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Le Kendo, ou, la voie de Ken FT Himari Suzuri

Daishi Ken
Daishi Ken

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Lun 11 Avr 2022 - 22:41
Durant son entretien avec Akagi, Ken reluqua d’un air embarassé la femme jouant avec ses cheveux. Écoutait-elle seulement ce que Ken disait? Elle était du genre de personne à s'intéresser car il faut bien travailler. Pourquoi lui avait-on donné ce poste? Était-elle du genre d’Akio? de proposer son aide afin d’aider les personnes, pour les rabaisser ensuite quand ces derniers montrent un minimum d'orgueil?

“ La voila qui écrit sur moi maintenant ! Qu’est ce qu’elle écrit? que je suis un bon à rien? que pour aider Minako je dois disparaître? Vas y qu’écrit-tu? Hummm Si je pouvais voir son travail… D’ailleurs, si ça se trouve c’est une caricature de moi, ou sa liste de course….”

Il n’en fallait pas moins à Ken pour se faire des mourons. Les tâches noir sur son visage devenait un peu comme de petits boutons. Himari le stressait tellement ! Ce qui accentua sa colère. Tentant de se canaliser, il faisait disparaître la femme, peu à peu de sa conscience. Au moins, il limitait l'apparition de l’oni. l’Akuma grimaçait cependant, l'irritabilité devient agacement quand, de sa voix d’actrice de charme, elle se leva pour le reprendre comme on reprenait un enfant. D’ailleurs, elle le défendait comme un enfant. Perturbant Ken, il en perdit l’objet de sa colère. Se plaignant du manque d’écoute, lui aussi. Pour la première fois, ils avaient une chose en commun, Ken observait à loisir quand il le pouvait, d’ anciens gennin passé chunnin et perdre leurs cœurs, leurs capacités d'écoute, d’empathie, pour devenir des Aizens. Des aizens, personnes sans cœur, sans morale, sans considération, des êtres sans humanité. Des personnes se croyant au-dessus de tout. Peut-être même au-dessus des lois. Ken se faisait à l’idée qu’un jour, il devrait sans doute s’armer de courage pour mettre cette idiot hors d’état de nuire, mais il n’etait pas encore prêt. Par chance, il était très patient.

Ken fut extirpé de force de ses pensés, Himari s’approcha de lui et lui toucha la main. Ken a eu une décharge électrique, un sentiment presque de dégoût. Un sentiment de mal-être dans sa peau. Il avait besoin de quitter la pièce. Comment osait-elle le toucher? Pourquoi elle le touchait? Une fille, autre que Minako, lui touchait la main…

— AGNIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!! Se mit à geindre Ken d’un air géné.

Braqué contre sa chaise, reculant tout son corps, pourtant la femme semblait acceuillante et chaleureuse, elle se présenta mais Ken trop effrayé ne pouvait pas entendre. Il se calma légèrement quand elle lui parlait qu’elle le comprenait. Ken n’avait pas l’habitude d’autant de gentillesse, il était un peu perplexe bien que curieux. La gêne de Ken s’accentua quand la voix de l’actrice de charme s’accompagna d’une main sur son épaule. Ken ferma les yeux, il ne pensait qu’a Minako. Si il voulait que le daisho Minaken survive, il devrait sans doute faire front à cette créature féminine, lui qui avait presque une terreur des femmes. Malgrè une grand-mère, une femme, une senseï, sa grande soeur Hideko. Ken avait parfois surtout lors des premières interactions énormement de mal avec la gente féminine. Il devrait tout comme pour Hideko, passé du temps avec elle pour la supporter. Pour le moment, c’etait trop lui demander. Cette main sur son épaule.

“Vivement qu’elle la retire ! “ paniquait presque Ken.

Il ne pensa qu’a Minako. L’idée que Hamani ne voulait pas briser leurs couple le rassura pas le moins du monde, trop mal à l'aise par cette main qui osait le toucher, elle était si proche de lui. Pourquoi était-elle si proche? Maintenant, elle voulait discuter en privé, et si elle voulait plus? Si elle avait succombé à ses charmes? Ken se secoua la tête devant tant d’absurdité et pour la première fois, il esquissa ce qui pouvait ressembler a un sourire, sans aucun humour toutefois. Il avait tant de mal à canaliser son esprit. Il se sentait obligé de tout calculer, de tout prévoir, de tout analyser. Il adorait créer des théories plausibles ou les plus loufoques. Il était friand de casse-tête qui lui occupait parfois des jours. Qu’il aimerait parfois, avoir cette faculté d’adaptation de certain gennin. Etre capable d'éteindre son cerveau pour pouvoir s’ouvrir le ventre si le chunnin le leur demandait. Rien que par cet ordre là. L’esprit de Ken reparti pour un tour et une floppé de théories apparu dans l'écuelle de l’indomptable chiot qui représentait la psyché de Ken. Tel un chiot non dréssé, son esprit foufou vaguabondait sans cesse l’empêchant parfois d’effectuer des tâches simple, se demandant à chaque fois si son action etait bien celle demandé, si l’ordre n’etait pas idiot, si il n’avait pas une meilleure action de prévus? Qu’il aimerait rencontrer un dresseur suffisamment pédagogue pour lui fournir les ficelles pour museler ce caniche qui ne demandait qu'à grandir et de devenir Doberman. C'était l’une des raisons pour laquelle Ken haïssait tant les combats. Trop de perspective, trop de possibilités, trop de choix, trop de calcul. Il était bien mieux à l'arrière à coordonner son équipe.

Soudain, elle ôta enfin sa main. Ken reprit des couleurs, ainsi que son souffle. Ce fut comme si la main, arraché à son épaule, avait tranché un grand moment de panique. Le chiot semblait apaisé. Du moins pour le moment. Ken dégluti difficilement, un bouquet de sentiments lui explosa encore dans le cœur. Peur, honte, peine, déception mais au millieu de tout ça, l'espoir. Les mots d’Himani se frayèrent un chemin difficile vers l’esprit du caniche foufou qui remua de bonheur. Ken, pour le calmer, lui donna un os à ronger, il chercha, mais ne trouva absolument rien. Son esprit s'ancra sur des hypothèses concernant son futur avec Himani. Allant du simple fait qu’elle était sincère, au fait qu’elle lui avait dit ça pour le rassurer et qu’en vrai, se soir il ne rentrerait pas chez lui. La perte de son bandeau l’avait fortement ébranlé, convaincu que Kumo l’avait jugé comme un rebut. Seule la contre-hypothèse de la présence de Himani le rassurait.

Finalement, Ken abandonnait. son anxiété plus que palpable instaura un mutisme, qui sans la voix chaleureuse d’Himani, aurait vite tourné à une ennuyeuse voire malsaine promenade. Contre toute attente, le chiot parti se reposer dans la niche mentale. Ken, avait enfin l’esprit libéré. Il profita des bégonias qui lâchèrent leurs fragrances lorsque les humains passèrent à côté. Il en apprit beaucoup sur elle et fut surpris de leurs nombreux points communs. Ken adorait les mêmes plats, l’art que se soit musical ou dessin. Ken lui aurait presque promis un concert au dizzi quand elle le souhaiterait. Si toutefois, il avait osé prendre la parole. Ses appréhensions lui avaient cloué la langue.

Le bureau de l’Eiseinin était chaleureux, comme le bureau d’Akio d’ailleurs. Ken fut surpris d’ailleurs que ce n'était pas lui qui avait été désigné comme son "parrain" puisqu’il l’avait déjà vu, parlé et que Ken avait plus d’une fois accepté ses conseils avisés. Ken accepta l’invitation à s'asseoir. Il patienta pendant que la femme semblait un peu frustrée. Ce qui le choquait d’avantage, c’etait se toc que semblait avoir son psy. A fermer ouvrir pour refermer et ouvrir pour enfin fermer son tirroir.

“Bon sang, si elle a un grain dans la tête et cherche à me soigner, je suis dans la merde….”

Plus étrange encore, elle demanda de l’aide à Ken pour obtenir une technique pour ne jamais rien oublier.

— Ma grand-mèr.... Ken ne fini pas sa phrase. Il ne voulait pas avoué les coups de bokken de mamie Grisou.

— J’ai diverses techniques…. un moyen mnémotechnique, un clone qui m’accompagne, une marque sur la main, un élastique à votre carnet? Pourquoi pas un jutsu d’oiseau qui transportera votre carnet et piaille si vous le posez? Hummm… Sinon, comme disait ma grand-mère, chaque chose à une place et chaque place à une chose et la place de votre carnet c’est votre poche…


Au lieu de remercier, elle se contenta d’écrire, Ken attendit. Elle fini par lui demander de lui “raconter” qu’elle était là pour ça. Ken accueilla la question avec de gros yeux. Désarçonné par la demande, il ne savait pas trop quoi raconter.

— Heuuuu …. vous raconter quoi? ma passion vous la connaissez. Vous voulez connaitre mon giri? mon nindo? Ken fit une pause.

— Sinon vous voulez que je vous parles du viole dont j’ai été victime? du quatuor Jashin qui ont voulu m’assassiner? ma phobie pour l’eau… de mon enfance auprés de Yoko Hokazuka? vous la connaissez sans doute mieux sous le nom de Grisou une illustre Jonnin, une héroïne de Kumo. Comme c’etait dur de vivre dans son ombre quand on est un raté… bref

Ken reprit. en respirant avec difficulté réprimant de chaude larmes. Jamais il n’avait confié réellement à personne sa douleur. Minako avait une grande idée de ses faiblesses mais pas l’intégralité.

— Musique, patisserie, mon Giri, faire de Minako une femme accompli, l’aider a atteindre ses objectifs, la combler quoi… sinon je ne vois pas trop a pars des banalités comme servir Kumos, obéir au shunnin, au raikage…. bref qui n’a pas ce genre de giri ? Non Minako est ma voie. Nous avons des tas de projets en commun comme de créer une sorte de duo qu’on appelle le daisho Minaken, Nous aimerions aussi que notre groupe Higure Onkyou, soit illustré dans tout le Yukan, qu’on transmettent des messages de paix, d’amour, des conseils, bref ce qu’on attend d’artistes, inspiré le monde ! Ken inspira fortement. Pour la première fois, il sourit avec sincérité.


[color:2767=#449900— Mon nindo est d’aller en institut afin d’établir des recherches sur diverses sujets, la vie après la mort, les esprits, Il se trouve que dame Gensho, cheffe de Matshu, dans son immense sagesse, m'a confié une partition que j’aimerais étudier et pourrait me permettre d’ouvrir une porte vers l’au delà. J’aimerais comprendre son fonctionnement. Pouvoir discuter avec ma grand-mère ou pourquoi pas, d’illustre héros. Aider le Kubyuu en contactant les victimes… Que sais-je. Sinon j’ai un autre nindo qui va dans ce sens. Pouvoir créer des Genjutsus positifs, oui vous m’avez compris. Des Genjutsus positifs pour rendre le monde meilleur. Que les générations futures n'aient pas à vivre la même chose que moi… Un genjutsu d’amour, d’un amour infini. Un genjutsu capable de faire rire le plus déprimé des hommes. Un genjutsu capable de faire chanter même les muets. J’ai d’ailleurs réussi quelques uns dans cette direction… mais je ne progresse pas assez vite. J’aurais besoin d’aide dans se sens… Le sourrire de Ken s’évanoui subitement.



— dommage que l’institut ne voudra jamais de moi. Tout comme le Kubyuu qui m'a fermé les portes à la figure sans même chercher à réellement me tester… Enfin j’ai l’habitude, toute ma vie est une succession d’échec, des portes qui se claquent. Pour d’autres, sans effort, tout leur est disponible. Tandis que eux jouissent d’un bonheur en en faisant un minimum. Je trime pour des miettes ! Je vous avoue que j’en veux un peu à Keisuke-sama qui a ouvert ses portes à Minako car elle a réussi, et grâce à qui? Grâce à moi uniquement et ma stratégie sans faille, à lui porter un coup, et qu’ ai-je eu en récompense moi? En retour pour avoir réussi à construire un plan en béton, je n’ai eu que des insultes sois disant que moi je n’avais rien fait accroché a Bakeneko. Hideko et Minako ont réussi précisément grâce à mon soutien et pourtant je suis le seul à s'être fait craché dessus… sans mon genjutsu positif, Jamais, au grand jamais Keisuke aurait été pris par surprise. Je ne pouvais pas intervenir car précisément je faisais un genjutsu sur Minako et Hideko pour leur donner la force de poursuivre le combat. Mais ça. Bien entendu… les gens s’en foutent des genjutsuka ou des stratèges. Seules les personnes d’actions comptent pour eux… Pourtant j’aurais mérité tout autant d’en faire partie du Kubyuu ! Oh oui, ils auraient été chanceux de m’avoir !

— Cela dit, je ne regrette plus d’avoir été refusé. Ça m'a permis de changer mon fusil d’épaule et de comprendre que j’eme… keisuke-sama qui m'a rendu service au final. Le kubyuu veulent pas de moi? tant pis pour eux, ils se privent d’un stratège qui aurait mené notre police vers le chemin de la grandeur ! J’avais de plus choisi le Kubyuu pour de mauvaises raisons… Alors qu’au fond de moi, j’ai toujours chérie l’idée de rendre le Yukan meilleur avec l’aide du genjutsu. Vous savez, si le genjutsu peut rendre fou en créant des phobies, je suis convaincu qu’il peut soigner ! Hors Minako, c' est mon nindo, rendre le monde meilleur, qui est la seule chose qui m’attache à l'art ninja et par extension à ma vie!. Je ne suis pas un homme de terrain. Je ne vaux rien sur un champ de bataille…Tout le monde me la appris ça, aucun problème, je le sais maintenant ! Que se sois Aizen-sama, Akio-san, Keisuke-sama…Tous m’ont rappellé et me rappelle ma nullité dans l’art ninja. D’ailleurs on m'a retiré le bandeau parce que Kumo n’a pas besoin de moi actuellement. Kumo n’a pas besoin d’un stratège de plus. Je ne suis pas assez bon en défense comme en attaque, mon combat contre Keisuke l'a dévoilé. Je suis un stratège émérite mais je n’ai que ça pour moi. Cela dit mes équipiers eux avaient des muscles mais manquaient de stratégie… Nous faisions la paire. Mais bon, je suis passé inaperçu comme chaque fois que je réussi quelque chose.

— Je déprime car je suis nulle dans les arts ninja, mise à pars en Genjutsu. Je ne vie que de ça ! Je n’arrive pas à voir plus loin… j’aimerais grandir… mais comment? Tout le monde me regarde comme une sous merde mise a part Hideko, ma grande soeur que j’aime beaucoup ! Minako et bien sûr notre bande. Ryuku, sa femme Kaori, tiens c’est une Suzuri d’ailleurs vous connaissez Kaori Suzuri? Il y a aussi Koyama…

— Haaa Minako, ma femme que j’aime par dessus tout. Je souhaite reconquérir mon bandeau pour eux ! Leurs montrer que je ne suis pas la sous merde que Kumo à comme vision de moi. Sans eux… je pense que j’aurais déjà abandonné mon bandeau, mon nindo, mon giri… Ma vie, mon âme, appartient au Yukan que je chérie. Je ne serais d’ailleurs pas là sans eux, principalement, Minako. Pour tout vous dire, sans Minako, je serais décédé…


Ken n’en pouvant plus, il verse des larmes devant son constat de médiocrité, une vie passé et pourtant, pas la moindre perspective, rien d’accomplis. Ses amis touchaient du doigt leurs rêves. Ils répétaient à Ken que son heure viendra et pourtant rien, encore et toujours des refus. Plusieurs fois Kaori lui disait d’écrire à l’institut, Minako allait dans son sens. Ken se sentait trop minable pour les rejoindre. Sa honte de ne servir à rien, prenant conscience que personne n’avait besoin de lui. Mise à part Minako et la bande. Le monde ninja n’avait lui pas besoin de ses services. Peut-être était-il bien mieux sans son bandeau? Que faire, il était perdu. Il n’osait pas en dire davantage concernant la période difficile de son existence. Son enfance. Peut-être devrait-il parlé de son viole, de ses bourreaux à l’origine de sa terreur envers les femmes.


Dernière édition par Daishi Ken le Dim 22 Mai 2022 - 11:07, édité 1 fois
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Lun 18 Avr 2022 - 12:39
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Himari Suzuri – Psychiatre de l’Institut.


« Très bonnes idées ! Je note, je note. J’essaierai de mettre en pratique au moins l’une d’entre elles, merci monsieur Daishi. »

L’Eisenin, notait d’un mouvement rapide et voluptueux les propositions de Ken sans le quitter des yeux. A n’en pas douter elle perdrait le carnet avec les propositions du musicien mais la Suzuri n’y prêta guère attention comme à l’accoutumée, le matériel ne l’intéressait pas, l’humain accaparait toutes ses pensées. Elle l’enjoignit ensuite de lui parler de sa vie, son expérience en laissant libre Ken de commencer selon son souhait. Il devait prendre les rênes de la discussion. Les années d’expériences d’Himari transparaissait. Tel un petit oiseau, elle se posait proche de la source du chant qu’elle souhaitait apprendre mais n’imposait sa présence à ses patients. Ils devaient se sentir maitres de la situation à tout moment. Avec le jeune genin, elle devrait redoubler de vigilance, ayant dérapée une fois dans la salle d’interrogatoire. Quand elle avait touché sa main, son faciès presque torturé et le petit cri émit, l’avait surprise tant le jeune homme semblait appeler un réconfort. Pourtant nul doute était permis, il avait eu peur de cette proximité et cette erreur pouvait lui valoir une méfiance accrue. Représentante aguerrie de son domaine, Himari se fustigeait intérieurement pour cet errement. Elle laisserait Ken à bonne distance et chercherait à comprendre l’origine de son mal, gagner sa confiance et atténuer sa peur des femmes avant de s’approcher à nouveau.

Le genin ne se fit pas prier. Un torrent de paroles suivit. Détaillant son mal-être, passant d’un traumatisme à un manque de confiance, d’un manque de confiance à un jugement faussé, d’un jugement faussé à une dépendance destructrice. Pourtant Himari gardait un sourire léger et tel le mur de la pièce, restait muette, totalement intégré à un environnement qui se voulait calme et serein. Elle ne s’interposait pas, elle laissait le jeune homme discourir sans interruption. Une main jouant avec un mèche ses cheveux, l’autres rédigeant quelques annotations ça et là au gré du phrasé du genin.

Himari se réjouissait de la tournure de cet entretien. En un seul échange, la conversation lui offrait plus de matière qu’en plusieurs moins de travail avec la plupart de ses patients. Le jeune homme ne semblait pas lui tenir rigueur d’avoir brisé sa bulle de sécurité au Kyuubu, la délivrant de son agacement intérieur. Loquace, Ken l’était à n’en pas douter. Restait à déterminer son endurance, sa capacité à détailler. Himari ajusta ses lunettes sur son nez, laissant quelques secondes passer, avant de répondre au long monologue de l’homme face à elle.

« Votre périple semble difficile jusqu’ici monsieur Daishi.. vous m’en voyez navrée. »

Un air attendrie figé sur son visage, la Suzuri regarda Ken, elle voulait creuser, comprendre, entendre les réponses à toutes les questions qui tourbillonaient dans son cerveau. Pourtant un sourire léger sur un visage qu’elle voulait amicale, elle demanda simplement :

« Comment pensez vous que Kumo devrait vous aider pour atteindre votre giri ? pourquoi ne font-ils pas ce qu’il faut d’après vous ? où se sont ils tous trompés vous concernant monsieur Daishi ? Comment pourraient ils mieux vous aider. »

Himari réajusta ses lunettes rondes, à part ce geste répétée, elle restait immobile parfaitement droite sur sa chaise, ne lâchant pas de son regard serein le genin. La moindre réaction, le moindre battement de cil qui pouvait l’aider à interpréter le tableau de la personnalité qui se construisait dans son imaginaire.
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Daishi Ken
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Mer 20 Avr 2022 - 23:16
Ken garda le silence en attendant que l’eisenin notait ce qu’elle voulait. D’ailleurs, il ne s'était pas proposé d’aller faire un clone afin de demander a Akagi s' il pouvait récupérer le carnet, bien sûr le lire, et le rendre à Hamari. Feinter de ne pas l’avoir lu serait sans doute facile. Il était surpris qu’elle le remercia sachant que la plupart de ses techniques, il les avaient inventées en réalité. Qui demande à un oiseau de piailler pour rappeler qu’il faut ramasser un carnet? Si elle y avait crus, elle était une sacré crétine. Il devait rendre grâce à sa faculté d’écrire sans même baisser les yeux. Il se demandait soudain, pourquoi elle tenait à tout écrire si c'était pour oublier son carnet?

Ken adorait parler de lui, lui qui n'était que rarement le centre d’attention, voir, même totalement effacé en temps normal. Il se doutait d’ailleurs qu’il devait parler. Comment l’aiderait-elle si il ne jouait pas le jeu? Il se demandait si elle ferait comme tout le monde. Se servir de lui parce qu’elle avait d’un patient dans le cadre de son emploi pour le laisser tomber une fois fini ? Il en avait l’habitude. Il aurait aimer des amis sincères comme la bande. Le souci de la bande était qu’ils étaient les amis de Minako et par extension, les siens. Ils n’avaient pas d’ami propre à lui-même.

Ca lui faisait donc du bien que pour une fois il pouvait tout dire sans se faire insulter ou reprit. Ainsi il avait même osé glisser une insulte vers le Taisho du Kubyuu, Hamari n’en avait pipée mots. Avait-elle réellement cette faculté d’écoute? ou ne l' avait-elle juste pas écoutée préférant jouer avec ses cheveux? Comment savoir si Hamari n’allait pas être comme les autres et lui mettre des bâtons dans les roues en lui supprimant pour de bon son bandeau. Voilà aussi pourquoi il était coopératif. Il savait que son avenir de ninja était en jeu. Une fois de plus, il allait devoir se battre pour des miettes. Se battre pour ce qu’il avait déjà, son bandeau. La où nul autre n’avait de preuve à fournir et où on leurs accordent des avancements, des faveurs, comme Minako avec le Kubyuu car elle a réussi a le frapper, une fois, et ce uniquement grâce à lui. Lui allait devoir se justifier, encore, pour conserver ce qu’il avait.

Ken se secoua la tête, il sentait son esprit boucler encore une fois, ressassant les mêmes choses encore et toujours, il était en mode pleurnicherie ce qui l'agaçait lui-même. Il n’arrivait pas à tourner les pages lorsqu’il avait vécu des choses négatives. Pourtant il avait aussi connu des victoires ! Comme Matshu qui le considère comme un Matshujin, comme avoir aider Aizen à reprendre ses forces ce qui avait attiré la sympathie du héro de son adolescence, Raizen. Raizen, héros de son manga. Son préféré, Raizen, contre les momies de Mizu ! Lorsque Raizen compris qu’il était un nécromancien et stoppa l’invasion des momies par la seule puissance de son charisme en se mettant torse nue. Certaines momies en avaient perdu leurs bandelettes gagnant une déformation, comme une troisième main. Ken compris que bien plus tard l’allusion sexuelle. Ken oublia également Hideko qui était son amie, mieux, sa soeur avant d’avoir été celle de Minako. Une fois encore, il fit de peu de cas ses succès et d’une montagne chacune de ses défaites. Il se torturait encore et toujours, ne parvenant pas à sortir de son labyrinthe de martyr. Il aimerait pourtant trouver la sortie.


Soudain Himari lui montra une touche de sympathie, ou, était- ce de la politesse? Quoi qu’il en soit, Ken se contenta de hocher la tête en fermant les yeux dans un geste silencieux de gratitude. Elle semblait avoir eu un air attendri. Ken se détendit pour la première fois. Elle lui demanda alors ce qu’il attendait des autres pour atteindre son giri. Ken avait un air sceptique cela dit. Où voulait-elle en venir? Ken n’avait besoin de personne. Tellement habitué à se faire rejeter, alors, à quoi bon leur demander un service? Autant gagner du temps, qu’il se démerde seul. Hideko était l’une des rares personnes à qui il se sentait assez proche pour demander de l’aide. Peut-être est ce parce que c’est un garçon en réalité qui se fait passé pour une femme la plupart du temps ?

Ken réfléchi néanmoins à la question, il y réfléchi, encore, et encore. Il est vrai qu’a force de ne rien recevoir des autres, sachant qu’il ne pouvait compter sur personne, il avait fini par oublier ce qu’il pouvait bien leurs demander. A quoi bon demander de l’aide quand la réponse sera forcement non? Il le savait que trop bien. Il en avait pleinement conscience. Akio etait le parfait exemple. Le shinobi qui lui a proposé de l’aider et quand Ken accepta son aide, et qu’il se sentait de mieux en mieux. Akio ne trouva rien de mieux que de le regarder de haut, quand à la bibliothèque, il l’avait non seulement regardé de haut, mais écrasé, lui aussi. D’ailleurs, il se sentit honteux quand il avait presque eu envie de le laisser enfermer dans le genjutsu feintant l’envie de voir combien de temps il tiendrait.

Finalement, il répondit à la question.

— Pour ce qui est de Minako, pour moi, il n’y a rien à faire de la part de Kumo… Car elle est déjà bien entourée. Sans trop d'efforts elle a été acceptée par le Kubyuu. Par le Kubyuu elle est sous les ordres d’Akagi senseï. J’ai conscience qu’avec lui, je pourrais atteindre le chemin de la grandeur, tout comme il l'aide, elle. Pour revenir a Minako, elle ma moi, elle a nos amis. Elle ne manque de rien. Je ne vois pas ce que vous pourriez faire pour elle de plus que vous faites déjà? Peut-être la promouvoir Taisho parti comme ça? Ken eut un petit rire sans humour, signalant qu’il aurait aimé avoir une partie toute l’attention positive qu’elle recevait chaque jour. Elle recevait conseils et encouragement.

– Pour mon giri concernant d’obéir à nos shunins, nos jonnins et notre raikage… peut-être multiplier les occasions pour moi de me distinguer? Me mettre en équipe avec un shunnin fiable qui me pousserait en avant, qui me ferait confiance et en qui j’aurais confiance, comme l’officier Akagi. Vous savez, ma haine envers Aizen-sama est en partie motivé par ça non assistance quand je lui ai demandé de l’aide. Vous avez surement lu le rapport concernant mon… m…m…monn… M…meutre… j’ai paniqué en voyant Minako dans son plan idiot d’aguiché les malfrats. J’ai été voir Aizen sama, il ne ma pas écouté, il ma ignoré. Si il m’avais accompagné au moins pour vérifié que je ne dise pas de bétise. Il aurait vue mon original en proie a un horrible doute. Il aurait pu alors intervenir en utilisant l’art Nara. Il n’a rien fait. Il ne ma pas soutenu.

— Alors que moi je suis puni, il s’en sort sans égratignure ni réprimande. Le problème est que l’erreur d’Aizen-sama est bien trop répendu dans Kumo. Les shunnin attendent tout des gennins et dans leurs rapports dire "grâce à moi”. Mime t-il, des gillemets, avec ses doigts.

— Trop de chunnin ou Jonnin ne font aucun cas des génnins oubliant qu’ils l’ont été, si nous sachions tout, nous serions Jonin et pas genin, n'est ce pas? L’académie d’ailleurs n’a jamais réellement levé le petit doigt quand j’ai été…. j’....j….j… La voix de Ken s’étteint.

— On attend des gennnin qu’ils savent tout, qu’ils ne font aucune erreur. Si nous étions parfaits, nous serions jonnin et pas gennin. Je n’en veux pas totalement à Aizen-sama, il n’est qu’un shemas bien trop répandu. J’aimerais donc aider la prochaine génération de gennin à avoir cette chance que je n’ai pas eu, d’avoir des gens qui se soucis d’eux. Qui les voient pas comme des outils avant de les voirs comme des membres de Kumo. Tanaaa… La voix de Ken s'éteint une nouvelle fois. Il change totalement de sujet.

— Je pense que Kumo pourrait m’aider à atteindre mon giri donc d’une part en me permettant de percer les secrets des genjutsus. Je suis entrée récemment en possession d’une partition qui dépasse de très loin ma connaissance du genjutsu. Elle permettrait de plongé ma cible dans un etat de méditation alternative et profonde. Il paraît que….. Enfin bref. Ken s’arrèta là.

— J’aimerais que Kumo me permet avec l’aide de collègues aussi passionnés que moi, de percer le secret de cette partition capable de faire parler les morts et de lui trouver des applications éducatives, militaires ou mieux, pourrait servir au Kubyuu, ça rendrait leurs enquêtes tellement plus facile ! Vous n’avez pas idée. Interroger une personne récemment décédée sur son crime, récolter des indices. Est-ce seulement possible? Pour tout vous dire, j’aimerais parler à Raizen-sama de cette trouvaille. Il est le seul Nécromancien que je connaisse. Il est donc en contact avec les défunts, son aide me serait précieuse ! Jusqu’où cette partition permet d’aller?

— J’ai aussi mis au point un genjutsu capable de plonger une ou plusieurs personnes dans une arène d'entraînement mental. Les personnes peuvent tout faire comme se battre et même se tuer. Aucune importance car elles sont dans une illusion. Leurs corps ne subissent aucun dommage. Je les préviens avant de l'expérience et ainsi limite les dégâts traumatiques suite à l'expérience de mort.
Ken soudain s’arrête et se gratte les cheveux géné à propos de ce qu’il venait de révéler. En avait-il trop dit? avait-elle compris qu’il avait déjà trouvé des personnes pour ses expériences mettant des vies en danger? Ken fit la moue. Par chance, Minako et Akio ne semblaient avoir gardé aucune séquelle mentale ou émotionnelle.

— Ils ne font rien pour m’aider, même pire, ils me mettent des bâtons dans les roues c’est parce que pour vous, je suis un raté ! Je ne vaux rien ! Je n’ai l’appuie d’aucun chunnin alors que de nombreux gennin sont en équipe ou sont secondés par un chunnin qui les aide. Je ne dois pas en valoir la peine. J’aimerais moi aussi avoir du soutien comme celui de mes camarades. Tiens, regardez mon front. Mon épaule, aucune trace de bandeau. Oui, encore un baton dans ma roue. On me freine, encore, je dois encore me battre, encore faire mes preuves pour une chose que les autres non aucun effort à faire pour garder. Pourquoi ne suis pas soutenue? C’est pas moi qui ai la réponse malheureusement. Pourtant sans moi Minako aurait pas été au Kubyuu, sans moi Aizen-sama n’aurait pas pu avoir repris des forces suffisamment vite pour nous épauler contre les pirates. Lors de ma mission de Matshu avec Akio et Minako. A moi seul j’ai réussi a calmer un village entier à la limite de mettre les leurs à feu et à sang...

Malgré mes victoires, voilà où j’en suis… Je dois encore me battre pour faire mes preuves, encore. Je n’ai aucune reconnaissance. Je ne cherche pas forcement des félicitations même si ca me changerait des critiques. Je voudrais juste qu’on arrête de me freiner.
Quans Hamari lui demandait si les Kumojin se trompait à son sujet, Ken repartie pour un tour.



— Bien sur qu’ils se sont tous tromper à mon sujet. Je ne suis pas l’éternel perdant qu’ils aimeraient que je soit. Comment mieux m’aider ? En me rendant mon bandeau, en me soutenant, en reconnaissant mes points forts comme ils reconnaissent mes points faibles. Car pour les points faible, ils ne sont pas avares de mots.

— Une fois mon bandeau obtenu à nouveau, je pourrais avec leurs aides aller en institut pour explorer le monde paranormal qui nous entoure. Car je crois que le genjutsu au-delà des effets classiques qu’on lui offre, sa vrai valeur peut être curatif mais surtout viens du monde paranormal. La preuve avec cette partition ! Je voudrais percer le secret du genjutsu avec l’aide de l’institut. Ainsi nous pourrions aider Kumo à devenir plus solide. Peut-être même pourrions nous percer le secret de la résonance? Pour moi, elle touche forcément le genjutsu. Qu’elle soit d’illusion ou Yamanaka…. Tout le mystère est entier. Avec le genjutsu qu’ils m’auraient permis d’apprendre. Je pourrais en faire profiter l’académie, le Kubyuu, les médecins…

— En m’aidant à mieux cerner les secrets du monde paranormal et du genjutsu, Kumo aidera Kumo ! Je me sentirais utile. Je pourrais assisté le Kubyuu, l’académie… que sais je encore ?D’ailleurs j’ai déjà commencé sur cette voie avec mon Kusuri no Taisen… Voulez vous l’écouter? Sinon temps que j'y pense, vous voulez que j’aille chercher votre carnet par le biais d’un clone?


Ken prit son dizzi prêt à jouer pour Hamari tout en prenant la posture du singe, premier mudra du clonage.
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Dim 24 Avr 2022 - 15:46
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Himari Suzuri – Psychiatre de l’Institut.

La question d’Himari se voulait diriger pour Ken, pourtant la première réaction de l’enfant dans un corps d’homme fut de placer Minako dans le contexte. Ça réponse sur fond de jalousie, étonna quelques peu l’eisenin. Il semblait tenir sa compagne sur un pied d’estale et se disait incapable de vivre sans elle, peu ou prou, mais il semblait également jalouser profondément ses réussites. Himari n’avait posé aucune question sur elle pourtant Ken lui posait des questions rhétoriques. Appuyant l’impression qu’il avait que Minako recevait tout… Se besoin d’exposer des choses qu’Himari n’avait évoqué ne pouvait vouloir dire qu’une chose. Un profond sentiment d’injustice régnait dans le cœur du genin. Elle nota cette observation sans quitter des yeux le Daishi. Un trait noir coupa sa vision, d’une main habituée elle releva ses lunettes sur son nez et continua d’écouter avec attention.

Ken sauta de sa femme à ses supérieurs. Il parla notamment de Nara Aizen, qui semblait l’avoir abandonné. Bien sûr la psychiatre avait lu le rapport concernant le meurtre, écrit par Metaru Akagi d’une manière académique et dépourvue d’émotion. Elle pestait contre ce genre de personnage qui lui semblait trop froid pour pouvoir juger le genre humain. Elle-même n’était guère encline aux amitiés inutiles cependant elle savait fait preuve d’empathie pour tous. Tel un mélange non miscible, elle laissait les émotions des êtres qu’elle cotoyait la traverser l’emplir de leur somptueuse mélancolie afin d’en saisir l’origine, de les analyser et les codifier. Afin de prendre le recul nécessaire à la compréhension du comportement découlant du tumulte d’émotion créer par l’environnement social, les épreuves de la vie, les échecs et les réussites. Puis tel un amour éphémère une fois qu’elle en avait fait le tour, elle les laissait partir pour pouvoir emplir son être des nouvelles émotions d’une autre personne. Himari adorait son travail et sa chaleur non feinte, sa compréhension instinctive des mœurs du cœur, ne faisait pourtant pas d’elle une femme encline à aimer tout un chacun, elle avait juste cette faculté à penser à la nature humaine avant de rendre un jugement. Ce rapport impersonnel, factuel oubliait cet aspect, oubliait l’humain à son sens et elle maudissait ce genre d’approche. Il semblait que son patient haïssait le Nara, la suite de son discours évoquant une hiérarchie militaire incompétence. Incompétence dont l’image mental prenait la forme de Nara Aizen dans le subconscient de Ken. Himari nota se fait, les yeux toujours rivés sur son patient, une main jouant à nouveau avec ses cheveux.

De ses supérieurs, il poussa plus loin en parlant de Kumo dans sa globalité. Himari notait que par trois fois Ken s’arrêta au milieu de phrase comme se ravisant, décidant de garder pour lui sa pensée. Il souhaitait une école plus fédérée autour de notions plus humaines ou les encadrant seraient plus appréciateur et focalisé sur le bien-être de leurs élèves. Himari appréciait l’idée mais ne posa aucun jugement. Elle avait joui d’une éducation privée géré par son puissant clan. Les Suzuris. Difficile pour elle d’accepter ou réfuter les arguments de Ken. De toute manière l’oiseau à l’écoute n’émettait de thèse ou d’anti-thèse tout du moins, il ne les chantait pas à l’oreille de ses patients. Le jeune homme parla de ce qu’il pouvait approter à Kumo, comme cherchant à convaincre Himari et peut être bien lui-même qu’il serait utile à la société à l’instar de ses idées qu’il décrivait comme novatrices.

Il passa de son potentiel inexploité à la rancune à nouveau. Estimant que Kumo et la hiérarchie militaire ne faisait que l’empêcher d’évoluer. Himari, gardant la même expression calme et bienveillante, voyait doucement un pattern se dessiner dans son esprit. Elle voguait sur les émotions que partageait Ken et commençait à en découvrir la carte. La jalousie, l’anxiété, La rancune, l’incompréhension, l’amour... La jalousie, l’anxiété, la rancune, l’incompréhension, l’amour... Il semblait bien à l’eisenin que seul l’amour qu’il portait pour Minako servait de radeau l’empêchant d’être englouti par le flot de ses émotions négatives. Un radeau bien précaire pour lutter contre toutes ses forces obscures.

Finalement, il termina sur des notes plus positives concernant son potentiel, ainsi une lueur existait aussi, celle d’apporter son aide et de devenir un pilier de la société Kumojin à travers son art. Elle devrait bâtir autour de cette volonté très certainement pour l’aider à s’émanciper de ses pensées obscures mais aussi pour l’aider à voir que son unique radeau de soutient pouvait être renforcé et devenir un fier navire, s’il ne gardait pas le nez plaqué contre celui-ci. Il lui proposa d’aller chercher son carnet oublier mettant fin à son monologue sur cette main tendue.

« Merci, monsieur Daishi mais c’est inutile, la gourde que je suis va utiliser ses petites gambettes et aller le chercher une fois notre première séance terminée. »

Elle détermina rapidement l’heure en regardant par la fenêtre de son bureau, constatant que le soleil déclianait et continua :

« C’est incroyable comme le temps passe vite quand on est en compagnie intéressante ! Je vous jure, monsieur Daishi, vous avez des questions qui mérites réponses réfléchies. Notre session touche à sa fin, je vais vous questionner une dernière fois pour aujourd’hui ! Quand vous aurez répondu nous nous arrêterons et je vous propose d'écouter votre Kusuri no Taisen plus tard peut être à la fin de notre prochaine séance! Quand dites vous, monsieur Daishi?»

Sa main s’arrêta soudainement de triturer ses cheveux et de l’autre elle posa sa plume. Elle croisa les jambes derrières son bureau et posa ses mains sur ses genoux puis elle ajouta :

« Vous m’avez exposé, comment Kumo pourrais vous soutenir plus efficacement, où le village vous avez laissé tomber. Maintenant j’aimerais savoir où vous pensez avoir échouer ? Kumo à émit un jugement et comme vous le dites vous mets une nouvelle fois à l’épreuve. J’aimerais savoir, ce que vous estimez être de votre responsabilité réellement, quels seraient les tords de votre fait et que vous devriez améliorer ? »

HRP:
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Daishi Ken
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Mar 26 Avr 2022 - 22:45
Ken eu une moue un peu déçus, son plan n’aura pas lieu d’être. Impossible de voir ce qu’elle avait écrit sur lui, pourtant c'était une bonne occasion. quoi qu’il en soit. Il garda le silence attendant la suite des questions. Au loin, il entendait des cris, un bruit, comme un ballon frappant près de la fenêtre. Il n’en était pas certain. Au vue de la hauteur, ça paraît incroyable. Il tenta de déchiffrer sur le visage d’Himari si elle le traitait comme les Kumojin le traitait, ou, si elle était un des cas isolés comme Minako, ou leurs bandes.

Quoi qu’il en soit, elle le remercia chaleureusement, enfin à son goût. Elle était bien élevée, chose étrange. Elle ne devait pas être née a Kumo pensa-il. Elle parlait de première séance, chose qui le tiqua. De combien de séances parlait-on? Une dizaine? Un millier? Deux ? Il aurait du poser la question plus tôt, maintenant, il se dit que c'était bien trop tard. Qu’importe le nombre de seance, il devrait toutes les faire. Autant simuler une bonne coopération afin de regagner son bandeau. A pars parler de lui même qu’a t’il gagner avec cette séance? Il faudra surement attendre quelques séances? Bien qu’il était très sceptique sur l'intérêt de ses dernières, il joua le jeu.


Tout comme Himari, il regardait par la fenêtre à nouveau, le son avait cessé depuis longtemps, par contre, les premières lampes de papier furent allumées. Le soleil déclinait peu à peu. Himari lui dit qu’elle se trouvait en compagnie intéressante, il en rougissait avec un rire nerveux. Elle lui dit qu’une ultime question l’attendait. Il pourrait alors y retrouver Minako qui l’attendait sans doute avec impatience. Elle lui dit qu’elle écoutait son Kusuri une autre fois, probablement à la fin de la prochaine séance. Minako aussi usait de cette formulation. Une façon poli pour dire” non, je ne souhaite pas écouter ta merde, mais j’espère que tu oublieras que je t’ai proposée de l’écouter la prochaine fois, ainsi je n’aurait pas à le supporter”.

— A vous de voir… je ne vous forcerai pas, sauf si nous nous battions côte à côte contre un ennemi commun. Nous verrons donc plus tard, ou pas.

Ken fut intrigué, pour la première fois, elle changea d’attitude. Fini la posture désinvolte en jouant avec ses cheveux. Elle prenait un air sérieux. le fixant à nouveau, posant sa plume. Ou voulait-elle en venir?

Sa curiosité fut rapidement satisfaite, aprés avoir dit comment Kumo pourrait l’aider, comme celon lui, Kumo la laissé seul. Himari voulait connaitre ses echecs. Les points d’amélioration à avoir. Biensur, il ne peu pas parler du meurtre puisque il avait accusé Aizen de ne pas avoir fait son devoir, il avait bien sur sa part de responsabilité qui d’ailleurs il l’avait aussi admis.

— Je me suis pour ainsi dire formé seul. Le taijutsu ne m'intéressais pas étant jeune, et au jour d'aujourd'hui, cette discipline m'intéresse un peu plus mais si je peu éviter le combat, je vais l’éviter. J’ai toutefois fait du tord à mon premier sensei, ma grand-mère ainsi qu’a mon premier sensei de l’académie, Tanako sensei rejetant totalement leurs éducations, leurs cours... J'ai honte aujourdhui.

Bien que je ne suis pas totalement d’accord avec Kumo je dois avouer que parfois, PARFOIS, il y a du juste…

Ken réfléchi pour bien choisir ses mots.

— A l’examen des gennins. On m’avait dit qu’il etait important de ce démarquer, car les personnes qui nous regardaient étaient des clients potentiels ! Ainsi, moi qui aime la musique, si j’avais séduit un client qui avait besoin de musique, alors, il aurait pu faire appel à moi. J’ai pris se conseil à la lettre.

Ken réfléchi encore un peu.

— Au lieu de prendre cet examen au sérieux, je l’ai pris comme un jeu afin de donner du spectacle aux gens. Ainsi par exemple, je me suis dréssé sur les épaules de mes clones en hurlant Onkyoton ! Ha ca oui j’en ai donné du spectacle !!! Mais Ca n’a pas été du gout de notre raikage ni de Keisuke qui m’ont insulté au lieu de me soutenir. HAAAA Si je n’avais pas écouter ses conseils débile ! J’aurais peut être séduit le Kubyuu ou le pôle scientifique, mon manque de sérieux fait que je n’ai pas été approché des principaux commanditaires. Bien que j’ai séduit énormement de monde dans le public. Pas les bons visiblement.

Ken sourit maussadement.

— J’ai promis a plus d’une personne que je chercherais dorénavant à être un peu plus sérieux à l’avenir. Ce même manque de sérieux m'a valu d’être mal vue de certain de mes camarades comme Akio. Il n’avait promis d’être là pour me soutenir mais, comme quasiment tout Kumo, il a fini par me tourner le dos.

— Sinon, je ne sais pas… je n’ai jamais trahi, je n’abandonne jamais. J’essaye d’avoir la victoire humble… J’ai peut-être trop tendance à me plaindre? Je sais pas… Je n’ai pas d’épaule de soutien moi, mes victoires, je les dois à moi seul…

Ken préféra ne rien dire au sujet du carnet qu’il a voté sur précisément, la personne qu’il avait tué volant des preuves au Kubyuu, ni sur la traque d’un groupe de malfaiteur que Minako et lui traque du nom du triangle. Il savait que si il crachait le morceau, il ne perdrait pas seulement son bandeau mais aussi sa liberté. Minako plongerait sûrement avec lui. Il se demandait encore qu’est ce qui lui avait passé par la tête de volé un document aussi précieux à la barbe du Kubyuu. C'était précisément là sa plus grosse erreur, son coup de poignard dans le cœur de Kumo.

Il laissa échapper un pet d’inquiétude à l’idée que le triangle continue à frapper.Peut- être que le Kubyuu aurait démantelé le groupe si il n’avait pas commis le larcin. Il était persuadé que le Kubyuu l’aurait accepté, il était sûr alors d’avoir de quoi attaquer le groupe, de les arrêter et ainsi, Minako et lui auraient été vue comme des héros. Aizen lui même n’aurait pas eu d’autre choix que de reconnaitre le génie de Ken. Hélas, rien ne s’etait passé comme prévus !

Tout était gâché ! Keisuke lui avait mit un pied au cul l’excluant presque du Kubyuu ne lui daignant pas un seul regard. Minako elle, était limite la chouchou Ken ne voulait pas que Minako tombe et pour ça, il ne devait absolument pas parler du carnet. Le garder pour lui, coûte que coûte ! Au diable Himari, jamais elle ne saura quoi que se soit au sujet du carnet !

Ken alors trouva un stratagème pour détourner Himari de sa longue hésitation suspecte.

— Mes phobies… que ce soit Suiton, j’ai peur de l’eau depuis quelles ont…. enfin…. elles m’ont…. hummm…. elles…. pardon en parler m’est pénible. Je n’ai jamais rien fait pour me débarrasser de mes phobies que ce soit des femmes ou du suiton, de toutes les eaux d’ailleurs… Me doucher m’est pénible mais heureusement, je peu me laver. J’aimerais aussi de l’aide à se sujet…

“Esperons que cette révélation ne lui met pas la puce a l’oreille sur autre chose…. qu’elle con, pourquoi j’ai aussi longuement hésité? J’espère que je réussirai a garder le secret sur le carnet. “
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Dim 15 Mai 2022 - 19:33
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Himari Suzuri – Psychiatre de l’Institut.

Himari écoutait le jeune Daishi s’enliser dans une réponse en plusieurs actes qui le portait vers son éternel apitoiement personnel. Au final, la seule chose qu’il estimait digne d’un certain regard était son manque de sérieux. L’auto-critique n’était pas son fort, il s’agissait d’un trait commun des personnes à l’esprit faible, il fallait concéder. Malheureusement Himari voyait se dégager ce genre de conclusion après seulement une journée de travail avec Ken. Beaucoup d’apitoiement, beaucoup de rancœur et de jalousie. Peu d’amour propre. Un cocktail explosif qui pourrait facilement voler le patronyme de son homologue russe, tout du moins métaphoriquement parlant. Un cocktail pouvant rapidement amener quelconque individu vers le bord vers un précipice. Chacun en possédait un. Le précipice où on apercevait un fleuve dont sa course se fracassait sur d’imposant rocher. Le précipice était commun les flots qui coulaient à ses pieds différents, chaque être humain qui foulait cette terre risquait un jour dans leur abime. Pour Himari, elle dont la profession exigeait une connaissance étendue de l’autre et donc avant tout de soi-même, il s’agissait de l’indifférence. Elle savait que les afres de la vie la poussait dans son précipice, elle deviendrait indifférente aux autres, elle serait aussi froide extérieurement que son cœur pouvait déjà l’être intérieurement. Elle deviendrait une vielle femme solitaire haït de tous, elle redoutait se destin mais la connaissance son meilleur atout pour l’éviter.

Le précipice de Ken, lui tendait les bras et des mains invisibles le poussaient vers celui-ci. Elle le voyait clairement dans ses yeux tourmentés, dans ses hésitations qui en disait autant que ses longues paroles. Elle devait maintenant nommées chacune de ses mains et les tranchées une à une. Afin de lui éviter d’être avalé par ses flots qu’elle n’avait pas encore identifié. Certaines de ses mains lui apparaissaient clairement. La jalousie par exemple. Elle ne s’y attaquerait pas en première, main bien trop puissante et difficile à trancher. Non elle commencerait par les plus évidentes. Sa phobie de l’eau et sa jalousie des autres. L’Eisenin regarda Ken et sourit quand il eut finit, elle passa une main dans ses cheveux et entreprit de jouer avec ses boucles à nouveau :

« Très bien Monsieur Daishi. Je vous remercie pour cette entrevue riche en information. On va s’arrêter la pour aujourd’hui. Nous continuerons dans trois jours même heure. Je vous attendrais dans mon bureau. Soyez sans crainte je vais faire de mon mieux pour vous aider. »

Elle se leva et le raccompagna à la porte. Lorsqu’il sortit, elle verrouilla, déverrouilla, re-verrouilla la porte.

~~~~

Trois jours plus tard, Himari faisait les cents pas dans son bureau. Elle attendait l’arrivée de monsieur Daishi. Elle entendit toquer à la porte et releva ses lunettes d’un geste rapide. Elle se déplaça et s’assit sur sa chaise derrière son imposant bureau puis invita Ken à entrer. Avant même qu’il ne s’assoit la Suzuri prit la parole :

« Bonjour Monsieur Daishi ! Prenez place ! Je me suis préparé pour vous aujourd’hui ! J’ai réfléchi longtemps afin de m’assurer de la meilleure approche. Nous avons pas mal échangé lors de notre première séance et j’ai décidé de commencer le traitement aujourd’hui. Cela ne sera pas forcément agréable mais cela devrait vous aider ! J’en suis convaincue ! Vous me disiez vouloir de l’aide concernant votre phobie de l’eau et je compte donc commencer par ça afin de vous montrer que je suis de votre côté. Nous sommes un équipe dont le but et de rendre votre esprit plus fort. »

Sur le bureau une bassine d’eau rempli à moitié, dont la profondeur permettait largement d’y plonger une tête. Ken ne sembla pas rassuré à cette vision, Himari se déplaça et faisant attention de ne pas s’approcher trop de Ken pour éviter d’ajouter à sa nervosité, elle entreprit d’expliquer l’exercice.

« Cette bassine d’eau sera notre support d’exercice aujourd’hui. »

Elle se racla la gorge et replaça ses lunettes sur son nez :

« Je veux que vous placiez votre main dans celle-ci, jusqu’à touché le fond puis garder là dans la bassine jusqu’à ce que je vous le dise »

Ken avait affirmé pouvoir se laver, elle estimait que cette première marche ne serait pas trop dure. Elle le laissa faire à son rythme sans le presser, lui souriant quand il la regardait l’encourageant muettement. Une fois qu’il eut franchit cette étape. Himari ajouta :

« Bien Monsieur Daishi. Maintenant je veux que vous fermiez les yeux… je veux que vous fermiez les yeux et que vous inspiriez, bloquer votre respiration deux secondes puis que vous expiriez très lentement. Faites cela cinq fois s’il vous plait. »

Himari souhaitait qu’il soit calme pour la suite de son travail et savoir gérer sa respiration aider à calmer son rythme cardiaque enfin elle termina :

« Maintenant je souhaiterais que vous me racontiez d’où vous vient cette phobie de l’eau. Garder les yeux fermer et la main dans la bassine. Quand vous sentez que vous paniquez, arrêtez vous recommencer l’exercice de respiration puis reprenez. Vous pouvez vous arrêter à tout moment mais cela ne vous aidera pas, cependant je respecterais n’importe qu’elle de vos choix. »


Himari se replaça derrière son bureau, restant debout cependant pour conforter Ken dans l’idée qu’elle ne sera pas proche de lui pendant l’exercice.


Dernière édition par Narrateur le Dim 19 Juin 2022 - 12:29, édité 1 fois
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Daishi Ken
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Dim 22 Mai 2022 - 11:04
Le fumet de sa soupe embaumée son esprit de mille délices. Refusant d’y goutter, l’homme préféra dans un second temps de manger son repas avec le nez. C’était une pratique peu courante par le commun des mortels qui se privaient d’intensité. Ils se contentaient de mettre le repas dans la bouche, mastiquer deux ou trois coups et d’avaler sans y songer, mais pas lui. Le shinobi avait perdu déjà dix minutes de son temps pour manger avec les yeux. L’eau pour commencer, légèrement coloré annoncait une soupe légère, le persil et les morceaux de lotus rt de Konjac donnait un effet féerique que bien trop de gens etaient incapable d’apprécier. Son corps se mit a tremblé de désir aprés avoir portée l’eau à la bouche. La chaleur se diffusait dans tout son être. Il se sentait ragaillardit et reprit des couleurs oubliant un peu la session de reprise en confiance en soit par Himari. Lorsque le lotus se fit écraser entre ses dents, Ken ferma les yeux pour pouvoir manger avec les oreilles, appréciant le bruit de sa mastication. Enfin, il avala le tout et senti son corps se soulager et se détendre. Il eut enfin le courage de raconter pleinement sa journée à sa femme.

— Je me demande si j’ai eu raison de me confier autant à elle. Tu vois, elle à mon destin entre les mains, j’ai dû lui apparaître tellement faible. Toutefois, en lui racontant ma vie, je ne sais pas ce qui s’est passé, je me suis senti parfois ridicule. Je ne sais pas pourquoi. Est ce que tu as déjà ressenti ça mon cœur ? Tu sais ? Penser que tu es à plaindre, et au moment de te plaindre, te rendre compte du ridicule de la scène ? Je ne peu revenir en arrière, si jamais elle décidait que je ne valais rien alors, je perdrais mon bandeau pour de bon ! Qu’est ce qui ma prit de faire ca ? Je m’affiche comme un faible encore… J’en ai tellement marre. J’ai suivis ton conseil et je m’ouvre à elle, sans rien oublier. J’espère juste que ca donnera quelques choses de positif !

Ken continua a raconté sa journée aprés avoir repris de la soupe pour se détendre et permettre à Minako de rebondir sur ce qu’il venait de dire. Elle tenta de le rassurer.

— Je lui ai dis combien je trouvais les Kumojin étaient tous indignes de confiance, entre Aizen qui était supposé être là pour nous et ma trahi. Tout comme Akio qui s’était proposé d’être là pour moi et ma quasiment fait passé pour un gros naze. Je lui ai tout raconter, absolument tout. Bon, se qui est fait est fait mais j’ai peur que ça me porte préjudice pour mon avenir de ninja. Je pense que à partir de demain, je vais tâcher de lui montrer une facette plus confiant, lui montré que je ne suis pas totalement cassé. J’en ai tellement marre de me faire souffrir pour ce que des salops m’ont fait. Tu n’arrêtes pas de me le dire, je dois arrêter de me torturer mais je n’y arrive pas. C’est comme si j’etais malade, que je me bloque sur chaque pire moments de ma vie et que je faisais des retours en arrière afin de me faire punir. Tu me la dis, j’ai pas voulu t’écouter. Je me rends compte ce soir que tu avais raison…

Après avoir repris de la soupe, il continua.

— Cela dit, je t’écoute maintenant, j’ai accepté de jouer le jeu, je lui ai tout raconter sans rien omettre. J’espere que elle, elle ne suivra pas le shemas habituel et ne me trahira pas ! Je me demande aussi pourquoi je n’arrive pas à faire ça avec les bons moments. J’adorerais me passer en boucle nos nuits d’amour, j’adorerais entendre ta voix me répéter indéfiniment combien je suis quelqu’un de merveilleux. J’adorerais me remémorer sans cesse notre promenade sous les cerisiers lors du Matsuri de cette année. Qu’est ce que tu as été divine dans ton Yukata bleu marine. Hummmm J’espère qu’elle m’aidera à comprendre pourquoi je me torutre ainsi, pourquoi je n’arrive pas à effacer les crasses que l’ont me fais, pourquoi je ne parviens pas à passé outre. Il y a aussi notre mission a Matshu, pourquoi je reste bloquer sur la trahison de Aizen ? J’espère que Himari san saura m’aider !

Ken mangea encore de sa soupe. Il allait continuer mais Minako souhaita habillement le faire changer son esprit en lui proposant une sortie nocturne dans le jardin, écouter les dernier criquets de la saison tout en lui racontant sa journée

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Trois jours passent

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Sur le chemin, Ken se remémora la veille, quand il creusa dans le terrain vague du dojo afin d’aplanir le terrain, c’était sa propre thérapie. Il y fit une découverte surprenante, une boite en bois usée par le temps mais toujours intacte. Il y lu une inscription intrigante. « pour la future génération de la famille Metaru ». Il voulait l’annoncer à Minako mais rentrée tard, elle n’avait pas été présente pour partager sa joie. Il rangea alors le coffret dans un coin et se jura de l’ouvrir avec elle dans les jours à venir. Que pouvait-il bien contenir ? Il secoua son visage car il était enfin arrivé devant le bureau de son médecin. Il toqua à la porte en effectuant une courte rythmique joyeuse. A sa grande surprise, Himari était tout autant enjouée que lui, voir plus encore ! Il n’eut pas le temps de venir s’assoir qu’elle lui annonça le programme du jour a peine après lui avoir demandé de prendre place sur le siège. Elle le rassura d’emblée en lui annonçant qu’ils étaient dans la même équipe, il apprécia qu’elle rebondisse ainsi sur le fait que Kumo à perdu totalement sa confiance. Pour ainsi dire, Himari serait sans doute l’une des dernières Kumojin à qui Ken voulait bien faire confiance avant de se refermer à jamais face à eux. Elle avait prévu une épreuve apparemment difficile. Ken regarda partout dans la salle, il n’y avait rien en particulier. Avait-elle prévu un genjutsu ? Un genjutsu utilisant une bassine ? Allait-elle amplifier l’effet de noyade  en renforçant le genjutsu par un aspect du réel ?

Il prit une attitude déçus qu’il ne parvenait pas à effacer quand elle lui raconta en quoi consistait l’exercice. Mettre sa main dans le fond.

« Elle me fera sûrement un genjutsu, sinon c’est nul... ».

Il plaça sa main au-dessus de l’eau pour apprécier la température de l’eau. Elle n’était ni chaude, ni froide. La température ambiante rendait l’eau agréable. La peur toutefois de subir un genjutsu le mit mal à l’aise. In ferma le poing et rouvrit la main plusieurs fois avant de l’immerger jusqu’a touché le fond de la cuve de bois.

L’homme continua a suivre les instructions de son médecin, il ferma les yeux et souffla toute l’air de ses poumons, bloqua pour les remplir enfin et bloqua à nouveau. Il en oublie peu à peu l’eau.

Il se remémora l’un de ses rêves. Un jeune garçon, lui ? Le garçon était devant une vieille dame sans cheveu habillé de pied en cap tout de noir. Une prêtresse ? Elle lui dit alors de placer sa main dans une boite, qu’il va ressentir une démangeaison, puis des picotements, enfin des brûlures pour finir, sentir sa peau se disloquer ses chairs être à vif. S’il pensait à retirer sa main, alors elle lui planterait une dague empoisonnée. Ce qui lui sembla étrange dans son rêve etait un mantra pour le moins étrange que se raconter le jeune homme pour se donner du courage.

Ken patienta en continuant ses exercices de relaxations mais il n’y avait toujours pas de genjutsu. Ou voulait-elle en venir ? Soudain, elle dévoila son plan, du moins, pour le moment. Elle voulait qu’il lui raconte l’histoire sur la phobie, e ne jamais ouvrir les yeux ni retirer la main de la bassine. Il sourit en pensant au garçon dans son rêve. Un certain Pol ou Pole au nom de famille trop complexe pour être pleinement souvenu. Cela n’avait aucune importance aprés tout. Il se concentra voyant qu’elle n’avait aucune intension de lui faire subire de genjutsu. Cela le rassura un peu. Bien qu’il avait dépassé se stade, comment pouvait-elle le savoir ?

— Alors… tout a commencé durant mes études à l’académie. Une amie à moi, Kaori avait été victime de camarade de classe. Kaori Suzuri. Elle a été leurs victimes jusqu’a ce que je m’en mêle. Elles ont décidé de s’en prendre à moi. Le quatuor Jashin. Kyoko, Manara et les jumelles… Je, j….

Ken inspira fortement, trembla sur sa chaise l’eau fit beaucoup de renoues, il avait envie de retirer sa main, mais tout comme Pol, il refusa d’en arriver là. Il serra le poing dans l’eau et écrasa ses paupières tellement il fermait les yeux avec fermeté. Il prit un long moment pour se détendre à nouveau.

— Le quatuor Jashin, elles m’ont pris pour leur jouet. D’abord c’était rien de grave. Des insultes, Des claques, des exigences comme mon obligation de m’isoler et rester avec elles. Puis porter leurs affaires. Elles ont commencé ensuite à me cracher dessus, a me mettre des coups plus violent. Elles finirent par se servir de moi pour (CENSURER afin de rester Forumactif friendly car viole humiliation… se qui explique qu Ken à la phobie des femmes et d’être touché.). Personne à pris soin de les arrêter. Sans doute parce que Kyoko est issu d’une classe sociale supérieur ? Que son père etait haut placé dans l’académie ? Quoi qu’il en soit. Ma grand-mère n’avait pas pris la mesure de ma souffrance ou est ce qu’elle espérait que je me défendent ? C’est ce que j’ai fait mais à quatre contre un… je n’avais aucune chance. Pourquoi l'académie n'a rien fait?

Ken frissonna encore une fois et reprit le temps pour se calmer. Son visage se mit à rougir fortement.

— Tandis que Kamiko s'amusait à détruire ma réputation en collportant de fausses rumeurs à mon sujet, certains en ont eu marre. C’est la que Koyama par exemple a voulu me défendre en s’en prenant aux filles. Comme représailles elles m’ont fait souffrir comme jamais. Megumi alors à commencer a testé des genjutsus sur moi je m….

Ken faillit ouvrir les yeux en pensant à la chouette. A chaque fois que Megumi lui lançait un genjutsu, elle signait en incerant dans son esprit son visage avec des yeux de chouettes à la place de ses yeux humains. Ken se remémorait ses souffrances, parfois il tombait dans les pommes se saisissant le crâne de douleur. Il dut reprendre son exercice et reprendre son calme. Des plaques noires sorti de son visage qui maintenant le brûlait fortement.

— Puis, un jour. Alors que Megumi me torturait avec ses yeux de chouette, sa soeur continua à détruire mon honneur, pendant que Manara puisait dans mon sang Kyoko de son côté m’appela en me proposant de me détendre. J’ai accepté son offre en m’allongeant dans l’eau en faisant la planche. A coté d’elle. Il lui arrivait parfois d’être gentille, mais cette fois, elle m’informa vouloir m’offrir à son dieu. C’est la qu’elle avait utilisée ses facultés Mitsudo pour m’enfoncer le visage…. HO MON DIEU…..

Ken pleura a chaude larme et failli ouvrir les yeux en abandonnant l’exercice. Il pleura si fort sa main etait au trois quart sortie de l ‘eau mais il était déterminé a tourné la page. Il sera les dents en pleurant fortement. Il ouvrit la bouche mais eu peur en entendant son cri. Il n’avait rien d’humain, c’etait un beuglement bovin. Cela le troubla tellement qu’il en oublie quelques instants l’exercice. Il luttait à présent pour que Kiwe’an ne le surmonte pas. Une guerre intérieure avait lieu.

C’était comme s’il perdait conscience. Il luttait pour ne pas se mettre en colère. Déjà sa main hors de la bassine sauta sur sa joue qui présentait presque comme une très courte barbe sur l’ensemble de son visage qui le gratta. Son visage piquait si fort. Sa main sauta de sa joue a sa bouche, de sa bouche a son front, du front au cou et du cou a son nez qui était maintenant comme écrasé sur son visage. Kiwe’an gagnait du terrain lui déformant le visage de douleur. Il prit peur à nouveau et se remémora l’exercice.

Avec grande difficulté, il respira profondément, l’animal perdait peu à peu du terrain.


— Désolé… j…. Dit-il d’une voix roque qui n’avait presque rien d’humain.

— Akagi sama avait déjà commencé à m’aider à ce sujet en me forçant a me noyer dans un lac. Dit-il en serrant les dents.

Ken ne parvint plus à desserrer les dents, il ne se rendit pas compte du quiproquo possible de ce qu’il venait de dire. En réalité, Akagi s’etait volontairement immergé dans le lac demandant a Ken de le sauver. Il avait mis tellement de temps à oser sauter. Sans surprise, il s’était noyé mais avais réussi a aller au dela de la peur, pour Akagi. Ken se rendit compte soudainement qu’il avait intégré injustement Akagi dans le lot « Kumojin indigne de confiance » alors que jusqu’à preuve du contraire, il avait été comme un mentor pour lui. Lui prodiguant courage, conseil et respect.
Kiwe’an n’abandonnait pas, l’homme devenait à nouveau un Akuma. Sa fierté ne voulait rien lâcher. Une guerre interne pour la possession du corps avait lieu. La bête recula à nouveau mais ne céda pas pour autant. Pour une fois, l'homme lui tenait tête mais il n'avait déjà presque plus de volonté.
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Dim 19 Juin 2022 - 12:31
Le Kendo, ou, la voie de Ken FT Himari Suzuri 5951d510
Himari Suzuri – Psychiatre de l’Institut.

Himari fixait le visage de Ken, sondant chacune de ses expressions, alors que le jeune homme se prêtait à l’exercice qu’elle avait concocté. Le genin semblait confiant alors qu’il débutait son récit mais cela ne dura guère dès qu’il fit mention d’un certain quatuor jashin, se révélant être les tortionnaires de son passé, il se mit à trembler. Suivant les conseils de la Suzuri, l’homme prit le temps de se calmer avant de continuer son récit. Ses souvenirs semblaient encore le hanter avec virulence, les doigts du jeune homme appuyant fermement sur ses paupières semblait vouloir s’enfoncer dans ses globes oculaires pour retirer de sa mémoire les images de ses tourments passées. Au fil de ses mots, Himari découvrit l’origine de sa peur du sexe opposée. Ce quatuor l’avait rendu méfiant et fragile en présence de la gent féminine, le point d’orgue de leur jeu dangereux expliquait la phobie de Ken pour les étendues d’eau. Himari se demanda pour quelle raison, le jeune homme n’avait appelé à l’aide l’un de ses professeurs ou un proche pour le soutenir. Peut être l’avait il fait sans succès ? Le cerveau de l’eisenin visualisait les embranchements des possibilités, cherchant à préparer les mots qui aideraient son patient mais alors qu’elle nageait dans son flot d’idée, un phénomène inattendu se produisit. Le visage de Ken se transforma, Himari ne pipa mot restant immobile, même sa main resta à l’écart de ses cheveux, observant le phénomène curieux, des plaques de poils poussaient sur le visage du genin, son visage lui-même semblait se métamorphosé sa voix devint plus grave.

La Suzuri s’attendait à une réaction violente de la part de Ken mais le voir pleurer à chaude larme avec ses yeux humains tandis qu’un son guttural, ressemblant au cri d’un taureau, sortie de sa gorge, un son qui ne résonnait de tristesse mais d’une colère profonde. Elle vit Ken lutter contre cet afflux apeuré, il sortit la main de l’eau découvrant par le touché que son visage avait changé. Il ferma une nouvelle fois les yeux pour se calmer, avec difficulté il sembla maitrisé, cette part de lui qui voulait faire surface. Qui voulait balayait l’être fébrile qui pleurait de honte et de dégout en relatant son passé. Contemplative face à ce patient de plus en intéressant, Himari trépignait intérieurement, la découverte rien ne la rendait plus excité. Pourtant elle resta calme d’apparence, laissant Ken retrouvé sa composition. Celui-ci s’excusa penaud, comme s’il avait échoué quelconque épreuve. Himari :

« Le processus de guérison n’est pas un test, il prendra la temps qu’il prendra, rien ne sert de vous excusez Monsieur Daishi. Vous êtes même aller plus loin que je m’y attendais. Je ne peux que concéder que vous avez du caractère et.. du vécu. »

Ken ajouta quelque chose qui choqua Himari. La brute épaisse Metaru. Forcément des manières de barbares. Elle s’imaginait le chuunin maintenir le genin sous l’eau de force pour lui faire passer sa phobie. Une idée aussi vide de sens que la caboche de l’officier semblait-il. Elle ne pouvait se fier qu’au seul parole de Ken cependant elle résonnait avec l’image qu’elle se faisait de l’officier.

« Les manières des Metaru…. Je parlerais personnellement à cette officier. Noyer un genin… quelle honte. »

EMalgré elle, maintenant que la tension retombait, que Ken se calmait, sa main se retrouva sans qu’elle en ait conscience dans ses boucles. Restant debout, les hanches reposées contre son bureau, l’eisenin s’adressa à Ken.

« Ne nous attardons pas sur ce point, ensemble monsieur Daishi. L’important c’est vous maintenant. »

Himari réfléchit :

« Je comprends bien mieux l’origine de vos phobies. Celle-ci sont profondément enfoncé dans votre subconscient… A un tel point qu’on croirait voir une autre entité se battre pour émerger de vous comme pour vous sortir de vos problèmes. Vos traits ont changé pendant l’exercice. Votre voix aussi. Vous connaissez ce phénomène ? êtes-vous au courant ? Est-ce une capacité de votre famille ? De quoi s’agit il ? En avez-vous peur?»

La jeune femme bavarde laissa le flot de question sortir de son esprit sans s’interrompre puis lui vint une idée, peut être que cet être faisait partie de la solution au puzzle de la personnalité de Ken. Elle devait le rencontrer.

« Monsieur Daishi, je veux que nous recommencions l’exercice. Je veux que vous replongiez dans vos souvenirs, tout en plongeant votre visage dans l’eau. Ne doutez pas de vous, vous en êtes capable. Cette fois-ci, ne luttez pas. Laissez vos sentiments aller où ils doivent, ne vous effrayez pas de me laisser voir votre second visage. Je suis votre allié, monsieur Daishi. »

Himari replaça ses lunettes sur son nez et attendit la réponse du genin. Elle espérait trouver des réponses et l’aider à dépasser ses craintes en l’encourageant à s’accepter entièrement. Cela passait forcément par l’acceptation de cette part de sa personnalité qui essayait de prendre le dessus.

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Daishi Ken
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Dim 26 Juin 2022 - 19:11
Ken fixa l’eiseinin, son air blasé était partie depuis bien longtemps. Il haletait, luttant contre lui-même pour éviter l'arrivée du monstre. Il etait bon publique et se livrait à toutes les exigeances de la femme sans rechigner à un seul instant. Chaque fois qu’il se sentait partir, il ressentait toutes emotions de façon bien plus intense, le quatuor Jashin lui offrait une envie de meurtre qu’il refusait d’assouvir. Il se grattait les yeux, se remémorant les yeux de la chouette, genjutsu favoris de ses ennemies. Plusieurs fois il avait voulu aller à l’institut pour rendre visite a cette folle de Manara, la seule encore internée. Sa grand-mère, Yoko l’invita souvent à faire cette démarche mais a chaque fois il y renonça.

Le jeu d’Himari, tel que reçu par Ken, en réalité, un exercice des plus important, eu un phénomène curieux. Trop soumis à ses démons, le jeune homme oublia jusqu'à la saveur des Inazuma no kumo, les pâtisseries de son oncle Yuan, pâtissier émérite, connus par tous les amateurs de gâteaux dans tout Kumo, sa renommée le poussait maintenant de plus en plus par delà Kumo et l’absentait de plus en plus. Coup dur pour Ken, qui après avoir perdu sa grand-mère il y a peu, se voit presque orphelin d’un oncle victime de son succès. La vie de Ken, tel un vieu parchemin soumis à l’air libre et à l’humidité, partait en petit morceau. Maintenant c'était son bandeau qui commençait à s’étioler. Son univers se creusait à vue d'œil. Il s'était réveillé ce matin avec une pensée honteuse, une pensée qui pour la première fois, n’en dit rien à Minako, pourquoi vivait-il encore? Pour elle assurément, mais combien de temps encore pour qu’elle à son tour, foute le camp?

Ken atteint une sorte d’état de latence, de lune de miel. L’humain et la bête s'accordaient une sorte de pause, visiblement trop essoufflé pour reprendre le combat. Ken haletait avec un œil clos se saisissant le cœur comme s' il avait couru des kilomètres. L’animal à travers les yeux de l’humain palpait du museau ce royaume qui lui était encore interdit. Il renâcla de fureur, de son sabot il gratta le sol de son royaume-esprit. L’animal détestait cet être qui flottait au-dessus de son royaume, cet invité non désiré qui violait son espace. Cette terre appelé Kahlo, un royaume que Ken avait conçus pour fuir le monde normal, bien trop fou et violent. Il avait créer un monde dont le chef était le roi buffle. Comme son année de naissance, le Buffle d’eau ascendant tigre de bois. Kahio était un monde de verdure où les animaux étaient maître sur les humains, un monde, plus un lopin de terre une foret avec une pairie. Une montagne étrange puisque plus vous vous en approchiez, plus elle s'éloignait. Un monde toutefois musical. Les passerau, moineau, corbeau principalement chantaient les louanges du roi buffle.

Ken vivait un cauchemar, son monde, Kahio, implosait dans son esprit Kiwe’an de l’autre côté se rebellait contre son créateur voulant le soumettre à sa loi, l’animal renâcla une seconde fois. Ken pâli en se préparant à une nouvelle attaque imminente du monstre encouragé à sortir par Hamari. Plus Ken souffrait, plus l’animal devenait fort et inversement. C’est comme ci le buffle qu’il avait pourtant imaginé étant tout petit, était réel, comment était-ce possible? Le monstre écouta la voix d’Himari comme un phare, afin de trouver la sortie par mis cette floppé de sons erronés. il reprit des forces dans son coin.

Ken voulait réparer son erreur concernant Akagi, il ne la pas noyé mais a poussé Ken à sauter dans l’eau, la nuance était énorme Akagi était une sorte de guide qui contrairement a Aizen qui la écrasé, Akagi semblait vouloir le tirer vers le haut, cela dérangea parfois le genin qui n’en avait pas l’habitude. Il réussit à regagner suffisamment de force pour dire de façon haletante

--- non, Akagi, est gentil, pas, noyer…. il a aidé Ken…. Il inspira plusieurs fois sentant la présence du monstre mais visiblement épuisé lui aussi, ce réposant.
Ken écouta Himari un oeil fermé, il respira difficilement.

- J’ai crus comprendre qu’il s’agis d’un truc qu’on appelle Yasei mais c’est quoi se truc? j’en ai jamais entendu parler. Je ne suis pas certain, c’est un pirate, lors de ma dernière mission qui m’en a parlé… il n’a pas eu trop le temps d’en dire plus. Il m'a juste donné ce nom là et une personne que je n’ai jamais entendu parlé avant, Reikhan… vous connaissez? Information de malfrat pirate, puis-je faire confiance? Je ne sais pas… J’ai peur, oui, biensur… je ressens de la colère, de la haine j’ai envie de tuer quand je le sens sortir… et j’ai peur que si il sort, tout comme lui, je me retrouve coincé de l’autre coté….

Ken fit la moue, horrifié par la demande de Himari. l’horreur visible sur son visage et son coeur se fit se lever l’animal le fixer de ses yeux bleus et gratter le sol. Himari souhaitait que Ken recommence cette fois ci en y mettant la figure. Ken dans cet etat avait parfois voulu faire du mal a Minako, pourtant l’amour de sa vie, que serait ce avec Himari qui ne représente rien? Si elle avait raison? La solution, si elle était l’acceptation? Si il restait coincé dans Kahio et que l’animal était libre? comment faire pour revenir?

Ken tremblant de peur fixa le bac a eau. L’épreuve représentait tout. Son bien être, Minako, son avenir de ninja, son passé, son avenir. Ken eut soudain une idée. Il se souvenait que le seul homme à avoir réussi à neutraliser le monstre a été Ikari du Kubyuu. On lui avait raconté que l’homme avait réussi à électrocuter le monstre en lui laissant aucune chance, le monstre avait failli assassiner des civils.

— S’il vous plaît, Hamari-sama, appelez tout de suite Ikari san… du Kubyuu, il a réussi seul à neutraliser le monstre, si le pire arrive, il est votre meilleure chance… ho, et dites a Minako que je l’appartiens à jamais si jamais…. si… enfin vous comprenez…. et dites lui que je suis désolé d’avoir été un bon a rien incapable de préserver son bandeau, incapable de la deffendre de Aizen, de Joben, d’avoir été un poid mort…. Si jamais je m’en sortais vivant, je… je changerais, pour elle, pour mon village, j'intégrerais l’institut de recherche section paranormal. Je… j’en ai marre d'être un gros nul !!!!

Ken frappa du poing sur la table en fer et repris d’une voix plus grave

— J’en ai marre de dépendre des autres, j’en ai marre d'être faible, qu’on ne me reconnais que par mes défauts, ce bandeau que j’ai durement gagné qu’on ma repris sans difficulté car je fais honte a mon village, car je suis faible, je ne vaux rien !!!

Le visage de Ken, lourd de reproche pesait chaque fois plus fortement se rapprochant de l’eau, ses larmes coules de plus en plus se mélant à l’eau de bassine. Une rage à nouveau gronda mais la cible cette fois c’etait lui même.

Si il avait été plus fort il aurait pu maîtriser la bête sans difficulté, il aurait pu conserver son bandeau, il aurait pu rendre Akagi fier en n'étant pas une fois de plus un bouffon, il aurait pu mettre son pied au cul a Aizen et le faire venir au lieu de se plaindre, il aurait pu voir que Yoko était mourante, elle qui dissimulait ses problème cardiaque, elle pensait que Ken n’avait rien vue. Par faiblesse, il n’avait rien fait. Surtout, surtout, il aurait pu avec l’aide de ses amis, neutraliser les adoratrices de Jashin. Si il avait été plus fort, il aurait aussi eu sa place au Kubyuu alors qu’il avait laissé Hideko et Minako charger seules Kosuke, alors que lui, bien à l’abris les avaient épaulé de loin par son genjutsu.

Le village s’en sortirait mieux sans toi.

Quoi ? Qu.... Qui me parle?

Le village… laisse moi être ta force, tu ne mérites plus d’être Kumojin, switchons… viens te reposer a Kahio

— NOOOOON !!!! Hurla le gennin

Pourquoi non? tu pleures encore, tu fais que de te plaindre, en fait, tu ne me mérite pas non plus, installe toi là mon petit hênzo… laisse moi ta place…. se sera mieux pour tout le monde !!!

Henzô?

— HAHAHAHAHA tu es tellement ridicule, tu ne sais même pas qui tu es…

Que sait tu de mon passé ?

Plus que toi… maintenant fou moi le camps !

répond moi, répond moi…. REPOND MOIIIIIII !!!!!!! Le monstre fonça sur Ken et l’envoya au loin derrière lui, étrangement, le monstre se retourna et se mit à rire en voyant le jeune homme aussi pleutre que d’habitude. Ne voyant aucun ennemi en lui, il continua son chemin et sorti du monde imaginaire

Ken tambourinait aux portes de Kahio les pieds pataugeant dans l'eau d'un marécage, Kiwe'an modifiait déja Kahio. Il était seul, seul dans son monde imaginaire supposé l'apaiser mais autour de lui les chant des oiseaux semblait se moquer de lui lui faisait vivre un cauchemar. Son visage le lançait de plus en plus, parfois il passa sa main sur sa peau éclaté qu’il déchira à chaque passage de ses ongles, un fillet de sang recouvrait de fin poils noir corbeau. L’akuma maintenant plissa les yeux, visiblement gêné par quelque chose. La douleur était si forte que ses phalanges fusionnaient pour se souder en un sabot. Ses yeux virent aux bleus.

La respiration saccadé, l’akuma avait de plus en plus chaud, luttant contre son démon intérieur. Il avait une forte envie d’éventrer son kimono qui devait être nue devant Hamari. Il haletait de plus en plus. Les forces en opposition se faisaient de plus en plus violentes. Levant le visage au ciel, c'était comme un noyé cherchant a gagné la surface pour ramasser ne serait ce qu’une cuillère d’air frais. Il se mit à beugler de toute ses forces. Aprés plus de quinze ans, il avait réussi grâce à elle, Hamari, elle l’avait libéré. Le monstre la fixa d’un air reconnaissant et cria une nouvelle nouvelle fois. Posant ses mains a son visage sa bouche et son nez avaient fusionné en un muffle toussant du sang au visage d’Hamari. Il hurla de rage en se tenant le crâne, la douleur était si forte que l’Akuma se mit à courir au hasard de la pièce cherchant une sortie. Deux énormes cornes lui vrillèrent le crâne faisant tomber ses oreilles comme deux lambeaux de chaire. Ken avait totalement disparu, seule la position debout était tout ce qu’il restait de l’humain. La bête fixa la fenêtre puis Himari. Il se demandait si il devait fuir, ou tuer Hamari. Minako n’est pas là cette fois, personne ne le stopperait !

Des plantes marécageuse se saisir de Ken l’enfonçant dans l'eau du marécage, il était à la merci du monstre, rapidement, des toxines sortait des ronces lui entravant les bras. L'homme hurlait de peur et de douleur, mais il était seul, seul dans son esprit.

enchainé d’or je suis enterré dans un marais, mon sang est plus pure, que la plus pure des drogues vous serez pris par Kiwe'an avec les autres sur la place je vais rouler des joints dans ma maison toute neuve.
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Dim 10 Juil 2022 - 17:30
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Himari Suzuri – Psychiatre de l’Institut.

Mais cette acceptation de soi serait une épreuve difficile, avec de moultes défis que Ken se devrait de relever un à un. S’accepter soi était pour certains quelque chose de naturels, tandis que bien plus complexe pour d’autres. C’était justement pendant la période de l’adolescent qu’un homme ou une femme se forgeait, à travers ses expériences, son histoire, ses souhaits et espoirs. L’environnement dans lequel la personne évoluait était tel une fondation de ce processus de construction. Dans le cas de Ken, son environnement délétère et oppressant avait brisé toute confiance en lui et il voyait à travers Minako son salut. De ce fait, il mettait la jeune femme sur un piédestal, tandis qu’il souffrait toujours du regard des autres, d’un jugement qu’il pensait injuste envers lui.

La bête qui prit forme en face d’elle lui donna la chair de poule. Une odeur âcre et acide envahit l’air, attaqua ses narines. Himari se retint de grimacer et remit nerveusement ses lunettes d’un geste vif.
Allait-elle l’attaquer ? Lui bondir dessus ? Tous ses muscles se bandèrent. Pourtant, elle ne bougea pas, usant de toute sa volonté, toute sa concentration afin de rester stoïque, à l’écoute de son patient ; bien que prête à réagir à toute attaque par une technique appropriée.

Ken corrigea ses propos sur Akagi. Était-ce là la culpabilité de la critique qu’il venait d’énoncer à son sujet ? Himari ne dit rien, observant la bête. Ses yeux s’attardèrent sur le visage qui s’était métamorphosé, son contour, ses aspérités : jamais encore elle n’avait vu pareil animal d’aussi prêt. Le sentiment le plus puissant qu’elle ressentait était la surprise quant à la taille d’un buffle : bien qu’elle en ait entendu parlé, jamais elle n’aurait imaginé pareil monstre poilu.
La respiration du jeune homme était difficile. Sa voix changeante trahissait l’équilibre précaire de son esprit, retenant la bête tout au fond, de peur qu’une fois libérée elle ne se mettre à semer chaos et destruction, mais en retenant ainsi sa partie animal, Ken ne faisait qu’amplifier son mal-être et la possibilité que le buffle prenne le pas sur lui et déchaine toute l’énergie et la colère si longtemps retenu en lui.
Himari, concentrée, pensa à ses mots se répétant ses phrases dans son esprit, afin de s’exprimer d’un air calme, posé.

« Tout va se passer, j’ai confiance en vous Monsieur Daishi et vous, faîtes-moi confiance. »

Himari tenta de l’apaiser de sa douce voix, tandis que cria son refus. Son refus de quoi ? De qui ? Que refusait-il tant qu'il le criait si fort, faisant vibrer les murs, les fenêtres... et elle-même. C’est en comprenant le monstre en lui, en dialoguant avec lui, que Ken parviendrait à s’accepter, à guérir.
Prenant son courage à deux main, elle invita donc Ken… ou plutôt ce qu’il était devenu, à continuer.

« Qu'est-ce que vous refusez ? Dîtes moi ce que vous voyez, ce que vous ressentez... »

Allait-elle trop loin ? Proposer ainsi à cette bête de s’imaginer libre pouvait faire tout basculer. Pour autant, elle devait savoir ce qu’il en tenait vraiment, ce qui la caractérisait.
Cet exercice pouvait causer à Ken une profonde détresse, mais elle savait que ce dernier, à moins de se confronter à ses peurs, ne parviendrait jamais à les surmonter.
Une autre information piqua son attention, une information qu'elle prit le risque d’interpréter.

« Qui est-ce qui est ridicule ? Est-ce vous ? Car je peux vous dire que vous ne l'êtes pas. Si vous êtes ici, c'est que vous êtes courageux, que vous êtes fort. Surtout, vos amis savent qui vous êtes, votre femme le sait. »

Etait-il en train de livrer un combat contre la bête ? Un combat dont le vainqueur gagnerait possession du corps ? Etait-ce là la seule solution ? Ou se trompait-elle totalement ?
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Daishi Ken
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Dim 24 Juil 2022 - 14:16
L’Akuma, plus humain que buffle fixe l’horizon et aperçoit le long mur d’enceinte de Kumo, enfin c’est ce qui lui semblait. Par delà ses murs, la liberté. De quoi brouter, une terre fertile loin des intrigues débilitante, loin de la guerre, loin de Kumo et ses règles absurdes. A travers les yeux de Ken, il avait participé malgré lui, à l’évolution du monde. Ce qu'il avait vu à travers le regard de son alter ego humain le déplaisait au plus haut point. Il était même là lorsque sa propre mère voulut le protéger de la brutalité de son père. Ken n’avait connu que la misère, la violence, la haine, les coups. Pourtant il etait toujours là, traumatisé des entrainements, des Kumojins ne souriant que lorsqu’ils avaient la vie d’un camarade entre les mains. Assoiffé de massacre.

Ken lui rêvait d’amour et d’eau fraîche. Naïveté surement, mais pourquoi devrait-il bannir ses rêves pour si peu? Le monde cours à sa ruine et le monde demande a Ken de plonger avec lui. Pire, ils poussent Ken dans le gouffre. Il a appris à tuer, il tue, et on le puni car il a tué. Le monde est devenu absurde ! Qu'était ce raikage qui permettait ça? N'apprend-on pas à l’académie a lancer des shurikens, a frapper, a étrangler, à couper, a bruler, a électrocuté, a faire exploser? Pour une fois que Ken appliquait à la lettre l’enseignement, voilà qu’il est condamné. Qu’elle raikage permettait ça? C’est aussi absurde qu’un pompier ayant appris à vaincre le feu était démis de ses fonctions pour avoir été éteindre un feu. Pire encore, le responsable n’a rien eu à pars des félicitations pour avoir mené la mission à bon port, où était la logique?


Le monstre regardait par la fenêtre. Il voyait la pierre pavée dégueuler sur la nature, l’étouffant, l’étranglant, au loin, un palan fixé à une poutre annonçait l'arrivée bientôt d'un nouveau bâtiment qui massacrait un peu plus la vie. De l’autre coté de la rue, il y avait des restes de l’ancienne Kumo, en si peu de temps, la ville avait doublé de taille. Partie ainsi, dans une centaine d'années, la moitié du Yukan sera dévorée par la pierre à défaut de trouver autre chose. Au loin, une portion de forêt semblait être en chantier, des fils barbelés faisaient le tour, serait- ce encore un nouveau terrain d'entraînement?


“Ken, je vais suivre ton exemple, là ou Kumo apprend la guerre, je vais leurs apprendre la paix! là où Kumo apprend la aime, je vais leurs apprendre l’amour, là où Kumo apprend le meurtre je vais leurs apprendre la préservation.”

l’Oni sentait en son sein, l’humain se débattre, il n’était pas prêt à écouter, Ken s’enlisait de plus en plus dans le marécage mental. Voir son alter ego se débattre le rendait encore plus furieux. Ken avait suggéré à cette idiote d'appeler l’homme tonnerre, celui qui répondait au nom d’Ikari. Elle aurait dû l'écouter. Pourquoi devait-il, lui, subir tout ça? Ken ne l'a jamais écouté. Ken était aussi sourd que les Kumojin. A force de recevoir des coups surement… l’Oni haïssait la faiblesse des hommes à commencer par Ken. Il avait jeté l’éponge quand Ken avait maudit le jour où sa haine avait ouvert une brèche mentale permettant à l' Oni de sortir l’espace d’une seconde pour lui faire plaisir. Il avait tué parce que Ken n’en avait pas la force, il avait tué par amour pour Ken. Depuis, Ken voua pour lui une haine vorace. Il en a perdu son bandeau. Pourtant des tas de shinobi mourrait pendant la guerre, c’etait même là le coeur de leurs raison d’être, pourquoi on punissait le monstre…. ENCORE ! L’oni en avait marre de voir les gens unis dans la haine !

Hamari tenta de se maîtriser, ses gestes étaient lents et maîtrisés mais son odeur la trahissait, son musc sentait la crainte. l’Oni ne le supportait pas, de plus, elle voulait aider Ken mais elle ne se souciait pas de lui. Elle disait que tout allait bien se passer. Comme s' il retenait Ken en otage. Pour qui le prenait-on? Elle inversait les rôles. Elle se disait son soutien et pourtant, son odeur indiquait le contraire ! La senteur âcre de l'effroi. Soudain, son geste de moins en moins maîtrisé finit par le convaincre qu’elle se trahissait. Ses lunettes s’agitait rapidement sur son nez. L’oni avait l’impression qu’une fois encore, il n'était pas à sa place. Il avait autant le droit d’être içi que Ken. Ils étaient la face et le pile d’une même pièce. Au final, comme les autres, elle semblait frêle, fragile, et fuyante.

Hamari commet sa seconde erreur ! Il n'était pas “monsieur Daishi” se lâche, ce bon a rien, se fumier, se moins que rien. La pièce avait changer de coté. Cette fois c'était à la face d'être au ciel tandis que le côté pile était dans la boue, entre un de se noyer dans les marais spirituels qu’il avait lui-même créer. Un “genjutsu” que Ken c’etait lancé sur lui même. Résultant de son affrontement contre l’Oni. Tandis qu’il luttait, le monstre beugla de rage envoyant au loin, d’un coup de pied ressemblant plus à un moignon, entre un pied et un sabot, grimaçant de colère et de douleur. une pile de papiers partout dans la pièce.

— Je ne suis pas Daishi ! NE m'insulte pas femelle ! Beugla le monstre en explosant de rage, frappant du plat du moignon

“ Elle ne semble pas me considérer, elle n’a d’yeux que pour cet imbécile de Ken ! Qu’il meurt se sac a merde ! Je préfère mourir avec lui que d’être prisonnier, encore.”

Malgrè la table confectionné par les Metaru, connu pour leurs résistances, d’un seul coup de poing il l'enfonca au point de faire disparaître sa main à l’intérieur. Le monstre s’approcha de plus en plus près d’elle prenant la chaise dans ses mains, lui faisant obstacle et l’envoya à travers la fenêtre. Le mobilier s’écrasa plus bas. Le monstre ne parlait plus, il n’avait plus envie de lui parler, ses yeux bleues virèrent au rouge quand une fois de plus Hamari refusait son existance, ne prenant en compte que la présence de l’idiot. Quand elle lui demanda ce que l’idiot voyait, ressentait. le monstre refusa que Ken ne lui parle, il ferma le mufle etouffant les cris d’agonnie de Ken. Il respira bruyamment, avançant à sa portée. Il n’avait qu'à pratiquement tendre le bras pour la broyer de ses mains !
Le monstre, adorait la voir en sueur, elle faisait la femme forte, mais il sentait sa peur, elle ne jouait plus autant avec ses lunettes, elle luttait pour garder son calme il en etait certain !

— HAHAHAHAHA ! Ria le monstre, un rire étrange, comme dénué d'humour.

il prenait plaisir à la persécuter comme il a été persécuté depuis toujours, surtout par Ken qu’il muselait chaque fois que le monstre tentait une approche. Le monstre leva ses babines pour qu’Hamari puisse voir ça dentition, le monstre cracha par terre, les anciens chicots de Ken tombé, remplacé par des dents d’herbivores. Il tendait la main au-dessus d’elle comme s’il s'agissait d’une masse, prenant son temps pour l'attendrir comme on le faisait avec une viande trop dure.


l’Oni serra le poing, ressemblant plus à un moignon, entre main humaine et sabot de buffle. Il stoppa son geste quand elle lui parla pour la première fois et non à Ken, il se mit à réfléchir. Le monstre retira sa main et rangea ses dents. Il ne percuta pas quand elle parlait de personne ridicule. Non, ce qu’il le fit percuter, c’est quand elle lui parla de ses amis, de sa femme… Hamari parlait-elle de Ken ou de lui? serait ce possible que Minako soit sa femme? Que dirait-elle si elle voyait son visage bovidé à la place du doux visage de Ken. Prendrait-elle peur? ou est ce que le monstre serait accepté? Que diraient ses amis? Kaori, Ryuku, Koyama, Chiaki, Yuan, Hanzo, Kaito….MINAKO !

Un à un, les visages défilent sous les yeux du monstre. Il ressentait sur sa joue le souvenir de Minako lui caressant la joue avec affection, elle l'avait même nommé, grâce à elle, il s'appellait Kiwe'an. La seule personne qui avait jusque là reconnu son existence, elle avait fait en une heure ce que Ken n'avait pas réussi a faire en une vie.

Pour la première fois, le monstre se tenait la tête de rage, il était perdu, il devenait fou. Qui était-il? que devait-il faire? pourquoi on le tourmentait? Il etait perdu, perdu sans Minako, sans repère.

- M....MINAKOOOOOUUUUUUUUU ?! Beugla t'il, une once de déséspoir dans la voix.

“ KAI, KAI, KAI !!!!!! PUTAIN KAI !!!!!! “ hurlait Ken dans son esprit d'une voix chevrotante empli de désespoir !

Dans son esprit, Ken luttait avec l'énergie du désespoir, il s'époumona pour en appeler à sa technique mais elle ne fonctionnait pas, il avait beau mudra, il avait beau hurler et invoquer le brise-rêve, quand il ouvrait les yeux, les marais le dévorait un peu plus, petit à petit. Devant lui, se dressa une vision d’horreur. Il avait le poing lever prês à l’abattre sur Hamari.

“NOOOOOOOOON NE FAIT PAS CAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!” Hurlait-il de terreur !

Ken était désespérément seul, entravé par une chaîne en or, il commença à être submergé dans son marais spirituel. Seule ses mains et son visage, hors de l'eau, luttant pour vivre un peu plus longtemps.
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Dim 31 Juil 2022 - 18:23
Le Kendo, ou, la voie de Ken FT Himari Suzuri 5951d510
Himari Suzuri – Psychiatre de l’Institut.


La bête jeta son regard vers l’extérieur, tournant le visage vers la fenêtre. A travers ses traits animaux, des expressions bien humaines trahissaient sa double nature. Une expression de dégoût. Puis, il reporta son attention sur elle, lui hurla dessus quand elle l’appela Monsieur Daishi. Tout cela ne signifiait qu’une seule chose : l’esprit du monstre avait pris le pas. Himari devait se tenir prête à réagir, à la moindre attaque, à la moindre agression. Pourtant, elle ne le fit pas, pas immédiatement. Malgré l’agressivité, malgré la table brisé et l’haleine nauséabonde du buffle qui s’approchait d’elle. De large gouttes perlaient sur ses aisselles. Le sang s’échappa de ses mains, le froid la gagna. Pourtant, son esprit, lui, resta concentré sur son objectif.

Attaquer un patient dans un tel état mental, face à un tel déséquilibre, pourrait être un point de rupture. Face à ceux deux esprits qui se combattaient l’un l’autre pour le contrôle de ce corps, il ne pouvait y avoir de défaite de l’un ou de l’autre. Dans le cas contraire, l’un serait vouer à la soumission de l’autre, à son bon vouloir. Le monstre tapis dans l’ombre, prêt à sortir, à exploser dès qu’il en aura l’occasion et l’homme, encagé dans son propre corps. Un homme à qui on ôterait sa liberté, car trop dangereux pour les autres, trop dangereux pour lui-même. Tout se jouait là, tout se jouait en cet instant. Son cœur battait à tout rompre. Son sang bourdonnait dans ses oreilles. Pourtant, Himari resta stoïque. Elle se retint, de tout son être, de toutes ses forces.

Quand elle parla de Minako, un point de rupture apparu. L’esprit de Ken était toujours là, derrière celui de la bête, tentant de reprendre le contrôle. Elle le sentait, elle le voyait. Aussi, devait-elle l’aider, mais pas n’importe comment.

« Vous êtes deux, mais vous devez accepter de ne faire qu’un. »

Ses propos se firent bien plus énigmatiques que par le passé. Elle devait guider leurs deux esprits vers un chemin commun, leur faire comprendre que l’un sans l’autre ne serait rien, qu’ils étaient tous les deux le morceau d’un même tout.

« L’amour de Minako, votre amour pour elle, est ce lien qui vous uni. »

Faisait-elle fausse route ? Non, pas de ce qu’elle pouvait voir, de ce qu’elle pouvait observer. La bête, bien qu’ayant sa propre personnalité, devait voir, sentir, vivre à travers Ken. Sinon, pourquoi le qualifier de faible ? Pourquoi ce combat intérieur ?

« L’un, l’homme, apporte la douceur. La douceur de celui aime, celui qui chéri. L’autre apporte la force. La force de celui qui protège, celui qui veille. Le buffle et l’homme sont deux, mais aussi un. Vous êtes liés, par vos souvenirs, par vos expériences. Séparés, vous êtes incomplets. Ensemble, vous serez forts. »

Les Yasei n’étaient pas monnaie courante à Kumo. Aussi, rares furent les occasions où elle put en rencontrer et en suivre. Ces rares expériences et ses lectures, tout cela formait le radeau sur lequel elle naviguait. Face à ces eaux tumultueuses, elle se devait de suivre le vent. Suivre le vent au risque de chavirer.

« Cette acceptation de vous, Monsieur Daishi. Cette acceptation de vous, Monsieur le Buffle. C’est là la clé de votre futur.

Un futur qui reposait entre leurs mains à tous les deux.
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Daishi Ken
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Dim 7 Aoû 2022 - 20:53
“ KOF KOF KOF”

le marais ouvrit une nouvelle fois sa gorge avalant Ken un peu plus profondément. Des mouches et des moustiques tournaient autour de la proie, volant joyeusement et parfois le piquant. L’homme hurlait de terreur se noyant de plus en plus profondément l’eau boueuse lui caressa les joues lui pénétrant par moment les oreilles. Lui couvrant les paupières, Ken était à présent aveugle.

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Le monstre beugla plus fort encore au nom de Minako. Le beuglement n'était plus un cris de rage, mais un appel au secours. Le monstre regardait par la fenêtre se rappelant à travers Ken, son odeur, sa voix, ses traits, son goût. La ceinture de son kimono lui faisait mal. Son corps oscillant entre buffle et humain prenait de la place. De plus, il avait une subite envie d’elle. Le monstre renâcla de plaisir, toute trace de haine disparaissait peu à peu.

—-----------------------------------------------------------------

Le marais fini d'engloutir Ken, L’homme en panique prit une dernière goulée d’air avant de sombrer dans les abysses. Soudain, il supposa être dans une sorte de genjutsu. Yeux clos, il tenta de faire le vide en lui. Il essaya d’oublier sa haine, sa peur, sa joie, sa faim. Il tenta d’oublier qu’il mangeait et buvait l’eau du marais de force, tout comme il faisait tout pour faire disparaître les moustiques qui lui dévoraient le visage. L’homme chuta de plus en plus en profondeur, sans jamais s’arrêter, sans jamais atteindre le fond. Il coula de plus en plus en profondeur. Ses poumons enflammés réclamaient de l’air mais il refusait d’inspirer. Il continua simplement a se focaliser sur son cœur. Il écouta son cœur, oubliant ses oreilles bouchées par la boue. Il tourna son œil intérieur vers son cœur, oubliant la boue obstruant sa vue. Il tourna ainsi, sens après sens, vers son corps astral jusqu'à ce que son cœur claquait de plus en plus fort lui forçant à ouvrir la bouche.

Il se rendit compte qu’il ne coulait pas, il ne se noyait pas, il n’avait pas de boue dans la bouche comme dans les oreilles ou le nez. Il n’y avait aucune eau sur lui, d’ailleurs, il était sec.

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Hamari fit mouche en lui disant qu’ils étaient deux, le seul problème est que Ken ne l’acceptait pas ! Parce que Ken ne l’acceptait pas, l’Oni ne l’acceptait plus. Une guerre froide datant depuis une dizaine d'années. Comment ne faire qu’un quand une partie n’acceptait pas et que l’autre partie n’acceptait plus ?

— Comment? dit l’ Oni à Hamari d'une voix un peu triste.

Hamari répondit presque au tacotac lui coupant presque la parole. Minako serait donc la clé de l’acceptation? Non, il y avait forcément autre chose. Ils ont une chose en commun, Minako, mais serait-elle suffisante pour les unirs? Elle apportait une suite de réponse. L’un serait la douceur, le calme, celui qui la chéri. L’autre serait la force de la protéger. Pourquoi l’un chercherait à la chérir alors que l’autre à la protéger? Hamari perdit le buffle dans ses réflexions.

—-----------------------------------------------------------------

Ouvrant les yeux, Ken se retrouvait dans une belle prairie, à mieux y regarder, ce n'était pas une prairie. C'était le terrain vague qu’il venait de terminer il y à peu. L’air frais d’un hivers chaud lui caressait la peau, un odeur de viennoiserie. Minako chantait dans son dos. Quand il se retourna, Minako tournait avec lui afin qu’il ne puisse jamais réellement la voir. Il sentit sa main sur son épaule. Fermant les yeux, il était en paix. Il réfléchissait alors à un moyen de sortir de se genjutsu. Il lanca à nouveau un kaï, mais rien. Il en fit un second, toujours rien.

— Hey le monstre, tu m’entends? dit-il

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Hamari continua la discussion où elle affirme qu’il fallait qu’ils s’acceptent. l’Oni était d’accord mais la question fut poser à nouveau.
— COMMENT? Demanda t’il une seconde fois à la femme, perdant un peu patience.
Elle se perdait en explication, cela l'agaçait. Il alla donc droit au but.

— Y veut pas d' moi, moi non plus, ras l' cul. Il est coincé et même si je savais comment, qu'il reste la s' con d'merde, en prison, jamais j'le laisse partir, MINABLE ! Chui là j' vais en profiter. Maintenant que ch contrôle l' corps, il est à moi !

Ken n’avait plus son mot à dire. Depuis plus de dix ans, l’oni implorait qu’il se parle, Ken faisait tout pour l’ignorer. Etant à présent sorti de la prison mentale, il était hors de question que l’oni rendait la liberté à l’humain. De toute façon, même s' ils le voulaient, ils étaient coincés. Bloqué entre la transformation humaine et buffle.

— Comment arranger l' truc quand on vous r'pousse depuis dix ans? y m’appelle encore l' monstre… y veut pas d' moi… et j'ai perdu patience, ch veux pus d' lui. Pourquoi ne pas l' laisser crever dans cette prison où lui même, ma enfermé depuis plus de dix ans? l' Oni trouva ça façon de parler étrange.

Il n’était pas encore a l'aise avec le language parlé, lui habitué au language mental. Il détesta le son de cette voix, il trouva cette façon de s'exprimé comme venant d'un idiot mais il réglerait le problème plus tard.



—----------------------------------------------------------------------

Ken, du fond de sa prison, écoutait. Non plus Minako mais une autre voix, il le reconnaissait que trop bien. La voix résonnait dans tout l’univers, elle était partout et nulle part à la fois. Il la reconnut, c'était le monstre. Il se sentait coupable, c’est idiot mais tourmenté par ses ignobles filles, il ne pensait pas que l’animal faisait partie de lui. Comment rattraper dix ans de haine? Il voudrait que Hamari l’aide, mais, il savait que trop bien, sa voix ne passera pas à travers le monde. Comment switch et reprendre le corps? Il se sentait perdu, mais pour la première fois, il était près à écouter. Bien que Hamari ne pouvait pas l'entendre, l'Oni, lui, l'entendait, la preuve il venait de dire a la femme qu'il l'avait appelé le monstre. Ken préféra se taire, il ne savait pas quoi dire. Plus de dix ans que la communication était brisée, ils ne pouvaient pas espérer se câliner dans la minute qui suit.
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Ven 12 Aoû 2022 - 20:38
Le Kendo, ou, la voie de Ken FT Himari Suzuri 5951d510
Himari Suzuri – Psychiatre de l’Institut.

Le buffle mugit. Un beuglement animal, un appel à l’aide pour Minako. Alors Himari comprit, elle en était certaine : voilà ce qui reliait l’homme et la bête. Cela ne faisait plus aucune doute.

La transformation était instable. Sa chair, tantôt humaine, tantôt parsemée des poiles rêches des buffles, semblaient souffrir de cet entre deux. Plus encore que des blessures physiques, le choc vécu par leurs esprits combinées devaient être inimaginable. Elle devait continuer à les guider, les amener ensemble vers la coopération, vers la paix.

La voie grave et profonde du buffle vibra dans sa cage thoracique. Il hurla son refus, tout comme il hurla celui de Ken, de donner le corps à l’autre. Ce corps, pourtant, devait être partagé, au risque que l’un des deux esprits, que l’une des deux âmes ne prenne le pas sur l’autre et qu’à tout jamais il disparaisse.
Himari le savait bien : si jamais cela devait arriver, alors ce serait Ken qu’elle choisirait. Car il était l’homme, l’humain, mais aussi parce qu’il était le réel possesseur de ce corps, de cette identité. Isonade seul savait ce qu’il pourrait advenir de lui si le monstre gagnait, mais ces pensées, Himari les garda pour elle, tapis au fond de son esprit. Tout comme elle tenta de garder la peur qui l’habitait sous contrôle.

Puis le buffle parla à nouveau et tout s’éclaircit. Dix ans, dix ans maintenant que cet animal désirait sortir, dix ans qu’il le gardait emprisonné. Toute cette rage, toute cette colère… Tout prenait sens.

« Monsieur Daishi. »

Son ton avait changé. La légerté de ses mots n’était plus, comme une mère qui s’apprêtait là à réprimander son enfant. D’un rapide mouvement, elle replaça ses lunettes, puis posa son regard dans celui du Buffle. Pourtant, ce n’était pas lui qu’elle observait, mais l’autre lui, qui était bloqué au fond de ce corps.

« Comment avez-vous pu lui faire ça ? 

Elle continua à l’observer, silencieuse, avant de continuer.

« Vous ne pouvez garder ainsi un être emprisonné au fond de vous-même. Un être qui tout comme vous désire vivre. Un être qui tout comme vous désire aimer. »

Les pupilles de Himari se retracèrent. Ce n’était plus à Ken qu’elle parlait, mais au buffle.

« Et vous Monsieur le Buffle ? Comment osez-vous faire ça à Ken ? Comment osez-vous le faire souffrir comme vous avez souffert. »

Ni l’un ni l’autre n’était excusable ; tous deux se fourvoyaient.

«  Vous partagez ce corps. Il n’appartient ni à vous Monsieur Daishi, ni à vous Monsieur le Buffle. Non, il vous appartient à tous les deux. Tout comme votre amour pour Minako vous appartient à tous les deux. Votre corps et votre amour, voilà ce qui vous unit. »

Himari pesa chacun de ses mots, amenant ses patients là où elle le souhaitait, vers l’inévitable conclusion.

« La puissance du Buffle. La ruse de l’être humain. L’agilité du ninja, la force de la bête. Isolés, vous êtes faibles. Ensembles, vous êtes forts. »

Elle se rappela les mots qu’il lui avait dit, quelques jours plus tôt, lors de leur première séance.

« Être fort, Monsieur Daishi, c’est s’accepter, comme l’on est. Être fort, Monsieur le Buffle, c’est accepter l’autre, comme il est. »

Le sort était jeté.
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Daishi Ken
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Dim 14 Aoû 2022 - 23:36
Le buffle grogna de colère en entendant Daishi Ken, pourquoi elle parlait à son stupide hôte? d’ailleurs, en quelle qualité il était l’hôte? Les poils, le mufle, sa vision, tout ressemblait de plus en plus à lui, à Kiwe’an. En quelle honneur Ken était le prima? Pourquoi ça ne serait pas lui, le prima? Cela dit, il ne préféra rien ajouter, il était curieux de ce qu’elle avait à lui dire. L’attitude de cette femelle avait changée. Douce et un peu idiote, elle semblait désormais ferme et sévère.
Le buffle comprit que ses paroles n'étaient pas pour lui, alors, il écouta attentivement, car ce qu’il entendait, Ken l’entendait. Il se plaisait à répéter dans son monde intérieur les paroles d’ Himari, comme une onde dans un fleuve calme, qui part jusqu’au large, revient, pour repartir encore. Il en avait gros sur le cœur, les mots de cette femelle étaient précisément ce qu’il pensait. De quelle droit commandait-il sa volonté? Il était enchaîné, muselé, interdiction de respirer, d’aimer, d’être. Ken gardait jalousement son “ démon” loin de Minako, loin de tout. Comme si il était responsable de tout.
Le buffle jubilait, finalement elle était sympas cette femelle, peut être a til bien fait de ne pas la tuer. Cependant il grogna quand elle s’en prit à lui. Elle demandait comment pouvait-il oser faire souffrir Ken autant que lui? Il se deffendit.

— Dix ans que je souffre que je suis prisonnier. C’est un juste retour des choses ! J’ai se corps maintenant il est miens ! Pourquoi devrais épargner mon chasseur? plus de dix ans qu’il me garde comme un trophée dans son petit monde…
La réponse d’Himari, bien que déplaisante, avait le mérite de les faire réfléchir. Dix ans que Ken le prive de vivre et de liberté

“RHAAAAA ET SE SURNOM !!!! Pourquoi je ne l’appelle pas madame cheveux? Vue qu’elle joue toujours avec… ou madame salade…. ses cheveux ont un goût d’herbe? Ha oui, si je ne lui donne pas de nom… bhaaa elle ne m’a rien demandé…”.
Au fond de lui, une voix résonne, comme un rire. Ken se moquait de lui. Ils n’urent pas le loisir de se battre. Himari parlait vrai, encore. Unis par la vie, la mort, et l’amour. Minako consolide leurs fois, leurs volonté.

Sans se rendre compte, le buffle avait fermé les yeux, il méditait longuement. Une brêche mentale s’ouvrit, une brêche que Ken ne connaissait pas. Il vit arriver le buffle. Aussitôt il sauta sur ses pieds, prêt a lui mettre un coup de pied en pleine face. L’animal cela dit se gratta la tête et se mit à parler a Ken le prenant au dépourvus.

“Qu’elle plaie cette femelle….”

“Comment ca?” Dit Ken, gardant ses poings levés prêt a lui mettre un bourre piffe.

“A cause d’elle, on va devoir sacrément discuter je crois….”
Ken eu un visage ahuri, visage que Himari pouvait voir malgrés ses yeux clos. Le buffle voulait discuter, et lui frapper. La bonne blague, ils avaient inversés les rôles. Comprenant qu’il n’avait rien à craindre, le ninja se remit en tailleur.

“Je crois aussi… elle n’a pas tort, ça lui arrive trop souvent…..”

“Peut être parce qu’elle est psy? Ca me dégoute de discuter avec toi faiblard humain mais avons nous le choix?”

“Qu’est ce que je dois dire moi alors? depuis tout gamin tu es un sale démon qui pourris ma vie !”

“Je pense que nous devrions parler a voix haute pour qu’on ai son aide….et maitrise tes paroles l’humain…”

— D'accord… Discutons alors… Je disais que tu es une sale ordure sale Oni de merde !

— Qui m'a enfermé durant dix ans dans son esprit? bouclé à triple tours? mais c’est moi l’ ordure ta raison…

— Si tu ne m’avais pas poussé à la rage, a tué cet homme, jamais, OH NON, JAMAIS nous en serions là, j’aurais toujours mon bandeau….

— Et moi enfermer dans ton esprit…. c’est ca? c’est l’avenir que tu aurais souhaité? en quoi je suis une ordure ! le fumier c’est toi ! Le poing du buffle se ressert. Il reprit.

— Ne l’as tu pas écouter? c’est notre corps a tout les deux, j’ai autant droit que toi de l’utiliser…

— Sans moi pour te freiner, nous serions morts ! Combien de femmes et d’hommes rêvais-tu de voir mourir? combien de massacres aurait-il eu lieu si je t’avais laissé la place? Combien de fois aurais-tu rendu justice en enfonçant tes sabots jusqu'à exploser leurs cervelles? Depuis tout petit, je partage tes horribles visions…

— Je voulais te deffendre idiot ! Je voulais sortir de ma prison, de les mettre en pièce oui c’est vrai, mais pour toi, et pour toi seul ! Dire que Himari as dit que j'étais la force et toi l’esprit… je pense qu’elle a mal jugé qui tu es Ken…

— UNE FOIS, juste une fois, tu as agis contre ma volonté, et regarde où on en est… plus de bandeau, plus d’honneur, nous sommes bon à devenir des fermiers, ou rejoindre l’oncle Yuan, ils nous laisseront jamais plus redevenir Ninja, PAR TA FAUTE STUPIDE ONI !

— Cesse donc de m’appeler par se nom ! J’en ai marre, on ne peu pas parler avec toi, toujours à gueuler ! J’ai cru que Minako t’apporterais la paix mais il n’en est rien… Si elle l’avait fait, j’aurais disparu, mais tu n’écoutes jamais rien, pas plus elle que moi d’ailleurs ! Tu n’écoutes que toi seul et tes éternels pleurnicheries ! Pourtant, je me rappelle qu' enfant, tu aimais ma présence, qu’est ce qui a changé?

— Les garces ! Le fait que aucun adulte prenait en compte mes plaintes, même Grisou ne m’écoutais pas !

— Lui as-tu seulement parlé?

— Biensur !


— Et ma queue c’est une paquerette? Tu lui as juste dit que c’etait à l’entrainement, ou tu as glissé, ou que c’etait en jouant avec les copains…. d’ailleurs…. QUEL COPAIN ???

— Tu ne faisais que mentir, tu mens tout le temps, tu mens a Minako, a moi mais surtout à toi même !

— QUOI ???

— Je te cite “Fumier de Nara, si je suis dans la merde c’est de la faute des Naras, car il ma trahi, il n’a jamais été là pour moi, alors que j’ai tout fait pour le prévenir du danger, il a préféré fermer les yeux… Quand tu as su pour moi, alors là c’est moi qui suis devenu la cible de ta colère…. j’ai toujours bon dos, un vrai démon pas vrai? mais toi? quand est-ce de ta faute?

—- Tait-toi.

— Minako a faillit mourrir devant Joben, tu aurais du faire barrage de ton corps, toi tu t’es contenté de rester planté derrière Minako et tu t’es servist d’elle comme bouclier humain pendant que tu testais ton nouveau Jutsu. D’ailleurs, tu ne t’es même pas caché, tu avais fait ca devant notre ennemi. Tu n’as fait aucune stratégie.

— Je t’ai dis de fermer ta gueule !

— Non Ken, depuis trop longtemps je m’écrase… maintenant tu va m’écouter, au pire viens me faire taire ! Lors des selections des genins, Minako ta proposée un moyen de t’en sortir sans te battre, tu as immédiatement cédé…

Le monstre réfléchis.

— C’est comme la fois cette térrible fois, où Manara ta croquée l’aine pour y sucer ta force vitale. Heureusement qu’elle n’avait pas visée plus bas d’ailleurs…. Mais as tu agis? nooon. Tu t’es contenté de presque lui souhaiter bonne appetit…. Tu me fais pitié !


— et toi tu te crois au dessus de tout ?

— Oui, oui je sais…. je nous ai fait perdre ton précieux bandeau BLAAABLAAAABLAAAA…. Depuis quand tu as besoin d’un bout de chiffon pour agir en Kumojin?

Ken n’en revenait pas des mots que le buffle lui sortait, parler du bandeau comme d’une lavette. Ken sauta sur ses pieds prenant un air menacant.

— Je t'interdis de cracher sur le bandeau ! Même si je ne suis pas Kumojin, ils m’ont adopté comme l’un des leurs, ce qui fait de moi un Kumojin d’adoption ! Tu te rappelle donc pas, contre Hideko? Comme tu as risquer nos vies de façon stupide, nous etions quasiement mort et tu voulais la frapper, encore et encore.

— Je t’arrête tout de suite, je n'étais en rien la cause de cet évènement…. Encore une fois, tu accuses les autres pour TES erreurs ! c’est bien ce que je disais ! Vois la rage en toi… Pourquoi as-tu autant de haine en toi ? D’ailleurs, n’as tu pas crier depuis des mois que tu ne te sentais pas Kumojin?

Ken pour la première fois, tomba a terre, le sol se dérobant sous ses pieds.

— Suis-je, un monstre? Je mens à tout le monde, je trahis les miens…. je t’enferme depuis plus de dix ans….

— Tu es juste perdu, laisse moi ta haine… j’en ai l’habitude. Toi, change, sois notre porte parole. A l'extérieur. Quand tu en auras besoin, laisse moi sortir. Si tu y arrives….

— Tu as raison, elle est agaçante…

— Qui ca?

— Salade, elle est agaçante, elle a encore raison… Je comprend mieux ce qu’elle voulait dire “être fort c’est s’accepter et accepter l’autre…”.


Kiwe’an rigola en entendant Ken l’appeler Salade, il avait oublié qu’il parlait à voix haute depuis tout à l’heure. Ken avança vers L’animal mais celui ci fit un pas en arrière.

—- Pardon Ken… je… trop tot pour les calins…. Dit Kiwe’an d’un air dégouté.

— Je comprend… Je vais changer… pas que pour moi, pour toi, pour Minako…

— Je ne suis pas encore prêt à écouter tes promesses, mais je veux bien essayer de te croire. Met de l’action sur tes paroles et changeons la face du monde ! Sinon, considère l’incident comme un prélude, je reviendrais t’attaquer jusqu’a ce que notre esprit cède et que je meurs…. Je ne me laisserais plus jamais jeté en prison sans avoir commis de crime. Crois moi Ken, ne me trahi plus jamais ou tu disparaîtra avec moi.
Ken n’avait qu’une envie, celle de fuir, il se sentait de plus en plus mal. Il n’avait qu’une envie, se repentir auprés de Minako, la serrer fort contre lui, lui demander pardon pour tout. L’animal avait raison, comment pouvait-il être coupable de quoi que se soit? Lui qui etait toujours en cage depuis plus de dix ans?

— Je te…

— Ne dis rien Ken, pas encore… je ne me sens pas prêt à entendre ses mots… et si tu foutais le camps maintenant ?

— QUOI ????

— Je suis en cage depuis plus de dix ans… je supporterais bien de l’être quelques temps encore, j’espere juste que tu respectera la promesse que tu va me faire…

— Quoi ? qu’elle promesse ?

— Viens me voir, ensemble apprenons a switch…

—- Switch ?

— Jargon Yasei… que j’ai inventé, jolie nom non? en gros on échange nos places… toi tu viens là pendant que j’utilise mes attendrisseur, et aprés, zou tu reviens là….

— Hummm mais que dire de cette forme? On est tout les deux dedans…. qui est dehors?

— Bennnnn j’en sais rien !

— Et si on se pisse dessus? ya personne pour arrêter le flux !

— Ho tu sais, je suis un buffle, je me fait toujours dessus….

— Bon… jeee… je pense partir avant que tu m’expliques que tu te lèche l’anus….


— Je suis un buffle stupide humain…. pas un chien….si tu trouves que tu sens mauvais de la bouche... consulte un médecin et heuuu Je crois que Himari nous entend toujours….

— HO ME…..heuuuu hahahaha, pretez pas attention…. bon je sors comment moi ….
Ken avait beau appuyer sur les murs rien y faisait, il etait comme coincé. Il regarde aors le buffle.

— Tu fais comment toi ?

— Tu es Yasei non ?

— J’imagine oui….

— Retourne alors a ton toi originel…

— QUOI ???

— On va avoir du pain sur la planche…. hummmm bon laisse moi t’aider….

l’Oni alors sorti de l’esprit pour reprendre le contrôle du corps.

— Je te rassure, il y a pas d’urine l’humain…. pardon femelle… Ne vois aucun signe d 'hostilité dans ce qu’il va suivre…

Fermant les yeux, l’animal se mit en état de rage, repassant en boucle la scène de Minako ce qui lui à fait exploser de rage. Une rage bestiale. Il essaya de toute sa force, alors, une petite volute turquoise apparus. Il forca plus fort, mais il soufflait pour rien.

— Je crois qu’on est coincé l'humain…. je n’arrive pas à épuiser notre chakra…. ho attend j’ai une idée…

L’oni vida alors toute sa reserve de chakra en faisant des jutsus par la fenêtre s’affaiblissant de plus en plus.

— Trop long…. femelle, une idée ? J’'arrive pas à le faire sortir ! J’ai beau essayer de me mettre en colère, j’ai beau tenter de vider mon chakra…. Je sais que quand je tombe dans les pommes, il se retrouve dehors…. Tu pourrais m’assomer ?
Dit L'oni en lui tendant le crâne pour qu'elle frappe dessus.
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Lun 15 Aoû 2022 - 20:31
Le Kendo, ou, la voie de Ken FT Himari Suzuri 5951d510
Himari Suzuri – Psychiatre de l’Institut.

Mais un sort que Himari forcerait, car c’était là son but, le sens même de ces rencontres successives, de ces échanges. Dans ce bureau qu’était le sien s’enchaînaient hommes et femmes. Rares étaient ceux qui venaient de leur plein gré : bien souvent, leur présence émanait d’un ordre direct du village. Tous des gueules cassées ; esprits brisés par la vie, par le monde. Des âmes en qui elle venait en aide, car c’était là sa voie.

Le buffle rechigna, de prime abord, à laisser le contrôle à Ken, désireux de lui faire subit le même châtiment qu’il s’était vu infligé, mais petit à petit, il se ravisa. Les deux lui donnèrent même un surnom, ce à quoi Himari rigola bien volontiers, car c’était là la preuve d’un premier échange, d’une première main tendue, entre la bête et l’homme.

Tous deux échangèrent des mots. La voix rauque et bestiale ce mua en celle de l’homme, plus douce, plus aiguë, avant redevenir aussitôt grave, dans ce ballet incessant que tous deux se livraient. Aux attaques succédèrent les souvenirs, aux souvenirs succédèrent les rires, jusqu’à ce qu’enfin, ils ne tombent d’un commun accord.

Jusqu’à ce qu’enfin, elle n’eût atteint son objectif.

Un sourire naquit sur son visage. Himari replaça ses lunettes d’un geste calme. La peur s’évanouit, la joie l’envahit. Celle du travail bien fait, celle de l’âme égarée remise sur le droit chemin, mais il restait encore beaucoup de ce chemin à parcourir avant d’arriver à son terme.

Avant qu’elle ne puisse enfin les libérer, un dernier point restait à régler : la mutation de Ken en Buffle semblait comme bloquée et bien que ce dernier désirait rendre le contrôle au premier, il n’y parvint pas. Il demanda alors à Himari de le frapper, dans l’espoir que ceci ne le mette K.O. et qu’ainsi, l’homme reprenne à nouveau le pas sur la bête. Himari secoua la tête.

« Non. »

Son ton ferme, mais posé ne laissa aucune place au doute, aucune place à la négociation. Les attaques du Buffle se succédèrent à la fenêtre ; veine tentative pour épuiser son chakra et qu’ainsi son esprit sombre dans le néant.

« Vous devez apprendre à partager ce corps, sans que l’un ou l’autre ne s’en retrouve ainsi traumatisé. »

La violence n’aurait été une solution acceptable et Himari n’était pas sans idées pour remédier à leur problème.

« Plutôt que de forcer ainsi le retour du contrôle de Ken sur ce corps que vous partager, nous allons faire autrement. »

Himari, pour la première fois, se leva. Brusquement, on toqua deux fois à la porte. Une jeune femme s’enquérit de la situation.

« Tout va bien. »

Dit-elle de sa voix calme et enjouée et les pas se firent de plus en plus distant à travers la porte, signe que l’intruse repartait.

« Monsieur le Buffle, essayez de vous concentrer, d’imaginer un endroit, un paysage qui vous plaise, qui vous soit agréable. »

Sa voix se fit de plus en plus douce, accompagnant l’acte par les mots, tandis que Himari vint se placer à ses côtés.

« Respirez, détendez-vous. Quand vous serez détendu : relâchez, comme si vous teniez une corde et que vous décidez de la lâcher. Laissez vous aller. »
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Daishi Ken
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Jeu 18 Aoû 2022 - 17:23
Visage vers le sol, l’animal attendait patiemment qu’ Himari lui fasse un jutsu, ou le frappe afin de l’endormir. Pour une raison évidente, il feintait l’incapacité de laisser sa plaçe a Ken. Il espérait ainsi que Himari lui dise quelque chose comme “Ce n’est pas grave, aller donc chez vous, ça finira par passer. Cependant, Il n’avait pas envie que ça aille, bien au contraire. Il fallait donc feinter Ken mais également Himari ! Son seul désir etait de sauter le visage dans un gros bol de foin. Voir de l’herbe fraiche. Il savait que l’estomac de Ken ne supporterait pas la substance. Raison de plus pour ne jamais lui rendre le controle, oh grand jamais ! De plus, il doutait que Ken apprécierait le gout de l’herbe voir pire, qu’il brouterait de bon matin afin qu’il puisse dévorer tout ce délicieux fourage. Ho que non, Ken jamais ne le ferais même si il le pouvait. Il avait eu l’occasion de gouter au mets de Ken à travers son esprit. Que des choses infâmes pour la santé. Des jus de fruits, pour ne pas dire des sodas. Des pains chakrateux. Des plats ultra caloriques riches en sucre ou en sel. Un taux de sel si énorme qu’il pourrait faire tenir un Onsen dans son estomac. Non, sa seule chance de manger équilibré est que Ken accepte de manger des légumes tout le temps, crue, mais jamais l’homme accepterait et l’animal le savait. Pour cette raison également, lui rendre le contrôle de son corps etait hors de question ! Non, la seule chance que Ken avait de réussir a reprendre le contrôle etait que Himari mette Ken hors d’etat de nuire. Lui devait donc achever sa metamorphose en buffle afin que Ken perd totalement sa carcasse humaine.


Kiwe’an voulait bien rendre le corps à Ken, mais c'était bien trop tôt. Il se devait de garder son pouvoir sur ce dernier, au moins une après-midi, une soirée, une heure? Quelle sensation a-t-on quand le vent souffle sur ses poils? qu’elle plaisir à nous quand l’eau coule sur nos testicules. Que ressent-on quand le soleil brille nos rétines? L’animal aurait aimer, et il est impatient de découvrir tout ça, mais pour ça, il devait faire taire l’humain ! La fenêtre pouvait être la porte de sortie. Ciao la salade !


Il fixa d’un air de défi leur psychologue qui, sans surprise, lui répondit par la négative. L’oni avait donc gagné ! Elle etait de son coté jamais il ne retrouvera le contrôle ! Pas tout de suite du moins ! Il feinta un air triste en répondant

-A PRRRRRR en secouant son visage bovido-humain de gauche à droite de mécontentement faussé.


Elle leurs donna le conseil d’apprendre le partage du corps sans que l’un ou l’autre en soit traumatisé. Elle gagna un point, mais l’animal voulait préserver l’homme, il voulait juste sortir son mufle dehors, une fois la transformation fini, et lui rendre le corps pendant qu’il irait se coucher l’estomac plein de verdure ! Était-ce donc trop demander?

La femme prit l’animal au dépourvus, en allant répondre à la porte à cause d’une gèneuse. L’animal croisa les vêtements de l’étrangère, une odeur étrange flottait autour d’elle sans qu’il puisse rien identifier. Si Himari, toutefois le prit au dépourvus c’est Surtout, car elle parlait d’une autre méthode. Selon elle, il serait possible que Ken retrouve son corps sans que l’animal puisse sortir? Il n’en était pas question ! Il échangerait son côté pile du corps pour une touffe d’herbe ! Toutefois la curiosité le poussait à écouter sans se révolter. Que proposait-elle ? A Peine Himari lui avait proposée sa solution, d’imaginer un endroit calme, que Kiwe’an accepta le jeu. Il adorait jouer !

Il visualisa alors dans son esprit, le terrain vague, avant que Ken ai eu dans l’idée de l’ aplanir, et le désherber afin d’en faire un terrain d’entrainement. Travail en vain, puisque à peine eut-il fini ses travaux que Kumo eu dans l’idée de ne pas construire un mais trois terrains d’entrainement, rendant le dojo complètement inutile. Autant dire qu’il avait une fois de plus remercier Kumo de lui mettre des bâtons dans les roues !
Ken écouta les conseils d’Himari, se remit en tailleur, et s’imagina dans son lit auprés de Minako, son paradis, les bras de Minako. Il gagna alors une paix bien mérité. Il allait passé à la seconde partie du plan d’Himari, imaginer une corde pour pouvoir sortir du corps astral. Il avait un sourrire heureux. L’oni ne semblait pas si terrible que ça, au contraire. Quand soudain, un rire retenti à coté de lui le forcant à revenir dans le terrain vague.

— HAHAHAHAHAHA !

— Quoi encore ?

— Tout ce temps que tu as perdu pour vouloir faire plaisir à Kumo en voulant lui offrir un dojo, et regarde…. Ils ont ouvert trois terrains d’entrainement, rendant le dojo inutile….

— En quoi est ce drôle?

— mais TOUT voyons ! car tu as beau te dèmener, tu n'arrives à rien, et tu brasses de l'air !

— Explique toi ….

— Tout ce que tu fais, se transforme irrémédiablement en merde… Ton dojo, Kumo te la tué avant même l’ouverture. Entrer au Kubyuu. Ton bandeau. Dois je continuer?

— …. Ken préfèra ne rien dire.

— Minako, jadis femme rebelle et forte, tu lui as mis une muselière sans te rendre compte… Sur enchéri le buffle.

— QUOI !!!! la colère de l'homme gronda soudainement.

— Repense donc à l’académie, quand elle à braver les filles de Jashin pour toi, exception pour Manara…. d’ailleurs, alors qu’elle faisait face aux filles pour toi, que Manara lui tenait les jambes pour jouer les moustiques…. d'ailleurs si elle n'avait pas poussée le pied de Yoko de ta tête, nous serions mort et j'aurais été débarrasser de toi

— ARRRGH SALOP !!!!

—- Ouiiiiiiiii…. toi tu t’es contenté de reculer…. de partir en courrant, même pas le courage de prévenir ton senseï, laissant Minako pour morte ! Comment peut-elle aimer un tel déchet?

— C’EST FAUX !!!!

—- Ha oui ?

— Oui tu le sait trés bien ! Elles m’ont empécher de fuir, MEGUMI , LES …. HO MON DIEU !!!! Ken fit de grand yeux face a se lapsus révélateur.

— HAHAHAHA. Tu avoues donc que tu aurais fuis? Je le savais... Les yeux de chouette, est donc pour toi une excuse et non un fait.... voila pouquoi tu n'as jamais voulu te débarasser de se genjutsu !

— Que cherches tu, oni ?

— Une experience…. Himari ma donné une idée….d'ailleurs, je sais que jamais personne n'a brisé ce genjutsu, ses yeux de chouette, et temps que personne ne le brisera je pourrais en prendre le contrôle contre toi !

Au lieu d’aider Ken à retrouver son corps, L’oni croyant avoir compris là ou voulait en venir la femme, empêcha Ken d’écouter les précieux conseils d'Himari. Il bloqua l’ouïe de Ken en l'agressant, l'attaquant de toutes ses forces pour achever la mutation privant Ken du corps ! L’oni ressentait lui-même les yeux de chouette, cette affreux genjutsu qu’utilisait sa camarade de classe. Un stimulus implanté dans son esprit faisant ressortir dans l’esprit de Ken l’équivalent d’une semaine de torture. Le visage de Ken se tordit d’un voile d’horreur !

— Fumier ! je pensais qu’on etait d’accord ! C’etait à moi de recupérer mon corps !

— Ton corps, Mon corps, qu’elle importance?

— QUOI ?

— Tu n’as toujours pas compris ce qu’ils disent tous sombre débile ? hummmm j’ai honte Ken, j’ai tellement honte de ce que je suis... une part de toi... rend service a Kumo et va mourir !

— TU VA TROP LOIN !!!! fait attention! ma limite est quasi atteinte !

— Qu’ATTEND TU ? VIENS ! APPROCHE !!!! Que je me fou en rogne, ou toi, ca reviens au même ! NE FUIS PLUS ! AFFRONTE TON DESTIN !

—- Qu’est ce que tu veux ? de quoi tu parles !!!

—- Navrant…. hummm…. Tu n’es pas toi, je suis toi, je ne suis pas toi, tu es moi…. CAPICHE ?

— Tu me perds…. Ken le fixa avec une grimace d'incomprehension.

—- J'abandonne, la réfléxion n'est pas ton fort quand tu stresses... alors place à l'action, APPROCHE !!!! Si tu veux ton corps bien ! Viens le prendre !

Ken fut surpris de voir le buffle lui courir dessus à quatre pattes tentant de l'en corner. Sachant qu’ils ne risquaient rien, car tout ceci n'était que fictif. Il espérait juste que son coté humain soit assez sot pour croire que tout ceci était faussement réel, comme un genjutsu, comme il le faisait au départ.

Son côté humain, toutefois, comprenait trop bien le jeu du buffle et accepta le jeu, après tout, c'était un entraînement intéressant ! Aussitôt, il esquiva les cornes en plongeant sur le sol tout en levant ses pieds au ciel reprenant une idée de taijutsu de Minako. Le buffle voyant se geste eu un mouvement de recule, pensant une seconde se battre contre sa femme.

Du point de vue extérieur, Himari pouvait voir des volutes de chakra se faire de plus en plus dense. Comme un cracheur de feu bleu ciel, puis passant au vert turquoise. Le chakra Yasei se liberait tel de l’eau enflammée. Chaque gouttes de sueur séchait presque direcement dans une légère combustion chakratique démontrant un combat interne des plus violents. Ken et le buffle se rendaient coup pour coup commençant à comprendre qu’ils étaient à la fois seul et à deux dans le corps. La rage de Ken faisait les affaires de Kiwe’an. Le corps se remit à vrombir visuellement, passant de l’humain au buffle, redevenant un peu moins humain que précédemment, pour redevenir buffle. Ne pouvant plus tenir la position assise humaine, l’animal tomba sur son flanc. Quand soudain, pour une raison évidante, le chakra turquoise devenait de plus en plus émeurode, puis forestier. L’animal reposait comme mort à même le sol. Puis, à nouveau pris de sursaut incontrôlable, le corps repris un etat humain. L’oni etait vaincu !

— Bien joué Ken… dit-il d'une voix faible

— Fumier… répondit-il d’une voix morte. Heureux toutefois d’avoir récupéré le contrôle.

— J’ai gagné… Himari… j’ai… HOOO…

Ken, la tête tournant par l’épuisement chakratique avait l’impression de prendre la cuite de sa vie. Il voulait se lever, ses vêtements tombant par terre déchiré de toutes part par la morphologie de l’animal se dépêcha de mettre les mains a son sexe avant de tomber dans l’inconscience.

“Quand, nous nous réveillerons, Ken, nous réfléchirons à remplacer le dojo par autre chose…. une chose que Kumo ne te volera pas cette fois… Cette fois, fait participer Minako, fait participer nos amis, pense pas qu’a toi”

“Ta raison, je dois arrêter de compter sur Kumo et arrêter de vouloir faire plaisir a Kumo… Je dois être meilleur.”

“C’est peine perdu hahaha…. reposes toi, et bravo pour ta victoire… médites sur ce que Minako, sur ce que Himari ta dit a notre sujet…. médite sur l’avenir du dojo, je pense qu’on doit oublier le dojo Kumo, qui nous la détruit… a tout à l’heure…ne leurs en veux pas.”.

“Quand on maîtrisera notre switch, je te jure que tu auras autant le contrôle que moi et on ira brouter ensemble….”.

Il n'eut aucune réponse de la part du buffle. L’esprit de l’akuma tomba dans une sorte de brume dus à la consommation excessive de chakra, pour ne laisser la place uniquement à Ken. Sans se rendre compte que tout son corps se soulageait, souillant le sol d’Himari. Endormi, il ne ressentait plus autant la douleur, pourtant, ses tempes martelaient son crâne d’une douleur vive, couvert de sang à cause des cornes qui avaient percées. Ses dents de buffle reposaient sur le sol remplacé par une dentition humaine, son corps avait un léger voilage rouge dut au sang relâcher quand les poils se mirent à tomber sur le sol et que tous les muscles tendus à l'extrême reprirent un peu de souplesse.

Peut être par réflexe, ou, par force de caractère, l’humain se réveilla quelques secondes à peine. Le temps pour lui de voir Himari sous un jour nouveau. Il fixa la psychologue avec un regard remplis d'amour, de passion,de tendresse. Les yeux à moitier clos ayant repris sa couleur humaine. A la vitesse d’un mourant, il essaya d’ attraper Himari en projetant ses mains vers elle découvrant ainsi son attribut masculin. Il la regarda avec amour, un amour profond. Un amour comme il n’avait jamais éprouvé, là, au porte de la mort. Il tandit la main vers Himari, toujours plus proche d'elle, réclamant en silence qu’elle vienne jusqu’a lui par un regard implorant. Lorsque, dans son délire, il pense avoir saisi le visage d’Himari, il l’embrassa en lui disant d’une voix de mourant.

— Mi,MMMM, MM,MMII, Naaaaaaa, ko. Je t'aime M...mi...Minako... je.. d…meilleur alors m'ousez ! Sa voix si faible emplit de sommeil était presque éteinte et inaudible.

Ken tomba par terre de tout son poid heureux d'avoir pu parler une dernière fois à sa femme, frôlant par pure chance la chaise contre sa tempe. Il sombra dans un profond sommeil un rictus entre joie et douleur.
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Mer 31 Aoû 2022 - 12:51
Le Kendo, ou, la voie de Ken FT Himari Suzuri 5951d510
Himari Suzuri – Psychiatre de l’Institut.

Apprendre à lâcher prise pouvait s’avérer être un exercice particulièrement périlleux, voire impossible. Himari put observer le combat intérieur que se livrèrent ses deux patients de part les vagues de chakra qui émanèrent du corps du monstre mi-homme mi-bête, ainsi que les spasmes qui agitèrent ses muscles et son visage.

De sa voix mélodieuse, Himari continua d’amener Ken et le Buffle là où elle le désirait, vers cette paix intérieure qui leur faisait tant défaut.

Brusquement, les traits fatigués du jeune homme réapparurent. Les poils, les sabots et les cornes ne furent plus, la peur qu’elle ressentait au fond d’elle-même disparu et Ken cria sa victoire, avant de sombrer aussitôt d’épuisement. Himari posa sa main sur le cou moite de Ken, écouta son cœur, puis soupira ; il allait bien.

Sans un mot, elle resta immobile, attendant patiemment que son patient ne revienne à lui suite au combat mental qu’il venait de mener. Quand elle le vit ouvrir les yeux, elle voulut le féliciter, mais dû retenir ce dernier de l’embrasser tandis qu’il la prenait pour sa femme, avant qu’il n’eût à nouveau sombré dans un profond sommeil.

Himari l’observa quelques secondes, puis s’approcha de la porte de son bureau, l’ouvrit et appela un infirmier pour s’occuper de Ken jusqu’à ce qu’il soit rétabli.


Son travail n’était certainement pas terminé avec Ken, mais le jeune homme était parvenu à surmonter ses troubles et à dialoguer avec son autre soi intérieur ; l’animal qui sommeillait en lui. Il lui restait encore un long chemin à parcourir, mais il venait de réussir la première étape. Une preuve difficile surmontée avec brio.
Bien qu’il aurait encore besoin de surveillance et d’accompagnement, Himari décida qu’il serait mieux pour Ken de récupérer son bandeau ainsi que ses responsabilités de Shinobi, car ce serait seulement ainsi qu’il pourrait regagner la confiance en soi et la maturité nécessaires pour évoluer.
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