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Etude du poison [Mikami Fuso]

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Anaï Eyana
Anaï Eyana

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Dim 17 Avr 2022 - 1:14
C’était une journée ensoleillée, il n’était pas totalement tôt. Environ dix heures quand je quittais mon petit chez moi pour me rendre à mon lieu de rendez-vous du jour. J’avais revêtu mon justaucorps noir qui me recouvrais entièrement le torse et les bras, venant former au niveau de mon entrejambe une voute suggestive que je recouvrais, par pudeur tout de même, avec un short. C’était ma tenue de jeune étudiante en médecine Ninja. Elle était plus professionnelle que ma tenue de combattante où j’avais les tétons à l’air que l’on me reprochait tant. Bizarrement c’était vraiment le genre de remarque que l’on ne faisait qu’aux femmes.

Mon rendez vous du jour était à l’hôpital, non pas pour effectuer des soins ou m’entraîner au contrôle de mon Chakra mais au laboratoire où j’avais pu obtenir un créneau en compagnie de ma copine Mikami Fuso. Elle avait suggéré que l’on se penche sur l’étude du poison à deux, moi pour le côté médical et elle pour le côté combat. J’avais trouvé la suggestion excellente et avais donc rapidement pris attache avec le labo de l’hôpital pour obtenir un créneau où nous pouvions procéder à des expérimentations dans les règles et en ayant accès à leur bibliothèque.

Je n’étais visiblement pas la première à arriver sur place. Il faut dire que je m’étais levée un peu tard. Je voyais Fuso dans sa bulle aux alentours de l’hôpital, je m’approchais d’elle et du banc sur lequel elle était installée pour venir la saluer.

Eyana : « J’espère que je ne t’ai pas trop faite attendre, j’avais deux trois à régler ce matin en administratif. C’est vrai qu’on n’avait pas convenu d’heure mais de toute façon le laboratoire n’ouvre pas ses portes avant dix heures. Contrairement à l’hôpital qui est tout le temps ouvert, les laborantins eux, ont des horaires de bureaux. C’est comme le secrétariat de l’Académie Ninja, t’as déjà tenté de t’y rendre ? Quelle horreur, ils sont ouverts 30 mins par jour et pendant ces trente minutes, bah en fait ils sont en pause ! Et dire que je paye des taxes pour ça. »

Je divaguais un peu, mais j’étais en forme aujourd’hui et puis Fuso était quelqu’un avec qui je me sentais d’être naturelle. Si Misaki et Namue instaurait une barrière évidente entre elle et moi, je sentais que ce n’était pas le cas avec la pratiquante du Dokuton.

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Mikami Fuso
Mikami Fuso

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Dim 17 Avr 2022 - 1:48
Bouquine plus ! BOUQUINE PLUS VITE !
C’est fort sympathique de ta part Fuso d’être une gentille fille qui propose d’entraîner au poison, mais il y a une différence entre la pratique innée et la théorie à expliquer à une néophyte chevronnée. Alors, en attendant de trouver les bons mots et d’être Fuso la maîtresse des vents empoisonnés, il faut se donner les moyens d’être une vraie spécialiste du dokuton et ça passe par potasser des documents. Sauf que le dokuton est une spécialité de niche qui n’existe quasiment pas à Kiri bordel ! Du coup ma chère, Fuso, tu en es réduite à lire un vieux parchemin trouvé dans la bibliothèque de l’hôpital par l’un des rares péglands qui maîtrise le dokuton à Kiri et encore, quand Kiri était une petite ville pas encore capitale.
Il faut vraiment que je maîtrise les bases.
Sinon Eyana va me…
J’ai un sursaut lorsqu’elle m’adresse la parole, alors que je finis de lire la conclusion, assise sur un banc de l’hôpital. Heureusement, elle enchaîne sur un sujet qui nous est familier à toutes les deux.

« L’académie et son secrétariat c’était un truc de salopard, même quand ils ouvraient ils n’étaient pas là. Je me souviens, j’apportais du chocolat aux responsables des inscriptions aux cours pour me les mettre dans la poche. J’ai plus claqué en frais de chocolats qu’en frais de kunaïs durant ma scolarité, tu m’étonnes que mon père m’entraînait à la maison quand j’étais petite. Il avait envie d’économiser sa solde pour plus utile que du chocolat. » Je deviens un peu médisante, mais il faut que ça sorte. « Surtout la mémé en kimono qui sirotait son thé au fruit rouge. La demi-heure commence, elle a besoin de sa boisson chaude et il ne faut surtout pas l’interrompre pendant qu’elle consomme, sinon elle s’énerve. Heureusement que c’est loin derrière-nous tout ça. » J’ai un soupir. « Ça fait du bien de ruminer un peu. » Je lui fais signe de me suivre. « Suis-moi. »

Nous n’allons pas aux labos, il est encore un peu tôt pour ça : quitte à être en avance, je vais lui montrer la pratique du dokuton en profitant de la cour intérieure de l’hôpital qui est vide à cette heure-ci. Je me fends d’une petite explication pour éviter de ne trop la perdre : le poison a un aspect pratique et un aspect théorique qu’il convient de bien séparer. Si je maîtrise le concret, j’ai plus de mal avec l’abstrait.

« Je t’emmène d’abord dans la cour intérieure de l’hôpital, là où les laborantins font leurs expériences à ciel ouvert. Le dokuton est parfois assez complexe au niveau de l’abstraction, alors d’abord, je préfère faire une petite démonstration concrète avant d’attaquer les explications plus académiques. »

Une fois que nous sommes arrivées, je pose mon sac à dos au sol et en sort quelques serviettes et torchons, de l’eau, du savon.

« C’est pour se nettoyer au cas où ça dérape. Le dokuton est parfois salissant. » Je prends une inspiration, soyons pédagogue. « Pour simplifier : le dokuton est connu pour se découper en trois grandes familles d’application. Les liquides, les visqueux et les gaz. C’est un raccourci assez populaire, mais qu’il convient de détailler un peu. Dans les liquides tu retrouves aussi bien des compositions aqueuses qu’huileuses. Cela paraît stupide, mais si tu essaies de te débarrasser d’un poison huileux en versant de l’eau dessus, tu auras besoin d’une cascade. Je vais te montrer un exemple. » Je lève un doigt, je me concentre un peu et crache sur le revers de ma main un extrait de ma respiration lacrymogène, le gaz se condense sur ma peau et devient liquide. Je lui tends avec délicatesse pour éviter qu’elle ne s’intoxique avec. « C’est le produit que tu as respiré durant notre entraînement aux esquives. C’est un irritant, la vapeur d’eau que j’expire qui se transforme en substance irritante. Elle rentre dans les pores de la peau pour brûler les muqueuses. Tu auras beau te rincer avec de l’eau ça ne partira pas, par contre si tu te verses du lait sur le visage, le poison sera neutralisé en un instant. » Je me suis un peu égarée avec mon exemple.

Je m’éclaircis la voix avant de reprendre, plus simplement.

« Dans les trois grandes familles de poisons innés, tu retrouves des sous catégories qui ont chacune leur spécificité d’application. Les liquides sont souvent aqueux ou huileux, les gaz peuvent être des vapeurs, mais aussi des particules en suspension dans l’air, à la manière d’un sac de farine renversé. Les produits visqueux sont quasiment toujours des liquides, avec un liant. Tu vois où je veux en venir ? »
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Anaï Eyana
Anaï Eyana

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Dim 17 Avr 2022 - 13:47
Je pouffais de rire aux quelques remarques sur le Secrétariat de Fuso, je savais qu’on expérimentait tous la même chose et les secrétaires de l’Académie devait faire partie du Top 10 des personnes les plus détestés des élèves Ninja. C’est là que l’on se rends compte qu’on était tout de même vraiment traité comme de la merde négligeable pendant notre scolarité.

Eyana : « Je vois très bien de qui tu parles, j’ai plus son nom mais dès fois elle prenait la demi heure à boire son thé et avait à peine écrit une ligne, par contre elle le terminait fissa pour annoncer la fermeture et virer la ligne de dix personnes entrain d’attendre. « Revenez demain ! » qu’elle disait. »

Je m’en allais ensuite la suivre dans la cour intérieure de l’hôpital en commentant quelque peu le fait que nous n’allions pas directement au labo. C’est vrai qu’il était encore tôt.

Eyana : « Ca évitera de faire les pressants qui toque à la porte dès l’heure d’ouverture. Et puis j’ai toujours préféré me faire attendre un peu. »

Je disais cela alors que j’avais potentiellement déjà fait attendre Fuso un moment, Enfin…

Je l’écoutais ensuite me présenter les différents poisons. Je me collais en tailleurs face à elle en regardant un peu autour de nous tout de même que personne ne nous pense entrain de faire une consommation étrange ou autre expérimentation illégale autour de l’hôpital. On pouvait être prise pour les consommatrices de produit que l’autre malade d’empoisonneur produisait dans sa cave avec Fuso qui avait un truc sur sa main comme ça. Je me reconcentrais et surtout, je venais m’attacher les cheveux en chignon en voyant que ça allait être potentiellement salissant. S’il y avait bien un truc chiant à nettoyer, c’était les cheveux.

Eyana : « Et le vent dans tout cela ? Contre les gaz comme les liquides, le Fûton a toujours été une bonne solution pour les repousser, à condition de concentrer suffisamment d’énergie évidemment, je ne parle pas d’une simple bourrasque. »

Je m’inquiétais avant tout de ma santé dans toute cette histoire. Si jamais un jour prochaine je me retrouvais face aux forces du Ningen ou un Pirate utilisateur de cet art, je voulais la façon la plus optimale de pouvoir m’en défendre, du moins tant que je n’étais pas capable d’utiliser l’Iroujutsu en combat. Je venais ensuite répondre à sa question sur les différents types de poisons.

Eyana : « Je suppose qu’une huile va être plus lourde et donc peut être plus lente mais plus dur à se défaire. Elle pourrait également être appliquée sur une arme, surtout une huile empoisonnée. Les particules seraient plus lourde, donc plus longue à se dissiper, mais aussi plus longue à s’appliquer en quelque sorte, une façon parfaite de rendre un terrain impraticable ou pour mener un adversaire dans un piège. Le Visqueux, je suppose que tu peux en faire des liens pour emprisonner quelqu’un par exemple ? Ou encore le gluer, le coller, ou en faire presque un liquide avec une forme de solidité comme une pâte ou je fais fausse route ? Ca doit être les plus chiant pour s’en débarasser. »

Je n’étais pas sûre pour la partie visqueuse, j’avais déjà vu des Ninjas utiliser le Suiton pour faire quelque chose de similaire, mais je savais aussi que les techniques de double nature étaient impossibles donc Suiton et Dokuton n’était pas quelque chose de cumulable entre eux. Je laisserais la spécialiste me répondre, j’enchaîner sur ce que je connaissais un peu, la Médecin Ninja.

Eyana : « Pour l’appliquer à l’Irou, je suppose qu’en cas d’empoisonnement interne, un sceau de purification du corps peut faire parfaitement l’affaire. Par contre pour ce qui est en suspension dans l’air, je suppose qu’il faudrait utiliser du Chakra Irou pour protéger ses voies respiratoires, ses yeux, les pores de sa peau, bref quelque chose qui permet d’empêcher toute forme de pénétration. J’ai déjà quelque chose de similaire mais en chakra neutre pour protéger les voies respiratoires. Les Chakra Irou a aussi la capacité de retirer toute forme de poison donc même un liquide ou une huile extérieure je suppose, j’aimerais bien m’y entraîner aujourd’hui. »

C’était aussi pour moi, à travers ces expérimentations, l’occasion surtout de parfaire ma connaissance de la Médecine Ninja suite à mon stage en Hôpital qui n’avait pas été suffisant pour réellement devenir compétente. Cela n’avait été que de la découverte.




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Mikami Fuso
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Dim 17 Avr 2022 - 15:09
« Le vent ? » Le vent est une variable assez difficile à prédire. « C’est difficile de prédire comment le vent peut faire réagir les nuages. Bien sûr, tu peux réussir à le disperser si tu y mets assez d’énergie, mais il ne faut pas oublier qu’en fonction du poison, tu ne fais que le disperser justement. Si tu as affaire à un nuage très concentré de produits corrosifs, tu risques d’augmenter sa zone d’effet au détriment de sa capacité à blesser. Je te laisse imaginer le plaisir que de se battre dans un environnement où tes yeux piquent et où chaque inspiration est une souffrance. De même, si tu ne prends pas garde, tu vas simplement repousser plus loin le problème. Si on repousse mes nuages empoisonnés et que je n’ai aucune obligation de tenir la position, je peux juste me repositionner là où on a foutu mes brumes toxiques. » C’est bête, mais ça marche, pour en terminer sur le rapport entre fûton et poison, je me permets une simple remarque : « c’est tout à fait viable d’utiliser le vent pour se frayer un chemin. Mais fait attention aux dommages collatéraux, de même, si tu génères une tornade au milieu d’un nuage empoisonné, il y a des chances que tu te prennes des faibles doses du poison même à moyenne distance. En règle général, sauf si tu as l’antidote, considère que le poison restera dans la zone, d’une manière ou d’une autre. »

Je réfléchis à ses paroles sur les huiles et les produits visqueux en général, elle tape dans le mille, néanmoins, par conscience professionnelle, j’apporte quelques précisions à ses mots.

« Tu as raison pour les huiles et les visqueux en général, néanmoins il réside un autre intérêt dans ces produits qui sont tout simplement leur permanence toute relative. Quand tu tires du poison, c’est rarement sur des gens tout nus, plutôt avec des fringues sèches qui se gorgent des liquides. Ce qui peut poser de sérieux problèmes de contamination : si tes fringues sont empoisonnées, tu auras beau sortir de la zone d’attaque de ton adversaire, tu auras quand même le produit sur tes vêtements. Si c’est du matériel corrosif, tu vas au-devant de gros problèmes. » Quant aux armes visqueuses en général : « J’ai peu travaillé avec le visqueux, mais il soulève des problématiques similaire, voire plus grave. Un produit visqueux te colle à la peau, donc tu auras besoin d’activement t’en débarrasser. Contrairement au feu où à l’eau, c’est un produit chimique actif qui colle. Si tu as des victimes de dokuton, prépare-toi à ce que leurs fringues soient toxiques. » J’en ai fait les frais.

Ce n’est pas drôle quand on expérimente un tout nouveau poison et qu’on s’en fout pleins les fringues. Surtout quand on doit interagir avec d’autres gens ensuite.

« Quant aux techniques médicales, c’est un bon moyen de s’en prémunir oui. Si tu veux t’entraîner il est tout à fait possible de le faire aujourd’hui. Mais attention pour la médecine : si je suis immunisée à mes produits, je sais que s’en prémunir durant un combat tout entier est plus difficile qu’il n’y paraît. Enfin bon, » il faut bien s’entraîner.

J’attrape un torchon, concentre mon chakra et crache dessus une bonne dose d’huile lacrymogène, même si je suis immunisée aux effets, en sentant le produit j’ai une grimace d’inconfort. Je sais qu’on ne tire pas la langue, mais cet arôme de produit chimique m’incommode vraiment, j’ai l’impression d’être dans une tannerie.
Je tends le torchon à Eyana.

« Quand tu es prête, tu le prends, tu te le frottes sur le visage où une partie du corps. Tu verras déjà que sans protection, se débarrasser de ça n’est pas une partie de plaisir. La première fois, je me suis frottée pendant une heure sous le bain avant que ça ne parte un peu. »
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Anaï Eyana
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Dim 17 Avr 2022 - 16:04
Le Dokuton était donc une discipline particulière car il n’y avait pas de solution miracle permanente et c’est à ce moment précis que je réalisais la léthalité potentielle que Fuso pouvait avoir si elle développait ses capacités. Elle était encore une Ninja de faible puissance, mais même à un niveau moyen, elle pourrait sans mal devenir un soutien ou une arme extrêmement puissante. Nous étions diamétralement opposées dans nos modes de combats, mais nous étions tout deux des outils à doubles tranches extrêmement efficace. J’affichais un petit sourire face à cette constatation. Je n’osais imaginer le genre de dégâts massifs qu’elle pouvait causer à pleine puissance en cas de guerre. Le Dokuton avait cet aspect terrifiant de menace potentiellement invisible.

Je réfléchissais à l’étude de l’extraction de poison que j’avais reçu à l’hôpital et les façons de faire que j’avais pu voir. Je n’étais pas totalement capable de le faire sur de vrais poisons. Mais là, le Lacrymogène était un gaz de faible puissance, quelque chose qui attaquait le corps de façon un peu globale. La peau irritait et se morcelait, les yeux se mettait à pleurer et évacuer ce nocif, les poumons se nécrosaient l’évacuer aussi à sa manière. Aucun dégâts permanent, le corps parvenait, avec le temps, à le neutraliser par lui-même, contrairement à beaucoup de poison. Je pouvais donc tenter de simplement renforcer cette réaction au niveau cellulaire.

Je réfléchissais aux Mudras qui pouvait convenir pour une telle technique, laissant quelque peu la Mikami en attente avec son torchon. Dragon, Rat devait être le bon enchaînement pour concentrer le Chakra médical dans tout le corps puis utiliser le Rat pour venir affecter une zone précise et renforcer l’effet déjà naturel.

Je venais réaliser quelques tentatives de la technique avant de me confronter au poison. J’avais l’idée globale et j’étais hors du stress d’un combat, donc je pouvais m’y concentrer et puis il fallait que je ressente l’effet du poison également. Je prenais donc finalement le chiffon de Mikami et venait m’appliquer le tissu pleinement sur le visage.

Au début, aucun effet, mais assez rapidement, je venais à avoir les yeux qui commencent à cligner et à pleurer. Je sens mon visage devenir brûlant et ayant pris une bonne respiration du tissu, je me sens forcée de tousser. Ma vision devient trouble au bout d’à peine une minute tellement que je pleure et que je suis incapable de ne pas cligner des yeux. La douleur, elle aussi, est incapacitante.

Eyana : « Et là il faut surtout pas que je… »

Je lâche une grosse toux tout en pleurant toutes les larmes de mon corps.

Eyana : « Que je me touche les yeux je suppose, putain ça brûle même la peau. »

Pour venir essayer ma technique de purification de poison, je viens effectuer le mudra du dragon puis du rat et j’essaye de me concentrer à la purification de mon visage qui est touché par le poison inoffensif pour ma santé mais sévèrement incapacité.

Fuso peut voir que mon Chakra médical n’est pas de couleur verte mais violette, comme si la nature était complètement différente. Et rapidement, dans une façon très peu gracieuse, je me retouve à pleurer toutes les larmes de mon corps, dans une fontaine surnaturelle et à cracher de ma bouche un épais gaz blanc, inoffensif mais qui représente le rejet du gaz lacrymogène par corps. Après seulement quelques secondes, je ne semble plus souffrir du moindre effet.

Eyana : « C’est dégueulasse… Mais ça marche. »

J’avais par contre la tronche et les yeux complètement rouge.
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Mikami Fuso
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Dim 17 Avr 2022 - 17:48
Eyana se concentre et un instant plus tard, je perds mon sourire en voyant la réaction et son chakra violet. Elle pleure des grosses gouttes noires de charbon avant de souffler un gaz blanc dense, trouble et lourd, qui flotte avant de se disperser dans l’atmosphère. C’est une manière comme une autre d’évacuer le lacrymo, même si c’est assez barbare et violent. J’ai un hochement de tête, songeuse à une meilleure façon de faire, mais rien ne vient. Néanmoins, on va changer de produit pour des raisons de propreté et de confort.

« Le poison nécessite de garder la tête froide en permanence, c’est très difficile de s’y faire mais on s’y habitue. De toute manière, tu as plusieurs manières de résoudre un poison : l’antidote, mais tu peux aussi contrecarrer les effets qu’il produit. » Je me concentre un peu et purge le torchon du lacrymogène, le faisant disparaître de manière incolore et inodore. « Je vais te montrer un exemple plus extrême. » Je me concentre un petit peu, très vite un anti coagulant et en train de suinter par les pores de ma peau, directement dans le tissu. « Prenons le torchon, il est gorgé d’essence d’écorce de saule. Autrement dit, de l’aspirine sous forme extrêmement concentrée. Si tu sniffes un grand coup le torchon, tu vas avoir un violent saignement de nez. Dit-toi que j’ai développé cette technique quand je vivais encore avec mon père, dans les îles les plus reculées du pays. Je m’en servais pour égorger les porcs : en quelques secondes, ils se vident de leur sang avec ça. »

Je lui tends le tissu.

« Bien sûr, tu peux essayer de trouver un antidote à l’instant avec ce poison. Mais tu peux aussi refermer les muqueuses du nez qui se sont ouvertes. Les deux solutions se valent. L’astuce pratique, pour se débarrasser de la plupart des poisons est de mettre de la distance et de se protéger. Ça paraît stupide, mais si t’enroules un foulard rempli de vinaigre sur le nez, certains de mes nuages toxiques ne fonctionneront quasiment plus, ils réagiront avec le vinaigre et pas avec tes poumons. »

Une fois qu’elle l’a prise en main, je sors aussi une bouteille de lait de mon sac.

« Ça te sera utile pour le lacrymo, ça évitera que ta gorge ne reste enflammée toute la journée. Une fois que tu auras testé l’anti coagulant, je pense que nous pourrons aller au labo, ils seront ouverts je pense. »
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Dim 17 Avr 2022 - 18:16
Pour l’anticoagulant, il fallait uniquement extraire le poison pour enlever son effet puis générer un effet de régénération cellulaire pour venir annihiler les dommages du poison sur le corps. Quand elle m’en parlait, j’étais donc plus confiante dans ma capacité à le gérer que par le lacrymogène précédent. C’était quelque chose que je connaissais et cernait.

Mon Chakra violet lui, par contre, provenait de la source même de mon Iroujutsu. Si la couleur verte habituelle provenait de la volonté d’aider les autres des Eisenins, mon approche de l’Irou était axée sur ma volonté pure de devenir plus puissante. C’était un Chakra de détermination qui provoquait une régénération cellulaire, qui expulsait les poisons de mon corps ou encore qui me permettait d’obtenir une force complètement surnaturelle sans passer par les Portes Célestes. Ce fait et cette couleur avait par ailleurs largement surpris mes instructeurs à l’hôpital qui essayait de m’enseigner la méthode classique de la recherche du Chakra Irou avant de comprendre que je n’en avais absolument rien à faire des autres et que je voyais tout le monde que comme un outil. Sauf peut être mes proches mais ce n’était pas le cas de grand monde pour le moment.

J’écoutais Fuso et je venais m’empoisonner de nouveau volontaire et je sentais en effet rapidement que je commençais à me vider de mon sang. Si le flux pouvait sembler rapide, cela restait par les canaux du nez et il allait falloir du temps avant de perdre ne serait-ce qu’un demi litre de sang.

Je me concentrais donc je venais exécuter quelques mudras. La Chèvre, le Rat, le Dragon puis finalement le Chien. Cela faisait apparaître un Sceau dans ma main gauche. Je reproduisais deux autres Mudra ensuite le Coq et la Chèvre et tendait ma main, désormais couverte d’une aura violette vers mon nez et venait en extraire très lentement le poison qui me causait la perte de sang.

L’Irou demandait une concentration extrême, un dosage précis du Chakra, ce n’était pas là l’œuvre d’un simple Jutsu que l’on expulse ou génère, c’était du millimétrage, du travail de laboratoire avec une petite pipette dont le mauvais dosage pouvait avoir des conséquences désastreuses. Etant encore débutante, cela me demandait encore beaucoup de temps et surtout, beaucoup de concentration, je ne savais rien faire d’autre en même temps et certainement pas l’utiliser en combat.

Une fois le poison extrait, je venais ensuite m’apposer le sceau de Soin sur mon corps et réalisait le mudra de la chèvre pour l’activer. Cela lançait la régénération cellulaire dans mon corps et assez vite, le sang de mon nez arrêtait de couler et je réouvrais à nouveau les yeux. J’appréciais particulièrement l’usage de l’Irou par le Fûinjutsu car cela permettait d’affecter le corps en entier par le biais du sceau plutôt que de faire du localisé comme à travers l’usage classique du Ninjutsu.

Eyana : « Je suis satisfaite, ma maîtrise des techniques médicales Ninja s’améliore, je n’arrive à faire que des effets mineurs, mais au moins, je ne me plante pas. Je sais que je ne suis pas en situation de stress, que j’ai tout mon temps, mais je suppose qu’il faut commencer par là. Et si on allait au laboratoire maintenant ? »

Je ne faisais que rebondir sur son invitation précédente, mais je voulais être sûre qu’elle n’avait rien d’autre à essayer.




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Lun 18 Avr 2022 - 0:34
J’ai un hochement de tête en voyant Eyana dominer le poison sans perdre son calme ni ses moyens. Il faut admettre que souvent, les gens paniquent moins à l’idée de saigner du nez que d’être aspergé d’irritant. Elle me détaille un petit peu son ressenti et son expérience, avant de suggérer le laboratoire, comme mentionné précédemment. Je récupère mes affaires et on monte dans l’hôpital, j’en profite pour lui donner un petit avant-goût de la théorie.

« Le poison, dans son essence, est simplement de la chimie. Imagine de la cuisine : chaque ingrédient à son usage, la farine pour épaissir, le beurre pour donner du moelleux et du gras, le sucre pour donner bon goût, le sel pour rehausser. Le poison est assez proche dans son approche des choses : souvent chaque élément à son propre effet et interagit plus ou moins bien avec son environnement global. En conclusion, en cuisine comme en poison, si tu ne sais pas ce que tu fais, tu risques d’avoir une déception à la fin. »

Nous arrivons au laboratoire, dans l’une des ailes fraichement rénovée : paillasse, feu, matériel médical, étagères de produits médicaux, il y a tout ce qu’il faut pour s’entraîner. On nous a laissé une grande salle pour nous exercer et pourtant, en rentrant, c’est avec surprise que nous découvrons une femme déjà présente sur place.
Grande femme borgne aux cheveux gris et avec un cache-œil, le regard bleu, de délicats traits toujours restés de marbres, figés dans une moue renfrognée. De carrure athlétique sans être une armoire à glace, elle nous observe en silence, surprise qu’on l’interrompe durant ses travaux. Néanmoins elle ne s’en offusque pas et nous salue d’un signe de tête, un peu mal à l’aise. Quant à moi, c’est avec nostalgie que je me souviens d’elle : c’était l’une de nos profs à l’académie. Eyana doit la reconnaître elle aussi. C’était l’une des intervenantes régulière, la spécialiste des poisons, mais plus généralement des fournitures médicales, de la sensorialité, du fuinjutsu. Une spécialiste de ce qu’elle appelle de son propre aveu « la subtilité ninja ».
Je m’incline bien bas.

« Madame Ikema.
-Appelle-moi Miki, comme tout le monde. » Elle a un regard vers Eyana. « S’il te plaît, ne fait pas comme ta binôme et ne me donne pas du madame. Qu’est-ce que vous faites ici d’ailleurs ?
-Nous sommes venus pour étudier les poisons, je dois expliquer les bases à ma camarade, madame. » Miki a un roulement d’yeux au plafond.
« Soit, j’étais venu tester quelques produits sur les souris qui sont élevés dans le labo à des fins de test. Si vous entendez des bruits étranges c’est normal, je fais mes petites expériences dans mon coin. N’hésite pas à vous servir du reste de la salle et à discuter à voix haute, si vous voulez des précisions je me tiens à votre disposition.
-Vous pouvez m’apprendre…
-Non. » Grince l’experte du dokuton d’un ton catégorique. « Les souris d’abord, sauf si tu veux tester ma dernière composition neurotoxique. » Je secoue la tête. « Alors j’ai du boulot. » Je pince les lèvres.

Miki est toujours aussi sèche. Je me tourne vers Eyana.

« Qu’est-ce que tu veux aborder en premier ? La science derrière les intoxications ? Ou alors, les antidotes possibles ? »
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Anaï Eyana
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Lun 18 Avr 2022 - 7:35


Nous pénétrâmes à l’intérieur de l’Hôpital de Kiri sous la garde solide des Kaguyas. Plus précisément dans l’aile des laboratoires de recherche. Ici, les sections étaient nombreuses, certaines destinées à l’analyse biologique, d’autres aux salles de culture ou encore une section psychiatrique, se concentrant sur les maladies de l’esprit et c’est d’ailleurs là que ce trouvait une des petites antennes que j’avais moi-même organisé avec une certaine Haku, afin d’étudier le stress post traumatique subit par les vétérans des dernières escarmouches majeures. Je me demandais ce qu’advenait la jeune Genin assimilatrice, cela faisait un moment que je ne l’avais pas croisé maintenant que j’y pensais.

Je me laissais guider par Fuso qui semblait connaître les lieux aussi bien que moi jusqu’à ce que nous tombions sur la salle d’expérimentation D7 qui nous avaient été réservé pour la journée avec sa bibliothèque concernant les poisons. A l’intérieur cependant, il y avait déjà quelqu’un à l’intérieur. L’une de nos professeurs de l’Académie qui traitait à l’époque les poisons, l’irou, la sensorialité et le Fûinjutsu. Une certaine Ikema. Je n’avais pas spécialement de bonnes notes dans ces domaines à l’époque, j’étais même carrément mauvaise en concentration du Chakra et d’autant plus en Fûinjutsu ! Si seulement on pouvait deviner que j’en deviendrais une véritable spécialiste à terme ! C’est comme si un Ninja ne parvenant pas à faire un Bushin No Jutsu en venait à se spécialiser dans le Multiclonage. Quelle ironie cela serait et pourtant c’était exactement ce que je représentais.

Je n’appréciais par contre pas sa présence ni son ton et si Fuso était quelqu’un de respectueuse envers ses ainés, j’étais plutôt orientée sur l’égalité et le respect des procédures.

Eyana : « Madame Ikema. Je.. »

Rouspétant, elle vient me couper la parole pour venir se plaindre.0

Ikema : « Mais je vous ai dis d’arrê… »

Je lui coupe alors la parole à mon tour, d’un ton sec, assuré et extrêmement détaché. Il était temps de lui faire comprendre surtout que nous n’étions plus ses élèves. Elle avait beau être Jônin et nous simplement Genin, nous étions ici dans notre bon droit.

Eyana : « Je parle. Madame Ikema, cette salle de laboratoire nous est réservée. Nous voulons bien tolérer votre présence mais merci de ne plus nous perturber sinon je vais devoir vous demander de partir. Est-ce clair ? »

Elle ne bougeait plus devant son expérimentation, cessant ses manipulations et écarquillait les yeux. Cette fois ci, elle ne râlait plus mais venait carrément être abasourdie.

Ikema : « Mais.. Comment est-ce que tu oses… »


Je la voyais se tourner vers moi, poser son regard dans mes deux mirettes bleus glaces et hésiter l’espace d’un instant, réalisant qu’elle était en effet en tord procéduralement et que si elle faisait un scandale, elle n’allait certainement pas gagner. Encore moins avec les Kaguyas qui avaient repris le dessus et ma relation actuelle avec le Clan.

Ikema : « Hmpf.. Je vais me faire discrète. »

J’hochais la tête dans sa direction et je concluais simplement brièvement la conversation avec elle.

Eyana : « Bien. »

Aucun doute qu’elle allait s’en souvenir, tant mieux, j’y comptais bien. Ce n’était pas là un manque de respect envers la hiérarchie mais une simple mise au point sur la nécessité de faire comprendre que le règlement est pour tout le monde et que nous lui faisions déjà une faveur en lui permettant de rester.

Je reportais ensuite mon attention vers Fuso et sa dernière question concernant le point que nous allions aborder en premier. Et pour lui répondre, j’allais vers la Bibliothèque et je commençais à chercher un premier ouvrage que je venais ensuite poser sur la paillasse d’expérimentation. On pouvait y lire : Principes généraux de Chimie appliquée sur le corps humain.

Eyana : « Je pense que la science derrière les intoxications peut être un meilleur point de départ, j’ai vraiment besoin d’accroitre ma connaissance des poisons et surtout comment utiliser l’Iroujutsu pour les contrer. »




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Lun 18 Avr 2022 - 22:24
J’écoute attentivement l’échange tendu entre les deux femmes, un peu mal à l’aise et incertaine de l’issue de la confrontation. Néanmoins, Eyana émerge vainqueur avec classe et professionnalisme, tandis que notre ancienne prof retourne à ses souris dans un silence à en gêner un sourd. C’est uniquement lorsque ma comparse revient vers moi avec un gros livre à la reliure épaisse que je me détends un petit peu : elle veut en savoir plus sur les poisons et leur action sur le corps, mais aussi la chimie derrière ces interactions.

« La science derrière les intoxications peut se résumer assez simplement. Pour aborder les méthodes les plus directes : très souvent les poisons offensifs sont des produits qui se transforment au contact de l’humidité du corps. Tu respires un produit qui se transforme en acide au contact de l’eau dans tes muqueuses. Autrement dit, ton corps est rongé de l’intérieur. On peut aussi citer le curare dans les poisons les plus directs, il attaque en bloquant la capacité à contracter les muscles, à forte dose c’est un produit mortel. Ne cherche pas un antidote spécifique à chaque poison si je puis me permettre un conseil. De même, s’ils en existent de toutes les variétés et de toutes les sortes, il y a un nombre fini d’empoisonner quelqu’un. » J’ouvre le livre et dans le sommaire, je cherche des représentations des organes.

Heureusement pour moi, c’est un manuel riche en découpes anatomiques et je lui montre un dessin de muscle. Une représentation qui insiste sur les veines, les artères et les nerfs, ensuite, j’attrape une balance et quelques poids, ça fera une bonne représentation.

« Prenons ta capacité à activer ta main. » Je pose des poids équivalents sur les deux plateaux de la balance. « Tu es en équilibre au niveau des sensations : d’un côté ta capacité à contracter le muscle, de l’autre, ta capacité à le détendre. » Respectivement serrer le poing et le rouvrir. « J’emploie un poison qui déclenche une contraction involontaire de ta main. » je rajoute un poids. « Tu perds donc ta capacité à ouvrir le poing, ce qui est gênant si tu dois attraper un objet ou une personne. L’antidote est tout simplement un relaxant musculaire. Mais si tu en mets trop, tu perdras toute sensibilité et capacité à contracter tes muscles. » Je mets deux poids sur un plateau, la balance se déséquilibre de l’autre côté.

Je m’éclaircis la gorge.

« Beaucoup de poisons peuvent être détournés à usage médical, comme des médicaments peuvent devenir des poisons. Tout est question de dosage. Il y a beaucoup d’empoisonneurs dans le monde, mais il y a un nombre assez restreint de combinaisons possibles. Le curare peut tuer, mais à petite dose tu peux t’en servir pour détendre quelqu’un et limiter la quantité d’anesthésiant à lui administrer. Tu vois où je veux en venir ? »
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Anaï Eyana
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Mar 19 Avr 2022 - 15:10


Voyant que la Mikami se lance dans les explications à première vue sans nécessité de l’appui scholastique du récipient de savoir que j’avais apporté. Je me retrouve à toucher un des sceaux à l’arrière de ma cuisse, passant par mon short, donnant vraiment l’impression que je sortais quelque chose de mon cul. Et ce quelque chose, après un petit nuage de poussière sortant de mon short pouvant laisser circonspect est simplement un calpin et un stylo afin de prendre des notes.

Elle parle des poisons réagissant à l’humidité. Il est curieux de penser que l’humidité de notre corps était supérieure à celle de l’air qui est déjà en grande partie composé d’eau. Je ne pouvais m’empêcher de rebondir sur ce point.

Eyana : « Mais pourquoi est-ce que le poison ne réagit pas au contact de l’air pour sa transformation dans ce cas ? Cela voudrait-il dire qu’une technique Suiton peut entièrement le faire se manifester et donc le contrer dans ce cas ? »

Elle se colle ensuite sur le bouquin après bien m’avoir expliqué qu’il faudrait un antidote différent pour chaque poison et que donc par analyse, mes techniques irous d’extraction et de nettoyage du corps était au final ce qui s’avérait être le plus efficace. Je suppose que nous allions voir aujourd’hui les limites de mes techniques en la matière pendant que Fuso expérimenterait sur de nouveaux poisons. Bref, je me perdais dans mes pensées alors qu’elle reprenait les explications sur de l’anatomie cette fois. Elle m’explique que certains antidotes s’attaquent donc plutôt aux symptôme plutôt que chercher à neutraliser le poison lui-même, les dégâts ayant déjà été fait.

Eyana : « Je vois parfaitement où tu veux en venir, cela veut dire que d’une certaine manière, toi aussi, par le biais de certains de tes poisons, tu pourrais te retrouver à faire une forme de médecine, un peu comme le fait le Rentanjutsu. Je ne sais pas si tu es particulièrement renseignée dans le domaine ? »

J’entendais un cliqueti derrière et quelqu’un qui peste. Etions nous trop bruyant pour elle ? Cela me faisait une belle jambe dans tous les cas. Si elle avait besoin de tranquilité, notre chère Madame Ikami était libre de prendre la porte et de partir.



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Mar 19 Avr 2022 - 23:31
« Le poison réagit avec l’eau oui, tu pourrais techniquement absorber tout un nuage toxique avec une technique suiton. Mais cela sous-entend que tu as la connaissance très exacte du produit utilisé dans le poison. Parfois, tu tomberas sur des types qui eux-mêmes ne connaissent pas la composition de leur poison. »

Eyana donne suite à mes explications en confirmant que tout a été assimilé, je me contente d’un bref hochement de tête pour répondre à sa remarque : je pourrais utiliser mes pouvoirs de manière curative, mais cela sous-entend une excellente maîtrise de mes pouvoirs et ce ne sera pas avant un bon moment. Il faut déjà que je maîtrise le dokuton avant de jouer aux apprentis sorcières de cette manière. Je fais craquer ma nuque avant de lui répondre.

« C’est possible, mais je serais probablement jônin quand j’aurais ce degré de précision et d’expertise avec des médicaments. En attendant, je suis une genin qui fait tousser ses adversaires. » Un cliquetis nous interrompt, Ikema a une moue boudeuse, comme si elle venait de rater une expérience.

Elle se retourne vers nous, la borgne se rend compte du bruit qu’elle vient de faire ; un peu gênée et désolée, elle se fend d’une brève excuse en baissant la tête.

« Excusez-moi, problème de souris. Pour approfondir ce que ta camarade a dit, c’est possible. Néanmoins, beaucoup de poisons sont appliqués en masse pour compenser une imprécision naturelle du vecteur. » Le gaz ou le liquide, « de fait, » reprend la ninja chevronnée, « si vous vous en servez comme médicament, vous vous exposez à de gros risques de surdosages qui peuvent s’avérer mortel. C’est une donnée à prendre en compte. C’est un jeu dangereux mais qui peut en valoir la chandelle, néanmoins, » elle pointe du doigt son cache-œil avec un sourire un peu tragique, « c’est un coup à y perdre des plumes. En particulier lorsqu’il faut travailler en situation de stress. Voilà, » elle a un petit sourire, un peu gênée de s’être incrustée ainsi dans la conversation après la rixe avec Eyana. « Je retourne à mes souris. »

Je me tourne vers ma comparse.

« D’autres questions ? »
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Mer 20 Avr 2022 - 15:05


Ikema la borgne se retrouve à faire du bruit puis vient s’installer dans notre conversation. Que ses précisions complémentaires soient utiles ou non, je ne peux m’empêcher de trouver cela légèrement déplacé suite au différent qu’on a eu. Elle reste l’invitée ici, invitée qui a déjà outrepassé ses droits une fois. Mais soit, je laisse complètement filer pour le moment. Son intention n’étant pas mauvaise de toute façon, ça serait compliqué de ne pas être malpoli en rebondissant sur sa remarque négativement. Elle reste plus gradée que moi. Par contre, une chose est sûre, la Mikami peut lire sur mon visage que je suis clairement saoulée par sa présence.

Je fais rapidement abstraction surtout quand Fuso reprends la conversation, je viens répondre à sa demande.

Eyana : « Non, je pense que les questions viendront naturellement lors de la pratique. De toute façon, là il faut vraiment que je m’exerce aux soins et toi, il faut que tu parviennes à reproduire les poisons que l’on étudie. »

Et à ce moment, je me tourne cette fois ci en direction d’une armoire que l’on nous a présenté lorsque l’on était venu pour prendre le rendez vous au niveau de l’accueil de l’hôpital. Une armoire forte verrouillée par un cadenas en raison des risques biologiques. Il faut dire que certains poisons pourraient causer tout un paquet de procédure et une contamination de beaucoup de chose sensible. Malgré le fait que le laboratoire fasse de son mieux pour sécuriser l’ensemble de ses salles d’étude, le niveau technologique étant ce qu’il est, c’est encore loin d’être parfait et les risques de contamination étaient réels, même malheureusement probablement récurent. La directrice de l’Han’en étant une puissante utilisatrice du Mokuton, elle pourrait peut-être, à terme, un jour, faire de vrais laboratoires sécurisés, mais c’était sans compte l’erreur humaine.

Je venais ouvrir l’armoire forte avec les clés qui n’étaient d’ailleurs pas à leur emplacement normal. Probablement Ikema, je prenais sur moi, encore une fois. C’était le souci avec tous ces gradés, faites ce que je dis, pas ce que je fais. Parce que si une Genin ne remettait pas les clés à leurs places et qu’une Jônin le remarquait, ça allait chauffer pour son cul.

Je venais ensuite extraire un petit coffret en plomb avec nos noms dessus. Il pesait lourd, voilà un bon exercice pour les triceps.. Bref, je venais le poser sur la table en bois à côté de Fuso et l’ouvrait, à l’intérieur, on peut voir de nombreux parchemins.

Eyana : « C’est l’ensemble des poisons que le laboratoire a mis à notre disposition. Ils sont tous scellés par Fûinjutsu, tu sais comment ça marche ? Sinon je te montre. Une fois qu’on a terminé, je pourrais les resceller de nouveau. »

Alors que je me préparais pour l’expérimentation, je ne savais pas vraiment par lequel la Mikami allait vouloir commencer, je venais donc faire une suggestion à voix haute tout en prévenant l’enseignante du début de nos manipulations.

Eyana : « Madame Ikema, je crains que le laboratoire risque à un moment donné de devenir impropre à vos expériences et donc à notre cohabitation. Nous allons cependant commencer par les poisons sans effet gazeux, mais sachez qu’à un moment, soit vous vous joignez à nous, soit vous devrez malheureusement partir. »

Et il allait falloir d’ailleurs, qu’on enfile nous même de l’équipement de protection pour pouvoir se concentrer sur nos objectifs plutôt qu’à se décontaminer.
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Jeu 21 Avr 2022 - 21:24
Ikema comprend le sous-entendu, elle a un hochement de tête.

« Alors je vais rester, me faire toute petite et ne plus rien dire. » Elle jette un dernier coup d’œil à nos fioles avant de retourner à ses études, « bonne chance pour vos travaux, les miens n’avancent pas. »

Nous voilà seules avec nos expériences. Je réfléchis un peu aux questions d’Eyana : non, je n’ai jamais pratiqué l’art des sceaux, quant aux poisons, j’ai l’habitude de les manier et j’ai mes propres affaires pour me prémunir, l’avantage d’être une spécialiste du dokuton : à force de bosser, on se constitue une petite collection d’équipement de protection et d’armes de destruction.
J’observe un peu la boîte, puis les fioles à l’intérieur : la plupart des produits me sont familiers d’une manière ou d’une autre. Si certains noms me sont inconnus, ils font partie de catégories que je connais bien car j’ai déjà eu l’occasion de les étudier, nul besoin de les prendre en main pour comprendre que c’est du vilain.
J’enfile mes équipements de protection en me targuant d’un bref commentaire.

« J’ai ce qu’il me faut dans le sac : le masque, les gants, des fringues de rechange, les filtres aussi. » Des éponges imbibées de produits, du charbon en poudre et surtout, une surveste en cuir pour toute exposition corporelle. « Comment comptes-tu t’y prendre pour soigner les poisons ? Pour ma part, je sais comment faire : étudier les propriétés du produit et utiliser mes organes internes pour le reproduire à l’identique. Mais sinon, pour répondre à ta question sur les parchemins, non je ne suis pas familière du tout avec le milieu. Il faudra que tu t’occupes de scellement des fioles. » Je me penche un peu au-dessus de tous les poisons que nous avons. « Si tu cherches à soigner les effets des produits, tu peux toujours t’entraîner sur des éponges au début, je suis en mesure de te dire si un poison est neutralisé ou pas. Ça se voit à la couleur, la texture, le son et la réaction chimique. »
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Anaï Eyana
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Ven 22 Avr 2022 - 0:20
Alors que l’enseignante quitte les lieux, je hoche la tête vers Mikami et commence à me munir à mon tour de matériel de protection pour les manipulations. Je lui lâche une petite explication dans l’art des sceaux au passage.

Eyana : « Je détestais le Fûinjutsu et son application à l’école. Mais avec le temps, je me suis rendue compte le gain de temps phénoménale que pouvait représenter l’usage de tels moyens et en combat, chaque seconde peut être déterminante. De plus, lors de l’étude de l’Iroujutsu, je me suis rapidement rendu compte que cela permettait de nombreux soins interne donc en plus de gagner du temps, l’application se faisait plus facilement par le biais d’un sceau et à distance en plus ! C’était absolument fantastique. Regarde. »

J’effectuais quelques mudras en l’espèce, la Chèvre, le Rat et le Chien avant de faire signe à Fuso d’avancer son bras. Je venais ensuite lui apposer un sceau sur l’avant-bras droit. Je reculais ensuite d’un pas et reprenais mon Ninjutsu. J’effectuais de nouveaux mudras sous la forme du Serpent et du Rat. Et Fuso pouvait alors sentir une brève vague anesthésiante de bien être se diffusait dans son corps. Si le point de départ semblait être le sceau, cela se répandait rapidement dans son corps. Mon dosage était minimum, qu’elle sente la sensation (en plus d’être agréable).

Eyana : « Et donc avec un simple sceau de la sorte, je peux soigner à distance et en interne, contrairement à un Ninjutsu Iroujutsu classique qui nécessite un contact permanent et soigne la zone du contact. Par le biais des sceaux, je peux même soigner plusieurs personnes en simultanée ou dans une zone. Cela est très peu utilisé par les Eisenins mais c’est à mon avis, lourdement à tort. Je compte bien en abuser de mon côté pour me soigner durant un affrontement. »

Je marquais une pause et venait retirer mon sceau de marque sur Fuso en le désamorçant, qu’elle ne soit pas stressée par la présence de ce dernier.

Eyana : « Et par ce biais, je peux également venir provoquer des explosions, ou générer un mur de protection ou encore, que sais-je, générer une attaque par un sceau déjà appliqué sur moi-même que je diffuserais autour de moi, comme des lames de vent. Ou si j’utilisais le Dokuton, un puissant gaz de combat. Les sceaux étendent la possibilité de nos capacités. »

Je venais ensuite finalement mettre les mains dans la série de parchemins à notre disposition et examinait un à un les poisons à l’intérieur. Il y avait des huiles empoisonnées, des gaz de combat, des pates visqueuses, mais aussi beaucoup d’autres choses que je ne comprenais pas encore spécialement. Et pour les tester, nous avions aussi notre lot de souris ou de poissons.

Eyana : « Alors, tu veux commencer par lequel ? »
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Ven 22 Avr 2022 - 15:23
Eyana m’explique les détails du fuinjutsu, ses applications pratiques, les avantages de la discipline et encore mieux : les raisons de l’apprendre, je dois m’avouer convaincue. Néanmoins, j’ai encore du temps avant de m’y lancer : avant tout, je dois maîtriser les poisons, la hache, les armes de jet, tant de choses à faire et à savoir par cœur sur le bout des doigts. Si la hache et le poison sont des secondes natures, les sceaux ne le seront pas avant un long moment.

« Je crois comprendre, ils sont une utilité assez faible sans autre domaine pour les soutenir, mais avec les bons produits, ils amplifient massivement les effets où la méthode d’application. C’est bon à savoir pour la suite. »

J’observe les différents produits chimiques : il y en a de tous les types, sous toutes les formes. Je récupère une fiole contenant un liquide visqueux, extrêmement dense, presque de la poix tant elle est lente à s’écouler.
J’ai un regard vers les souris : je n’aime pas travailler avec des animaux, en général je fais mes premières expériences sur des morceaux de viande ou des légumes, c’est rare que j’attaque dès le début avec des êtres vivants. En particulier, c’est surtout à la chasse que j’ai l’occasion de tester mes poisons : c’est encore le moyen le plus simple de voir s’ils fonctionnent sur des cibles d’un gabarit acceptable. Les chevreuils et les sangliers résistent aussi et démontrent en combien de temps le poison met à agir, quand les souris ont tendance à se réfugier dans un coin de la boîte et de se laisser mourir.

« Commençons par les paralysants. C’est le plus polyvalent, c’est utilisé aussi bien pour tuer que pour neutraliser sans violence. » Je trempe une aiguille dans le curare et pique une souris avec.

Je prends le sablier et le renverse, le temps s’écoule et au bout de quelques instants, le rongeur commence à avoir des spasmes, je m’efforce de détailler ce qui se produit.


« Le poison provoque des contractions involontaires des muscles, tu t’effondres incapable de respirer et tu meurs d’asphyxie. Il faut que je m’entraîne à répliquer le produit avec une concentration suffisante pour neutraliser des cibles de grande taille. En général, j’essaie de répliquer les effets à une amplitude infime sur mon corps avant de jouer aux apprentis sorcières. » J’observe la souris qui a cessé de s’agiter. « Tu veux la sauver ? »
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Anaï Eyana
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Ven 22 Avr 2022 - 15:47


Le choix de la pratiquante du Dokuton se porte sur un poison visiblement très dangereux et qui doit provoquer une mort particulièrement douloureuse. Je ne me peux m’empêcher de frémir en voyant le résultat d’imaginer cela à l’échelle d’une large zone sous forme de gaz. Je jette un petit coup d’œil à Fuso. A Rang Jônin, je me le répète, mais elle deviendra redoutable avec des poisons maintenus ou continue. Je ne vois pas comment on peut lutter efficacement contre cela. C’est un peu comme contre mon Taijutsu sous l’effet des Portes Célestes.

Elle parle alors ensuite d’essayer de le reproduire. Je me demande si elle en est réellement capable. Vu les effets, ça me semble être une substance très avancée. Je ne suis pas une experte, je n’y connais même rien mais c’est directement ce qui me vient à l’esprit.

Eyana : « Un poison mortel ça risque d’être très dur à reproduire non ? Tu devrais peut-être essayer de passer par des étapes intermédiaires dans le dosage pour donner quelque chose qui ne te pompera pas trop de chakra. Après tout, si ton adversaire devient handicapé ou avec un pronostic vital engagé et incapable de combattre, c’est déjà pas mal non ? »

Elle me propose par ailleurs d’essayer de soigner la souris avant qu’elle ne meure. Je me penche en avant en hochant la tête.

Eyana : « Oui je vais essayer, je vais étudier comment je peux extraire ça. »

La petite créature souffre d’un empoisonnement général qui se répand visiblement par le biais du sang et qui viens paralyser ses muscles et visiblement assez rapidement, les muscles du cœur. J’ai donc plusieurs solutions, soit de la laisser paralyser et souffrir probablement de nécrose interne à terme en soignant uniquement le cœur. Ou sinon je peux tenter une purification sanguine qui devrait faire repartir les muscles. C’est beaucoup plus complexe mais il faut essayer. J’exécute le Mudra du Serpent, du Dragon et du Rat avant de pencher ma main au-dessus de la souris pour tenter de la purifier.

Je sens l’énergie de l’Iroujutsu se répandre, je ressens chacun des organes miniatures du petit être et je tente alors de venir purifier tout cela afin de la sauver. Je me glisse dans les muscles, dans les afflux sanguins, je frôle son cœur. Mais le temps que j’y arrive, il s’est déjà arrêté. Je tente alors de venir relancer toute la machine, de purifier le poison. Il est tenace, mes effets de purifications sont trop faibles et si tôt que je purifie une parcelle, le poison vient immédiatement le réinfecter. Ma concentration se brise, je reprends conscience, en sueur.

Eyana : « C’est… C’est au-dessus de mon niveau. Bordel, une vraie saloperie ce poison, sa vitesse de propagation et sa virulence, c’est… extrême. »

Si elle voulait tenter de le reproduire, il lui faudrait une nouvelle souris. J'avais pleinement échoué.
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Sam 23 Avr 2022 - 21:47
« Pas forcément, ce n’est pas la nature du produit qui est difficile à synthétiser. En général, tu as déjà une version de ce produit qui existe en quantité infime dans ton corps, la difficulté est souvent d’allier quantité et qualité. Le démultiplier tout en maintenant la concentration à un degré acceptable. C’est pour cela que de nombreux poisons sont simplement corrosifs : c’est plus simple de concentrer les sucs de son estomac et de les vomir sur la cible. C’est brutal, mais efficace. »

Eyana me suggère de commencer plus simplement, mais comme je le dis : c’est surtout la quantité et la qualité qui font un bon poison. Si la dose est suffisante pour tuer une souris, Eyana s’en sortirait avec quelques raideurs et une difficulté à respirer, mais le produit n’est pas en dose suffisante pour la tuer.

« En fonction du dosage oui, le produit peut ralentir voire paralyser un membre s’il a déjà une faiblesse à hauteur d’une patte ou d’un bras. Néanmoins, c’est la quantité de poison à sécréter qui est difficile, en particulier, plus il est diffus dans l’organisme, plus il est difficile de le démultiplier pour obtenir un produit efficace. Néanmoins, nous avons plusieurs souris et du temps devant-nous. »

J’attrape la précédente et la glisse dans un sac vide, conçue à cet effet. Je réfléchis à la manière dont Eyana pourrait lutter contre le poison : en partant du principe que le produit provoque des contractures musculaires involontaires, en forçant le corps à se désensibiliser, on devrait pouvoir s’en prémunir. L’antidote serait quelque chose qui détend le muscle.

« Si tu détends les muscles de la souris, en lui injectant un produit qui permet de limiter les contractures, tu penses qu’elle s’en sortirait ? » J’écoute sa réponse, puis opte pour une solution drastique digne de tout utilisateur de dokuton. Je lèche une aiguille avec le poison et me pique la main avec. « Voilà, tu vas avoir toutes les occasions du monde pour t’entraîner : j’ai sous dosé le produit, ça ne devrait que me bloquer le bras, ne t’en fais pas pour moi. En plus je l’ai déjà utilisé plusieurs fois en entraînement, la mithridatisation commence à faire effet sur celui-ci. Allez hop ! » Je m’assois sur la table de travail, attendant le commentaire de la toubib en herbe.
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Dim 24 Avr 2022 - 3:45
J’écoute attentivement ce que me dit Fuso par rapport à la complexité du poison et mon échec avec la souris. En soit, ce qu’elle avance tient la route. Je réfléchis un peu à comment je pourrais parvenir à renforcer l’action de mon soin et empêcher le poison surtout d’être plus rapide que mes capacités curatives. Je sais qu’agir en interne, c’est toujours beaucoup plus difficile.

Eyana : « Je pense qu’il faut surtout que j’adapte ma concentration à celle d’un organisme plus petit, comme je le ferais pour un très petit organe. Plus intense mais moins diffus, avec un champ d’action plus réduit. Ce n’est pas aussi simple que le dire ceci dit. »

Je me concentre, je galère encore pas mal avec l’effet de concentration surtout à des degrés trop précis. Le contrôle de mon Chakra a été le principal obstacle au fait de réussir à maîtriser l’Iroujutsu et le Ninjutsu de manière générale même. Mais j’ai beaucoup progressé durant mon stage à l’hôpital et mes apprentissages aux côtés de Misaki et Yosuzume.

Eyana : « Essayer d’éviter d’uniquement provoquer une régénération cellulaire ça peut être une idée. Je travaille surtout là dessus, mais c’est vrai que je peux également utiliser l’Iroujutsu pour agir sur le système nerveux et musculaire. Essayons pour voir. »

Je me mets à la tâche alors sur ma camarade qui contre toute recommandation médicale teste ses produits sur elle-même. Je viens concentrer mon Chakra au niveau du lieu de la piqure. Je ressens le poison qui se propage par le biais du système sanguin et qui attaque les tissus musculaire. Vu la concentration, j’aurais pu le neutraliser immédiatement par processus de régénération, mais je m’occupe plutôt de venir faire ce qu’elle conseille.

J’attaque quelque chose de relatif à un autre aspect de l’Iroujutsu, le contrôle des nerfs et des tissus musculaires. Son application la plus connue est ce que l’on appelle l’Hyperforce, on injecte du Chakra dans les muscles et l’intelligence musculaire pour les stimuler au maximum et générer une force complètement surhumaine. Là, je viens seulement leur donner l’injonction de se détendre, pour freiner l’action et favoriser mon action d’extraction et de régénération.

Cela me demande beaucoup de concentration, je ne suis pas encore une très bonne Eisenin, mais avec du temps, je finis par permettre au bras de Fuso de venir à bout du poison de lui même, tout en lui injectant une bonne dose décontractant musculaire et nerveux. Elle va finir par être accroc.


Eyana : « Ta technique n’est pas mauvaise, mais je suis encore trop lente sur l’application. Et toi et le poison alors ? Si tu essayais de neutraliser cette petite souris. »

Je viens saisir le prochain cobaye pour le mettre sous la hotte de test afin de voir si elle allait parvenir à reproduire une forme de Curare suffisante pour tuer une souris. Et si moi, j’allais parvenir cette fois à la sauver.
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Mikami Fuso
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Lun 25 Avr 2022 - 18:06
J’avoue, après m’être injecté le poison j’ai toujours un petit haut-le-cœur, une crainte d’avoir mal dosé et aujourd’hui, celle de servir de cobaye. Si c’est un bon moyen de repousser les limites et de s’entraîner en temps réel en découvrant les effets du poison sans attendre un témoignage ou un test en plein combat, j’en profite pour me familiariser avec les talents d’Eyana qui très vite, se met au travail pour dégourdir mon bras.
Lorsqu’elle s’occupe du poison dans le membre contaminé, c’est une vague sensation de chaleur et de détente qui m’envahit, j’ai un sourire : je me sens sur un petit nuage, je ferme les yeux, je ne me suis jamais sentie aussi bien depuis quelques jours. J’ai l’impression d’être dans mon lit, bien cachée sous les draps, à faire une grasse matinée bien méritée avec les rayons du soleil qui réchauffent la pièce.
Eyana me ressort de ma torpeur bienfaisante en m’expliquant son point de vue, qu’elle est encore trop lente. Je ne trouve pas, j’étais dans une position agréable, sur mon petit nuage tout chaud et tout délicat.

« D’accord, je vais essayer. » Je me relève et marche vers la hotte, l’esprit encore embrumé, « c’est quand même vachement agréable comme irou, j’en reprendrais bien pour me détendre moi. » Je fais craquer mes poings. « Petite souris, petite souris. »

Je regarde le petit animal au-dessus de la hotte, je ferme les yeux, je prends une longue inspiration, je bloque et sens mes cervicales qui suintent un jus des plus désagréable. Je le sens dans mes veines, une sensation d’avoir mal à la tête et mon corps qui se tend comme une corde de shamisen. Je sens le poison s’infiltrer dans mes poumons.
J’expire tout sur la pauvre souris qui se met à baigner dans un gaz rose. Elle s’agite quelques instants, court se réfugier dans un coin et j’ai une grimace lorsqu’elle tombe raide morte au sol. J’ai mal à la tête et je crois que j’ai un peu abusé.

« Si tu veux la sauver, fais-toi plaisir, je vais m’asseoir. » Je me tire une chaise.

Je me laisse tomber.
Je loupe la chaise.
Je tombe au sol.

« Aie. » Je me redresse, toujours sur le cul. « T’inquiètes pas c’est la fatigue, occupe-toi de la rongeuse, j’ai juste abusé sur la consommation de chakra. »
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Anaï Eyana
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Lun 25 Avr 2022 - 20:06
Fuso se met alors à l’œuvre sur une souris une fois le soin effectué. Je hoche la tête et constate l’empoisonnement. Je vais tester autre chose, une technique qui avait déjà fonctionné lors de la première tentative d’extraction de poison à l’hôpital.

J’effectue le mudras de la Chèvre, du Serpent puis du Dragon et viens poser ma main directement sur la petite souris entrain d’agoniser. La pauvre est entrain de subir un enfer de sensation internes et pourrait même paraître déjà morte pour quelqu’un de plutôt non initié à l’Iroujutsu ou aux effets des poisons de manière générale.

J’appose mon sceau sur elle et je commence à effectuer l’extraction de poison. En un Mudra, mon injonction s’effectue et le sceau applique son instruction. Cette méthode, qui m’est beaucoup plus naturelle, mais assez ironiquement très peu utilisée par les Eisenins, fonctionne du tonnerre de Dieu. Assez vite, le gaz rose vient se faire absorber par le sceau, la souris émet à son tour une légère vapeur qui semble sortir puis rerentrer en elle, mais en réalité, c’est l’ensemble des toxines qui est stockée dans un sceau qui va ensuite se dissiper.

Pourquoi est-ce qu’aucun Médecin Ninja n’utilise ces techniques ? Peut être que j’ai trouvé aussi ma méthode à moi d’appliquer les techniques d’Iroujutsu. Cela colle avec ma spécialisation en Fûinjutsu, après tout.

Je vois Fuso qui chuté de son côté pendant que le rongeur se fait soigner passivement par mon sceau. Je l’aide à se redresser et je souris quelques peu en posant une main sur son front.

Eyana : « Désolée, les dopants, c’est plus de l’ordre du Rentanjutsu que l’Iroujutsu. Et je ne détecte plus aucun poison à l’intérieur de toi. T’as juste besoin de grignoter un petit truc. Tu veux qu’on aille manger un bout ou on passe au poison suivant ? »

C’est une question autant qu’une proposition. C’était un peu tôt pour prendre une pause, mais si jamais elle en avait besoin… Je m’y plierais, le laboratoire n’était pas vraiment un endroit pour manger.
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Mikami Fuso
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Jeu 28 Avr 2022 - 12:52
Je me redresse péniblement en prenant appui sur une table, encore un peu dans les vapes tandis qu’Eyana me propose un moment de répit, tout en me rappelant que ce n’est pas une spécialiste des dopants mais de la médecine. Pour ma part, je me dirigerai sans doute vers les dopants plutôt que les soins quand je serais moi aussi une grande jônin prestigieuse aux talents sans limites. Mais en attendant d’attendre ce but, dont Eyana est beaucoup plus proche que moi d’ailleurs, je me lève.

« Ça ira, donne-moi un instant pour reprendre mes esprits. C’est fatigant le curare, même à petite dose : j’ai l’impression d’avoir couru toute la journée. Laisse le temps à mon corps de rééquilibrer les hormones et je suis à nouveau d’attaque. » Je repense au sceau qu’elle a utilisé pour soigner la petite souris : c’est du lourd le fuin, même si je ne me maîtrise pas encore, je pense que je m’y attarderai à un moment. « Un jour, tu pourras m’apprendre ? Pas maintenant, mais quand j’aurais les capacités, je serais bien intéressée par l’art des sceaux. Pour de la défense et de l’attaque surtout. »

Je vais voir la cage des souris : elles ont vu ce qui se produit dehors. Quand je passe la main dedans pour en attraper une, elles foncent toute dans un coin et je dois délicatement en saisir une alors qu’elle mord mon doigt ganté pour essayer de se défaire de mon emprise. J’ai une moue désolée : le travail c’est le travail. Je la dépose dans une cage propre et vide, avant de la poser sur la paillasse qui nous sert de plan de travail.
J’attrape un autre poison : hallucinogène, excitant, provoque des crises de violence.
J’échange un regard avec ma comparse : j’hausse les épaules, essayons.
Un instant et quelques mudras plus tard, je crache un nuage qui vient intoxiquer la petite souris, mais au lieu de devenir agressive, elle commence à piailler en courant en cercle dans sa cage, m’ignorant totalement quand je pose le doigt devant-elle, le rongeur se contente de contourner et poursuit sa course effrénée.

« Je te laisse essayer de traiter ça. Normalement un calmant ou un somnifère devrait faire l’affaire je pense, ou alors si tu t’y connais vraiment, quelque chose pour la concentration. Mais c’est bien la première fois que je bosse avec des hallucinogènes. »
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Anaï Eyana
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Jeu 28 Avr 2022 - 15:37
Je regarde Fuso saisir notre prochaine victime sous le regard appeurée de ses comparses. Je remercie le petit animal pour son sacrifice pour la science. Mieux vaut lui que moi, mais visiblement pas pour la Mikami qui est prête à faire des essais sur elle, défiant toute éthique scientifique. Elle est visiblement carrément capable de reproduire les différents poisons, elle ne s’occupe pas seulement de les extraire, appliquer et analyser, elle sait visiblement assez facilement les reproduire.

Eyana : « Ta capacité d’apprentissage est impressionnante, tu le connaissais déjà ou tu l’as appris sur le tas ? »

Ensuite j’écoute sa suggestion quant à la façon de traiter le poison de la souris. Je commence à m’aiguiser au fur et à mesure de la journée sur ce que je suis capable de faire et surtout incapable de faire. Je sens que son esprit analyse plus facile ce que le Rentanjutsu saurait faire que réellement l’Iroujutsu, donc je viens lui livrer une brève analyse.

Eyana : « Humm… Encore une fois, pour un calmant ou un somnifère, on tape dans le Rentanjutsu. C’est tout ce qui touche à la pharmacologie, l’Iroujutsu, lui, touche à la régénération cellulaire, ce qui agis à un stade beaucoup plus précis que le Rentan mais moins sur les symptômes ou effet voulu. »

Je viens cependant défendre mon domaine et surtout sa capacité à réagir à la situation présente. Si je me protège attentivement pendant ce temps des gaz qui s’échappe de la zone d’essai, je fais de mon mieux pour lui montrer que je peux aussi m’en sortir avec l’art que j’ai appris.

Eyana : « Cependant, si je peux faire de la régénération cellulaire, je peux aussi faire de l’extraction cellulaire, comme je l’avais fait à l’hôpital lors de notre première rencontre ensemble… »

Je me mets alors à la tâche sur la petite souris, je viens me concentrer, ressentir cette détermination profonde d’outrepasser les limites du corps, de pousser ce petit être à être plus fort que ce qui vient attaquer son corps. Je pousse ses neutrophiles au combat, j’incite ses cellules à se démultiplier et à être vigoureuse, et rapidement, les effets du poison que j’extrais en même temps que je renforce son organisme se dissipe.

Je viens apporter un dernier détail sur l’art des Eisenins avant de terminer mon soin.

Eyana : « L’Iroujutsu peut aussi faire de la destruction ou du renforcement cellulaire, mais ça… J’en suis bien incapable pour le moment. C’est le côté de la discipline qu’il me reste le plus à travailler. »

Je me retourne vers le parchemin que nous venons d’utiliser puis à l’aide de de deux mudras, je viens resceller le poison que j’ai extrais avec les analyses génétiques de la souris. C’est là tout l’art magique des Ninjas, effectuer en quelques secondes des opérations qui prendraient des heures pour un scientifique lambda.
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Mikami Fuso
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Sam 30 Avr 2022 - 23:32
« Non je n’ai pas appris le poison sur le tas, ou du moins, pas de la manière dont tu le penses. Parce qu’il y a une quantité fini de poisons et de toxines utilisées par le corps, tu finis par mémoriser plus ou moins toutes les combinaisons par cœur et ensuite, tu adaptes ton corps pour les maîtriser. C’est l’une des manières d’utiliser la technique de mithridatisation de rang B que connaissent la plupart des empoisonneurs : tu accoutumes de manière éclair ton corps à un poison auquel tu n’es pas habitué, mais que tu connais déjà. En pratique c’est éreintant et si je l’ai appliqué quelques fois à l’entraînement, j’ai toujours été malade pendant quelques jours après celle-ci. C’est usant physiquement que de s’adapter d’un seul coup à un poison. Mais pour revenir au sujet initial : c’est surtout que j’ai trimé de longues heures après les cours à l’académie pour comprendre la plupart des combinaisons. M’adapter, ça va être une autre affaire, comme tu t’en doutes. »

Les soins sur la souris accaparent ensuite mon attention et j’écoute attentivement Eyana qui m’explique les tenants et aboutissants de l’irou, mais aussi des préparations faites à l’avance pour être utilisées au combat. Je vois plus d’applications pour les soupes chimiques que les bandages enrichis en chakra.

« Je pense que je vais me tourner vers le Rentan’, plus simple et plus proche de mon expérience avec le poison, ce serait aussi un bon moyen de surprendre. On s’attend pas à subir les deux à la fois en combat, en particulier lorsqu’une drogue peut devenir un médicament autant qu’un poison mortel. »

Néanmoins, j’ai la sensation d’un peu tourner en rond pour l’instant : la faute à un manque d’entraînement et une certaine inaction. Il faudra bien que je teste mes armes sur le terrain un jour, si j’aimerais pouvoir rendre justice sur l’île, je suis cantonnée au village. Ce qui m’amène à une pensée un peu rebelle, qui déplairait à certains.

« Je viens de songer à quelque chose de totalement hors sujet, mais… En partant du principe que nous sommes cantonnés au village, rien ne nous empêche de nous battre à l’intérieur du village non ? Enfin, si par hasard, on se baladait dans le pire quartier de la ville et qu’on se défendait d’une agression, ce ne serait pas réprimandable, si ? Je cherche un peu d’action je dois avouer. Dis-moi si je suis en train de suggérer une connerie. »
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Anaï Eyana
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Jeu 5 Mai 2022 - 4:36
A l’explication de Fuso, je hoche la tête, cela me surprend sur les méthodes d’apprentissages, mais au final ce n’est pas quelque chose d’innée. Au final, la façon peu orthodoxe et un poil trop scientifique pour son application concrète explique que peu de Ninjas se soient afféré à la maîtrise d’une telle spécialité. Nous sommes rarement tout cela à la fois.

Eyana : « Je me demandais du coup si ce n’était pas aussi un Kekkei Gekkai, je n’avais pas entendu parler du clan Mikami, mais qui sait, peut être que c’était là l’un de vos talents génétiques. Au final, une simple passion qui tourne à l’obsession. »

Elle évoque ensuite le sujet du Rentan, même si j’avais légèrement étudié le sujet, j’ai vite écarté l’hypothèse quant à part faire office d’anti douleur pour les portes et donc en ignorer les contre coups, je me serais retrouvée au final dans le même état après coup. Et donc l’intérêt était très limité dans ce que je souhaitais faire de l’art médical sur mon corps.

Eyana : « Ah ! Le Rentan a de supers applications, surtout en soutiens en combat. Avec ça, tu pourrais même t’arranger pour être plus rapide, plus puissante en combat, toi qui aimes le combat avec ta hache, ça te donnerait une superbe application pour renforcer tout cela. Et ajoute à cela le poison et ça donnera un combo… Intéressant. »

Je ne peux cependant m’empêcher de hausser un sourcil et de rire légèrement à la mention de trouver un moyen de chercher les noises. Ça se sent qu’elle a envie de se tester et je ne lui en veux pas. Je viens de passer deux années sur les routes et j’ai effectué mon lot de missions de rang B en rentrant, j’ai eu l’occasion de beaucoup sortir, beaucoup combattre, elle, doit être enfermée ici depuis des années.

Eyana : « Techniquement non, tant que tu n’enfreins pas la loi et que tu ne fais que te défendre, on pourrait même te remercier d’avoir neutralisés de potentiels agresseurs. Après bon, faut assumer toute la paperasse qui va avec, parce qu’en tant que Shinobi, on attend de nous qu’on rende compte en cas d’affrontement. Que tous le monde soit au courant, tout ça tout ça… »

Je viens nuancer tout de même un peu mon propos avant que j’entende que le quartier est à feu et à sang.

Eyana : « Après tu sais y’a quelques salopards costauds dans les rues de Kiri et même si le village est globalement paisible, fais attention à ne pas te mettre les mauvaises personnes à dos. Ce n’est pas parce que t’es une shinobi que t’es invincibles et un paquet de ces hors la loi savent aussi utiliser le Chakra. »

Je finis ensuite de ranger tout l’attirail de l’expérience précédente puis je pose un regard sur ma camarade, la voyant dans ses pensées.

Eyana : « Est-ce qu’on passe au prochain ? Ou tu veux faire une pause ? »
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