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Une histoire de famille [Reiko]

Kizuato Daisuke
Kizuato Daisuke

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Mar 17 Oct 2017 - 0:38
Le temps passe lentement aujourd’hui. Je m’attendais à avoir vraiment beaucoup de travail en rentrant dans la police, mais finalement, je me fais quand même pas mal chier. J’ai une tonne d’agent qui s’occupent des petites affaires, du coup moi je n’ai pas grand-chose à me mettre sous la dent. Ça me laisse du temps de libre c’est vrai, mais bon, j’espérais mieux. J’ai donc pris le reste de ma journée pour éviter de devenir fou dans cet espace confiné. En plus, mon roman me prend la tête. Je suis bloqué sur un chapitre, je n’arrive plus à avancer. C’est dommage, j’étais pourtant bien parti, mais là, panne d’inspiration total. Ça arrive, mais il ne faut pas que cela dur longtemps, sinon je risque d’attraper le syndrome de la page blanche, et je pourrais dire adieu à mon histoire de bouquin. Cela me tient beaucoup à cœur, sachant que le personnage principal est Kahei, enfin, une version de Kahei qui n’est pas coincé mentalement. Je suis sûr que ça fera plaisir à Shuuhei quand l’ouvrage sera terminé. Quand même, la famille Metaru a de quoi inspirer, que ce soit pour l’écriture d’un livre ou bien en matière de réussite sociale. Ces artisans qui manient le fer comme personne sont maintenant le clan le plus célèbre de Kumo.

D’un côté, j’envie ce clan. Une histoire, une famille. Tout ce que je n’ai pas, enfin si, maintenant avec ma fille, mais cela ne m’aide pas trop. Je ne connais toujours pas mes origines, je ne sais toujours pas qui je suis au final, même si je suis très content de ma situation actuelle, mais j’aimerai tellement en savoir plus. Au moins savoir qui sont mes parents, ça serait déjà pas mal, et aussi mon pays d’origine. Tellement de questions, sachant que le temps est précieux. J’ai déjà un certain âge. Enfin… je devrais arrêter de réfléchir autant, je ferais mieux d’aller boire un coup, ou alors faire un tour. Marcher, ça fait du bien, boire aussi.

Finalement, j’ai eu l’idée d’aller faire un tour du côté de la raffinerie. Cela faisait bien longtemps que je ne m’y étais pas rendu. La dernière fois, c’était avant Shîto, lors d’une mission avec les jeunes Washi et Detzu. Une mission menée à bien d’ailleurs, le résultat fut que Goku était maintenant en prison et ne pouvait plus faire de mal aux personnelles ni faire de trafique d’arme. C’était une bonne chose de faite. D’ailleurs, c’est à la suite de cette mission que je suis rentré dans la police. Cela n’avait strictement rien à voir avec le succès de la mission mais Shuuhei m’a fait une proposition bien alléchante que je ne pouvais pas refuser. Et maintenant, me voilà Taicho. Mais je dois admettre que je préférais quand j’étais son adjoint. Je pouvais partir en mission pour la police et aller casser de la gueule et faire pleins de clef de bras, mais plus maintenant… je dois remplir des papier… triste destin, j’espère avoir bientôt des dossiers excitants.

En parlant de chose excitante, devant la raffinerie, j’ai vu passer une jeune blonde qui était fort sympathique à regarder. Bizarrement, elle ne m’était pas indifférente, mais impossible de mettre un nom sur son visage. Mais j’avais vraiment cette impression de l’avoir déjà vu quelque part. Je devrais peut-être aller la voir de plus près, peut-être que son identité me reviendra. Plus j’avançais vers elle, et plus cela devait évident. Je la connais. Mais d’où ? Ce n’est pas une ancienne conquête, c’est certain, sinon je m’en serais rappelé et puis elle a l’air bien jeune donc bon. Arrivant par derrière, je lui ai tapoté l’épaule pour qu’elle se retourne. Et là, un flash. Je me souviens. La dernière fois que j’ai vu cette fille, c’était il y a pas mal d’année, quand j’étais encore en train de faire mes classes avec Shuuhei. Si je ne me trompe pas, c’est sa petite sœur d’ailleurs. Oh mon dieu, c’est fou comment elle a changé, et en bien surtout, enfin physiquement, sinon j’ai le souvenir d’une peste horrible.

« Mais ce ne serait-ce pas Reiko ? La vache, tu as tellement changé ! Tu te souviens de moi peut-être ? Daisuke, le meilleur pote de ton frangin Shuuhei. Qu'est-ce que tu deviens maintenant dis moi ? »



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Metaru Reiko
Metaru Reiko

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Mar 17 Oct 2017 - 1:04
Ennuyée...

Cette chaleur étouffante, elle te déplaisait au plus haut point. Quelques membres de ton clan s'activait pour forger le meilleur métal que le monde pouvait connaitre, en vue de préparer très certainement une guerre illusoire. Forger était la manière pour les membres de ton clan de prouver leur existence, de démontrer leur mérite à vivre sur ce lopin de terre. Chose bien futile à tes yeux, désormais que ton frère avait prit la tête de cet endroit, il n'y avait plus rien à craindre sur les mérites des Metaru.

Certains néanmoins plus extrémistes forgeaient pas tradition. Soit... Tu n'étais pas fait du même alliage que ton clan, le tiens était moins clinquant, plus froid. Tu n'appréciais guère l'ouvrage, te fatiguer à façonner quelque chose qui jamais n'allait pouvoir te ressembler, qui ne pourrait au grand jamais refléter l'âme de sa créatrice.

Pourtant tu étais douée dans ce domaine. Ton talent était aussi grand que ta lassitude à l'idée de forger ne serait-ce qu'un bout de métal. Tes créations aussi rares pouvaient-elles être faisaient parti très certainement des meilleurs œuvres existantes. Malheureusement, tu ne pratiquais pas et tu n'avais envie d'aucune manière de perpétuer cette tradition familiale plus que ridicule.

Si tu étais à la raffinerie, c'était pour montrer ton quota de présence. Pour prouver que tu existais toujours au sein du clan, bien que tu répugnais ta place dans celui-ci. Ton père, le fameux patriarche autoritaire n'avait depuis bien longtemps plus aucune emprise sur toi. S'il s'était préféré à imposer ses ordres sur tes deux frères, il y avait abandonné très tôt avec toi. Ta tête était plus dure que la sienne, et malheureusement pour lui, ton caractère imbuvable était soutenu par un talent indéniable en tant que shinobi.

Mais voilà que perdue dans tes pensées, tu sentis une main toucher ton épaule. Crispée, il ne t'aurait fallu qu'un millième de seconde pour faire feu, le poing serré ancré sur la mâchoire de cet inconnu ayant osé te toucher. Tu détestais le contact physique, surtout quand tu ne l'avais pas accepté. Étonnamment, malgré ta réticence à entrer en contact avec autrui, tu étais une combattante hors pair en corps à corps, chose bien paradoxale en somme.

Ayant néanmoins réussi à contracter les muscles de ton bras afin de ne pas faire feu trop vite, tu pris un pas de recul tandis que tu te tournais vers le fameux inconnu. Une gueule ravagée, une fatigue marquée et une vieillesse qui commençait à faire son apparition. Qu'est-ce que te voulait ce vieux pervers ?

Penchant légèrement la tête sur le coté, tandis que tu buvais ses mots d'une oreille attentive, tu recherchais dans ta mémoire où tu avais pu le croiser. Sa gueule comme nul autre te rappelait cet ami de ton frère. Ce même ami que tu ne daignais porter plus en estime que ton frère lui même, c'était dire.

Il avait bien changé enfin... surtout vieillit.

Qu'est-ce que tu devenais ? Depuis quand tu ne l'avais pas vu ? Ton ascension fulgurante au sein de la hiérarchie avait été rapide ces dernières années. Vu ton caractère, personne ne pouvait te reprocher que c'était grâce à ton relationnel que tu avais pu arriver jusqu'ici. Désormais on t'avait gratifié d'un pseudo rang de jonin et tu faisais parti des lames les plus dangereuses chez les Metaru. Pas comme si ça t'importait néanmoins.

Plissant les yeux, tu ne vins même pas répondre à sa question.

- Qu'est-ce que vous faites ici ?


Tes mots étaient sévères, pointés d'une autorité brute. Aucune envie de partager plus que cela avec lui. Le fait était qu'il n'avait rien à faire à la raffinerie. S'il voulait voir ton frère, ce n'était certainement pas là qu'il allait le croiser.

- Désolée je suis occupée en réalité.


A rien faire oui. Mais de toutes les activités, ne rien faire était-celle qui demandait le plus de soin. Au moins, tu lui avais octroyé le loisir d'entendre ta voix. Peu de personne pouvait prétendre à autant.
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Kizuato Daisuke
Kizuato Daisuke

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Mar 17 Oct 2017 - 1:34
Metaru Reiko. Dans l’ordre familiale, c’était la deuxième. Elle était donc coincée au milieu entre l’illustre Shuuhei et le regretté Kahei. C’est fou comment les trois pouvaient être totalement différent niveau caractère. C’était limite à se demander s’ils étaient bien de la même famille. Et pourtant, c’était bien le cas. Je ne me souviens plus de son âge… dix-huit ans, ou peut-être vingt, je ne sais plus trop. En tout cas, il est certain qu’elle avait bien changé physiquement, mais elle était toujours aussi froide qu’avant. Je pense qu’elle a même empiré de ce côté-là Avant, c’était normal, elle était jeune et c’était la crise d’adolescence. Mais là, ça devient limite grave. M’enfin, c’est la vie, on ne peut pas être parfait, j’en suis l’exemple vivant. Alors que je venais de lui adresser la parole, j’ai senti qu’elle était prête à me foutre une patate dans la gueule. Vraiment une tigresse cette gamine.

Pourtant, elle n’avait pas à être aussi agressive avec moi. Mais j’imagine qu’elle ne doit pas vraiment me porter dans son cœur, si ce n’est pas du tout. Le nombre de fois que je l’ai rencontré dans ma vie se compte sur une main. Mais je ne pensais pas qu’elle allait autant changer en un laps de temps pas si long au final. C’est le pouvoir de la jeunesse, changer rapidement. Moi, je décrépis petit à petit, et il est vrai que le boulot et les événements à Shîto n’aide pas vraiment à me faire sentir jeune. Je pense avoir dépassé depuis longtemps la moitié de ma vie, tandis qu’elle avait encore tout l’avenir devant elle. J’étais limite jaloux de son âge, mais d’un côté, j’avais une expérience non négligeable comparé à la Metaru.

« Qu’est-ce que je fais ici ? Eh bien je me promène, je suis venu faire un tour à la raffinerie. Je pense bien avoir le droit non ? Même si je ne suis pas un Metaru, cet endroit est ma deuxième maison. »

J’avais complètement raison. C’est limite si je n’avais pas passé à certain moment plus de temps à la raffinerie avec Shuuhei plutôt que dans mon propre appartement. On était encore assez jeune à l’époque, en tout cas plus qu’aujourd’hui. Je n’avais pas encore trente ans, et lui n’était pas encore fiancé. On passait nos soirées à aller au bar pour se la coller et essayer de ramener le plus de meuf possible. Le bon vieux temps… Maintenant, on doit faire face à nos responsabilités, lui est Raikage, moi je suis Taicho avec une gamine à charge. Qui aurait pu prévoir ça de nous deux… personne je pense, ni même un quelconque dieu.

« Tu es occupée ? Vraiment ? Je n’ai pas vraiment l’impression. Je pense que tu essayes plutôt de me fuir et d’éviter une conversation, ce qui ne m’étonne pas du tout venant de toi. »

Après quoi, j’ai sorti un cigare de ma poche que je me suis empressé d’allumer. La chaleur me donnait encore plus envie de fumer, bizarre, mais je devais faire ainsi. En tout cas, je ne pensais pas tomber sur la petite Reiko aujourd’hui. Je vais pouvoir en parler à Shuuhei la prochaine fois que je le vois. Je ne suis même pas certain qu’il ait beaucoup de contacts avec elle. Elle n’est pas du tout du genre famille, tout le contraire du Raikage qui considère sa famille comme sacrée.

« Tu dis être occupée, mais pas pour aller rendre visite à ton petit frère Kahei en tout cas. »


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Metaru Reiko
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Mar 17 Oct 2017 - 9:02
Lourd...

Pourquoi continuait-il à te parler ? D'habitude, montrer un peu les crocs envers les inconnus était bien suffisant pour les empêcher de continuer à te parler. Simple et efficace, il n'y avait pas moyen plus facile pour toi afin de quérir ta tranquillité. Mais voilà, il n'était pas un inconnu, et bien que tes souvenirs de lui étaient peu nombreux et rarement agréable, lui semblait apporter plus d’intérêt à toi que tu n'en portais pour lui.

Soupirant, tu n'avais pas réagis lorsqu'il avait perçu ton aversion à l'idée de lui parler. En même temps, ce n'était pas comme si tu avais beaucoup d'effort afin de paraitre agréable. Au diable ces conventions sociales forçant les gens à jouer la carte de l'hypocrisie. Une course à celui capable de se rendre le plus aimable en apparence et à cacher le mieux ses véritables attentions.

Mais voilà, tandis que tu avais marqué ta volonté de rester seule et de voguer à tes activités non existantes, celui-ci vint te charger à son tour en te parlant de ton petit frère, trépané depuis peu. Tu arquais un sourcil, cet homme venait-il réellement de t'aborder pour t'asséner un coup derrière la tête aussi brutalement ? Voulait-il se battre ? Il avait beau être plus vieux et très certainement plus expérimenté que toi, cela ne le rendait pas moins vulnérable à ta brutalité.

- On ne peut pas tromper vos sens de fin détectives apparemment.


Le sarcasme ? Une arme que tu possédais mais que tu n'usais que rarement. En réalité peu de monde arrivait à te faire utiliser ce genre de coup bas. Si l'agressivité n'était pas suffisante pour le faire dégager de là, alors tu allais commencer à appuyer là où ça faisait mal sans pour autant le toucher. Il restait chef de la police d'après ce que tu avais entendu par-ci par-là, le faire tomber raide sur le sol n'était guère une très bonne idée pour ton avenir et ta tranquillité.

- Vous voulez réellement rappeler à une sœur les malheurs qui ont frappé son frère ?


D'habitude tu aurais simplement grogner. Mais la vue de tes belles canines n'étaient plus suffisantes. Dans tout les cas, tu te fichais bien du sort de ton frère. Tu n'aimais aucun membre de ta famille, tu ne les portais aucunement de ton cœur. Et aussi triste pouvait-être le destin du cadet, tu n'allais pas lâcher ne serait-ce qu'une seconde de peine pour lui. Il n'avait pas su préserver son intégrité ? Soit... Toi tu savais. Et celle-ci se préservait en chassant ce type de ta vue.

- Et vous n'avez pas du temps à consacrer à votre fille ? Plutôt qu'à celle d'un autre ?


Tu n'étais pas ignare. Si tu détestais te mélanger dans cette société de commérage, tu étais bien obligée de la subir. Et la vie d'un membre aussi important de ce lopin de terre ne pouvait rester éternellement hermétique à ses commérages. En réalité tu ne connaissais que sa paternité, tu ne savais pas vraiment la relation qu'il avait avec elle et tu t'en fichais. Tu jetais ce pavé simplement sur son visage en espérant qu'il lui fasse ne serait-ce qu'un peu de mal. S'il te détestait, il n'allait plus t'approcher, et cela allait faire ton affaire.
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Kizuato Daisuke
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Mar 17 Oct 2017 - 11:44
« Je ne sais pas trop comment le prendre, étant donné que je suis le Taicho du village, mais venant de toi, je le prends assez mal, mais après tout, cela ne me choque pas du tout venant de ta part. »

Elle était tellement arrogante cette gamine. J’avais encore des souvenirs d’elle, et c’était toujours la même chose qui revenait. Froide, distante, limite lunatique, agressive. Je me demande comment ça se fait qu’elle se comporte ainsi. Elle a pourtant une famille qui est là pour lui venir en aide, pour l’aimer, mais elle préfère être distante avec tout le monde et s’isoler dans son coin. Bizarre pour une Metaru. J’en viens même à me poser la question si elle est bien la sœur biologique de Shuuhei et Kahei. Qui sait, elle a peut-être été adopté dès la naissance, ça expliquerait beaucoup de chose, mais cela me parait quand même peu probable. J’ai l’impression que ma petite réflexion sur le destin tragique de son frère la fit réagir. Tant mieux, on va pouvoir enfin démarrer une conversation, même si c’est à base de pique et de joute verbale, mais c’est toujours mieux que rien. Je savais très bien qu’elle n’en avait rien à faire du sort de Kahei, mais au lieu de me dire la vérité, elle préféra jouer la carte de la souffrance.

« Oh mais c’est vrai, j’avais oublié à quel point tu étais proche de ton petit frère… non sans rire, tu n’étais même pas venu lui rendre visite quand il a perdu sa main lors des intrusions en début d’année, alors maintenant qu’il n’est plus lui-même, je me doute bien que tu as encore moins envie de le voir. »

C’était ça la réalité, elle n’aimait pas sa famille. Qu’elle soit en conflit avec Shuuhei, je pourrais encore comprendre, mais avec Kahei, j’ai du mal à comprendre. C’était un enfant gentil, qui ne voulait de mal à personne, et qui était un peu comme Reiko, il ne voulait pas devenir forgeron. Mais non, elle n’avait pas l’air d’avoir la moindre émotion à son égard. C’était bien triste d’ailleurs. J’avais l’impression de l’embêter avec mes questions, j’aimais bien. Ça change vraiment des relations avec le travail, toujours dans la politesse et dans le respect. J’avais besoin de me confronter de temps en temps à des gens comme elle, qui n’ont strictement rien à faire de mon grade et de ma réputation. Ça permet de redescendre sur terre, éviter de prendre la grosse tête, même si ce n’était pas du tout mon genre.

C’est alors qu’elle aborda un sujet délicat, celui de ma fille. Pourquoi elle se mit à parler de Misako ? Je pensais qu’elle n’était même pas au courant que j’avais une fille. Au final, elle en savait plus sur moi que je ne le pensais, elle que je pensais si distante avec la vie de Kumo. C’était sans doute pour me faire réagir, pour m’énerver. Sauf que cela ne marchait pas vraiment. Misako et moi, on n’avait pas vraiment une très belle relation. Ça ne fait que quelques semaines que je suis au courant d’être père, et franchement, j’ai encore du mal à m’y faire, alors bon. Elle peut très bien faire sa vie toute seule, cela ne me dérange pas du tout.

« Ma fille n’a pas du tout besoin de moi. Après tout, elle n’est pas la fille de n’importe qui. Sa vie ne me regarde en aucun cas. Par contre, toi, tu m’intéresses, même si ce n’est pas du tout réciproque. »


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Metaru Reiko
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Mar 17 Oct 2017 - 12:57
Ennuyée...

Franchement... Il était tenace ce type, c'était au moins le seul mérite que tu pouvais lui accorder malgré tout l'aspect repoussant qu'il exerçait chez toi. Pourquoi tenait-il vraiment à se confronter à la dur avec toi ? Tu étais vulgaire, méchante et particulièrement asociale, tu n'étais pas le genre de personne à qui on portait plus de trente seconde d’intérêt. Le temps de se faire rembarrer violemment.

Voilà qu'il te faisait une pseudo morale dont tu n'avais ni l'envie d'apprendre et encore moins d'écouter. Ton frère était ton frère, son sort était aussi le sien. Le partager d'une quelconque manière n'allait pas l'aider à guérir. C'est tout. Pas besoin de plus de justification pour prétendre à agir comme tu le faisais.

Roulant les yeux au ciel, il venait te rappeler qu'il était le Taicho, une personne éminente du lopin de terre, tout ça, tout ça... Franchement, il aurait pu être Raikage que tu n'aurais pas porté davantage d’intérêt pour sa sale gueule. Et ironiquement, tu étais la soeur du Raikage actuelle, pour dire à quel point tu n'avais aucun point commun avec ta famille.

Apparemment tu avais touché un point sensible. Cool, au moins il allait te lâcher, offusquer par tant de hardiesse. Mais étonnamment, celui-ci avait réagit tel un masochiste vétéran, redemandant alors toujours plus que tu le maltraites verbalement. Tu l'intéressais ? Vraiment ? En quoi ? Il fallait faire attention à ce genre de phrase, surtout quand on était une personne de son importance et qu'on s'adressait à la sœur de son supérieur directe. Pas comme si Shuuhei allait prendre ta défense dans quoi que ce soit ceci dit.

- Vous n'êtes pas mon genre.


Tu avais bien entendu fais exprès de méprendre ce qu'il tentait de te dire. Quoi qu'en réalité, étant un grand pote de ton frère, cela ne t'aurait pas étonné qu'il partage son gout de la perversité chez les plus jeunes que lui. L'idée même de repenser aux fiançailles de ton frère te faisait regretter d'être encore de ce monde bien puéril. De toute façon qu'est-ce qu'il te voulait réellement ? A tes yeux, il n'était qu'un parasite, et au sien tu ne devais guère être plus que ça.

- Si vous permettez, j'ai des fonctions à remplir. Un Jonin a plus de chose à faire apparemment qu'un chef de la police qui se contente d'aborder les petites jeunes qu'il croise.


Toute activité aurait été moins déplaisante que la compagnie du balafré. Puis, tu ne mentais pas en disant être Jonin, c'était bien là la seule chose qui n'était pas vraiment un sarcasme ou un mensonge dans ta bouche. En attendant, s'il était tellement accroché à l'idée de servir son lopin de terre, il n'allait pas t'empêcher de remplir ton devoir, loin de lui, très loin de lui. Il y avait très certainement une mission qui n'attendait que toi et tes compétences.
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Kizuato Daisuke
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Mar 17 Oct 2017 - 17:49
« Pour une fois nous avons un point commun, quand je disais que tu m’intéresse, ce n’est pas sur ton physique. D’ailleurs, tu es beaucoup trop jeune pour moi, avec dix ans de plus pourquoi mais la non. »

Elle pensait vraiment que je lui disais ça de façon à la draguer ? Décidément, elle se trompe sur mon compte. Non, j’ai mieux à faire que charmer une gamine comme elle. Puis elle n’est pas du tout mon genre, de par son caractère déjà. Qui voudrait sortir avec une fille pareille hein, personne je pense. Bon, physiquement, elle était pas mal, mais beaucoup trop jeune pour quelqu’un de mon âge. Elle n’a même pas vingt ans la petite. J’avais l’impression que plus je lui parlais, plus elle était agressive. Vraiment une tigresse cette Reiko, j’aime bien les gens avec un caractère comme le sien. Mais si je continue de lui faire causette, ce n’est pas pour le plaisir non plus. Non, j’avais une idée bien précise en tête.

« Des fonctions à remplir ? Il n’y a aucune mission de libre en ce moment, c’est calme plat. Puis même si jamais c’était le cas, elles ne seraient pas assez importantes pour une Jônin comme toi, je me trompe ? Comme si cela pouvait te suffire une mission d’escorte ou bien d’aller traquer quelques pauvres bandits sans défense. »

En tout cas, pour moi, c’est comme ça que je vois les missions. Je n’accepte pas en dessous de B, et même les missions de rang B j’ai du mal à accepter. Je laisse ce genre de missions aux Genin et aux Chuunin, n’ont pas par dénie mais parce qu’ils ont besoins de faire des missions de ce niveau pour progresser par la suite, normal aussi. Par contre, pour la Metaru, il fallait du sensationnel. Il fallait une mission qui bouge, qui demande d’avoir de grandes capacités, d’être quelqu’un de fort. Je pouvais le sentir, elle n’aimait pas faire des missions de routines. Tout comme moi d’ailleurs. Elle ferait une très bonne policière, ça, j’en suis certain. Bon, ce n’est pas le genre de personne que je mettrais à faire les sales besognes, mais elle pourrait être très utile, que ce soit pour un interrogatoire ou pour une traque.

« Dis-moi, tu arrives à te contenter de ton rang de Jônin ? Tu n’inspires pas à quelque chose de plus grand ? Ou alors d’avoir de nouvelles responsabilités ? Après tout, tu es quelqu’un de douée, malgré ton caractère. »

J’attendais de voir sa réaction. Peut-être qu’elle continuera à me parler comme si j’étais le dernier des abrutis, ou bien, peut-être qu’elle changera d’avis et commencera une vraie discussion avec moi. J’avais un doute, mais je pense que le dialogue était possible entre elle et moi. Il suffisait juste de trouver le bon sujet, je ne pense pas que cela soit trop difficile. Il faut juste mettre de côté son caractère froid et agressif.


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Mer 18 Oct 2017 - 11:52
Perplexe...

Il tentait de réagir avec un sérieux et un premier degrés décapant pour contrer ton sarcasme qui l'était tout autant. Malheureusement, il ne semblait pas très à l'aise à la tâche. A force de trainer en permanence avec des larbins étant prêts à lui cirer les pompes toutes la journée pour espérer une once de promotion. Bien qu’apparemment, il appréciait ta compagnie hostile et féroce, il ne savait pas encore bien comment jongler avec, et tu n'avais aucune envie qu'il acquiert cette expérience. Tu n'étais pas un moyen de se divertir, bien au contraire.

Mais encore une fois, il semblait avoir de la suite dans les idées en ce qui te concernait. Déterminé à ne pas te lâcher, tu te reposais toujours cette même question qui était "Pourquoi toi ?". Il y avait des milliers de Jonin aussi talentueux que toi... Enfin... Millier, c'était peut être exagéré mais d'entre tous, tu n'étais clairement pas la cible de choix pour ses aspirations, aussi farfelues pouvaient-elles être.

- Une plus grande ambition ?


Hormis vivre et te tenir loin des autres, il y avait pas désir plus ardent qui animait tes pas. Si tu avais été Jonin, c'était par la force des choses, par ce destin qui t'avait été imposé et promulgué comme unique moyen de subsister. Sans ça, tu te serais perdue dans l'écho de l'existence, n'étant alors plus qu'une simple spectatrice appréciant une scène dont elle ne faisait pas partie. La vie aurait été plus simple ainsi, moins douloureuse, moins ennuyeuse. Très certainement qu'il n'y aurait pas eu ce balafré pour t'aborder.

- Venez en au fait.


Quand bien même tu n'avais aucune envie de dialoguer davantage, il te fallait trouver un moyen d'écourter celui-ci. S'il avait un plan pour toi, soit, qu'il te le dise maintenant ou se taise à jamais. Pas besoin de s'épiloguer sur des subtilités futiles et ennuyante. Bien que tu avais une légère idée en tête sur ce qu'il voulait de toi. Après tout, il était bien de la police, très certainement qu'il voulait te refiler un job dans sa brigade afin de se garnir d'un membre en plus savant au moins se servir de ses deux mains et de ses neurones. Pas comme les autres moutons qu'il commandait chaque jour de sa vie.

- Vous comptez me proposer un petit poste dans votre regroupement de "policier" ? Si c'est ce que vous appelez de l'ambition... Je comprend que vous soyez le pote de mon frère.


Toujours aussi méprisante, brutale, hostile à toute attention envers toi. On ne changeait pas une équipe qui gagne après tout... Soupirant, tu fixais le balafré tandis que le son de la forge venait recouvrir partiellement votre discussion. Pas moyen de rejoindre la police en tant que petit gens. Ton agoraphobie était bien trop extrème pour ça.
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Kizuato Daisuke
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Sam 21 Oct 2017 - 17:19
Enfin, je crois avoir réussi à piquer sa curiosité. Reiko aurait très bien pu partir, me laissant en plan comme ça, mais non. En même temps, quand on parle d’ambition à un Jônin, en général, il y a toujours une réponse derrière. C’est instinctif j’ai envie de dire. Mais ça restait la sœur de Shuuhei, la femme la plus associable de Kumo. Il fallait donc que je trouve les mots juste pour garder son attention. Par où commencer.

« Oui, une plus grande ambition. Tu ne comptes pas rester Jônin jusqu’à la fin de ta vie j’espère ? Tu comptes aussi devenir chef de clan dans le futur, à moins que je me trompe ? »

Même si elle n’était pas famille, je suis certain que cette idée lui trottait dans la tête. Déjà, parce qu’elle voulait emmerder son frère j’imagine. Je pense qu’elle serait ravie de pouvoir lui piquer le rôle de chef de clan, juste pour le dégouter. Et ensuite, parce qu’elle doit aimer le pouvoir, comme n’importe quel humain sur cette terre. La reconnaissance, c’est important, même si la Metaru n’avait que peu faire de l’avis des gens en général. Et ça tombe bien. Si elle veut plus tard devenir la pièce maîtresse de son clan, elle devra avoir un soutien. Justement, dans la police, il y a une majorité de Metaru. Elle pourrait donc s’imposer comme futur leader de son clan.

« J’aimerais te proposer de me rejoindre dans la police. Je pense avoir le poste parfait pour toi. »

Je me doute très bien qu’elle refusera si je lui propose de me rejoindre en tant que simple agent de la paix. Elle n’est pas du tout faite pour ce genre de poste. Non, j’avais quelque chose de bien mieux pour elle en tête. Et en plus, ça serait profitable pour chacun d’entre nous. En faisant d’une Metaru un de mes meilleur élément, je gagnerais la confiance d’une plus grande partie des Metaru, même s’ils le sont en majorité. Ensuite, elle, serait plus populaire dans son clan.

« Voilà ce que je te propose. J’ai besoin d’un adjoint, d’un second. Et justement, maintenant que j’y pense, je suis certain que tu seras parfaite pour ce rôle. »

En lui parlant, j’ai eu cette révélation. J’avais besoin d’un adjoint, maintenant que Shuuhei m’avait laissé le rôle de Taicho. Je me doute quand faisant un choix pareil, ce ne sera plus comme quand mon meilleur ami et moi étions les deux piliers de la police, mais je devais faire des choix. J’avais pensé à une autre personne pour ce rôle pendant longtemps, mais maintenant, je n’ai plus de doute, je dois recruter Reiko dans la police. Mais ça n’allait pas être facile.

« Je ne te propose pas de petit poste comme tu l’as dit. Ce n’est pas quelque chose à prendre à la légère. Et je devrais te rappeler que sans ton frère, le clan Metaru ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. C’est lui qui a pris les devants pour faire de ton clan le plus puissant de Kumo. Même si tu ne l’aimes pas, tu pourrais quand même le respecter un minimum pour ce qu’il a fait pour toi et tes semblables. »


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Metaru Reiko
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Sam 21 Oct 2017 - 23:11
Perplexe...

Alors c'était ça qu'il avait à te proposer ? Un haut poste, toujours sous sa direction néanmoins. Evidemment, le cas contraire aurait été bien plus que bizarre et incohérent. Fronçant les sourcils, tu songeais à son offre. Tu te doutais bien de ce qu'il avait en tête pour t’appâter. Faire de toi une personne importante, pouvoir t'imposer au sein de ton clan comme une personne aussi emblématique que ton frère. Acquérir le pouvoir...

Malheureusement rien de tout cela ne t'intéressait. Tu te foutais bien de la considération de ton clan, tu n'avais pas besoin d'eux pour entreprendre tes projets. Tu n'avais jamais eu besoin d'eux. Une année auparavant, tu aurais rejeté son offre avec un grand mépris et un sarcasme assumé, mais désormais, tu songeais à l'idée de grimper dans les échelons.

Tu le savais, avec ton frère en tête, il allait imposer son idéal niais et crédule. Tu te souviens encore de cette promesse que tu lui avais faite, de prouver que depuis le début, c'était ta manière de penser qui était l'unique et bonne manière de faire. Que la fin justifiais davantage que le chemin parcouru. Cette offre était un premier pas vers la réalisation de ton projet. Afin de faire comprendre au monde entier qu'il n'y avait que la force qui pouvait les protéger du malheur.

Quant à lui, il te voulait certainement pour s'attirer les bonnes grâces des Metaru. Bien que s'il voulait pousser le vice jusqu'au bout, il aurait certainement dû choisir quelqu'un d'autre que toi. Comme il devait si bien le savoir, tu n'étais pas la membre la plus en vue de ton clan. Bien au contraire. Mais soit, peut être qu'il estimait tes talents d'une certaine manière.

Cette offre était une sorte d'échange équivalent ou chacun y trouvait son compte. Bien que tu trouvais le tiens à l'opposé de ce qu'il semblait te proposer, renier cette possibilité tendue aurait été idiot. Etre adjoint du Taicho t'assurait un rôle à l'écart de la foule, il gardait les responsabilités et toi tu pouvais agir sous couvert de sa présence. Il était peut être temps d'imposer ton influence, que ton clan le veuille ou non.

- Je n'ai aucune estime pour mon frère, et cela ne changera en rien.


Tes mots étaient d'une brutalité sans faille. Clairs et nets, il n'y avait aucun sous entendu voilé derrière eux. Tu te foutais bien de ce qu'il avait accomplit, pour toi, tout ses projets étaient l'équivalent d'échec cuisants.

- En attendant, si l'offre tiens toujours, je veux bien la considérer.


Sous entendu que tu prenais le temps d'y réfléchir mais que la décision était déjà prise. Il te voulait en adjoint ? Soit. Il allait devoir assumer la responsabilité d'avoir brisé ta tranquillité. C'était son choix après tout.
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Kizuato Daisuke
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Mar 24 Oct 2017 - 18:02
« Et pourtant, tu devrais. Tu sais, tu devrais aller passer du temps avec ton frère. Avec ses nouvelles responsabilités, il a pris en maturité. »

C’était tellement vrai. Entre son investissement dans la police de Kumo, le sort tragique de son petit frère Kahei, maintenant son poste de Raikage et sans parler de son mariage futur, il est clair que Shuuhei n’est plus la même personne qu’il y a quelques mois. Il est toujours le même homme après tout, mais beaucoup plus grand. Il accepte ses responsabilités, et vie avec au jour le jour. Ça montre bien qu’il est la personne parfaite pour diriger le village. Et maintenant que j’y pense, moi aussi, j’ai quelques peu changé. Mon accession au titre de Taicho et l’arrivée de Misako dans ma vie.

Au final, choisir Reiko comme second était vraiment un bon choix. Elle était jeune, avec un grand potentiel, sachant qu’elle fait déjà partie de l’élite du village. Un jour, ça sera sûrement elle qui prendra ma place, si elle le veut bien-sûr. Malgré le fait qu’elle soit associable, elle pourra diriger la police d’une main de fer, et c’est ce qui faut. Et elle avait l’air en plus d’accord pour rejoindre. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle accepte aussi vite. Je pensais qu’elle allait faire son cinéma, prétextant que la police n’était pas assez bien pour elle. Mais je n’allais pas insister davantage, sinon, elle risque de refuser aussitôt.

« Dans ce cas, c’est parfait. Tu verras, tu te plairas dans la police. Il y a une majorité de Metaru en plus, tu ne seras pas dépaysée. »

Je ne suis pas certain que cela l’enchantera de voir à longueur de journée des membres de son clan, elle qui considère son frère comme un moins que rien. C’est dommage je trouve. Si j’avais pu choisir, j’aurais choisi de naitre en tant que Metaru. C’est un clan génial qui est particulièrement soudé, sauf à quelques exceptions, comme Reiko.

Il faudra que j’en parle à Shuuhei d’ailleurs que j’ai recruté sa sœur dans mon service. Je ne sais pas s’il sera très content de le savoir, enfin, connaissant la bête, il risque de me mettre en garde. Il me dira de ne pas toucher à sa sœur, normal en tant que grand frère aussi. Mais je pense qu’il insistera plus sur le fait que Reiko peut me rendre eunuque si jamais je lui fais des avances, ce qui ne m’étonnera pas du tout. D’ailleurs, je ne compte pas le faire. Maintenant qu’elle va me seconder, il est hors de question que j’envisage une telle relation avec elle. Il ne faut jamais mélanger vie privée et boulot.

Maintenant que j’ai son ''accord'' je vais pouvoir lui parler de ce que j’attends d’elle. C’est tout à fait normal. Elle sera la deuxième flic de Kumo, ce n’est pas à prendre à la légère non plus. J’ai pris appui sur ma canne pour ensuite faire quelques pas. Je supportais mal le fait de rester statique, j’avais toujours besoin de bouger. Après avoir fait quelques pas en avant, j’ai ensuite fait demi-tour pour me remettre face à Reiko.

« Tu seras donc mon adjoint, Fukutaicho. Tu auras donc l’autorité sur l’ensemble de la police. Tu devras rendre compte uniquement à moi, pas besoin de passer par ton frère. Je te demande donc aussi de m’obéir. Si tu n’y vois aucun problème, alors bienvenue dans la police. »
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Metaru Reiko
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Mer 25 Oct 2017 - 11:49
Ennuyée...

Combien de temps c'était écoulé depuis le début de cette conversation ? Bien trop de temps à ton goût. Tu t'étais faite embaucher à l'arraché, sans vraiment te rendre compte de comment. Ce type que tu méprisait tellement était désormais ton patron comme il aimait se dire. Était-ce un moyen de se poncer l'orgueil que de te rappeler que tu lui devais des comptes. Tu arquais les sourcils, tu ne pensais pas qu'il t'avait engagé dans sa cour d'imbécile pour ton grand sens de la hiérarchie.

- Ne vous inquiétez, je ne me garderais pas de vous rappeler vos écarts.


Sarcasme, mépris, vérité ? Un peu de tout dans cette dernière tirade. Il avait beau être le chef de la police, désormais qu'il t'avait accepté en tant qu'adjoint, tu étais bien placée pour lui remettre les pendules alors. Il était connu pour un user de son rang, de sa prestance afin de s’octroyer quelques services. Histoire de quoi galvaniser son égocentrisme. Pas étonnant pour un pote de ton frère.

- Et vous comptez me faire prendre service quand ?


Toujours aussi agressive, sans aucun tact, avec aucun sens des formes. Mais bon, au moins, tu certifiais ta capacité à être opérationnelle lorsqu'il le souhaitait. Tu avais été propulsé à un grade assez important en une simple discussion. Beaucoup allait prendre cela pour quelque chose de non mérité. Tu n'avais pas non plus l'impression d'y avoir accéder grâce à un grand effort. Mais comme toujours, tu allais prouver le contraire. Tu t'étais toujours débrouiller seule.

- Et en tant qu'adjoint, ne comptez pas sur moi pour être à vos soins.


Au moins tu étais clair. Tu n'étais pas là pour être une boniche, loin de là. Il t'avait choisit, il allait devoir assumer et pas qu'un peu. En attendant, les forges encore à proximité faisaient retentir leurs cries dans vos oreilles respectives. Pas le meilleur endroit pour convenir de ce genre de contrat.
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Kizuato Daisuke
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Mer 25 Oct 2017 - 13:27
Toujours un air condescendant. C’était sûrement ce qui m’avait poussé à lui faire une proposition. Je ne voulais pas de quelqu’un de trop gentil au poste de Fukutaicho. Je veux de l’ordre et de l’autorité dans la police militaire de Kumo, et Reiko incarnait bien mon idéal. Avec elle, il n’y aura aucun écart de conduite, je peux en être certain. Je vais quand même devoir faire gaffe à moi. J’imagine qu’elle ne me loupera pas si jamais je fais quelque chose de travers ou une remarque qui pourrait lui déplaire, malgré le fait que je sois son supérieur.

« Je m’en doute bien… »

Cela devait faire déjà une bonne vingtaine de minute que nous étions en train de discuter. On pouvait entendre le vacarme de la forge d’ici, j’avais même l’impression d’être à l’intérieur de la raffinerie avec l’écho. Je n’aurais jamais pu travailler dans un endroit pareil, avec ce bruit permanant. Je passerais mon temps à picoler pour faire passer le mal de crâne, même si c’est déjà ce que je fais au final… non, en vrai, j’ai quand même diminué ma consommation d’alcool. Avant, je passais ma journée au bar, mais maintenant, avec mes nouvelles responsabilités, c’est uniquement le soir pour me décontracter.

Reiko me demanda quand est-ce qu’elle commençait. Pour moi, c’était évident, elle était désormais membre de la police. Pas besoin de paperasse pour elle, un contrat oral est bien suffisant, et puis je n’ai pas l’envie aujourd’hui de lui faire signer quelque chose. D’habitude, je prends le temps de faire un discours et de savoir les volontés de chaque recrue, mais là, je n’avais pas besoin, et de toute façon, elle s’en fichait totalement.

« Tes nouvelles fonctions commencent dès maintenant. Si tu le souhaites, je te ferais signer un contrat officiel plus tard, mais considère toi comme Fukutaicho dès aujourd’hui. »

Elle allait donc pouvoir se rendre au Q.G. pour commencer le travail. Mais je ne pense pas qu’elle va se presser pour se rendre là-bas immédiatement, enfin, j’en sais trop rien. C’est assez difficile de cerner cette fille. M’enfin, tant qu’elle fait bien son boulot, je n’ai pas à lui faire de reproche. Je suis pas du tout le genre de patron à toujours être dans le dos de ses subordonnés. Elle sera entièrement libre dans sa façon de travailler, je n’imposerais rien de spéciale envers elle.

« Oh c’est tellement dommage, et moi qui pensait avoir quelqu’un qui sera dévoué corps et âme pour moi. »

Je pense que notre discussion va pouvoir prendre fin. Elle doit en avoir marre que je lui face la causette. Puis de toute façon, j’ai autre chose à faire. Je dois toujours aller rendre visite aux Metaru dans la raffinerie pour voir comment ça se passe là-bas, et puis j’ai aussi du travail. Je m’étais accordé une pause pour me changer les idées, et maintenant, je suis enfin d’attaque pour reprendre mes activités, même si je sais pertinemment que je n’ai pas grand-chose de spécial qui m’attend dans mon bureau.

« Bon, ce n’est pas que je m’ennuie, mais je pense avoir assez abusé de ton temps. Si jamais tu as quelque chose à me demander, ce qui m’étonnerait, tu pourras me trouver dans mon bureau. »

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Metaru Reiko
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Dim 29 Oct 2017 - 12:43
Perplexe...

Tu arquais un sourcil en l'écoutant. Il te donnait les pleins pouvoirs, sous réserve que tu devais lui rendre des comptes en apparence, dans le fond, tu étais entièrement libre de tes mouvements. Était-ce de l'idiotie ou une confiance en soi déraisonné qui le poussait à agir ainsi. Enfin... Tu n'allais pas t'en plaindre, tu n'étais pas du genre à aimer avoir des chaînes, qu'importe leurs provenances. Certaines, tu étais contrainte de les supporter, mais de manière générale, plus tu étais libre de tes mouvements moins tu étais prise dans une sorte de tourmente de rébellion.

- Je n'ai pas besoin de plus pour le moment.


Tu le regardais avec un air teinté de mépris et de perplexité. Cet homme était étrange, voir fou. Mais soit. Ce n'était pas tes affaires, tu savais très bien qu'à la moindre attitude déplacée envers toi, tu savais parfaitement comment le recadrer. Commençant à marcher, tu pressais le pas en voyant une foule grandissante commençait à s'amasser. Vous veniez d'arriver dans les heures de pointe, la période que tu fuyais plus que tout. Trop d'homme, trop de gens, trop de problème.

Aujourd'hui, tu n'allais rien faire de plus, ce recrutement désespéré effectué à l'arraché te laissait encore dubitative quant au sérieux de la police. Fukutaicho hein ? Cela ne représentait pas grand chose à tes yeux mais beaucoup aux yeux des autres. Une manière comme une autre de t'imposait après tout... Même si tu n'en tenais aucune mérité. C'était un grade que tout le monde pouvait obtenir et qui n'avait en réalité rien de méritant. Combien d'année certains de tes désormais subalternes avaient passé dans la police sans ravir une seule promotion ?

Le monde était cruel, mais tu t'en foutais bien d'eux. Ils n'allaient de toute manière pas avoir matière très longtemps pour protester. Tu savais te faire entendre, ça c'était sur et désormais, tu en avais toute la légitimité.

Cela allait te maintenir active, les entraînements répétitifs perdaient de leurs efficacités à force de les refaire. Il fallait toujours repousser les limites, et bien que tu avais passé les trois quarts de ta vie à forger ton corps, cela n'était clairement pas assez. Tu ne rivalisais pas encore assez bien avec ceux qui possédaient un talent naturel. Les génies comme on les appelait, ou les chanceux. Qu'importe, tu étais plus forte que ça.
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