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[mission D] Une question de fidélité [ft Eyana]

Mikami Fuso
Mikami Fuso

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Jeu 4 Aoû 2022 - 20:06
Une question de fidélitéUn habitant à Kiri qui travaille en tant que gérant d’un restaurant de sushis s’inquiète depuis plusieurs semaines des soirées d’absence de sa conjointe qui rentre très tard la nuit sans lui dire un mot. Malheureusement, leur relation se détériore de jour en jour et il n’a pas le temps de se libérer du temps pour profiter de moments avec elle, car il est trop absorbé par son travail et le besoin de faire de l’argent, sachant que la situation financière du restaurant n’est pas non plus au beau fixe. Malgré ses questions, sa femme refuse de lui répondre et se montre toujours sur la défensive. Afin de régler la question une bonne fois pour toutes, il aimerait avoir recours à des ninjas pour surveiller les déplacements de sa femme la nuit afin de comprendre ce qu’elle mijote, et quel secret elle peut bien garder..

Rencontrer le gérant du restaurant
Espionner sa femme la nuit
Découvrir son secret
Informer de la découverte au client
Faire un rapport




C’est une odeur de poisson cru qui nous tient éveillé, alors que nous nous sommes levées aux aurores avec Eyana pour rencontrer un certain Buntaro Nagina, cuisinier et maître sushi de la cité. C’est dans son petit restaurant qui compte une dizaine de places assises au bar qu’il nous a donné rendez-vous, sa petite échoppe va mal, sa femme lui en veut pour un motif mystérieux et sort tard le soir en refusant de répondre à ses questions. Tout cela l’énerve, tout cela l’agace, il ignore toujours si c’est une vague incohérence de comportement où la face visible de l’iceberg. Quoi qu’il en soit, il n’est pas heureux, il n’est pas content et il veut en savoir plus sur toute cette affaire.
Mais, trop accablé par son restaurant et le besoin de faire de l’argent, il n’a pas pu nous consacrer une véritable minute, il nous parle depuis l’autre côté du comptoir, alors qu’il découpe un gros thon rouge qui sera servi ce midi et ce soir. Entre deux sashimi de thon qu’il nous offre volontiers en dédommagement de son accueil un peu rude, il nous explique la situation plus en détail.

« Tous les soirs, je rentre après le coucher du soleil et soit ma femme est déjà partie, soit elle s’apprête pour se balader en ville, de ses propres dires néanmoins. Plusieurs fois j’ai essayé de lui parler, de lui dire que cela me déplaisait et que j’aimerais savoir où elle va. J’ai aussi tenté de recoller les morceaux en lui expliquant pourquoi je passais mes journées au travail, mais elle ne veut rien entendre et argumente qu’il n’y a que le restaurant qui compte pour moi. Souvent je rentre et je suis seul à la maison, c’est assez déplaisant comme expérience alors j’ai décidé cette nuit de ne pas rentrer et de dormir dans ma boutique, d’ordinaire à cette heure-là je suis au marché au poisson à faire mes achats pour ce soir. Mais puisque je n’ai plus de femme qui m’attend au foyer, pourquoi rentrer ? » Je crois discerner un schéma… « Mais bref, tenez, voici vos portions. » Il nous offre à chacune petite assiette de ton rouge finement découpé.
« Je vous remercie. » J’en prends un morceau, il est délicieux.

Néanmoins, si je me réfère au tableau des tarifs qui est affiché contre le mur, j’ai ma petite idée quant aux difficultés du restaurant. Personnellement, je n’ai pas les moyens de manger ici. Eyana non plus techniquement, même si elle perçoit une majoration de solde compte tenu de ses excellents états de service, comparés aux miens qui sont plus faibles.

« C’est pour cela, » reprend le chef, « que je souhaiterais que vous meniez l’enquête. Prenez là en filature et découvrez ce qui compte tant à ses yeux pour qu’elle sorte tous les soirs à une heure si tardive. Ensuite, revenez me voir, je prendrai une décision et aviserai en conséquence. » Ce sera fait.

Quelques instants plus tard, nous voilà sorties dehors. Comme d’habitude, je demande son opinion à Eyana.

« Tu penses qu’elle le trompe ? » Il a une sale tête.
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Anaï Eyana
Anaï Eyana

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Ven 5 Aoû 2022 - 12:48


Un délicat petit mets de thon rouge presque plus important que cette supplication d’un gérant qui engage deux Shinobis pour servir de détective privé. Un air de changement à l’œuvre dans les missions depuis une rencontre avec un Kage qui a su cerner les ambitions de l’Anaï. Il est difficile de ne pas voir dans ces œuvres d’espionnages, de renseignement et de manipulation des tests pour devenir Sasayaki du Kyoi. La question étant de savoir si c’était uniquement pour Eyana ou également pour Fuso.

Etait-elle sur le point de devenir Chûnin également ? Pourtant prérequis pour devenir Sasayaki. Les probabilités étaient faibles, mais elle avait accompli son lot de mission, n’était pas jeune. La décision était celle du Kage. Ce qui est sûr, c’est qu’elle avait beaucoup moins ramé jusqu’ici qu’Eyana. Mais comme beaucoup de personnes actuellement Chûnin voir Jônin.

Découvrir les occupations d’une femme quand son mari rentre le soir. Une certaine curiosité s’empare des protagonistes. Pourquoi attendre que la Mari rentre alors qu’elle semble disposer de toute sa journée voir début de soirée pour faire ses affaires ? Un manque de discrétion flagrant, une envie de se faire remarquer, quelque chose d’autre en préparation. L’iconique Duo de Kiri se lève et quitte la boutique après un délicieux repas.

Eyana : « C’est ce que nous allons découvrir, c’est l’hypothèse la plus probable, mais peut être que c’est totalement autre chose. Quand tout va mal, il y a une tendance à chercher le malheur partout. Peut être que c’est quelque chose de positif. »

Un désintérêt pour l’issue de cette mission, mais un devoir à accomplir.

[…]

En planque autour de la maison, vers l’horaire présumé, la dame semblait ne même plus attendre le retour d’un mari délaissé. Apprêtée, maquillée avec une jolie Yukata fleurie rose, elle semblait, telle une Geisha, se rendre avec son petit sac sur son lieu de rendez-vous, toute pimpée. Tel deux ombres sur les toits, elle ne pouvait s’imaginer être suivie par l’élite des Shinobis de la Brume.

Elle se faufiler comme une criminelle à travers ruelles et dédales, évitant les axes principaux jusqu’à être au niveau des bordures de Kiri, presque contre ses murs assurant sa défense, dans des quartiers moins aisés, à plus de quinze minutes de son domicile. Ici, les routes n’étaient pas pavées, les allées principales boueuse et le système d’égouts que le duo connaissait, peu aménagé si bien que la terre se mélangeait au rejets des pots de chambres et aux déchets laissés dans la rue ou encore les animaux décidant de signer leur trépas en ce lieu.

C’est ici même, que toute belle, la quarantenaire décidait de se rendre, loin des avenues, mais plutôt dans une énième allée, où les Shinobis durent faire preuves d’imagination pour parvenir à la suivre le long des toits en pentes. En bas, c’était une scène improbable qui se déroulait.

Femme : « Oh oh oh, Paola voyons, je ne savais pas qu’une grande et noble Yasei comme toi connaissait de tels endroit dans Kiri… Hihihi… »

Son interlocutrice était une poule au visage d’humain, apparemment une Yasei, une Yasei qui évoquait des souvenirs douloureux à un duo mis en échec lors de leur traque d’un empoisonneur.

[mission D] Une question de fidélité [ft Eyana] Yasei_10
Yasei Paola – Yasei Poule

Yasei Paola : « Jajajaja, ti é coquine mais tu le sais que j’aime être discrète dans les empenadas et les rencontros, j’espère que ti a ce que je t’ai demandé por nous dos ? »

Et glissant hors de son petit sac un objet, une transaction semblait être entrain de s’opérer, mais à quel sujet ? Et cette Paola, n’était visiblement pas issue de l’imagination du duo.

Eyana : « Bordel… C’est quoi encore ce délire… »


Spoiler:
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Mikami Fuso
Mikami Fuso

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Ven 5 Aoû 2022 - 13:31
On retourne à Kubiri.
Enfin, techniquement, on reste dans l’enceinte de la cité, mais à mesure que nous progressons sur les toits pour prendre en filature l’épouse de ce maître sushi, il me paraît évident que nous nous enfonçons dans les entrailles de la cité. Là où on entasse les pauvres, où on se drogue, où la garde ne passe plus vraiment, des toits en tuile et en ardoise, on passe à des surfaces plus incertaines, souvent en bois ou en chaume, on enjambe des cheminées en priant pour que nos poids plumes soient soutenues par des charmantes vermoulues. Plus besoin de sauter, on est dans la vieille ville où les étages sont plus larges que les rez-de-chaussée, il nous suffit d’une grande enjambée pour passer d’un toit à l’autre. Avec la faveur de la nuit et le manque d’éclairage public, il devient excessivement simple de prendre en filature l’épouse cachotière sans prendre le risque de se faire repérer.
Finalement, nous arrivons dans une petite arrière-cour où la femme s’arrête à la rencontre d’une poule au visage humain, une Yasei ? Elles commencent à discuter et mon poing se ferme autour de ma hache, rouge de rage en comprenant qu’il s’agit des ninjas qui nous ont rétamés la dernière fois. Je le savais ! Ce n’était pas une hallucination, je me suis bel et bien battu contre ces folles lors d’un précédent affrontement.
Eyana ne cache pas sa surprise.

« Guacamol, tequila, chili et cactus. » Je feule ma réplique, enragée à l’idée de revoir ici ces empoisonneuses de pacotille. Je suis l’héritière du Dokuton, je suis la toxicité incarnée ! Pas elle ! « On les a déjà croisé. »

Bande de grosses putes. Elles s’échangent un petit objet contre un autre, je plisse des yeux pour essayer de mieux distinguer la nature de la transaction mais c’est peine perdue. Je refuse d’abandonner de sitôt et si la mission ne m’intime pas d’intervenir, nous pouvons continuer la filature jusqu’à avoir un prétexte correct pour attaquer ! Je vais distribuer des baffes ce soir, j’aurais ma revanche sur la tequila !

« Regarde, elles se séparent, on suit l’épouse. »

Elle reprend son petit trajet, mais en sens inverse, elle continue dans les petites ruelles en évitant les artères principales avant de rejoindre les quartiers portuaires. Proche des quais, c’est devant une petite porte barrée d’un crâne avec une grosse moustache et un chapeau à larges bord qu’elle s’arrête. Elle toque trois fois en veillant à être dans le rythme, avant qu’une autre femme ne lui ouvre. Je la reconnais ! C’est Maria, Colombo la purée de guacamole !
Je commence à trembler et Eyana doit me voir fumer.

« C’est bien. » Déclare Maria, « bientôt tu pourras faire ton initiation si tu continues d’être aussi assidue. Luisa, Paola et Alejandra seront ravies de t’entraîner et moi aussi. Afin que toi aussi tu deviennes une ninja du grand sombrero. » L’épouse s’incline en remerciement.

Quelques instants plus tard elle reprend sa route, cette fois-ci en direction des beaux quartiers de la cité. Sans doute pour remettre ses dernières courses à Luisa et Alejandra !
Plutôt que de parler et de risquer d’attirer l’attention, je retire simplement le cache de ma hache et consulte Eyana du regard : bagarre au prochain arrêt ?
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Anaï Eyana
Anaï Eyana

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Ven 5 Aoû 2022 - 15:17
L’échange s’effectue devant les regards haineux des deux Kirijines qui se souviennent avec douleur la pluie d’œuf dur qui les avaient visé, forcée à ériger un mur de vent dans une pièce empestant le poison et le chili. Alors que les deux jeunes femmes se séparent, le duo suit la femme jusqu’au port pour une nouvelle livraison, visiblement une tâche bien coordonnée. Elle semble avoir l’habitude et parfaitement quoi faire, mais pourquoi s’être apprêtée ?

Ne pouvant s’empêcher de vouloir du sang, la paume de la Céleste vient se poser sur l’épaule de sa camarade pour arrêter son mouvement.

Eyana : « Non, il faut qu’on la suive, qu’on note partout où elle aille pour ensuite faire un rapport détaillé sur ce groupuscule. »

La traque s’arrêtant à une nouvelle porte avec un rythme bien précis de percussion, signe d’un message codé. Posant une main sur l’un de ses sceaux sur sa cuisse, l’Anaï extrait un carnet et une plume pour venir y inscrire adresse, codes secrets, tenues, paroles dictées, absolument rien ne lui échappe.

Eyana : « Tu as entendu ? Les Ninjas du grand Sombrero ! Ils sont visiblement partout dans Kiri, sûrement à manigancer de mauvaises choses depuis la dernière fois et il semblerait que la femme de notre client soit leurs dernières recrues. »

Cette putain de purée de guacamole qui avait empesté toute la pièce, un véritable enfer qui refait surface pour les deux Genins qui après autant de Chili avait gardé un souvenir douloureux dans leurs intestins pendant des jours.

Leur progression finissait par les mener jusqu’aux alentours du Palais de la Brume, au niveau d’un appartement avec une vue donnant directement sur le complexe shinobi et la résidence du Kage, les fenêtres orientées alors qu’il semblait vide de l’extérieur, la cible, elle, semblait parfaitement savoir où elle se rendait.

Passant par une petite porte latérale se trouvant au milieu d’un dédale, une de ces portes que l’on utilise pour accéder à des poubelles communes par exemple. Elle accédait ensuite à l’appartement. Mais elle était hors de vue et d’atteinte des deux Kirijines. Bien trop dangereux de la suivre dans un intérieur surtout à cette distance. Elle pouvait toujours tenter de charger puis Henge, mais c’était une prise d’initiative pouvant mettre en péril le reste de la traque. Non, juste noter l’adresse et voir s’il y a des mouvements.

Eyana : « Ok, je note les adresses depuis tout à l’heure, il faut poursuivre la filature, voir où elle se rends ensuite. Ne prenons pas d’initiative et restons sur de l’observation, pas plus, ce n’est pas notre mission de neutraliser qui que ce soit. Compris Fuso ? »

L’intérieur reste calme, rien ne se passe. Les deux sont en attente, elle n’était pas encore longue, mais dans tous les cas, il ne fallait surtout pas intervenir.

Eyana : « Je sais que c’est difficile et qu’on a une revanche à prendre, mais on attendra les prochaines opportunités avec la bénédiction du Kage. »

Et si elle était ici pour autre chose ? Ou bien allait elle ressortir d’ici quelques minutes ?
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Mikami Fuso
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Ven 5 Aoû 2022 - 15:56
Je retiens un long soupir quand Eyana me dit qu’il ne faut pas intervenir et simplement tout prendre scrupuleusement en note. C’est tout simplement l’évidence, le bon sens, pourtant, c’est plutôt ma colère et ma pugnacité qui veulent parler en démolissant madame et ses acolytes. Je prendrai ma revanche plus tard, en attendant, j’observe attentivement le cheminement de l’épouse tandis qu’Eyana prend en note tout ce qu’elle voit. Je relirai après ses notes pour y ajouter les miennes, en attendant, on suit madame depuis les toits. Cette fois-ci, plus que les beaux quartiers, c’est non loin du palais du Kage que nous arrivons.

« Je te jure, les prochains jours, je vais me cacher dans les épiceries à surveiller toutes les femmes qui achètent des haricots rouges. » Rien que ça.

Lorsque madame va à l’intérieur d’un bâtiment bien trop large pour la suivre visuellement depuis les fenêtres, je serre les poings. Eyana me rappelle à l’ordre en énonçant que c’est une mission d’observation et pas de combat, je secoue la tête, désœuvrée, dégoutée et sceptique, néanmoins, je ne dis rien et hoche la tête au bout d’un moment. Les ordres sont les ordres, si Eyana me demande de ne pas agir, alors je ne lèverai pas le petit doigt. L’attente va être longue sur ce toit, à se tourner les pouces tandis qu’il y a une malfaitrice professionnelle qui est à l’intérieur du bâtiment, potentiellement avec une zone d’observation sur le palais du Kage et du complexe Shinobi.
C’est cette dernière décision, orgueilleuse de ma formation en furtivité, qui me pousse à agir. En gage de bonne volonté envers ma camarade, je pose ma hache à côté d’elle.

« Je promets de n’entreprendre aucune action, je vais simplement me positionner près des fenêtres pour écouter les conversations. » C’est la nuit et il faut être riche pour travailler à la lueur des bougies, je saurais à l’odeur s’il y a quelqu’un, ne serait-ce que grâce à l’odeur de suif, mais aussi à la luminosité. « Je reviens vite. T’en fais pas pour moi, j’ai été entraîné pour ça. »

Je me lève, franchit le toit et fait un petit détour pour rallier en silence le bâtiment où est la femme. J’entame mon ascension via une gouttière et me rejoint une petite corniche de tuiles. Intérieurement, je remercie les architectes qui ont toujours insisté pour que les étages aient ces longues corniches pour s’abriter du vent de la pluie, mais aussi par effet de style. Comme quoi la beauté sert aux espions. Les maisons des beaux quartiers sont un rêve humide de l’espionnage, tu m’étonnes que le Kyoi ait choisi des locaux moins extravagants pour leur quartier général.
En me rapprochant d’une fenêtre, tout en restant à bonne distance, je tends l’oreille.

« Tu es sûr que notre maître appréciera tout cela ?
-Il cherche la richesse et nous cherchons le pouvoir. Tant que nos rituels l’arrangent, il sera ravi de financer nos excentricités. N’est-ce pas ? »
Aux deux voix inconnues s’additionne une troisième, celle de la mystérieuse épouse.
« Oui, j’espère bientôt être plus qu’une simple messagère.
-Patience, tu seras des nôtres biens assez tôt. Mais allons discuter dans le petit salon, je n’aime pas discuter sous l’œil du palais. »

Les trois s’éclipsent à l’intérieur en embarquant avec elles leur bougie de suif.
Je retourne vers Eyana et me couche à couvert une fois arrivée à côté d’elle.

« Je crois que c’est une association de malfaiteurs. Elles ont parlé de leur maître qui cherche à faire du profit. Il finance leurs étranges rituels pour une raison que j’ignore, mais ils ont des intérêts communs. » J’ai l’impression de la voir serrer le poing, j’ai peut-être pris trop d’initiative. « Si tu veux me taper, fait le poing fermé, main ouverte ça va faire trop de bruit. »
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Anaï Eyana
Anaï Eyana

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Sam 6 Aoû 2022 - 10:23
Un hochement de tête à l’encontre de sa partenaire quand elle revient faire son rapport, signe d’acquiescement. Elle ne lui reproche pas l’initiative d’avoir été espionner depuis l’extérieur, juste qu’elle ne voulait pas courir le risque. Jusqu’ici, elle avait toujours jouer la carte de la sécurité sur les missions où il ne fallait absolument pas qu’elle se fasse repérer.

Eyana :« Bien, j’ajouterais cela à nos informations, mais la mission de base reste la filature de cette femme. On va donc continuer, elle est là. »

Eyana la pointe du doigt, venant alors ensuite prendre une impulsion dans ses pieds pour se propulser au prochain toit. Un bruit sourd se fait entendre alors qu’elle manque de se ramasser. La femme en bas se retourne et lève les yeux, mais les deux Shinobis sont hors de vu. Tombant alors d’un accès à l’immeuble, un petit chat vient miauler tout en partant en courant. Effrayé par la mauvaise réception de la Céleste mais couvrant au passage le bruit sourd que la femme attribut au félin.

Elle reprend sa marche, cette fois ci en direction du quartier marchands et précisément de l’allée nocturne où se trouve la plupart des restaurants, salon de thé et bar de la ville. Bien assez vite, les rues sont de nouveau occupés et la suite de la filature peut se faire depuis le niveau du sol.

Eyana :« Allez, voyons si elle fait un dernier arrêt. »

Un dernier arrêt, en effet c’est ce qui survint. Mais cette fois-ci, il était beaucoup plus commun. Elle s’arrêtait à un salon de jeu clandestin bien connu de la ville. Pénétrant à l’intérieur, le duo fit de même en prenant soin de dissimuler leurs bandeaux. Un lieu illégal, pas question d’y aller sans se faire voir.

Eyana : « Je vais me Henge en mouche, histoire de ne rien manquer. »



Quelques mudras plus tard dans la ruelle et la Céleste abandonnait sa compagnon à sa propre initiative, elle avait parfaitement reçue les instructions de la mission qui consistait à ne pas se faire détecter. La mouche filait donc entre le gros malabar à l’entrée et se glissait jusqu’à l’intérieur. En son sein, la femme était facile à retrouver, elle était non pas avec un homme, mais à une table, entrain de jouer de l’argent.

La question était de savoir l’argent de qui est-ce que cela pouvait être. Elle jouait cependant, sans spécialement perdre ou gagner, elle jouait pour jouer et cela dura un bon moment. Dans son petit coin à observer, la mouche pouvait voir efficacement l’ensemble de la pièce. Et ce n’est qu’au cœur de la nuit, après avoir commencé à gagner quelques milliers de Ryos que la femme partait, après un petit verre au bar et salué les individus présents. Apparemment, elle semblait bien connaître les lieux.

Le petit insecte faisait de nouveau son chemin jusqu’à retrouver dans la même ruelle sa camarade, quoi qu’elle ait fait.

Eyana :« Un vice, nous aurons au moins des choses à dire à son mari. »

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Mikami Fuso
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Sam 6 Aoû 2022 - 13:27
Eyana annonce que l’on va poursuivre la filature, j’en profite pour récupérer ma hache et tandis que je m’apprête à bondir sur un autre toit, ma comparse me devance. Elle saute d’un sommet de bâtiment à un autre avant de se gaufrer à l’atterrissage dans un bruit sourd, effrayant un chat au passage. Indemne de cette réception de chute un peu trop brutale, nous retenons notre souffle alors que notre cible se retourne, surprise par ce regain d’activité derrière-elle. Je m’abaisse instinctivement et attend dans les ombres, au bout d’un instant, je penche la tête en avant et constate qu’elle a repris son déplacement, l’air de rien. Ne souhaitant pas surcharger des toits qui semblent déjà bien précaire, je poursuis l’avance de mon côté de la rue et rejoins Eyana lorsque l’ardoise se fait plus résistante.
En arrivant au quartier marchand, on profite de la faveur d’une arrière-cour pour descendre et continuer la filature au sol, en veillant à ne pas être détectés. Je me métamorphose pour transformer ma hache en un gros étui à rouleau, plus discret, plus sobre aussi. Je marche d’un pas lent, jusqu’à ce que nous arrivions à hauteur d’une maison de jeu clandestine : la police l’a dans son viseur depuis quelques temps. Ou du moins, c’est ce que j’ai cru comprendre en passant devant un bureau de la Kempei en allant chercher une mission journalière.
Eyana se transforme en mouche et s’en va espionner à l’intérieur, tandis que je m’en vais dans une ruelle attendre qu’elle revienne, à l’abri des regards. Le videur à l’entrée serait méfiant s’il me voyait en poste devant sa porte.
Je déteste les ninjas du grand Sombrero, ils pourraient être n’importe où. Ce sont mes pensées alors que le poison dans mes veines rince toutes mes peurs de ces mangeurs de guacamole, avec une hache, on défonce ce qu’on veut et c’est souvent des têtes ! Un petit vent vient refroidir une atmosphère qui s’échauffait un peu trop. L’attente me tape sur les nerfs et cette mission ressemble de plus en plus à un long traquenard.
Finalement, ma comparse revient.

« Un vice ? Elle joue à des jeux d’argents ? »

Un instant plus tard, nous voilà de retour sur les grands axes à suivre madame, néanmoins, cette partie de la filature est moins intéressante : elle continue dans les zones les plus fréquentées de Kiri. Toutefois, il y a un détail qui me tracasse : a-t-elle gagné ? Ou a-t-elle perdue ? C’est la question qui me taraude et en la voyant rentrer dans une autre maison de jeu, j’ai un soupir. Cette fois-ci, c’est un établissement légal et nous pouvons rentrer sans problème. Comme dans beaucoup de tripots, on parie sur les dés.

« C’est une bonne manière d’arrondir les fins de mois. » Alors qu’on s’installe au comptoir pour guetter sans être vue, je me permets une autre remarque, « joueuse compulsive tu penses ? » Cela expliquerait les problèmes d’argent, l’alliance impie avec le Sombrero et bien pis.

Je commande un cocktail sans alcool, ce n’est pas l’envie de jouer qui me manque, mais perdre ma solde aux jeux ne ferait pas avancer la mission loin de là.

« Elle va gagner tu penses ? »

Puis je la vois perdre la moitié de son argent d’un seul coup.
Il faut croire que non.
Joueuse compulsive donc.
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Anaï Eyana
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Sam 6 Aoû 2022 - 15:21
Un second arrêt à une autre maison de jeu, cette fois-ci, cédant son âme aux dés plutôt qu’aux cartes. Un appel à une seconde chance, à peut être de moins bon joueurs, dans une quête autant fortune que d’existence. Comme ci, elle pouvait trouver son beurre à ramener à la maison en pariant sur des jeux d’argents. Entre un cocktail et un sake, un moment de détente qui est la preuve de la raison d’existence de ces lieux.

La maison gagne toujours.

Un instant de détente entre deux tempêtes de stress et des déceptions impardonnables pour un mari qui passe des centaines d’heures à suer pour cet argent qu’elle lance par les fenêtres. Comment ne pouvait-il ne pas être au courant ? Un homme approche la femme, elle sourit, elle semble enjôleuse, il lui paye un verre. Elle reste un instant puis part, une fois sa rapine légale commise. L’homme, n’a plus qu’à combler sa sensation de s’être fait abusé dans l’alcool. Toute femme peut comprendre cette attitude, il est tentant de profiter de quelque chose de gratuit, car aucune convention n’oblige à donner satisfaction derrière.

Etait-ce l’homme ou sa fidélité qui l’avait poussé à partir cependant ?

Une dernière partie, une dernière perte, de quoi finir quasiment à sec. Une moue affirmant une rage contrôlée, un départ furibond, cette fois ci en direction de son domicile.

Eyana : « Non, elle n’a fait que perdre là. Visiblement, elle a le contrôle des comptes, ou des rentrées d’argent. Ou bien elle le vole à son mari ? Nous avons des informations à lui rapporter demain matin. »

Elle traverse de nouveau la rue puis finit par retourner au point de départ, probablement pour retrouver une maison vide, vu les intentions premières de l’homme qui avait commandé la mission au village.

Un peu d’attente au niveau de la planque, pas grand-chose d’autre se produit.

Eyana : « Bon, je pense qu’elle est partie dormir. Nous pouvons nous relayer à la surveillance si tu y tiens, sinon aller dormir. Nous devrons dire pour le jeu au mari demain, le reste, on garde secret et c’est pour le rapport uniquement. »

L’Anaï insistera sur la confidentialité des informations auprès du mari le lendemain. Il est presque certain que ce dernier confrontera la demoiselle sur ses agissements. Il faut qu’un maximum reste hors de la suspicion de ce terrible groupe des Ninjas du Sombrero.
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Sam 6 Aoû 2022 - 17:19
« Par les kamis, si c’est elle qui tient les comptes, je comprends qu’il ne rentre plus à la maison. Oh, vous pourriez me rajoutez un piment dans le cocktail s’il vous plaît ? » Moi aussi, je commence à perdre le sens du gout comme Ikema, même si c’est très discret pour l’instant, juste, je commence à aimer le piment et les aliments épicés. Je reprends sur le sujet important, « s’il se fait voler son argent, c’est une longue dispute qui va avoir lieu, ne devrions-nous pas nous rester à proximité au cas où cette engueulade dégénère ? »

Notre cible quitte l’établissement après un énième échec et un verre offert par un homme. Je termine le mien en vitesse et nous sortons pour reprendre la filature qui cette fois-ci, s’achève au domicile de madame qui est rentrée pour aller dormir. On reste en attente quelques minutes, on voit une lumière s’allumer dans une chambre, puis s’éteindre aussitôt : elle est partie se coucher, la maison est vide, c’est un grand silence qui enveloppe la demeure laissée à la solitude d’une dame. Monsieur ne rentrera pas tant qu’il n’aura pas eu le fin mot de cette histoire et nous allons lui apporter.
Eyana me laisse le choix entre dormir ou continuer la veille. Je réprime un bâillement qui est plus éloquent que toutes les réponses du monde, toutefois par politesse, je m’efforce de prononcer une phrase complète.

« Rentrons, nous reviendrons demain matin au restaurant pour discuter avec le gérant et lui annoncer les nouvelles. »

Le jour d’après, c’est toujours aux aurores que nous arrivons au restaurant. Le gérant comme à son habitude est déjà en train de découper du poisson d’un air las, déjà blasé par les nouvelles que nous allons lui transmettre. Il nous invite à s’asseoir et en voyant les grosses cernes sous ses yeux, je comprends qu’il a passé une mauvaise nuit, il brûle d’envie de savoir. En nous servant notre assiette de thon rouge, il nous fixe de ses yeux fatigués, tendus, anxieux. Tous les adjectifs pour décrire le stress lui siègent bien.
Un peu forcée, je lui fais un rapport précis mais volontairement incomplet de notre filature, il n’a besoin que de l’essentiel de toute façon.

« Nous avons suivi votre épouse toute la nuit : elle fréquente des maisons de jeux. L’une d’entre elle est illégale, l’autre nom. Elle a perdu sa bourse aux cartes puis aux dés et à terme de cette mauvaise soirée aux jeux, a décidé de rentrer à la maison pour dormir. Aucun signe d’infidélité, aucune tromperie, aucune amie concernée dans toute cette histoire. Elle est partie en solitaire aux jeux, est rentrée seule et n’a rejoint personne qu’elle connaissait pour jouer son argent aux cartes. » Le tenancier baisse la tête, clairement humilié par sa découverte. Il se tasse dans son siège, apathique.
« J’investis tout mon argent dans ce restaurant, je compte sur elle pour m’aider dans les finances de la maison et de l’établissement, et en retour, elle claque tout dans des jeux stupides. » C’est un profond désarroi qui se lit sur son visage, « tout ça pour ça. » Il jette son torchon sur le comptoir, plein de regrets. « C’était bien la peine de payer une dot. » Il se lève pour aller fermer son restaurant. « Je n’ouvrirai pas aujourd’hui, j’ai besoin de réfléchir. Je vous remercie de votre honnêteté, je vais renter à la maison et avoir une conversation avec elle, elle me doit bien ça. »

J’échange un regard avec Eyana : il va être l’heure de partir.
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Anaï Eyana
Anaï Eyana

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Lun 8 Aoû 2022 - 18:04
Le lendemain, Fuso prends la peine de servir des balivernes avec le thon rouge du restaurateur. Un mensonge pieux car il est teinté d’une vérité suffisante et surtout essentielle pour le client. Le reste n’étant que de moindre importance pour l’homme, surtout d’un point de vue Shinobi, et ne lui aurait par ailleurs probablement que apporté des problèmes. L’Anaï reste silencieuse, savourant le repas pendant que sa Lieutenant s’affère à la diction de leurs découvertes en matière de jeu.

Si l’homme est forcément en colère, il semble tout de même rassuré que cela ne soit qu’uniquement cela. Il s’attendait plus probablement à ce que sa femme le trompe. Un regard de la part de la Mikami alors que le repas se terminait. Un simple mouvement de la tête de gauche à droite en guise de réponse.

Non, le duo n’allait pas rester pour voir l’issue de cette dispute. De un, c’était le travail de la Kenpei et surtout, l’homme ne semblait pas du genre à assassiner sa femme pour une histoire de jeu ou d’argent.

Eyana :« Merci pour le repas, Monsieur, nous allons prendre congé, nous avons fort à faire. »

Le buste se penchant en avant afin de le saluer, puis la paire de pied venait quitter l’établissement. Ce dernier les avaient également salué respectueusement.

Client : « Merci pour tout, Shinobi. »


Une fois à l’extérieur, les deux bras de la Céleste venaient se pointer dans les airs en marchants, les deux poings fermés alors qu’elle tirait de toutes ses forces pour s’étirer. Visiblement fatiguée de sa nuit à espionner avec ensuite un réveil de si bonne heure. Comme une impression de moins bien subir les veillées que plus jeune. Comme si le corps prenait à chaque fois sa taxe qui se payait en nuit de sommeil parfaite.

Un petit silence, alors que les deux jeunes femmes pouvaient savourer un petit soleil matinal, caressant la peau d’une brise légèrement chaude avec le souffle froid de l’hiver en fond. Il serait fou de dire que la Céleste ne sentait pas le baiser frais de la vie côtière mais elle se concentrait sur les rayons qui doraient sa peau.

Eyana : « Bien, je dois aller faire mon rapport à Toma. On se retrouve à la coloc’ ? »

Une question rhétorique, Eyana prenait donc l’initiative de se taper le rapport. A l’avenir, en tant que Chûnin, cela serait systématique, autant qu’elle s’y habitue tout de suite.
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