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Cauchemar réel [libre]

Zaiki Minako
Zaiki Minako

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Ven 25 Mar 2022 - 9:34

Cauchemar réel • Bénédiction du cardinal ?


Lien vers le rapport de combat

Les quelques nuitées dans la chambre numéro 13 sont emplies de terreur nocturne conduisant la patiente à subir des insomnies. En effet, la jeune femme cauchemarde encore et encore au sujet de son combat, notamment lorsqu’elle ne put contrôler son propre corps pour asséner ce coup en croix à son adversaire, l’entaillant profondément de sorte à ce que ce dernier perde bien trop de sang pour se défendre, mais aussi lorsqu’elle entendit d’innombrables cris de toutes part, attaquées mortellement par les Shikome d’ombre alors que leur créateur de voyait mourir. Elle eut l’impression que l’homme la hantait à travers ses songes, cherchant certainement à se venger, à continuer de faire souffrir autrui. Elle cru qu'elle ne s'agissait que de mauvais rêves mais elle est tombée de haut en apprenant la vérité.

De plus, les douleurs lancinantes dues aux brûlures ne lui permettait aucunement de se détendre et de se reposer, lui rappelant sans cesse qu’elle a failli mourir de la main du Cardinal de la Mort, preuve de la véracité des propos de l'infirmière s'occupant de la chanteuse. Elle espéra, lorsqu’elle eu la force d’écrire une lettre aux autorités, que le message est passé en ce qui concerne cette histoire. La demoiselle espère pouvoir rendre service pour les dégâts qu’elle a causé dans le quartier Nara.

Des cernes se firent de plus en plus visibles sur son visage, ses yeux ne pouvant cacher la souffrance l’empêchant de dormir. Les infirmiers purent lui donner des médicaments anti-douleur et des calmants pour qu’elle arrive à dormir, ne sachant pas ce que Minako cachait, au plus profond d’elle. Lorsqu’un jour, à l’aurore….

Minako se tient, pied nus, en robe de nuit blanche, devant la fenêtre grande ouverte, une volonté de s’enfuir d’ici et de plonger dans le fleuve, se sentant incapable de protéger les personnes aimées, se sentant odieusement faible. Elle n’a jamais eu personne pour l’aider à manier la puissance qu’elle recherche et désire, jamais on ne lui fit confiance, jamais on ne l’a guidait vers le haut. Elle repensait aux paroles de Joben, et intérieurement elle lui donna raison d’un sens, de sorte à ce que les gens n’écoutent que ce qu’imposent autrui pour se donner une image qu’ils ne sont pas.

Se profilent devant moi,
De manants antagonistes.
Ô mon cœur je n’ai plus la foi…

De faire confiance en ces êtres putride,
En ces êtres qui nous brident.


Minako eut une visite relativement houleuse de la part du propriétaire d’un bistrot dans le quartier populaire, monsieur Sato. L’homme, relativement odieux, lui explique qu’elle est devenue hideuse, capable de faire fuir toute sa clientèle maintenant qu’elle ne sert plus à rien au vu de la convalescence de celle-ci et de son apparence à moitié brûlée.

Le petit homme sortit en claquant la porte et la demoiselle s’effondre sur son lit, pleurant amèrement, s’en voulant d’être passée au mauvais endroit au mauvais moment, surtout seule. Elle en veut à son ravisseur d’avoir accepté de l’affronter et surtout, elle en veut aux autorités d’avoir autorisé un tel fou d’être sorti de prison. Elle perdit ainsi tout espoir de chanter auprès de son bien-aimé si personne ne veut d’une mocheté comme elle, se demandant aussi et surtout s’il l’accepterait encore. En y repensant, Minako se rassura car elle sait que Ken n’est pas comme ces gens-là, qu’il voit au-delà de l’apparence physique.

Elle fini par s’allonger, tentant de se calmer, se disant que son travail premier est au sein du Kyuubu, et que eux, contrairement aux propriétaires de bistrots, l’acceptent telle qu’elle est, tenant compte de son travail avant tout. C’est alors qu’une infirmière finit par venir la voir pour regarder ses brûlures et pour savoir, en vérifiant ses poumons, si tout cela commence à s’améliorer.

« Bien, mademoiselle, je pense que vous pourrez chanter lors des duels contre les pirates demain, cela dit un médecin sera sur place au cas où il vous arrive un malaise. Quant à vos brûlures ça commence à être propre. Comme prévu vous ne pourrez pas reprendre du service en temps que ninja tout de suite au vu de votre état actuel mais vous pourrez au moins vivre de votre art pendant ce temps-là. »

« Merci, je pourrai rentrer chez moi auprès de mon petit-ami, bientôt ? »

« Oui bien-sûr, vous pourrez sortir dans la journée, je vous informerai, bien entendu. Vous avez besoin de quelque chose ? »

« Non merci, ça ira. J’ai encore besoin de temps en solitaire avant de retrouver mon bien-aimé. »


Dernière édition par Zaiki Minako le Mer 6 Avr 2022 - 11:43, édité 2 fois
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Zaiki Minako
Zaiki Minako

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Mer 6 Avr 2022 - 8:42
Une envie de rester seule. Telle est la volonté de Minako en cet instant. L’infirmière sortit de la pièce, la laissant méditer sur ses futurs objectifs de vie. Minako s’assied et regarde dans le vide, déchirée par son avenir d’artiste qui s’éteint à petit feu. Elle ne sut toujours pas si son message a bien été reçu par les autorités, mais espère qu’elle sera entendue sur ce sujet.

La porte brise le silence pesant de la pièce. Un visiteur est venu rendre visite à la douce. Un fan d’elle paraît-il. La demoiselle soupire, se demandant si le fait de vouloir un peu de tranquillité est compréhensible pour tout le monde.

« Oh Minako, Minako, je suis si heureuse de te revoir, darling ! »

Minako fit un léger sursaut et regarde dans la direction de celle qui lui a parlé, sa voix lui rappelant celle d’une jeune fille. Car en effet, cette grande femme à la chevelure rouge faisant penser à du sang séché est une de celles qui a failli tuer Ken par le passé. Le regard pétillant et libidineux de Manara lui fit avoir des frissons.

« Que … Comment tu m’as trouvé ? »

« C’est facile venant de la plus grande fan de toi voyons ! Tu es devenu si belle maintenant, j’en suis toute émoustillée ! »

« Euh non ne t’approche pas… »

« Mais pourquoi voyons ? Tu appréciais lorsqu’on se donnait de l’amour pourtant… »

La belle à la chevelure sanglante se mit à pleurer face au refus de Minako de se faire approcher par celle-ci, comme si elle eut le cœur brisé. La banshee, quant à elle, s’est levée et s’est mise de l’autre côté du lit afin d’avoir une certaine distance de sécurité avec la manipulatrice de sang.

« Quel malheur… oh je t’en prie accepte-moi dans ton cœur ! » finit par s’exclamer Manara avant qu’elle saute sur Minako et la plaque contre le mur. Cette dernière la repousse en vain, alors que cette jeune folle se mit à lécher les brûlures sur sa joue, afin d’avoir ne serait-ce qu’un peu de fluide à ingérer. Minako arrive à tirer les cheveux de Manara et à lui plaquer la tête contre le mur, ce qui l’a fit disparaître.

“ Un clone. Je me suis fait agressé par un clone… Je ne peux plus rester ici, je dois partir… ”

L’apprentie du kyuubu se mit à faire les cent pas, ne pouvant prendre le risque de s’allonger de nouveau pour ne pas montrer sa vulnérabilité. Elle tourne, quelque peu stressée, comme un lion en cage. Elle ne veut que rentrer chez elle, là où elle est sûre de se sentir en sécurité.

HRPLe RP est désormais libre pour un officier du kyuubu ou personne travaillant au sein de l'hôpital.


Dernière édition par Zaiki Minako le Dim 8 Mai 2022 - 17:42, édité 2 fois
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Metaru Hideko
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Sam 16 Avr 2022 - 22:40

Un corps calciné, dévoré par les flammes, fendues par les lames. Des vêtements déchirés, gorgés de sang, d’un rouge profond, signe là du temps passé ainsi. Cette vision de Minako, au milieu d’un navire en proie aux flammes, faisant face à Joben, ne l’avait jamais quitté depuis lors, ainsi que celle de Joben, exécuté sur le champ après avoir répondue la mort dans tout le village. Celle de sa propre faiblesse, de sa fuite de la situation qui avait conduit, in fine, à ce carnage.
Une culpabilité qu’elle portait en elle, qu’elle porterait à jamais.
Ce fut sur ces douloureuses pensées que Hideko traversa les couloirs froids et pâles de l’hôpital, se dirigeant vers la chambre de Minako. Une camarade devenue amie, rare personne en qui elle avait confiance en cette ville. Une camarade pour qui elle ressentait une réelle inquiétude.

Vêtue d’une tenue simple, de cuire et de tissue, qui de leurs chaudes couleur détonnait en ce lieu, elle prit une profonde inspiration, se donnant là du courage pour affronter une crainte qu’elle ne pouvait nier, qui se lisait sur son corps. Une crainte qu’elle ferait disparaître aussitôt le pas de la porte passée.
Sa blanche chevelure tombait librement dans son dos et sur ses épaules, son regard pourpre se posant ci-et-là sur les gens qu’elle croisa. Des personnes qui la fixèrent, des personnes qui l’ignorèrent.
Des regards posés, des murmures vibrant, la sensation d’être observée, d’être jugée. De pouvoir être attaqué à tout instant, prête à bondir tel un loup, à se saisir du coup de la bête et l’achever à la première tentative.

Quand enfin elle parvenu à la porte qu’on lui avait indiqué à l’accueil, elle toqua deux fois, puis, d’une voix claire, s’exprima.

« Minako, c’est Hideko. »

Puis, quand elle eût la confirmation de la part de sa camarade, elle ouvrit la porte entra et découvrit là son amie préoccupée, faisant les milles pas, comme un lion en cage. Etait-ce là la conséquence de l’enfermement ? De la nécessité de rester dans cette chambre afin de recevoir les soins appropriés ? Cela, Hideko ne pouvait que le comprendre, après tant de mois passés ainsi allongés entre ces 4 murs blancs, à regarder à travers cette fenêtre le monde extérieur, avec envie, mais aussi avec crainte.

« Comment te sens-tu ? »

Dit-elle en refermant la porte derrière elle.
D’un pas posé, l’air décontracté – toute l’inquiétude qu’elle ressentait jusqu’alors renfermé au fond d’elle – Hideko s’avança quelque peu, avant de s’arrêter aussitôt, respectant ainsi l’espace vitale de Minako.

Ses yeux pourpres passèrent en revue ses corps, de la tête au pied, cherchant là des signes de blessures, des signes de brûlures, qui, malgré les soins, pouvaient encore marquer sa chair.

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Zaiki Minako
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Mar 19 Avr 2022 - 15:46
D'un sursaut.

Minako ne s'attendait pas à une quelconque visite, elle qui avait clairement exprimé son souhait d'être seule. Ravalant sa fierté, surtout lorsqu'elle entendit la voix de Hideko, elle s'est immobilisée en regardant la porte qui les séparait.

Comment est-il possible que cette soeur d'arme ait été si hésitante, que son clone ait assommé Minako pour la sauver des salves de vent du Raikage qui ont emprisonné Joben, alors que plus tôt, la Metaru aurait pu emmener le blessé à l'hôpital de force, ce qui aurait sans doute sauver un maximum de personnes à ce moment-là ? Comment diable la chanteuse au corps meurtri par ces brûlures peut faire confiance en celle qu'elle considérait comme une amie ?

Son cœur a commencé à se déchirer à partir de ce jour. Elle commençait à prendre conscience de l'illusion des amitiés et ça lui fait, intérieurement, mal. Comment peut-elle comprendre ces émotions aussi positives soient-elles ?

Un comportement de façade.

Minako a accepté que Hideko entre dans la chambre, d'un sourire timide, reculant jusqu'à la fenêtre ouverte, le regard toujours porté sur sa camarade. Les cicatrices de ces viles brûlures allant de sa joue, jusqu'à tout son flanc droit, en passant par l'épaule et son sein, dont les vêtements ont pu fondre à cause des flammes offrent un hideux contraste avec son teint naturellement pâle comme de la porcelaine. Ces brûlures lui procurent encore des sensations de douleur, la faisant quelque peu grimacer alors qu'elle fait comme si tout allait bien.

« Je mentirai si je dis que ça allait bien physiquement, » affirme Minako, de manière supposément posée. « Et toi, j'espère bien que tu es la vraie Hideko… »

Sa robe de chambre longue jusqu'aux dessus de ses genoux, à bretelles, décolleté en V, donne presque un aspect fantomatique à une Minako, toujours calme, d'une voix posée, qui veut comprendre sa camarade, tentant de garder un certain self control sur son stress presque palpable vis-à-vis de ce qui lui est arrivé pour qu'elle soit entre ces quatres murs.

« En tant que soeur d'arme, je suis prête à me relever à tes côtés. Cela dit, que t'est-il arrivé le jour où Joben et moi étions seuls dans son gunkan en feu ? Tu me semblait perdue, hésitante… Tu m'avais l'air en proie à une panique. Je suis toute ouïe si tu veux en parler. »

Le regard de saphir de Minako semblait compatissant vis-à-vis de Hideko. Ce regard qui cache une douleur intense qui a besoin d'être apaisée. D'un baume au cœur qui caresse son âme meurtri par un enchaînement d'évènement aussi déchirant les uns que les autres, qu'elle enfouit au profond d'elle mais qui, potentiellement, la détruit de l'intérieur.

“ Pourquoi… juste… Pourquoi ? ”
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Metaru Hideko
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Lun 27 Juin 2022 - 17:02

Un sourire timide l’accueillit, très différent de cette hargne qui caractérisait tant Minako. Il n’était rien de cette joute qu’elles avaient l’habitude de mener à chaque rencontre. Distante, si distante… Minako s’éloigna ainsi vers la fenêtre, tandis que Hideko, immobile à deux pas de la porte, l’observa. Ses doigts se contractèrent, se frottant l’un l’autre frénétiquement, alors que son sang se retirait de ses extrémités.
La chair rougeâtre encore tuméfiée par les flammes partaient de la joue droite de Minako, jusqu’à son cou où elle plongeait sur son torse, dissimulée des yeux de Hideko par le vêtement qui le recouvrait. Cette dernière ne connaissait justement que trop bien la douleur que provoquait une brûlure. Tenace, insidieuse, synonyme d’une sensation de chaleur qui ne vous quittait jamais vraiment et que seul le temps et des soins fréquents et appropriés pouvaient apaiser… Quand ils le pouvaient.
Une grimace trahit le réconfort de façade qu’offrait Minako. Une douleur passagère qu’elle ne put dissimuler et un réconfort qui n’allait en aucune façon rassurer Hideko, car Minako avait un teint si pâle que l’on aurait cru que la mort était prête à l’emporter à tout instant. Un teint si pâle que celui-ci la replongea dans de douloureux souvenirs, qu’elle balaya aussitôt d’un mouvement de tête.

Enfin Minako parla et les mots qui sortirent de sa bouche furent pour le moins laconiques ; mais plus encore que cette froideur, se fut les mots choisis qui piquèrent son attention ; un mal-être physique qui n’était que la partie émergée de l’iceberg. Un mal qui en cachait un autre.

« Oui, je suis bien la vraie Hideko, la vraie moi. »


Minako se tourna légèrement vers elle, dévoilant ainsi le col en V qui laissa ainsi paraître sa chair blanchâtre, que les flammes avaient fouettées, la marquant ci-et-là. Debout ainsi de l’autre côté de la pièce, Hideko ne pouvait cesser de faire le parallèle avec un animal apeuré, sur la défensive, prêt à s’enfuir au moindre signe de danger, s’enfuir ou combattre s’il le fallait. Un animal qu’elle avait si longtemps été. Un animal qu’elle était toujours et en un sens, qu’elle serait à jamais.

Les mots qui suivirent posèrent des questions. Des questions qui demandaient des réponses. Une porte ouverte qui, en réalité, ne l’était aucunement, car ce que voulait là Minako c’étaient des explications, une bonne raison de lui pardonner son comportement, sa faiblesse.
Hideko se vit ainsi replongée dans le chaos qui régnait sur la place, avec à ses côté Joben, juste avant qu’elle n’eût décidée de fuir… Juste avant qu’il n’eût décidé de commettre un massacre et que la mort lui soit donné. Elle pouvait sentir à nouveau la chaleur des flammes, le brouhaha du bois qui se brisait, qui se consumait et les cris des habitants, apeurés, effrayés.
D’un nouveau hochement de tête, Hideko chassa à nouveau la noirceur qui tentait de s’emparer de son cœur. Ses poumons se gonflèrent, s’emplissant d’air. Un air qu’elle chassa aussitôt, chargé de sentiments, d’émotions.
Minako lui demandait la vérité et elle ne pouvait se dérober. Elle ne pouvait fuir face à ses propres démons.
Plus jamais.
Ses doigts se figèrent. Ses yeux se refermèrent l’espace d’un instant, avant de se reposer sur Minako. Hideko s’approcha de cette dernière, d’un pas lent, sans un mot, jusqu’à arriver au bord de la fenêtre, sa garde toujours levée, mais son cœur ouvert.

Quand elle se fût suffisamment approchée, elle jeta son regard vers les feuilles des arbres qui dansaient au gré de la brise. Une douce mélodie qui l’aida à surmonter cette épreuve. Elle se lança.

« Oui. J’étais paniquée, le cœur dévoré par la peur de mourir, de revoir à nouveau la faucheuse, de recroiser son chemin. »

Son poing gauche se contracta, dissimulé du regard de son interlocutrice par sa hanche.

« Plongé dans les flammes… J’ai plongé dans les flammes pour vous sauver tous les trois, pour arrêter ce combat, ce massacre. Toi, Ken, … et Joben. Je savais qu’il irait jusqu’au bout, mais je ne pensais pas qu’il irait jusqu’à un tel extrême. »

Hideko se reprit aussitôt.

« En fait, si. Si je le savais, qu’il irait jusqu’à là. Que quand cette bête se retrouverait acculée, il ferait tout pour se venger. Du village, des gens, surtout des gens… de leurs faiblesses, de ce qu’ils sont. »

Une profonde inspiration lui donna l’énergie de continuer, tandis que son sang ne parvenait plus à ses mains glacées.

« Quand j’ai vu Raizen… Le Raikage ainsi charger son attaque. Quand je l’ai entendu crier de me reculer, j’ai senti. J’ai senti que son intention était de tuer, que si je restais là, j’allais mourir. »

Une idée qu’elle ne pouvait supporter.

« Alors j’ai fui. J’ai sauvé ma propre vie et j’ai laissé Joben à son sort, sans la moindre hésitation. »


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Zaiki Minako
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Mar 28 Juin 2022 - 12:06
« Je comprends. », dit-elle, de manière toujours aussi froide. « Ne va pas croire que je t'en veux, cette réaction est humaine. C'est juste que sur le coup, je te pensais beaucoup plus courageuse et guerrière au vu de toutes nos précédentes rencontres. »

La peur, la fuite, la faiblesse de ne pas écouter son courage. C'est comme si tous les astres s'étaient alignés pour éclaircir l'esprit de Minako.

« Mais… c'est là la clé ! Écoute, j'étais seule avec Joben, toi et Ken, êtes arrivé quasi en même temps. Lors de notre tête à tête, il me fit une leçon que je n'avais pas comprise sur le coup, mais c'est évident ! »

Coupée par une énième migraine causée par la présence de son sceau ancestral oculaire, qui rend son oeil gauche entièrement noir, elle n'eut pas d'autre choix que de le cacher derrière un bout de tissus afin de soulager sa douleur.

« La joie d'avoir d'éternelles migraines à cause du sceau ancestral oculaire. Bref ! C'est évident que nous tous, autant que nous sommes… Nous sommes faibles. Faibles car nous sommes bridés par la société qui veut nous façonner à son image. Bridés par cette Lumière qui brûle nos rétines, nous nous enfermons dans une image qui ne nous correspond pas. Peut-être qu'à l'image du temps où je j'habitais pas à Kumo, lui, vivait à un moment où ils étaient plus stricts, plus barbares, vivant les horreurs de la guerre, tuant les criminels et les traitres sans traitement de faveur.»

Du temps où elle était enfant, auprès des pirates, elle aidait son capitaine à punir les traîtres et les vrais criminels. Ça l'amusait de les voir souffrir pour ce qu'ils faisaient. Minako s'asseyait sur le rebord de la fenêtre avant de reprendre.

« Je comprends pourquoi il m'a forcé à sévèrement le mutiler en me disant que je devais faire mon devoir. Il m'a dit d'écouter mon cœur et d'embrasser les ombres qui m'habitent…

Mes esprits ancestraux… doivent être écoutés…

Excuse-moi, je parle, je parle, mais je ne sais pas si tu me suis. Au moins, Raizen s'est écouté et n'a pas hésité à tuer la menace. Il ne voulait pas te tuer, car à ce que je sache, tu n'es pas perdue, tu as encore un cœur, tu peux encore te relever après ce que t'as fais durant la dernière épreuve. Tu ne nous aurais pas extirpé du gunkan en feu si tu étais une cause perdue après tout. Ton cœur n'est pas encore fermé et on peut encore te tendre la main. Cette expérience ne pourrait que nous rendre plus forts, tu ne trouve pas ? De plus, les autorités verront à quel point toi tu es suffisamment saine d'esprit pour devenir chuunin quand on voit une telle folie éclater chez Joben !
»

Un regain d'espoir l'envahi, bien que d'un côté, sa méfiance vis-à-vis de Hideko est présente, de l'autre, sa logique veut qu'au moins, la Metaru puisse avoir le courage de se lever après ces événements.

Minako est heureuse, car il ne peut y avoir qu'une seule voix de la mort en ces lieux. Entre elle et Joben, l'un des deux devait mourir, il s'agit de lui-même. Ce mentor d'un jour devait mourir par principe.

Le maître, tué par principe.

Elle renaitrait de ses entrailles, cette fille du Cardinal de la Mort. Emplie d'espoir, au moins la Voix de la Mort ne tombe pas dans la folie pure et dure, car elle se doit d'être beaucoup plus futée et fourbe que cet adulte, bien plus mortelle… Écoutant son coeur, elle doit se forger sa propre justice, et sa propre force est son amour pour les personnes qui sont encore proches d'elles. La clé pour ne pas tomber dans les extrêmes, est de trouver un équilibre parfait entre ses volontés. Il y a encore un peu de chemin, mais si Minako apprend à mieux se connaître, alors elle deviendrait la banshee tant redoutée…
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Metaru Hideko
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Jeu 7 Juil 2022 - 17:54

Ce fut cette volonté inébranlable de survivre qui l’avait sauvé, il y a presque deux ans de ça. A nouveau, ce fut cette volonté qu’elle écouta quand elle échappa au torrent qui se déchaîna sur Joben, mais ce n’était pas cela le problème.
Non.
C’était sa faiblesse. Son incapacité à se protéger, à protéger Joben, tout en le maîtrisant par la force.

Rien de tout cela ne serait arrivé si elle avait été plus puissante. Rien de tout cela ne serait arrivé si elle avait pu faire face.
A nouveau, elle avait dû courber l’échine. A nouveau elle avait dû fuir, alors qu’elle s’était promise que plus jamais elle n’aurait à le faire, mais que valait sa parole face à aux affres de la réalité ? Une seule chose lui permettrait d’échapper à ce cycle, d’en finir avec tout cela : devenir la plus puissante.
Elle l’eût désiré et chaque minute qui passait, le désirait toujours plus. Pourtant, parfois, la douceur des échanges, des paroles… certaines personnes arrivaient à l’infléchir, à la faire douter, mais la réalité la rappelait toujours à elle, de la plus dure des manières : la mort.

Minako fit mine de comprendre, mais elle ne le pouvait pas. Ignorante de ce passé qui la caractérisait, de ce traumatisme qui l’avait forgé, elle ne pouvait réellement appréhender ce que cela signifiait pour Hideko.
Oui, elle aussi pensait être plus courage, plus guerrière, mais face à la peur de mourir, elle n’était plus rien… rien de plus qu’un simple humain.

La douleur de cette discussion, de sa confession, ne s’arrêta pas là, car Minako lui fit part de son expérience avec Joben, de ce qu’il avait tenté de lui « enseigner ». Ecouter son cœur… embrasser ses ombres ?
Non, tout était une question de domination. Il ne fallait pas fuir ce que l’on était, mais l’accepter. Cela dit, il fallait aussi se dominer. Dominer ses peurs, dominer ses craintes. Ses faiblesses et la noirceur qui habitait le fond de son cœur.
Tout le monde a, au fond de soi, un côté obscur qui, tapis dans l’ombre, menaçait de l’avaler. Hideko avait expérimenté cela de maintes fois déjà. Grâce à ces expériences justement, à ça et ses tentatives infructueuses d’essayer d’enterrer son côté obscur tout au fond d’elle-même, elle avait compris que toutes ces tentatives étaient vouées à l’échec.
Seul comptait l’objectif et ce que l’on était prêt à faire ou non pour l’atteindre. Pour y parvenir, il fallait savoir s’écouter, mais aussi se dominer. Quelque chose qu’elle n’avait su faire face à Raizen.

Oui, cette expérience allait la rendre plus forte. Plus forte dans sa détermination, plus forte dans la quête de son objectif de puissance.
Une puissance qui devait avoir un objectif, mais qui dans un premier temps, servirait surtout à la protéger, elle.

« Oui. » Répondit-elle d’une voix plus grave qu’à l’habitude.

Hideko remarqua alors qu’elle serrait le poing depuis tout à l’heure, signe du combat intérieur qu’elle menait. Sa paume endolorie par sa poigne l’appela à se relâcher, ce qu’elle fit.

« Nous ne sommes pas lui. Nous ne devons pas devenir comme lui. »

Un homme qu’elle n’avait rencontré qu’à quelques rares occasions, mais qui avait eu un impact au-delà de tout ce qu’elle aurait pu imaginer.

« Son cœur était fermé à tous et même à lui-même. Il était perdu dans ses démons, aveugle de ce qu’il était devenu, prêt à tous les travers pour prouver qu’il avait raison, que sa vision prévalait sur toutes les autres. »

Une vision qui n’était autre qu’un mirage.

« Alors oui, Minako. Tu dois apprendre à t’écouter, mais tu ne dois pas sombrer dans la folie qui l’a consumé. » Dit-elle en plongeant ses iris pourpres dans celles de Minako.


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Zaiki Minako
Zaiki Minako

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Ven 8 Juil 2022 - 21:45
« Nous ne serons jamais comme lui pour une simple raison : nous ne sommes pas seules. Contrairement à lui, on a des liens solides sur qui on peut se reposer. »

Minako a imaginé la personnification des trois concepts que lui a enseigné sa professeure depuis son arrivée à Kumo : celui de l'émotion, celui de la raison, et celui du courage. Il fallait, selon Yoko, avoir un équilibre entre ces trois choses importantes pour éviter de plonger irrémédiablement dans une démence et dans un cercle vicieux.

« Après, je te donne raison pour mettre un frein sur l'écoute de son cœur, dans le sens où l'on doit se connaître et avoir un équilibre mental au poil. Il ne faut pas écouter que ses émotions, sinon notre folie peut être aussi intense que ce trouduc. Il y a la détermination mais aussi la raison qui entrent en compte. Si l'on nie l'un de ces trois facteurs, disons que le risque de suivre un chemin similaire au sien est accru. Oh et puis, faut se forger un lien avec quelques proches aussi, avec qui on est sûr qu'on puisse s'ouvrir sur ce qu'on a sur le cœur. »

La banshee à la peau calcinée eut un déclic. Quelques instants plus tôt, Hideko lui parla du cœur de Joben, fermé à tous, même de lui-même. Comment était-ce possible ? Elle qui croyait qu'il était un fervent croyant de Izanami au vu de la manière dont il faisait l'allusion grâce à cette création d'ombre, similaire aux Shikome, elle pensait que cette passion pour une divinité, quelle qu'elle soit, vient du coeur, du plus profond de son âme. Aussi, Minako pensa de nouveau aux gradins.

“ Ken a joué Kusuri no Taisen pour apaiser la colère de Joben. Cependant, cela a eu l'effet de bombe à retardement. Est-ce possible que dans ce cas-là, son cœur étant "éteint", l'homme ne put sentir les bienfaits de cette mélodie apaisante ? Je me demande ce qu'il a pu voir dans ce songe selon cette théorie. Comment un être peut en arriver à fermer les portes de l'un des trois concepts que m'a enseigné Yoko-sensei ? ”

La jeune femme se demandait comment un humain pouvait partir à la dérive à ce point, où sont les limites qui font qu'une personne ne peut revenir en arrière, et surtout, comment voir que l'un de ses proches commence sérieusement à perdre pied. Il lui faut nourrir sa curiosité à ce sujet. Il lui faut tout savoir sur la psyché humaine. Bien que ce potentiel sujet d'étude qu'est Joben lui soit passé entre les doigts, la mort de ce dernier a pu davantage éveiller cette idée afin d'améliorer les connaissances. Là est donc son but actuel au sein du kyuubu : étudier pour mieux prévenir des futurs dangers. Étudier pour mieux connaître ses ennemis afin de mieux les appréhender, et les tuer.

Soudain, une crispation se lit sur son visage. Un mal de tête plus intense, couplée à la douleur liée à ses brûlures trop fraîches, la font réagir à ces coups de fouets, comme une punition du cardinal de la mort qui a, de manière métaphorique, enfanté la Banshee, bien plus vicieuse et complexe que son aîné. Elle se tenait la tête et referma ses yeux, tombant sur les genoux..

« Ferme moi ces putains de volets… s'te plaît… la lumière me… Ah ! »
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Metaru Hideko
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Dim 10 Juil 2022 - 13:38

Un message qui venait du cœur et qui s’adressait à Minako, mais également un message qui s’adressait à elle-même, comme une mise en garde qu’elle ne devait jamais oublier. Sa rage, sa haine… toutes deux tapis dans l’ombre, prête à prendre possession d’elle au moindre signe de faiblesse. Elle le savait, elle n’était aujourd’hui plus l’inconsciente qu’elle fut hier ; de ce fait, elle se devait de les maîtriser, de les dominer, afin de les transformer en force : un mental d’acier.

Elle n’était pas seule… Oui, elle avait Aya, Atsuo et… Bakeneko.
A la pensée de son camarade blessée, Hideko ressentit une profonde peine. Ses yeux se baissèrent et se dilatèrent, suivit de sa tête. Parviendrait-elle à le sauver ? Plus le temps passer, plus elle en doutait et le refus de ce dernier se faire soigner par les médecins de Kumo n’aidait aucunement à cela. Pourtant, il fallait se rendre à l’évidence : Hideko ne parviendrait jamais à atteindre le niveau suffisant pour l’aider à temps. L’Iroujutsu était un art complexe qui demandait des mois… des années de pratique pour être maîtrisé, loin, très loin de ce qu’elle était à ce jour.

L’injure et le ton colérique de Minako l’arrachèrent de ses pensées. La tête relevée, Hideko vit la jeune femme se tenir la tête, puis s’affaisser sur le sol. Elle s’était déjà plainte de mots de tête quelques instants plus tôt, séquelles vraisemblablement dues à son combat avec Joben. Le soleil devait aussi certainement agresser sa peau encore meurtrie par les flammes.
Hideko se retourna, puis se saisit des rideau – un avec chaque main – et les tira violemment afin de réduire drastiquement la lumière qui pénétrait dans la pièce. Elle s’approcha de Minako, puis fit une série de mudra tout en se baissant. Sa main gauche se recouvrit d’un voile bleuté, une main qu’elle apposa contre son crâne afin d’apaiser la douleur.
Bien que balbutiante, sa maîtrise de l’Iroujutsu lui permettait au moins cela.
Quelques secondes passèrent, en silence, Hideko essayant de calmer les maux de Minako.

« Est-ce que tu te sens mieux ? »

Dans sa tête lui revint toutes les tâches qu’elle avait à accomplir avant que le soleil ne se couche. Le temps passait si vite… qu’elle n’en avait guère plus à lui consacrer. Pourtant, elle prit le peu qu’il lui restait afin d’aider un temps soit peu sa camarade.

Peut-être était-ce une manière de réduire la culpabilité qu’elle ressentait envers elle… envers tous, pour avoir ainsi laisser agir Joben, pour avoir fui plutôt que de l’avoir combattu. Les mots de Minako l’avaient quelque peu rassurée. La jeune femme accusait le coup et devait digérer cette expérience traumatisante, mais Hideko avait l’histoire qu’elle ne lui en tienne pas rigueur.
Peine, tristesse, colère et culpabilité, mais aussi espoir. Tant d’émotions contradictoires qui se mélangeait en un tourbillon auquel il fut difficile de résister.

« Nous devons toutes les deux veiller à ne pas suivre le même chemin que lui. »


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Zaiki Minako
Zaiki Minako

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Jeu 14 Juil 2022 - 16:35
Écoutée, la jeune femme pu sentir une aura sur sa tête qui semble la soigner. Les secondes passent et la demoiselle en ressent les effets positifs.

« Je me sens mieux, merci. Tu… »

Minako se redresse doucement, avant de donner son avis. « Tu avances bien dans l'art de l'iroujutsu. Je ne doute pas de ta réussite à l'avenir pour soigner ton ami. »

La Banshee pensait à cet échange postal qu'elles s'étaient envoyé avant le duel qui aurait pu tuer les deux combattants dans le gunkan en feu. Minako pensait à Bakeneko, elle sait à quel point cela est difficile de voir un proche souffrir sans que l'on puisse faire quoi que ce soit. Et oui, elle pense qu'un animal Kuchiyose peut être ami avec un humain. D'ailleurs, elle a horreur de ceux qui les considèrent comme des armes ou des bouclier, n'hésitant pas à les sacrifier pour leur propre survie et leur égoïsme. Elle ne pouvait pas le comprendre, elle qui est habituée au fait qu'on se respecte entre frère d'arme au sein d'une même faction. Que ce soit dans le navire de pirates Ushi-oni dans lequel la demoiselle était membre, que ce soit ici à Kumo, les combattants sont unis dans leur combat. Alors pourquoi pas entre shinobi et animal Kuchiyose ?

Son œil de saphir balaya la pièce, alors que Hideko lui affirme qu'il faut veiller à ce qu'aucune d'elle ne suive le chemin du cardinal. Elles pourraient veiller l'une sur l'autre mais Minako le sait, sa sœur d'arme a d'autres choses à faire. L'apprentissage de l'iroujutsu ne se fait pas en un claquement de doigt. Même Hanzō, son sensei actuel, étudie encore et toujours ce domaine afin d'améliorer cet art afin d'aider un maximum de personnes atteinte de troubles rares.

« Nous réussirons à ne pas finir comme ce pouilleux sans âme. Cela dit, si jamais je… si jamais pour une raison quelconque, je dérive… Si jamais tu me vois emprunter ce chemin, n'hésite pas à m'arrêter.

Je te laisse partir si tu en ressens le besoin, je vais réussir à me rétablir. Ça va aller… Je trouverai ma voie pour devenir une meilleure version de moi-même et je veillerai sur toi.
»
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Metaru Hideko
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Ven 15 Juil 2022 - 11:20

Combien de fois y avait-elle cédée ? Combien de fois s’était-elle laissée aveuglément emportée par ce tourbillon ? Y résister n’était pas la bonne solution : elle avait aussi payé les frais de cette tentative futile d’aller contre sa nature, contre cette rage qui faisait partie d’elle. Non, la seule chose à faire était de suivre ce flux, mais de ne pas se laisser engloutir par lui. D’en tirer toute la force, toute l’énergie qu’il lui donnait, sans se laisser engloutir par ces eaux.

Minako la félicita pour sa progression en Iroujtsu et dit ne pas douter de sa capacité à soigner Bakeneko, mais ces mots peinèrent Hideko, car au fond d’elle même, elle savait que tout cela était futile : jamais elle n’y parviendrait. Pourtant, elle ne pouvait se contenter de rester à rien faire ; même s’il n’y avait qu’une chance sur mille, elle devait essayer de la saisir.
Ses iris pourpres observèrent quelques instants le sol, avant de revenir aussitôt se fixer dans celles de Minako. La jeune femme demanda à Hideko de l’arrêter, si par malheur un jour elle aussi dérivait vers les eaux sombres qu’avait emprunté Joben.

« Oui, je n’hésiterai pas. »

Sa réponse fut immédiate, ses mots profonds. Elle ne pouvait la laisser commettre les mêmes erreurs qu’elle avait fait, même si pour cela elle devait l’affronter, même si pour cela elle devait l’arrêter.

La jeune femme n’était pas la seule qui accaparait son esprit ; l’image d’Akagi lui apparut et avec elle, le sombre dessein qu’elle avait prévu pour lui. Un dessein qui permettrait à Akagi de comprendre. Un dessein grâce auquel Hideko pourrait savoir si oui ou non elle pourrait lui faire confiance. A lui, ce Metaru, cousin de sang, de ce sang qu’elle détestait tant.
Minako dévoila désirer ce reposer.

« Dans ce cas, rétablis toi bien, Minako. »

Elle la remercia pour ses mots d’un hochement de tête respectueux, puis, après quelques secondes, s’en alla le cœur lourd.

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