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Armée, premier Acte [Hagiwara Kentaro]

Arai Y. Masamune
Arai Y. Masamune

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Sam 17 Sep 2022 - 15:10
Une graine avait été plantée, une inception auto-induite que l’Arai devrait à présent prendre grand soin de cultiver méthodiquement pour la voir s’épanouir et se concrétiser. Si il voulait changer les choses, briser ce cercle sans fin de morts vides de sens et faire en sorte que son existence ait encore un but, alors Masamune devrait intégrer la bête qui avait laissé exploser ce conflit et la dompter de l’intérieur. Un parcours long, périlleux, mais qui s’avérait à présent d’une nécessité impérieuse aux yeux de l’ancien thérapeute, pour l’heure dépossédé de toute officine où recevoir ses patients. Pour espérer arriver à ses fins, cependant, l’Arai savait que beaucoup de travail l’attendait, que beaucoup d’étapes seraient à franchir avant d’espérer pouvoir faire infléchir le cours tragique que prenait semblait-il systématiquement l’Histoire. Méthodique, jugeant de sa propre condition physique et de sa méconnaissance du fonctionnement concret de l’armée impériale, il apparut alors indispensable au père endeuillé de se rapprocher de celles et ceux qui la constituaient déjà. Sur ce terrain d’entraînement où il avait eu sa triste épiphanie, où la nécessité de son devoir lui était apparue pour soulager sa douleur, Masamune avait également aperçu la silhouette de soldats, loin à l’autre extrémité des lieux cerclés de murs hauts et épais. D’un pas déterminé, son large manteau couvrant ses mains et son chapeau masquant partiellement les bandages qui lui enserraient un œil, l’homme brisé qu’il était se dirigea alors sans faire montre de la moindre hésitation vers le premier quidam venu.

Un quidam, en l’occurrence, qui se trouvait tout de même avoir plusieurs signes distinctifs particuliers, entre son épaisse toison rouge et ses tatouages tribaux qui paraissaient au-delà des contours de son uniforme. De son pas lourd et remarquable, l’Arai s’approcha donc, attirant d’abord physiquement l’attention du soldat pour l’interrompre dans son activité avant de s’annoncer de vive voix.

« Hoy. Vous êtes de l’armée, je me trompe… ? Arai Masamune », fit-il en tendant sa dextre calleuse et marquée par la vie au soldat pour lui proposer une franche poignée de main.

Observant sommairement aux alentours, le thérapeute expira profondément avant de poursuivre.

« J’aimerais savoir… Il y a toujours du recrutement ? J’ignore quel genre de critères sont en vigueur, mais je voudrais… Je voudrais candidater, oui. J’ai quelques doutes sur ma condition physique, mais rien qui ne puisse pas se régler avec un peu d’entraînement c’est certain.

Est-ce que… vous pouvez m’aiguiller un peu ? 
»

il devrait apprendre les ficelles, explorer les dédales de la hiérarchie, mais avant tout il lui faudrait réapprendre à se battre convenablement, une facette de son adolescence qu’il avait depuis longtemps laissé derrière lui au profit de prospects plus pacifiques. Mais se battre, il aurait certainement à le faire, pour arriver à apporter ne serait-ce qu’un peu de paix dans ce pays en proie aux carnages.


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Hagiwara Kentaro
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Lun 26 Sep 2022 - 20:00
« Si tu rencontres un homme de valeur, cherche à lui ressembler. Si tu rencontres un homme médiocre, cherche ses défauts en toi-même. »
De Confucius.

Le froid de l’hiver grignotait toujours un peu plus les températures. Je ne me considérais pas comme une personne frileuse. Pourtant, il fallait admettre que le climat actuel de l’Empire du feu était propice à ce que les morts eux-mêmes luttent contre une mauvaise fièvre. Toutefois, je ne pouvais m’arrêter à de telles considérations. J’avais conscience que mes lacunes étaient bien trop nombreuses pour que je puisse me reposer sur mes lauriers. Comme soldat, j’étais pathétique. Les missions et les entraînements auxquels j’avais participé jusqu’à présent m’avaient montré mes faiblesses. Comment avais-je pu ne pas les voir tant elles étaient flagrantes ?

Dans de telles conditions, comment pouvais-je prétendre protéger ma fille ? C’était une illusion. Une simple illusion. Pourquoi ? Elle était là pour que j’oublie. Oui, que j’oublie à quel point mes incompétences avaient été fatales à Hatsuka lors du massacre de 202. Je m’étais alors retrouvé seul avec Ayumi. A cette époque, elle n’était âgée que de quelques mois. Sans ma femme à mes côtés, j’avais perdu pied. Pour la sécurité de mon enfant, j’avais demandé de l’aide à mes aînés. Depuis lors, elle habitait chez mes parents. Trois ans. Trois ans que cela durait. Et j’étais toujours incapable de m’occuper d’elle à plein temps.

Je devais compléter mon panel de techniques. Plus. Il en fallait toujours plus. Était-ce suffisant ? Non. Bien sûr que non. La force brute n’était rien sans un minimum de réflexion. Savoir utiliser ce que j’avais à ma disposition dans un enchaînement logique et adaptable à chaque adversaire… Voilà ce qu’il me manquait. Je pensais être en mesure de créer des plans de bataille. Force est de constater que ce n’était pas le cas. Loin de là. Un projet de combat et une enquête avaient autant de points en commun qu’un babouin avec un castor.

Certains diront que je suis trop dur avec moi-même. De mon point de vue, je ne l’étais pas assez. Était-ce une raison suffisante pour m’infliger un tel traitement ? Voilà bientôt vingt minutes que j’exécutais des pompes sur l’un des terrains d’entraînement du camp. A cause du froid, je ne sentais plus mes doigts depuis longtemps. Voulais-je me punir ? Mais de quoi ? D’avoir été trop laxiste sur ma formation ? Je n’étais pas prédestiné à être soldat… contrairement à mon frère. En tant que shinobi, un grand fossé nous séparait. Il fallait néanmoins noter que choper des engelures aux doigts n’était pas l’idée du siècle.

Je finis par me relever et époussetais mes vêtements, avant de me diriger vers mes affaires. J’ouvris rageusement mon sac et en sortis ma gourde. Celle-ci était remplie de thé qui, ma foi, avait fortement tiédi depuis que je l’avais mis dans ce récipient. J’avais cette désagréable impression de faire du sur-place, tant physiquement que psychologiquement. Que pouvais-je faire d’autre que de me donner le temps nécessaire ? Tout ne pouvait pas s’apprendre d’un claquement de doigt. Si c’était le cas, où serait le challenge ? Raaaaah. Je me fatiguais à penser le tout et son contraire.

Je m’assis sur le banc en bois, ma gourde entre les mains, mon sac au sol entre mes jambes. J’observais d’un œil absent les autres soldats. Certains étaient venus seuls, d’autres sortaient en groupe. J’en avais déjà repéré quelques-uns qui étaient toujours entourés, comme s’ils appréciaient de se donner en spectacle… Ou alors… La vérité, c’est qu’il y avait pleins d’autres raisons pour qu’ils arborent ce genre de comportement. Dans mon état, mon esprit refusait systématiquement de rester inactif et faisait des hypothèses sur tout ce que je voyais.

Mes oreilles furent alors happées par le son d’un pas lourd et… je ne sais pas… il y avait quelque chose qui le distinguait des autres. Mon cerveau chercha instinctivement d’où provenait ce bruit. Mon regard tomba sur un homme, aussi grand que moi, à quelques centimètres près. C’était peu commun de tomber sur un homologue avec une taille plus ou moins similaire à la mienne. Enfin, dans notre cas, c’était plutôt plus que moins. Je fronçais légèrement les sourcils lorsque je constatais que son grand chapeau cachait un duo visuel asymétrique. L’un de ses yeux était couvert de bandages. Celui que je ne voyais pas était-il aussi triste que celui qui embrassait le monde ? Quant à sa tenue, même si elle devait être des plus pratiques, était d’une couleur tout aussi mélancolique que son regard. C’est fort dommage ! Je suis sûr qu’avec un peu plus de coloris, ses vêtements mettraient en valeur ses longs cheveux gris.

La surprise se lut sur mon visage lorsque cet inconnu s’adressa à moi. La preuve en est que mon regard chercha un instant autour de moi une autre personne. Toutefois, lorsqu’il me tendit la main pour me saluer, je n’eus plus aucun doute quant à l’individu avec lequel il souhaitait s’entretenir. Maladroit comme je l’étais dans mes relations à l’autre, je bondis sur mes pieds, manquant de me prendre les pattes dans mon sac à dos. Par je ne sais quel miracle, je sus garder mon équilibre. La honte si je m’étais étalé comme une crêpe devant cet homme. Je vins serrer la main qu’il me tendait, un petit sourire gêné sur le visage.

« Euh… oui… euh… pardon, je… »

Oulah, démarrage difficile. Je retirais précipitamment ma main, mal à l’aise à cause de cette première intervention ratée de ma part. Je ne voulais surtout pas qu’il croit que son physique m’indisposait. J’étais, certes, intrigué par les bandages sur son œil, mais c’était surtout la tristesse dans son regard qui m’embarrassait. Je ne savais pas comment réagir convenablement face au chagrin de mes interlocuteurs. Je n’arrivais déjà pas à gérer le mien, alors celui des autres… Je finis par m’incliner devant lui pour lui présenter mes excuses.

« Je… Pardonnez-moi pour… pour mon indélicate intervention. Je… Je ne m’attendais pas à ce que vous m’abordiez… J’étais perdu dans mes pensées et… hum… »

J’allais m’arrêter là dans mes explications. Pas la peine de m’étendre sur le sujet. Je finis par me redresser pour lui faire face, ne cherchant alors pas à fuir son regard. Bien au contraire.

« Salutations sur vous, Masamune. Je… oui, je suis bien un soldat de l’Empire… Depuis quelques mois seulement. Que puis-je faire pour vous ? »

Ah. Me présenter ne serait certainement pas de trop. Il avait eu la décence de le faire. Masamune ne semblait pas vraiment dans son élément. Sa façon d’observer, même rapidement, les alentours… Sa façon d’être… Cette expiration profonde qui voulait dire certainement beaucoup de choses… J’étais certain qu’elle n’était pas liée à de bonnes émotions. Je devrais sans doute me montrer un peu plus avenant si je ne voulais pas le faire fuir à grandes enjambées. Je n’eus pas le temps de rattraper ma bourde que mon interlocuteur répondait déjà à ma question. Oupsi. Il faudra que je sois plus rapide à l’avenir. Toutefois, je trouvais ça gênant de lui donner mon identité maintenant qu’il quémandait des informations.

« Hum… De ce que je sache, le bureau de recrutement est toujours ouvert. »

Mon regard s’assombrit alors que je continuais mes explications.

« De toute façon, à la vue des événements qui secouent l’Empire depuis plusieurs années, le bureau de recrutement a tout intérêt à rester ouvert. »

Un air désolé s’afficha sur mon visage.

« En revanche, je ne connais pas ses horaires d’ouverture. Quant à savoir s’il faut des papiers… »

Je détournais le regard, un peu honteux.

« Je ne sais pas. La vérité, c’est que lorsque je suis allé m’inscrire, mon frère m’accompagnait. C’est lui qui s’est occupé de tout… ou presque ! J’avais une sacrée gueule de bois ce jour-là… Je ne me souviens que vaguement de ce qui s’est passé… Faut dire que je n’avais pas du tout envie d’être soldat à la base… »

Mes yeux se perdirent un instant dans des souvenirs pas si lointains que ça. Je murmurais plus pour moi-même que Masamune, bien que celui-ci put très bien entendre mes mots :

« Puis, il y a eu le massacre de 202… »

Je secouais vivement la tête. Non. Je ne devais pas replonger dans ces souvenirs douloureux. Mon visage retrouva sa jovialité habituelle, bien que le sourire que j’arborais ne trompa personne : il était l’écho de mon infinie tristesse. Si Ayumi n’avait pas été là…

« Si vous le souhaitez, je pourrais vous accompagner au bâtiment administratif pour que nous puissions récolter les informations nécessaires à votre recherche. Une fois votre admission validée et effective, vous serez soldat à part entière des armées de l’Empire. Vous aurez ensuite la possibilité de poser votre candidature pour l’une des trois unités : la coloniale, la territoriale ou la recherche. Il me semble qu’il existe des brochures détaillées pour chacune d’entre elles… »

Je me mis à réfléchir.

« Hum… avec les changements récents des capitaines, je ne sais pas si lesdits objectifs présents sur ces brochures sont encore d’actualité. Peut-être qu’elles ont été refaites… Le mieux, c’est que vous vous adressiez directement à un membre de l’unité que vous souhaitez intégrer. Vous avez déjà une idée sur la question ? »

Un groupe de soldats passa non loin de nous. Je me tus le temps qu’ils s’éloignent de notre position.

« Quel que soit votre choix, pour présenter votre candidature à l’une des trois unités, vous aurez à effectuer au moins une mission. De préférence, une en rapport avec l’unité que vous souhaitez intégrer. C’est le bureau administratif des armées qui s’occupe de distribuer les ordres de mission. En vérité, ce bureau s’occupe de pas mal de choses. Si vous rencontrez un problème, c’est généralement vers lui qu’il faut se tourner si vous ne trouvez pas de solution à votre niveau. »

Quant à ses inquiétudes concernant sa condition physique, je tentais de le rassurer du mieux que je pus. Comme à mon habitude, je mis très maladroitement les deux pieds dans le plat.

« Vous savez, ce n’est pas parce que vous avez un œil en moins que vous serez moins bon que les autres. Comme vous l’avez si justement souligné, ce n’est qu’une question d’entraînement. Nous avons tous des lacunes et des dons. Dans l’immédiat, le plus important pour vous va être de déterminer vos points forts et vos points faibles. Une fois la liste dressée, vous allez pouvoir établir un programme d’entraînement adapté à vos besoins. »

Par curiosité, je lui demandais :

« D’ailleurs, vous connaissez déjà vos domaines de prédilection ? Ou ceux que vous souhaiteriez développer pour vos techniques ? »

Heureux de pouvoir aider quelqu’un et d’avoir une conversation qui me tirait du cercle infernal de mes idées noires, j’avais complètement oublié de me présenter. Si Hatsuka avait été là, elle m’aurait tiré les oreilles. Non. Si n’importe quelle femme de mon entourage proche avait été là, je me serais tirer les oreilles. C’est donc rouge de honte que je finis par lui donner mon identité :

« Pardon, je… J’ai oublié toutes mes bonnes manières. Je… Je m’appelle Kentaro. Hagiwara Kentaro. »

Il allait vraiment falloir que je travaille ça : on pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert. Mon visage était bien trop expressif.
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Arai Y. Masamune
Arai Y. Masamune

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Mer 28 Sep 2022 - 0:17
Toujours dragué par le tumulte de ses pensées, qui l’entraînaient aussi lentement que sûrement sur une trajectoire sans retour, c’est à peine si Masamune remarqua la gêne qui s’était emparée du soldat aux cheveux rouges lorsqu’il l’avait abordé. Bien sûr, il vit ses pieds manquer de peu de s’empêtrer dans son sac, perçut distinctement son phrasé hésitant, lut instinctivement en lui le trouble qui sapa son aplomb. Autant d’automatismes acquis par l’Arai au fil de ses années de pratique en tant que thérapeute, mais qui lui semblaient en l’occurrence bien inutiles pour la poursuite de ses aspirations chimériques. Masamune avait pris le soldat de court, c’était évident, mais il n’avait en cet instant plus aucune capacité à éprouver de l’empathie pour son prochain. La gêne de son interlocuteur, sa subite impulsion à lui conter sommairement le récit de son propre enrôlement, tout cela lui importait bien peu, et c’est tout juste si le père endeuillé fut capable de rester là, stoïque, à écouter ce jeune homme aux cheveux rouges.

Poussé par sa souffrance, par cette douleur qui lui glaçait les os, l’Arai n’avait besoin que d’une chose : de réponses à ses questions, de lignes directrices à suivre pour pouvoir se laisser aller à ce courant vengeur qui lui battait les tempes. De son propre aveu, le soldat qu’il venait de solliciter avait également suivi la voie du corps militaire en étant mu par une pulsion vengeresse, une symétrie qui fit écho dans l’esprit de l’Arai et fit rougir les braises de son empathie à l’égard de son interlocuteur. Le caractère vicieux de ce cercle fait de tragédies et de militarisation n’était pas sans échapper à Masamune, mais ce dernier demeurait résigné à faire une différence, la différence, qui permettrait enfin de rompre ce cercle.

« ...Les tragédies forgent la nécessité d’agir », commenta-t-il sobrement à l’évocation du massacre de 202.

L’Arai n’avait pas vécu cet événement en première main, avait cru à tord qu’une même cité ne pouvait pas connaître plusieurs fois de tels niveaux de violence et de destruction. Bien sûr, il s’était trompé, et regretterait certainement à jamais de ne pas être resté implanté dans la cambrousse au sud du pays.

« Quelle unité, hm... »

La réflexion fut rapidement conduite pour Masamune, qui élimina promptement et méthodiquement du tableau de ses ambitions deux des trois grands corps d’armée. Un seul en effet, pouvait le placer suffisamment proche des éléments dont il aurait besoin pour arriver à ses fins et changer les choses de l’intérieur.

« ...La Territoriale. C’est là bas que je serai le plus utile. Que je pourrai… faire ce qu’il faut. Mais… chaque chose en son temps, j’imagine. »

Se passant une main sur son menton en ébouriffant sa barbe hirsute, le thérapeute en passe de se reconvertir se noya un instant dans ses réflexions, jaugeant par une expérience des sens la plus objective possible le niveau d’éveil de son corps transi par une sourde colère. Ce dont il était capable… Masamune savait de quel genre de prouesses il pouvait faire montre lorsqu’il était question de l’esprit, mais ce ne serait pas par le biais de ses facultés claniques enfouies qu’il parviendrait à gravir les échelons de l’armée. Du moins, pas au grand jour. L’Arai savait qu’en dehors de son héritage qu’il avait passé ces dernières décennies à renier et à dissimuler, il ne pouvait gère compter que sur sa force physique ainsi que sa relative dextérité pour faire valoir sa candidature auprès de ses futurs recruteurs. Le discours du soldat aux cheveux rouges, qui avait regagné une forme d’aplomb, faisait résonner chez le père meurtri par la perte toute l’ampleur de son manque d’expérience et de son inaptitude. Des propos qui, sans qu’il ait pu le deviner, secouaient rudement leur receveur.

Mais de ce genre d’électrochoc, Masamune en aurait bien besoin, et de bien plus encore, pour embrasser la carrière qu’il s’était mis en tête de poursuivre.

« Kentaro-san. Inutile de vous excuser, c’est moi qui suis venu troubler votre routine, et je vous suis reconnaissant de prendre le temps de me guider.

A l’époque… je me débrouillais avec hache et faux, même si… je les ai rarement utilisé pour me battre. Une chose de plus à apprendre. Je dois… je dois me souvenir. Comment brandir une arme, comment bouger,... me déplacer. 
»

Plus il y réfléchissait, plus la tâche lui semblait gargantuesque, mais l’option de l’abandon n’avait jamais été sur la table. Faisant quelques pas sur le côté en regardant vers le sol, Masamune tenta d’établir clairement ses priorités : aussi ébranlé qu’il était, il ne pouvait pas se laisser submerger, même avec cet œil en berne qui mettrait certainement quelque temps avant de guérir et de revoir la lueur du jour.

« ...C’est très aimable à vous, Kentaro-san, de m’offrir votre concours pour ces démarches. Cependant j’ai peur de devoir d’abord m’entraîner…. Avant de pouvoir espérer être à la hauteur. Je ne peux pas m’engager, si je me sens incapable d’éviter les coups même les plus simples, de me préserver moi-même. Telle sera ma première épreuve... »

Tel un chemin de croix, l’Arai avait jalonné la route qu’il devrait parcourir, n’osant pas explicitement demander à l’Hagiwara qu’il l’assiste dans cette entreprise. Expirant lourdement, Masamune fit quelques mètres sur le côté, comme pour s’isoler, puis se mit sans tarder à exécuter en boucle des mouvements de pompes séparées par des sauts sur place. L’échauffement débutait, et la résolution du père endeuillé, elle, se raffermit alors encore davantage.
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Mer 8 Fév 2023 - 12:55
« L’équilibre, c’est se sentir à sa place. »
De Stephen Carrière, écrivain français.

Ce Masamune était un curieux personnage. Un petit quelque chose en lui me rappelait la profonde tristesse d’avoir perdu Hatsuka. Toutefois, j’étais bien incapable de mettre le doigt dessus. Encore une fois, je fus déstabilisé par mon interlocuteur. Si la communication n’était pas un problème, ce n’était pas le cas du contact avec autrui. Je trouvais une sorte de résonance dans ses paroles… Une résonance qui me renvoyait à mes propres faiblesses. Plus notre discussion avançait, plus mes yeux s’arrondissaient.

J’ouvris plusieurs fois la bouche alors que mon interlocuteur se mettait à faire des pompes et des sauts sur place. La vérité, c’est que la situation me dépassait totalement. Je devrais plutôt dire le contenu de ses propos. Si j’étais tout à fait apte à lui apprendre des mouvements de base, je ne savais pas trop quoi penser du reste de son discours. Mes émotions s’entrechoquaient dans mon esprit. Elles étaient, certes, toutes légitimes. J’étais néanmoins stupéfait d’en voir autant se livrer bataille dans mon cerveau. La surprise avait ouvert le bal. Il savait ce qu’il avait à faire et actait ses paroles avec un entraînement. Je n’aurais jamais deviné qu’un homme comme lui avait un jour manié la hache et la faux s’il ne me l’avait pas dit. Il était relativement bien conservé et fort pour un homme de son gabarit et… de son âge. À moins que la couleur de sa chevelure ne me trompe sur son ancienneté.

J’étais également triste. Oui… Triste pour lui. Pourquoi Masamune pensait-il qu’il devait affronter cela tout seul ? Cela avait beau être son chemin de croix, il n’en restait pas moins que s’il entrait dans les armées de l’Empire du Feu, nous allions devenir compagnons d'armes… Quand bien même nous ne serions pas dans la même unité. Son point de vue… cette solitude… Était-elle la source de ma décontenance ? Peut-être était-ce de la perplexité ? Raaaaah… Je ne saurais dire laquelle des deux prenait le pas sur l’autre. J’étais également très frustré… voir même contrarié… pour ne pas dire en colère… Pourquoi est-ce qu’il faisait comme si je n’étais pas là ? J’étais sans doute un petit jeunot pour lui… Mais tout de même ! Je pouvais l’aider…

Il était venu me demander de l’aide et… c’était très désagréable comme sensation. Pourquoi n’était-il pas allé jusqu’au bout ? C’était très humiliant. Pensait-il que mon jeune âge me rendait inapte à l’aider dans son entraînement ? N’étais-je que bon à aider pour… de l’administratif ? Pouvais-je seulement lui faire part de tout ce que son discours avait provoqué chez moi ? Non… Bien sûr que non. Je passerais pour un petit garçon puéril… et peut-être même bagarreur. Je ne voulais pas passer pour le mec qui cherchait des poux à un autre pour un oui ou pour un non. De plus, je ne devais pas sous-estimer Masamune. Se prendre une prune de sa part ne devait pas particulièrement faire du bien… Je ne m’y risquerais pas…

Je finis par me placer devant ce vieil homme en souffrance. Il ne disait rien, mais son corps, son accoutrement… si les mots en disaient long, c’était tout le reste qui parlait pour lui. Je ne savais pas ce qu’il avait vécu avant… Ce n’était pas vraiment mes oignons. Alors qu’il se relevait d’une de ses pompes pour faire un saut sur place, mes mains vinrent encadrer son visage et se posèrent en douceur sur ses joues. Je ne savais pas exactement ce qu’il pouvait voir ou ne pas voir avec ses yeux… Je voulais avoir toute son attention. Cette prise de position était la plus tendre et la moins agressive que je connaissais… C’était aussi celle que j’avais le plus l’habitude d’utiliser. Bon, d’accord, c’était avec ma fille de trois ans… Mais voilà !

« Je ne sais pas me servir d’une hache ou d’une faux… et plus généralement d’une arme… »

Quitte à choisir, je préférais l’aider plutôt que de ruminer dans mon coin. Je n’étais pas sûr qu’il ait conscience que son comportement m’avait blessé… Il n’était pas responsable de ce que je ressentais et percevais. Je devais faire mon deuil de la situation et avancer. Un sourire sincère vint fendre mon visage.

« … En revanche, je peux vous aider pour le « comment bouger ou se déplacer » ! J’ai eu de très bons professeurs de ce côté-là ! »

J’aurais pu également les qualifier de « terribles ». Les femmes, dans ma famille, c’était toute une histoire ! Toutefois, il n’y avait pas loisir à développer ce genre d’informations dans notre situation. Je finis par le lâcher et proposais à mon interlocuteur :

« Permettez-moi de vous soumettre une proposition : accompagnez-moi chez mes parents. Ils ont tout un terrain d’entraînement derrière leur maison. Il sera plus adéquat pour travailler les mouvements… et plus précisément les esquives. Qu’est-ce que vous en pensez ? »

Je n’attendais pas vraiment de réponse de sa part. Tout en récupérant mes affaires, je continuais à développer le fil de mes pensées à voix haute.

« Vous savez, c’est tout de même plus pratique de s’entraîner à deux… et certainement plus efficace aussi… du moins, pour débuter ! »

J’avais retrouvé mon entrain naturel. L’idée-même d’avoir un nouveau compagnon d'entraînement me rendait heureux… Peut-être que je pourrais même m’en faire un nouvel ami. Cette pensée m’enthousiasmait au plus haut point. Je ne devais tout de même pas trop m’emballer. Chaque chose en son temps. Ce qui était certain, c’est que tous les membres de ma famille se feraient un plaisir de commenter la situation… Ma fille… Mon frère… Mes parents… Mon oncle… Mes grands-parents… Ce qu’ils préféraient par-dessus tout, c’était me mettre en boîte. Ils savaient que c’était d’une simplicité sans pareil. Ça me fatiguait d’avance !

« J’espère que vous ne faites rien pendant les cinq prochains jours ! Croyez-moi sur parole ! À la fin de cet entraînement, vous aurez toutes les bases nécessaires pour acquérir une esquive rapide de rang B ! Pour la suite, il ne tiendra qu’à vous de continuer à progresser. »

Aïe. J’étais bien content que ma famille ne soit pas là actuellement. J’échappais à leurs commentaires. Naïf ? Oui. Je plaidais coupable. Le nombre de fois où je m’étais fait tirer les oreilles par Hatsuka parce que je voulais aider tout le monde tout le temps… Ce n’était pas de ma faute… Enfin, si, peut-être… un petit peu. Mon éducation revendiquait la maxime suivante : « si tu peux aider quelqu’un, fais-le. » Là n’était pas le péril pour moi. Il était plutôt dans le fait que « j’oubliais » régulièrement d’évaluer le potentiel danger que représentait une personne. Je ne me posais généralement pas les bonnes questions. Plusieurs fois, je m’en étais mordu les doigts… Cela ne m’empêchait pas de recommencer la foi d’après. C’était fatigant de toujours imaginer le pire. J’en donnais déjà assez de ce côté-là. Soyons aussi réalistes. Vu mon gabarit… on ne me faisait généralement pas trop chier.

Je ne sus pas trop comment je réussis à embarquer Masamune dans cette aventure. Mon compagnon de route pouvait néanmoins lire sur mon visage que j’étais comblé et reconnaissant qu’il m’ait accompagné. La vérité, c’est que je ne savais pas cacher mes émotions. Il était très facile de savoir ce que je ressentais rien qu’en regardant les mimiques présentes sur ma figure. Alors que nous nous dirigions vers la maison familiale, je discutais joyeusement avec mon partenaire. Enfin, c’était surtout moi qui parlais. Il ne fallait pas être devin pour comprendre que j’aimais parler. S’en était même parfois épuisant pour mes interlocuteurs.

« Dans ma famille, il y a deux catégories de personnes. Les soldats et les inventeurs. Ce sont généralement les femmes qui portent le premier statut et les hommes le second. Mon frère et moi, nous dérogeons un peu… bon d’accord… beaucoup à cette règle. Je dois dire que j’ai beaucoup de mal à me faire à la logique du soldat… Je trouve ça… hum… Ma femme me disait souvent que j’étais trop fleur rose pour devenir soldat… Faut dire qu’elle n’avait pas vraiment tort… »

Je poussais un soupir à cette pensée. La maison était si vide sans la présence d’Hatsuka. Je secouais vivement la tête. Je ne devais pas laisser mon esprit dériver vers de telles pensées. J’avais une mission à remplir en cet instant : pas de place pour la négativité.

« Bref, si je vous dis ça, c’est pour vous parler du terrain d’entraînement où nous nous rendons. Mes parents et mes grands-parents sont tous des duos complémentaires… Quand les guerrières demandent, les inventeurs exécutent. C’est comme ça qu’est né le terrain qui se trouve derrière la maison. Croyez-moi sur parole, ils ne nous ont pas fait de cadeau… Grand-mère Sakura me dit toujours que la vie ne me fera jamais de cadeau alors, il n’y a pas de raison que le terrain d'entraînement m’en fasse ! »

Une grimace fendit mon visage alors que je continuais mes explications.

« Je ne vous explique même pas le nombre de fois où je me suis fais casser la margoulette ! J’ai l’impression que… ‘Fin, ils ont beau être des vieux, j’vous jure qu’ils sont très inventifs et ingénieux pour leur âge… J’me demande où ils trouvent toutes leurs idées… Parfois, je me dis même qu’ils adorent nous voir nous casser les dents contre leurs inventions… J’espère que vous n’avez pas peur d’avoir des bleus ! »

Nous finîmes par arriver à la maison familiale. Heureusement, il n’y avait personne à notre arrivée. J’aurais dû donner des explications et… oui, non, on aurait perdu au moins une heure et demie… Les connaissant, nous aurions dû nous arrêter pour prendre le thé… Et Masamune aurait été passé au grill… Les interrogatoires de ma famille, je vous jure… Tout ça pour me « protéger ». Trop la honte ! J’ouvris la porte et me dirigeais vers la cuisine pour remplir une cruche et prendre deux chopes en bois.

« Je vous propose que nous passions directement à l’entraînement. On se fera une petite place avec ma famille pour le repas tout à l’heure ! »

J’ouvris la marche à travers la maison. J’aimais la douce chaleur qui y régnait, celle qui montrait que nous ne serions jamais tout seuls, même dans les moments les plus difficiles. Nous finîmes par arriver à l’arrière de la baraque. Le terrain était grand. Il était divisé en différentes sections plus ou moins grandes. Celle qui nous intéressait aujourd’hui comprenait une centaine de poteaux en bois de différentes tailles répartis à intervalles irréguliers. Je posais la cruche et les gobelets sur le sol, contre un mur. C’est alors tout naturellement que je passais du vouvoiement au tutoiement.

« Masamune, quelle que soit la technique que tu voudras utiliser, elle te sera bien inutile si tu es incapable de te mouvoir dans ton environnement sans crainte. C’est d’autant plus vrai pour les esquives. Si à la fin de l’entrainement, tu sauras faire une esquive rapide, sache que tu repartiras avec une base suffisante pour travailler les autres esquives. »

Je me mis face au vieil homme. Mes bras se croisèrent sur mon torse alors que je continuais mes explications.

« Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur les déplacements et l’équilibre dans une zone donnée. »

Mon index droit pointa en directement des poteaux de bois.

« L’objectif de cette première partie est que tu puisses te mouvoir sur ces poteaux avec aisance et le plus naturellement du monde. Ton corps doit trouver son équilibre sans même que ton cerveau lui dise de le faire. »

Je m’approchais d’une armoire en bois et l’ouvris. Les inventeurs de cette famille étaient ingénieux. Je vins tourner une manivelle pendant quelques minutes. Lorsque je la relâchais, un mécanisme se mit en branle et les poteaux se mirent à bouger de haut en bas. Sous nos pieds, tout un système avait été installé. Il avait été basé sur les rouages d’une horloge.

« Il existe trois niveaux à cet exercice. Voici le premier. Les poteaux suivent un mouvement de haut en bas à allure régulière. Le second niveau rajoute les mouvements latéraux. Quant au troisième, il jouera sur l’allure des mouvements. À ce niveau-là, les mouvements deviendront également aléatoires et imprévisibles. Tu dois être capable de te mouvoir sur le parcours, au niveau 3, comme si tu avais fait ça toute ta vie… sans même y penser… C’est seulement à ce moment-là que nous passerons à la suite de l’apprentissage. »

Je me dirigeais vers une deuxième armoire et l’ouvris. J’en sortis deux bo en bambou. J’en tendis un à Masamune.

« Ne prends pas cet exercice à la légère. Je ne te ferais aucun cadeau… Ça ne te rendrait absolument pas service. Tu as un ou plusieurs objectif(s) personnel(s) à atteindre. La méthode que je te propose est la meilleure que je connaisse pour que tu puisses avancer le plus rapidement vers ton but. »

Je montais sans difficulté sur l’un des poteaux.

« Si ton objectif est de te mouvoir avec aisance sur le parcours, le mien sera de te déstabiliser et te forcer à utiliser tout le terrain. Je n’hésiterais pas à t’attaquer avec le bo. Je n’attaquerais jamais avec la même force ni avec la même vitesse. Mes attaques se feront toujours face à toi et seront faciles à parer. Tu devras simplement doser la force que tu mets dans ton bo pour éviter de perdre l’équilibre. De plus, ces attaques te forceront à toujours réfléchir à tes prochains mouvements sur le plateau. Si tu te retrouves coincé dans un angle, je ne donne pas cher de ta peau. »

Le silence plana durant quelques secondes, histoire de laisser le temps à Masamune d’intégrer les informations que je venais de lui transmettre.

« Rappelle-toi. Cet exercice ne vise pas à travailler les parades, mais bien ton équilibre et tes mouvements sur un terrain aléatoire. As-tu des questions ? »

Je pris le temps de répondre à ses interrogations et, lorsqu’il fut pris, je le laissais prendre place sur le poteau de son choix. À peine fut-il installé, que je sautais sur les quelques poteaux qui me séparaient de lui. Face à lui, je mis un coup de bo de force modérée sur le sien, à sa gauche. J’enchainais sur un second du même côté pour le forcer à aller sur sa droite. Dans ma façon de me mouvoir, dans mon regard, il pouvait y lire toute ma détermination : les coups ne s’arrêteraient pas tant que son corps ne se sera pas adapté au niveau 1.

Résumé:
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Armée, premier Acte [Hagiwara Kentaro]

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