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[Mission/C/Teikoku] L'unification des soldats - Phase 1[Pv : Hagiwara Kentaro]

Shinrin Kisara
Shinrin Kisara

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Mar 9 Aoû 2022 - 14:11
Mission C:





L'unification des soldats - Phase 1


Une épreuve, et ce n’était pas de la rigolade d’après ce qu’elle a pu apprendre. Kisara souhaite intégrer l’unité Coloniale et réussir cette mission sous forme d’épreuve. Rien de bien simple, surtout que l’épreuve ne semble pas être désigné tout de suite et la blanchâtre allait partir à l’aveugle. La Shinrin doit se préparer à tout, même au pire, surtout qu’elle connaît l’endroit où elle doit se rendre. Une forêt bien dangereuse avec des animaux sauvages très agressif, du coup, elle allait devoir donner tout ce qu’elle a pour survivre à cela. Sa fille et sa femme l’avaient encouragé du mieux qu’elles pouvaient afin de lui donner la force nécessaire pour réussir sa mission. Cela dit, Kisa se sent assez confiante pour se croire capable de réussir et encore plus, en sachant que sa petite famille la soutient dans cette épreuve. Pour elle, si elle parvient à réussir ce qu’on lui donne, il y a moyen qu’elle rejoigne l’unité Coloniale et débuter ses plans de carrière, afin de devenir Lieutenante et par la suite, si elle est assez forte, Capitaine d’une Unité. Conquérir des pays, former la nouvelle génération et mieux, si sa force est reconnue et si elle fait d’excellent progrès à travers des entraînements ou des missions à haut risque, elle pourrait viser la place d’Impératrice. Après tout, l’Empereur ne donne pas trop signer de vie et c’est la nouvelle porte-parole, Shinrin Yoshio qui semble être aux commandes. Or, la soldate a bien des choses à réaliser avant d’arriver jusqu’à l’apogée de son existence.

Prête, Kisara embrasse sa femme et enlace sa fille avant de partir en dehors d'Urahi là où on lui avait demandé de se rendre pour réaliser une mission. Elle ne connaissait pas son/sa partenaire du jour, car cela ne lui a pas été révélé, contrairement à d’habitude. Un.e allié.e et une épreuve inconnue dont on lui n'avait rien dit du tout, cela en faisait des surprises. La Shinrin parvient à sortir de la Capitale sans problème, grâce à l’ordre de mission qu’elle avait montré aux gardes. En direction de l’Est d'Hi no kuni, la soldate ne traine pas sur le chemin, elle n’a pas de temps à perdre à s’arrêter pour des bredouilles. Kisara est attendue pour une épreuve, sans doute pour la tester afin de la faire entrer au sein de l’unité Coloniale. Au fond de son être, la Shinrin est surexcitée et grandement motivée à la réaliser tout comme à la réussir pour atteindre l’un de ses objectifs. Un léger sourire s’était affiché pendant quelques instants sur son visage. Or, la Shirotsuchi (Litt. Terre Blanche) ne souhaite pas se laisser contrôler par ses émotions et elle sait garder son sang-froid à tout instant, étant donné son passé. Ainsi, elle se contient parfaitement et elle reste lucide afin d’éviter de commettre des erreurs passibles de la mettre en difficulté et rater son entrée à l’unité Coloniale du Teikoku. Après quelques minutes à se déplacer, elle parvient à arriver au point de rendez-vous.

Sur place, la femme ne remarque personne, en se demandant si elle ne s’était pas trompée de point de rendez-vous. Il y avait bien un bouddha en bois, assise dans sa position de méditation. Et elle doute très clairement qu’il y en a encore beaucoup des comme ça dans les environs. Sans le savoir, deux ombres étaient cachés, en train de l’espionner. Kisara patient quelques minutes avant de voir l’arrivée de son allié du jour. Observant l’arriviste, elle sourit légèrement, heureuse de l’avoir à ses côtés. En effet, Hagiwara Kentaro vient d’arriver à son tour, sur le lieu de la mission et elle le salue poliment. « Bonjour, Kentaro-kun ! Ravie de te revoir, mon cher. Je suis honorée de faire cette mission ou plutôt cette épreuve à tes côtés. » Dit-elle en se rapprochant de lui et lui serrant la main avec délicatesse. Après avoir un peu échangé l’un avec l’autre, un bruit se fait entendre à leur gauche. Kisara se retourne, se mettant devant Kentaro pour le protéger. « Qui est-ce ? » Dit-elle en se préparant à réaliser des mûdras.


Une femme sortant de l’ombre de la forêt, en compagnie d’un grand loup blanc, se dresse devant eux. Son regard se pose sur les deux soldats de l’Empire. « Hum… Bon réflexe, mais pas besoin de paniquer. J’attendais patiemment votre arrivée. Vous devez être Shinrin Kisara et Hagiwara Kentaro, des soldats de l’Empire, je ne me trompe pas ? » Demande-t-elle d’un air calme. Kisara se met en position décontracté, tout en prenant un air sérieux avant de lui répondre. « En effet, c’est bien, nous. » Répondit-elle calmement. La Inuzuka sourit un peu et pose sa main gauche sur le haut de la tête de son loup. « Bien, je m’appelle Inuzuka Aoi, soldate de l’Empire et de l’unité Coloniale. Navrée, mais il n’y a aucun lieutenant de disponible pour vous. Je suis là pour superviser cette épreuve et vous expliquer les règles. Et ne perdons pas de temps. Premièrement, vous devez traverser cette forêt jusqu’à son centre et faire sonner une cloche pour marquer la fin. Mais dis comme ça, ça semble simple, n’est-ce pas ? » Dit-elle avec un sourire avant de reprendre la parole, après une légère pause. « Sauf que, vous ne devez pas vous faire repérer par quelques observateurs, vous devez vous montrer discret, tout en faisant en sorte de ne pas vous faire tuer par les animaux sauvages se trouvant dans la forêt. Vous pouvez user de n’importe quel stratagème tant que vous réussissez, compris. Avez-vous des questions ? Sinon vous pouvez y aller. » Dit-elle en attendant de voir si l’un d’eux à des questions sinon elle partira dans son coin avec son loup.

« Pour ma part, je n’ai pas de question. J’ai saisi les règles et l’objectif de cette épreuve. Qu’en est-il de toi, Kentaro ? » Dit-elle en le regardant d’un air sérieux.



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Hagiwara Kentaro
Hagiwara Kentaro

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Jeu 11 Aoû 2022 - 11:58
« En littérature, on corrige ses épreuves. Dans la vie, ce sont les épreuves qui nous corrigent. »
De Yvan Andouard, journaliste et romancier français.

Je fus tiré de mon sommeil par de grands coups donnés sur la porte d’entrée. Qu’est ce qu’on me voulait de si bon matin ? Que l’on me fiche la paix ! J’ai besoin de décuver en paix. Je remontais le drap jusqu’à mes oreilles, mon esprit embrumé pensant alors que cela serait suffisant pour faire taire le bruit. Les coups se firent encore plus insistants. L’individu était déterminé à me faire sortir de mon lit. Je finis par m’asseoir en jurant. Par respect pour le jeune public qui lira ses mots, je ne relèverais pas par écrit les grossièretés pourtant bien fleuries qui sortirent de ma bouche.

Je pris alors conscience de l’endroit où j’étais. Quand est-ce que j’étais aller me coucher ? Cette nuit, je n’étais clairement pas en état de monter les escaliers et de me mettre en pyjama seul. Des brides des évènements de la veille me revinrent en mémoire. Alors que je me préparais pour rejoindre ma fille chez mes parents pour fêter l’anniversaire de mon oncle, j’étais tombé sur une malle appartenant à Hatsuka. Oui, je ne pouvais pas le nier : j’avais perdu le cadeau que j’avais préparé spécialement pour l’occasion. Me connaissant, j’avais dû le poser à un endroit improbable. Si elle avait été là, ce genre d’évènements ne serait jamais arrivé.

A la mort de ma femme, je n’avais pas eu le courage de me débarrasser de ses affaires. Incapable de faire mon deuil, je ne supportais pas non plus d’avoir des objets lui appartenant sous les yeux. J’avais donc pris le parti de tout cacher et d’oublier. Du moins, tenter d’oublier. Pour ne pas avoir mal. Pour ne plus avoir mal. Ça n'avait pas fonctionné. La douleur était toujours là. Tapie dans l’ombre, elle savait attendre le meilleur moment pour surgir et m’engloutir tout entier. Cette nuit-là, elle ne s’était pas gênée pour le faire.

La raison aurait voulu que je me passe mon chemin. La décision de mon cœur avait fini par l’emporter. Jusqu’à ce que je retombe sur ce coffre, j’avais totalement oublié son existence. Hatsuka m’avait demandé de la faire avant la naissance d’Ayumi. Au départ, j’avais protesté car, à cette époque, je n’étais pas encore très doué dans le travail du bois. Je n’étais pas certain d’avoir gagné en compétences par rapport à cette époque. Depuis sa mort, je n’avais plus touché à ces outils.

Dans ce coffre, elle avait voulu y mettre des objets pour notre enfant. Elle les avait dénichés au fil des années. Pour certains, elle les possédait depuis notre plus tendre enfance. Elle n’avait jamais voulu dresser la liste de ce que contenait cette malle. Pourtant, à chaque fois qu’elle en sortait un objet, elle était capable de me retracer toute son histoire. Quelques semaines avant sa mort, elle m’avait avoué qu’elle avait inscrit dans un cahier les récits de chaque bibelot. Lorsque je lui avais demandé pourquoi, elle m’avait répondu :

« Si un jour je ne suis plus là, tu pourras raconter à notre fille. »

J’avais trouvé sa réponse horrible. Je lui avais d’ailleurs fait la gueule pendant plusieurs jours. Puis, notre vie avait repris son cours… jusqu’au massacre de Yugume. En y repensant, je n’aurais jamais dû laisser la nostalgie m’envahir. Jamais. Ce n’était ni le bon jour ni le bon état d’esprit pour ouvrir ce coffre. Je m’étais alors perdu dans mon passé. Pour la première fois, j’avais tenu ce carnet dont elle m’avait parlé et qui m’avait profondément vexé à l’époque. Je me mis à le feuilleter. L’écriture d’Hatsuka était reconnaissable entre mille. Elle avait une écriture ronde et élégante. Ses lettres capitales de début de paragraphe étaient toujours aussi impressionnantes. Sans que je puisse les contrôler, mes yeux se mirent à pleurer.

Parmi les objets décrits, je constatais qu’il y avait une série de portraits dont l’un avait été fait à l’aquarelle par Yumi, la soeur d’Hatsuka. Selon la description, nous y étions représentés tous les trois. Ayumi n’avait que quelques semaines lorsque sa maman est morte. Elle n’en avait donc aucun souvenir. J’avais beaucoup de mal à lui en parler. Parfois, lorsque nous nous baladions tous les deux en ville, nous croisions des couples avec leur enfant : elle me demandait alors qui était la femme qui les accompagnait. Je savais que le jour où elle posera des questions sur sa génitrice était proche.

J’avais fini par trouver le portrait de famille. Au bout de quelques secondes seulement, j’avais pris peur en voyant les beaux yeux d’Hatsuka me regarder. J’avais tout remis dans la malle et j’avais entassé des… des trucs dessus… comme si je voulais m’assurer que rien ne s’échapperait de ce coffre. Puis, pour oublier ce que je venais de voir, j’avais bu… beaucoup trop bu.

Ma famille avait commencé à s’inquiéter de ne pas me voir arriver. Ils avaient donc envoyé chez moi Tatsuya, mon frère aîné. Il avait tout de suite remarqué que les lanternes étaient allumées dans certaines pièces de la maison. Comme je ne répondais pas à ces appels, il avait fini par rentrer dans la maison avec sa propre clé. Il m’avait retrouvé recroquevillé dans un coin, au milieu de plusieurs bouteilles vides. Je gémissais le nom d’Hatsuka et tenais des propos incompréhensibles. Je me rappelais vaguement de la suite. Tatsuya m’avait mis au lit après m’avoir fait boire une immonde boisson blanchâtre : selon lui, c’était un remède de grand-mère contre les gueules de bois.

« Kentaroooooo ! »

Ah. La douce voix de mon frère de si bon matin… J’hésitais entre me pendre tout de suite ou… En fait, tout serait mieux que de devoir affronter son regard et son sermon.

« Bouge ton cul d’ivrogne jusqu’à la porte d’entrée ! »

Je le savais. Il allait me le faire payer d’une façon ou d'une autre.

« Un coursier est là avec un ordre de mission pour toi. »

Quoi ? C’est une blague ? Pitié, faites que ça soit une blague, de très mauvais goût, certes, mais une blague quand même.

« Dépêche-toi ! Il n’a pas que ça à foutre, le gars ! »

Tatsuya m’en voulait vraiment. Il avait raison. Je m’étais comporté comme un putain d’égoïste alors que nous avions une réunion de famille hier soir. Je me traînais de ma chambre au premier étage à la porte d’entrée au rez-de-chaussée.

« Bonjour monsieur ! Ordre de mission prioritaire. »

Quoi ? Mes yeux devinrent aussi ronds que ceux d’un merlan frit. J’observais avec insistance l’individu se trouvant sous le porche de ma maison. Pas de doute. C’était bien un émissaire de l’Empire. Ce n’était vraiment pas une blague.

« Alors ? Tu le prends cet ordre de mission ? Monsieur ne va pas attendre que tes cellules grises se connectent. »

Le pauvre coursier tenait ma missive à bout de bras depuis… bien trop longtemps.

« Je… euh… Veuillez me pardonner. »

Je pris la lettre et m’inclinais devant le messager pour le remercier.

« Vous devez vous rendre sur le lieu indiqué dans votre ordre de mission immédiatement. Votre partenaire vous attendra à l’emplacement désigné. Sur place, des ordres supplémentaires vous seront transmis. Je vous souhaite une bonne journée, monsieur. »

Je n’eus même pas le temps de prononcer une quelconque formule de politesse que mon interlocuteur avait déjà disparu au coin de la rue.

« Tu comptes rester comme ça pendant longtemps ? Je te signale que nous sommes en hiver et que garder la chaleur dans une maison de cette taille, ce n’est pas du gâteau… Enfin, pour toi, ça peut être du gâteau, vu la gueule de ceux que tu es capable de cuisiner… »

Je me retins de pousser un profond soupir. Je ne me sentais pas légitime pour lui rentrer dedans. Je refermais la porte aussi délicatement que je le pus. Mon frère me tendit la même mixture dégueulasse que la veille.

« Bois ça. »

Je pris le verre et le bus d’une traite avec une grimace qui n’échappa pas à Tatsuya.

« Tu sais que c’est particulièrement jouissif de voir ta tête à l’heure actuelle ? »

Je ne répondis pas et passais directement à la cuisine pour mettre le verre dans l’évier.

« Est-ce que tu comptes me répondre un jour ? A moins que tu n’aies envie de m’ignorer jusqu’à ton départ. »

« Je ne t’ignore pas. »

« Fais au moins semblant de t’intéresser à la conversation. »

« Qu’est ce que tu veux que je te réponde ? Tu es entièrement dans ton droit… »

« C’est tout ce que tu as à répondre ? »

« Que veux-tu que je te dise d’autre ? »

« Commence déjà par t’excuser… »

« Je n’ai pas envie. »

« Arrête de faire ta pute. »

« Quoi ? Tu trouves que je ne la fais pas assez bien ? »

« Putain, Kentaro ! Arrête… Arrête de te comporter comme un gros con. Tu étais dans un état pitoyable cette nuit, quand je t’ai trouvé. Qu’est-ce qui s’est passé pour que tu replonges ? Imagine que ce soit ta fille qui t’ait retrouvé dans cet état là ? Tu aurais fait quoi ? »

« Maman n’aurait jamais permis qu’Ayumi me voit dans cet état-là… »

« Alors quoi ? Donne-moi au moins une explication… Je ne comprends pas. Tu arrivais à t’en sortir plutôt bien ces derniers temps. Qu’est-ce qui t’a poussé à sauter dans le trou ? Tu t’en es donné à coeur joie hier… Parce que là, ce n’est pas qu’un pied que tu as mis dans le puits, c’est carrément les deux ! »

« Bordel, Tatsuya ! Lâche-moi la grappe. Je n’ai pas besoin que tu me fasses la morale. Je sais, j’ai fait une grosse connerie. Pas la peine que tu me le rappelles en boucle. »

« Tu es franchement trop con quand tu t’y mets. »

« Merci, mais tu l’as déjà dit. Fous-moi la paix, maintenant ! »

Mon frère aîné attrapa sa veste. Avant de quitter la maison, il me lança un :

« J’espère que tu te planteras dans ta mission, histoire que ça te fasse les pieds et que ça te passe l’envie de recommencer à boire comme un trou du cul. »

« Je te remercie pour ta sollicitude. »

Et c’est ainsi que nous nous quittâmes : fâchés. J’étais certain que cette mission, c’était une punition. Même morte, Hatsuka continuait à veiller sur moi. Je suis sûr que c’était elle qui… qui avait fait en sorte que je sois mis sur cette tâche. Lorsque je l’eus le contenu de la missive, je pâlis. Sérieusement ? Je ne faisais même pas partie de l’unité coloniale. Qu’est-ce que je venais faire dans cette histoire ? Le coursier m’avait bien dit que je devais me rendre immédiatement sur le lieu du rendez-vous.

Je n’avais donc pas le temps de passer au bureau administratif des unités pour m’assurer qu’il n’y avait pas d’erreur d’attribution. Mon nom était pourtant bien sur l’ordre de mission. Je cherchais certainement une excuse pour ne pas y aller. Cela serait plus qu’étrange - voire même suspect - qu’une telle erreur soit commise au sein même du bureau en question. Les individus qui travaillaient là-bas ne pouvaient pas se permettre ce genre de bavure.

En cherchant le nom de mon partenaire, je vis qu’il n’apparaissait nul part. Double punition. Je détestais les données inconnues. En effet, ne pas avoir le contrôle d’une situation créait chez moi des angoisses que je n’arrivais malheureusement pas à gérer totalement. En plus, ça aurait été plus sympa de faire la route ensemble jusqu’au point de rendez-vous, histoire de faire connaissance.

Le contenu de la mission en elle-même finit de m’achever : triple punition. Ils sont sérieux, là ? Où est-ce qu’il avait vu que j’étais un professionnel de la survie en forêt ? Je… Je n’avais jamais fait ce genre d’exercices. J’avais quelques bases théoriques sur la chose, mais il ne fallait pas pousser mémé dans les orties. Qu’est-ce que j’étais censé emmener pour cette mission ? J'espérais sincèrement que les bêtes féroces de cette forêt aient mangé avant notre arrivée.

Dans l’immédiat, le plus important était que je contrôle mon odeur corporelle. Elle pourrait nous être fatale. Je devais d’abord faire disparaître les effluves d’alcool. Pas le temps de me rendre aux bains publics. La salle d’eau du rez-de-chaussée devra faire l’affaire. J’eus beau me frotter dans tous les sens, il restait une légère senteur dans l’air. Dans mon état, il était difficile de me donner une mission pire que celle-ci. J’aurais aimé pouvoir demander de l’aide à Tatsuya, mais au vue de la conversation que nous venions d’avoir, il était tout à fait hors de question que je fasse une quelconque démarche dans ce sens.

Après mûres réflexions, je décidais de me frictionner le corps avec un mélange d’herbes. Cette combinaison de plantes était utilisée par les convoyeurs de nos caravanes marchandes lorsque celles-ci devaient passer par des endroits où la faune et la flore étaient réputées comme dangereuses. Elle permettait de camoufler l’odeur humaine aux prédateurs. Il en était de même pour certaines de mes fringues. Depuis que j’étais devenu soldat, et sur les conseils avisés de mon frère aîné, je lavais ma tenue avec des produits neutres, permettant ainsi à mes vêtements d’avoir une odeur la plus impartiale possible.

Je préparais ensuite mon sac à dos. A l’intérieur, je mis une couverture, la mixture qui camouflait les odeurs, des bandages, une trousse de premiers soins et de la nourriture enveloppée dans les feuilles d’un arbre dont j’avais oublié le nom pour limiter les effluves. J’accrochais ensuite mon futon sous ma besace et un crochet attaché à une corde de sept mètres sur le côté.

Je partis sans prendre mon petit déjeuner, carte en main. De ce que j’avais pu constater, le lieu de rendez-vous se trouvait à l’est du pays. Cela faisait tout de même une sacrée trotte jusque là-bas. Je me perdis plusieurs fois en chemin. Je n’étais vraiment pas doué en orientation. Il allait falloir que je travaille sacrément là-dessus. En effet, ce n’était pas la première fois que je me perdais et mis ainsi mes compagnons en difficulté lors d’une mission.

J’arrivais au lieu du rendez-vous l’estomac dans les talons et fatigué. Mais quelle idée, franchement, d’avoir bu autant la nuit dernière et, surtout, d’être parti sans manger ! La douce voix de Kisara se fit alors entendre, me sortant alors de mes maussades pensées. Oh non… Trop la honte ! Je n’avais même pas capté qu’elle était là. Elle me tendit sa main pour me saluer. Je la pris dans la mienne et la serrais en guise de politesse.

« Euh… oui… Salutations sur toi, Kisara. »

Je tentais un sourire mais celui-ci sonna complètement faux. Je n’avais pas vraiment le cœur à être heureux.

« Moi de même. Content de pouvoir faire équipe avec toi pour cette épreuve. »

Quel menteur ! Je ne voulais pas être là. Je souhaitais simplement me terrer chez moi avec mes douleurs. Je ne comprenais même pas pourquoi j’avais reçu cet ordre de mission comme je ne faisais pas partie de l’unité coloniale. Mes épaules s’affaissèrent un peu plus.

« Pardonne-moi, Kisara. Je… Je risque d’être un gros boulet pour toi aujourd’hui. Ce… C’est la première fois que je fais un exercice de ce genre et… euh… comment dire… je suis un peu dépassé par la situation… »

J’ai raté ma vocation : j’aurais dû faire bonimenteur professionnel. J’étais complètement largué, oui. Bien que la mélasse magique de grand-mère commence à agir, j’avais ce putain de mal de crâne qui me poursuivait depuis que je m’étais levé. Impossible de le faire passer. Un bruit sur notre gauche. Kisara fut la plus rapide et se mit devant moi pour me protéger. Eh ! Normalement, ce n’est pas moi qui suis censé faire le chevalier protecteur ? Pour le coup, ce titre allait beaucoup mieux à mon compagnon qu’à moi ! Une femme avec un gros loup blanc sortit alors du sous-bois. Je confirmais les dires de la Shinrin.

« Euh… oui, exactement. »

Intervention inutile, bonjour. Tiens, encore une Inuzuka. Ce clan était vraiment partout. Elle nous expliqua alors patiemment l’épreuve à laquelle nous allions être confrontés. Dans quoi avais-je donc été embarqué contre mon gré ? Quand vint le moment des questions, je levais la main avant de prendre la parole. Encore une fois, Kisara me devança. Ah… oui, pardon. Nous n’étions pas à l’école.

« Euh… oui, pardon… Une question seulement. Euh… c’est vraiment possible de réussir un exploit pareil sans se faire repérer par des ninjas expérimentés et sans se faire bouffer par des animaux plus sauvages les uns que les autres ? »

J’eus pour seule réponse un sourire de l’Inuzuka. Elle disparut ensuite prestement dans la forêt avec son loup blanc. Je demandais alors à Kisara :

« Est-ce que son sourire voulait dire oui ? »

J’étais assez dérouté par ce qui venait de se produire.

« Pardon si ma remarque semble sexiste et déplacée mais… euh… elle a conscience qu’elle parlait à un australopithèque, là, hein ? Et que juste un sourire comme réponse, je ne sais pas interpréter… Je veux bien faire des efforts, mais là, le non-verbal féminin, c’est clairement en dehors du champ de mes compétences ! »

Hatsuka m’aurait mis une paire de claques pour ce genre de remarques. Elle m’aurait même forcé à m’agenouiller pour demander pardon. Les larmes me montèrent aux yeux. Elle n’était plus là… Elle ne sera plus jamais là. Vite. Je devais faire autre chose. Je ne souhaitais pas pleurer devant Kisara. Je finis par déplier la carte que j’avais alors en main pour tenter d’oublier.

« Je ne sais même pas où on est exactement sur la carte… »

Je fis la moue.

« En plus, elle n’est même pas assez détaillée. Comment on va faire pour se repérer dans la zone ? Je n’ai aucun sens de l’orientation. »

Cela se voyait que je n’étais pas du tout dans mon élément. Les missions que j’avais faites jusqu’à présent n’avaient aucun point commun avec l’épreuve d’aujourd’hui. Je posais un regard inquiet sur Kisara.

« Tu crois que l’épreuve a déjà commencé ? »

Je jetais un petit coup d'œil aux alentours. Je n’avais aucune technique de détection. Aucun moyen de savoir s’il y avait du monde autour.

« Euh… on devrait peut-être trouver un endroit moins exposé pour… euh… monter un plan de bataille ? Ce… ce n’est pas dangereux de rester immobile comme ça ? »

Je fis une grimace.

« Je n’ai pas envie d’être mangé tout cru par une bête sauvage ! »

Résumé:
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Shinrin Kisara
Shinrin Kisara

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Jeu 11 Aoû 2022 - 19:58




L'unification des soldats - Phase 1


Sur place, Kisara n’avait pas entendu longtemps avant que son partenaire de mission arrive sur les lieux. Apparemment, il avait pris tout l’équipement de survie pour débutant, il était adorable aux yeux de la Shinrin. De plus, il semblait un peu épuisé et il avait un peu faim, ça allait lui passer avec l'épreuve qui les attendait. La femme se met alors à lui serrer poliment la main afin de le saluer, avec le sourire. Kisa était bien contente de le voir et de réaliser cette mission à ses côtés, en espérant que tout se passe bien pour eux. Apparemment, ça semblait réciproque le fait d’être à ses côtés. Il y avait un bon feeling avec le jeune rouquin et là-dessus, elle aimerait bien développer ce lien entre eux pour en faire un bon allié. Allié est un mot bien trop militaire, mais plutôt ami afin de pouvoir partager bien des choses à ses côtés. Kentaro se met à se dévaloriser, en se sentant peu très en confiance. Il craignait d’être un boulet pour la Blanchâtre et il n’avait jamais fait ce type de mission ou d’épreuve. En gros, il se sentait dépassé par la situation. Un tendre sourire s’affiche sur son visage et elle s’adresse à Hagiwara. « Nul besoin de t’inquiéter pour cela, Kentaro-san. Je suis sûre que tu vas bien t’en sortir et c’est assez pareil pour moi également. On doit s’adapter à chaque mission qu’on nous propose. Au pire, je serais là pour t’aider et te soutenir, je ne t’abandonnerai pas, mon ami. » Dit-elle en lui caressant le visage. Soudain, elle entend un bruit proche d’eux et elle se retourne, prêt à combattre.

La personne qui se tenait face à eux, ce fut une Inuzuka qui semblait les attendre depuis un moment. Et dans un premier temps, elle souhaitait savoir si c’était bien les deux soldats convoquer à cette épreuve qui était bien face à elle. Kisara prend l’initiative de prendre la parole en première pour confirmer leur identité à la soldate canine. Kentaro prend la parole pour également confirmer tout ceci. Décidément, le clan Inuzuka se remet petit à servir l’Empire et ils n’ont pas tous suivi Seimeiten ni Inuko ou encore une certaine Ayuu. Dans tous les cas, il fallait faire abstraction du passé pour aller de l’avant. Si Aoi a été placé comme instructrice pour cette mission, c’est qu’elle a pu regagner la confiance du capitaine actuel de l’unité coloniale. Cette dernière se met à expliquer ce qu’ils attendent d’eux, ainsi que les règles et les risques, en plus des dangers dans la forêt. Pour une mission de rang C, ça semblait tout de même compliquer et digne d’une mission de rang B avec de tels risques. Pour sa part, la Shinrin n’avait pas de question, là où son ami en avait, mais il n’a jamais eu une réponse, à part un sourire. Cela semble l’inquiéter pas mal. « Je suppose que c’est possible, mais son sourire peut dire beaucoup de choses comme rien dire. Tout dépendra de nos choix et décision quand on pénétrera dans la forêt. » Répondit-elle à sa question.

Il craignait que sa remarque fasse sexiste et déplacé, mais pourtant, la Shinrin en ricanait tellement, il le trouvait plutôt drôle. Elle le patpat amicalement avec un léger sourire. « Rappelle-toi de ce que je t’ai dite et n’y pense plus. Ce type de comportement est fait pour faire planer le doute. Ne te laisse pas avoir par ce sourire et son expression facial, ce n’est pas le but, Kent. » Dit-elle en observant les lieux et réfléchissant à un plan pour la suite. Il n’allait pas être évident de parcourir cette forêt avec ces conditions. Des surveillants expérimentés et des animaux sauvages, il fallait passer en dehors de leur champ de vision. Franchement ça n’allait pas être du gâteau. La Blanchâtre dispose de techniques de dissimulation, mais elle doute que ça puisse être utile sur le long terme. Et elle ne sait pas si son ami en dispose de son côté. Se tournant vers Kentaro, ce dernier avait une carte en main pour essayer de se repérer, mais il semble avoir du mal à les repérer là-dessus. Elle soupire en l’entendant parler. « Ne te focalise pas trop sur la carte, si tu ne sais pas où on est. » Dit-elle en observant la carte et repérant leur position. « Si tu n’as pas le sens de l’orientation, mais je l’ai. On est ici et je suppose qu’on doit remonter jusqu’au nord de la forêt pour aller à son centre. » Dit-elle en le lui montrant avec son index.

L’aspect carte était terminé à présent, mais Kentaro pose une bonne question. Est-ce que le départ de la Inuzuka avait marqué le début de l’épreuve ? Ou était-ce lorsqu’ils auront passé les premiers arbres que cela allait débuter ? Difficile de le savoir, la soldate canine ne leur avait rien dit à ce sujet. En tout cas, il avait raison, ce n’était pas une bonne idée de rester planter au milieu de nulle part, au risque de se faire rapidement repérer. Et il était réellement amusant avec cette peur. « Rien ne te mangera tant que je serais là. Mais tu as raison, on ne devrait pas rester ici et on devrait trouver un endroit pour parler d’un plan sur le long terme. Suis-moi, je vais commencer fort afin d’éviter qu’on nous repère dès les premières minutes. Accroche-toi à moi, tiens-toi à mes hanches et ne les lâche surtout pas. Je ne veux pas te perdre, mon ami. » Dit-elle avec le sourire. Au fond, elle commençait à bien l’aimer, mais elle devra penser à le renfoncer mentalement afin qu’il devienne plus fort. La Shirohito attend que ce dernier obéisse à son ordre avant de réaliser un mûdra et créer une brume sur toute une zone, assez grande et assez correct pour gagner du terrain et éviter que les examinateurs les repèrent aisément. La Shinrin se déplace du mieux qu’elle peut quoique son camarade se tienne à elle. Il fallait gagner quelques mètres avant d’annuler le jutsu et se déplacer normalement, tout en restant caché dans l’ombre des arbres.

Après quelques mètres plus loin, elle avait annulé le maintien de son jutsu. Le temps que la brume se dissipe totalement, le duo se serait bien éloigné de la zone d’entrée dans la forêt. Restant caché dans les ombres des arbres, la Shinrin fait signe à Kentaro de la suivre discrètement vers une sorte de tronc d’arbre assez gros ayant une sorte d’entrée comme une grotte. Y pénétrant, le duo pouvait se sentir serrer et coller l’un contre l’autre. Or, c’était plus que nécessaire pour parler du plan. « Navrée si je prends trop de place, Kentaro-Kun. Au moins, en étant l’un contre l’autre, on ne risque pas d’avoir froid, hi hi. » Finit-elle en ricanant légèrement avant de reprendre la parole pour commencer les choses sérieuses. « Bon…l’épreuve ne va pas être simple, mais on a déjà bien commencé avec mon Kirigakure et tu t’es bien accroché à moi comme jamais. On va devoir se faufiler à travers les ombres des arbres, se faire discret et avant tout, on évite de combattre les animaux sauvages sinon ils vont rapidement nous repérer. Dis-moi as-tu des techniques de dissimulation ? Et de détection ? Cela pourra être utile pour traverser cette forêt. » Dit-elle d’un air calme. « On est en hiver, mais les températures ne sont pas trop basses, ça devrait aller. Tu devrais en profiter pour manger quelques choses, si tu as vraiment faim. Ce serait gênant si ton ventre se met à gargouiller et qu’on se fasse repérer à cause de cela. Sinon de ton côté, as-tu une idée de plan en tête ? » Demande-t-elle d’un air calme. Elle se met à regarder vers la sortie afin de voir s'il y a du mouvement à l’extérieur, dans les arbres.





Résumé
Santé : RAS
Chakra : 1B

Résumé du tour :

Pour débuter l'épreuve, Kisara a utilisé Kirigakure (B) pour créer une brume épaisse et se déplacer en compagnie de Kentaro afin d'aller se mettre en sécurité dans la forêt. Elle a annulé le maintien du jutsu, quelques mètres plus tard, après avoir pénétré la forêt de leur présence. Actuellement, ils sont dans une planque à l'intérieur d'un tronc et Kisara explique son plan avant de se renseigner sur les capacités sensorielles de son ami.


équipements utilisés :



Techniques utilisées :



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Hagiwara Kentaro
Hagiwara Kentaro

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Dim 28 Aoû 2022 - 20:46
« La prospérité tourne plus la tête que l’adversité ; c’est que l’adversité vous avertit et que la prospérité fait qu’on s’oublie. »
De Montesquieu, écrivain français.

Citation :
Carte de la zone de la mission : clique sur moi.
Elle sera éditée à chaque tour pour montrer l'avancée de notre duo.

S’adapter à chaque mission. En voilà un concept ! Les probabilités pour qu’un ninja soit opérationnel dans tous les types de missions possibles et imaginables étaient quasiment nulles. Même des soldats de haut niveau n’avaient pas de capacités optimales pour s’adapter convenablement et indiscutablement à toutes les situations qui se présentaient à eux. Chacun avait ses domaines de prédilection. Je pouvais affirmer haut et fort que j’étais un rat des villes, pas un rat des champs. Enfin, ici, en l'occurrence, un rat des forêts. Si ma partenaire semblait particulièrement sereine vis-à-vis de nos objectifs, ce n’était absolument pas mon cas. Pour cela, je l’admirais. Comment arrivait-elle à garder son calme ?

Oups. Beaucoup trop proche. Quand est-ce que nous étions devenus si intimes ? Sa main sur mon visage me rendait nerveux. Je n’ai jamais été très doué avec les femmes. Faux. J’ai toujours été maladroit avec la gente féminine. D’aussi loin que remontent mes souvenirs, je n’ai pas tenté une seule fois, durant ma courte existence, de m’améliorer dans mon comportement vis-à-vis des individus possédant un utérus. Les quelques femelles présentes dans mon entourage avaient de sacrés caractères. Ces derniers m’avaient poussé à ne jamais chercher confrontation ou querelle avec elles. Elles m’inspiraient - sans même le vouloir, j’en étais persuadé - une telle crainte de la femme que je m’étais octroyé le droit de ne faire affaire avec elles que dans des conditions bien particulières.

Un sourire. Des choix. Des décisions. Les conséquences qui en découlent. Des actions. Des réactions. Des sentiments. Les émotions qui en découlent. Des mots. Des phrases. Des paroles. Les liens qui en découlent. Shinrin Kisara était une drôle de femme. Dans tous les sens du terme. Le doute avait-il vraiment sa place dans cette mission ? Oui. Mais pas pour les raisons que mon cerveau avançait. Mes petites cellules grises cherchaient, par tous les moyens, à calmer cette nervosité qui parcourait mon corps tout entier. Le travail qui nous incombait aujourd’hui était justement là pour donner des réponses à ces doutes. Les solutions qu’il allait apporter n’étaient pas forcément celles à laquelle nous pouvions nous attendre.

« Je… Pardonne-moi. Si je m’accroche autant à la carte, c’est que… »

Si nous devions faire équipe aujourd’hui, la franchise devait être de mise dès le départ. En effet, elle était à la base même d’une relation saine entre coéquipiers. Je détournais légèrement le regard, les joues rougies par la honte.

« … plusieurs fois, par ma faute, lors de missions, nous avons perdu du temps parce que j’étais responsable de la carte. Je… Je sais que le sens de l’orientation est important, mais ce concept me paraît tellement… illogique et perturbant. »

La vérité est que j’aurais certainement dû passer la main dès le départ. Toutefois, j’avais cette mauvaise habitude de vouloir tout maîtriser, tout contrôler. Loin de moi l’idée de dicter à mon entourage sa façon de vivre : cette obsession était liée à ma personnalité. J’étais une contradiction à moi tout seul. Lorsque j’étais isolé, seul face à moi-même et que je n’avais que ma personne à ma charge, j’étais bordélique au possible. La vérité était que, dans ces moments-là, je me laissais complètement aller. Ce n’était, certes, pas très bon pour moi, mais j’étais incapable de faire autrement. Je n’avais jamais vécu seul et la mort d’Hatsuka avait, en quelque sorte, aggravé ces mauvais penchants. Je n’étais pas fait pour vivre seul, mais force est de constater que je n’étais pas encore prêt à accueillir quelqu’un dans ma vie.

En revanche, lorsqu’il s’agissait d'interagir avec la société, c’était une toute autre affaire. Mon cerveau envisageait toutes les possibilités - ou, du moins, essayait - et tentait de pallier à tous les problèmes que les différents évènements pouvaient créer avant même que les interactions avec autrui aient eu lieu. Tout devait rentrer dans mes petites cases. Dans ces moments-là, j’appréhendais le monde à l’aide de formes géométriques. Pour une raison inconnue, je m’étais focalisé sur les carrés. Je me faisais une montagne des triangles et des ronds, alors qu’ils n’étaient que d’autres façons de penser, d’autres circonstances que je n’avais qu’à ajouter à ma matrice pour qu’ils ne soient plus aussi monstrueux.

C’était néanmoins plus facile à dire qu’à faire. Pourtant, j’aurais tant aimé que ces ronds et ces triangles soient plus acceptables, plus gérables pour ce qui me servait de cerveau. La présence d’Hatsuka à mes côtés pendant toutes ces années avait atténué ce côté géométrique. Les ronds et les triangles étaient à égalité avec les carrés. Dès qu’elle avait disparu, les carrés avaient repris le dessus avec une facilité déconcertante. Pour en revenir à la situation qui nous occupe, la localisation dans de grands espaces était quelque part entre le triangle et le rond, voire même les deux à la fois tant il y avait d’éléments à prendre en compte.

« Tu sais, je… »

Le silence plana pendant quelques secondes, le temps que mon cerveau sélectionne la meilleure option. Même si je devais placer cet échange sous le signe de la franchise, Kisara n’avait pas besoin de tout savoir. Nous avions une mission à remplir. De ce fait, elle était ma partenaire, pas ma psychologue ou qui sais-je encore.

« Même si j’ai de grosses difficultés avec la carte, c’est important pour moi de savoir où nous sommes. Si, pour raison X, tu es blessée et que je dois t’emmener rapidement voir un médecin, je ne me le pardonnerai pas si j’arrive trop tard parce que j’aurai été incapable de me repérer sur la carte. »

Beaucoup trop d’hypothèses dans cette phrase. Je maudis également mon cerveau d’avoir envisagé que la Shinrin puisse être blessée durant notre mission. Le fait de ne pas me sentir à la hauteur m’était monté à la tête. Je mémorisais consciencieusement ce que mon interlocutrice me montra sur la carte. Lorsque je fus sûr de moi, je pliais la carte et la rangeais dans mon sac. Dans le même temps, j’observais les environs et vins en quête d’informations auprès de Kisara concernant le début de cette épreuve.

Depuis le départ de l’Inuzuka et de son compagnon, les lieux étaient devenus très silencieux… sans doute un peu trop à mon goût. Alors que je notais la présence d’un bouddha en bois, assis dans sa position de méditation, ma compagne me fit part de son plan d’action. Ne sachant pas si la mission avait commencé ou non avec le départ de notre superviseur, elle appuya mon idée de trouver un lieu à l’abri des regards. Commencer fort ? Je n’étais pas certain de comprendre ce qu’elle voulait dire par là. Mes yeux s’arrondirent lorsque j’entendis la suite de son discours.

« Que… Comment ça te tenir par les hanches ? »

Cette proposition était… totalement indécente. Mes joues devinrent cramoisies, défiant alors la belle couleur des tomates bien mûres et juteuses à souhait. Me perdre ? Pourquoi voulait-elle me perdre ? Il n’y avait même pas de brouillard. Il faisait clair et la visibilité était… beaucoup trop importante. Nous étions des cibles vraiment trop faciles. De plus, Kisara ne semblait pas vouloir démordre de son idée. Mes petites cellules grises n’avaient pas envisagé cette situation. Elles étaient en PLS totale car l’anxiété et l’angoisse que cet événement provoquait chez moi les avaient anéanties sur place, sans aucune autre forme de procès.

Je finis par obtempérer en maugréant quelques ronchonnements. Lorsque mes mains se posèrent sur ses hanches, la jeune femme dut sentir à quel point elles étaient moites. Elles trahissaient le malaise que provoquait cette situation en mon fort intérieur. De mon point de vue, les hanches avaient cette particularité d’être très érotiques. C’était un endroit du corps très personnel. Ma camarade en parlait avec tant de légèreté que cela rajoutait une couche non négligeable à ma gêne. Bien que je ne sois absolument pas intéressé par les femmes, je devais admettre que Kisara avait de très belles hanches.

Je déglutis difficilement lorsqu’un brouillard aussi épais qu’une purée de pois prit possession de la clairière où nous nous trouvions. Voilà pourquoi elle tenait tant à ce que je me tienne à elle. Mais tout de même ! Pourquoi les hanches ? J’aurais simplement pu poser ma main sur son épaule. Cela aurait été nettement plus pratique pour les déplacements. Toutefois, elle était maître de ses techniques. Si elle avait jugé nécessaire que le lien se fasse par la taille, qui étais-je pour la contredire ? Personne. Mes connaissances en détection et dissimulation étaient nulles. Je ne pouvais donc que m’appuyer sur les données que ma camarade voudra bien partager avec moi. Je ne sus déterminer avec exactitude les données concernant notre déplacement.

Lorsque ma compagne lâcha son jutsu, la brume mit du temps à se dissiper. Nous profitâmes de cette diversion pour prendre la poudre d’escampette. Ma foi, sa stratégie pour brouiller les pistes et disparaître était des plus fines pour le paillard que j’étais. Bien sûr, il y aurait des améliorations à apporter. Toutes les techniques pouvaient être améliorées, pour peu que nous nous donnions la peine de nous pencher dessus. Je n’avais néanmoins pas le savoir nécessaire pour avoir le droit de faire un quelconque commentaire.

Kisara me fit signe de la suivre. Je tentais tant bien que mal de rester silencieux. N’étant pas du tout dans mon élément, j’avais plutôt l’impression d’être un éléphant en tutu en train de danser avec élégance sur un fil de funambule. Alors que nous passâmes devant deux petites statues de pierre, Kisara s’engouffra dans… Dans quoé ? Comment pouvais-je vous décrire l’endroit où nous finîmes ? C’était une sorte de… maison de lutin qui avait la taille de la demeure d’un schtroumpf ! Tout ça pour dire que nous étions très à l’étroit au creux de ce tronc d’arbre. Que… Quoi ? Qu’est-ce que j’étais censé répondre à ça ? Ce ricanement était-il là pour signifier qu’elle plaisantait ?

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Statue de pierre, dit les petits lutins de pierre.

« Euh… Tu… Tu as froid ? »

Je n’avais pas du tout saisi le second degré de sa phrase. Il faut dire que sa poitrine aussi proche de moi ne pouvait guère me laissait indifférent. Au secours ! Ce n’était pas du tout prévu, ça ! Cette situation était… euh… rond ! Non… Triangle ! Aaaaaaaah ! Penser à autre chose, vite ! Je remerciais le ciel lorsque ma partenaire se mit à parler de la mission. Par prudence, je fermais les yeux pour ne pas avoir son imposante poitrine en face de moi. Finalement, ce fut pire.

Nous étions serrés comme des sardines et le moindre mouvement me faisait sentir les moindres courbes de mon interlocutrice. Je rouvris les yeux et posais mon regard sur le toit de notre abri. Euh… non plus ! Il y avait une grosse araignée. Ça aurait pu être pire ! Une fourmi, par exemple ! Finalement, je me mis à fixer le haut de la tête de Kisara. Bien, bien ! Concentration ! Reste calme. Tu n’es pas contre une femme magnifique… Enfin, si, tu es contre une magnifique femme… Avec des formes généreuses… Et… Aaaaaaah ! Concentration, concentration !

« Euh… Je n’ai pas très faim, je te remercie ! »

Mon ventre émit un gargouillement à faire retourner les morts dans leur tombe. La honte ! Je ne pouvais tout de même pas lui dire que j’étais trop perturbé par… par sa poitrine pour faire le moindre geste. Bien que je respecte la Shinrin, cette femme était vraiment trop proche pour que je puisse me concentrer.

« Je ne vais pas manger dans la maison des deux lutins ! Je risque de faire des miettes et de salir leur demeure. Ce n’est pas poli ! »

Lutins de pierre ? Je jetais un coup d'œil à l’extérieur. Ils étaient toujours là et… Pardon ? Avais-je donc des hallucinations ? En arrivant ici, j’étais certain qu’ils étaient un peu plus loin, vers les buissons. Peut-être avais-je mal vu ? Hum… Devais-je me faire confiance ? Je reportais mon attention sur ma camarade, gardant tout de même ces deux intrigants dans mon champ de vision.

« Malheureusement, je ne possède ni techniques de dissimulation, ni techniques de détection. Mes compétences se tournent plus vers… »

Non. Je n’étais pas fou. La plus petite des deux venait de bouger. Elle venait d’avancer d’un bon mètre dans notre direction.

« Pardon… Je… Je dois vérifier quelque chose ! »

Je me tortillais dans tous les sens pour m’extraire de notre cachette. Je jetais un regard rapide dans les alentours. D’autres petits lutins de pierre étaient apparus… D’où ? Je fis un pas, puis deux. Lorsque vint le troisième, un léger « clic » se fit entendre. Il fonctionna comme un signal d’alarme. Plusieurs de ces monstruosités de pierre se dirigèrent à vive allure vers l’entrée de notre cachette. Ça ne sentait pas bon du tout.

« Kisara ! »

Je me retournais, revins sur mes pas, attrapais sa main et la tirais violemment de l’endroit où nous avions trouvé refuge. Je la réceptionnais à la sortie et manquais de perdre l’équilibre. Tout en la tenant par la taille, je fis une esquive bondissante qui nous permit de nous retrouver un peu plus loin. Néanmoins, je n’avais pas anticipé la suite de cet enchaînement. Lorsque nous arrivâmes à destination, un nouveau « clic » se fit entendre. Celui-ci me fit sursauter : j’eus un mouvement de recul et me pris, par inadvertance, les pieds dans une racine. Tenant toujours Kisara par la taille, je l’entraînais dans ma chute. Le terrain étant suffisamment en pente pour nous faire rouler. Nous terminâmes notre course contre un tronc d’arbre.

« Je… Je suis vraiment désolé pour ma maladresse ! »

Le rat des villes avait encore frappé. Mon intention première avait été de protéger Kisara de ses petits lutins de pierre. Après tout, par deux fois, elle m’avait appelé « mon ami ». N’était-ce pas à ça que servaient les amis ? Pouvions-nous dire que nous étions « amis » alors que ce n’était que la deuxième fois que nous nous rencontrions ? Non, non. Pas de place pour le doute. Nous devions nous sortir de ce guet-apens. Au moment où une terrible explosion se fit entendre, j’attirais la jeune femme contre moi pour la protéger des éventuelles retombées. Les lutins qui s’étaient tantôt précipités vers nous venaient de réduire en cendres notre cachette. Je sus que ce furent eux l’auteur de ce désastre puisque plusieurs morceaux de caillasses volèrent jusqu’à nous.

C’est à ce moment que je pris conscience qu’en plus d’avoir des observateurs aguerris et des animaux dangereux à éviter, nous allions également devoir lutter contre les pièges posés dans cette forêt. Ils étaient trop peu nombreux pour couvrir l’ensemble de la superficie qui nous servait de lieu d’examen. De ce fait, ils avaient eu la sagesse de poser des traquenards pour leur faciliter la tâche. Quant à celui dans lequel nous étions tombés, il était particulièrement perfide. Je me relevais et tendis ma main à Kisara pour l’aider à se redresser.

Alors que nous nous fîmes face, je voulus m’excuser à nouveau. Je n’en eus pas l’occasion car mes petits neurones se connectèrent. Lors de notre descente, le nombre de « clic » avait été conséquent. Si celui devant notre défunte cachette avait attiré à lui des lutins explosifs, alors… Oh mon dieu ! A ce stade-là, ce n’était pas un groupe mais carrément un champ de petits bonhommes de pierre que nous avions devant nous. La zone entière avait été piégée. Nous avions dû déclencher un mécanisme lorsque nous avions traversé celle-ci pour la première fois : ce dispositif avait dû mettre quelques instants à se mettre en place puisqu’aucune plaque ne s’était déclenchée.

« Kisara ! »

Certains lutins s’étaient déjà mis à nous charger.

« Sur les arbres ! »

Je ne me fis pas prier pour monter sur celui qui se trouvait derrière moi. Au moment où nous nous retrouvâmes tous les deux perchés, nos adversaires arrêtèrent leurs courses folles. Ils continuèrent pourtant à se mouvoir, mais sans but précis. Pourquoi ? Quelque chose m’échappait. Je me mis à observer les alentours, notamment le sol. Au bout de quelques minutes d’analyse du terrain, je compris que celui-ci était truffé de plaques de pression. Si les lutins ne les déclenchaient pas pour je ne sais quelle raison, ce n’était pas le cas d’un corps humain. Certainement une différence de poids.

Si les premiers à nous avoir attaqué avaient explosé, c’est parce que d’autres plaques avaient été enclenchées. Le piège réagissait en fonction du poids sur les plaques de pression. Il suffisait qu’une seule soit active pour que les lutins continuent leurs mouvements en direction de la cible. C’était la seule explication logique. Malheureusement, je n’avais pas le temps de démonter le piège pour comprendre réellement son fonctionnement. Je me pris à remercier le ciel car nous l’avions échappé belle tout à l’heure. A quelques secondes près… Nous y passions tous les deux.

« Kisara ? Est-ce que tout va bien ? »

Nous ne pouvions pas rester là. Le bruit de l’explosion avait dû se faire entendre à plusieurs lieues à la ronde. Comme nous étions en hiver, les arbres ne nous seraient d’aucun secours car aucun d’entre eux n’avaient de feuillage. A moins que… Un peu plus loin se trouvait un bosquet de sapins. Les observateurs n’étaient pas stupides. Ils savaient que ça serait notre première destination pour tenter d’échapper à ce guet-apens. Réfléchis, Kentaro, réfléchis ! J’eus une illumination. J’expliquais alors rapidement mon plan à Kisara.

« Regarde ! Le sol piégé s’arrête un peu plus loin. Laissons bien en vue nos empreintes de pas de la lisière du guet-apens au bosquet de sapins là-bas. »

Je désignais d’un signe de la main le bosquet en question.

« La neige des derniers jours a fondu et a rendu le sol très humide. Il nous sera facile de marquer le sol. Ensuite, nous reviendrons sur nos pas par les arbres et nous nous camouflerons dans la végétation avec un Henge no Jutsu. Nous ferons le point sur la situation après… En espérant que ça soit suffisant pour tromper les observateurs… »

Nous ne disposions pas de beaucoup de temps avant leur arrivée. Même si je ne me sentais pas dans mon élément, je ne souhaitais pas que cette mission prenne fin maintenant. J’attendis de voir si mon acolyte avait des questions avant d’exécuter le plan. Il était important que les examinateurs pensent que nous étions tous les deux partis dans cette direction. Il nous fallut moins de cinq minutes pour mettre en place la première phase de notre entreprise. Nous revenîmes rapidement sur nos pas. Je désignais alors silencieusement un petit ensemble de rochers et cailloux non loin du piège posé par les observateurs. Nous fîmes les mudras nécessaires pour le Henge no Jutsu : je me retrouvais alors à être caillou au milieu des autres cailloux.

Un groupe de deux hommes et une femme fit irruption quelques instants plus tard. Ils tournèrent dans la zone une dizaine de minutes, mettant alors à rude épreuve ma patience. J’avais tant de choses à dire sur ce qui venait de se passer. Lorsque je fus sûr qu’ils furent partis - enfin, ce fut plus une conviction qu’une réelle vérification -, je repris ma forme initiale. Je demandais alors à voix basse à ma compagne :

« Tu crois qu’ils sont partis pour de bon ? »

Je jetais un petit coup d'œil en direction du guet-apens. Je déglutis difficilement lorsque je vis que les petits lutins de pierre bougeaient encore, montant la garde sur ce lieu comme des chiens de garde.

« Brrrr ! Ils me font froid dans le dos. J’espère que nous n’en croiserons pas d’autres… »

C’était dit sans grande conviction. Lorsque nous étions arrivés, il y en avait deux qui se dressaient là, fièrement. Ils étaient certainement l’indice qui nous indiquait que la zone était piégée d’une façon ou d’une autre. J’étais naïf de croire que nous n’en croiserions pas d’autres. Bien au contraire. Et ils seront très nombreux… Contrairement au bouddha de la zone de départ.

« Dis… Si eux… »

Je désignais d’un geste de la tête ces petits monstres de pierre.

« … nous indiquent l’emplacement des pièges. A quoi sert le bouddha de la zone de départ ? »

Je n’osais pas lui demander si tout allait bien. Je me sentais coupable pour ce qui venait d’arriver. Si je n’avais pas déclenché le premier « clic »… Kisara avait failli être blessée à cause de ma négligence.

Résumé:
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Shinrin Kisara
Shinrin Kisara

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Dim 4 Sep 2022 - 12:12




L'unification des soldats - Phase 1


Tenir une carte, ce n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire. Il faut avoir des compétences de survivaliste, de traqueur ou alors, être habitué à vivre en forêt ou voyager dans n’importe quel environnement pour cela. Les lieux forestiers ne sont pas inconnus pour la jeune femme, ayant connu des voyages dans les forêts d'Hayashi et d'Hi Kisara était rodé à ce niveau-là. De plus, ils se trouvent dans le pays du feu et elle a quasiment grandi dans ces forêts depuis des années. Là où des petits nouveaux ou des gens habitués à vivre en cité, ne sont pas à l’aise dans un tel milieu. La Shinrin est une gardienne sylvestre comme bon nombre de ses cousins et cousines de son clan. Ainsi, espérer que la soldate se perde ou se fait vaincre par qui ce soit dans un tel lieu, il fallait que cette personne soit stupide. Elle fait partie du clan Shinrin et en ces lieux boiseux, elle est dans son territoire et ces techniques Mokuton sont alors, impossible à vaincre et à s’en défaire aisément. Or, elle n’était pas là pour se battre, mais pour survivre et être dans la discrétion, en compagnie de Hagiwara. Ce dernier s’excuse à s’accrocher autant à la carte, mais lors de missions, il se perdait avec son équipe à cause de son manque de connaissance des lieux et de son sens de l’orientation assez désastreux.

« Je comprends alors ton envie de garder la carte et de vérifier les lieux ainsi que nos futures destinations. Nul besoin de t’excuser, Kentaro-kun. Sois le gardien de cette carte et garde-le précieusement avec toi, on en aura besoin. » Dit-elle avec le sourire. La suite ne risque pas de s’annoncer de tout repos et même si Kisara est habituée au milieu forestier et qu’elle a passé une partie de sa vie dans la forêt de Hi avec son clan. La femme se trouve en mission et il est difficile de bien se concentrer si elle doit éviter bien des obstacles. Ainsi, l’idée d’utiliser une carte de la part de Kent est une excellente idée afin de pouvoir se repérer et voyager à travers cette forêt plutôt importante. La soldate apprécie les efforts de son partenaire et elle fera tout pour ne pas le décevoir, en plus de le protéger. Cela se voyait dans son regard comme son attitude qu’il semble un peu paumé et anxieux. Le rôle de la femme était donc de le rassurer et de le guider, tout en cherchant à le protéger. La kunoichi avait une idée en tête pour s’aventurer à travers les immenses arbres qui s’élevaient vers les cieux et dont certains corbeaux épiaient les lieux afin de les repérer. Cela dit, Kentaro semble reprendre la parole. Il semblait vouloir dire quelque chose avant de couper net. Étrange, peut-être qu’il voulait aborder un sujet, mais il craignait que cela n’ait rien à faire avec la mission.

Or, l’homme reprend la parole parlant alors de son envie d’avoir la garde afin de s’assurer d’avoir une connaissance du lieu précis où ils sont, s’il y a un hôpital ou autre près d’eux afin que si Kisa est blessée, il pourrait l’emmener voir un médecin. Son attention envers elle, faisait rougir légèrement la Shinrin. Ainsi, un tendre sourire s’affiche sur le visage de la Shinrin. « Tu es quelqu’un de bien, Kentaro. Ne l’oublie jamais et…tu es le seul homme qui s’inquiète pour moi, c’est touchant. Mais, ne t’inquiète pas, tu es le maître de la carte et j’ai confiance en toi. » Dit-elle contente que ce dernier souhaite la sauver, si elle venait à être blessée. Cela dit, il n’était pas non plus question de rester à l’entrée de la forêt en train de papoter pendant des heures. Ainsi, la soldate propose un plan ou du moins, lui demande de s’accrocher à elle, par les hanches. Disons que ses mains risquent d’être prise par un jutsu de brume afin d’aveugler les potentiels animaux sauvages ou examinateur se trouvant dans les environs. D’ailleurs, sa demande perturbe un peu le jeune homme, mais il n’était pas question de jouer les saintes ni touche. « Ne pose pas de question et obéis, s'il te plaît. » Demande-t-elle en commençant à se concentrer. Lorsqu’il touchait ses hanches, elle se sentait un peu gêné de sentir des mains d’homme sur cette partie de son corps. Or, tant que c’était pour la mission et que c’est juste Kentaro alors, ça devrait aller. Kisara avait confiance en ce dernier pour éviter qu’il aille plus loin que ses hanches durant son plan pour fuir les premiers pièges.

Kirigakure en place, les deux soldats se déplacent à travers la brume sans craindre d’être repéré. Kentaro tenait fermement les hanches de la femme et au moins, il ne risquait pas de la lâcher et de se perdre bêtement. À mi-chemin, elle relâche le mûdra afin de se libérer de son jutsu et économiser du chakra par la même occasion. Le temps dont la brume se dissipe, le duo pouvait s’éloigner un peu plus des lieux et de trouver une planque. Un endroit difficile de les repérer et qu’ils puissent parler d’un plan pour s’aventurer encore plus loin dans la forêt et trouver cette fameuse cloche. Cette mission ne sera pas simple et il y avait des choses à mettre en place avant d’aller plus loin. Une stratégie à mettre en place et là-dessus, Kisara avait trouvé l’endroit parfait pour en parler. Passant à côté de deux bouddhas en train de méditer, elle y voit un tronc d’arbre assez grand avec une ouverture pour s’y faufiler. Un peu étroits, les deux adultes risquent d’être serré dedans, mais rien de bien grave. Ils allaient juste discuter afin de pouvoir avancer un peu dans leur trajet et recherche.

À l’intérieur, Kisara voulait détendre l’atmosphère avait du second degré et rire un peu afin de ne pas stresser et faire des bêtises. Cela dit, Kentaro n’a pas trop saisi l’humour de la Shinrin. Elle sourit légèrement avant de lui répondre. « Non, je faisais juste de l’humour, Kent-kun. » Répondit-elle au jeune homme. Cependant, il était temps de parler de la mission et de ce qui va suivre. Être caché est une chose, mais il faut éviter de rester trop longtemps au même endroit, tôt ou tard, on risquait de les retrouver. Et même en discutant, tout en le regardant, coller l’un à l’autre, elle pouvait voir la gêner sur le visage du jeune homme. Cela la faisait un peu rougir, en sentant son corps contre le sien et que ce dernier avait un certain plan contre sa poitrine. Or, c’est un homme bien qui tente de ne pas avoir de penser perverses ni profiter de l’occasion pour avoir les mains et yeux baladeurs. Soit, concentration, elle n’avait pas besoin de penser à cela et la mission primée sur tout. D’ailleurs, elle conseillait Hagiwara se manger quelque chose pour éviter que son estomac gargouille trop fort et qu’ils se fassent repérer. Mais ce dernier insiste de ne pas avoir faim, mais son ventre le trahit. Elle soupire. « J’insiste, mange. Et ne sois pas gênés par la position qu’on arbore, ni de peur de me toucher par accident. Mais pitié, mange quelque chose. » Dit-elle et ce dernier ne voulait pas salir la maison des deux lutins de pierre. La Blanchâtre se penche contre lui et ouvre son sac à dos pour choper de la nourriture, peu importe, si elle l'étouffe un peu avec sa poitrine, mais il fallait qu'il mange quelque chose. Se redressant vers l’arrière pour le laisser respirer, elle lui offre de la nourriture qu’elle a pu attraper. « Maintenant, mange…pitié… » Dit-elle en rougissant un peu.

Pour en revenir au plan, il semblerait que Kentaro ne maîtrise pas la sensorialité et cela risque de poser un peu des problèmes. D’ailleurs, il n’a pas eu le temps de terminer sa phrase que quelque chose semble lui poser souci à l’extérieur de la planque. Il bouge beaucoup et Kisara l’aide à sortir en bougeant un peu. Chose faite, la Blanchâtre réfléchit à une idée afin de réussir cette mission, vu qu’ils ne peuvent pas échanger le rôle du senseur du groupe vu qu’elle était la seule. D’un coup, Kentaro appelle la Shinrin en toute urgence, ce qui inquiète la soldate. La main de Kent attrape celle de Kisa et l’entraîne avec elle vers la sortie de la planque pour le rejoindre. La Daishizen remarque plusieurs nains de roche, étrange et ce bruit est mauvais, une sorte d’alarme ? Elle n’a pas eu le temps de quoi ce soi que l’homme la prend par la taille, la surprenant sur le moment et suit le mouvement sans rien faire. Mais, il perd l’équilibre et le duo tombe dans une chute assez improbable. Une roulée boulée qui se termine contre un arbre. Kisara sur Kentaro et elle l’observe attentivement. « Ce… Ce n’est pas grave… » Dit-elle avant qu’une explosion retentit et que ce dernier la blottit contre lui, en faisant face à l’explosion en échangeant leur place. Elle rougissait de plus belle et son cœur bat à la chamade face aux actes héroïques de son partenaire.

Se relevant avec l’aide de Kentaro, Kisara devait se ressaisir et reprendre l’ascendance de son émotion afin de garder la tête froide durant la mission. Cela dit, ses sentiments envers Kentaro était inattendue et de plus, elle ne s’attendait pas que ce dernier se montre si protecteur à son égard. Cela lui faisait grandement plaisir de l’avoir à ses côtés. Mais, il était temps de ne plus trop mélanger ses émotions et d’aller de l’avant. Cela dit, il semblerait que les examinateurs ont posé des pièges, en plus de devoir affronter animaux sauvages et leur surveillance. Ils en avaient fait des caisses, ce n’est pas possible d’aller aussi loin pour une mission considérer de rang C. Mine de rien, Kentaro avait l’instinct d’un chef et cela avait un peu surpris la soldate, mais ça faisait plaisir qu’il soit sérieux. L’écoutant pendant que les lutins les chargent, elle va au niveau des arbres pour le rejoindre. Elle aurait bien aimé utiliser un jutsu pour les neutraliser, mais on les aurait repérés plus facilement et elle aurait gaspillé du chakra pour rien. Observant les alentours, elle s’assure qu’aucun examinateur ne se trouve dans les environs et qui les a repérés. « Je vais bien, merci de ton inquiétude, mon héros. Tu as bien réagi et…disons que…tu m’as énormément impressionnée. Merci de m’avoir sauvé la vie. » Dit-elle en rougissant un peu. « Je te dois la vie. » Dit-elle là-dessus.

Kentaro avait une idée de plan pour tromper les observateurs, tout en pointant du doigt le piège qu’elle venait de remarquer. Pour le moment, de son côté, elle n’avait guère vu la présence de laquelle ce soit, mais le piège était intelligent et vicieux. L’écoutant attentivement, elle finit par hocher la tête en acceptant son idée. « Bien, faisons comme cela. En espérant comme tu l’as dit, les tromper avec ce subterfuge. » Dit-elle avant que le duo mette en place leur plan. Il en a fallu un peu de temps pour y parvenir et de revenir sur leur pas en passant par les arbres. Il est vrai que cette lisière de sapin est un bon plan pour un guet-apens et de croire que le duo allait passer par-là pour continuer leur aventure. Et la neige pouvait les trahir facilement. Sur les lieux, Kisara se henge en rocher tout en espérant que cela fonctionne de leur sens afin de continuer la mission. Un trio arrive peu de temps après, deux hommes et une femme en train de mener des recherches pendant une dizaine de minutes. Surprenant et comme prévu, ils repartent bredouille en faisant le strict minimum. Peut-être qu’ils n’ont pas le droit d’utiliser de technique sensorialité pour les retrouver. Donc, Kisara avait bien raison sur un point : il fallait éviter les combats pour ne pas se faire repérer. Et à présent, les pièges aussi.

Kentaro demande à Kisara, s’ils sont bien partis annulant son henge, elle utilise une technique de détection, mais elle ne ressent plus aucune source de chakra dans les environs, même si sa détection n’est pas précise. « Ils ne sont plus là. Je ne ressens plus rien, plus de chakra donc, ça devrait aller. » Répondit-elle calmement. Ses lutins de roches, de vraies plaies et il fallait s’éloigner de cette zone assez rapidement. Kisara doute fortement qu’il y en ait d’autres ailleurs sachant qu’il était possible à présent de les repérer aisément. Écoutant Kentaro, elle sourit et lui caresse l’épaule droite avec l’une de ses mains. « Nul besoin de t’inquiéter, Kentaro-kun. Et le bouddha qu’on a croisé au départ, ce n’était qu’une statue normale. Si cela avait été un piège, on l’aurait vite su, crois-moi. » Dit-elle en regardant les alentours. Maintenant, il fallait se concentrer sur la suite et elle se permet de prendre la carte dans le sac de son partenaire afin de savoir où se diriger. Il y a un pont au nord, ou du moins, du point de vue de la Blanchâtre. Sur la carte, il est à l’Est, mais bon, suite à ce pont, ils pourront se diriger vers le sud-est, il y a une grotte après un autre pont. La cloche se trouve évidemment éloignée de leur position et peut-être dans cette fameuse grotte qui ne sera pas aisée d’y entrer. Cela dit, ça reste une hypothèse. Elle regarde son compagnon et lui rend la carte. De sa main droite, elle lui indique le chemin qu’ils vont emprunter, sauf s'il a une idée derrière la tête.

« Sur la carte, à l’Est, il y a un pont qu’on pourrait traverser et suivre le chemin vers le Sud-Est vers cette grotte afin de fouiller les lieux. Je pense que la cloche est dedans, mais qui ne sera pas facile à pénétrer à l’intérieur. Surveillez par des observateurs ou par un animal sauvage tel un ours, qui sait. Cependant, on va éviter de suivre le chemin principal, en rouge, sinon on va se faire repérer facilement. Ou alors, il y a un village tout au sud, mais je ne pense pas qu’on puisse trouver la cloche là-dessus. Mais ça pourrait devenir notre future destination si on ne trouve rien dans la grotte. Qu’en penses-tu ? » La jeune femme laisse du temps à son partenaire de décider s'ils vont vers la grotte en premier. Après sa décision, il semble d’accord avec Kisara et il avait aussi sa propre vision des choses. Ainsi, le duo reste à voyager dans la forêt, tout en évitant à prendre le chemin principal. « Bon suis-moi et restons discret. On ne sait jamais ce qui peut nous attendre. » Dit-elle en prenant la tête du duo en s’aventurant dans la forêt. Il était préférable de ne pas utiliser de chakra ni de techniques offensives. En effet, c’est un bon moyen d’alerter les observateurs et de se faire repérer. Sûr que le coup du Henge en rocher, ça ne fonctionnera pas une seconde fois. Et une chance également qu’ils corseront les recherches, au fur et à mesure de leur avancer.

Après avoir avancé dans la forêt et en direction du pont, en milieu boisée, un bruit étrange interpelle la Blanchâtre et d’un signe de la main, elle demande à Kentaro de s’arrêter. Se rapprochant d’un buisson assez épais pour les cacher, elle fait signe à son ami de se rapprocher pour être à ses côtés. Observant les lieux, il y a deux grizzlys assez imposants qui semblent rôder et qui sont en duo. De vrais mastodontes dans leur genre et il ne sera pas facile de passer à travers eux. Pour le moment, les animaux ne les ont pas repérés et le vent semble ne pas leur porter préjudice pour l’instant. S’accroupissant et regardant Kentaro, elle prend la parole. « On va devoir les contourner, si on veut éviter toute confrontation inutile et qui pourrait nous mettre en danger. Sinon, on peut les immobiliser avec du ninjutsu afin de passer rapidement et les semer, même si je doute qu’ils puissent briser des immobilisations faites de chakra avec leur propre force. On va devoir traverser la rivière et non emprunter le pont pour ne pas être à découvert. Pour ma part, je pourrais utiliser mon Mokuton, mais même si ce n’est pas un ninjutsu très voyant, les observateurs peuvent repérer via une technique sensorielle, mon utilisation de chakra. C’est compliqué, c’est quitte ou double. Soit, ils utilisent de la sensorialité pendant un petit temps ou soit ils n’en utilisent pas du tout et espère qu’on use de techniques offensives trop voyant pour nous attraper. Qu’en penses-tu ? Que fait-on Kenta-kun ? » Demande-t-elle à son ami.



Techniques utilisées:

MAJ de la Carte:
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Hagiwara Kentaro
Hagiwara Kentaro

[Mission/C/Teikoku] L'unification des soldats - Phase 1[Pv : Hagiwara Kentaro] Empty
Dim 18 Sep 2022 - 17:15
« Toute angoisse est imaginaire : le réel est son antidote. »
D’André Comte-Sponville, écrivain et professeur de philosophie français.

Certaines réflexions de Kisara me laissaient perplexes. En fait, non. La plupart de ses interventions étaient très étranges. Je savais que je ne comprenais pas vraiment les femmes de base, mais là… Je ne pensais pas que ce jour arriverait : j’étais tellement largué en sa présence que je n’arriverai plus à interpréter ses actions et réactions. C’était en grande partie de ma faute. Bien que ma formation de commerçant m’ait ouvert sur le monde, je restais un homme très casanier dans mon quotidien. Je n’aimais pas spécialement me mêler au reste de la population, sortant pour le strict minimum. J’avais bien mieux à faire chez moi. Enfin… Non, pas en ce moment. Je fuyais ma maison comme la peste. Les souvenirs d’Hatsuka me dévoraient et je devais lutter contre cette irrésistible envie de boire pour oublier. Je me maudissais intérieurement de ne pas avoir su résister. J’avais honte de l’état dans lequel m’avait retrouvé mon frère.

Pour en revenir à nos réflexions premières, cette vie de solitaire avait été un frein dans le développement de liens personnels avec autrui. Certes, les relations de travail me permettaient de rester connecter avec le monde, mais n’étaient en aucun cas des relations intimes. De plus, je défendais corps et âme la sphère privée dans laquelle j’évoluais. Il était donc compliqué pour un individu lambda de passer les fortifications que j’avais dressé pour me protéger. Me protéger de quoi ? Très bonne question. De ce fait, mes connaissances sur la gente féminine se limitaient aux membres de ma famille. Et quels membres !

Chez les Hagiwara, nous étions tous habités par un certain degré de folie. Étrangement, en plus d’avoir un caractère de merde, les femmes de ma famille étaient d’une grande extravagance. Elles assumaient pleinement ce qu’elles étaient. Pour cela, je les admirais. Toutefois, elles ne se rendaient pas compte à quel point elles étaient envahissantes… en plus d’être flippantes. Même si je les aimais beaucoup, je savais aussi rester à une certaine distance de leur personne, surtout si je ne voulais pas me faire manger tout cru. De ce fait, mon regard sur la gente féminine était biaisé.

Ma compréhension de ma coéquipière était donc très limitée. Par exemple, pourquoi me prenait-elle pour un héros ? N’était-ce pas le rôle des coéquipiers que de veiller les uns sur les autres ? Cette mission avait été spécialement créée pour renforcer les liens entre les soldats. N’en faisait-elle pas trop en affirmant que je lui avais sauvé la vie ? Pourquoi rougissait-elle ? Je n’avais nullement envie qu’elle se fasse des idées sur ma personne. J’espérais sincèrement qu’elle ne me prenait pas pour un chevalier ou je ne sais trop quoi du même genre. J’avais fait ce que je jugeais nécessaire pour préserver l’équipe et augmenter les chances de réussite de la mission. Je savais que ma survie dans cette forêt dépendait grandement des compétences de la Shinrin.

Je me posais tout autant de questions quant à son comportement dans le tronc de l’arbre tout à l’heure. Concernant l’alimentation, pourquoi avait-elle ressenti le besoin de me supplier ? N’était-ce pas mon problème si je ne voulais pas m’alimenter ? Était-ce moi qui avais besoin de me remettre en question ? Si c’était un homme qui m’avait proposé de la nourriture, aurais-je fait autant de simagrées ? Peut-être… Mais j’aurais su comment réagir. Du moins, je l’espérais. De plus, je ne comprenais pas son obsession pour… pour cette position. J’étais déjà bien assez gêné comme ça. Pourquoi fallait-elle qu’elle en remette une couche ? Pourquoi soulignait-elle le fait que je ne devais pas avoir peur de la toucher par accident ? Mais… Mais je ne voulais pas la toucher ! Même par accident. C’était tout à fait indécent et irrespectueux vis-à-vis de ma camarade.

La voix de Kisara me sortit de mes réflexions intérieures. Elle ne sentait aucune présence. Tant mieux. Les examinateurs avaient été négligents dans leurs recherches. Leur professionnalisme posait question. A moins que leur laxisme ne soit pas une erreur… L’épreuve venait de commencer. Pour éviter que les groupes ne soient éliminés trop vite, ils nous laissaient peut-être le temps de prendre nos marques. Je savais que nous n’aurions pas de seconde chance. Dans la réalité, nous aurions certainement dû entamer le combat. Il était clair que notre duo était en infériorité numérique face aux observateurs. S’ils avaient été réunis en bande, ils devaient certainement être montés sur le même modèle que celui que nous avions rencontré. Ça avait ses avantages et ses inconvénients.

Quant au bouddha en bois de la zone de départ, j’étais de son avis. Si cela avait été un piège, nous en aurions immédiatement subi les conséquences. Sauf si… Nous avions appris à nos dépends qu’il fallait se méfier des organisateurs de cette mission. Ils avaient plus d’un tour dans leur sac. Je restais persuadé que cette statue avait un rôle à jouer dans la résolution de notre enquête. Il nous restait à déterminer lequel. Nous aurions dû l’examiner avant de quitter la zone de départ. Je me traitais d’idiot. Pourquoi n’y avais-je pas pensé ? Pour le moment, c’était trop dangereux d’y retourner. Ils nous avaient laissé la possibilité de continuer l’aventure. Nous ne pouvions pas nous permettre de gâcher cette opportunité. Je poussais un profond soupir, avant d’afficher une petite moue boudeuse et d’avouer à Kisara, légèrement agacé par la situation :

« Plus facile à dire qu’à faire. As-tu déjà demandé à un épileptique d’arrêter de faire des crises ? Non. Alors, je t’en prie, ne demande pas à un angoissé de la vie comme moi de ne pas m’inquiéter. »

La jeune femme ne pouvait pas être au courant de mes états d’âme. Malheureusement, elle avait pris dans la figure ce que je me retenais de dire depuis plusieurs jours aux membres de ma famille. Ils me tannaient avec ce sujet depuis tout petit, mais ils étaient particulièrement lourds avec ça ces derniers temps. Mon mal être causé par la cuite d’hier soir et la dispute avec mon frère ne m’aidaient pas à garder la tête froide sur le sujet. Pour autant, je ne cherchais pas à m’excuser auprès de Kisara. Du moins, je ne le ferais pas tout de suite. Dans l’immédiat, mes excuses n’auraient pas été sincères. Des regrets factices : voilà un comportement hypocrite qui m’exaspérait au plus haut point.

Sans un mot, je laissais ma compagne attraper la carte dans mon sac à dos. Mon ventre en profita pour grogner à nouveau pour montrer son mécontentement. Je croisais les doigts pour qu’elle ne me fasse pas encore une remarque à ce sujet. Je n’avais vraiment pas la tête à ça. La Shinrin examina la carte. Lorsqu’elle eut obtenu ce qu’elle voulut de cette dernière, elle me la tendit et m’expliqua son plan. Elle indiqua plusieurs lieux sur la représentation cartographique de la zone pour me montrer le chemin que nous allions emprunter. Je l’écoutais avec attention, espérant au passage que ce changement de sujet me permettrait de reprendre le contrôle sur mes émotions.

Lorsqu’elle me demanda mon avis, je restais interdit pendant une bonne minute, fixant la carte, alors que mes petites cellules grises s’activaient. Mon regard finit par quitter l’objet et vint se poser sur Kisara. J’étais persuadé que quelque chose ne tournait pas rond dans cette mission, mais je n’arrivais pas à trouver une solution au problème qui nous occupait. Je pris la parole. Ma voix était encore un peu tremblante, dévoilant alors à mon interlocutrice que j’étais encore la proie de certaines de mes émotions. Pourtant, il n’y avait aucune animosité dans celle-ci. Elle tentait d’être posée, calme, sans grand succès.

« Quelque chose nous échappe… »

Comment réussir à exprimer correctement mon ressenti ? Son plan était mauvais. Pouvait-on même parler d’un projet construit et cohérent ? Non. Cette désagréable impression que mon interlocutrice jetait des idées dans les airs ne me quittait pas. Avais-je une meilleure idée à proposer ? Non. Néanmoins, j’allais bien me garder de lui faire part de mon point de vue sur la question. Contrairement à moi, Kisara avait le mérite de prendre des initiatives et de tenter, par tous les moyens, de faire avancer notre mission. Dans quelle direction ? Là était le problème. Nous n’avions pas de direction.

« Je pense effectivement qu’il y a quelque chose dans cette grotte. Néanmoins, j’ai de sérieux doutes quant au fait que nous y trouvions la cloche. Ce lieu me paraît idéal pour… un piège. Peut-être garde-t-elle autre chose ? Un indice. Ou rien du tout… »

Sur les quatre derniers mots, la déception s’entendait clairement dans ma voix. En mon sein, mes émotions s’amusaient à faire les montagnes russes, comme si mon corps était un parc d’attraction à leur entière disposition.

« Le village pose malheureusement le même problème que la grotte… »

Je n’appréciais guère la situation dans laquelle nous nous trouvions. Nous manquions cruellement de renseignements. Je n’avais aucune idée de comment les obtenir. Je tentais de faire part à mon interlocutrice de mon combat intérieur concernant cette mission.

« La possibilité que nous trouvions la cloche grâce à des suppositions ou par le coup du sort est quasi nulle. La mission ayant été préparée par le capitaine, je suis persuadé qu’il n’a rien laissé au hasard, pas même l’emplacement de notre objectif. Il a dû avoir une carte avec les mêmes informations que la nôtre… peut-être même qu’il s’est déplacé lui-même sur les lieux… ou a fait déplacer une personne de confiance… »

Pour me rassurer, mes propos tentèrent de rationaliser la forêt.

« Après tout, cette forêt n’est qu’un lieu parmi tant d’autres. Elle possède ses propres règles. Contrairement à celles de la ville, je ne les connais pas. Une chance que nous fassions équipe puisque tu es très à l’aise en milieu forestier. »

Je finis par pousser un profond soupir de frustration. J’étais désemparé face à la situation, ne sachant par quel bout prendre la mission pour obtenir le plus rapidement des informations. Mon esprit restait focalisé sur la forêt, alors que ce n’était qu’un détail parmi tant d’autres. Les bois… Pourquoi mes petites cellules grises n’arrivaient-elles pas à les traiter ? Mon cerveau avait bien réussi à dompter les zones urbaines… ou du moins, en partie. Pourquoi ne faisait-il pas pareil avec une région forestière ? Les fonctionnements de l’être humain étaient… Stop ! Trop de réflexion, pas assez d’action ! Il était clair que nous ne pouvions pas rester immobiles plus longtemps.

« Je n’ai pas mieux à proposer comme plan. En avant pour la grotte ! »

Je ne me fis pas prier lorsqu’elle me demanda de la suivre. Contrairement à moi, Kisara savait très bien s’orienter dans une forêt. Je me fis le plus discret possible. L’intervention occasionnelle de mon estomac me déstabilisait l’espace d’un instant, mais je reprenais vite le dessus. Rationnellement parlant, c’était une erreur de ma part que d’ignorer les signaux d’alarme de mon corps. Malheureusement, mes émotions avaient encore et toujours le dessus. Je m’en voulais terriblement pour… beaucoup trop de choses actuellement. Je cherchais donc à me punir d’une façon ou d’une autre… Tsss ! Ce n’était certainement pas comme ça que j’allais expier mes péchés.

Je pris conscience de la main levée de ma compagne qu’au dernier moment. Quelle idée ! Je devais absolument me concentrer sur l’action présente. A cause de mes divagations intérieures, je n’avais pris connaissance du signal d’alarme que trop tard. La collision n’avait été évitée que de justesse. Elle vint se positionner dans des buissons et me fit signe de la rejoindre. Lorsque je fus à ses côtés, je pris conscience de la présence de deux énormes grizzly. Le vent nous étant propice, ils n’avaient pas détecté notre présence… du moins, pas pour le moment.

La Shinrin m’exposa son plan. Je l’écoutais en silence, pesant le pour et le contre des deux propositions qu’elle me fit. Tomber sur ces bêtes, ce n’était vraiment pas de chance. Que nous les affrontions ou que nous les contournions, une partie du plan était inévitable : traverser la rivière. Bien qu’elle semble peu profonde, je n’étais pas rassuré à l’idée de devoir la traverser. Cette pensée me terrifia et me fit blêmir lorsque je pris réellement conscience de ce que cela impliqué. Une telle quantité d’eau… À côté de la mer, ce n’était rien… Mais suffisant pour qu’une personne telle que moi se sente en danger.

« Je… Je suis d’avis que nous les esquivions ! Gardons nos forces pour des combats que nous ne pourrons éviter. »

Je déglutis difficilement, avant d’avouer :

« Hum… Tu crois que… que c’est si dangereux que ça de… de prendre le pont un peu plus loin ? »

Une grosse explosion se fit entendre à environ deux cent mètres de notre position, en amont de la rivière. Quoi ? Qu’est-ce que c’était ? Je déglutis difficilement. Le silence se fit pendant une dizaine de secondes, peut-être un peu plus. Les grizzlys, après quelques instants d’hébétement, grognèrent à l’unisson et commencèrent à se déplacer en direction des bruits de combat. Ce dernier devait être livré avec beaucoup d’acharnement pour que les sons soient portés jusqu’à nous. A moins que la forêt ne soit elle-même la colporteuse de ces tumultueuses notes.

Alors que les deux mastodontes avaient disparu derrière les arbres, un trio d’examinateurs passa non loin de notre position, dans les arbres. Merde. Nous ne pouvions pas rester ici. La menace qu’ils fassent une ronde autour de la scène de l’explosion était trop grande pour que nous puissions prendre le risque de nous faire repérer. Il fallait réfléchir et vite. Le terrain sur lequel nous nous trouvions n’était pas des meilleurs pour s’échapper sans laisser de traces. Le sol était imbibé d’humidité à cause de la proximité de la rivière et de la saison hivernale durant laquelle se déroulait cette mission.

« Est-ce que tu détectes une présence ? »

La seule solution qui s’offrait à nous fut la rivière. Nous allions devoir l’emprunter. Il ne nous était pas permis de laisser des traces derrière nous. Pas dans ce genre de moments. Je déglutis difficilement. Je regardais aux alentours et aperçus une épaisse branche de sapin qui tenait à peine sur le tronc. J’attendis la réponse de Kisara à ma question. Lorsque nous fûmes sûrs qu’il n’y avait personne trop proche de notre cachette, je me précipitais vers la branche en question et entrepris de l’arracher. Pas le temps de faire dans la dentelle.

« Kisara ! La rivière… »

Au fur et à mesure que nous nous déplaçâmes vers celle-ci, j’effaçais du mieux que je pus nos traces avec mon balai de fortune. Je déglutis difficilement dès que j’eus à mettre les deux pieds dans l’eau. Je vins coincer la branche entre deux rochers, tentant de faire croire qu’elle était là depuis longtemps. Les observateurs n’avaient pas eu le temps d’examiner attentivement les lieux. J’espérais que, s’ils avaient à repasser dans le coin, ils ne s’attarderaient pas sur ce détail.

Je me tournais alors face à la rivière. Alors que nous devions la descendre sur quelques centaines de mètres pour disparaître, je fus tétanisé par la peur. Impossible de faire un pas de plus. Toute cette eau… Il y en avait beaucoup trop au même endroit. Kisara dut me forcer à avancer. Durant notre traversée, elle fut malheureusement forcée de me rappeler à l’ordre plusieurs fois pour que je progresse dans cette étendue liquide.

Nous parcourûmes une certaine distance dans ce cours d’eau. Nous finîmes par sortir de ce dernier lorsqu’il se sépara en deux. Nous prîmes soin d’utiliser les rochers disposés de part et d’autres de la rivière pour gagner à nouveau la forêt. J’étais frigorifié. Parfois, le niveau de l’eau était monté jusqu’à mes genoux. Nous avions évité au maximum les endroits profonds ou trop tumultueux.

« S’il te plait… une toute petite pause avant de continuer… »

Nous ne pouvions pas nous arrêter trop longtemps. J’avais pourtant besoin de récupérer un tout petit peu. J’étais blanc comme un linge. Les quelques arbres se trouvant là ne nous permettaient pas un camouflage optimum. Il fallait encore et toujours avancer. Nous suivîmes encore un instant le cours de la rivière. Alors que nous allions bifurquer pour nous rendre à notre destination, un objet attira mon attention dans la rivière. Un sac y flottait. Je remarquais alors que l’insigne de l’unité coloniale se trouvait dessus.

« Kisara ! Le sac… Il faut l’attraper ! »

Je me dirigeais vers la rivière mais, arrivé devant, je fus incapable de pénétrer à nouveau dedans. Tout penaud, je finis par demander à mon acolyte :

« Euh… Hum… Est-ce que cela te dérange de… de l’attraper ? Il doit appartenir au groupe qui… enfin… qui a déclenché l’explosion tantôt… Je… J’aimerais pouvoir examiner son contenu lorsque nous serons à l’abri… Peut-être que… que nous pourrions trouver des indices à l’intérieur. »

De mon point de vue, la situation dans laquelle nous nous trouvions justifiait de prendre le risque de récupérer ce sac. Lorsque nous l’eûmes en notre possession, je m’assurais qu’il n’était pas piégé. Je me débarrassais également de tous les parchemins se trouvant à l’intérieur. Je ne les connaissais pas tous, mais j’évitais ainsi qu’un individu mal intentionné retourne ces objets contre notre équipe. Quant aux autres accessoires, je prendrais le temps de les observer et de dresser une liste lorsque nous serons à l’abri.

Nous reprîmes notre route et arrivâmes quelques minutes plus tard à la grotte. Nous prîmes le temps d’observer les alentours de la caverne. Des traces de lutte étaient clairement visibles. Un combat avait dû avoir lieu récemment. Les vestiges de petits lutins de pierre parsemaient la clairière devant le repaire. Un piège avait été déclenché. Toutefois, ne connaissant pas la nature de ce dernier, il ne fallait pas tirer de conclusions trop hâtives. Malgré la présence de ces corps, nous ne pouvions pas exclure que le traquenard avait été entièrement désamorcé.

Finalement, nous ne trouvâmes aucune trace de quoi que ce soit ou de qui que ce soit. Nous décidâmes alors d’entrer dans la grotte. A l’intérieur, nous y découvrîmes le cadavre d’un loup immense. Je fronçais les sourcils. Où était le reste de sa meute ? Au fond de l’excavation se trouvait un bouddha en bois… comme celui de la zone de départ. A droite de celui-ci se trouvaient deux ouvertures creusées à même la roche. L’une menait à un chemin qui s’enfonçait dans les profondeurs de la terre, tandis que l’autre menait à une salle plus petite.

Avant d’y pénétrer, je jetais une pierre grosse comme mon poing à l’intérieur. Le caillou roula et activa un mécanisme. Celui-ci condamna la pièce à l’aide d’une grille qui sortit violemment des parois. Bien… Nous allions devoir rester dans la grande caverne. Je sortit de mon sac une bougie et des allumettes. Malheureusement, ces dernières avaient pris l’humidité. Impossible donc d’allumer ma précieuse lanterne naturelle.

« Euh… Kisara ? Est-ce que tu… tu aurais de quoi allumer cette bougie, s’il te plait ? »

Je ne pus retenir une série d’éternuement. Mon dieu ! J’espérais vraiment ne pas attraper froid. Je détestais avoir les pieds trempés, mais je n’avais ni chaussettes ni chaussures de rechange. Après un énième grondement de mon ventre, je finis par céder. Je sortis de mon sac un petit coffret dans lequel se trouvaient plusieurs barres aux céréales. Certaines étaient couplées avec des fruits secs, alors que d’autres s’étaient entichées d’un mélange de noix. J’en pris une avant de proposer à Kisara de se servir.

« N’hésite pas à en prendre ! C’est ma grand-mère qui les a faites, celles-là. Elles sont bien nourrissantes… C’est pratique pour les missions… surtout quand on a faim. »

Pour oublier que j’avais froid, j’entrepris de fouiller le sac récupéré dans la rivière. Son contenu était semblable à tous les sacs de survie que nous pouvions trouver aisément dans les casernes de la ville. Au moment où j’allais abandonner, je me rendis compte que l’une des parois de la sacoche avait été doublée. A l’intérieur de cette cachette providentielle, je trouvais un certain nombre de papiers. Je ne pus cacher ma stupéfaction lorsque je me rendis compte qu’ils concernaient directement notre mission.

« Kisara ! Regarde… »

Je dépliais le premier papier. C’était une carte de la région. Certains endroits étaient marqués d’une croix. Parmi les sept croix qui se trouvaient sur la carte, quatre avaient déjà été barrées, comme si ce qui se trouvait là-bas avait déjà été trouvé. Parmi les papiers restants, quatre affichaient des caractères incompréhensibles. Le cinquième était une lettre adressée aux participants.

Instructions a écrit:
A l’adresse de l’équipe qui me trouvera.

Félicitations, vous venez de trouver les instructions qui vous permettront de trouver les indices nécessaires à la réussite de votre mission.

Ci-joint, vous trouverez une carte. Sont indiqués sur cette carte les emplacements des indices nécessaires à l’obtention de l’élément suivant : localisation de la cloche.

Ce n’est qu’une fois les sept éléments réunis que la vérité vous sera révélée.

J’en conclus donc que les quatre croix ayant été rayées de la carte étaient les lieux déjà visités et dont nous avions déjà les indices. Les dits-indices étaient les quatre morceaux de papier avec les caractères incompréhensibles. Il nous restait à trouver celui de la grotte où nous étions, mais également ceux de la cascade des Faerys et du village abandonné. Comment cette équipe avait pu être aussi rapide ? Déjà quatre éléments sur les sept étaient en leur possession… Enfin, plus maintenant puisque je les tenais actuellement dans mes mains. Quant aux instructions… comment les avaient-ils trouvées ? Aucune idée.

« As-tu une idée de comment débusquer le cinquième indice, Kisara ? »

J’avais du mal à admettre que j’avais un énorme coup de barre. Avec toutes ces émotions, mon corps avait beaucoup de mal à suivre. C’est étrange ! D’habitude, j’étais beaucoup plus endurant que ça… Mes petites cellules grises étaient toutes endormies.

Résumé:
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Shinrin Kisara
Shinrin Kisara

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Dim 25 Sep 2022 - 13:08




L'unification de soldats


Kisara ne voulait pas que Kentaro s’inquiète de trop par rapport à la mission et aux examinateurs. Il devait tenter de garder son calme pour la suite de la mission et ainsi, il pourra gérer le rester sans trop de soucis. Cela dit, Kisara ne s’attendait pas à ce qu’il se montre un peu moins sympathique là-dessus. Enfin, sa manière de répondre à la Shinrin la surprit sur le moment. En réalité, la Blanchâtre ne s’attendait pas à une telle réaction de sa part. Cependant, il est tout à fait normal qu’elle ne le sache pas, elle ne le connaît pas des masses non plus. Peut-être qu’elle avait touché une corde sensible sans le vouloir ou rabâché un sujet qu’on doit souvent lui rappeler régulièrement. Il n’a pas l’air d’être un homme méchant, peut-être trop gentil et qu’à force, il doit cumuler bien des remarques sans répondre. En voyant le caractère de sa fille, il doit subir un peu surtout si elle reçoit l’éducation d’autres membres de sa famille. Enfin soit, elle ne le connaissait mal et au fond, elle culpabilisait d’avoir été trop direct avec lui, même dans le tronc d’arbre, elle a peut-être été trop envahissante. Détournant le regard, elle prend la parole avec une petite voix. « Euh…Pardonne-moi…Kentaro-kun. Je…Je ne voulais pas te blesser… » Dit-elle tout simplement en s’excusant de son comportement.

Kisara décide de passer à autre chose afin de rendre l’ambiance entre eux, moins pesante et plus concentrée sur la mission. La femme prend la carte dans le sac à dos de Kentaro afin de lui montrer la prochaine direction à prendre. La soldate expliquait le chemin à prendre en guidant de son index le trajet à effectuer à l’homme. Il y avait une grotte au sud-est de leur position et de son point de vue, ça pouvait être un bon endroit pour cacher la cloche. Un lieu sans doute étroit et difficile d’accès, en ayant la possibilité de sécuriser correctement la zone. C’est pour cela qu’aux yeux de la Shinrin, ça pouvait être que l’endroit idéal pour cacher la cloche. Pour le trajet, la Gardienne Sylvestre voulait éviter de prendre le chemin principal afin d’éviter d’être vite repéré. Et également, elle indique un autre endroit, en cas d’erreur, tout en devant par la suite, être discret dans leurs déplacements. Or, elle souhaitait tout de même demander l’avis de Kentaro, qui semble attentif et à la fois, en train de réfléchir de son côté. Il est calme, même si lorsqu’il prend la parole, la Blanchâtre pouvait s’apercevoir qu’il est encore en prise avec ses émotions. Or, à ses yeux, il y a quelque chose qui échappe au duo par rapport à la mission. D’un air perplexe, elle le regarde sans trop rien dire, le laissant réfléchir du mieux qu’il peut afin de donner une explication à cette phrase.

De son point de vue, la grotte semble être un plan idéal pour un piège, une embuscade ou de rien trouver. Un indice ne serait pas mal pour avancer dans leur mission, mais Kentaro n’avait pas tort sur ce point. Kisara s’était un peu trop avancé pour croire que la grotte pourrait être un lieu parfait pour cacher quelque chose. En tout cas, il en donne l’impression que ça peut être le cas. Et il était de même pour le village, la situation était assez semblable qu’à la grotte. Cela méritait plus de réflexion que prévu pour s’assurer de l’avancer de la mission, sans se faire repérer. Ses interrogations, ses doutes ne sont pas mauvais et il avait raison d’en avoir de son côté. Ce ne sont que des suppositions, de simples idées sans fondement auquel elle n’était pas sûre d’avoir raison. Difficile de savoir si la grotte ou le village sont les bons endroits pour trouver la cloche. Cependant, Kisa ne dispose d’aucun indice ni aucune indication à prendre pour y parvenir. Parfois, on n’a pas le choix que de laisser son intuition prendre le dessus pour essayer de trouver une réponse. Dans tous les cas, Hagiwara n’avait pas d’idée à par accepter celui de la Shinrin et de faire confiance à sa connaissance du monde forestier. « Navrée, je n’ai que des suppositions pour faire avancer la mission. Cela dit, lorsqu’on n’a rien pour nous guider alors autant se fier à nos intuitions et au peu d’élément qu’on dispose. Au pire, on devra juste se montrer prudent lorsqu’on sera face à la grotte. » Dit-elle tout simplement.

Après avoir repris le chemin, mais dans le milieu boiseux et non sur le chemin principal. Kisara et Kentaro arrivent près d’un cours d’eau, la Blanchâtre avait repéré deux grizzlys et il allait être compliqué de passer. Il fallait y aller discrètement en les contournant ou alors, les immobiliser avec du ninjutsu. Cela dit, la kunoichi aimerait éviter d’utiliser un quelconque jutsu. Il était hors de question de passer par le pont, c’était un bon moyen de se faire repérer. En tout cas, elle avait expliqué son plan à son partenaire et à présent, elle aimerait connaître son avis afin de trancher et passer à la prochaine étape assez rapidement. Il était d’avis de contourner les animaux sauvages afin de préserver du chakra, mais il demandait si c’était dangereux de passer par le pont. Mais, Kisara n’a pas eu le temps de répondre qu’une explosion se fait entendre en amont du pont. Elle l’observe. « Je suppose qu’avec cette explosion, tu as ta réponse. Et même sans, oui, ça aurait été risqué de s’y rendre vu qui doit avoir des examinateurs proches de la route principale et des ponts. » Dit-elle calmement avant d’entendre du bruit. S’abaissant, elle voit trois examinateurs sauter d’arbre en arbre, partant en direction de l’explosion.

Plus d’ours et plus d’examinateurs, mais ils vont rôder dans les environs du pont à cause de cette explosion, ce n’était pas bon de rester trop longtemps au même endroit. Il fallait en profiter pour partir et passer la rivière pour se diriger vers la grotte. D'un mûdra, elle utilise un jutsu de détection à la demande de son partenaire. « Non, je ne ressens rien dans les environs. Mais, on ne devrait tout de même pas trop rester ici quand même. » Dit-elle calmement. Il était temps d’avancer vers la rivière tandis que son partenaire effacer leur trace avant d’aller dans l’eau. Or, Kisa remarque alors que son camarade a apparemment, la phobie des étendues d'eaux. Peu importe, il n’avait pas le choix de combattre sa peur afin d’avancer. Marchant dans l’eau, elle rappelle plusieurs fois Kentaro à l’ordre pour le forcer à avancer. Il ne fallait pas perdre de temps et ça sera mieux quand ils arriveront au point de sortie pour retourner sur la terre ferme et traverser la forêt. Cela dit, marcher dans l’eau en hiver, ce n’était pas la meilleure des idées. La Soldate avait froid, mais elle devait lutter pour la réussite de leur mission. Arrivant à une bonne distance et à destination pour retourner sur le sol, elle et Kentaro se faufilent dans la forêt pour se cacher. Kentaro souhaite une pause et vu son état, c’était mieux. « Bien, mais pas longtemps. » dit-elle en ne restant pas sur place pour ne pas attraper trop froid avant de reprendre la route en suivant le cours d’eau.

Soudain, Kentaro repère un sac et il y avait le symbole de l’unité coloniale dessus. Une trouvaille fort intéressante, surtout s’il dispose d’indice à l’intérieur. Il semblerait que l’homme du groupe ne souhaite pas retourner dans l’eau et demande alors à la Shinrin de l’attraper afin de l’examiner plus tard, en lieu sûr. « Bien sûr, mais pense à combattre cette phobie, ça peut t’handicaper lors d’une mission ou d’un combat, Kentaro-kun. » Dit-elle avec un léger sourire. La Blanchâtre s’avance dans la rivière et attrape le sac à dos abandonnés avant de retourner sur la terre ferme, au côté de son ami. Kentaro prit des précautions en retirant des parchemins inutiles et autres. Après avoir repris la route, ils mettent quelques minutes avant d’arriver à destination, face à la grotte et cacher, le duo pouvait voir des traces de lutte. Est-ce que quelqu’un a eu la même idée qu’eux ? En tout cas, elle pouvait reconnaître les pantins en forme de lutin. Soit, les pièges ont été déclenché ou désamorcé, mais il était imprudent de s’avancer pour le moment sans s’assurer que tout va bien. Peu de temps après, ils entrent dans la grotte après avoir vérifié que tout était sans danger. À l’intérieur, Kisara et Kentaro trouvent un gros loup, sans doute le mâle Alpha, mais aucune trace de sa meute. Et par la suite, une statue de bouddha comme à l’entrée. Observant bien les environs, il y avait deux passages, un allant dans les profondeurs et un second vers un lieu plus restreint.

Kentaro eut la bonne idée de lancer un caillou dans la pièce assez petite et un piège s’activa alors. Du coup, ils allaient devoir descendre dans les profondeurs de la terre. Or, il n’y avait rien pour aller la bougie, vu que les moyens de le faire ont pris l’humidité. Ce dernier demande alors à la Shinrin si elle pouvait l’allumer, peu importe la manière. « Oui, bien sûr, je vais essayer. » Elle regarde autour et trouve des matériaux adéquats pour créer un feu. Du silex, même si elle ne pensait pas en trouver dans cette grotte. Frottant les roches, elle crée un feu et allume alors la bougie en déplaçant la flamme dessus avant de l’éteindre pour éviter tout accident. D’ailleurs, Kentaro accepte enfin de manger, il n’était pas trop tôt quand même. Ce dernier propose à la Blanchâtre, elle voulait refuser, mais son ventre gargouille un peu. Difficile de refuser en l’ayant réprimandé là-dessus, auparavant. « Merci, Kentaro-kun. » Dit-elle en commençant à manger la barre de céréales. Patientant, il semblerait que l’homme fouille dans le sac en quête d’informations jusqu’à ce qu’il ait une réaction de quelqu’un qui a trouvé quelque chose. Se rapprochant de lui, elle l’observe. Finalement, le duo parvient à obtenir des informations importantes, en plus d’indice qui pourrait leur permettre de réussir la mission. Or, il fallait trouver l’indice dans cette grotte.

« Hum… Tu as fait de l’excellent travail Kentaro. Repose-toi un instant, tu sembles épuiser. Pour l’indice qui se trouve ici, je pense que tes doutes sur les bouddhas de bois ne sont pas infondés. » Dit-elle en s’avançant tout en retirant ses chaussures un peu trop trempé et inutile à ses yeux. Elle continuera à pied nu pour le moment. La soldate analyse la statue en bois et y trouve une sorte de mécanisme d’ouverture. Elle appuie dessus et une ouverture s’enclenche, dévoilant l’indice de la grotte. Un papier avec une écriture incompréhensible, or ça pourrait donner quelque chose quand le duo les aura tous. La Shinrin se tourne vers Kentaro et lui sourit. « Sortons d’ici, j’ai l’indice. Direction la cascade des Faerys. C’est le plus proche de nous. » Dit-elle en partant avec son camarade vers la sortie de la grotte. Observant les alentours, elle ne remarque rien de suspect et décide d’un mouvement de la main, d’indiquer à son compère que tout est ok avant de sortir et d’emprunter le trajet vers la cascade. La meute de loups a dû prendre en chasse ceux ayant éliminé leur mâle Alpha. Ainsi, ils seront tranquilles et ils pourront se déplacer sans problème, du moins, elle l’espérait.

Le trajet se passe sans trop d’encombre, il était facile d’éviter certains animaux, même s’ils ne sont pas dangereux. Kisara avait préféré emprunter un chemin pour contourner le lac et éviter de trop s’approcher pour le moment. Un lac, ça pouvait être un piège et disons que Kentaro n’était pas à l’aise avec l’eau. Cela dit, il allait devoir fournir un effort quand ils se rapprocheront de la cascade afin de réussir leur mission et obtenir un indice. S’approchant de la cascade, il était difficile de savoir s'il y avait un autre groupe, car apparemment, ils n’étaient pas seuls en dehors des examinateurs. Profitant des arbres et de l’ombre qu’ils offrent, Kisara fait un signe de la main pour stopper leur mouvement, en étant arrivé à la cascade, mais gardant une certaine distance. « Bon, on y est, mais je doute qu’on puisse trouver le bouddha en bois si facilement. De plus, il y a peut-être des animaux sauvages, des examinateurs ou un autre groupe de soldats qui pourraient nous attaquer pour obtenir nos indices. Il va falloir être prudent. » Dit-elle d’un ton calme. La Shinrin observe les lieux et réfléchir à un plan. « Je vais créer un clone de bois qui va partir en éclaireur en se dissimulant à travers les bois à notre gauche, faisant le tour et inspecter les lieux. Pendant ce temps, on va réfléchir à un endroit où pourrait se trouver le bouddha et on va partir sur la droite afin d’inspecter dans notre coin, si on trouve quelque chose. Restons discret, d’accord ? » Dit-elle en créant un clone de bois après un mûdra.

Le clone réalisé, il se dissimule, au point de faire qu’un avec la nature, comme un camouflage visuel. Le Moku Bunshin partit sur la gauche, il ne manquait plus qu’eux deux de faire leur boulot. « Kentaro, si tu as une idée, n’hésite pas à t’exprimer. Je vais tenter d’utiliser une technique de détection en continu, ça va épuiser une certaine partie de mes réserves de chakra donc tu seras mon protecteur en cas de problème. Je te signalerai directement, si je ressens du chakra. » Dit-elle en souriant et réalise des mûdra avant de se concentrer à son tour avant d’avancer tranquillement.




Résumé
Santé : RAS
Chakra : 1D / 5B

Résumé du tour :

Après l'obtention de l'indice de la grotte, le duo s'avance vers la cascade des Faerys (cf. carte) afin d'obtenir l'avant dernière indice. Là-bas, Kisara demande à Kentaro de s'arrêter afin d'être un peu éloigné de la zone. D'après ce qu'elle a vu dans la grotte, il y a d'autres groupes et difficile de leur faire confiance dans ce style d'épreuve. Elle crée un clone de bois, Moku Bunshin (B), et ce dernier se camoufle visuellement à travers le bois des arbres pour passer inaperçu, via Mori no Yûrei (B) et observer le côté gauche de la cascade, en quête d'indice pour le bouddha en bois, d'ennemis éventuels (humain ou animal), examinateurs ou de pièges. De leur côté, Kisara demande tout de même l'avis de son camarade, tout en marchant vers la droite et utilisant Akagan (B) pour détecter du chakra tout en avançant le plus discrètement possible.

équipements utilisés :

Techniques utilisées :





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Hagiwara Kentaro
Hagiwara Kentaro

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Dim 15 Jan 2023 - 23:06
« Les poteaux indicateurs peuvent transformer une chaussée en labyrinthe. »
De Stanislaw Jerzy Lec, écrivain polonais.

Kisara avait raison. Cette immonde crainte de l’eau était handicapante. Si ma compagne ne m’en tenait actuellement pas rigueur, ce n’était que repousser l’inévitable. Dans d’autres circonstances, cette angoisse des étendues liquides aurait pu nous être fatale. Ne pas l’avouer dès le départ avait été une erreur stratégique de ma part. Je fis une grimace. Quel homme sensé aimerait admettre ses angoisses les plus inavouables ? Surtout devant une femme comme la Shinrin. Belle et intelligente, la demoiselle avait tout pour elle. Force était de constater que mon égocentrisme était bien mal placé. Je n’étais pas là pour l’impressionner. Si elle avait été un homme, peut-être que… Je secouais vivement la tête. Non… Bien sûr que non. Quel chemin tortueux mon cerveau était-il en train d’emprunter ?

Ma concentration se porta sur le chemin que nous venions d’emprunter. Nous avions quitté la grotte depuis… Je ne sais pas… Je ne sais plus… Cette forêt me mettait mal à l’aise. Je ne savais ni me repérer géographiquement ni temporellement. Ma notion de la durée et des heures avait totalement disparu depuis un bon moment déjà. Je ne comprenais pas comment ma partenaire pouvait évoluer si aisément dans un environnement comme celui-là. Il était de notoriété publique que les Shinrin utilisaient le Mokuton. De ce fait, il aurait été contre-nature qu’elle ne soit pas dans son élément au milieu d’une forêt. Kisara vint briser le silence qui s’était installé entre nous depuis notre départ de l’antre des loups.

Je me mis à l’observer alors qu’elle exposait son plan et ses remarques sur la tâche à effectuer. Comment pouvait-elle rester aussi calme ? Comment arrivait-elle à rester si… maîtresse d’elle-même ? Je devais me rendre à l’évidence. J’étais très loin du soldat potable que je pensais être. J’en vins à présumer que ma réussite aux examens n’était dûe qu’à une chance incroyable. Le capitaine Aburame avait certainement eu raison de me rembarrer de la sorte lors de la cérémonie. Pitoyable. Tout simplement pitoyable. Comment allais-je pouvoir protéger ma fille dans de telles conditions ? Me ressaisir. Je devais absolument me ressaisir. Faire abstraction de toute cette eau.

« B… Bien sûr ! »

Son protecteur… Elle en avait des bonnes. Comment pouvait-elle encore me faire confiance ? Kisara devait avoir compris depuis un moment déjà que je n’avais clairement pas le niveau pour cette mission. Je… J’espérais simplement que nous ne tombions pas sur des ennemis trop… puissants. Non. L’espoir n’a jamais permis de résoudre un problème. Il nous fait avancer, tout au plus. Je devais me servir de ma tête… Raaaaaah ! Pourquoi était-ce si difficile de faire fonctionner mes petites cellules grises aujourd’hui ? J’étais incapable de gérer mes émotions. Ces dernières avaient un impact non négligeable sur la gestion et l’activité de mon cerveau. Je n’étais pas réputé pour savoir faire plusieurs choses en même temps. Protéger et réfléchir… Je… Je devais prendre le taureau par les cornes.

« Kisara ! Je… Pardon… S’il te plaît… Je te demande deux minutes… deux toutes petites minutes… »

Je n’attendis pas sa réponse. Je m’assis en tailleur, dos contre un arbre, les bras croisés sur mon torse. Je fermais les yeux et vidais mon esprit de tous les parasites qui pouvaient l’encombrer. Il y avait une logique. Oui. Il y en avait forcément une. Ce n’est pas parce que nous n’étions pas en ville que le terrain sur lequel nous évoluions ne respectait aucune règle. Elles étaient juste… différentes. Le bruit de l’eau qui se jette de ce monticule de terre et se fracasse dans l’étendue liquide aux pieds de la montagne... Le craquement des branches dû au vent qui s’amuse… Les oiseaux qui… non… Si la flore s’exprimait librement, pourquoi la faune était-elle devenue soudainement silencieuse ?

Pourtant, je savais qu’elle était là… Tout autour de nous. Nous avions croisé plusieurs animaux et pas que des petites bêtes. Surtout des quadrupèdes et des volatiles. Je n’avais aucune technique pour les détecter. Néanmoins, je savais que ces bestioles étaient là. Elles faisaient partie de l’écosystème. A quelques dizaines de mètres de nous, je ne pouvais nier leurs existences car elles appartenaient au paysage sonore. Je les entendais. Pourquoi ? Pourquoi diable n’entendions-nous plus les animaux ? L’évidence me sauta alors aux yeux. Un petit sourire de satisfaction apparut et vint illuminer l’espace de quelques secondes mon visage. Il mourut aussi vite qu’il naquit. Je me relevais et fis alors face à ma partenaire.

« Kisara… Ne… Ne te moque pas. Je… Euh… »

Aller. Du nerf. Elle m’avait demandé mon avis. Je devais oublier que j’étais dans une forêt… Non, au contraire. Ce n’était pas la forêt que je devais oublier… C’est ma façon de penser et de traiter l’information qui devait changer. Après tout, les bois n’étaient qu’un lieu parmi tant d’autres. Mon devoir était d’apprendre à gérer toutes les informations qu’un endroit pouvait m’apporter… si cela me permettait d’accomplir ma mission et de rentrer sauf à la maison avec mes camarades.

« Je suis persuadé… euh… non… ce n’est pas le bon mot… disons que je suis sûr à 90% qu’une surface de taille indéterminée est complètement minée de pièges en tout genre. Tu as remarqué ? On ne les entends plus depuis quelques mètres déjà… Je suis convaincu que les animaux fuient cette zone. Ils sont venus préparer l’examen bien avant notre venue aujourd’hui. La faune s’est donc naturellement adaptée aux transformations que l’homme a apportées à leur habitat. »

Je jetais un coup d'œil par-dessus mon épaule.

« Je… J’aimerai juste vérifier quelque chose… Si tu as la possibilité de garder active ta technique, je suis preneur. Je reste dans ton champ de vision. Je… Je t’en prie… Ne bouge pas… »

Je revins sur nos pas, en prenant bien garde à ne pas perdre de vue Kisara. Il ne me fallut que quelques enjambées pour sortir de la zone. La faune se fit alors de nouveau entendre. Mes craintes s’avéraient donc exactes. Nous étions entrés dans un périmètre très dangereux. Qu’est-ce que le capitaine avait donc inventé pour qu’ils fuient tous ainsi ? Je soupçonnais l’unité de recherches d’avoir participé à l’installation de cette aire malfamée. Celle-ci était forcément délimitée par des objets. Un objet assez voyant pour que les examinateurs puissent les repérer facilement, mais assez sobre pour qu’il se fonde dans le paysage. Mon regard finit par se poser sur un petit pilier de pierre.

[Mission/C/Teikoku] L'unification des soldats - Phase 1[Pv : Hagiwara Kentaro] Ftbo
Auteur : Mateusz Urbanowicz.
Légende : Pilier de pierre. Il porte le sceau de l’unité de recherche. Avec d’autres piliers, il délimite la zone que la faune a fui.

Je m’approchais et l’examinais rapidement. Sur la base du socle, nous pouvions clairement voir le sceau de l’unité de recherches. Sous celui-ci, nous pouvions lire « borne numéro 13 ». Dans certaines cultures, ce nombre portait malheur. Espérons qu’il n’est aucun impact sur notre mission. Je ne savais pas exactement à quoi servait la petite boîte en haut… Autrefois, elle avait dû abriter une lanterne, ou quelque chose s’y rapprochant. Je ne fus pas assez fou pour l’ouvrir. La pierre n’était plus toute jeune et la flore avait commencé à reprendre ses droits sur la sculpture. La mousse avait même commencé à grignoter la toiture. Le pilier devait donc être là depuis bien plus longtemps que ce que je pensais. Mon regard s’assombrit. Je me relevais et revins vers Kisara. Si la colonne était là depuis plusieurs semaines, c’est que les animaux avaient quitté cet endroit depuis bien plus longtemps que… Cela ne présageait rien de bon.

« Je pense que… nous sommes sur un terrain d’entraînement. Enfin… une sorte de terrain d’entraînement de l’unité de recherches. Les probabilités que les pièges - anciens comme nouveaux - parsèment la zone est grande. Il y a une borne de délimitation là-bas… »

Je pointais du doigt l’endroit où se trouvait le pilier.

« Nous n’avons clairement pas le temps de chercher toutes les bornes. Cela pourrait nous prendre plusieurs heures… Nous ne les possédons malheureusement pas si nous voulons trouver la cloche avant la nuit… Quoi que… »

J’eus un frisson dans le dos.

« … notre superviseure, mademoiselle Aoi, ne nous a jamais précisé qu’il y avait une limite de temps… Juste que le son de la cloche marquera la fin de notre épreuve… ou pire, que les examinateurs nous trouvent avant… »

Un air terrifié vint se poser sur mon visage !

« Je n’ai aucune envie de passer la nuit dans… dans la forêt ! »

Respire. Respire très profondément. La forêt n’est qu’un lieu de mission comme les autres. Le bruit de l’eau qui se fracasse… Le vent qui fait craquer les branches… Concentration. Je ne pouvais pas me permettre de mettre la vie de Kisara en danger. S’attacher aux évènements que je peux maîtriser… Ou lâcher-prise. La deuxième solution serait la meilleure et me permettrait d’aborder la suite de notre tâche plus facilement : néanmoins, dans mon état psychologique actuel, j’étais incapable d’entreprendre une telle chose. Je voulais absolument tout maîtriser bien que, dans l’absolu, ce soit un souhait irréalisable. Cette illusion me fit toutefois reprendre un minimum de contenance.

« Si la grotte était un test face à des bêtes sauvages, nous avons à faire ici à une toute autre affaire. Je pense qu’il existe un ou plusieurs chemins vers notre objectif. C’est… c’est comme une sorte de labyrinthe dont nous n’avons pas la carte… Observation… Compréhension… Analyse… Détection… Dissimulation… Nous pouvons obtenir l’indice sans combattre. »

Oui, un labyrinthe. C’est… C’était comme si nous jouions à un jeu… Cela me rappelait un divertissement auquel j’adorais jouer étant petit… malgré le fait que je me prenne de monumentales tartes à chaque fois. Il faut dire que grand-mère Sakura était l’une des inventeurs de ces labyrinthes enfantins et… Je vous raconterais cela plus tard.

« Si nous partons du principe que… que cette borne a une autre fonction… Celle de marquer le début d’un chemin à travers le labyrinthe… Il y a forcément quelque part dans les alentours quelque chose qui nous permettrait de… de nous guider à travers… »

J’observais les alentours. Non loin de la position de Kisara se trouvait une boîte en bois posée entre deux tas de cailloux. Sur les murs de ce coffret, le nombre « 13 » y était inscrit. Alors que je m’approchais pour l’examiner, un curieux petit personnage en sortie.

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Légende : le champignon sur pattes indiquant la route à suivre !

Il sauta sur le sol et se mit à courir à travers les bois. Non ! Je n’y crois pas ! Il… Il était en train de nous montrer le chemin. Il ne nous attendait pas. Il ne s’arrêtait pas. Il était rapide. Il allait falloir enregistrer la route qu’il empruntait tout en gérant la position des autres groupes et des examinateurs, mais aussi les pièges… Bien que celle qu’il utilisait soit normalement sûr, nous n’étions pas à l’abri de pièges qui se déclenchaient à distance à cause de nos mouvements…

« Kisara ! Le champignon sur pattes ! »

En quelques pas, je fus à ses côtés. Je vins glisser ma main dans la sienne, tout en gardant à l'œil notre guide.

« As-tu encore assez de chakra pour maintenir ta technique active ? »

La peur et l’angoisse avaient laissé place à l’excitation. J’adorais jouer. Je comptais bien gagner cette partie.

« Travaillons en équipe. Je te laisse détecter nos amis les examinateurs… et tout autre groupe qui voudrait se mettre en travers de notre chemin. Je m’occupe d’être ton ombre, tes yeux et tes oreilles pour le reste. Je serais le mur entre les pièges et toi quand ceux-ci se déclencheront… »

… Car oui, nous ne pourrons pas tous les éviter !

« En route ! »

Je vins me placer derrière Kisara et, alors que nous partions à la poursuite de notre guide, je lui glissais à l’oreille :

« J’espère que ton clone pourra trouver l’endroit exact où se trouve la statuette. Nous n’allons pas vraiment avoir le temps de chercher car il… »

Je parlais bien entendu du champignon !

« … ne s’arrêtera pas avant d’arriver à la fin du parcours. Il ne nous accordera aucun répit, pas même pour notre indice. Il est programmé pour faire le chemin… enfin, je suppose… Il n’y aurait aucun challenge sinon ! »

Résumé:
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Shinrin Kisara
Shinrin Kisara

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Mer 22 Fév 2023 - 12:09




L'unification des soldats


Arrivée à la cascade des Faerys, Kisara reste cachée en s’aidant de la végétation avoisinante, avec Kentaro. Il ne fallait pas se précipiter et surveiller l’environnement afin de s’assurer de la réussite de la mission. La soldate avait un plan en tête, un moyen de couvrir un peu plus de terrain, mais elle allait avoir besoin de l’aide de Kent. En tout cas, il fallait trouver ce fameux bouddha en bois et y trouver un indice pour la suite de leur parcours de survie. Ainsi, elle crée un clone de bois qui va partir du côté gauche de la position en restant camouflé afin d’être un éclaireur et à la fois, partir à la recherche de cette statuette en bois. De leur côté, Kisa allait utiliser une technique de détection pour s’assurer de ne pas tomber dans une embuscade d’autres groupes ou d’être surpris par un examinateur. Cela dit, son jutsu sensoriel n’est pas précis, il repère de manière approximativement les sources de chakra. Elle ne pourra pas attaquer librement, mais elle compte sur Hagiwara pour être son protecteur pendant laps de temps. Cela dit, son partenaire ne semble pas avoir une confiance en soi bien développée. La Daishizen voulait lui laisser l’opportunité de donner un avis ou développer un peu plus son plan. Or, il semble hésitant, perdu, il va réellement falloir qu’elle lui donne un coup de pouce pour qu’il devienne plus sûr de lui pour de prochaines missions. À ce rythme-là, dans une véritable mission, elle doute de son taux de survie et cela l’inquiète pas mal. Elle l’observe pendant un temps, en espérant qu’il fasse vite, car son chakra n’est pas illimité non plus.


Elle soupire en l’entendant hésiter. « N’aie pas peur de t’exprimer, je ne me moquerai pas ni rien de méchant. Mais s’il te plaît, fais vite quand tu prends la parole, je consomme du chakra. » dit-elle en le regardant. Il se met enfin à parler et exprimer quelque chose. Apparemment, il a remarqué qu’il n’y avait pas d’animaux dans cette partie de la forêt. Il semblerait qu’une surface de taille indéterminée soit recouverte de piège, des mines ou d’autres choses. Et que les examinateurs sont venus préparer le terrain avant la mission, ce qui ne serait pas une surprise. « Pour le cas des animaux, c’est assez surprenant, mais bon, pour ce qui est du piège, rien de choquant. Ils en ont déjà posé, sur notre chemin, si tu te rappelles bien. » termine-t-elle tandis que l’homme demande à Kisara de ne pas bouger et qu’il revient assez vite. D’après ce qu’elle a compris, il souhaite vérifier quelque chose, tout en restant dans son champ de vision. Là-dessus, elle n’a pas le choix que de lui faire confiance.


Kisara patiente quelques instants, tout en restant concentrée sur sa détection de chakra. Pour le moment, en dehors de Kentaro, elle ne repère aucune source de chakra, c’était bien trop calme. Pendant ce temps-là, son clone avance discrètement dans la zone et ne repère rien d’anormal ni même la présence d’examinateurs. Après quelques instants d’attente, Kentaro revient vers elle et il se met à lui expliquer ce qu’il a pu voir de son côté. Apparemment, ils sont sur le terrain d’entraînement de l’unité de recherche et ce lieu a été créé depuis bien longtemps. Sans doute, peut-être avant la naissance de l’Empire et que ce lieu servait à autre chose avant l’arrivée de l’unité. En tout cas, il y avait d'anciens comme de nouveaux pièges qui sont parsemés dans les environs. Il se met à beaucoup parler, en s’éloignant un peu de la mission. La Blanchâtre soupire. « Ça suffit, Kentaro-kun. Bon, on est sur un terrain d’entraînement de l’unité de recherche, mais ce lieu doit dater d’avant la naissance de l’Empire et de cette unité, vu l’apparence des lieux et du fait que ce n’est pas fou d’y croire. Il y avait eu des guerres civiles donc bon. Pas le temps de faire un cours d’histoire. On ne va pas rester ici jusqu'à la nuit et même si on ne nous a pas parlé d’une limite de temps, ce n’est pas pour autant qu’on doit traîner. Notre objectif est de trouver une statue de bouddha en bois pour obtenir un indice de notre prochaine destination. Pour les bornes, inutile de s’embêter avec ça. » dit-elle calmement.


Kentaro semble reprendre la parole, en disant que le danger était tout autre que celui rencontré dans la grotte. Ce n’était pas des bêtes sauvages, mais une sorte de labyrinthe dont ils vont devoir traverser afin de trouver l’indice. Voilà quelque chose de bien ennuyeux et qui risque de forcer Kisara à devoir abandonner sa technique sensorielle tôt ou tard afin de garder des forces. Pour le moment, elle ne dit rien et le laisse aller jusqu’au bout de son analyse de la situation. Croisant les bras, Kisara se demande comment ils vont se sortir de ce problème assez rapidement. « Cherche bien, cela dit, ça risque de prendre pas mal de temps et je n’aime pas ça. » dit-elle en se disant que cela va consommer trop de chakra. Son partenaire semble chercher, avant de se diriger vers une petite cabane en bois sur un bloc de roche. Un petit bonhomme avec un chapeau de champignon en sort. Kentaro lui demande de le suivre, car il leur montre le chemin. La Shinrin commence à accélérer pour ne pas le perdre de vue. La main de Kenta se glisse dans la sienne, comme un couple en train de courir, elle est légèrement surprise par ce contact. « Je ne pourrais pas tenir ma technique de détection trop longtemps, donc tôt ou tard, je devrais la relâcher pour économiser du chakra. » dit-elle. Ce dernier propose de travailler équipe, pendant qu’elle détecte le chakra aux alentours, il la protégera en étant ses yeux et ses oreilles. « Je ne crois pas qu’on aura le droit à des examinateurs pour cette partie. Il y a des pièges et le fait de trouver ce petit bonhomme démontre qu’il n’y a aucun intérêt à nous piéger eux-même en nous retrouvant. Ça doit faire partie de leur plan pour récompenser ceux qui cherchent bien. Ils doivent se trouver ailleurs, là où ceux qui n’ont pas trouvé le guide. Et pour les autres équipes, ils n’ont pas d’intérêt à nous combattre afin de rester prudents. » dit-elle.


D’ailleurs, Kentaro espère que le clone de la Shinrin trouvera la statue de bouddha avec l’indice, mais quelque chose dit à Kisara que la marionnette les y emmène et donc, il ne faut pas le perdre de vue. « Je pense que le petit champignon humanoïde nous emmène vers le prochain indice donc, il ne faut pas le perdre de vue. Et une dernière chose, pour les pièges…ne quitte pas le chemin qu’il emprunte sinon tu vas réellement les toucher. » À ses yeux, les pièges ne sont pas sur le trajet, mais autour d’eux, à côté du chemin et ainsi, il ne fallait pas se tromper de chemin et suivre leur guide pour les éviter. Pour l’instant, aucun signe de chakra.


De l’autre côté, le clone de Kisara repère un groupe de deux ninja complètement vaincu par l’un des pièges tandis qu’un autre duo saute d’arbre en arbre. Elle n’a repéré qu’une équipe active dans la zone, le reste doit être ailleurs ou déjà éliminé de l’épreuve. Le clone profite de son camouflage pour continuer sa mission et les suivre en même temps.





Résumé
Santé : RAS
Chakra : 1D / 7B

Résumé du tour :

Kisara maintient toujours son jutsu de détection de zone, elle avance avec Kentaro en poursuivant le petit bonhomme champignon.

De son côté, le clone reste camoufler et repère deux équipes de deux. L'un a été vaincu par un piège et le second continue son trajet, elle les poursuit en restant cacher.

équipements utilisés :



Techniques utilisées :





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Hagiwara Kentaro
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Jeu 9 Mar 2023 - 15:56
« Avoir confiance en soi, ce n’est pas être sûr de soi. C’est trouver le courage d’affronter l’incertain au lieu de le fuir. Trouver dans le doute, tout contre lui, la force de s’élancer. »
De Charles Pépin, philosophe et romancier français.

Malgré mon manque flagrant de confiance en mes propres capacités, Kisara croyait en moi. Réellement. Quelque part, au fin fond de mon petit cœur, une minuscule flamme s’alluma. Elle était de celles qui réchauffent l’âme et poussent à se dépasser. Peut-être même de celles qui souhaitaient plaire à quelqu’un. Ridicule. C’était complètement ridicule. Ses différentes interventions me ramenèrent rapidement à la réalité. Je n’avais plus de temps à accorder à mon cerveau pour des réflexions supplémentaires. Je devais agir. Je fus quelque peu gêné lorsqu’elle me fit la remarque que sa technique de détection utilisait une charge conséquente de chakra. Bon, certes, elle l’avait tourné avec beaucoup plus de tact, mais cela revenait au même.

« Je… Pardonne-moi… Non… Enfin si… »

Et voilà que je perdais à nouveau mes moyens. Décidément, cette femme était… était… Déjà pendant notre entraînement, elle… Je me mis à l’envier d’être aussi forte. Comment faisait-elle pour avoir autant d’aplomb ? De son vivant, Hatsuka me disait que j’étais beaucoup trop gentil. Elle m’affirmait que ce n’était pas grave d’être ainsi. Du moment que j’en avais conscience, je pouvais prendre les précautions nécessaires pour ne pas me faire marcher sur les pieds. Plus facile à dire qu’à faire. À l’époque, le peu de confiance en moi que j’avais, je le devais à ma femme. Elle avait cru en moi. Elle m’avait aidé à travailler sur moi. Depuis sa disparition, beaucoup trop de choses avaient foutu le camp.

« Hum… Je pense que… Tu as raison. La probabilité que nous rencontrions des examinateurs est bien trop faible pour justifier le maintien de ta technique de détection. Il va falloir que nous gardions un maximum de force pour vaincre cette épreuve… »

Il n’était pas nécessaire que je me répande plus que cela en excuses. Kisara avait très certainement compris le message que je souhaitais lui faire passer. De plus, comme elle l’avait souligné un peu plus tôt, nous n’avions pas le temps de nous arrêter à chaque fois que je jugeais nécessaire de me faire pardonner pour mon comportement. Ma culpabilité vis-à-vis de la quantité de boissons que j’avais ingurgité cette nuit n’aidait en rien, notamment à rationaliser mes pensées et mes gestes.

« Honnêtement, je ne suis pas certain que nous ayons à craindre quelque chose des deux autres groupes. Si l’un d’eux est à terre, l’autre semble bien déterminé à obtenir son indice en affrontant le labyrinthe. »

Pas le temps de réfléchir. Le temps était maintenant aux actions. Si nous voulions obtenir notre indice, il fallait absolument suivre…

« … Le champignon ! Vite ! Il… Quel goujat ! »

Il était parti sans même nous attendre. Il aurait pu attendre la fin de notre discussion ! Je concentrais mon chakra dans mes pieds et me lançais à la poursuite de notre guide. Je pris bien soin de toujours avoir Kisara dans mon champ de vision. J’avais promis d’être ses yeux et ses oreilles. Elle avait déjà beaucoup donné depuis le début de la mission. C’était donc à moi de la protéger maintenant… Du moins, du mieux que je le pourrais. Je secouais vivement la tête. Non, pas le temps de me dénigrer. Encore. Je devais absolument me concentrer sur notre route.

Le pygmée forestier qui nous servait de garde-fou dans cette aventure avançait toujours à la même allure. Peu importe ce qui se trouvait sur sa route. De mon point de vue, cet exercice était compliqué : comment pouvions-nous maintenir une course constante avec toutes les données que nous devions vérifier à chaque instant ? Peut-être souhaitaient-ils tester notre instinct de soldat ? Il fallait que j’arrête de réfléchir. Concentration sur le moment présent. Plus nous progressions dans la zone d’entraînement, plus il faisait sombre dans le sous-bois. C’est grâce à ces différences que je pus constater que le champignon nous entraînait sur un parcours des plus étranges.

Nous avancions puis, pour une raison inconnue, notre guide nous faisait faire un détour. Les méandres empruntés nous faisaient progresser de deux pas pour ensuite nous faire reculer de trois. Le ratio ne devait pas être exact puisque nous nous enfonçâmes peu à peu dans la forêt. Les odeurs de sous-bois se firent plus prononcées. L’ambiance se fit plus lourde, plus angoissante. Le silence des lieux n’était troublé que par nos pas. Ma respiration était déjà saccadée. J’étais loin d’avoir une mauvaise condition physique. Bien au contraire. Pourtant, les efforts demandés étaient bien plus grands que ceux revendiqués lors de simples entraînements. Cherchaient-ils à tester notre concentration sur le long terme ?

Je jetais un coup d'œil vers Kisara. L’avait-elle remarqué ? Plus nous approchions du centre de la zone, plus les pièges étaient nombreux et dangereux. Nos allers-retours me laissèrent croire que nos adversaires - bien que mécaniques seulement - étaient disposés en cercle. Celui du centre concentrait les ennemis les plus dangereux. Je supposais que c’était aussi là-bas que nous trouverions l’indice. Le reste des traquenards était réparti dans des ronds de plus en plus grands, tous concentrés autour de l’orbe centrale. Plus nous nous trouvions loin de la clairière, plus les pièges étaient espacés et insignifiants.

Alors que j’allais faire part de mes déductions à Kisara, une flèche vint se planter à quelques millimètres de mon nez. Merde. Je ne l’avais même pas entendu partir. J’étais parti du principe que les pièges ne se déclencheraient que si nous étions à proximité de leurs mécanismes. Je m’étais lourdement trompé. Contre toute attente, le champignon s’était arrêté en même temps que moi. Il se trouvait sur une branche. Il nous dominait de toute sa ridicule taille. Il nous observait. Il s’octroya même le droit d’éclater de rire. Il nous fit un petit geste de la main et reprit sa course en direction du centre de la zone.

Je serrais les dents. Nous ne disposions pas de temps pour échanger verbalement. Le capitaine voulait rapprocher ses troupes. Tsss… Pour le coup, la communication non-verbale était très dure à maîtriser. Comment voulait-il que nous arrivions à communiquer ainsi alors que nous connaissions à peine les soldats se trouvant dans notre groupe ? Les nouveaux capitaines avaient tous des cases en moins ou bien prenaient-ils tous un malin plaisir à torturer les engagés ?

Nous dûmes continuer. Il ne fallait pas perdre ce foutu champignon des yeux. De par sa petite taille, notre guide pouvait aisément passer à travers les pièges à distance. Contrairement à lui, les masses de nos corps étaient bien trop imposantes. Nous déclenchions donc automatiquement tous les traquenards ayant une compétence d’archer. Génial. Si certains étaient visibles, ce n’était pas le cas de tous. Si nous ne pouvions pas tous les voir, je notais qu’un léger cliquetis annonçait systématiquement le déclenchement d’un piège à distance. Celui-ci se produisait quelques secondes avant que le projectile n’atteigne sa cible.

Ma compagne avait dû faire les mêmes déductions. Elle était une guerrière bien plus accomplie que moi. Elle ne se serait pas laissée berner par ce genre de subterfuges. Je ne voulais pas non plus prendre le risque de la prévenir à voix haute, de peur de rater un cliquetis. Cela pourrait nous coûter la vie. J’espérais que les difficultés avaient atteint leur paroxysme. Je n’étais pas certain que mon corps et mon esprit tiendraient le coup jusqu’à ce que nous sortions de cette forêt infernale.

Quelle déception ! Mes prières ne furent pas entendues. La difficulté monta encore d’un cran lorsque se rajoutèrent les pièges mobiles. Ces derniers cumulent les attaques des pièges fixes, en plus de se déplacer. Leurs mouvements étaient parfois saccadés, parfois fluides. Aucun d’eux n’avaient la même vitesse. Ils tiraient sur tout adversaire en mouvement rentrant dans leur champ d’action. À noter qu’ils ne tiraient que s’ils nous avaient détecté. Dans le cas contraire, nous pouvions évoluer dans leur périmètre sans aucun problème majeur. La poisse. Nous ne devions pas être loin du centre. Le capitaine de la territoriale était complètement fou de nous envoyer dans un endroit pareil !

Nous arrivâmes dans une clairière. En son centre trônait le bouddha. Celui-ci était posé sur un socle de pierre. Contre toute attente, le champignon se posa sur la tête de la sculpture. Alors que nous nous avancions vers notre objectif, la petite voix grésillarde du champignon se fit entendre :

« Le délai accordé est dépassé. Veuillez procéder à la récupération de l’indice avant la fin du temps imparti. »

Un temps imparti ? Quel temps imparti ? Qu’est-ce que c’était que cette histoire, encore ? Alors que j’allais reprendre ma route vers le bouddha, une voix m’arrêta :

« Surtout, ne bouge pas ! »

Pardon ? Je tournais la tête en direction de la voix. Deux soldats étaient déjà dans la clairière. Certainement ceux que le clone de Kisara avait repéré tantôt. Quel idiot ! Je ne m’attendais tellement pas à les voir ici que je n’avais pas pris les précautions nécessaires.

« Votre champignon vient de déclencher un minuteur de trois minutes… Il faut faire vite. »

« P… Pardon ? »

Voilà que l’autre gars me cherche des noises.

« Tu es long à la détente, mon gars ! »

« Calme-toi, Kazuko ! »

À y regarder de plus près, ce Kazuko était blessé. Le plus âgé des deux reprit la parole :

« La clairière est piégée. Au moindre mouvement, les pièges mobiles et les pièges à distance se déclencheront. Nous en avons fait les frais il y a quelques instants. Notre guide est reparti trois minutes exactement après avoir parlé pour la première fois. Pour pouvoir obtenir l’indice du bouddha, il y a une sorte d’énigmes à résoudre… Nous n’avons pas encore trouvé de solutions à ce problème. »

« Assez parlé ! Il va bientôt repartir… Je ne veux pas rester coincé ici ! »

« Kazuko ! »

L’aîné reporta son attention sur nous après avoir rabroué une nouvelle fois son équipier.

« Je pense qu’aucun d’entre nous ne souhaite moisir dans cette clairière. Je propose que nous unissions nos forces. »

Il a raison. Néanmoins, même si la confiance était de mise, nous devions partager les duos équitablement pour éviter tout malentendu. Je pris alors la parole.

« L’un d’entre vous possède-t-il des techniques doton ? »

« Oui, moi ! »

Je n’étais pas des plus ravis de voir que Kazuko le ronchon était l’heureux détenteur de techniques doton, mais je ne pouvais pas faire ma fine bouche dans ces conditions.

« Parfait. Toi et moi, nous assurerons la défense du groupe. Kisara et… »

« Isao, pour vous servir ! »

« … et Isao, vous vous occupez de résoudre l’énigme. »

« Le délai accordé est dépassé. Veuillez procéder à la récupération de l’indice avant la fin du temps imparti. »

Merde. Il ne faisait pas semblant, le champignon ! Sa petite voix était tellement agaçante. De plus, cela mettait une pression supplémentaire sur le groupe.

« Deux minutes ! Ne perdons pas de temps ! »

Dans un même mouvement, nous prîmes tous place à nos postes respectifs. Dès que les pièges détectèrent nos mouvements, ils se mirent à tirer, sans ménagement. Je dressais plusieurs murs doton. Les projectiles étaient dangereux, mais pas mortels. Les murs tinrent un moment. Les tirs finirent par les détruire. Ils s’effondrèrent sur eux-mêmes. Les tirs étaient de plus en plus nourris et j’avais beaucoup de mal à réactiver les murs en temps et en heure. Je fus plusieurs fois touché. Les blessures ne furent néanmoins pas handicapantes au point de m’empêcher de me déplacer ou de faire des mudras.

« Le délai accordé est dépassé. Veuillez procéder à la récupération de l’indice avant la fin du temps imparti. »

Vraiment. Ce champignon, je ne pouvais vraiment plus le voir en peinture ! Il était insupportable. Était-ce le stress provoqué par la délicate situation dans laquelle nous nous trouvions qui me rendait aussi nerveux ? Mon cerveau était à vif, gérant très mal les émotions liées à notre position. Il fallait tenir. Encore un peu. Pour leur donner le temps nécessaire pour récupérer l’indice. Notre guide éclata de rire et quitta son piédestal. Il se mit à courir en direction de la forêt. Quelques secondes plus tard, la voix d’Isao retentit :

« On s’arrache ! On a les deux indices. »

Sans un mot, nous partîmes tous les quatre à la poursuite du champignon. Si nous avions pu récupérer les indices (un pour chaque groupe), les pièges ne s’étaient pas pour autant désactivés. Ils prenaient même un malin plaisir à nous viser. Entre esquives et murs de protection, nous finîmes par sortir de la zone d’entraînement. Nous ne fûmes pas trop de quatre pour terminer cette épreuve. Je m’effondrais, à bout de souffle, aux pieds de la cascade des Faerys. Un petit sourire satisfait trônait sur mon visage. Oui. J’étais heureux. Heureux d’avoir vaincu cette épreuve. Mes premières pensées allèrent naturellement à mon acolyte.

« Kisara ? Tout va bien ? Es-tu blessée ? »

Notre quatuor prit le temps de se soigner. Durant ce laps de temps, nous échangeâmes quelques mots pour apprendre à se connaître. Nous apprîmes qu’il ne manquait qu’un indice à Kazuko et Isao : celui de la grotte. Par chance, nous l’avions fait juste avant de venir à la cascade. Je leur transmis donc les informations que nous avions à ce sujet : la caverne, la pièce piégée, le bouddha au fond de la grotte, le corps du chef de meute, la meute traînant certainement encore dans le coin. En échange, ils nous donnèrent des renseignements sur le village abandonné.

« Je ne sais pas si la carte est fausse ou s’ils ont repeuplé le village pour l’occasion, mais les lieux sont loin d’être abandonnés. »

Toutes les cartes de l’Empire seraient donc fausses ? Non. Peut-être pas à jour. Il est vrai que certaines régions n’étaient pas réactulisées tous les ans. Pourtant, cela me paraissait tout à fait incongru qu’un village entier soit marqué comme étant abandonné s’il y avait bien des âmes vivantes dans celui-ci. Peut-être avaient-ils embauché des figurants pour l’occasion ? Cette possibilité me semblait tout aussi improbable.

« Il doit y avoir une cinquantaine d’habitants, une soixantaine tout au plus, enfants et vieillards compris. Comme tous les petits villages paumés en plein milieu de nulle part, la population est hostile aux étrangers. »

Kazuko poussa un soupir.

« A ce stade-là, ce n’est plus de l’hostilité… C’est carrément une déclaration de guerre contre l’Empire. »

« Je n’irais pas jusque là. Il est pourtant très clair qu’ils ne nous portent pas dans leur cœur. Nous avons croisé d’autres groupes qui avaient déjà passé l’épreuve au village. Ils ont tous été accueillis de la même manière. Je suppose que le challenge de cet examen est de nous préparer à toutes les situations. En l'occurrence, tous les bourgs ne portent pas l’Empire dans leurs bonnes grâces, même s’ils sont des sujets du royaume. En tant que membre ou futur membre de l’unité territoriale, nous devons être capable de gérer ce genre de situation… Surtout qu’elle ne sera pas inédite… Non… Nous risquons de la rencontrer très souvent… trop souvent… »

Raaaaaah, pas de chance. Je n’étais pas vraiment doué pour ce genre de situation. Demandez-moi de mener une enquête, pas de problème ! Enfin… ça dépend du terrain sur lequel vous m’envoyez… Mais un village hostile… Mon cerveau en faisait déjà une montagne.

« Notez que le bouddha ne se trouve pas à un endroit fixe. De ce que nous avons pu glaner comme renseignement, chaque groupe participant à cette mission possède un bouddha attitré… Quand je dis bouddha attitré, il faut comprendre une personne attitrée dans le village. À vous de trouver qui à votre indice. En revanche - et c’est là, la bonne nouvelle-, les examinateurs ont interdiction formelle de rentrer dans le village. Même s’ils vous voient, mais que vous vous trouvez dans l’enceinte du village, ils n’ont pas le droit de vous arrêter. »

« Il ne faut pourtant pas se leurrer ! Il y a plusieurs groupes d’examinateurs autour du village… Il vaut mieux pour vous ne pas vous faire chopper. Ils ne sont pas tendres et ont pour ordre d’attraper tous les groupes qui entrent ou sortent du périmètre de sécurité de la bourgade. Beaucoup se sont fait attraper car les examinateurs savaient qu’ils étaient là… Si je dois vous donner un conseil : faites en sorte que personne ne sache que vous êtes là-bas… hormis nous et les villageois, bien sûr. »

Isao approuva d’un signe de tête. Les blessures pansées et les échanges d’informations terminées, nous nous saluâmes et chaque groupe partit de son côté. Nous avions chacun un objectif à remplir. Alors que nous nous dirigions vers le village, je demandais à Kisara :

« Qu’est-ce que tu penses de la situation ? Penses-tu que leurs informations sont fiables ? »

J’étais fatigué. Tellement fatigué. Je pensais pouvoir récupérer à la cascade, mais le repos fut trop court par rapport à l’effort demandé durant l’épreuve du terrain d’entraînement. Devais-je avouer à Kisara qu’à l’heure actuelle, je n’étais plus capable d’utiliser une technique ?

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