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Les coureurs d'égouts [Mission rang C, PV Eyana]

Mikami Fuso
Mikami Fuso

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Mer 4 Mai 2022 - 23:32
Trouble jeu
Une bande de gamins insolents s'amusent à mettre le souk en ville, importunant les passants et volant des articles sur le marché. Les autorités tentent de mettre la main sur eux mais ils sont plutôt agiles et semblent connaître tous les recoins de la cité brumeuse. En quelques secondes, ils réussissent à se volatiliser. Aucun doute, ils utilisent les voies sous-terraines de Kiri pour se déplacer grâce leur petite taille et échapper aux patrouilles. Les égouts sont un vrai labyrinthe et ils ne se laisseront pas faire, ce sont des vrais teignes. Aucun d'entre eux ne doit vous échapper, leur petit jeu a assez duré.

Se rendre dans les égouts
Trouver les voyous
Tous les arrêter et les ramener au poste



Drôle d’ambiance au Kasugano ce soir, le point de rendez-vous de pas mal de ninjas à Kiri. Mais surtout des petits pour être honnête : genins vétérans, jeunes chuunins qui doivent encore faire leurs preuves, ce sont tous les jeunes vieux qui passent ici. Pourtant, à l’occasion, on croise aussi un jônin qui cherche à se faire discret sans renoncer à ses envies d’alcool : le Kasugano propose des tarifs abordables, de l’alcool de relativement bonne qualité et surtout, il est dans le centre-ville sans y être. Niché au cœur d’un pâté de maison, dans une cour intérieure, il n’y a pas de passant pour jeter un œil trop curieux par les fenêtres, les clients viennent pour discuter entre eux, jouer aux cartes et évidemment, oublier leurs problèmes.
Paradoxalement, la façade du bar est tout ce qu’il y a de plus aguichante : la taulière y exhibe fièrement les grosses vasques de rhum des îles où macèrent des fruits. En attendant de trouver la gnole ultime, elle présente ses expérimentations les plus recommandables aux yeux du monde et à la consommation, encore faut-il avoir l’estomac bien accroché pour attaquer le rhum à la cannelle dès les premières heures de la soirée.

« Tu me remets cette saloperie s’il te plaît ? » Demande une Ikema passablement agacée, installée au comptoir à côté de moi.

Prise entre Eyana et Ikema, je ne peux m’empêcher de songer que je suis une zone tampon entre les deux qui ne se blairent pas vraiment. Néanmoins, cela me met au centre de toutes les conversations puisque nous les seuls qui hantons le domaine de la patronne : les autres clients se sont attablés.

« C’est la troisième fois que je vous ressers. » Déclare la maîtresse des lieux, une jeune fille qui a notre âge, Iwasawa je crois. Plus le temps passe ce soir, plus je me dis qu’elle a choisi le bon métier.

Néanmoins, peu attentive, j’esquisse une remarque toute banale.

« Trois coupes de rhum, ce n’est rien.
-C’est sa troisième bouteille. » Explique la taulière avec une étincelle de malice dans le regard. « C’est bon pour les affaires, mais je ne voudrais pas que ma clientèle se perde en rentrant à la maison. » Une éthique qui laisse Ikema de marbre alors qu’il n’y a que son haleine pour indiquer qu’elle a bu autant et encore, je la vois esquisser un vague geste qu’on pourrait assimiler à un mudra et elle retrouve une haleine fraiche. « Soit. » Abdique la patronne alors que la jônin paie sa consommation. Un instant plus tard, c’est le tintement de la porcelaine sur le bois, avec une coupelle et une bouteille qui se retrouvent entre les mains de l’empoisonneuse professionnelle. « Attention aux accidents.
-Oui, je seconde Iwasawa sur le coup, attention à l’ivresse. » D’ordinaire, je m’occupe de mes affaires, mais en voyant la quantité effarante de rhum qu’Ikema fait disparaître, le doute est permis.

Je me retourne pour observer un peu la salle : nous sommes venues, Eyana et moi dans l’espoir d’en apprendre plus sur les jeunes voyous qui foutent le boxon en ville. On nous avait dit que plusieurs clients du Kasugano avaient été dépouillés et nous pensions que ça aurait été une bonne approche au problème : prendre la déposition des victimes de vols, obtenir un portrait du chef de bande, un indice sur les égouts. Hélas, deux heures que nous sommes ici et toujours rien, personne ne s’est plaint, même la taulière n’a pu nous aiguiller. Il n’y a bien qu’Ikema qui est apparue ce soir : d’ordinaire, le bar est plutôt rempli à cette heure-là, il faut croire que ceux qui se sont fait détroussés par les mômes n’ont pas le cœur à boire. Ce n’est pas une question de portefeuille, parce que de nombreux clients ont une ardoise, surtout les curieux qui ont voulu goûter les vasques hors de prix. Ils en ont eu pour l’argent mais maintenant, ils ont un crédit ici et il est musclé.
Derrière-moi, j’écoute l’échange entre Ikema et Iwasawa, un peu sceptique.

« C’est rare de vous voir aussi énervée sur la boisson, on dirait que vous cherchez l’ivresse.
-Je la cherche, »
elle vide sa coupe d’une traite. « J’ai besoin d’être ivre pour être légalement autorisée à faire certaines choses. » Depuis quand l’ivresse donne-t-elle des passes droits ?
« Oh, » s’interroge la taulière, « vous allez vous déclarer à un homme ? » Ikema a un grognement de désapprobation.
« Non, j’ai besoin d’être légalement ivre car j’ai été dépouillée par des mômes hier soir, des moustiques qui empruntent les égouts pour s’enfuir au plus vite. J’ai laissé ma bourse sur le rebord d’une fenêtre car je devais refaire mon lacet et ils l’ont embarqué. Je ressortais de l’entraînement, je n’avais pas la foi de les poursuivre.
-Du coup, pourquoi vous enivrez ?
-Parce que j’ai une excuse si j’en tarte un trop fort pardi ! De plus, j’ai déposé un avis de mission ce matin, mais personne n’y a encore répondu. » J’ai un regard au ciel : j’hésite à lui dire, j’ai un bref coup d’œil vers Eyana. Heureusement, nous sommes dans l’angle mort d’Ikema et elle ne s’aperçoit de rien : l’avantage d’être à la droite d’une borgne. « Du coup, je prends les choses en main. Il y a une bouche d’égout à deux pâtés de maisons d’ici, je crois que c’est leur carrefour principal pour naviguer dans les souterrains. Une fois que je suis assez alcoolisée, j’y vais, je leur tire les oreilles et je les embarque chez le Kage. Ils sont sept, que des garçons, des petits rats qui volent les commerçants et embêtent les ivrognes qui veulent rentrer chez eux.
-Les oreilles ou les mômes ?
-Bonne question. »
Elle vide une autre coupelle d’une traite. « Je crois que ça vient tout doucement, l’ivresse, je ressens une très légère sensation, au bout de mon index. » Elle a un soupir, blasée. « C’est le problème du poison Fuso, et de l’irou dans une moindre mesure pour toi aussi Eyana. » Déclare la jônin devenue plus loquace. « A force de t’immuniser à tout et n’importe quoi, ton corps se blinde contre tous les poisons de l’archipel, y compris l’alcool. Je bois le rhum comme de l’eau et il me faut au moins quatre bouteilles pour être un brin éméchée. Ne faites pas comme moi, ne vous immunisez pas en masse à tout ce qui peut vous tuer, vous le regretterez quand il sera l’heure de célébrer la victoire. »

J’ai un regard vers Eyana : on boit avec elle, ou on va en mission ?
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Anaï Eyana
Anaï Eyana

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Jeu 5 Mai 2022 - 21:00
Quelle triste situation dans laquelle je me retrouve encore. La Mikami semble un peu trop aimer passer du temps avec la vieille borgne et malgré moi, je suis toujours dans ces putains de situations au bar avec elle, à devoir faire semblant d’être un poil amical avec cette dernière.

Nouvelle du jour : Je n’y arrive pas, je suis une vraie peau de vache à chaque fois qu’elle ouvre la bouche.

Lorsqu’elle force pour encore boire, je ne peux m’empêcher de lâcher un soupir qui sous entends que je me demande ce que je suis encore entrain de foutre là. Quand la barmaid se questionne sur le bienfondé d’un verre voir une bouteille de plus et la capacité de l’ancienne à rentrer chez elle. Je me permets de lâcher un petit commentaire me permettant de m’amuser d’une situation potentielle que je me ferais un plaisir de provoquer à la moindre occasion.

Eyana : « Si elle est incapable de tenir debout, vous pouvez compter sur moi pour la mettre en dégrisement. »

Elle nous raconte ensuite mot pour mot la mission que nous sommes chargées de faire cette nuit. Je me demande si Toma s’en est amusé de me refiler la tâche de servir de service des objets trouvés pour quelqu’un que je n’aime pas. Déjà que je n’ai pas beaucoup le sens du service public, préférant l’action et l’exploration, pour quelqu’un que je ne porte pas dans mon cœur, ma motivation se retrouve assez rapidement érodée.

Mais bon, c’est une mission déjà un peu plus intéressante que celle que nous avons eu dernièrement. J’ai encore mauvaise de celles sur les courses du Mizukage… Vraiment Toma, si la télépathie fonctionne, saches que je t’emmerde bien profond.

Je vois un dernier regard de Fuso, comme une invitation à partir du tripot ou accepter de me condamner à une heure de plus à boire aux côtés de la borgne. Quand on m’offre un cadeau, je ne suis jamais suffisamment idiote pour le refuser. Je me redresse en concluant donc cette douloureuse soirée.

Eyana : « Bien, Madame Ikema, bon courage dans votre aventure nuptiale, nous on a des choses à faire. Nous autres Ninjas de rangs inférieurs n’avons malheureusement pas toujours le loisir de boire sans se soucier du temps qui file. Si ça te va Fuso-san. »

Je fais un petit clin d’œil à Iwasa en lui pointant ma coupe tout en réajustant ma poche à outil ninja après m’être levée.

Eyana : « Je vais prendre un petit verre de Sake avant de partir, files moi du local de l’île d’Obon, ça me rappellera le pays. »

Elle laisse glisser le liquide dans ma coupelle que je me presse d’ingurgiter avant de claquer le récipient à l’envers sur le comptoir et m’aventurer à l’extérieur du Kasugano. Il était temps d’aller rôder dans les égoûts, qui sait, peut-être que nous allions mettre la main sur des hommes-rats à défaut d’enfant.

Je vois Fuso arriver à mon niveau, et je ne peux m’empêcher d’évacuer toutes les remarques acerbes que j’ai contenu durant la soirée.

Eyana : « Pouah, encore une de ses histoires et je crois bien que j’allais lui éclater la tête sur le comptoir puis devoir faire un rapport à ce sujet. »

Je m’étire un bon coup et viens faire craquer mes vertèbres de ma colonne, après trop de temps à mon goût de passé assise. Je ressors le parchemin de mission et viens le relire pour prendre en compte l’ensemble des informations et je les lies à ce que nous a dit Ikema à l’intérieur, je tourne ensuite mes mirettes sur ma partenaire.

Eyana :
« Bon, au moins nous avons des indices pour débuter, je te laisse mener le chemin ô grande exploratrice ? Ou peut être veux-tu qu’on questionne d’autres victimes ou qu’on planque aux sorties des égouts ? »
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Mikami Fuso
Mikami Fuso

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Jeu 5 Mai 2022 - 22:25
« Bon courage à vous les filles. » Déclare Ikema en levant du coude une nouvelle fois, « vous en aurez sans doute plus besoin que moi. »

Si Eyana avale d’une traite son saké, je prends un peu plus de temps, j’essaie de savourer ma boisson en vitesse, même si les deux faits sont antagonistes par nature. En rejoignant ma comparse dehors, alors que l’air nocturne me mord le visage et me fait expirer une légère brume qui se disperse très vite. J’ai un sourire en entendant ses complaintes à propos du tempérament d’Ikema, comme quoi elle lui enfoncerait bien la tête dans le comptoir. J’ai un haussement d’épaule : c’est le boulot qui veut ça.

« Au moins, elle offre les consos, vu son salaire elle peut se le permettre, surtout que ce n’est pas une gentille gratte papier comme Toma, au moins Ikema n’a pas envie de coucher avec toi. » J’ai un gloussement, « imagine, elle commence à te faire des avances. » J’éclate de rire, je crois que l’alcool me monte à la tête, « juste pour l’énerver, imagine avec son tact légendaire ça donnerait des échanges d’anthologie. Elle lui dirait, je ne te serre pas la main, j’ai préféré serrer la genin que tu emmerdes. » J’essuie mes larmes. « Désolé, je vais ouvrir la voie jusqu’aux égouts. Normalement, les mômes dorment à cette heure-là, au pire, ils ne nous verront pas arriver. »

On commence à marcher dans une Kiri endormie, un peu à l’écart des quartiers chauds. Nous sommes dans les zones commerçantes diurnes, loin du quartier des eaux où il y a toute la pègre qui traîne, il faut croire que les enfants préfèrent les taloches de vendeurs aux mandales des mafieux. Qui l’aurait cru ?
J’en profite pour détailler du regard les sols de la cité : la plupart des portions ici sont en terre battue, mais parfois, on croise des rues pavées, preuve que le système d’égout, s’il est présent dans l’essentiel de la cité, notamment grâce aux karez qui ont été creusés et aux viaducs qui ont été bâtis, il n’est pas uniforme. Certaines portions forment des souterrains complets, tandis que d’autres exploitent les karez et sont plus sommaires, avec quelques renforts en bois façon boyaux de mine. J’espère que les mômes ont emménagé dans les portions pavées, sinon nous sommes bonnes pour rentrer avec des chaussures pleines de gadoue.
Selon les indications que nous avons reçu, c’est à la périphérie du port de Kiri, à la jonction entre les zones réellement urbanisés et les faubourgs, qu’ils opèrent le soir.

« Je crois que c’est par-là, c’est une des grosses entrées. »

On descend, il y a un quai proche de l’eau, on emprunte un petit escalier et alors que nous sommes au niveau de la mer, c’est en effet une imposante grille en fer forgé, toute rouillée, qui nous attend. L’un des principaux canaux d’évacuation des eaux usées vers la mer. Heureusement pour nous, personne n’a usage des toilettes publiques dans ce secteur.
Je n’ose pas imaginer l’ambiance scato si nous avions dû passer par les égouts du quartier rouge de la cité. Je pointe du doigt un trou dans le métal.

« Regarde, plusieurs barreaux ont été sciés, pas de doute : les gosses passent par là… Bon… » Quand il faut, il faut.

Je passe ma hache de l’autre côté et doit effectuer quelques contorsions pour me glisser au travers de l’issue aménagée. Je récupère mon principal outil de travail alors que je fais signe à Eyana de venir : la voie est sûre et surtout, elle est sèche.

« Tu as de la lumière ? Ou alors je nous en procure ? » Poison luminescent, spectaculaire, mais très utile dans la pénombre.
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Anaï Eyana
Anaï Eyana

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Ven 6 Mai 2022 - 15:46


Je gloussais aux remarques de Fuso en imaginant toute la situation. Ce soir d’ailleurs, contrairement à d’habitude, vu l’escapade dans les égouts, j’étais vêtue de chaussures plus hautes et étanches afin d’éviter des rencontres avec des créatures étranges au petit matin quand j’enlèverais mes chausses. Au-dessus, j’étais également vêtue d’une Yukata noire assez ancienne, datant de mes entraînements aux côtés des Samourais. Ne voulant pas ruiner le tissu d’un beau kimono, vêtement bien plus onéreux, mais souhaitant tout de même être couverte pour la mission.

Les remarques de la Mikami me faisaient réfléchir, j’étais peut être dure au final avec la borgne, mais elle avait un caractère avec lequel je ne matchais pas du tout, malgré les nombreux pas qu’elle avait pu faire dans ma direction. Je me gardais de tout commentaire et retournais à la mission.

Après avoir traversé la ville de long en large pour rejoindre la jonction entre le port et les faubourgs, je m’arrête un petit instant pour saluer quelques marins que je connais qui semblent rentrer d’une bonne soirée de beuverie en ville. Ces derniers me demandant quand est la prochaine fois que je reprends la mer avec eux, malheureusement je ne sais pas, cela fait un moment que je suis coltiné aux missions dans le village. En descendant d’un muret le long des quais, nous finnisâmes par arriver à la jonction des égouts et sur une piste qui semble indiquer en tout point la piste de nos petits voleurs. En l’espèce, plusieurs barreaux sciés.

Eyana : « Eh bien suivons donc leurs traces, il semblerait qu’ils soient donc coupable de dégradations de biens publics en plus de ça. »

Je me glisse aux côtés de Fuso de l’autre côté du passage de métal en prenant soin de ne pas mettre un pied dans les eaux usées en étant particulièrement surprise de l’odeur qui n’est pas encore trop nauséabonde.

Eyana : « De la lumière ? Bien sûr, j’ai un sceau pour ça. »

Je passe ma main pour venir frôler mon tibia gauche et sort de ma botte assez étrangement une lanterne à huile et un briquet à silex et amadou. Après quelques manipulations, je donne vie à la lumière dans sa prison de métal et de verre.

Eyana : « Je te laisse prendre la lanterne, c’est moi l’ancienne comme dirait Sango. »

Et je m’avance, gardant devant moi Fuso pour qu’elle éclaire le passage, au pire des cas, si je devais passer devant, j’avais déjà reconnu plus d’un moyen de me jeter devant elle. L’entrée des égoûts commence par une fourchette qui est probablement le résultat de cette évacuation commune. Les trois couloirs sont moins larges, comme s’ils étaient les affluents d’une rivière se glissant dans la mer. Je réfléchis deux petites secondes à la direction, cherchant d’éventuelles traces avant de sortir quelque chose d’évident.

Eyana : « Personne ne va jamais tout droit et la droite mène vers les quartiers marchands, donc je suppose qu’ils sont à droite. »

Et donc d’un signe de bras, je l’invite à aller sur la jonction droite. Nous nous retrouvons à patrouiller les égoûts de Kiri. De temps à autre, on peut constater les écarts de qualité entre une portion et une autre de l’architecture souterraine. La présence de rats est également conséquente mais inégale selon en dessous de quelle zone de la ville nous avons le plaisir de nous trouver. Les quelques cafards et blattes que je me retrouve à écraser par mégarde de temps à autre me font remercier le fait d’avoir pris de bonnes grosses bottes.

Au bout d’une demi-heure à tourner en rond, il faut se rendre à l’évidence, soit nous sommes aveugles, soit ce n’était pas le bon côté. Nous devions désormais être dans le quartier marchand et aucune trace des gosses sur aucunes des nombreuses voies d’accès.

Eyana : « Nous devrions faire demi-tour, c’était visiblement à gauche qu’il fallait aller. »
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Mikami Fuso
Mikami Fuso

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Mar 2 Aoû 2022 - 16:11
J’allais préparer un globe luminescent quand je vois ma comparse sortir une lanterne de sa cheville via un sceau préparé à l’avance. Elle l’allume en luttant quelque peu avec le briquet à silex qui vient avec et je réprime un sourire : il faut croire qu’il n’y a bien que les fumeurs qui peuvent allumer du premier coup une lanterne. Elle me tend sa lampe à huile et m’invite à ouvrir la voie avec. Je récupère notre unique source de lumière et commence à marcher dans les souterrains.
Fourchette, Anaï déclare que personne ne va jamais tout droit à explique que la droite mène aux quartiers marchands. Que c’est donc là-bas que nous irons, j’hausse les épaules : étant sans opinion sur le sujet, j’obéis à l’ordre et nous voilà en marche au travers des égouts du quartier marchand. Décrire l’ambiance qui y règne est assez simple : sale, très sale, avec les rats, les cafards, sans compter les insectes qui dévorent les ordures. J’ai un long soupir chloré qui vient faire fuir les rampants et tuent ceux trop brave pour se mettre sur notre route. Le gaz vert se tasse à hauteur du sol, ce qui nous évite d’avoir à respirer un irritant en espace confiné, un accident est vite arrivé.
J’ai une moue un peu déçue quand Anaï déclare que nous allons rebrousser chemin car manifestement, les mômes ne sont pas ici. C’est une idée qui me répugne un peu, principalement car je n’ai pas marché pendant une heure pour retourner sur mes pas et appréhender un nouvel embranchement. La notion du temps se perd vite ici et je serais incapable de dire combien de temps s’est écoulé depuis notre arrivée.

« Un instant, » c’est Ikema qui va porter mon argumentaire, même si elle n’est pas là, ce sont ses arguments. « Les égouts de la cité, ils fonctionnent en écoulement simple : il y a des rivières et des karez en amont qui récupèrent l’eau de pluie et envoient de la pression ici. On sait que les enfants volent dans le quartier marchand, mais s’ils opèrent ici, ils ont peut-être leur planque plus loin, en amont. Si on continue de remonter le courant, on finira par tomber sur de l’eau pure. Si je devais m’établir dans les égouts, je le ferai dans un endroit où l’eau est propre, ne serait-ce que pour l’odeur et le confort de vie. Continuons de remonter : dans tous les cas, il y a des tunnels qui apportent l’eau, donc nous finirons logiquement par avoir un embranchement vers la gauche. »

Je regarde l’eau sale, en quête d’un détail familier que m’avait montré Ikema lors d’une étude sur les poisons : en partant du principe qu’on emploie des éléments chimiques divers et variés, il faut savoir de quoi est fait l’environnement. Le chlore blanchit les matières organiques et oxyde le métal. Mais aujourd’hui, ce n’est pas ça qui m’importe, plutôt des petites boules blanches qu’on voit à l’occasion dans le courant.

« Là ! » je pointe du doigt un petit caillou qui malgré l’eau polluée, garde un air immaculé, « c’est du calcaire. Il y en a un paquet en amont, à hauteur de l’eau propre, l’eau de pluie embarque tous les sédiments de ce genre et ils s’agglomèrent. Nous ne sommes plus très loin des zones propres de l’égout. »

C’est ce qui m’incite à continuer vers le haut. Très vite, on abandonne les égouts fangeux de Kiri pour des portions plus récentes, qui datent de la création du village il y a quelques années avec l’augmentation de la population. Les tunnels s’élargissent et surtout, sont d’une blancheur qui égale celle du marbre : le ruissellement de l’eau est plus clair, les parois sont blanches, recouvertes de calcaire et d’une eau qui glisse le long des murs avant de rejoindre le cours principale. Sous la surface, on voit des petites dizaines de boules de calcaire qui se sont formées avec le temps.

« On y est, dans les aqueducs souterrains qui alimentent Kiri et son système d’égout. » Je trempe les pieds dans l’eau, histoire de laver mes chaussures sales de cette expédition dans les égouts. « Normalement, il doit y avoir des salles de congélation. Il y a quelques artisans qui se sont installés à proximité du karez pour avoir de l’air frais et stocker de la glace toute l’année en utilisant des tunnels d’aération depuis la surface. Certaines doivent être abandonnées, ce serait un bon endroit pour se cacher : il fait frais toute l’année, eau potable à volonté, idéal pour des mômes. Surtout que personne n’ira les chercher dans le frigo de la cité. Qu’est-ce que tu en penses Anaï ? »
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Anaï Eyana
Anaï Eyana

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Mar 2 Aoû 2022 - 18:31
Une série de réflexion qui me laissent perplexe alors que l’on navigue entre rats et cafards, ces derniers me dégoûtant profondément et je suis phobique à l’idée de ramener leurs œufs chez moi, je m’en éloigne donc comme la peste.

Quelle horreur de penser qu’un clan de Shinobi du Feu a décidé de se spécialiser dans la maîtriser des insectes. J’ai envie d’apprendre à maîtriser le Katon juste pour purger absolument tout ce qui se trouve devant moi. Quand Fuso évoque l’architecture des égoûts et surtout le fait que selon les sections, l’atmosphère est différente, je reste plutôt de marbre. Passant pour une idiote cette fois, je préfère me contenter d’hausser les épaules et faire preuve d’humilité face à des savoirs qui me dépassent.

Eyana : « Wow, euh.. Eh bien j’ignorais tout cela, pour moi l’ensemble de l’égoût était en sale état… J’ignorais que ça servait également au filtrage de l’eau de pluie, je sais juste que tout se déverse à l’issue dans l’océan. »

On progresse un long moment dans le dédalle, on continue malgré le fait que je pensais plutôt à demi tour. On s’enfonce toujours plus profondément jusqu’à trouver des formations de calcaire, qui pour le coup, je suis capable de repérer aussi bien que ma camarade. Elle semble être excitée par sa traque, elle qui est habituellement si passive. Je laisse donc ma colocataire continuer ses explications et surtout, ce qu’elle trouve.

La mention des salles de congélation me laisse cependant perplexe, je ne suis pas vraiment sûre que les égoûts de la ville soit aussi avancés. Mais je rebondis d’abord en premier lieu surtout sur le fait qu’elle m’appelle depuis tout à l’heure par mon nom de famille.

Eyana : « Tu peux m’appeler Eyana tu sais, ça me perturbe quand on m’appelle par mon nom de famille. »

Je viens me porter à son niveau, esquivant toutes les flaques de saletés que je peux voir, pas très à l’aise à l’idée des insectes même si je suis capable de prendre sur moi. Une main sur la hanche, je me penche, examine le calcaire puis jette simplement un coup d’œil au loin.

Eyana : « Honnêtement, je ne sais pas trop, ça me semble être une possibilité, mais pour l’instant nous n’avons pas entendu de bruit. Si tu veux mon avis, je ne sais pas si les mioches ont pensé à tout cela eux même. »

Mais pas besoin d’être défaitiste, peut être que notre traque est en bon chemin et au pire, nous pourrons faire une boucle pour rejoindre les autres sections. Je me redresse et pointe mon doigt en direction de la zone dont elle parlait.

Eyana : « Mais ouvres la voie, je te fais confiance. »

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Mikami Fuso
Mikami Fuso

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Mar 2 Aoû 2022 - 19:34
« Ce n’est pas tant le filtrage de l’eau de pluie, plutôt que la récupération des eaux. Kiri était une ville de taille moyenne à la base, avant que ne vienne se greffer tout l’appareil d’État en la qualité du Kage, son entourage, les ninjas et leur logistique. Beaucoup de gens sont venus et il a fallu trouver de l’eau en masse. »

C’est la raison de ces tunnels souterrains qui très vite, deviennent propres, stériles même. Le calcaire finit par tout recouvrir, l’eau est limpide, je m’accroupis pour en prendre une petite gorgée : délicieux. Difficile d’y croire, quand on sait que quelques kilomètres plus bas, elle arrive à la mer toute sale, noircie par la crasse de Kiri à laver.

« Désolé, j’ai tendance à mélanger les noms dans le feu de l’action. »

On s’enfonce dans les parties propres de l’aqueduc souterrain, c’est un bref courant d’air froid qui nous indique que nous sommes sur la bonne route. Nous devons être à la limite de Kiri, là où travaillent les fabricants de glace et plus généralement, les boulots liés à l’eau pure, je ne serais pas étonnée qu’il y ait quelques mineurs au-dessus de nos têtes. »
On arrive dans des boyaux qui ont perdu en taille à cause des agglomérats de calcaire, mais qui laissent néanmoins une bonne aération. C’est un escalier blanchi qui laisse présager d’un de ces tertres abandonnés, à une époque où on y stockait de la glace pendant l’hiver en prévision de l’été.
J’ai un bon pressentiment, je commence à gentiment échauffer mes épaules, hache bien en main alors qu’on approche, je suis à peu près certaine que nous allons découvrir quelque chose, les mômes sont malins, mais ils oublient souvent que les adultes ont fait les bêtises qu’ils croient découvrir. Je me faufile sur la pointe du pied, tout en silence et en discrétion, malgré la lanterne qui trahit notre présence à des lieux à la ronde.
Puis on entre dans un de ces tertres.
Il y a un puis de lumière au-dessus, c’est la sortie, mais aussi l’issue par laquelle l’air chaud quitte le monticule destiné à protéger la glace des fortes températures. Et dans la salle ?

« Haha ! » Pleins de mômes dans des sacs de couchage et des tentes, les petits cons ont établi leur campement ici. « Vous êtes en état d’arrestation, tous ! »

Ils commencent à comprendre ce qui se passe, je lance ma hanche en travers du puis de lumière pour leur bloquer la voie.

« Dokuton, le souffle du… » Avant de joindre les mains pour cracher mon nuage de gaz poivré, je me retourne vers Eyana qui désapprouve cette décision, j’ignore s’il s’agit de la peur de se retrouver à nouveau gazer, ou alors le bien-être des enfants qui lui tient à cœur, mais je me retiens au dernier moment et ravale mon poivre. « D’accord. »

J’attrape par la gorge le voyou qui pensait pouvoir se faufiler devant-nous sans se faire prendre et le renvoi au milieu de la salle avec les autres. Tututu, j’ai marché deux heures dans des égouts dégueulasse de la place du marché, ce n’est pas pour être patiente. Il fallait y songer avant de devenir un voleur.
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Anaï Eyana
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Jeu 4 Aoû 2022 - 1:24


Nous continuons de nous faufiler à travers les couloirs sur la piste des gamins, piste que Fuso semble être entrain de suivre avec brio. A se demander si cette dernière n’a pas quelques talents futurs pour la sensorialité car le pistage semble être une seconde nature, contrairement à moi. Nos pas se succèdent jusqu’à mettre les pieds dans une pièce où se trouvent nos très chers délinquants. Lâchant un cri tel une méchante de parchemin illustré, nous voilâmes prêtes à l’action.

Eyana : « Code des lois de Kiri art 49-1. Le représentant de la loi peut, face à des actes de rébellion ou de volonté de soustraire à la justice, faire usage de toute la force qui lui semble nécessaire. »

Une pause terrible vient marquer l’énonciation terminale d’un futur et juste châtiment.

Eyana : « Nous sommes le bras armé de la justice Kirijine, est-ce qu’il y a des petits rebelles parmi vous ? »

Un grand et fin, mesurant pas loin d’1m70 avec des bras et jambes en brindille n’est pas stupéfait comme les autres, non contrairement à eux, il se dresse fièrement avec son amas d’acné sur le visage et ses cheveux bouclés graisseux.

Maigrelet : « C’est quoi ces ploucs ? J’me casse ! »


Et il vint soudain se diriger prestement en direction d’une voie de fuite, mais couvrant toutes les sorties, il n’y avait là que deux issues. Un corps à corps terrible ou une résolution prévention du problème.

Coq, tigre, chèvre…

*Encore à violenter des mioches ? On dirait Madoka…*

*Tais toi…*



Un pied qui vient taper le sol et une lame de vent qui vient faucher le genou du filiforme dans un craquement désagréable pour n’importe quelle oreille. Il tombe au sol en hurlant, alors que le morceau inférieur de sa jambe se balade dans tous les sens, profondément fracturé et coupé.

Maigrelet : « AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH mon genou !! Mon genou… ! »

Visiblement pas vraiment d’autres volontaires à tenter la façon frontale, mais l’un d’eux, se pensant indéniablement plus malin alors que les derniers venaient se mettre à genoux les mains sur la tête, vint éclater une bombe fumigène en plein dans la pièce.

Avec en bruit de fond les hurlements de son camarade, le son de la dispersion de la fumée et les cris de surprise d’une ensemble de protagonistes, assez rapidement, l’ensemble de la pièce venait se napper de fumée et aucun doute que les nous allions être handicapées pour se saisir de toutes leurs proies.

Eyana : « Putain… Ca peut jamais être simple. »

La vraie question était, allions-nous en laisser s’en échapper ? J’avais déjà envie de lancer une attaque de zone et de tous leurs fractures les os et les lacérer, mais peut être que Fuso était déjà entrain d’agir, pour éviter le pire.
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Mikami Fuso
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Jeu 4 Aoû 2022 - 9:58
Frustrée, c’est le terme qui me définit, alors qu’après avoir secoué la tête pour me dissuader de lancer du gaz lacrymogène en milieu confiné, Eyana se permet une lame de vent qui vient casser des genoux et péter des chevilles. Trop intimidés pour réagir, les mômes se mettent à genou au sol sans faire d’histoire, les mains derrière la tête.
Tous, sauf un qui claque une grenade fumigène dans la pièce pour essayer de se soustraire à notre autorité. Problème pour lui : balancer de la fumé dans un endroit confiné est aussi dangereux qu’inconscient. Alors que ses camarades se mettent à tousser, je fais signe à ma comparse de rester près de l’entrée et me dirige vers la sortie. En passant devant les enfants à genoux, je leur lâche ma plus belle engueulade.

« Vous restez là ! Si j’en surprends un debout, je le tarte jusqu’à ce que sa tête marche à ras du sol ! » avant de reprendre mon chemin vers la sortie supérieure.

Je monte les marches quatre par quatre et arrive devant le petit malin qui croyait pouvoir s’enfuir en ayant déployé un fumigène : il a un gros bleu au niveau du tibia et essaie désespérément d’ouvrir la porte malgré la hache plantée au travers.
Mauvaise idée : je l’attrape par l’oreille et le ramène en bas avec les autres. Je lui donne un coup de pied à l’arrière du genou et il tombe au sol avec un cri de douleur.

« Eyana, disperse le fumigène avec un coup de vent s’il te plaît. » Les fumées partiront via le puits d’aération et nous, nous verrons au clair.

Un instant plus tard, quand la situation s’est tassée et que la visibilité est revenu à un niveau acceptable, nous faisons le décompte des prisonniers : une petite dizaine de voyous, tous par terre à attendre sagement la suite des consignes. J’en profite pour fouiller dans leur petit campement pour trouver leur butin.

« Où sont les marchandises que vous avez volé ? » Pas de réponse, « où sont les marchandises ? » Toujours pas de réaction. « Cette nuit vous allez dormir dans les geôles de la cité, à vous de voir si vous voulez le faire avec du poivre plein le visage. »

Finalement, devant la menace, ils se décident à vendre la mèche et pointe du doigt une grande tente où ils entreposent leur magot. En m’aventurant à l’intérieur, quelle n’est pas ma surprise de voir quelques bijoux, des étoffes et que sais-je encore. Pour sûr, ils aiment les choses qui brillent et importuner les gens du quartier marchand.

« Eyana, va voir dans le pavillon, ils se sont faits plaisirs. » Seulement, ça ne s’arrête pas là, « on les amène à la police et on leur montre leur cache au trésor ? »
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Anaï Eyana
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Jeu 4 Aoû 2022 - 14:06
Un tirage d’oreille enfantin qui rappelait les violences exercées par des professeurs à la patience douteuse des milieux scolaires. Entre un coup de règle en bois sur le bout des doigts, synonyme d’un certain sadisme mais un goût certain pour l’éducation et la volonté de forger de bons citoyens. Un coup à l’arrière du genou, imposant une posture de soumission face à une autorité qui n’avait que faire des belles images pour le public. Il n’y avait que le résultat qui escomptait et la morale. Des enfants se rebelles face à la force publique, il n’était que naturel d’en subir une conséquence qui amènerait le délinquant à réfléchir à l’avenir.

En l’absence de peur de l’autorité et de la sanction, il n’y aucune contrainte à la récidive.

Le bruit d’une inspiration brève venait dénoter parmi les sanglots et les cris de douleur, suivi de hurlement alors qu’un vent chaud venait extraire de la pièce l’ensemble du fumigène. Au bout du souffle zéphyréen, la tatouée joignait index et pouce dans un mouvement rappelant cracheur de feu.

Un ton paternalisant, une œuvre de pression sur des individus dont la soumission est désormais imposée. Les pas feutrent entre des adolescents voyous fixant le sol avec des mains sur la tête alors que d’autres hurlent de douleur. L’Eisenin vient apposer sa main gauche avec une lueur violasse sur une plaie au genou qui fait partie des endroits les plus douloureux du corps humain. Une sensation de bien être vient remplacer la douleur alors qu’un régime métabolique intensif s’actionnent pour venir accomplir des semaines de travail en seulement quelques secondes.

Eyana : « Allez, c’est fini, par contre si tu retentes de t’enfuir, je te laisse avec le genou en vrac. »

Une menace qui s’impose sur un individu dans un état second, n’ayant plus la volonté de jouer avec des forces qui le dépassent. La sinistre réputation des Shinobis de la Brume sanglante avaient été provoquée, il n’y avait eu que retour de bâton.

Eyana : « Eh bien eh bien… Qu’avons-nous là. »

Dans une pièce annexe, un amas de marchandise entassé. La pièce était désuète, une bonne partie de ce qui avait été dérobé était toujours là, probablement que la bande n’était pas parvenue à trouver une source de recel à toutes ses rapines, se destinant à un malheureux syndrome d’entassement et à attendre que le butin soit moins chaud. Mais le besoin de se nourrir est immédiat, il ne saurait attendre.

Et malheureusement pour eux, l’exécutif était venu apposé sa poigne sur leur groupe avant même qu’ils ne puissent se dérober des plaintes des commerçants.

Eyana : « Tu as de quoi les attacher Fuso ? Il va falloir fouiller les lieux, histoire d’être sûr qu’on ne manque rien. »

Et un petit regard en direction d’une des évacuation d’humidité se trouvant au plafond.

Eyana : « Ni personne. »

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Mikami Fuso
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Jeu 4 Aoû 2022 - 14:46
« Si j’ai de quoi les attacher ? Sur moi, je n’ai rien, mais dans la tente, il y a des lambeaux de tissu, des lacets, quelques collets et même de la corde, il y a de quoi les restreindre. » Je reviens vite avec du matériel pour leur faire passer l’envie de s’enfuir. « Donne-moi le temps de les attacher, ensuite on fouillera en détail. »
Procédure classique : à genoux sur le sol, je pose un pied sur leurs chevilles pour dissuader la moindre tentative de résistance, ensuite on leur noue les mains derrière le dos, à hauteur des poignets. On réitère l’opération au niveau des chevilles. En attachant les voyous, je tâte le terrain en quête d’un éventuel fuyard.

« Combien êtes-vous ? » Ils sont dix, j’ai déjà compté.

Mais je veux voir si l’un d’eux, avec le stress, va vendre la mèche et révéler par accident qu’ils sont en sous-nombre. Celui que j’interroge, le grand maigre avec de l’acné, tarde à répondre, alors je serre plus fort les liens à hauteur des poignets et met mon poids sur ses chevilles.

« Tu peux nous le dire tout de suite, où tu peux passer la semaine en geôle. C’est à toi de décider.
-Nous sommes dix. »
Ce n’était pas si compliqué à admettre.

Je termine de ligoter les autres et écarte le pan des tentes de la pointe de ma hache. Je dénombre une dizaine de paillasses, autant de bols et de couvertures. Il semblerait que l’autre n’ait pas menti, quand bien même, le doute est permis : qui vole un œuf vole un bœuf, entre voler un collier et dissimuler la vérité, il y a moins d’un pas. Pour cette raison, je ne dis rien, essaie de justifier la présence d’un onzième luron, me met en quête d’un détail qui m’aurait échappé, mais rien.

« Eyana, on peut partir en fouille, mais je ne détecte aucune autre présence et je n’ai aucune raison de penser qu’il y a un fuyard. La gaine d’aération mène au sommet du monticule, mais il faut pouvoir l’atteindre. Sinon essaie de discuter avec eux pendant que je fais le tour du bâtiment. »
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Anaï Eyana
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Sam 6 Aoû 2022 - 16:13


Eyana : « Je t’en prie Fuso, fais le tour, je garde un œil sur eux. »

Les affaires étaient rassemblées en un point, pas de caches secrètes de découvertes ou d’invités surprises, non. Le Duo était parvenu à faire une prise plutôt propre en les attrapant dans un état de surprise totale. Et puis, ce n’était que des enfants visiblement plus déterminés dans leurs rapines que face à la Force Publique.

Un doigt sur un de ses sceaux et elle venait faire apparaître de la corde, se glissant dans le dos de chacun des enfants pour venir leur joindre les mains dans le dos afin de les attacher. Le cordage était ensuite resserré autour de leurs tailles pour empêcher toute utilisation des mains. Finalement, elle cerclait les deux chevilles tout en les liants entre elle par de la corde. Cela leur permettait de marcher, mais certainement pas de courir sans chuter.

C’était minutieux, mais ils étaient dix, elles n’étaient que deux, s’ils décidaient tout à coup de tous partir dans des directions différentes une fois en extérieur, cela se révélerait ingérable.

Malfaiteur : « Eh l’existence de ma génitrice tu ne m’attaches pas comme ça !! »


Eyana : « Fermes la ! »

Une gifle venait faire claquer sa joue et alors que le jeunot se préparait à râler de plus belle, un coup de coude dans la mâchoire le rappelait à l’ordre.

*Tu aimes ça la violence gratuite.*

*Gratuite non, il l’a mérité, mais heureusement que j’aime la violence, sinon je ne serais pas Ninja. Quel idiot fait le métier des armes sans aimer la violence ?*

Cette fois-ci, il ne revenait pas à la charge, laissant les liens venir coulisser et se fixer autour de ses poignets puis de ses chevilles. Le processus sur plus de dix personnes étaient tout de même long. Surtout avec la volonté de bien faire les choses. Une dernière corde était utilisée pour tous les liés entre eux, à la façon dont été auparavant géré le marché d’esclave de certaines îles de Mizu. Pas très digne pour eux de déambuler de la sorte dans la rue, mais c’était la façon la plus pratique de gérer le troupeau.

Eyana : « Tu trouves quelque chose de ton côté Fuso-San !? »

Un appel, comme pour avoir l’autorisation d’y aller et de se diriger auprès de la Kenpei. Avant que le Démon décide de nouveau de faire surface dans un esprit qui n’avait aujourd’hui pas plus de tolérance que cela pour lui. Pendant ce temps, la Céleste vérifiait et notait l'identité de chacun des enfants.

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Mikami Fuso
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Dim 7 Aoû 2022 - 11:56
« Je vais faire le tour, je reviens. »

Alors, je commence ma petite balade dans l’aqueduc souterrain, je visite quelques autres puits de froid pour m’assurer qu’il n’y a aucune autre habitation, puis inspecte les portes en quête de la moindre effraction.
Je suis toute seule dans le noir, avec pour unique source de lumière la lumière d’un globe bioluminescent dans ma main, j’ai un bref sursaut en me retournant au détour d’un couloir, malgré le bruit de l’eau qui s’écoule dans le karez, j’ai la sensation d’entendre des choses qui ne devraient pas être là. Courageuse mais pas téméraire, je marche vite durant mon inspection, jette un vague coup d’œil dans le dernier puits et ensuite, retourne au plus vite au campement. Je n’ai jamais aussi marché aussi vite en rentrant et quand je suis de retour, c’est pour assister à la correction d’un môme par Eyana.
En même temps, il ne faut pas être l’outil le plus affuté de la cabane pour insulter une représentante de l’ordre qui vous met les cordes autour des poignets. J’avais eu droit à un dragueur (peu) subtil qui m’avait sorti « vous attachez tous les hommes que vous rencontrez ? » alors que je restreignais ses mouvements.

« Non Eyana-san, seulement des ombres et des fantômes. Je vais juste faire un petit tour à hauteur des murs en quête d’une cavité dissimulée et j’arrive. » Je fais le tour de notre puits de froid qui double en tant que campement pour voyous.

Je tape à intervalle régulier du bout de ma hache dans la pierre, gentiment, négligemment, en quête d’un faux mur, d’un endroit qui sonne creux, plein, plein, plein. Cette routine continue et achève notre arrestation : dix tout pile, aucun resquilleur, aucun planqué, par contre, un débile léger dans le tas. Je me fends d’une remarque un brin acide.

« En voilà une classe sage comme une image, si seulement vous étiez comme ça tout le temps. Maintenant, à genou, correctement. » Que ça fasse mal, ils sont sur de la pierre, ils vont souffrir des rotules, mais il fallait y songer avant d’insulter ma comparse. « Sinon c’est le lacrymogène. » Très vite, les enfants commencent à se disputer, d’une part les collaborateurs qui sont les premiers à s’agenouiller comme on leur demande, de l’autre les récalcitrants qui pensent que je bluff.

Mais lorsque je joins les mains pour faire craquer mes poings, tous obtempèrent, persuadés que j’allais sortir le poivre. En réalité ce sont justes mes articulations qui ressentaient un besoin impérieux de faire du bruit. Je ne dis rien, me contente d’hausser les épaules et annonce mes résultats à Eyana.

« Aucune activité suspecte, on peut remonter. » J’attends qu’elle m’en donne l’ordre, puis on récupère notre caravane de chameaux entremêlés.

J’ouvre la voie, ma comparse referme la marche et on défile avec nos prisonniers dans les rues de Kiri vers la prison de la cité. Sur notre chemin, certains habitent haussent les sourcils en voyant des enfants attachés comme dans l’ancien temps. D’autres au contraire, esquissent des sourires en coin en voyant que justice a été faite, un aubergiste nous propose de nous offrir la boisson si nous passons dans son restaurant à l’occasion. Je m’attendais à ce que certains ressentent de la compassion envers ces enfants, mais quand les temps sont durs, les cœurs le deviennent très vite à leur tour.
C’est comme ça, mais ils auront tout le temps de méditer sur leurs erreurs en prison. Le geôlier de garde a un sourire lorsqu’il voit notre prise du jour. Heureux d’avoir une distraction durant sa veille, il se lève pour nous saluer avant de dégainer son trousseau de clef. On détache les enfants un par un et on les balance au trou avec la coopération d’un gardien trop heureux d’avoir du travail.

Quand je l’interpelle à ce sujet, il se contente d’un enthousiaste « j’étais sur le terrain, puis j’ai un pris un shuriken fuma dans le genou. »

Je veux bien croire qu’il soit aujourd’hui relégué à la surveillance de la prison.
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Anaï Eyana
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Dim 7 Aoû 2022 - 17:27
Une belle petite ligne qui avançait dans les rues de Kiri. Les regards étaient tous plus interrogateurs les uns que les autres. Nombreux étaient les citoyens se demandant la nécessité d’une telle mise en œuvre. A la queue-leu-leu, trottinant avec les deux pieds liés derrière la Céleste tout en se faisant pousser au derrière par l’Empoisonneuse. Certains râlaient, d’autres se taisaient. La certitude était que cela servait indéniablement de leçon.

Eyana : « Attention ! Ce sont des voleurs ! Laissez passer la bande de voleur ! »

Un amusement sans nom qui faisait bien sourire la Possédée. Elle restait dans son bon droit, comme avec la gifle, elle ne respectait juste pas la notion de présomption d’innocence. Mais c’était une idée des droits de la défense qui était bien inconnu à la cité de la Brume Sanglante. Et ici, la population partait du principe que si une personne était arrêtée, ce n’était sûrement pas par hasard et ne songeait pas une seule seconde à prendre le partie de l’auteur du crime.

Un mode de pensée adapté à une société saine.

Une fois au poste de la Kenpei, le Géôlier partageant ses expériences avec Fuso, il était curieux de voir sortir d’une arrière salle un homme connu des deux Genins. Un homme au caractère maussade et des chevilles à faire éclater les cordes autour des pieds des prisonniers.

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Sango, Marin d'expérience de Kiri

Sango :
« Ah, c’est vous les jeunes, ahlalala, à mon époque, les anciens, ils n’auraient jamais fait toute cette mascarade, les criminels filaient droit. Et maintenant les jeunes prennent ce genre d’initiative, je te jure Mario, quelle histoire, et ils savent plus prendre exemple, le respect des anciens est mort. »

Sango passait alors, comme chez lui, entre les criminels et leur faisait la moral à tour de rôle, comme s’il était dans son bon droit. Se contentant de l’ignorer platement, Eyana venait simplement remplir le registre des geôles avec l’identité de chacun avant d’aller les placer les uns après les autres en cellule.

Eyana : « Si c’est bon pour vous, ça l’est pour nous, nous avons un rapport à faire. »

Le Géôlier vérifiait une dernière fois l’ensemble des informations notées puis hochait la tête. Il était temps pour les deux jeunes femmes de retourner voir leur ami favoris du Palais de la Brume :

Toma le Chûnin.
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