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Les Gardiens de la Foudre [Solo]

Ten no Ikari
Ten no Ikari

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Lun 9 Mai 2022 - 0:56




Les Gardiens de la Foudre



La mission était enfin finie, et mes collègues et moi étions sur le chemin de retour. Il y avait de cela quelques temps, Kumo avait été mis au courant d'un duo de shinobis qui s'était servi de leur supériorité pour pouvoir prendre le contrôle d'un petit village excentré du Nord-Ouest de Kaminari. Les répercussions de cet acte auraient bien évidemment été minimes, certes, mais comme tout Kaminari, ces gens qui y habitaient restaient sous la protection du village des Nuages. Et j'avais mis un point d'honneur à y aller moi-même, accompagné de deux volontaires sous mes ordres. Toutefois, ces bandits de bas-de-gamme n'étaient pas très puissants, et il nous avait fallu que peu de temps pour les neutraliser et les attacher. Monosuke et Harisu ouvraient la marche, conduisant nos détenus tout droit en direction de Kumo pour qu'on puisse les interroger et les enfermer. Quant à moi, je restais en arrière pour fermer le cortège et m'assurer qu'aucune surprise ne vienne interrompre notre retour au village. J'appréciais la compagnie de mes deux collègues devant, ainsi que leur vivacité d'esprit, et habituellement j'aurais pris part à leurs petites chamailleries, mais pour une raison que j'ignorais, quelque chose me tracassait. Une impression fugace qui se rapprochait de l'agréable tension que je pouvais ressentir à l'approche des orages. A la différence que ces orages là semblaient m'appeler, me demander de venir à eux. Et accompagné de ce sentiment singulier, je me fis la remarque que je n'avais jamais réellement explorer cette partie de Kaminari.

Mais ce n'était pas la priorité du jour. La priorité était de ramener les deux lascars dans l'enceinte du village pour qu'ils y soient jugés. Sans même m'en rendre compte, je m'étais arrêté dans ma course pour scruter l'horizon, dans la direction de ces montagnes où je sentais couver l'orage. Monosuke et Harisu s'en étaient rapidement aperçus et s'étaient à leur tour arrêter pour se tourner vers moi, sans prononcer toutefois le moindre mot. Lorsque je détournai mon regard pour le poser sur eux à nouveau, je fis face à quatre paire de yeux qui me fixaient avec un semblant de curiosité et d'inquiétudes. Après un moment je me rendis compte que ces regards étaient en réalité posés sur mes mains, et lorsque je baissai le regard vers ces dernières, je constatai avec une certaine surprise qu'elles étaient à moitié assimilées. Ma chair s'était muée partiellement en foudre, laissant des traînées électriques, et des étincelles semblaient s'en échapper pour poindre dans la direction où je regardais plus tôt. Le problème étant que je n'avais pas du tout senti le mouvement habituel du chakra circulant dans mon corps pour le transformer en foudre...

-Oh...c'est étrange ça...

Je fronçai les sourcils en levant les mains devant mon visage pour les observer. Et maintenant que je remarquais mes mains assimilées, le sentiment que l'orage m'appelait se faisait encore d'avantage ressentir. Je sentais la puissance galvanisante parcourir mes appendices tout en m'invitant à la suivre. Une puissance qui naissait de l'incroyable énergie de la foudre, mais cette dernière ne venait pas uniquement de moi. Une force extérieure était elle aussi à l'oeuvre. Et une fois de plus je me rendis compte que je m'étais laissé absorber par cette sensation étrange plus longtemps que nécessaire.

-Ikari-sempai...? s'essaya Harisu avec une pointe d'hésitation.

-Oui, désolé, on peut y aller, finis-je par dire en reportant mon regard sur mes deux coéquipiers.

Balayant toute cette singularité de mon esprit, je mis fin à mon assimilation et me tournai vers le chemin à prendre, prêt à reprendre la route. Les deux shinobis qui m'accompagnaient firent de même, après avoir échangé un léger regard perplexe, tandis que les bandits attachés ne pipèrent mots. Et alors que nous nous apprêtions à repartir, un cri retentit, le son se répercutant et faisant écho à travers les montagnes. Un son qui ne laissait aucun doute sur la peur et l'urgence auxquelles son détenteur faisait face. Un cri qui nous stoppa net dans nos mouvements une nouvelle fois, tandis que tous les regards se tournaient vers moi, les yeux écarquillés. Aussi surpris que les deux autres, je m'arrêtai moi aussi, effaré par ce que cela pouvait impliquer. Et ce qui s'était alors présenté à moi comme un vague sentiment d'attraction était revenu en force, avec cette fois-ci une certaine urgence dans l'appel de l'énergie qui avait tenté de communiquer avec moi un peu plus tôt. Une urgence que je ne pouvais plus ignorer maintenant que tous les signes indiquaient que quelqu'un était en danger. Il fallait faire quelque chose.

-Ramenez ces deux-là à Kumo, j'vais voir c'qui s'passe. J'vous rejoindrai dès que j'le pourrai. En mon absence, c'est Monosuke qui f'ra le rapport de la mission. Allez-y.

Ni une, ni deux, mes coéquipiers acquiescèrent d'un air grave, comprenant toute l'implication de ce que je venais de dire, et s'en allèrent sans un mot. Et pour ma part, je filai à travers les sentiers de la montagne, vif comme l'éclair vers ce cri. En temps normal, au vu de la configuration des lieux et des échos du cri, je n'aurais absolument pas dû pouvoir localiser l'origine de cet appel de détresse. Mêmes à l'aide de techniques sensorielles. Toutefois, quelque chose me guidait, tiraillait tout mon être dans cette direction, et j'étais certain que ce quelque chose m'indiquait l'endroit exact où je désirais me rendre. Et bien évidemment, la direction que je prenais me menait droit vers le nord de Kaminari, vers cet endroit dont j'avais tenté de me détourner quelques instants plus tôt...

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Ten no Ikari
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Dim 15 Mai 2022 - 1:00




Gardiens de la Foudre



Je filais au travers de ces montagnes légèrement boisées, ne me fiant ni à mes yeux ou aucun de mes autres sens. Il était peut-être question d'instinct, ou peut importe la manière dont je devais appeler cette sensation qui me guidait, mais elle se faisait de plus en plus urgente. Je fronçai les sourcils, l'impression qu'un danger imminent s'approchait. Mais je savais que ce que je ressentais ne venait pas de moi, et cela rendait les choses encore plus étranges. Concentrant d'avantage de chakra dans mes jambes, j'accélérai encore la cadence alors que je me déplaçais déjà rapidement. Si rapidement que l'on pouvait croire que mes pieds ne touchaient ni le sol ni les branches des arbres. Comme si je volais à quelques centimètres au-dessus de la moindre parcelle solide. Le vent rugissait à mes oreilles de telle sorte que je n'entendais presque rien alors que j'avançais en suivant cette petite boussole mystérieuse. Je sentais que je me rapprochais de plus en plus, il ne me restait que quelques dizaines de mètres, et je me concentrai à nouveau sur ce que je pouvais voir, entendre et sentir. Et un autre cri retentit, toutefois différent du premier...Un cri bref de souffrance. Eh merde. Arrivais-je trop tard ? Encore une fois...?

Je serrai les dents à cette réflexion intérieure, tentant d'éloigner les pensées parasites de ce moment maudit où j'avais failli à mon devoir. Mes dents grinçantes, je laissai cette fois-ci mon chakra s'écouler furieusement non pas seulement vers mes jambes, mais dans tout mon corps. Des éclairs commencèrent à me parcourir tandis que je sentais l'énergie s'étendre à mon corps, à mes nerfs, à tout mon système. Il ne me restait plus que quelques mètres, et cette fois-ci je n'étais plus qu'une lueure bleutée à travers la nuit. Et un instant plus tard, je déboulai au milieu de quelques arbres et pus enfin prendre compte de l'entière situation. Un ours se tenait debout devant deux silhouettes humaines, puissant et majestueux sur ses deux pattes arrières. En continuant de me rapprocher, je compris rapidement que les deux formes humanoïdes étaient en fait une mère et son petit garçon. La première était blessée au bras, de profonds sillons rouges apparaissant sur ce dernier, tandis que le petit garçon qui ne devait pas avoir plus de cinq ans était paralysé de peur. L'ours avait dû vouloir attraper le petit homme, et la femme s'était interposée. Elle était maintenant à terre, tentant de reculer tant bien que mal face à l'ursidé me donnant dos, et qui avait maintenant rapporté toute son attention sur elle. L'odeur du sang, elle devait l'exciter. Il leva la patte, prêt à l'abattre sur la demoiselle qui ne pouvait rien faire, et ainsi mettre fin à sa vie. Mais ça n'allait pas se passer comme ça.

-Pas aujourd'hui...

Fonçant de ma pleine vitesse, faisant gronder la foudre, en un instant je contournai le plantigrade et récupérai la demoiselle juste avant que les griffes de la bête ne se referme sur elle. D'une glissade créant de petites étincelles, j'interrompis ma course aux côtés du petit garçon qui, devant ce spectacle, avait les yeux grand écarquillés. La femme elle-même fut surprise de se retrouver à côté de son petit garçon, et dut prendre une seconde et demi pour baisser les mains qu'elle avait levé désespérément au niveau de son visage en guise de protection. Après un court instant où la confusion se mêlait à la surprise, ils finirent tous deux par tourner le regard vers moi. Dans un premier lieu, un mélange de soulagement et de peur se lisait dans leurs regards. Ils semblaient encore analyser ce qui venait de se passer. Mais rapidement, leurs traits s'illuminèrent. Et ils prononcèrent presque en soufflant ces quelques mots.

-Gardien de la Foudre...!

Gardien de la Foudre ? Faisaient-ils références à mon appartenance à Kumo ? Dans un sens, les shinobis du villache caché des Nuages représentaient des sortes de gardiens pour le pays de la Foudre. Mais quelque chose dans leur ton presque révérencieux me poussait à croire qu'il y avait une autre signification, et cela me perturbait. Pour autant, je n'avais pas le temps de taper la discussion là maintenant.

-Restez ensemble, j'm'occupe de cette vilaine peluche, dis-je avec un sourire et un hochement de tête. Occupez-vous des blessures sur votre bras m'dame.

Ils hochèrent la tête en retour, la peur ayant subitement quitté leur visage pour être remplacé par une quiétude et une confiance sans pareille. Une fois de plus, je me demandai, un peu étonné, si cette réaction était due au bandeau frontale que j'arborais sur mon front. C'était rare de voir une telle reconnaissance et une telle confiance dans les forces de l'ordre de Kumo, et cela me réchauffait presque le coeur. Mais une fois de plus, ce n'était pas le moment de m'attarder sur ce genre de choses. Un ours de plus de deux mètres de haut se rapprochait dangereusement dans mon dos. Je me retournai donc pour lui faire face, et me rendis rapidement compte qu'il était revenu sur ses quatre pattes. Et même comme ça, il me dépassait en taille. Pas de quoi rassurer les vies que je venais de sauver. Il avançait doucement, sur les côtés, d'une démarche qui semblait paresseuse, tandis que ses yeux se déportaient sur la nature environnante. Un oeil non avertit aurait pu penser qu'il avait renoncé à attaquer, et qu'il était sur le point de s'en aller, mais loin de là. Je sentais son attention entièrement focalisée sur moi, tel le prédateur qu'il était devant ce qu'il considérait comme son futur dîner. Cette sensation désagréable d'être pris pour une proie rappelait la dérangeante sensation d'être poursuivie par des ninjas ennemis. Une attitude qu'il tentait de cacher derrière sa nonchalance afin d'engourdir mon temps de réaction et me prendre par surprise.

Mais c'était mal barré pour lui, car ma vigilance était au maximum. Se rendant compte de ma concentration sans faille, il décida d'abandonner les fausses apparences et fonça d'un bond sur moi en poussant un cri guttural. Et qu'est-ce-qu'il était rapide pour une bête de sa taille et de sa corpulence ! Sa souplesse était animale, la fluidité dans ses mouvements prouvait que c'était un chasseur et un prédateur expérimenté. Mais ce n'était pas comme ça qu'il allait m'avoir. Alors que sa patte se tendait vers ma gorge, dans un mouvement rapide et fluide, je me baissai pour esquiver son coup, laissant son flanc grand ouvert. Instinctivement, ma main se porta à ma ceinture, et ma paume épousa le pommeau de Thunderbird, mon katana. Dans un geste, je pouvais éventer l'ursidé. Mais alors que je m'apprêtais à dégainer, une nouvelle fois mon "instinct" me commanda d'arrêter, crispant mon mouvement à la dernière minute. Se rendant compte de mon hésitation, la boule de poile massive n'hésita quant à elle pas une seule seconde avant d'essayer de rectifier son coup et de me toucher à nouveau d'un revers de sa patte. D'un mouvement leste et tout aussi rapide, je fis un bond en arrière pour éviter une nouvelle fois l'attaque. Aussi rapide soit-il, je l'étais bien plus que lui, et ses offensives ne représentaient aucun danger pour moi. Contrairement aux deux petites vies qui étaient abrités derrière moi.

Alors pourquoi hésitais-je à dégainer ma lame pour mettre fin à ce combat ? C'était une bonne question. Ma main était toujours crispé autour de mon katana, mais quelque chose en mon for intérieur me soufflait que c'était mal de tuer cet ours. Lui, d'un autre côté, ne semblait pas vouloir se gêner. Il ne me restait que peu de solutions : l'effrayer, ou l'assommer. et étant donner sa carrure imposante et ses muscles saillants, je préférais d'avantage jouer sur son instinct de survie plutôt que sur me propre survit. Laissant donc Thunderbird dans son fourreau, je me redressai face à l'ours et le regardai droit dans les yeux. Et alors, je le laissai voir la puissance de la foudre que je détenais. Mes yeux s'illuminèrent tandis que la foudre commençait petit à petit à s'échapper de mon corps sous forme de plusieurs petits éclairs dans un faible périmètre autour de moi. Mais la pression que je dégageais, ainsi que les éclairs, quant à elles étaient bien réelles. Et elle finit par avoir l'effet escompté...

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Ten no Ikari
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Jeu 30 Juin 2022 - 21:32




Gardiens de la Foudre



Il hésita un instant, comme si derrière ces yeux de prédateurs se cachait une intelligence presque humaine étudiant ses possibilités. Après un court instant de tergiversation, son instinct de survie reprit le dessus, et il partit en trombe. J'attendis à mon tour quelques secondes avant de relâcher la pression et de dissiper les éclairs et le chakra que j'avais amassé autour de moi pour mettre la pression à l'ursidé. Dans un soupir de soulagement, je remerciai silencieusement la nature d'avoir insufflé à la bête un peu de bon sens. Je savais que je ne craignais rien de cette dernière, mais le malaise que je ressentais à l'idée de la tuer s'il le fallait ne voulait pas me quitter. Et c'était bien la première fois que je sentais cette étrange hésitation que je n'arrivais pas à expliquer. Mais depuis que j'étais arrivé sur ces lieux, tout me semblait bien étrange. Dans un premier temps cet appel à l'aide qui ressemblait presque au chant de la foudre à quelques nuances près, et ensuite ce sentiment que je ne devais pas tuer l'ours. Pour une mystérieuse raison, j'étais persuadé que ces deux choses étaient liées. Mais maintenant que ces deux évènements étaient passés, la sensation pressante que je ressentais s'était grandement calmées.

Mes muscles se détendirent et mon attention se relâcha un peu tandis que tout sentiment de danger immédiat s'estompait à travers les montagnes. Je soufflai et finis par me retourner vers mes deux protégés pour savoir comment ils allaient. Intelligemment, ils étaient allés se cacher à l'ombre des arbres pour échapper à la lumière de la lune haute dans le ciel. Cela ne les aurait pas entièrement prémunis contre l'attaque de l'ours, vu la blessure de la mère et l'odeur du sang qui n'aurait pas manqué de les trahir. Mais c'était déjà un trait suffisant pour montrer leur détermination à vivre et leur présence d'esprit. Sentant certainement que je m'étais détendu et que le danger était écarté pour l'instant, ils finirent par sortir de leur petite cachette et se montrer à moi, un sourire couvrant leurs lèvres. Je m'attendais à ce qu'ils aient l'air un peu plus secoués, mais en les regardant je remarquai que seul le fils tremblait légèrement, encore un peu sous le choc. Les vilaines tranchées sanglantes creusées dans la chair de la mère avait été recouverte avec ce qui semblait être un mélange des vêtements de cette dernière et son fils. Des tâches rouges apparaissaient tout de même à travers le tissu, preuves que le saignement était tout de même conséquent, mais cela ferait l'affaire pour l'instant.

-Vous venez d'où ? J'peux vous raccompagner pour m'assurer que tout s'passe bien.

-Oh ce serait avec plaisir, Gardien de la Foudre. Nous venons d'un petit village au nord de Kaminari, Leitsu.

Une nouvelle fois, je me fis à la réflexion que ce terme qu'ils utilisaient pour me désigner me paraissait étrange. Mais c'était autre chose qui avait réellement attiré mon attention cette fois-ci. Leitsu...ce nom me disait vaguement quelque chose et pourtant j'étais persuadé de n'avoir jamais entendu ce dernier. Encore une bizarrerie que je n'arrivais pas à expliquer, mais au point où on en était, je n'étais plus à une bizarrerie près. Toutefois, mes protégés durent voir les perturbations sur mon expression faciale car ils affichèrent une mine inquiète.

-Tout va bien, Gardien-dono ?

-Hum, oui désolé. Le nom que vous avez prononcé me disait quelque chose. Allons-y ! J'vous suis.

La demoiselle hocha la tête et, prenant la main de son garçon, entama la marche pour retourner dans leur village. Leur emboîtant le pas, je finis par me mettre au côté du petit garçon qui ne cessait de tourner la tête pour me regarder avec un sourire. On aurait presque dit qu'il avait vu le Père Noël. Je lui rendis son sourire avant de m'adresser à la mère.

-Mais pourquoi vous m'appelez "Gardien de la Foudre" ? C'est parce que j'suis un shinobi de Kumo ?

-Shinobi de Kumo ? Haha, non. Cela n'a rien à voir...

-Hikari.

-Oui, Hikari-dono.

Hikari ? A quel moment...A quel moment avais-je donné mon véritable prénom ?! Cela faisait des années que je n'avais pas utilisé ce prénom, de telle sorte que même inconsciemment, je me référais à moi-même en tant que Ikari. Ten no Ikari, ce jeu de mot que mes parents avaient fait avec mon prénom afin de m'écarter de Tetsu et me protéger. C'était celui que j'avais pris l'habitude d'utiliser. Alors pourquoi aujourd'hui, à cet instant précis, ce prénom que j'avais refoulé loin dans ma conscience avait-il ressurgi ? ll avait traversé la barrière de mes lèvres avant que je ne m'en rende compte. Je mis quelques secondes à me remettre de ce choc, et je fronçai les sourcils avant de reprendre.

-Qui êtes-vous...?

-Je ne suis qu'une villageoise, Hikari-dono.

-Alors pourquoi vous m'appelez Gardien, et pourquoi je me sens si à l'aise en votre présence ? C'est perturbant...

Pour la première fois depuis le début de cette discussion, le ravissement de la demoiselle se mêla avec un brin de surprise. De reconnaissance même, si l'on devait être précis. Elle sourit de plus belle avant de détourner le regard vers l'horizon et de me répondre, alors que des lumières commençaient à apparaître au loin à travers les quelques feuillages et les reliefs des montagnes.

-Je ne suis pas la meilleure pour vous expliquer tout cela, Hikari-dono. Mais nous arrivons bientôt à Leitsu, nos anciens pourront tout t'expliquer.

Je ne savais pas trop quoi penser de ce qu'elle venait de dire, et même si mes sourcils restèrent froncer, j'acquiesçai à mon tour. Je ne doutais pas de ce qu'elle venait de dire, mais je me demandais ce que tout cela pouvait bien vouloir dire. Je sentais mon chakra danser à l'intérieur de mon corps.

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Sam 2 Juil 2022 - 21:57




Les Gardiens de la Foudre



Comme à mon habitude je marchais de manière légère, les mains dans les poches en suivant tranquillement la jeune femme que j'avais sauvé un peu plus tôt et son enfant. La lune était encore haute dans le ciel et au fur et à mesure que nous avancions, les feuilles qui se dégageaient laissaient filtrer la lumière blanche de l'astre de nuit. Mais ce n'était pas la seule source de lumière que nous pouvions distinguer maintenant. Derrière les montagnes que nous finissions de traverser, les lumières d'un petit village commençaient à apparaître. "Leitsu", ce village si petit qu'il n'apparaissait pas sur les quelques cartes de Kumo et qui pourtant semblait me parler d'une étrange manière semblait être à portée de vue. Et à mesure que nous nous approchions, un sourire fleurissait sur son visage. Toutefois, son pas se faisait de plus en plus fébrile et il était dur de ne pas remarquer que son bras blessé la faisait terriblement souffrir. Je n'avais qu'aperçu sa blessure, mais les marques m'avaient semblé profondes. Malheureusement, je n'étais pas un ninja médecin et je n'avais aucune trousse médicale sur moi pour l'aider, mais certainement qu'il y aurait dans son village des guérisseurs qui pouvaient l'aider. Tout comme moi, son fils avait remarqué que sa mère faiblissait, et ses yeux plissés montraient peu à peu son inquiétude. Il me jetait parfois des coups d'oeil discret, mais je faisais mine de ne pas le remarquer. Et pourtant, je le laissai entrevoir mon sourire.

-Yosh ! Nous sommes bientôt arrivés !

Et même si je ne laissais rien paraître, je me rapprochai subtilement de la demoiselle afin de la soutenir si jamais elle en avait besoin. Elle n'était peut-être pas une kunoichi, mais elle avait remarqué mon petit geste et m'avait adressé un petit hochement de tête en guise de remerciement. Le reste du trajet se passa en silence, et nous finîmes par arriver au village. Il n'y avait pas de signe qui marquait réellement l'entrée du village, pas de portes, ni de panneaux. Seules les maisons éparses semblaient délimiter le périmètre du village qui se fondait presque trop parfaitement parmi les montagnes. En regardant attentivement, je pouvais compter une quinzaine de maison, peut-être une vingtaine au mieux, ce qui faisait bien ressentir que cet endroit était réellement un petit village. Elles étaient construites majoritairement en bois, un bois raffiné et bien travaillé. S'ils étaient peu nombreux, il apparaissait clair qu'ils étaient toutefois doués pour la construction. Sur les façades des bâtiments trônaient plusieurs traces de graphisme incrusté dans le bois, mais celui qui revenait le plus souvent était le Mitsu no Tomoe qui se trouvait sur le cadran de la porte d'entrée de chaque maison, exceptée une seule. Contrairement aux autres gravures qui étaient soient incrusté dans le bois, soit marqué à la peinture pour en faire des fresques, ces Tomoe quant à eux luisaient d'une petite lumière qui n'avaient rien à voir avec la peinture où le bois. Cette lueur dégageait une sensation étrange, comme...surnaturelle. J'avais du mal à savoir exactement la couleur qu'elle dégageait, même si elle me semblait bleu électrique...

Ce symbole avait de nombreuses significations, mais celle que je connaissais le mieux et celle qui me parlait le plus actuellement était la représentation de la divinité de la foudre "Raijin" et ses tambours. Sur chacun de ses tambours accrochés à son dos figurait ce symbole, et de ses marteaux il les frappait pour faire gronder le tonnerre et s'abattre la foudre. Etait-ce la raison pour laquelle je m'étais senti attiré par cet endroit plus tôt ? La raison pour laquelle je sentais mon chakra s'agiter en moi, presque excité à l'idée de se trouver ici. Comme en pleine résonnance, alors que je n'avais jamais posé les pieds ici. Mais ce n'était pas la chose la plus étrange sur ces maisons. Chacune d'entre elle, sans exception, possédait une sorte d'armature métallique qui allait de la pointe du toit, descendait comme une toile, longeant les murs et les arrêtes porteurs de l'habitation pour se planter dans le sol. Cela ressemblait presque à un exosquelette fait de métal sur un corps de bois, ce qui pouvait paraître classe, même si très inhabituels. Notre arrivée et ma curiosité ne tardèrent pas à faire parler d'eux, car quelques instants après que nous ayons franchis l'enceinte du village, un homme vêtu d'un kimono jaune et noir simple mais propre s'approcha de nous. Le poids de l'âge se lisait sur ses rides, sa barbe blanche et son crâne dégarni. Son dos voûté semblait avoir du mal à supporter son propre corps, et la canne qu'il tenait fermement pour avancer venait renforcer cette impression. Toutefois, il se déplaçait avec une fluidité et une vigueur paradoxale au vu de tout cet attirail. Ses yeux semblaient tout aussi vifs, et il balaya notre petite délégation avant de poser ses yeux sur moi une seconde de plus que nécessaire avant de sourire.

-Haori-san, je suis content de vous revoir sauve, même si vous ne semblez pas en pleine forme. Je vois que vous nous avez apporté une compagnie fort intéressante.

-Merci de votre solicitude, Hisashi-dono. Comme à votre habitude, vous avez l'oeil bien aiguisé. Je vous présente Hikari-dono, il est venu à notre secours un peu plus tôt.

-Enchanté, Hisashi-l'vieux ! dis-je avec un sourire et en levant une main amicale pour le saluer.

A cause de l'âge, il n'explosa pas de rire, toutefois son gloussement laissait nettement présagé de l'amusement que la situation lui procurait. Sans même attendre, il se retourna ensuite pour se diriger vers l'une des demeures à l'intérieur du village, nous invitant sans réellement le dire à le suivre.

-Saraki-chan, que dirais-tu d'emmener ta maman auprès de Mei-sensei pour qu'elle la soigne ? Je me charge d'accompagner notre invité.

-Oui Hisashi-dono ! répondit le petit avec un large sourire, avant que lui et sa mère prenne la direction d'une autre maison.

Pendant ce temps, le vieillard continuait de marcher de manière imperturbable vers ce que je supposais être sa propre demeure. Même si ce n'était que des suppositions. Toutes les maisons faisaient la même taille, seules les quelques figures d'arts trônant sur les maisons les différenciait, sans pour autant placer une au-dessus des autres. Difficile donc de dire à laquelle appartenait le chef du village, ce que je soupçonnais le petit vieux d'être.



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Lun 11 Juil 2022 - 23:16




Les Gardiens de la Foudre



Je n'avais pas beaucoup d'autres options que de suivre ce petit bout d'homme, ce que je fis sans tarder même si de nombreuses questions restaient en suspens. J'imaginais que s'il désirait discuter avec moi, il ne serait pas réticent à répondre à mes quelques questions. Ou du moins je l'espérais. Malgré sa petite taille et son dos courbé, sa démarche se voulait vigoureuse, et je fus presque surpris de devoir marcher à bonne allure pour rester derrière lui. Ok, je n'étais pas très grand moi non plus je pouvais l'accorder, mais j'avais la chance de me tenir droit et d'avoir quelques années de moins que mon aîné. Au fur et à mesure que nous avancions dans le village, je vis les portes des maisons aux alentours s'ouvrir pour laisser quelques visages curieux passer à travers les battants. Certains, plus audacieux que d'autres allèrent même jusqu'à me sourire et à me faire un geste de la main pour me saluer. Et ce n'est qu'à ce moment là que je me rendis compte de l'étrangeté de la situation. Que ce soit à Tetsu ou à Kumo, l'acceuil que j'avais reçu avait toujours été au mieux mitigé, au pire défavorable. Personne ne m'avait jamais accueilli comme cela, avec autant d'entrain, autant de félicité. Comme si j'étais un cadeau du ciel. Personne, à part mes parents à ma naissance..."Hikari", ce nom qui était mien et qui signifiait "lumière" était bien évocateur de l'amour que mes parents me portaient. L'affection que je n'avais jamais retrouvé nul part, sauf ici...

Le vieux Hisashi ne se préoccupa nullement des interventions des autres, et une fois arrivé devant sa main, il ouvrit la porte d'entrée sans préambule. Et sans me regarder une seule fois, il m'invita à rentrer à sa suite et à fermer derrière moi. Les mains toujours dans les poches, j'hésitai un instant avant d'entrer dans la demeure. Cela n'avait pas l'air d'être un piège, et je ne sentais pas la moindre animosité que ce soit de la part des villageois ou du vieux. Je me sentais même étrangement à l'aise, comme depuis le début de cette histoire improbable. Je rentrai donc à la suite du petit chef et, comme il l'avait demandé, je refermai derrière moi. L'intérieur de la maison était minimaliste. Les murs en bois étaient vernis, et à l'entrée, comme dans chaque maison traditionnelle, une place était mise à disposition pour laisser les chaussures à l'entrée. Je me déchaussai rapidement d'un coup de talon, et je m'engageai à la poursuite de mon hôte qui s'était dirigé vers le salon. Là aussi, l'environnement était assez simple, une table, une cuisine avec des meubles de rangements et quelques coussins au sol pour s'asseoir, c'était là tout ce que l'on pouvait trouver dans la pièce. Et le temps que je détaille le peu de choses se trouvant dans la salle à manger, le petit vieux était déjà assis sur un des coussins et tapota celui qui se trouvait en face du sien.

-Un thé, ou autre chose Hikari-dono ?

-Non merci, l'vieux. Ca ira. Mais j'avoue que je ne m'attendais pas à avoir un accueil aussi chaleureux...

-Vraiment ? dit-il l'air réellement surpris par cette déclaration. Comment cela est-ce possible ?

Comment était-ce possible ? Je ne pus que laisser échapper un petit rire face à l'ironie de la situation. C'était généralement plutôt les remarques inverses que je pouvais rencontrer. Je n'avais jamais imaginé un seul instant que cela pouvait être autrement ailleurs. Tout semblait pourtant très différent ici.

-Eh bien les gens n'aiment pas vraiment les gens comme moi...M'enfin ! dis-je avec le sourire. Héhé, heureusement que je m'en carre l'coquillage !

Ce qui n'était pas entièrement vrai. J'avais beaucoup souffert de ce pouvoir qui était mien, ce pouvoir qui m'avait valu d'être chassé de chez moi. J'avais cru trouver une terre qui me comprendrait, là où le chakra permettait tant de différentes choses, et pourtant même à Kumo

-Oh Vraiment ? Pourtant c'est bien connu que vous faites partis des Gardiens de la Foudre !

Encore ce nom étrange. J'étais connu sous différentes appellations, mais je n'avais jamais entendu aucune qui se rapprochait de quelque chose d'aussi élogieux. Pile électrique, le survolté, et bien d'autre, mais Gardien de la Foudre. Je fronçai les sourcils, de plus en plus convaincu que cette appellation n'avait absolument rien à voir avec mon appartenance à Kumo, mais bien à ma nature d'assimilateur. Toutefois, je ne comprenais absolument pas d'où venait ce surnom, et avec les sourcils froncés je me lançai.

-Hum, Haori-chan et Saraki-chan m'ont appelé comme ça aussi quand je suis arrivé auprès d'eux. Mais je n'ai aucune idée de c'que vous entendez par là, papi-Hisashi.

-Haha ! Vous ne connaissez vraiment rien de l'histoire des Gardiens de la Foudre alors hein...? En même temps, cette histoire remonte bien avant votre naissance. Je dirais même qu'elle remonte à si longtemps que je ne sais même pas si les grandes villes s'en rappellent..haha. Mais nous, nous n'avons pas oublié. Nous n'avons pas oublié ceux qui ont protégé notre village pendant si longtemps.

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Ven 15 Juil 2022 - 0:52




Les Gardiens de la Foudre



Ceux qui avaient protégé ce village pendant si longtemps ? Cela était en accord avec le nom de "Gardien" que les habitants leur avait donné. Et même si je pouvais aisément déduire que ces Gardiens qui avaient vécu à cette époque ancienne étaient des assimilateurs de foudre, cela laissait tout de même un grand nombre de questions en suspens. Toutefois, je me doutais que le vieillard n'allait pas tarder à se lancer dans un long récit pour m'expliquer tout cela. Enfin, une fois qu'il aurait fini de siroter sa gorgée de thé dont les effluves végétales et la chaleur me parvenait là où j'étais. Mais ce n'étaient pas les seules sensations que je ressentais. Je fronçai les sourcils et levai les yeux vers le plafond, à défaut du ciel, alors que je sentais l'atmosphère se charger en électricité à une vitesse folle. Il y avait quelques instants à peine, le ciel était encore dégagé et on pouvait voir la lune pleine et belle sans le moindre soucis. Et même si je ne pouvais plus voir l'état du ciel, j'étais persuadé que ce dernier était plus couvert que jamais. Nous n'allions pas tarder à entendre le grondement du tonnerre résonner dans le ciel, et la foudre allait bientôt s'abattre ici. Et les picotements que je ressentais le long de mon épiderme m'informait que l'orage qui s'amoncelait au-dessus de nos têtes était d'une violence inouïe. Si habituellement j'appréciais grandement les nuits d'orage et la foudre qui descendait du ciel, ma joie était aujourd'hui teinté d'inquiétude. Si les éclairs tombaient ici, sur les maisons en bois des habitants, le village risquait fort de disparaître.

-Oy Ji-chan ! Il y a un gros orage qui s'apprête à éclater ! Faut vite ...

-Hahaha, vous le ressentez aussi hein ? Mais pas de quoi s'inquiéter, Hikari-dono.

-Vous comprenez pas c'que j'essaie d'vous dire ! Il est vraiment énorme, les éclairs qui vont s'abattre détruiront vot' village !

-Il y en a des comme ça plusieurs fois par jour, Hikari-dono. Comme je vous disais, il n'y a pas de quoi s'inquiéter.

A la fin de cette phrase, Hisashi se leva pour se diriger vers une des fenêtres de son salon. Pendant ce temps, le ciel avait déjà commencé à gronder. Mais c'était avec une tranquillité à toute épreuve que le vieillard se posta à sa fenêtre et tourna sa tête vers moi pour m'inviter à le rejoindre. Intrigué par son manque flagrant d'inquiétude, je pensai dans un premier temps qu'il ne prenait pas réellement conscience de ce que je lui disais. Qu'il devait certainement penser que j'exagérais les faits. Mais en m'approchant de la fenêtre et en voyant les lumières dans le ciel, signe d'une grande activité électrique, il était plus qu'évident que j'avais raison, et il ne pouvait pas le nier. Toutefois, face à ce spectacle il gardait son calme. Il avait même un sourire au bout des lèvres, le même sourire presque rêveur et plein d'excitation qui marquait mon visage lorsque je me tenais sous le ciel orageux. Et en regardant par la fenêtre, le spectacle de la foudre s'abattant sur les maisons étaient d'une beauté et d'une puissance à couper le souffle. Un peu plus tôt, j'avais remarqué les installations métalliques qui renforçaient les charpentes des maisons sans réellement comprendre leur but premier. Mais maintenant tout apparaissait clair. Les éclairs s'abattaient sur la charpente de métal, et l'énergie électrique s'écoulait le long de ses poutres et rejoignaient le sol sans abîmer les maisons. Une construction ingénieuse, protégeant les habitants de la foudre. Le vieux Hisashi ne put s'empêcher de rigoler devant mon air ébahi et les étoiles qu'il voyait dans mes yeux. Pour ma part, j'étais à deux doigts de sortir de la maison pour aller toucher ces barres de métal et tenter de comprendre comment tout cela fonctionnait. Mais au même moment, la voix du vieillard s'éleva à nouveau. Et je ne savais pas si c'était fait exprès, ou s'il se laissait juste happer par le spectacle qui se jouait dehors, mais sa voix était descendu d'un octave et s'était faite plus profonde.

-Il y a de cela plusieurs siècles, ce village était bien plus grand qu'il ne l'était aujourd'hui. A vrai dire, Leitsu s'étendait jusqu'au nord du pays, sur le territoire de la Foudre-qui-ne-s'arrête-jamais. Nos ancêtres avaient déjà percé le mystère de ces installations permettant de se protéger de la colère du ciel. Mais nos ancêtres, tout comme nous, n'étaient pas un peuple de guerriers, ni de shinobis d'ailleurs. Et pour une raison qui leur échappait, à plusieurs reprises, le village se fit attaquer et en partie détruit par des hommes venus chercher quelque chose qui, jusqu'à aujourd'hui, nous échappe encore. Nous étions impuissants face aux multiples invasions que nous subissions sans pouvoir riposter. Notre seule alliée était le temps peu clément qui régnait au-dessus de nos terres, qui avait vite de repousser les envahisseurs en dehors de nos contrées. Mais au fil des années, ces derniers venaient de mieux en mieux préparés face aux intempéries, et la foudre ne suffisait plus à elle seule pour les tenir à l'écart. C'est alors qu'un groupe d'homme, les Premiers Gardiens, arrivèrent au village. Ils venaient tous de coins différents pour la plus part, mais c'étaient tous sentis attirés par cet endroit. Et pendant longtemps, nous nous posâmes la question de savoir si c'était leur nature et la météo de Kaminari qui les avait attiré ici, ou une intervention divine les guidant sur notre chemin ? Quoi qu'il en était, ils avaient tous décrit avoir ressenti un appel provenant de Leitsu, un appel qu'ils n'avaient pu ignorer. Et ils élurent domicile au village, se mêlant naturellement à la population qui, d'abord méfiante, avait fini par accepter ces êtres étranges. Et grâce à leurs capacités hors du commun à ne faire qu'un avec la foudre, ils réussirent pendant de très nombreuses années, des sicèles, à repousser ceux qui venaient envahir le village. Ils se battaient corps et âmes pour cette patrie devenue la leur, protégeant tels des divinités tutélaires les terres de nos Ancêtres...

J'avais perçu dans la voix de l'ancien poindre une tristesse à la prononciation de ces dernières phrases, laissant penser qu'il était arrivé quelque chose à ces "Gardiens" qui étaient venus aider les villageois. Les protéger, comme j'avais ressenti le besoin de protéger Haori-chan et son fils. Ils étaient venus des quatre coins du monde pour se réunir ici, guidé par un appel mystérieux que j'avais moi aussi ressenti lorsque j'étais arrivé dans cette direction. Mais alors, que s'était-il passé pour qu'ils disparaissent tous ainsi ?

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Mar 19 Juil 2022 - 23:57




Les Gardiens de la Foudre



La suite du récit ne se fit pas attendre. Et ce que le vieil homme allait me raconter faisait écho à des faits bien connus aujourd'hui que j'avais toujours ignoré à cause de leur implication politique. Des faits qui, aujourd'hui, prenaient bien plus de sens à mes oreilles.

-...Mais les Hautes Instances du Pays de la Foudre, dont le Daimyo de l'époque, n'acceptèrent pas une telle résistance et la présence d'une force si importante dans notre petit village. Pire que cela, nos Gardiens, les "assimilateurs" comme vous les appelez aujourd'hui, furent considérés comme des nuisances, des monstres dangereux dont il était préférable de se débarrasser. En réalité, ils étaient jaloux de ce pouvoir qu'ils ne comprenaient pas, et leurs caprices et leurs cupidité ont pris le dessus. Ils avaient beau être forts, nos Gardiens n'étaient qu'en petit nombre. Contre des groupes de vulgaires mercenaires, même nombreux, ils n'avaient aucun mal à résister et à triompher. Mais contre un bataillon entier de shinobis qui connaissaient leur points forts et avaient fini par comprendre leur point faible...?

Un soupir triste s'échappa des lèvres du vieillard, et dans ses yeux sombres et brumeux, j'avais presque l'impression d'y voir des souvenirs d'antan. Mais cela n'était pas possible...n'est-ce pas ? L'époque dont il parlait remontait à plus d'un siècle, il n'y avait aucun moyen qu'il ait vu le jour à cette époque là, et soit encore en vie pour en parler aujourd'hui. N'est-ce pas...?

-Ils finirent par être vaincu. Mais pas tués. Pas tous en cas. Ceux qui survécurent furent emmener sur un bateau sous ordre du Daimyo, et nous ne les revirent jamais. Nous n'avions aucune idée d'où ils avaient été emmenés, ni ce qu'ils étaient devenus, jusqu'à récemment...

-Wasure no Kuni...

-Exactement. Lorsque cet "Homme au Chapeau" a révélé l'existence de la Prison Oubliée, ou plutôt cachée, nous avons immédiatement compris que nos anciens compagnons et Gardiens avaient été envoyés là-bas. Pourquoi n'avaient-ils pas simplement été tués ? C'est une bonne question, à laquelle je n'ai pas de réponses actuellement. Mais depuis ce jour, très peu d'assimilateurs sont parvenus jusqu'à nous, et ne sont jamais restés très longtemps. Toutefois, leur venue a toujours été appréciée et accueilli avec chaleur, en souvenir de nos moments passés avec nos Gardiens...

Je comprenais un peu mieux toute l'histoire et la raison pour laquelle cette mère et son fils, en si mauvaise posture, s'en étaient entièrement remis à moi. Les habitants de ce petit village -ou du moins ce qu'il en restait- avaient visiblement éveillé une certaine sensibilité à notre nature. De même que j'avais ressenti cette attraction vers ce village, comme si la Foudre avait sa propre volonté. Ou était-ce là la volonté de mes prédécesseurs qui s'était manifestée pour m'amener jusqu'ici ? Après si longtemps passé à leurs côtés, peut-être que leur chakra avait fini par habiter les lieux d'une manière que peu de gens pouvaient comprendre, et tentaient encore de les défendre d'une certaine manière. Ou était-ce encore autre chose ? Sans y prêter réellement attention, mon regard se posa une nouvelle fois au-dehors, perçant à travers la fenêtre pour se poser sur un pic montagneux perçant les nuages. Des nuages plein d'éclairs qui ne cessaient de gronder. Des nuages qui essayaient de m'appeler, ou du moins j'en avais l'impression.

-Tu ressens son appel hein...?

-Oh...alors ce n'est pas qu'une impression ? Qui m'appelle ?

-Haha, je te gâcherais la surprise si je te le disais maintenant. Mais il veille sur nous, lui aussi, et il t'attend.

Une fois de plus, sa voix avait presque prit un ton révérentieux en parlant de ce "Il" dont il ne voulait pas me révéler le nom. Beaucoup de mystères qui commençaient à émoustiller mes sens. J'avais l'impression que l'aventure s'ouvrait devant moi, et que je n'avais pas une seule minute à perdre. Quelque chose d'excitant m'attendait là-haut, j'en étais persuadé.
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