pense qu’on va pas pousser trop loin… » Le vieil homme eut un ricanement et finit par se lever. Il enjamba bien évidemment les obstacles devant lui, passa devant nous et ouvrit la porte. Mais alors qu’il comptait s’en aller sans rien dire, il sembla soudain se rappeler d’un truc :

- « J’ai failli oublier ce pourquoi je venais… Laisse le cours des enfants pour aujourd’hui… Il y a une nouvelle commande pour un millier de kunais. Je veux que tu t’en occupes maintenant. »

Puis le doyen s’en alla définitivement. Je haussai mes épaules avant de me retourner vers le gamin. C’était moi qui avais cette fois-ci une mine désolée. Je ne savais pas s’il s’agissait d’une excuse ou d’une vraie commande que nos clients avaient passée, mais j’allais devoir me plier aux ordres du doyen. Respect oblige. J’observai une dernière fois les objets aimantés, avant de reporter mon regard vers le gamin, pas si gamin que ça finalement. Dix-neuf piges, c’était déjà quelque chose, même s’il ne les faisait pas du tout quand on le dévisageait bien. « Le devoir m’appelle gamin. Viens, je te raccompagne jusqu’à la sortie… » Je le précédai pour ouvrir la porte de mon bordel -Quand je pense que le doyen s’était installé là…- et j’attendis qu’il sorte pour fermer derrière nous. Sur le chemin de la sortie, je tapai la causette en abordant divers sujets avant que nous n’arrivâmes aux portes principales de la raffinerie qui menait vers la sortie. « Si t’as un bout de temps, n’hésite pas à venir me voir. On refera d’autres tests et on verra ce que ça donne, d’accord ? » J’eus un sourire. Ma curiosité prenait le pas sur la peur que m’inspirait son pouvoir. Peut-être était-ce une mauvaise idée que de vouloir l’aider ? Seul l’avenir nous le dira dans tous les cas…

C’est sur cette pensée que je le saluai une dernière fois avant de m’en aller. Du boulot m’attendait il faut croire !
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Rikuzo Detzu
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Ven 28 Juil 2017 - 21:37
Après un petit soufflement de nez, Detzu orienta son regard quelques instants pour regarder sa main, ses doigts, puis le bureau sur lequel se trouvait la limaille de fer et les quelques outils ninjas sortis auparavant. Ce qu’il venait de réaliser était une première, et il devait beaucoup à Shuuhei et au vieil homme. Savoir, comprendre et ressentir les champs magnétiques était un véritable tournant dans l’apprentissage du Jiton, et le Rikuzo n’allait pas gâcher cette opportunité. Il avait d’ailleurs beaucoup de chance de vivre dans un milieu scientifique et savant, sans quoi, cette découverte n’aurait eu qu’un impact mineur sur le développement du Genin. Sa situation lui permettait de visualiser, de planifier, de déduire… Peut-être le Jônin n’avait pas tort : l’expérience ne vas pas prendre des dizaines d’années avant de se manifester concrètement. Peut-être Detzu avait-il enfin un signal clair de la part du destin. Peut-être sa voie avait enfin été choisie.

Le Genin ne put s’empêcher de remarquer – encore une fois – que Shuuhei eût une absence de quelques secondes, comme s’il était perdu dans ses pensées. Pourtant, il était énergique, voire enthousiaste par rapport à la situation. Mais… est-ce que quelque chose clochait ? Detzu pensa alors à Kira. Et si les Metaru voyait, au fond, d’un mauvais œil sa capacité ? Et s’il devenait une cible à abattre à cause des valeurs de ce clan, à cause de leur fierté, voire même de leur égoïsme ? Pendant un court instant, toute émotion positive disparût du visage du Genin, avant qu’il se resaisisse et esquisse un léger sourire en coin. S’il devenait une nuisance à abattre, ce serait dommage mais il fera avec. Mais pour l’heure, il avait confiance en Shuuhei. Pas en Kira, mais… le Jônin transpirait la bonté.

Detzu se leva presque en même temps que le doyen. « Je vous remercie sincèrement. Tous les deux. Mais j’ai abusé de votre temps, je crois. A la base, je ne voulais déranger personne. »

Il lâcha un ricanement et regarda Shuuhei.

- Vous ne vous rendez pas compte de ce que vous avez fait pour moi. Je sens que je vais pouvoir progresser – enfin ! Après si longtemps à essayer, essayer et essayer, me voilà enfin avec des réponses. Je n’ai pas vraiment de clan ou de nom, mais sachez que je suis dans le coin en cas de besoin. C’est la moindre des choses que je puisse faire pour les Metaru !


Il sourit au Jônin et hocha la tête lorsqu’il dit que le devoir l’appelait. Il regarda une dernière fois le local, en se disant – encore – qu’il avait vraiment besoin d’un coup de nettoyage. Ca faisait un peu… Ouais, ça ne faisait pas très sérieux pour un clan aussi puissant que les Metaru. Mais bon, ce n’était pas très important. Son regard naviguait dans la raffinerie à mesure qu’il s’approchait de la sortie. Shuuhei lui proposa gentiment de revenir pour effectuer d’autres tests.

- Ce serait avec grand plaisir. Et puis, ce serait également un honneur de m’entraîner avec les Metaru. Je vais d’abord essayer de progresser un peu de mon côté, puis je reviendrais vous voir… Merde, j’avais oublié. Je reviendrais te voir lorsque tu auras un peu de temps. Encore merci !


Le Genin enfila sa capuche et plongea les mains dans ses poches qui semblaient sans fond. Il fit un au revoir avec le menton et disparût assez vite, satisfait et excité quant à l’avenir qui l’attend.
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