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[Dojo Tenzin] Méditation - Solo

Miyamoto Teruyo
Miyamoto Teruyo

[Dojo Tenzin] Méditation - Solo Empty
Dim 3 Juil 2022 - 21:44
Le vent se faisait frais sur ma nuque. L’air hivernal avait laissé place à l'automne et les frissons que je ressentais me faisaient réajuster le col de ma veste et rehausser les épaules pour retrouver un peu de chaleur. J’aurais pu être dans ce qui était mon nouveau chez moi depuis de longues minutes déjà, mais j’avais décidé d’arpenter les chemins rocailleux des Hauts-Plateaux plutôt que d’escalader la falaise à l’aide de mon chakra. Pour beaucoup, cette attitude semblait ridicule voire preuve d’une certaine faiblesse, mais j’avais besoin de cela pour me sentir vivant, me prouver que je n’étais pas qu’un shinobi, que je n’étais pas qu’une arme au service de mon village.

Ainsi, à la lueur de la lune et suivant le chemin qui avait surement vu des milliers de pas le fouler avant moi, j’arrivais enfin à ces plateaux qui étaient les témoins immortels de tant de combats, terre gorgée du sang des iwajins. Quelles forces avaient donc forgé ces monts érodés par le temps et le chakra ? Déambulant entre les rochers et arbres éparses, je poursuivais ma route guidée par l’astre nocturne devant moi. Si en journée les lieux étaient souvent animés, la nuit, il était tout autre. Quelques animaux discrets à l’affut d’une petite proie trop téméraire, un hibou sur un arbre, un renard blanc, le museau relevé et les oreilles pointant vers moi, s’enfuyant à mon approche.

Le village en contrebas était là, assoupi, seuls quelques gardes affairés à protéger Iwa œuvraient ainsi que quelques soulards sortant d’une quelconque taverne. Mais ici, sur ce piédestal rocheux, la Roche n’était nullement le joyau que l’on pensait, mais qu’un cailloux esseulé perdu au milieu d’une montagne. Soufflant de dépit face à ces pensées moribondes, je tournais le dos à la falaise, reprenant ma marche vers la montagne.

Si le vent continuait à siffler sur les rochers, je m’étais habitué à sa douceur. En revanche, à mesure que le dojo « Tenzin » se dévoilait au loin, le silence se faisait de plus en plus présent autour de moi. Je l’avais déjà remarqué par le passé et à plusieurs reprises. La faune sauvage habituellement si vivante désertait les alentours de ma nouvelle demeure, comme fuyant quelque chose, fuyant « ce » quelque chose qui dérangeait. Autrefois profondément endormi dans les entrailles de la Roche, voilà qu’aujourd’hui son essence était libre, d’une certaine manière du moins. Ce n’était pas faute de rechercher cette présence, et la faune locale elle devait bien sentir le mal qui cohabitait en moi, préférant m’offrir la solitude que je méritais pour le mal que j’avais pu faire.

Finalement, j’étais là, devant ces murs de pierres, devant ce temple autrefois dédié à un assimilateur, à celui dont je devais tant, à celui qui m’avait tant appris. Aujourd’hui, si les lieux portaient désormais son nom, le but de la place restait le même, un lieu de savoir et d’apprentissage, même si rares étaient les élèves à fouler les salles d’entrainement. Déchaussant mes sandales poussiéreuses, je me retrouvais pieds nus à marcher sur le parquet de bois bordant les nombreuses pièces de ce palais rocailleux et isolé. Passant devant certaines salles inutilisées depuis mon arrivée en ce sein, je ne pouvais qu’éprouver une certaine amertume face à tant d’inutilité. Je prétendais reprendre les lieux, réhabiliter ce qui était perdu et pourtant, qu’avais-je réellement accompli ? Rien. Rien qui ne mérite la fierté de celui dont Iwa était si fier. Cette volonté, je l’avais mais ce cœur ? Y était-il ? Ou peut-être était-ce donc l’inverse ? Le cœur vaillant et la volonté chancelante ? Si moi-même perdu ici, qui pouvais-je guider comme je l’avais été ?

Debout devant la petite cuisine, quelques braises encore rougeoyantes finissaient de vivre au cœur du foyer, réchauffant l’air depuis mon départ ce matin où j’avais mis à mijoter cette soupe qui désormais n’attendait que moi. Pour autant, d’ordinaire si enclin à savourer le temps que j’avais en profitant de mes dons culinaires, ce soir, il en était tout autre. Face à l’absence d’appétit, je me rassasiais en piochant la dernière dernière prune séchée posée dans une petite coupelle en bois posée sur la petite table basse où j’avais l’habitude de prendre mes repas solitaires. Sur le pas de ce rideau de feuilles de riz qui servait à la fois de murs et de portes, je regardais l’intérieur de ce dojo silencieux.

Soudainement, d’un pas, je sautais dans le petit gravier qui crissait sous mes pieds, me retrouvant après deux petites foulées devant cette montagne rocheuse et le secret qui se cachait à l’intérieur.
Face à la montagne, je regardais cette pierre brute. Pour n’importe qui de non initié, cette roche n’était que l’affleurement de cette montagne qui s’élevait dans les cieux, ses pieds enracinés profondément dans le sol, mais pour moi, il en était tout autre.
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Miyamoto Teruyo
Miyamoto Teruyo

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Sam 6 Aoû 2022 - 19:12

Après quelques mudras, un pan de falaise s’affaissa, telle une porte que l’on ouvrait. Sous cette nuit sombre, devant moi, les profondeurs de la roche s’offraient à moi. A peine avais-je ouvert ce passage tenu secret, connu que de son concepteur et de moi-même qu’un relent d’humidité me montait aux narines. Toujours pieds nus, avançant d’un pas, je délaissais ces graviers agressifs pour me retrouver sur cette pierre taillée par la main de l’homme, cette pierre grossièrement lissée et dont la froideur me remontait dans les jambes. Refermant mon tombeau derrière moi, je me retrouvais dans le noir complet.

Seul. J’étais là. Seul, dans cette obscurité totale, invisible à chacun. J’aurais pu ainsi disparaitre à jamais sans que personne ne puisse me retrouver, délaisser le village de tous ses maux, délaisser le village de la menace que je faisais planer ses habitants. A qui aurais-je manqué après tout ? Depuis qu’il était scellé en moi qu’était-il advenu de moi et de cette vie nonchalante dont je profitais chaque jour avec Saya, ma fille et ma famille. Je n’étais qu’un sacrifice, un sacrifice parfois oublié, au mieux, ou suspicieux, au pire. Basculant ma tête sur cette porte rocheuse qui était revenue, son irrégularité et son contact froid me firent réfléchir. Saya, ma famille, mes amis si j’en avais encore … Si je ne méritais nulle attention, je me devais à minima d’agir pour eux. Ouvrant les yeux, toujours plongé dans les ténèbres les plus profondes, je faisais alors apparaitre une petite sphère lumineuse qui planait à mes côtés, m’offrant un guide pour m’enfoncer dans les tréfonds.

Lumière dansante, cette sphère éclatante jouait avec les ombres qu’elle créait elle-même, réel spectacle vivant en mouvement, formes fantasmagoriques et effrayantes. Doucement, éclairé partiellement dans cet immense escalier de pierre qui se perdait dans le noir, je commençais à avancer, le clapotis de mes pieds nus raisonnant en écho sur les murs de pierre, quelques éclats d’eau se faisant entendre ici et là à mesure que de rares stalactites se formaient. En ce instant, perdu dans cette descente, noirceur devant moi, noirceur derrière moi, j’avais perdu le fil de mes pensées et perdu le décompte des marches que je franchissais à chaque pas. Pour l’heure, je n’étais plus qu’une ombre, une coquille vide qui déambulait sans but. Pour autant, ce but était bien présent et après un temps que je n’arrivais nullement à définir, voilà que les marches se terminaient enfin sur un couloir de quelques longueurs, laissant place à deux lourdes portes battantes.

Avec la force nécessaire pour déplacer ces deux grosses masses, je refermais sur moi les parois, qui, comme toutes les faces de ce temple solitaire, murs, plafonds et plancher étaient composés de couches de roche, de métal et finalement de bois, n’offrant pas une grande protection, mais surtout une grande tranquillité pour ce que j’avais à mener ici. A ma droite, sur un petit piédestal de pierre, une torche attendait qu’on veuille bien l’utiliser et après l’avoir allumée, voilà que la sphère lumineuse n’était plus la seule à créer ses monstres d’ombre. Avec la même lenteur appliquée, je m’attelais à faire le tour de l’immense pièce de plusieurs dizaines de mètres de largeur, un cube creusé par l’homme et dédié à un seul être. Pas après pas, les autres torchères s’allumèrent pour finalement offrir une luminosité certaine permettant de dissiper cette amie clairvoyante qui m’avait guidée jusqu’ici. Revenu à mon point de départ, voilà que je faisais de nouveau face à mon projet. Si le cube évidé était soutenu par quatre pilier, en son centre, une plateforme pyramidale trônait là. Pour y parvenir, quelques rondins de bois étaient disposés droit dans le sol, ressortant de cette douve remplie d’eau qui entourait cet ilot central. Avançant avec une certaine aisance, je me trouvais finalement au centre de cet espace, m’asseyant là sur des tatamis sans confort.

Finalement, en tailleur, j’étais au centre de ce que j’avais imaginé et aidé à bâtir, un lieu reculé de tout, un lieu où je pourrais prendre le temps de méditer sans être déranger par le moindre stimulus extérieur, un lieu où dans le silence autour de moi et dans le silence de mon âme, je pourrais espérer l’entendre lui. Avant cela, par mesure de sécurité, je créais quatre clones qui se positionnèrent chacun sur un angle de la plateforme, eux aussi installés en tailleur et me faisant face. Libérés du fardeau qui était le mien et ne sachant quelle tournure les évènements pouvaient prendre, ils étaient les gardiens silencieux des lieux.

Désormais, je pouvais entamer ce long chemin intérieur à la recherche d’une réponse.

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