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[MISSION/B/KUMO] Après la Tempête [Ft Les musiciens]

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Zaiki Minako
Zaiki Minako

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Mar 30 Nov 2021 - 17:11
“ Oh ? ” s’apostrophait Minako lorsqu’elle comprit que Asanagi n’a pas vu d’enfant et que ceux-ci ne peuvent, pour leur sécurité, pas s’approcher du littoral aux heures de pêche. Cette règle, la jeune la connaissait déjà pour avoir grandi sur l’île de Humy. De manière rationnelle, la douce pense à un garçon désobéissant, mais assez vite, elle imagine avoir eu la visite d’un esprit. Est-ce que le don du clan Meikyû que lui a accordé sa grand-mère lui permettrait à terme de parler aux âmes défuntes ? Cette question, Minako la laisse de côté pour, lorsqu’elle rencontrera de nouveau son chef du village, la lui poser. S'attristant un moment de la probabilité que l’enfant soit un esprit défunt, alors qu'elle remerciait son interlocutrice pour les linges propres, son visage finit par afficher un sourire lorsque sa comparse eut l'air ravie de la proposition du chant sur le thème de Isonade.

“ J’espère vivement que ma mémoire reviendra à la lecture de ces écrits. ”

***

La demoiselle s’affaire à occuper au mieux les personnes dans le dispensaire en leur parlant lorsque Asanagi lui explique ce qu’ils font pour panser au mieux les plaies. Cela lui est très intéressant à savoir bien qu’elle se demande comment certains insectes peuvent aider à guérir alors que cela peut tuer… De plus, ce que lui demande Asanagi lui fait quelque peu peur. La pâleur rend Minako presque cadavérique. Il lui faut chercher des bocaux avec des insectes à l'intérieur. Ses pires ennemis. Plus précisément, ce sont les abeilles qui lui procure une telle frayeur, car elle en a une allergie qui peut être très violente pour elle. La soldate de la Foudre réussit à prendre les sécrétions des coléoptères, mais elle est figée par rapport à l'abeille. Elle le sait, son allergie peut aller de simple démangeaison à des gonflements sur tout le corps, de troubles digestifs jusqu’aux troubles respiratoires, à l’évanouissement dans un délai assez court... Il serait idiot et honteux pour elle d’être secourue alors que sa mission est de soutenir les habitants de Matshu.

Se demandant en quoi du venin d’abeille peut apaiser les douleurs des un alors que cela peut en tuer d'autres, dont elle, une secousse la fit chambouler avant qu’elle ne puisse parler. Inquiète, la kunoichi regarde en direction de Asanagi, comme pour demander ce qu’il se passe dehors. Elle comprit, en écoutant les bruits extérieurs, qu’un incident grave a eu lieu. Leur regard s’étant croisé, chacune comprenant l’inquiétude de l’autre vis-à -vis de la situation, Minako n’eut pas à réfléchir plus longtemps avant de faire part à la gente dame de son allergie pour les hyménoptères et qu’elle ne peut pas risquer d’être un poids supplémentaire pour elle. C’est pour cela que Minako se clone.

“ Désolée pour cette faiblesse… Mon double pourra vous aider pour autre chose que pour les abeilles, je vais les aider là-bas. ”

La douce et son second clone partent en direction des flammes lorsqu’elles entendirent Akio leur demander d’aider les blessés. Les “jumelles” se séparent donc pour sortir au mieux les blessés des débris et leur faire des garrots. Une idée vient à Minako, lorsqu’elle repensait à la marque d’une brûlure présente sur son visage depuis le départ de Mitsai, la cautérisation des plaies. Le feu n’étant pas que négatif, la douce peut certainement faire quelque chose avec son manteau de flamme. Cependant, elle n’agit pas tout de suite, car elle préfère sauver un maximum de personnes le plus rapidement possible. Alors que l’originale était non loin de Akio, son double sur place vint trouver Ken et lui propose son aide. Minako trouve Akio à terre, visiblement blessé. “ Tu ne t’es pas loupé non plus…”

Le stress étant instillé dans le cœur de la kunoichi et de ses clones, elles espèrent avoir réussi à libérer tout le monde des débris. Quant à la triplette restée auprès de Asanagi, elle se désole de ne pas réussir à s’approcher des abeilles et se voit contrainte de la laisser faire selon sa proposition…

Résumé du tour
Minako avoue avoir une allergie sérieuse aux abeilles et se voit contrainte de laisser Asanagi s’occuper de ce venin.
Elle crée deux clones, en laissant un dans le dispensaire pour prêter main forte alors que l’originale et le second clone vont aider les blessés.

P.S. : Ce serait logique de participer au banquet surtout au vu de la proposition de chant de Minako à Asanagi.

Technique utilisée
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Daishi Ken
Daishi Ken

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Mar 30 Nov 2021 - 22:18
— Aller aller aller ! Hurle le genin en ayant vue au dernier moment les flammes reprendre leurs courses, comme si il y eu sabotage.
Un craquement se faisait entendre, le feu léchait la grange à coté de lui, très vite dépassé par la situation, la langue suçait un mur porteur de la bâtisse et dans une gourmandise incontrôlable, s’attaquait au reste.

— FUYEZ !!!! VITE RECULER !!!

Il n’en fallait pas moins à certaine personnes pour réagir, d’autres, moins réactif s’en sortir in extremis. La grange se mit à pousser un hurlement sinistre, elle se mit à trembler, le clone eu le temps de faire un dernier trois cent soixante pour s’assurer que personne ne manque avant que le ciel lui tombe sur la tête.
Tant dit qu’une voix, surement celle de Akio, lui ordonna de ne pas utiliser d’eau, Ken hurla comme un dément se prenant la tête dans les mains. Au moment de mourir, son clone toujours en communication chakratique avec lui, lui avait envoyé l’image de sa propre mort. Ken aperçut donc le toit lui tomber sur la figure comme si il y était. De plus, le clone venteux au moment de sa disparition envoya valdinguer des débris un peu partout. Ken, trop proche de son défunt clone, reçus le souffle mortuaire de se dernier dans le dos et fut valdingué à un bon mètre devant lui le souffle coupé. Il hurlait de peur parce qu’il avait momentanément perdu l’ouïe, l’explosion lui avait fait produire d’ énormes acouphènes.

Se relevant, il reprit consistance en voyant autant de villageois saint et sauf. Ce n’était que matériel, le plus gros des denrées était sauvé et probablement aucune perte, sauf ses oreilles, son épaule douloureuse. Une envie de vomir lui prit aux tripes, il tituba pour s’écrouler au sol, se retenant in extremis avec ses mains.

 Pas le temps de se reposer. Avec courage, il faut se lever et reprendre le travail.  Se dit Ken pour se donner de la force et s’empêcher de tout abandonner.

Il reste tellement de pains sur la planche avant un repos bien mérité. D’ailleurs il y a aussi un couteau, et du fromage sur la planche, tellement il y avait du travail colossal à faire avant de pouvoir souffler. Floc, puis un second floc. Circonspection. Floc… Le gennin écarquille les yeux, de l’eau glisse sous ses pieds. Complètement perdu entre la tête qui vrille d’une légère douleur et sa phobie, le ninja fit de grand pas pour fuir la scène ne se rendant même plus compte de ses agissements. Il déambulait ayant pour unique but de se mettre à l’abri loin de l’eau.
Électrisation, Ken soudain, touché par Minako sur l’épaule, reprit des couleurs, sa femme était là. Lui demandant si elle peu l’aider. Ken resta un moment hébété avant de reprendre de la consistance.

— MOI AUSSI JE TROUVE QU’ON A FAIT UN SACRE BOULOT MERCI MON COEUR  CA ME TOUCHE !


Ken sert Minako dans ses bras en lui criant dans les oreilles, aussi sourd qu’une chaussette, trop fier d’avoir reçus des félicitations de sa femme !

— MAIS ON A PAS TERMINER !!!! MERDE……. ! Ken se retourna et contemple l’affreux carnage. Luttant contre l’envie de fuir toute cette eau et son devoir. soudain, pour une raison obscure, au sol devant son regard, un reflet rouge ondulant comme les cheveux de feu d’ Akagi. Sûrement l’eau reflétant le feu. Ken eu les poils dressé sur les bras. Il se remémora l’exercice d’Akagi sensei se noyant dans une rivière pour le tester. Ken au prix d’un effort sur humain avait réussi à plonger dans l’eau et s’y noyer. Il ne savait pas nager mais l’eau lui posait moins de problème.
« Pardon maitre, je dois vous faire honte…. Heureusement que vous ne me voyez pas Akagi senseï. » Il s’en voulu d’avoir fuit devant si peu d’eau.
L’entendu, de surcroît , était loin de ressembler a la rivière où son senseï s’était immergé.

— FUJO !

Ken sourit, il pouvait maintenant courir sur l’eau non sans une grosse appréhension mélangé a du dégoût. Le souvenir du trio Jashin le hantera toute sa vie lorsque Kyoko pour rire, lui avait maintenue la tête sous l’eau de son pied de truie. Il lui a fallut quelques minutes pour reprendre le travail, rassuré par le Fujo qui lui permettait de fuir l’élément liquide même si c’était plus un gachi de chakra qu’autre chose. Apercevant un homme avec sa bèche, il lui donna tant bien que mal, a cause de ses oreilles, une directive. Il lui proposa qu’avec des collègues, de creuser rapidement un sillon autour des maisons, le sillon avait pour but de ralentir voir de neutraliser d’éventuels incendies. Il avait vue ça en cours de ninjutsu sur le Katon. Dans une foret, pour arrêter un Katon trop vaste pour être maitrisé, il suffisait de creuser de gros sillons. Si les crevasses etaient assez large, alors le feu s’y engouffrait mais ne traversait pas et se stoppait tout seul.

Il remarquait que son mal de crâne passait mais il avait encore ses acouphènes qui se faisait aussi de moins en moins violentes. Au lieu d’un biiiiiiiiiii assez pénible, il lui semblait entendre des sons de façon très diffus. Il avait beau bailler, il demeurait mal entendant pour le moment.


résumons nous:
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Narrateur
Narrateur

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Lun 27 Déc 2021 - 0:01


Gansho
cheffe de Matshu
Asanagi
fille de Gansho

L'urgence de la survie avait de ce don-là que de révéler la vraie nature d'un être ; qu'il soit fuyard ou courageux, vil comme bon... et de chacune de vos réactions, ne transparut que les lettres de noblesse que l'ode des nuages du Yondaime avait inculqué à chacun des enfants sous sa coupe. Celle de défendre, de protéger, malgré vos peurs et vos faiblesses.

D'un simple hochement de tête, Asanagi acquiesça aux dires de la jeune Minako, son regard d'encre glissant de l'originale au clone qui accompagnerait ses allées et venues : et sans perdre un seul instant, elle lui laissa l'opportunité de voguer aux occupations qu'elle lui avait mandatées plus tôt, tandis qu'elle s'approchait des bocaux où une jeune abeille demeurait encore.

Quant à Daishi Ken, en proie aux méandres de sa phobie où reposait l'onde de l'eau, vous le vîmes parvenir à puiser en lui la force nécessaire à outrepasser son malaise – peut-être, celle que lui conférait la vue de sa femme à ses côtés – jusqu'à se défaire de son emprise ; à offrir, à son tour, cette aide si précieuse au village. Le gouffre qu'il forma parvint à stopper l'avancée des flammes, de concert avec les remparts que le Kentoku avait formulé avant lui... si bien que du feu rageur qui demeurait sur les flancs de la grange, aucune braise ne put menacer la sylve d'autres bâtisses.

Au cœur de ce capharnaüm, une silhouette se fraya un chemin parmi celles de ses frères et sœurs, ses pas ancrant la marque de son passage dans les reflets de suie marquant le sol.

« Que s'est-il passé ici ?! »

Appelée par ses pairs, la venue de leur cheffe parut insuffler un vent d'accalmie dans le regard de ses pairs, à l'exception, peut-être, de quelques-uns ayant essuyé les marques de l'explosion. Sa voix s'était faire claire, autoritaire : d'une droiture qu'il leur fallait adopter dans de tels moment de crise.

« Je... Je l'ignore, la grange s'est enflammée d'un coup. », murmura l'un des villageois en serrant le corps de sa fille, indemne, contre lui. « Mais malgré ça, les envoyés de Kumo ont réussi à endiguer les flammes. Nos bâtisses ne risquent rien. »

Le visage marqué par l'âge de la doyenne se plissa davantage lorsqu'elle entendu les dires de son comparse, ses prunelles attentives à ses dires tandis qu'elle s'arrachait à la contemplation de ce spectacle pour l'observer, pleinement. Son attention vogua une fraction de seconde sur le faciès de l'enfant, avant qu'elle ne déclare :

« Qu'en est-il des provisions qu'il nous restait ? »
L'homme indiqua l'esplanade face à lui d'un geste du menton ; « Le jeune aux cheveux noirs... Daishi Ken, je crois. Je ne sais comment il est parvenu à cela, mais c'était comme si plusieurs copies de lui-même s'étaient propagées dans le bâtiment pour ressortir les réserves avant que tout ne s'écroule. »
« Où est-il à présent ? »
« Devant la grange ! », dit l'enfant. « Je l'ai vu entouré d'eau avant de t'entendre m'appeler. Il avait l'air déboussolé, tu es sûr qu'il va bien ? »

À ces mots, son père pressa un baiser sur sa tempe en se redressant, déterminé à en avoir le cœur net.

« Ne t'en fais pas, Shokuen. Je vais– »

Il fut coupé dans son élan par la cheffe du village qui glissa l'une de ses paumes contre la joue de la petite, un air mélancolique peint sur son visage.

« Reste auprès de ta fille, Nagare. Elle a besoin de toi. Je me charge de cela désormais. »

Sa silhouette se détourna du duo en s'avançant, d'une démarche assurée, au cœur de ce fragment du village où les flammes éclairaient l'aube de la lune comme un astre en plein jour. L'ombre de sa cape noire, elle, épousait les reflets avides des cendres sur son ondine d'onyx lorsqu'elle éleva un bras sur le côté, haussant le ton à l'adresse de siens.

« Amenez les enfants des Nuages à ma fille ! Que les blessés se retrouvent au dispensaire ; les autres, avec moi ! »

Le visage d'Asanagi tressailli à l'entente de cette voix, élevant son minois des plaies auxquelles elle était attablée en compagnie du double de la Banshee. Ses traits se raffermirent, de cette dureté que l'on prêtait aux soldats avant de poursuivre son œuvre, glisser quelques mots au doppelgänger pour qu'il ne parvienne à l'aider à déployer davantage de lits pour l'afflux à venir.

Matshu se reconstruirait. Des cendres se mêlant à l'eau, ils trouveraient leur renouveau, qu'il ne leur fut donné par la grâce d'Isonade... ou par la vôtre, celle du Tonnerre.


*流れ, nagare, litt. courant, flux, circulation (d'eau ou de sang)
*食塩 shokuen, litt. sel blanc


[...]


banquet du village de matshu

Des lueurs des flammes ardentes, vos visages furent bientôt éclairés non pas de leurs reflets, mais de celles chaleureuses de lampions de papier disposés aux quatre coins des tables qui pavaient désormais l'esplanade centrale du village, où le bois s'imprégnait des odeurs délicieusement épicées de plats préparés avec une attention toute particulière. Des éclats de voix s'échappaient d'un groupuscule anonyme, à vos yeux : mais qui, dans ceux des villageois, étaient ceux de frères et de sœurs, de compagnons d'infortune comme d'instants gracieux. Malgré les affres du passé, vous pouviez voir, à travers les silhouettes des adultes, les ombres chapardeuses des enfants courant au milieu de la foule ; leurs cheveux parés de toutes les senteurs de la mer dont les coquillages glissés sur leur peau leur avait fait cadeau d'une grâce magnanime. Leurs rires perçaient les discussions des plus âgés, leurs corps enjoués de vie égayaient même les traits les plus meurtris par la mélancolie : si bien qu'à votre tour, vous ne pouviez empêcher ce sentiment si étrange de gonfler votre poitrine d'allégresse.

Qui aurait cru, que quelques heures plus tôt, ce n'était non pas la gaieté qui révoquait vos pensées, mais l'urgence d'une catastrophe ? Que les reflets chaleureux de lanternes s'étaient substitués aux brûlures d'un incendie ?

Mais à l'aube d'un nouveau soir, l'heure n'était nullement à se morfondre : elle était à la célébration de la vie comme de la mort, à la gratitude d'un instant d'existence dont les âmes de ce monde avaient encore l'occasion de voir se dévoiler devant leurs yeux. Il était de ces instants d'au revoir où la peine n'avait de place que pour couver le cœur ardent de nos poitrines, où les larmes de sel sur nos joues n'étaient que celle offrant un adieu à la commissure du sourire sur nos lèvres.

Cette soirée, elle était pour Matshu l'aube d'un renouveau. D'un temps de deuil pour mieux envisager l'avenir, où les générations s'entremêlaient comme une seule âme bercée par l'ordre d'Isonade.

Au milieu de ces éclats de vie, vous vous trouviez tous trois attablés, ou bien debout : malgré la blessure essuyée par Akio, un onguent bandé sur sa plaie par Asanagi avait tâché de faire taire la douleur comme la menace d'une quelconque infection, appuyée par Minako. Il n'aurait nulle peine pour marcher, pour se repaître d'un plat à un autre... à moins que le pic d'une montagne ne se dresse entre lui et cette si chère nourriture.

D'un seul coup, une frimousse s'arrêta face à l'un de vous : si bien qu'il ne suffit que d'une fraction de seconde au Daishi pour remarquer qu'il s'agissait de l'une des enfants qu'il avait entrevu à son arrivée. Mikana.

« Ken, Ken ! »

Son sourire se glissa sur son visage jusqu'à faire plisser ses paupières de gaieté, alors que son petit bras se tendait vers ton oreille meurtrie... et au creux de sa paume d'enfant, tu pouvais discerner l'ombre d'un objet pour le moins singulier.

« Madame Gansho m'a dit que tu avais été blessé, alors on t'a apporté ça ! »

Peut-être la sensation fut-elle étrange, lorsque la fraîcheur d'un coquillage vint se presser sur les détours de ton oreille : lorsque l'embout de cette conque parut en épouser la forme. Mais bien vite, ce qui fut une simple gêne ou surprise se mêla en un agréable étonnement... car au cœur de ce fruit de la mer, l'écho des vagues et du sel paraissait te parvenir, apaisant tes maux sans que tu ne puisses trouver d'explication à ce phénomène.

L'allégresse de la petite redoubla une fois encore, lorsqu'elle vit ton expression, quelle qu'elle fut.

« Isonade peut guérir tous nos malheurs si on prête l'oreille à ses chants, alors si tu gardes un peu de ses coquillages contre toi... tout ira bien ! », déclara-t-elle dans un rire. « C'est pour te remercier des gâteaux que tu nous as offert. »

Et aussi simplement qu'elle vint, l'enfant se hissa à tes côtés ; entre ta silhouette et celle de Minako, si toutefois elle se tint auprès de toi.

_____________

Quant à Akio, ce ne fut non pas la visite d'un bambin qui vint le trouver... mais celle d'une femme, ô combien familière. Ses bras croisés sur son torse paraissaient traduire le font de sa dureté, lorsqu'elle se positionna face à toi : mais, étrangement, les traits de son visage avaient perdu de sa sévérité, comme si l'ambiance chaleureuse de l'événement allait jusqu'à atteindre sa poitrine battante de vie.

« J'ai vu ce que vous avez fait pour les nôtres plus tôt, soldats des Nuages. », avança-t-elle en plantant son regard d'encre dans le tien.

Elle demeura muette pendant un instant, si bien que tu pouvais craindre que des reproches ne suivent à ses propos.

« Je vous en remercie, en mon nom et celui de Matshu. », ses bras se décroisèrent finement. « Je n'étais pas là à temps. Si vous n'aviez pas endigué les flammes... je crains que certains d'entre nous n'auraient pu dormir sous la chaleur d'un toit, ce soir. »

Elle laissa son attention glisser sur les traits de ses confrères, certains se laissant aller à la candeur de tels instants, déposant plats et épices devant leurs voisins. Peut-être là, Minako pouvait-elle reconnaître certains pêcheurs qui, grâce à elle, étaient parvenus à apporter poissons et crustacés comme ils l'avaient promis à leur matriarche. La pêche s'était conclue en réussite, sans aucune douleur.

« J'ai conscience que vous souhaitez vous débarrasser définitivement des dépouilles de nos morts, Kentoku Akio. Votre lien avec la Prêtresse me laisse entendre que vous ne serez pas sourds à nos désirs, tout comme je ne peux ignorer les vôtres. », déclara-t-elle en s'arrachant à cette contemplation de vie. « C'est pourquoi j'accèderai à votre demande. »

Sa main passa, brièvement, sur le bracelet forgé de coquillage à son poignet, d'une simplicité si flagrante qu'il paraissait avoir été ficelé par un enfant il y a des années de cela... mais dont le caractère précieux à ses yeux l'avait poussé à en prendre un soin privilégié. C'était-là le seul fragment de foi qu'elle portait sur elle, contrairement aux parures nouées dans les cheveux d'ébènes de sa fille.

« Il est pour nous impossible de brûler leurs chairs. Toutefois, j'accepte que vous soyez présents tous les trois lorsque nous rendront leurs dépouilles à l'océan, afin que l'Ombre soit assuré par les siens qu'elles ne pourront être récupérées sous aucun prétexte par ce que vous nommez « Edo Tensei ». J'aimerai également entendre votre avis sur la disposition des nôtres ayant perdu leur foyer, à l'occasion qui vous plaira. »

Ses bras se croisèrent de nouveau, simplement ; sans aucune défiance.

« Vous avez prouvé votre bonne foi envers Matshu... mais sachez que j'attends de vous que vous soyez tout autant attentif aux faits et gestes de deux âmes sous vos ordres que je ne le suis de ceux des miens. Je ne tolérerai aucune affront lors de cette cérémonie en mer : elle est pour nous bien trop importante. »

Pour la première fois depuis que vous ne l'aviez rencontrée, Gansho émit un faible signe de tête vers l'avant, comme une salutation.

« Prouvez-moi une fois encore à quel point les Nuages peuvent être bons, et peut-être vous croirais-je à l'avenir sur parole. »

Son regard demeura ancré dans celui du Kentoku pendant quelques secondes encore avant qu'elle n'adresse son attention à la lune, et qu'elle ne déclare ;

« Je dois m'adresser aux habitants de Matshu, désormais. Mangez et buvez à votre aise, ce soir : vous avez tous trois mérité un peu de repos. »

Son ombre s'éloigna de la tienne de quelques enjambées, te laissant seul avec tes pensées, ou en compagnie de tes camarades.

Toutefois, ce ne fut pas la dernière fois qu'il vous fut donné d'entendre sa voix, en cette soirée : car dès lors qu'elle s'était excentrée de la foule, menant ses pas jusqu'au cœur de l'esplanade où elle pouvait s'assurer que n'importe qui pourrait écouter ses mots sans détour, elle interpela le silence d'un mot d'ordre.

« Je vous remercie pour les efforts que vous avez tous prodigués en vue du banquet de ce soir.

Ces temps furent difficiles, si ce n'est éprouvant pour notre volonté après l'attaque de cet Esprit d'outre-tombe dont la fureur a emporté les nôtres. Beaucoup nous attendent encore. Il faudra, à nos cœurs comme au village de Matshu, bien des jours, des semaines pour retrouver la chaleur qu'ils eurent autrefois : mais c'est en l'âme de chacun de nous que je voue la plus fervente foi.

Ceux que nous avons perdu, cette soirée leur rend hommage comme le veut nos traditions en une célébration des instants que nous avons eu la chance de passer à leur côté, sur la terre des hommes. Bientôt, leurs corps seront retournés à Isonade avec le soin que nous prêterons à notre propre départ, lorsque notre temps sera venu... afin que nous ne puissions les retrouver sur les récifs de son écume.

À l'aube de la lune qui domine les marées, je vous prie de ne point pleurer leur perte. Chantez, dansez, égayez vos cœurs de leurs souvenirs : car ce n'est là qu'un au revoir que nous leur adressons.
»

Sa main délia un morceau de papier glissé finement entre les plis de son vêtement, ouvert face à ses prunelles d'encre ; et un à un, elle mentionna le nom de chacun des macchabés, d'une voix teintée par le profond respect qu'un tel instant imposait.

Des éclats de voix succédèrent à ses paroles, épreints d'une effervescence joyeuse come nulle autre, précédant jusqu'à quelques embrassades où Gansho comme n'importe quel autre villageois prenait son prochain dans le berceau de ses bras, lui témoignait la gratitude qu'ils éprouvaient que l'autre se tienne encore auprès d'eux.

_____________


Bientôt, ce fut au tour d'une autre de ces êtres d'amarrer sa silhouette sur le rivage de vos attentions. Plus particulièrement, à l'adresse d'une certaine envoyée de la Foudre...

« Minako ! Vous voilà, je vous ai cherché partout. »

Le visage d'Asanagi parut s'éveiller lorsqu'elle fut témoin de vos silhouettes attablées. L'arc de ses lèvres s’était mué sous le joug de ce sourire de quiétude qui ne semblait jamais les quitter ; qui les paraient des mêmes orfèvres de beauté qu’une nacre rouge.

Ses mains, glissées sur les détours d'un papier où le temps avait délaissé sa trace semblèrent ne pouvoir tenir en place, à l'image d'une enfant impatiente d'entendre une histoire ce qui lui était soupiré à l'éveil comme au sommeil. Elle vous en fit cadeau d'une main tendue à l'adresse de la jeune Zaiki, avant d'ajouter :

« Voici l'une des odes dont je vous avais parlé. », murmura-t-elle, ses yeux d'encre plissés par l'allégresse. « En ces temps de renouveau et de paix... j'ai pensé qu'il serait approprié, si vous désirez le chanter pour nous ce soir. »

Ce feuillet ainsi glissé entre les paumes de la Banshee, il lui était laissé libre de faire courir son attention sur ses lignes, suffisamment déchiffrables pour qu'elle puisse en deviner les mots avec une pleine aisance.

Chant d'un augure


Ô Isonade, toi qui te dissimule sous les vagues,

En ton corps qui règne sur l'océan, tu offres à tes élus un argent recueil,
Pour toi, les berges soufflent l'ode des diamants à l'écume qui t'adore,
Ton âme s'enroule autour du monde, cerne les récifs de bancs d'or,
Pour que dans la grandeur de ta chair, nos esprits tu accueilles.

Tu mêles, dans ton éternel,
Nos passés comme nos futurs,
Nos délices comme nos peines ; et dans ces instants,
Comme le large, à l'aube, je convoque ton ondine quiétude.

De la mort, je n'ose pleurer la perte, du deuil, je ne crains rien ;
Car je sais qu'au fond des abysses houleux, en toi je retrouverai les miens.

Le paradis des hommes est pour moi celui de la mer,
Mon enfer, est celui de leur terre enflammée par la guerre.

Dans le silence de tes vagues, soufflé par le berceau de ton âme,
Je m'ensommeille, mon enveloppe se fait immobile et sourde,
Eternellement béni par ton immuable grâce, je sais,
Que du monde des mortels, je n'ai à craindre le voyage.


Ô toi qui lis ces pages,

Place un peu de sel sur mes paupières ; place un coquillage,
Sur la poitrine où battait autrefois mon cœur,
Sur le front où se murmuraient autrefois mes prières,
Pour que dans l'ombre de l'océan, enfin mon peuple me reconnaisse.

Dans la vie comme dans la mort, nymphe de nacre et de sel,
Je t'embrasserai, sans crainte d'un jour te perdre,
Car sur toi comme sur moi, Isonade veille ;
Et la Prêtresse, elle, nous guide éternellement,
De son amour, soufflé sur la houle amère de nos au revoir.

Le dos tourné, Asanagi ne remarqua pas l'enfant qui passait dans son dos, peut-être à un mètre d'elle... et dont la course parut s'arrêter en voyant le papier ; la Banshee. Celui-là même qu'elle avait croisé sur le large des berges plutôt, les cheveux légèrement humidifié.

Elle pouvait discerner l'ombre d'un coquillage pendu à sa poitrine, quelques reflets sur ses paupières... avant qu'il ne reprenne sa course avec les autres bambins, d'un éclat de rire que la Zaiki sembla seule à entendre dans le capharnaüm.

La voix de la brune eut comme l'effet d'un retour à la terre ferme.

« Peut-être cela vous rappelle-t-il des souvenirs ? »

Soudainement, un poing frappa les reliefs de l'une des tables, faisant sursauter la fillette qui avait pris place sur les flancs de Ken ; et comme pressée par un instinct, ses petits poings se refermèrent sur son vêtement, effrayée.

« Ce n'est pas avec des mots que tu les ramèneras, Gansho. Si les ninjas et leur foutu chakra... Si Kumo n'avait pas décidé que tout Kaminari lui appartenait, alors peut-être n'aurions-nous pas même été frappés par le courroux d'un esprit qu'il ne nous appartenait pas de réveiller ! Ma femme... je l'ai perdu pour leur folie, et bien qu'Isonade me la ramènera un jour, combien d'années vais-je devoir passer sans le bonheur que me conférait son amour ? Après qu'une maladie ait arraché mon fils de mes bras à son tour ?! »

Minako fut la seule à remarquer la tétanie de l'enfant qu'elle avait observé tout à l'heure, les yeux écarquillés par la surprise. Et ce fut comme s'il s'était évaporé, lorsque l'ombre d'un villageois passa devant l'endroit où il se trouvait.

Gansho, elle, se redressa de son assise, les yeux aussi durs que son échine ne s'était dressée avec droiture ; et à votre plus grand étonnement, ce ne fut pas pour acquiescer à ses paroles, non.

C'était pour défendre votre présence, et votre rôle.

« Mesure tes propos, Takanami. Les Nuages ne sont pas responsables des aléas de la vie, ni de notre destin : ce qui s'est déroulé ici pourrait être le résultat d'un acte d'un autre il y a des années comme la veille, dans les terres de Kaminari ou celles lointaines de sols gelés. Sans l'intervention de l'Ombre et des siens, nos défunts se compteraient par centaines ; nos débris ne seraient que poussière. », ordonna-t-elle. « Je partage ta peine comme nul autre, mais reporter la faute sur un autre ne changera rien au présent. »
« Peut-être est-ce précisément pour cela que tu ne peux pas distinguer ce qui est bon pour le village. Notre deuil nous étouffe peut-être, mais le tien t'aveugle d'avantage si tu es prête à leur faire confiance ! », déclara son adjuvant en se redressant, la jambe blessée par l'explosion de plus tôt à en juger par les meurtrissures qui se dessinaient malgré les bandages.
« Takanami ! »

La voix d'Asanagi s'était élevée, à son tour, teintée pour la première fois des graines d'une colère fomentée par ses dires. Il était clair, à vos yeux, qu'un chagrin était partagé par ces trois âmes ; semblable, en un sens. Mais qu'au même titre que leur individualité, trois chemins différents avaient été pris pour en panser les traces. La foi, pour l'une ; l'honneur de la droiture, pour l'autre. La colère, pour l'ultime d'entre eux.

À l'aube de ce qui ne devait être qu'un au revoir berçant les morts, vous étiez, peut-être, les seuls à pouvoir apaiser le vent de colère que la guerre avait insufflé même chez les innocents.


高波, takanami, litt. grandes vagues, raz-de-marée

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Kentoku Akio
Kentoku Akio

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Jeu 30 Déc 2021 - 11:35
Une douleur lancinante accaparait l'attention du Chûnin, sa jambe meurtrie le faisait souffrir, plus que de raison, plus que ce qu'il connaissait habituellement de ses déchirures musculaires. L'absence de soins médicaux comme pouvait en offrir Kumo tendait à une guérison lente. Les premiers soins apportés au dispensaire eurent néanmoins le don de calmer l'impact de la blessure et de lancer une cicatrisation. Le Céleste remercia très humblement ses bienfaiteurs et décida de se reposer quelques heures avant de rejoindre l'endroit du village où allait avoir lieu le banquet, tout de même maintenu.

Devant de fabuleuses tables remplies de denrées diverses, la plupart provenant du grandiose vivier marin, éclairées délicatement par des lanternes chaleureuses, Tout le village s'était réuni et fêtait ce que tous devaient percevoir comme le renouveau de leur terre. Gansho et Asanagi étaient bien entendu présentes, allant et venant au travers des tablées pour prendre part aux diverses discussions. Akio s'était installé à une table où Ken et Minako l'avaient rejoint, autour d'eux, les ouvriers qui avaient échappé au pire lors de l'incident de la grange. Un bien étrange mystère qui trottait encore dans la tête du jeune garçon choisi par la Prêtresse d'Isonade. Comment avait-elle pu prendre feu ?

Une jeune fille approcha rapidement Ken, sortant son supérieur de sa torpeur. La jeune demoiselle, pour remercier le musicien de ses intentions pâtissières, lui remit une conque qu'elle annonçait magique. Akio, sans se substituer à son comparse, la salua d'un mouvement de tête vers le bas. Puis se fut à son tour de recevoir une visite, et non des moindre : la cheffe du village.

Par respect, l'envoyé de la Foudre se leva, faisait fi de la difficulté pour rester noble dans son mouvement. Puis il écouta les dires de son hôte. Attentivement, sans la couper, avant d'intervenir ensuite, lorsque le moment s'y prêtait.

- Vos paroles nous honorent. Aujourd'hui nous avons échappé au pire, mais si nous avions fait preuve de plus de vigilance, cet incendie serait resté une simple éventualité. Concernant la cérémonie, je vous remercie de faire cet effort envers nos demandes, et j'irais en personne sur l'embarcation pour observer ce moment de recueillement. Mes camarades resteront sur terre pour continuer ce pourquoi nous sommes venus, je leur fais une entière confiance. Je reviendrais vers vous plus tard, Ma Dame, je vous laisse parler à votre fier peuple.

Puis il prit de nouveau place sur sa chaise, laissant son illustre interlocutrice prendre toute la lumière lors d'un discours plein de mesure et de sens, tel un devoir de mémoire et d'hommage à ceux qui les avaient quitté au travers de toutes ces épreuves. Et alors que les dernières paroles de la fabuleuse orateur résonnaient encore, ce fut au tour de Minako d'être remerciée et récompensée pour ses intentions, toutes plus louables les unes que les autres. Un chant, une ode d'Isonade. Un fabuleux présent. S'en suivit une proposition pour la chanteuse de l'honorer lors de cette soirée. Quelle allait être sa réponse ? Akio lui, acquiesça au moment de la proposition, une telle prestation aurait tout son sens...

Soudainement, un bruit fit se tourner doucement la tête du Céleste vers l'émanation du vacarme : Un homme venait de laisser aller ses sentiments en frappant d'un poing menaçant la table. La tension monta en flèche, les bavardages se tuent, les regards se figèrent sur celui qui bientôt plaça des mots sur ses émotions. Des mots forts, mais comment le blâmer ? Gansho décida de se placer en travers, défendant l'intervention de Kumo à Matshu. Moment pour le moins délicat, notamment pour le Kentoku, qui se sentait dans une position de faiblesse importante. Fort de sa qualité d'observation, le Chûnin essaya de comprendre les tenants et aboutissants de leur dispute avant de se lever, lorsque Asanagi se laissa également emporter.

Levant les bras comme pour attirer l'attention, Akio effectua une légère révérence tandis qu'il laissa parler son verbe :

- Gansho-Sama, Asanagi-Sama, Matshu, permettez-moi de prendre la parole. Fixant son attention sur le trouble-fête, Akio s'approcha de lui, humblement, afin de fixer son regard dans le sien. Takanami-San, votre nom évoque la puissance déferlante, la force que rien n'arrête, et on le ressent dans vos propos. Je les respecte, et je respecte tout ceux d'entre vous partageant cet avis. C'est à nous de prouver le bien-fondé de notre intervention. Et si nous avons commencé il y a peu, laissez-nous le temps de vous montrer ce que nous valons.

Il marqua une pause, détourna les talons et, marchant lentement, passa au travers des différentes rangées de chaises et tables, essayant de croiser le plus de regard possible.

- Nous ne représentons pas l'ancienne Kumo, mais la nouvelle génération, celle qui se soucie des autres, qui ne ferme aucune porte. Et si nous portons les pêchés de ceux qui sont passés avant nous, nous ne souhaitons que les réparer. Isonade nous apprend que la vie et ses aléas sont immuables, tel l'océan allant et venant. Ils sont, tout simplement. Tout est cyclique. Vos morts ne seront pas oubliés, mais les vivants ne peuvent les honorer qu'en faisant preuve de détermination et de solidarité, en se relevant et en rendant le futur radieux.

Dorénavant face à tout le banquet, le Chûnin effectua une nouvelle révérence, plus bas que les précédentes. Sa voix atteignit un ton des plus calmes, apaisant et se faisant l'écho de ses mots.

- Kumo ne gouvernera pas votre village, il en sera l'allié, l'égal. Comme il est le bouclier de ce pays, aussi longtemps que tous, nous irons dans la même direction. Je vous demande simplement du temps et de la sueur, pas de la confiance immédiate car celle-ci se mérite, rien de plus, je vous remercie, fière Matshu.

Il remercia l'assemblée avant de regagner sa place au banquet. Sauf qu'il dévia légèrement de sa trajectoire pour atteindre Gansho. Doucement il lui adressa la parole.

- Ma Dame, pourrais-je vous parler, à vous et votre fille en privé ? Je porte le poids d'un savoir et d'un héritage que je dois vous confesser au sujet de cette malédiction qui relève nos défunts.

Le risque était grand, et loin d'être maitrisé. Mais la droiture dont faisait preuve jusqu'ici Akio ne pouvait aller que dans son sens. Sa voix se voulait sobre, son attitude montrait son ouverture. Elles méritaient de savoir quelle était cette menace spectrale œuvrant contre-nature. La jeune génération portait bien les erreurs de celles passées. Le Céleste reprit sa place, se servant quelques victuailles tandis qu'il adressait quelques gestes amicaux envers ses deux camarades, en les tenant informé de son ambition prochaine envers la gouvernance de Matshu.

Résumé:

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Zaiki Minako
Zaiki Minako

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Jeu 30 Déc 2021 - 21:42
Le double de Minako resté avec Asanagi s'attela aux tâches qui lui sont confiées, dont celui de préparer des lits pour que tous les habitants de Matshu puissent s'y reposer. De son cœur vaillant, elle installe les quelques couvertures par-dessus ces petits nids douillets. La douce, ayant depuis ce temps eu le déclic de s’écouter afin de s’affirmer, se montre suffisamment chaleureuse et enjouée à l’idée de continuer cette mission ô combien importante, et ce malgré la frayeur causée par la jeune abeille quelques instants plus tôt.

Au banquet.



Minako se mit aux côtés de son bien-aimé, lorsqu'une petite fille vint avec un coquillage, heureuse, se collant à Ken. La vaillante kunoichi ne peut pas s'empêcher de sourire et de trouver la situation adorable. C’est comme si l’élu de son cœur attirait naturellement les plus jeune, comme s’il est destiné à devenir leur gardien, ou mieux, une figure paternelle. Cette pensée ne laissa pas Minako de marbre, lui donnant une larmichette à l’œil rien que d’imaginer ces doux instants de bonheur.

Tapotant la tête de l’enfant, gentiment, la demoiselle se redresse et se met face à l’interlocutrice l’ayant retrouvé. Lorsque Asanagi lui parla de l'ode qu'elle a retrouvé, la demoiselle peut voir derrière l'interlocutrice le même enfant que sur les rives. Elle eut une sensation étrange, en voyant les paupières et l'ombre d'un coquillage sur l'enfant. D’autant plus que dans le récit, ça parle de mettre du sel sur les paupières, et écouter le coquillage. Un frisson parcourt son échine. Et si cet enfant est un fantôme ayant inventé ou adoré ce chant ? Mais, Asanagi l'a extirpé de ses pensées. Bégayant un peu, comme si la demoiselle n’arrive pas à cacher le fait qu’elle a potentiellement vu un fantôme, la demoiselle finie par réussir à lui répondre. « Euh, oui bien sûr... Il me semble reconnaître cette ode, je n'aurai aucun mal à la chanter pour apaiser les cœurs ce soir. Avec les talents de musicien de Ken, je ne doute pas de l’efficacité… »

Ne pouvant finir sa phrase, sursautant à cause de poings cognés sur la table, Minako peut entendre l'un des hommes s'énerver contre la chef, Gansho. Des paroles qui font ô combien mal au coeur de la jeune femme. La douleur, le deuil, le fait que l'on arrache la personne que l'on aime le plus... Il y a de quoi haïr les ninjas de Kumo. D'autant plus que d'après ce qu'elle a entendu, c'est un membre de la famille du Daimyo lui-même qui est responsable de l'éveil des anciens Samouraïs. Combien d'entre eux se sont manifestés dans le yuukan ? Combien de victimes ont-elles subi à cause de lui ? Est-ce une manœuvre de l'Homme au Chapeau lui-même pour qu’il ne rallie davantage de personne à sa cause ? Si c'est le cas, il a potentiellement réussi, car il vaut mieux perdre le pouvoir que de ne pas pouvoir embrasser ses ombres…

Rassurée par Akio qui prend la parole, la demoiselle estime qu’il a raison ; ses mots sont plein de sens. Cela dit, le fait de porter les péchés du passé, réparer les erreurs des aînés… C’est impossible de réellement parvenir à ce que tout devienne gentillet comme imagine la jeune Banshee. Mais ce qui est sûr, c’est qu’en temps que membre su kyuubu, elle sera le bouclier des habitants de Kaminari, prête à se sacrifier pour eux, quels qu’ils soient. Et, lorsqu'elle revoit l'enfant, effrayé par la situation, Minako se lève et se dirige vers lui, laissant Ken lire l’Ode pour trouver l’inspiration, dans le but de lui faire un câlin pour le calmer, mais lorsqu'un villageois passe entre les deux, le garçon a totalement disparu. A-t-elle rêvé ? Ça fait 3 fois qu'en voyant l'enfant, il se passe des choses étranges, la première lorsque Asanagi n'a pas vu à qui Minako parlait, la seconde lorsqu'elle lit l'ode et a vu l'enfant, et maintenant, la disparition-même... Cette vision lui procure davantage une sensation de vide, de silence, de tristesse. Cette vague de tristesse, la demoiselle va-t-elle réellement la contenir ?

La banshee ferme les yeux un instant et prend une inspiration, puis tourne ses talons. Retournant à sa place, elle fit en sorte qu'aucune tristesse ou frayeur ne se lise sur son visage. Grâce au code musical Dengon Angouka, tapotant ses doigts sur la table doucement, Minako peut parler à Ken, dans le but que seul lui puisse comprendre, afin que personne ne panique à l'idée d'avoir un fantôme.

♪ Ken, depuis tout à l'heure j'ai une sensation étrange. Ça fait un moment que je vois un petit garçon passer et je pense être la seule à pouvoir l'entendre et le voir. Et, il a disparu mystérieusement. Je ne sais pas si je suis victime d'une illusion ou non mais... Je veux en avoir le cœur net, je n’arrive pas à me défendre de genjutsu comme tu le sais, et je veux savoir si je vois réellement un fantôme ou non. ♪

Puis, elle parle finalement à Ken, d'une voix posée, en pensant à la tension qui a lieu en ce moment et cette partition d’apaisement, ce genjutsu de Ken dont ils ont travaillé la mélodie à deux. Elle-même ne maitrisant pas ce domaine, elle pourrait seulement chanter en accompagnement de cette douce musique.
« Oh, je pense que Kusuri no Taisen peut aider à apaiser les tensions, penses-tu qu'on devrait la jouer en premier avant l'ode qu'a trouvé dame Asanagi ? »

HRP

Au banquet, Minako est perturbée par le fait qu’elle semble être la seule à voir le petit garçon, dont elle pense liée à l’ode dont elle a l’impression de se souvenir. Elle utilise la technique dengon angouka, le code musical dont seuls les utilisateurs d’onkyoton ayant appris ce "langage" peuvent comprendre pour parler à Ken de la probabilité qu’elle soit prise dans une illusion étrange, pour essayer de rationaliser.

P.S. Les paroles en gras italique entre les notes de musique sont dite au dengon angouka. Seul Ken peut donc comprendre quelque chose de ces tapotements de table qui semblent nerveux pour d’autre.

Technique utilisée

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Daishi Ken
Daishi Ken

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Sam 1 Jan 2022 - 19:53
Baillant de toutes ses forces, Daishi s’efforçait de débloquer ses tympans bouchés par l’onde de choc, sa tête vrillait encore un peu comme si le meilleur saké lui avait volé sa motricité. Au moins, il avait quelque peu récupéré. Se remémorant la mort de ses clones, une idée folle lui traversa l’esprit. S’il se faisait passer pour mort ? En se remémorant les derniers instants, il se souvient alors avoir assisté à la mort d’un de ses clones en se prenant le toit sur la figure. Il en frissonna encore. Il pensait aussi à la suite des évènements, il réalisa que ses clones sont morts en chargeant les cadavres dans un coin spécifique, tous les morts qu’ils ont pu trouver étaient donc au même endroit, quasiment prêt pour le rituel. Répertoriant au possible leurs noms, leurs grades et donc avoir une liste spécifique de quels cadavres seraient plus susceptibles d’être souillés par l’endo tensei. Son esprit vif alors réalisa un plan lorsque les mots cadavres, clones, même l’idée du lieu lui fracassa le crâne.

Et si je faisais au moins un clone, que je le fais passer pour mort… ? Je l’allonge parmi les cadavres pour les surveiller, sachant qu’ils sont tous au même endroit, du moins pour les morts recensés… il sera facile de me faire passer pour un défunt… Hummm si le nécromant se pointe pour chercher matière à animé, si un seul mort d’ailleurs bouge… Je m’avertirais moi-même du danger… qu’elle brillante idée ! Par contre je puise dangereusement dans mon chakra, heureusement qu’il y a le banquet je pourrais malaxer.

Il essaya tant bien que mal de se canaliser, de ne pas tomber, et surtout, de garder une consistance fier devant les Matshujin, il était hors de question qu’il affiche une mine fragilisée, il devait faire encore un effort, pour Kumo. Le jeune homme profita de la solitude pour faire un exercice de respiration. Inspirer à fond, expirer à fond. Veiller a respiré avec le ventre, les poumons mais curieusement, avec la tête. Il bloqua sa respiration au bout d’une dizaine de cycles. Lorsque l’air a été expulsé tenant un maximum de temps, il compta un Teikoku, deux Teikoku, trois Teikoku jusqu’a cent vingt, ce qui lui faisait donc quasiment deux minutes sans oxygènes, puis il inspira au maximum et tenait la position pour reprendre le comptage, il réussi à tenir cette fois cent quarente Teikoku. Il fit cet exercice une dizaine de fois tenant presque les dix minutes en apnée. Un léger vertige se mit à lui frapper la tête, preuve qu’il était en sur oxygénation. Un exercice connu des plus part utilisateur Futon. Peut-être devrait-il l’apprendre a Minako un jour ? Il profita d’un léger mieux pour exécuter deux clones qui sautaient aussitôt sur les restes calcinés de la battisse. Lorsqu’ils furent assez proches de la fosse commune, ils patientèrent afin de s’assurer que personne ne regarde, puis l’un des clones aida son collègue à se glisser dans la masse de chair. Écartant juste assez les corps pour pouvoir avoir une vue dégagée au niveau des yeux et pouvoir bondir en cas d’attaque.

Au même moment

Ken déambulait retrouvant un peu de motricité, mais pour ses oreilles, rien à faire. Au moins, il n’était pas devenu sourd. Du moins, s’il se fiait au bourdonnement et aux paroles obscures qu’il entendait sans pouvoir les comprendre. Des gens s’approchaient enfin de Ken. Il se sentait rassuré entourés de monde, lui d’ordinaire préférant la solitude.

«  hummm hum hum hummm gansh hummm hummm hum »
« HEIIIIIINNNNN »
« HUMMM HUMM GANSHO MA DEMANDHUMMM HUMMM HUM »


« QUOI ???? »
Les femmes se regardèrent interdit.

« Il est con où il le fait exprés ? »
« Il est peut etre devenus sourd ? Je vais essayer »

« HUMMM HUMMMM HUMM TOMOE JHUMMMM GANSHO QUI HUMMMM ANQUET ! »

« Tomoe ? Je manque a Gansho ? Je comprend rien !!!! Je suis sourd ! »
« Hummm hummmm hum NNARD !!! »

« Un renard ? Nan écoutez on va pas s’en sortir… Je vous suis... »

Ken avait bien compris qu’elles ne lui voulaient pas de mal, c’est pourquoi, il accepta sans méfiance de les suivre, de plus, il n’était pas en état de livrer le moindre combat, lui ayant trop puisé dans sa resserve et ses soucis d’audition. Ken n’avait pas l’esprit festif mais une fois encore, il prit sur lui pour faire bonne figure, pour Kumo. Au moins, il en profitera pour malaxer du chakra et refaire ses réserves.

Au moment de se goinffrer

Ken apprécia les lueurs des flammes sur la table qui lui faisait presque oublier les cadavres mais surtout, lui faire oublier l’eau. Qu’il détestait l’eau ! C’est froid, c’est effrayant, trop de mystère… Isonade la sardine devait en plus être responsable de l’odeur de l’eau de mer, tellement désagréable, cette même odeur que chez le poissonnier avec ses poissons pas frais ! Le papier coloré par les flammes l’hypnotisait, lui donnait envie de dormir, fasciné par la beauté des ombres et des lumières qui dansaient pour lui. Bien vite l’odeur des cadavres fut oublié, a la faveur d’odeur plus épicée et agréable comme tout. Les plats copieux dérangeaient Ken au plus haut point. Matshu venaient de subir une calamité et pourtant, pourtant, ils sortaient les petits plat dans les grand, c’était un soir d’opulence. Son ventre alors beugla pour être remplis.

Ils auraient mieux fait de ne rien faire et de s’occuper de leurs survies. Qu’ils sont idiot… Tout ca pour être politiquement puissant non ? Montrer que Matshu est une puissance formidable, que malgré les sévices ils sont toujours là… de la poudre aux yeux dont les paysans en souffriront le plus. M’en fou je mangerais rien… ou si peu… tiens goûtons les sush…. HO NON ils ont piquer le plat les salops !!! Je vais manger quoi ? Hummm

Au dernier moment, la main se dirigea vers le plat en face de lui s’arrêta. Il allait agir avec tellement d’impolitesse, risquant l’incident diplomatique. Il se rendit compte de l’énormité qu’il était entre un de produire, son manquement à l’étiquette, que son crâne cuisait à l’idée que feu sa grand-mère lui aurait mit un énorme coup de Bokken en plein sur le sommet de sa tête afin de l’éduquer et lui apprendre la politesse. D’ailleurs, elle l’avait fait tellement de fois qu’un jour elle en a cassé un de bokken, fragilisé par les nombres incessant de coups . Ken par réflexe, porta la main a sa tête, se la caressa, mais il n’y avait ni douleur, ni bokken, ni grand mère. Un sourire amer illumina son visage, tandis que son cœur se serra avec une tel force qu’il en eu des larmes au yeux.

Grisou… mamie… Tu me manques !!! Tu me manques tellement ma grand-mère …

Il regardait avec jalousie Minako qui commençait à apparaître au loin, elle qui porte l’esprit de Grisou en elle. Pourrait-elle comprendre dans qu’elle détresse il se trouvait parfois, comme maintenant. Il prit sa baguette et s’en frappa le crâne en imaginant que se soit le bokken de sa nourrice. Il souffla de dépit, comme il se sentait seul. Heureusement que Minako approche, son sourire amer se changea en un sourire franc, sincère et plein d’amour.

Ken soudain, eu le plaisir d’entendre l’une des meilleures musique au monde, le rire, le rire des Matshujin. C’était pour lui, le meilleur cadeau que pouvaient lui offrir les villageois. Le bonheur, la seule chose que les Ryo peuvent pas réellement acheter, ce pourquoi Ken se bat depuis maintenant de si nombreuses années. Il comprit alors les raisons du banquet, il comprit l’intérêt, rien avoir avec la politique, ou, peut être si peu. Ses rires extirpèrent de lui, ce qui lui restait de tristesse. Le banquet brûlait les cœurs, apportant du réconfort aux vivants, faire une pause, ils pleureront les morts dans les jours à venir.

Ken rassuré, vit Akio, aux côtés de Minako s’attablé tant bien que mal. Une fois sa femme prês de lui, une voix l’interpela. Ken écarquilla les yeux, c’était sa petite protégée. Il écarta les bras pour la prendre dans ses bras, mais cette dernière, eu une autre idée. Elle se laissa attrapée pour lui montrer son petit trésor. Un coquillage étrange.

« Merci ma cherie, dit, tu as pensée à dire merci a dame Gansho j’espère... »

Ken allait lui caresser le bout du nez quand Mikana, sans rien lui demander, lui colla le coquillage sur l’oreille. La première impression de Ken fut de reculer surpris par le froid, qui, fit énormément de bien au bout d’un certain temps. Puis, étrangement, le coquillage épousa son oreille de façon si parfaite que s’en était surprenant. Un bruit effrayant se produisit, le son de la mer. Ken prit peur se rappelant le jour où, tête sous l’eau, maintenu fermement par un gros pied porcin, il faillit perdre la vie. Il se rappela le bruit des vagues et aussi, des rires de dindons et de Hyères riant de son malheur tandis que l’eau rentrait dans sa gorge le noyant inexorablement. Sa réaction a été d’attraper la main de Mikana pour jeter l’odieux objet au bûcher.

Ses yeux croisaient ceux de Mikana, un sourire emplis d’amour et de compassion le stoppa net dans son élan s’interdisant de se débarrasser de l’objet. Sa main ferme, se détendit, se rappellant qu’il est en présence de personne qu’ils l’aiment et qu’il aime énormément. Il sourit à son tour et se mit à caresser la petite main dans une demande d’excuse silencieuse et se força un peu à écouter le chant des vagues. Tandis que la mer s’insinuait dans son esprit, il entendit comme une voix. Cette voix, il jura qu’il venait du dit coquillage.

«  Henzo... »

Ken sursauta, d’où venait la voix, rêvait-il ? S’était-il endormi ? Il n’en savait rien. Une autre voix reprit.

« Heeennnzoooo mon cheri, hihihi que tu es beau quand tu souris ! »

Ken se sentait comme comprimé dans un cocon de douceur et de chaleur. Le chant des vagues était si fort. Loin d’être effrayant, au contraire. Qui était cet Henzo… la seule personne qui l’avait appelé comme ça, c’était un oiseau parlant. Un piaf bleu étrange.

« Henzo mon petit roi, regarde, la mer qui danse pour toi. »

Ken sursauta qu’est-ce que c’était que cette expérience étrange… Qui était cette femme ? Qui était Henzo ? Ken devait mettre la main sur cet oiseau et lui faire cracher le morceau ! Pourquoi des créatures bizarre et des artefacts étrange l’appelait-il Henzo ? Aussi loin que remonte sa mémoire, il s’appelait Ken, Ken Daishi.
La voix de Mikana reprit. Ce qu’elle lui dit le bouleversa au plus haut point. Lui qui s’était juré et surtout venté d’avoir inventé le genjutsu positif. Le genjutsu qui plonge sa cible dans un bonheur et une quiétude absolue. Voilà que Mikana lui parle d’Isonade effectuant un chant qui soigne. Ainsi selon elle, Isonade était en quelque sorte, la déesse du genjutsu positif ? Il en était un peu jaloux, et vexé sur le coup, lui qui se targuait d’être un génie du genjutsu, il n’était qu’au mieux juste le second dans cet art. Il s’intéressera un peu plus intensément à cette religion. Il ne put s’empêcher d’avoir une pensée pour la geisha qui avait accompagné la prêtresse d’Isonade jusqu’a Kumo, il aurait du être plus diplomate, peut être aurait-il eu un senseï pour l’aider sur le chemin de la grandeur, un senseï Onkyoton qui plus est. Il reprit le moral quand Mikana lui dit que c’était pour le remercier pour les gâteaux. Mikana prit place alors a ses côtés lui laissant avec le coquillage. Ken aperçut sa femme.

« Faudrait que tu essayes d’écouter ça chérie…. Ch… cherie ? »

Minako avait l’air étrange, elle fixait un point dans l’ombre. Il se tourna vers l’endroit qu’il estima mais il n’y avait rien à voir, absolument rien. Il n’y prêta pas trop attention, d’une part la journée à été trop éprouvant. De plus, il etait trop intrigué par le pouvoir du coquillage. Ken alors plongea son autre oreille dans l’orifice du coquillage. Comme tout à l’heure, il eut un mouvement de recul à cause du son de la mer, puis, se concentrant, l’objet lui captura l’esprit pour le renvoyer dans se monde étrange. Une fois de plus, une voix étrange lui parvint

«  Henzo… Henzo écoute... »

Soudain, dans son esprit, il aperçut la femme le jetant presque à terre aprés l’avoir serré contre elle, une dernière fois.

« Yurei, pourquoi ?  Je suis désolé mon roi, je n’ai pas su veiller sur toi… »

La femme s’effondra à terre, le visage tourné vers celui du dénommé Henzo, ses yeux ne bougeaient pas elle était comme morte. L’ombre d’un homme se penche vers la dépouille de la femme. Ken ne broncha pas quand Gansho faisait son discours, il était prit comme dans un genjutsu. Il ne pouvait rien faire d’autre que d’écouter la voix lui conter l’histoire d’un bébé du nom de Henzo. L’histoire prit fin ainsi, avec une ombre menaçante se pencher sur lui.

Ken se mit à bailler avec une forte puissance, c’était comme s’il était sorti d’un long sommeil revigorant, son mal d’oreille était parti. Son esprit encore nauséeux, n’arrivait que difficilement à faire la part des choses sur cet expérience. La voix d’Asanagi le réveilla de sa torpeur. Appercevant les gens entre un de sauter sur les plats, il prit un plat d’huître qu’il offrit a Mikana.

« Tiens, mange ma chérie ! Merci pour le coquillage, je me sens étrangement mieux… ». C’est vrai, je me sens tellement bien, je ne me sens pas en manque de chakra, au contraire...

Ken garda presque le silence ensuite, intrigué par cette histoire d’Ode. Il était obnubilé par cette histoire d’Ode. Mikana lui parlait d’un chant Onkyoton, à moins que se soit autre chose , soignant les maux, dont les oreilles. Voilà maintenant une histoire d’Ode. Ken arracha presque le papier des mains de Minako avec les mains de sa femme. Il avait envie de lui donner de l’amour, il pourrait enfin l’entendre chanter en public, l’un de ses plus grands rêve se réalisera dans quelques instants.

Soudain un bruit sec et ferme se fit entendre, Ken sursauta ainsi que Mikana, alors qu’il travailla sur la meilleure mélodie pour accompagner l’ode. Il sentait les mains de la petite lui attraper le Kimono. Daishi alors enroula sa main autour de la petite fille, pour la rassurer et lui offrir un cocon de douceur et de protection. Un instinct de papa poule que Ken ne se connaissait pas, faisant un bouclier de son propre corps pour protéger Mikana au péril de sa vie. Lui offrir une chaleur paternelle qu’il se découvrit en cet instant.

Ken n’écouta que d’une oreille les vociférations d’un homme fou de tristesse d’avoir perdu un proche. Ken avait croisé que trop souvent des gens comme lui, il savait que dans ses moments là, plus il parlerait, plus la situation allait être grave, il valait mieux laisser Gansho gérer ses protégés, de plus, Akio prit la parole jouant le parfait médiateur. Pourquoi intervenir? Surtout que aucune insulte avait été dit sur Kumo. Ken reçut un code Engouka de la part de Minako elle lui parla d’une sorte de genjutsu dont elle serait peut-être victime. Ken en temps normal, aurait eu du mal à croire à son histoire d’enfant fantôme, mais il sait que Minako est tout sauf folle et n’a aucune raison de douter d’elle. Il écarquilla les yeux réalisant qu’au moment où Minako avait tournée le regard dans les ténèbres, c’était sans doute qu’elle l’avait vue. Il se mit à siffler un code étrange afin de lui répondre.


♪ Oui nous devrions intervenir chérie ça chauffe, on ne peu pas les laisser comme ça ! Tu as raison, allons chanter l’Ode pour leurs remerciés pour l’hospitalité, puis, je lancerais mon genjutsu Kusuri no Taisen, j’ai hâte de t’entendre chanter mon coeur, rapproche toi de moi, fait comme si tu me faisais lire l’Ode.♪

Ken, profita de toucher les mains de sa femme, exécuta un Kai de groupe pour lui et elle.

Ne sait t’on jamais, elle a raison, nous ne somme jamais trop prudent. Ken lisant les pages, imagina une musique qui pourrait coller. Une fois la mélodie décidé. Ken regarda Minako d’un air entendu. Sans prévenir l’assemblée, il se mit à jouer. Cette musique pour accompagner l’Ode s’appelle « Printemps sur la rivière Xiang » dont la mélodie, donna ceci :


musique de l'Ode



Ken prit plaisir à entendre Minako chanter sur le son de son dizi, que ça voix était belle et mélodieuse, Ken tomba a nouveau amoureux de Minako, rien ne pouvait le combler davantage durant cet instant. Malgré l’incident de ses poumons, elle n’avait rien perdu de sa superbe. Une fois la représentation finie, il salua Gansho, en priorité, puis Asanagi, Takanami, dont il fit un énorme sourire qui voulait dire

« Tu vois même sans chakra les nuages sont puissants ! »

Il caressa la tête de Mikana avec tendresse. Il se racla la gorge et prit la parole.

« J’aimerais maintenant, frères et sœurs Matshujin, vous dire combien j’ai apprécié et apprécie encore votre présence, vous êtes formidable. Je voudrais vous faire part de toute la tendresse que j’ai pour vous. J’ai écrit cet air Onkyoton pour ma femme, à l’origine, pour lui témoigner mon amour éternel. C’est un peu ma spécialité… Je l’ai appelé Kusuri no taisen. J’espère que vous ressentirez toutes mon affection et que vous ne le prendrais pas comme une offense. Merci pour ce banquet, pour vous rire, ils me comblent de bonheur ! Merci pour ce coquillage, il m’est déjà très précieux, d’ailleurs l’instant est mal choisi, mais, j’aimerais bien m’entretenir avec vous cher dame Gensho à son sujet. Maintenant, place à Kusuri no taisen, chanté par la plus belle voix de Kumo, ma femme, Minako. Va s y mon cœur, fait nous entendre ta voix d’ange, je t’aime plus que tout !»


Sans crier gare, d’un regard, il fit comprendre à Minako que la musique commence. A chaque note, Ken y fixa sa volonté, transmettre l’amour qu’il à pour Minako à toutes personnes autour de lui, regardant les un après les autres, lançant des vagues Onkyoton mélé à du genjutsu. Du genjutsu de douceur, d’amour, de respect, de désir infini. Comme Akio n’etait pas sous influence des portes célèste, Ken en profita pour le toucher avec son genjutsu, il passa bien sur sur Minako. Par moment, il fixa Mikana avec une extrême tendresse, comme si elle etait sa fille. Il réserva une bonne minute de genjutsu à Takanami qui avait apparemment, le plus besoin de réconfort. Passant de badaud en badaud qui visualisèrent de façon alterné, la plus pure des plages en ressentant l’amour de Ken pour sa Minako. Enfin, diplomatiquement oblige, Ken reserva les derniers instants à la cheffe et sa fille qu’il regarda avec intensité comme s’il apercevait Minako devant lui. L’espace d’un instant, dans l’esprit de sa victime, il aurait été capable de tuer et de mettre le monde à genoux par amour, pour que Asanagi y place son jolie fessier et dirige le monde comme une reine. Tandit que sa mer, voguait sur une mer turquoise infini. Le genjutsu pris fin en même temps que la musique. Peu à peu, il baissa l’intensité de son genjutsu et laissa Asanagi reprendre ses esprits et rendit son âme à sa propriétaire légitime, Minako.

Kusuri no taïsen (Version Minako)



KUSURI NO TAÏSEN






Verset 1:

- En cette nuit à Kumo l’air est légèrement froide

- La lune brillante et la brise fraîche fouettent mon cœur confus

- Regardant la neige seul

- En regardant toutes les impuretés de mon passé



Verset 2 :


- Le sourire de la chouette de Kumo

- Dans la neige enfouie cache les brillantes compétences

- Le dizi fait écho dans la nuit de Kumo

- Jouez un air d'Onkyoton mais il n'y a pas de réponse



Chorus 1 :



- Vous demandez vous toujours ?

- Interroge les obsessions des gens depuis les temps anciens

- Qui est-ce au loin ?

- Demandant une fois de plus à de vieux amis dans ce monde,

- sur la façon dont le bien et le mal, la louange et la condamnation peuvent être mesurés



Chorus 2 :


- Peut-on encore l'oublier ?

- La promesse que nous avons faite à l’académie alors que l'avenir était encore incertain

- Où es-tu à présent ?

- Se regarder et ne pas oublier



Verset 3 :


- Le brillant porteur de crépuscule de ce monde

- Connu pour apparaître partout où il y a des troubles

- Mais il refuse d'oublier

-alors qu'il commence à se remémorer le passé



Verset 4:


- Les échos de mon Onkyoton

- Il est difficile d'éviter les conflits

- Mon dizi fait écho dans l’académie

- Jouer un air d'Onkyoton mais il n'y a pas de réponse



(chorus 1)
(chorus 2)


Chorus 3:


- Vous demandez vous toujours ?

- Ne pas poser aucune question sur les obsessions des gens depuis les temps anciens

- Qui est-ce au loin ?

- Il est difficile de comprendre combien de vieux amis dans ce monde

- mesure le bien et le mal, la louange et la condamnation



Chorus 4:


- Peut-on encore l'oublier ?

- Les badauds se dispersent mais je ne t'oublierai jamais

- Avec toi à mes côtés

- Comment allez de l’avant






résumons nous:
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Narrateur
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Jeu 6 Jan 2022 - 13:34


Qu'il ne s'agisse des dires du Kentoku ou celles de son confrère, les mots que vous aviez sciemment choisis semblaient avoir eu l'effet escompté ; si bien que dès qu'un envoyé des Nuages s'osa à prendre la parole dans un tel conflit, l'attention de l'ensemble de ses acteurs se glissa sur les revers de vos visages. Certains, outrés, d'autres, intrigués ; mais si tous partageaient bel et bien un point commun, c'était sans nul doute l'intérêt particulier qui était désormais tourné vers chacun d'entre vous.

Dès l'intervention d'Akio, les échanges hurlés cessèrent du côté de Takanami, tout comme ce début d'ire souveraine s'effaça des traits d'Asanagi. Ceux de Gansho, épris d'un fragment de peine, retrouvèrent leur dureté habituelle comme pour l'en dissimuler aux yeux d'autrui – et si le villageois voulu répondre à son intermède Kumojin pour lui témoigner le fond de sa pensée, aussi incertain que victime de cette maladie de colère qu’instiguait le deuil dans chacun de leurs cœurs… il ne le put, lorsque tant d’autres tons s’élevaient autour de leurs positions.

Déjà, les notes d’un air si familier à leurs âmes emplissaient l’espace, s’ajoutait aux ondes marines et aux senteurs épicées de ce banquet d’au revoir. Celles du chant d’un augure autrefois conté lors des guerres et des conflits, lors de ces instants de perdition où l’espoir d’Isonade remplaçait leur volonté de vivre, la gonflait de toute la grandeur de son être.

Aujourd’hui, peut-être, était l’un des plus durs d’entre eux ; car ils n’avaient nullement perdu les leurs dans un joute les opposants à un autre, à se battre pour reconquérir leur fierté, non. Les cœurs qui avaient cessé de battre n’avaient été que victime du courroux d’une âme transfigurée, d’un envoyé des morts dont le désastre du trépas avait infecté son cœur putride jusqu’à désirer infliger cette même destinée à des inconnus ayant transcendé les générations depuis sa perte.

Une vengeance aveugle, sans raison aucune que le massacre.
Ils étaient morts par la colère des hommes. Les ambitions, le rêve d’un autre.

Takanami échangea un regard avec Asanagi lorsque, sourdement, un sentiment d’apaisement s’écrasa sur ses épaules pour lover le poids qui s’y était installé de ses ailes de quiétudes. À l’image d’un cocon de plumes formées dans son dos pour lui soupirer les murmures du vent, d’un apaisement souverain cherchant à chasser l’ire pour la changer en son plus pur créateur : la tristesse, la mélancolie.

Ils n’avaient aucun fautif à blâmer. Il était déjà mort – par deux fois. Aucune personne contre lequel s’enorgueillir de pouvoir lui faire payer son affront.
Ils n’avaient que le désespoir des survivants.

Porté par le sentiment de ces musiques voguant dans l’air comme elles le feraient sur l’écume de la mer, le tintement de coquillages liés entre ses mèches brunes retenti lorsque la jeune femme s’éleva, sur la pointe des pieds, pour déposer un baiser affectueux sur la joue de sa mère. Ses yeux troublés par un doux linceul d’émotion ne l’empêchèrent pas de se défaire de sa chaleur pour aller trouver celle d’un autre : de se tenir, incertaine à son tour, face à ce villageois qui partageait sa douleur sans savoir comment l’extérioriser, comment la faire taire. Ils ne pouvaient plus la reporter sur un bouc émissaire, un autel où sacrifier leur peine, l’absoudre en s’assurant que les vivants ne risquaient plus aucun danger.

Ils n’avaient plus cette certitude. Lorsque des âmes revenues d’entre les morts pouvaient prendre la vie des leurs comme bon leur semblait, lorsqu’il n’y avait d’autre certitude que celle d’ignorer quand cela pourrait recommencer.

Ils n’avaient plus qu’eux. Que Matshu. Que l’amour d’Isonade.
Le temps leur confierait, d’un doux murmure, que c’était-là tout ce dont ils n’auraient jamais besoin.

Alors, tous deux poussés par l’écho du chant se mêlant doucement dans les notes devenues festives de l’ode portée aux Nuages, Asanagi serra le corps de Takanami entre ses bras, de cette pauvre chaleur humaine qui était pour eux leur plus belle offrande. Ils finiraient par se remettre de ces affres, à laisser derrière eux le malheur du deuil pour ne garder que la beauté du souvenir de leurs morts. Et lorsque leur heure viendrait à leur tour, tous pourront se blottir de nouveau contre ces âmes perdues dans les tréfonds, sur le large d'Isonade. Les serrer au plus près de leurs cœurs galvanisés d'écume, placer un baiser sur leur peau salée.

Il y avait encore l'espoir de l'au-delà.

La jeune femme finit par se détourner, à son tour, de cette embrassade qui n'avait d'autre but que d'absoudre tous les malheurs pour darder tant sa mère que vos présences de son regard d'encre, chassant une larme aventureuse sur l'ossature de son index.

Lorsqu'elle observa à nouveau Takanami, celui-ci fut le premier à lui rendre le sourire qui avait fleuri, meurtri, sur ses lèvres. Des mains vinrent se poser sur les épaules du villageois ; celles de ses frères et sœurs, certains eux-mêmes blessés par l'explosion ou le courroux de l'Esprit.

Et du poids de ce soutien muet, le cœur de l'enfant des vagues ne put le supporter. Ses lèvres se pincèrent dans un ultime désir de ne pas laisser transparaître sa peine... mais ce fut comme si la présence des siens à ses côtés lui murmuraient doucement qu'il n'y avait rien à craindre, ni d'eux, ni de la honte. Comme s'ils lui soupiraient que ce deuil, il ne le porterait jamais seul.

Alors, des larmes impatientes roulèrent sur ses joues lorsque ses paupières se fermèrent de douleur. Bien d'autres les suivirent lorsque son âme se laissait ainsi aller à cœur ouvert, sa respiration hoquetant au souvenir de sa femme et de son fils. Son bras passa devant l'arête de son nez comme pour les chasser, en vain : car elles paraissaient se multiplier, s'échapper au gré de cette douleur vrillant son être.

Takanami se rassit sur ce banc de bois, incapable de demeurer plus longtemps debout par cette douleur d'esprit comme de corps... mais lorsque tant pourraient voir dans son geste de la faiblesse, les enfants de Matshu, eux, y voyaient le courage. La témérité d'oser confronter cet adieu que leurs morts faisaient à la terre. Quand bien même les retrouvaient-ils un jour... il n'en était pas moins affligeant d'être témoin de leur perte.

Dans ce cocon formé par les siens, Takanami pourrait se laisser aller à son propre deuil. Profiter de cette soirée comme la dernière qui tâcherait son âme de la colère.

Il n'était pas seul. Matshu s'était agencée autour de lui comme une matrone aimante.
...Et les Nuages, eux, s'assureraient que nul ne les trouble pendant ces instants.

Une voix retentit, murmurée comme ne le serait le souffle d’augure de l’aurore, lorsque le chant de Kusuri no Taïsen retentissait de ses derniers chorus. Bercé par les promesses du lendemain, par la candeur du soir tombant sur leurs âmes endolories.

« Profitons les uns des autres. Vos douleurs... elles sont nôtres, comme vos peines et vos malheurs. »

Son minois alla se coucher sur les rivages des silhouettes des Kumojins, comme porté par leurs paroles d’autrefois.

« Après-tout… nous sommes Matshu, n'est-ce pas ? »

_____________


Quelques instants plus tard, lorsque l'accalmie était revenue, grâce à vous, sur chacun des visages des habitants, une ombre parue se dessiner sur le flanc des deux femmes qui avaient su retrouver le flanc de l'autre après cet événement : celle du Kentoku, les priant doucement de leur offrir un peu de leur temps, à l'abri des regards. Une confession.

Les yeux de Gansho se plissèrent, finement, à son adresse... avant de murmurer ;

« Suivez-moi. »

De quelques enjambées, la silhouette de la cheffe du village paru s'excentrer de celle de la foule, rejoindre le littoral où les pêcheurs se trouvaient autrefois lorsque la Banshee leur avait apporté leur aide – et dans l'écho marin de l'écume et des vagues tamisées de la nuit, elle éleva son regard sur le fils du Tonnerre.

« Nous vous écoutons, Kentoku Akio. »

_____________


Sur le flanc de la jeune Minako, d'un mudrā érigé par son conjoint pour s'assurer qu'elle ne soit nullement victime d'une illusion, cette simple rupture suffit à lui révéler les profondeurs de son doute : car lorsqu'une figure passa simplement, au-devant de l'une des tables du banquet, la silhouette de l'enfant réapparu à sa conscience sans que son amour musicien ne puisse le distinguer. Le bambin paraissait s'être avancé, près de ce villageois qui avait autrefois fait tinter sa colère de son poing. Takanami, dont le faciès s'égayait au gré des discussions échangés avec ses confrères, qui, doucement, effaçaient sa peine à l'aune du soir.

La jeune Banshee put le voir, doucement, se reléguer au second plan, courir à petites foulées pour se retrancher de ce spectacle, ses mains frêles crispées autour du coquillage lacé autour de son cou. Elle ne put discerner, de là où elle se trouvait, les sentiments qui passaient sur les traits de cet être : mais si toutefois elle faisait le choix de s'approcher, voire de lui parler... alors, peut-être pourrait-elle en savoir plus à son sujet.

Quant à Ken, il ne lui revenait que d'agir au gré de son bon vouloir : pour venir en aide à sa femme, si toutefois sa présence n'effrayait pas l'enfant qu'il était incapable de voir, ou profiter de ce moment de quiétude pour renforcer ces graines de confiance qui se reliaient entre les Nuages et le village de Matshu.

Après tout, le banquet se finirait bientôt, à l'aube d'une nuit tombante sur les rivages.


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Kentoku Akio
Kentoku Akio

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Ven 7 Jan 2022 - 13:09
Si les tensions s’étaient calmées par l’effort de chacun, que le festin reprenait et que l’émotion gagnait les cœurs du plus grand nombre, Akio ne conservait qu’un sourire de façade recevant l’invitation de Gansho à la suivre. Les mots qui lui tournaient en tête étaient lourds de sens, pour Matshu, pour Kumo, pour lui. La confiance qu’il n’avait cessé d’engranger depuis son arrivée dans ce village de pêcheur allait être mise à rude épreuve. Les confessions qu’il allait bientôt offrir aux dirigeantes du village côtier pouvaient renforcer les liens ou mettre à jour des tensions et des rancœurs lancinantes. Il toisa l’assemblée, profitant de la joie une dernière fois avant de recentrer son attention sur ses interlocutrices, qui l’invitait désormais à parler. Son sens du verbe et de la diplomatie, ses lectures sur l’étude du comportement humain, tout allait servir à cet instant unique. Il remercia les deux femmes par une légère révérence, un bras dans le dos, l’autre contre sa poitrine, faisant fi des quelques piques de douleur provenant de sa jambe. Alors il ouvrit la bouche pour aborder un premier sujet, d’importance toute de même, mais plus léger que le suivant. Son visage se voulait froid et digne.

- Mes Dames. Concernant les sans abris tout d’abord. Certaines ruines déblayées tiennent encore, avec l’infrastructure encore en état. Je pourrais user de Doton pour ériger des murs supplémentaires pouvant couper la pluie et le vent. Ce ne serait que momentané, juste le temps de recevoir les renforts de Kumo qui sauront reconstruire des habitations dignes de ce nom. J’ai demandé des architectes et des charpentiers, civils, mais qui ont mon entière confiance. Vous pourrez leur demander de rebâtir le village à l’identique, ou bien encore d’envisager un nouveau futur en conceptualisant une toute nouvelle identité pour Matshu. Les futurs champs sont entre de bonnes mains, et je vais désormais me consacrer à l’étude des dernières habitations encore debout pour définir lesquelles pourront être rénovées, et lesquelles devront être détruites. Auquel cas je m’en chargerais directement, afin de faire table rase et faciliter le futur travail de nos compatriotes.

Il marqua une pause, tournant son regard vers le large, en prenant une profonde inspiration. La difficulté principale de sa prise de parole et de sa mission commençait maintenant. Et la question qui lui restait en tête était : Quelle valeur avait la confiance ?

- J’ai souhaité vous parler seul à seules car j’ai en ma possession des informations que vous devez connaitre. La confiance doit être mutuelle et je m’évertue à réparer les péchés de ceux m’ayant précédé. Mon cœur est lourd : l’homme à l’origine de l’Edo Tensei, ce pouvoir contre-nature ramenant nos défunts à la vie, ayant conduit à l’origine de vos malheurs récents, est un ancien Kumojin.

Il laissa place à un silence qui se voulait de plomb. Sa voix, teintée de honte et d’amertume, avait fait le reste. L’expression corporelle d’Akio montrait plus que de raison le poids des mots prononcés précédemment. Alors il soupira, reprenant un souffle calme mais toujours aussi lourd. Il en vint à se placer à genoux, tête basse tandis qu’il continua ses explications.

- Kumo vous est redevable, et même si je n’ai rien à voir avec cet homme ayant apporté la honte à nos couleurs, de même que mes camarades, j’essais depuis notre arrivée de réparer les erreurs des générations précédentes. Comme je l’ai dis au banquet, nous sommes la nouvelle vague, celle qui veut nettoyer les atermoiements du passé. Je sais que nous ne rendrons pas la vie à ceux qui vous ont quitté, mais notre rôle est de vous accompagner pour fonder de nouvelles bases solides, pour que les générations futures comprennent que l’unité est plus forte que l’individualisme et les remords.

Alors Akio se releva, cherchant la moindre réaction dans le regard des deux femmes qui le toisaient alors. Ne sachant pas comment allait être accueilli une telle nouvelle. Ce qu’il savait, c’est que le nécessaire, depuis le début, avait été fait pour montrer avec quel engouement son équipe se ruait à la tâche de la reconstruction du village. Simplement le Chûnin pensait que l’honnêteté allait payer une nouvelle fois. Les croyances d’Isonade voulaient que l’eau puisse nettoyer le passé quand celui-ci était accepté. Restait à savoir si Matshu était prêt à le laisser s’en aller au-delà de la marée.

- Vous méritez de ne pas rester dans l’ignorance de ce fait. Aussi je tenais à vous en informer personnellement afin que vous preniez la décision qui s’impose pour votre peuple. Si jamais notre présence vous gêne, dès lors nous n’effectuerons que les travaux pour lesquels nous avons été mandatés avant de nous en aller, et ce le plus vite possible. Je vous remercie, Mes Dames.

Ainsi conclua-t-il son intervention. Empli de sentiments divers il resta là, tout au plus se redressa-t-il pour maintenant faire face au jugement de Gansho et Asanagi. Il leur devait bien ça. Si l’explication et l’acceptation devait passer par une atteinte physique, il ne répondrait pas. Si ils devaient se hâter de terminer les travaux avant de s’en aller et ne jamais revenir, ils le feraient. Si il devait assumer la responsabilité de la perte de Matshu vis-à-vis de l’autorité Kumojine, il l’accepterait. La voix de l’honnêteté et de la sagesse valait bien ce prix.

Le Kumojin, laissant la place à la réponse, revint alors au banquet retrouver ses camarades, ne laissant rien transparaitre pour le moment, se contentant d’applaudir ceux offrant du divertissement, et essayant tant bien que mal de reprendre quelques mets afin de se sustenter, même si l’appétit avait quelque peu disparu.

Résumé:


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Zaiki Minako
Zaiki Minako

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Ven 7 Jan 2022 - 22:11
Minako, après les deux chants offerts au peuple Matshujin, caresse tendrement la main de Ken, se disant ô combien elle l’aime et qu’elle est heureuse de jouer de si douces mélodies à ses côtés. Fière qu’à deux, grâce à l’Art, la joie est revenue en ces lieux, que les cœurs et les esprits des âmes d’enfants de Isonade se soient apaisés. Là est leur but commun, faire de la musique un art à part entière pouvant soigner les âmes meurtries par le destin, bien que cela n’ait pas forcément l’effet escompté. Le but de Shijo Higure, le crépuscule, là où le début et la fin s’entrechoque, là où il n’y a ni lumière ni ténèbres, là où l’amour et la haine sont la même face d’une médaille, là où raison et émotion sont équilibrés, là où Izanagi et Izanami ne furent qu’un.

Cependant, malgré le léger choc de chakra que la kunoichi musicienne a reçu de la part de son bien-aimé pour la sortir de l’emprise d’une quelconque hallucination, elle le vit une nouvelle fois, ce garçon. On dirait que celui-ci apparait et disparait en quelques secondes juste lorsque des personnes passent devant et elle a l’impression, réellement, être la seule à le voir. Comment aborder le jeune enfant, alors que Akio va discuter avec les deux cheffes du village en seuls à seuls, et qu’ils ne seront qu’à deux pour gérer le banquet ?

♪ Oh, Ken, le vois-tu le garçon près du veuf que tu as réussi à calmer ? C’est lui dont je te parlais qui me fait penser à un esprit. On dirait que je ne suis pas victime d’un genjutsu. ♪

C’est alors que la douce, après ce dernier petit dengon angouka, eut une idée pour occuper les enfants avant la nuitée. Un petit spectacle improvisé avec de la musique jouée avec des coquillages et de la danse locale, en l’honneur de Isonade. Ses yeux s’illuminent, telle une enfant qui attend avec impatience ces moments festifs. De plus, Minako peut en avoir le cœur net sur ce petit qu’elle semble être la seule à percevoir.

« Hé bien hé bien, j’ai une idée pour vous les enfants, est-ce qu’une danse sur une petite musique locale pour Dame Isonade vous plairait ? "Ganshō no mai" vous dit peut-être quelque chose ? Nous la dansions souvent à Humy, paraît-il que ça plaît beaucoup ! Qu'en pense-tu Ken? Tu veux y participer ? »

Ganshō no mai, ou la danse du récif, dans les souvenirs de Minako, consistait à une ronde musicale durant laquelle les enfants portaient tous un pendentif de coquillage autour du cou et en avaient dans les mains, les tapotant entre eux tels des castagnettes. D’un point de vue extérieur ça pourrait être bien banal, mais en réalité, faire chanter ainsi les coquillages sonne comme une prière pour la divinité de l’eau, lors de festivités de ce genre-là. Minako l’a bien raconté à Ken, une fois, lorsqu’ils étaient au dojo, lorsque ce dernier voulait savoir depuis quand la demoiselle était intéressée par la musique. Peut-être s’en souvient-il. Quoi qu’il en soit, la demoiselle voudrait faire en sorte que tout le monde soit heureux, les plus jeunes y compris.

Alors que Akio revient, Minako se lève et se dirige vers l’enfant dont seule elle ne peut voir. Son but, l’inviter à danser lui aussi. Le petit a couru à petites foulées non loin de Takanami, les mains crispées sur son propre collier, donc la jeune genin pu aisément le rattraper seulement en marchant tranquillement. « Hey, tu te souviens, on s’est croisé sur le littoral tout à l’heure… » prononce-t-elle doucement en se mettant à hauteur du garçon, le dessin de la fleur de lycoris sur sa main droite en évidence. « Est-ce que ça te dit de danser avec les autres enfants ce soir ? »

Le petit peut voir un instrument de musique bien étrange faisant guise de pendentif sur Minako ; un kazu en métal noir. Un cadeau du grand-père de celle-ci, commandé chez les Metaru lors d’une visite guidée. Un objet de valeur pour la demoiselle.

HRP
Minako se rend compte que le kai est inefficace dans son cas et commence à croire à un fantôme.
Elle propose une danse qu’elle connait assez bien pour l’avoir apprise à Humy alors qu’elle était petite, pour les enfants de Matshu, afin de les tenir occupé.

Technique utilisée
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Daishi Ken
Daishi Ken

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Sam 8 Jan 2022 - 21:58
Huit heures ? Peut-être seize ? Le clone dans les cadavres trouva le temps long, très long, extrêmement long. Il s’est habitué depuis longtemps à l’odeur, sauf au moment où l’original, curieux, voulu savoir comment ça se passait. L’odeur infecte lui prit à la gorge manquant de peu de s’étrangler. Par chance, Minako chantait. Le cadavre entama alors un retrait abandonnant son poste, l’idée n’était pas si brillante. Il prit alors position à la place de la sentinelle. Qui quant à elle, se tenait prête à inverser les rôles avec Ken original.

---------------------------------------------- pendant ce temps ----------------------------------------

Ken lui entama les dernières notes de son genjutsu d’amour. Circonspection. Sa femme lui attrape la main. Cheveux électrisés par l’instant magique. Ken lui serra tendrement l’index, le faisant tendrement rouler entre son index et son majeur. Déesse incarnée. Beauté suprême. Cœur branlant. Effort époustouflant. Minako conquis son âme. Matshu n’etait rien. Matshu était morte. Le monde rétrécit soudain pour n’y inclure que Minako. Les yeux rivé sur le lac glacée de la neige éternel, Ken se noya dans les profond abyss de sa femme. Soudain, le cerisier en fleur dont les pétales jumelles se détachaient du blanc immaculée de la neige éternel pour se déposer juste sous le nez de la divinité. Le regard de l’homme alors sorti avec difficulté du bleu abyssale et n’avait d’yeux que pour ses pétales de fleur d’un rose attrayant. Tel une mite, Ken voulu voler vers sa lumière et s’y coller. Tel un papillon, il n’avait en cet instant, que le désir de boire le nectar aux creux des pétales et pourquoi pas s’y noyer. Helas, trois fois hélas. La fleur se détacha pour voler plus loin. Tout réapparut alors, Minako, puis Matshu.

Mines en allégresses. Cœurs en liesse dans un unisson de passion. Amour retrouvé, haine à jamais éloigné. Ken partagea ce moment. Intense amour conjugué, en cet instant. Ken et Matshu étaient pratiquement des amants.

Nous y étions. Le crépuscule. La fin d’un monde. Le vieux Matshu finissait d’être pleurée par les larmes infinies de la mère. Ses larmes coulaient en abondance sur les récifs non loin d’içi. Son haleine iodé caressa les narines du shinobi. Il faisait face au descendant de cet ancien monde. Qu’ils étaient beau ! Ken se surpris alors à pleurer. Nulle tristesse en son cœur. Juste, un trop plein de fierté pour ceux qui avaient tout perdu. Le gennin s’essuya les yeux. Un reste de son innocence perdu. Ses épaules se secouèrent de haut en bas retenant in extremis des pleurs de satisfaction. Souffle vibrant. Cœur vaillant. Ken souri à ses hôtes. Leurs amours communicatifs étaient presque insupportable mais si agréable. Contrecoup du Kusuri. Offrir tant d’amour, le choc en retour.

S’accroupissant, il ne put s’empêcher de serrer assez fort sa jeune pupille. Qu’il était doux de sentir cette présence qu’il avait instinctivement décidé d’adopter comme sa propre fille. Se redressant, il fit trembler son doux cerisier blanc d’un kai bienveillant. Minako semblait toujours troublée au sujet de l’enfant. A l’écoute du dengon Angouka. Ken compris que c’était toujours le cas.
♪ Haaaaaaaa !!!!! ♪ Cria Ken en code.

♪ Tu ma surpris !…. Heuuu oups, pourquoi je te code mon cris de surprise… bref oublis….♪

♪ Pour te répondre, Tu parles du frisé ? Ils sont plusieurs non loin de lui… du coup bennn Je ne sais pas trop… Pourtant tu n’as pas bu… On devrait vérrifier ta gourde HAHAHAHA JE PLAISANTE NE ME FRAPPE PAS ♪!!! HAHAHAHA  Ken ria, son rire éclatant vibra a l’unisson de ceux de certain Matshujin.


Pincement au cœur, Minako dans le rôle de grande sœur. Elle eut l’envie de s’occuper des enfants avant de demander la participation de son amant. Ken tout de go ne se fit pas prier. Peut-être pourrait t’il en apprendre plus ainsi, sur les coutumes de Humy. Terre où naquit son Isonade à lui. Rien qu’a lui. Minako alors proposa une danse du nom de « Ganshö no mai ». Ken ne la connaissait que brièvement, sa femme le lui en avait parlé que vaguement. C’est alors que sa protégée vint l’abordée. Il comprit ni une ni deux , qu’il devrait se partager entre eux.

- Bien sur que je le veux, sauf si bien sur les enfants ne veulent pas de moi...  Dit Ken en prenant un air faussement triste.

Avant d’entrée dans le vif du sujet, Ken demanda au clone sentinelle de bien vouloir siéger au banquet. Les morts semblent appaisés, les enfants amusés. Par contre, il n’y avait plus personne pour animer la banquet. Ken avait peur que la joie s’estompe comme un mauvais soufflé.

Durant l’activité, Il tentera par la même de repérer l’enfant-dieu. Celui dont sa dulcinée semble être seule à voir de ses yeux. Que ne fut pas sa surprise, durant la ronde, une jolie conque. Ramassant sa prise, il sourit sans gâcher le jeu. Ken, pour ne pas briser l’animation, se garda d’en produire le moindre son. Pourtant l’envie dans ses entrailles gronde. En faire jaillir des ondes. Ken ne pipe mot, laissant les coquillages s’exprimer bien haut. Un flot de pensées étrange percuta alors le shinobi de Kumo. Il commençait à apprécier l’eau. L’élément hostile lui semblait de plus en plus subtile. Il se remémora cette voix

« Henzô mon petit roi, regarde la mer qui danse pour toi».

Pourquoi pensait-il à elle ?

Ken, afin d’amuser les enfants, leurs proposa un instrument trop marrant. Plaquant ses mains sur une feuille qu’il ramassa non loin de la, fit naitre un son proche d’un petit Kazoo, se rappellant que sa femme en a un. Il lui demanda en langage Angouka. Si jouer une musique amusant lui plairait afin d’amuser les enfants. Il lui proposa avec une musique de cabaret qu’on entendait parfois a Kumo.


-------------------------------------------- pendant se temps ------------------------------------------

Le clone prit place auprès de la populace. Qu’il etait bon de les voir discuter. Une famille d’une longueur ahurissant. Ken aperçut Takanami, il semblait plus reposé et plus disposé à la fête.

La fête…. Qu’elle fête… ? C’est un banquet merde…Il est où le mec qui se roule sous la table? Il est ou le dégueulasse qui se vomi ou se pisse dessus? sans alcool la fête est moins folle...

Ken constatait qu’il manquait quelque chose pour que le banquet sois sublimé. Sautant sur une table d’aspect solide, il ramassa une cruche d’Otaru et s’en servie dans un godet. Il se mit alors a crier.


Viens donc n'est donc pas peur,car il faut bien que je soigne mon cœur,que le vent souffle et que la pluie tombe.

Il nous faut partir,

Plus vite que les trombes,comme j'aime entendre le son de la pluie et comme j'aime regarder la colline sans bruit.

Même mieux encore que ces éléments.

C'est une bonne bière qui vous rentre d’dans.


A ses mots, Ken bu cul sec son godet. Espérant que les Matshujin compris là ou il voulait en venir. Pour en être certain, il sautilla de personnes en personnes pour remplir les godets vide.

Allez c’est jour de fête YOUHOUUUUUUUUU !!!! AMIS chantons buvons, félicitons-nous d’être vivant, fêtons ce jour, comme les suivants, comme si c’était les derniers. La vie est un don. Demain peut-être qu’un Kunai me percera le fion. Fêtons chaque jour comme si le lendemain nous rejoignons nos chers compagnons. A travers l’océan, a travers la pluie, a travers l’alcool, ils veillent sur nous. Que chaque actions, que chaque pensées, que chaque gouttes d'eau sois l'occasion pour être en état de gratitude.

Pensons à nos chers disparus. Ils aiment nous savoir heureux, en bonne santé, le cœur vaillant festoyant. Pensons à eux, vivons pour eux, que chaque gestes, chaque pensées, chaque instant ne soit qu’amour pour qu’au moment de les embrasser de nouveau, ils soient tous fières de nous… et que nous ayons rien à regretter. ALLONS CHANTONS BUVONS !!!


Sans crier gard, le fière gaillard saute en essayant d'offrir de la bonne humeur tout en chantant de bon coeur

"Ô vous pouvez chercher loin, voir et revoir dans tous les coins,
jamais bière n'aura si bon gout, que celle qu'on trouve par chez nous ! (bis)
Quelle que soit votre chopine, même dans une bouteille divine,
quelle que soit la taille de votre Otaru*, elle doit venir de Matshu!"





le clone, s’envoie alors une seconde rasade de bière. Pour entamer une troisième musique en prenant Takanami cette fois par l’épaule afin de l’inviter à festoyer avec eux.




Refrain :
Ah, que son entretien est doux !
Qu'elle a de mérite et de gloire !
Elle aime à rire, elle aime à boire
Elle aime à chanter comme nous
Elle aime à rire, elle aime à boire
Elle aime à chanter comme nous
Elle aime à rire, elle aime à boire
Elle aime à chanter comme nous
Oui comme nous.



Amis, il faut faire une pause
J'aperçois l'ombre d'un Umeshu*
Buvons à l'aimable Matshu
Chantons pour elle, quelque chose

REFRAIN :

Matshu préfère la grillade
A d’autres mets les plus délicats
Son teint prend un nouvel éclat
Quand on lui verse une rasade

REFRAIN

Matshu, quoique bonne vivante,
Fut baptisée par Isonade
Les Coquillages fut sa pleiade
Et la mer sa douce amante

REFRAIN

Matshu ne se montre cruelle
que l’orsqu’ on lui parle d'amour
Mais moi, je ne lui fais la cour
Que pour m'enivrer avec elle


REFRAIN

Un jour, le voisin d’Isonade
Lui mit la main dans son corset
Elle riposta d'un soufflet
Sur le museau du camarade

REFRAIN

Il claqua son godet contre celui de son nouvel ami et bu son verre en riant de bon cœur, fêtant leurs nouvelles amitiés. L’alcool commença à l’enivrer sans être pour autant ivre, il se souvenait qu’il était là pour donner une image de Kumo plutôt positive. Ken en avait que faire d’être ivre, il n’était qu’un clone. Seul l’image qu’il donnait de Kumo le dissuada d’aller plus loin sentant qu’il approchait de la zone critique séparant la personne pompette, du porc roulant sous la table.

Toute fois, Matshu avait besoin d’oublier pour le moment, les dernières catastrophes et la boisson était, parait-il, dans ses cas, votre meilleur ami. Conseil d’un alcoolique notoire qu’il avait vaguement connu, il avait lui-même eu sa période d’alcoolémie.

Redevenant quelques peu raisonnables. L’ Umeshu lui grilla avec délice l’estomac. La succulente liqueur l’aida à se débarrasser des dernières trace de pitance. Il ramassa une brochette grillée qu’il engloutit d’un trait se souvenant soudain, pourquoi il était ici. Il garda un œil éméché sur les convives au cas où certain auraient l’alcool mauvais.

Woups…. J’ai peut-être abusé woups… héhéhé…

— Tu sais quoi Takanami, je t’aime bien moi ! J’espère que Kumo et Matshu deviendront frères de coeur.





Spoiler:
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Dim 16 Jan 2022 - 17:45
Chose promise, chose due : lorsque l’enfant du Tonerre fut invité par les deux femmes à les rejoindre à l’écart du reste de l’assemblée, ce fut tant pour leur confier son avis sur la répartition des leurs ayant été dépossédé de tout toit au-dessus de leur tête que pour leur dévoiler ce qui trônait sur son cœur en seul maître – une inquiétude dont elles ne pouvaient seulement commencer à en réaliser le poids. Lorsque ses premières paroles transparurent à l’aube du soir, Gansho prit la suite du dialogue avant qu’il ne poursuive, comme pour le rassurer sur l’un des faits où il lui parut témoigner d’une pointe d’inconfort.

« Ne vous inquiétez pas pour cela. Nous pourrons étudier ensemble les bâtisses qui méritent d’être rénovées en attente des forces des Nuages dont vous avez convoqué l’aide. Les quelques charpentiers et architectes que vous mentionnez seront d’une aide précieuse pour rebâtir les flancs de Matshu, qui ont été les plus touchés par la Tempête. »

Lorsque son regard paru s’éloigner jusqu’au large, ce fut au tour d’Asanagi de plisser les yeux, son visage fin légèrement penché sur le côté ; comme si, au fond d’elle, elle se questionnait sur ce qui pouvait tant tirailler le soldat se tenant face à elles.

Mais lorsque ses mots à venir lui parvinrent pour dévoiler dans tout leur blasphème qu’un rejeton des Nuages était à l’origine des éveils des morts parcourant le continent… et plus encore, de ceux qui, comme l’Esprit de la Foudre, avait vu leurs chairs réanimées sur leurs terres pour leur faire éprouver le joug de leurs colères, elle ne put retenir la frayeur de tordre ses traits, les yeux écarquillés par ses révélations. Sa poigne vint enserrer le tissu de son vêtement, à cet endroit précis où se dissimulait son cœur battant sous son kimono, tétanisée. Elle parvint, faiblement, à glisser une œillade vers sa mère dont le fasciés traduisait la même amertume. Dénouer ses émotions de son masque de dureté était une denrée rare, réservée à ceux qui pouvaient se targuer d’être familiers avec la dirigeante de Matshu. Pour sa propre progéniture, elle ne détenait aucun secret… et si elle fut plus discrète, sa crainte n’en était pas moins criarde.

Mais même Gansho ne put voir un mot trahir ses lèvres, interdite.
Pas même lorsqu'il s'agenouilla devant elles, alourdi par la culpabilité d'un autre.


***



Au cœur des silhouettes allant et venant en cœur au sein de cette esplanade arrangée, où le décor n'était fait que de la simplicité de leurs vies, le son d'un gong retentit : frappé, une fois, deux fois, d'autant qu'il n'en fut pour former une mélodie résonnant dans le poitrail de tout un chacun. D'un air se vouant à accompagner les paroles du chant intimé par le jeune Ken, la joyeuseté semblait avoir reconquit les abords des littoraux où la colère avait transparu il y a quelques instants.

Si bien que lorsqu'une ombre vint planer sur le visage d'un enfant ayant voulu s'excentrer d'autrui, le regard perdu, hagard, dans l'immensité de ces corps charnels... son minois put trouver le sien, les yeux agrandis par l'intérêt et la curiosité.

Son attention s'attacha sur le symbole de lycoris, marque des Ancêtres trônant sur le dos de la paume qui lui fut tendue.

« Tu es revenue ! On m'avait dit que je te trouverais. », murmura-t-il, d'un sourire peint sur son visage lorsqu'il pressa ses petites mains autour des doigts de la Banshee, la joue pressée contre le symbole. « Si tu veux bien danser aussi, alors je te suis. J'ai confiance en toi! »

Sa voix s'exclama de toute la candeur de son âme jouvencelle, ses deux mains glissées fermement dans ta dextre avec une ferveur qui ne laissait, semble-t-il, aucun doute planer : car dans ta chair, tu pouvais sentir le poids de la sienne, la force de ses muscles quand bien même tout ce qui l'entourait était propre à l'éthéré, à l'incertain.

Lorsque ta silhouette le mena auprès des autres enfants, ce fut comme si, par ce lien qui témoignait de ta sollicitude envers lui, tous purent l'observer à leur tour, lui proposer des jeux – mais jamais ne lâcha-t-il ton toucher. L'une de ses paumes dut se défaire de la tienne pour aller trouver celle d'un bambin, clôturant une ronde où tous voguaient au rythme du chant dicté par l'un des aimés des Nuages et les sons frappants d'un gong.

Même le Daishi, lorsqu'il s'approcha, put remarquer la présence de l'enfant, comme s'il lui fut révélé à lui à travers la marée humaine qui l'avait empêché de discerner ses traits plus tôt.

Les yeux ronds de l'enfant revinrent hanter ton visage lorsqu'il se retourna vers toi, d'un ton proche de la confidence, du murmure : des petits secrets idiots que tous se confiaient à l'âge de l'indolence et de l'imagination où tout semblait plus sacré.

« Dis, c'est lui Ken, non ? Ils m'ont dit– »

Mais tu ne pus entendre le reste de ses mots lorsqu'un autre instrument se mêla à votre concert, comme si sa voix avait été assourdie par son couvert.



***


« Est-ce pour cela que votre compagnon a tant insisté pour brûler nos morts ? »

Le feu ne laissait aucune trace. Toutes deux craignaient cette vérité avec autant de valeur qu'il n'incinérait les âmes dans l'ombre de ses cendres.

« Mais que cet homme pourrait trouver chez de simples villageois ? Nous n'avons ni richesses, ni trésors, seulement notre foi et Isonade... Pourquoi cet Esprit nous a-t-il attaqué ? »

Une main se posa, fraîche comme l'écume, sur la joue d'Asanagi.

« Je l'ignore, ma fille. Mais cela n'a que peu d'importance. La volonté d'un autre est aussi tortueuse que ne le sont les abymes de l'océan : jamais nous ne pourrons deviner ses intentions. »

Son regard vint trouver celui du soldat des Nuages, ses traits autoritaires apaisés par la peine.

« Mais il y en a certaines que nous pouvons juger car elles nous ont été montrée sans malice. », murmura-t-elle. « Les vôtres. »

Quelques secondes s'échappèrent dans le silence où les pensées de la matriarche de ces terres se bousculaient, entre révélation que son deuil et celui de tant d'autres n'étaient dû qu'à la folie d'un homme, à l'avidité malsaine de pouvoir clamer posséder les âmes d'autrui, les user selon son bon vouloir. Clamer la supériorité de ses commandements sur la liberté d'un être, sur son repos éternel : empêcher sa réincarnation, voilà ce qui était, peut-être, le plus amer pour celles et ceux adorant la divinité des flots.

« Votre franchise sur ce sujet délicat avoue à elle seule la sincérité de vos paroles quant au renouveau que vous annoncez. »

Sa paume se délia de la joue de sa fille lorsqu'elle se retourna vers leur vis-à-vis, d'une sensation laissant entendre toute l'acceptation du risque qu'il venait de prendre envers les plus éminents visages de sa hiérarchie.

« Je souhaiterais que vos camarades viennent également sur le navire qui acheminera les nôtres auprès d'Isonade. Nous organiserons cela dès l'arrivée des charpentiers, dans deux jours, à l'aurore. Tout rapport que vous devrez concéder à l'autorité de la Foudre, vous pourrez le rédiger lors de la traversée. Ils ont montré autant de ferveur et d'effort que vous envers les habitants de Matshu ; ils devraient être présents. »

Elle déglutit, son regard voguant sur la mer, sur le sol fraichement humidifié par la pluie et l'écume, comme si malgré ses devoirs et ce ton décisionnaire qu'elle avait pris envers vous, l'horreur de ces révélations ne pouvaient être si facilement gommée de sa mémoire.

« Retournez au banquet, enfant des nuages. Nous discuterons davantage le moment venu. »


***


Les enfants, eux, s'amusaient à souffler dans des objets au bec pincé dont la forme ressemblerait à s'y méprendre à un kiseru ; mais ce n'était-là ni tabac, ni fumée qui attendaient l'orée du banquet lorsque leur souffle s'échappait par son embout bien plus large, bien au contraire. Des dizaines, centaines de bulles de savon voguaient dans l'air tels les reflets de la lune sur le large, d'une consistance presque visqueuse rappelant l'appendice de bêtes gardant les fonds marins.

Asanagi fut la première à revenir sur les rives de cette esplanade où la joie battait telle un cœur ouvert dans la poitrine de chaque rejeton du monde, où les effluves épicés se mêlaient au sel de l'océan, à la brise glissée dans leurs cheveux pour faire chanter jusqu'aux coquillages qui paraient leurs corps de leurs orfèvres. Ses bras vinrent entourer la silhouette de l'un des bambins, le hisser sur l'arche de sa hanche où son nez chatouilla le sien, où ses doigts pressèrent des rires sur les courbes de son ventre. Amusée par la gaité qui parait les traits des âmes à ses alentours, elle parut oublier un peu de cette horreur qui lui fut confiée, de cette vérité où les renégats de sa terre avaient éveillé d'autres de leurs tombeaux.

Alors, comme pour faire taire ces voix d'ingérence, d'hommes désirant transcender ce que les Dieux avaient réservés pour eux, l'une des paumes d'Asanagi vint se refermer sur un tout autre instrument tandis que le son émit par Ken à travers une feuille faisait rebondir davantage les rires des plus jeunes. Un koto, aux cordes pincées finement gardé de toute trace de dégâts, chéri comme un trésor.


Lorsque ses doigts débutèrent leur course sur ces lignes, voguèrent au gré des cordes pour glisser entre leurs chairs le son d'une note évoquée dans l'air, la mélodie particulière s'éleva parmi les autres non pas en dissonance : mais en harmonie. Le son du gong poursuivait son accompagnement enjolivé par les tintements maladroit de l'enfant se tenant aux côtés de la brune, dont les mains s'étaient refermées sur ce qui se rapprochait le plus à vos yeux d'un tambourin et s'amusaient à faire jouer ses clochettes en rythme.

Au bout de quelques instants en chœur, Asanagi glissa l'ombre de son visage vers le plus jeune, au sourire paré d'allégresse lorsque les tintements des coquillages parant ses cheveux firent reluire leurs couleurs à ses yeux.

« Continue encore un peu... et tu verras, les envoyés d'Isonade viendront chanter leur ode avec nous. »
« C'est vrai ?! »

Elle hocha la tête.

« Bien sûr. »


***


« Qu- ?! »

D'un sursaut, le visage de Takanami s'anima d'un instant de frayeur pour lui qui avait peiné à remarquer l'arrivée du doppelgänger du Daishi – mais lorsqu'il se rendit compte de qui il était, des paroles qu'il avait prononcé plus tôt et celle qu'il adjoignait désormais à cet instant de beuverie, un sourire faiblard vint prendre place sur son visage.

« Ah... c'est vous. »

Son regard trôna sur le verre d'alcool entre ses mains.
Puis sur l'assemblée, où il parut chercher quelqu'un sans parvenir à la trouver.

« Cette jeune femme, c'est votre compagne, n'est-ce pas ? »

Ses yeux vinrent trouver les tiens, avant de soupirer :

« Prenez-en soin. C'est quelque chose que l'on sait tous, irrémédiablement : que la mort arrive. Mais qu'importe l'heure, cela paraît toujours trop tôt. »

D'un simple geste, l'homme agrippa son breuvage pour engloutir ses arômes au creux de sa gorge, d'une traite.

Et telle une invitation sourde, de deux verres de nouveaux remplis, il invitait le jeune homme à le suivre, élevant le sien comme pour trinquer avec lui :

« Promettez-le-moi donc. Les jeunes amours sont ce que l'on a de plus précieux en ce monde. »

À l’image d’une foi venant redoubler les paroles de l’un de ses adeptes, le son des instruments et des cloches fut comme arrêté dans le temps, suspendu, tandis qu’au large se dessinait l’écho d’une toute autre musique : celle de la nature, des abysses marines où le chant des baleines, semblables à un cri mélancolique perçait la nuit noire de toute leur beauté. Les vagues semblaient s’être ravivées, elles aussi, des frêles remous que provoquaient l’apparition de leurs rejetons, bien plus petits dauphins aux abords des littoraux. Et de cette ode prévenue par les soins d’une de leurs envoyées, la gaité parue raviver toute sa candeur sur les traits des habitants de Matshu, amenant, parfois, l’ombre de l’humidité au coin de leurs yeux.

Pour une chose bien simple : c’était un signe que non loin de là, Isonade se trouvait parmi eux. Partageait leurs peines de la chair, promettait l’éternité de leurs retrouvailles.

Dans cet instant de légende, un battement d’aile vint s’imposer sur le bras du Kentoku – nul autre que celui de l’oiseau ayant accompagné les flancs d’Asanagi et dont elle avait convoqué tant l’aide que le voyage aux premières lueurs du jour.
Lui, ainsi qu’un message trônant sur l’une de ses pattes, frappé du sceau du Tonnerre.

Bien reçu. À l’heure où vous recevrez ce message, ils seront déjà en route.
Attendez leur arrivée pour la nuit tombante du lendemain.

Une bonne nouvelle ne venait jamais seule, disait-on.

Pour Matshu, elle était annonciatrice d'un renouveau, d'une bienveillance dans la foi de leur culte et celle des Nuages.



récapitulatif:
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Kentoku Akio
Kentoku Akio

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Mar 18 Jan 2022 - 22:37
Pouvait-il seulement en être autrement ? Que pensait-il obtenir ? Les réactions, l'émotion qui transitait par les regards de la mère et sa fille, cette frayeur et cette incompréhension. Akio resterait droit, sans sourciller.

Désormais revenu au banquet, le Chûnin profitait au maximum de la fête, sans faire transparaitre ses états d'âme. Ils ne concernaient personne à part lui, inutile de briser le cercle vertueux installé à Matshu. Fixant Minako et Ken, qui vaquaient à leurs occupations, avec bienveillance, il reprit un peu de nourriture, de quoi finir sur une bonne note. L'ambiance si particulière du village côtier réchauffait les coeurs, faisait presque rêvée. Un monde si particulier qui transmettait de bonnes ondes et tranchait avec les paroles si lourdes qu'avait prononcé Akio.

Impossible de refuser la requête des dirigeants de Matshu : Ken et Minako l'accompagneraient sur le navire, avec ce que cela impliquait de péripéties. Ken était hydrophobique. Allait-il tenir le choc et resté noble durant un moment aussi lourd que celui d'un adieu aux morts ? Le chef d'équipe l'espérait grandement.

Et là, alors que la faim avait déjà quitté la plupart des convives, Asanagi se mit à jouer et comme par magie, elle et les autres musiciens furent bientôt rejoints par les chants des habitants de l'océan. Le silence gagna l'assemblée, laissant simplement la musique jouer sa splendide partition. Dans cet écrin de légende, un poids léger vint appuyer sur le bras d'Akio. L'oiseau messager, envoyé vers Kumo, venait de revenir, à sa patte se trouvait attaché un petit mot. Lorsqu'il l'ouvrit pour le lire, un sourire se dessina sur le visage du fils Kentoku. La demande avait été accepté, Kumo arrivait et les renforts seraient là le lendemain soir. Il voulu le signaler aux personnes les plus concernées par ce sujet, mais n'en fit rien, préférant rester à sa place, après les lourdes confessions de sa soirée.

À la place, et en premier lieu, Akio se leva pour se rendre auprès de l'équipe qui l'avait assisté sur la mise en place et le nettoyage des nouvelles zones de culture, s'immisçant en délicatesse dans le groupe. Il s'enquit de suite de l'état de santé de chacun, avec une voix qui se voulait la plus chaleureuse possible.

- Tout va bien, fiers côtiers ? Je venais juste vous remercier de m'avoir suivi pendant les travaux au niveau des zones arables, en m'ayant fait confiance. Demain, Kumo arrivera avec tout le matériel nécessaire à votre renaissance.

Il tendit le papier pour que tous comprennent de quoi il s'agissait. C'est après ce moment qu'il se déplaça jusqu'à Gansho, qu'il hésita tout d'abord à déranger, avant, une fois de plus, de s'incliner avec respect.

- Ma Dame, j'ai eu la confirmation de Kumo, les équipes de reconstruction seront à Matshu demain au crépuscule. Je tenais à vous en informer.

Le Chûnin se redressa, son regard essayant de ne pas brusquer la femme face à lui en se voulant fuyant. Il s'avança pour se retrouver à sa hauteur, ses iris se perdant dans l'immensité de l'océan qui s'étendait à perte de vue. Il semblait avoir quelque chose à aborder avec la dirigeante, mais ne savait pas vraiment comment l'aborder. Isonade.

- Une splendide nature... Mais si insondable. Je vous ai dis que j'avais croisé la Grande Prêtresse, que j'avais eu ses faveurs. Elle m'a marqué et m'a octroyé quelque chose, mais c'est encore flou... D'origine je ne suis pas croyant je le concède, mais depuis je perçois cette masse, cette ombre se déplaçant, ces murmures qui m'appellent. Et j'ai peur, car je ne comprends pas.

Se laissant aller dans son récit, il pensait qu'en abordant des sujets communs, il saurait rapprocher de nouveau l'équipe kumojine et ceux qu'elle devait aider. Akio tendit la main vers l'horizon et ferma doucement le poing, comme pour saisir quelque chose que seul lui pouvait voir.

- J'ai une mission désormais, reste à savoir laquelle. C'est si étonnant de se faire prouver l'existence de quelque chose qu'on pensait impossible. Cette marque sur mon dos, vous évoque-t-elle quelque chose, ma Dame ?

Il se tourna légèrement et leva son maillot, laissant apparaitre le cadeau que lui avait offert la Grande Prêtresse. Ce pays, ce village, de par son héritage, connaissait mieux que quiconque Isonade. Ce que les livres ne pouvaient pas lui apprendre, peut-être que ce fier peuple d'adorateurs de l'Océan saurait l'aiguiller dans ses recherches et sa quête de compréhension.

Résumé:
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Zaiki Minako
Zaiki Minako

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Jeu 20 Jan 2022 - 20:46
♪ Tsk. Je pourrai te frapper à coup d’ombrelle parce que tu me demande de ne pas le faire. Tu as de la chance que la situation ne le permet pas. ♪

De nombreuses fois, la demoiselle a déjà asséné des coups de fourreau ou d’ombrelle fermée sur la tête de ses amis, lorsque ces derniers lui demandaient de ne pas les taper alors qu’ils racontaient des sottises. Et, parfois, sous les yeux ébahis de Ken. Par chance, aujourd’hui, ils sont en mission. Et, de plus, cette soirée festive ne permet pas un tel écart de comportement si violent.

***


Minako sourit et laisse l'enfant tenir sa main droite sur laquelle est le sceau de Samanosuke. La pression que la petite main du garçonnet a entre ses doigts laisse penser à la demoiselle qu’il est bien physique. Alors, il est probable que la kunoichi a seulement eu l’imagination débordante. C’est une théorie rationnelle des plus probables. Le fait qu'il aie sa joue collée au sceau intrigue la demoiselle et se demande si le petit peut sentir sa présence... Cela dit, elle a promis de danser à ses côtés et le fera.

L'enfant lui murmure une question, mais elle n'a pas pu entendre la fin de sa phrase car la musique est bien plus forte que la petite voix. Elle hoche la tête, affirmant qu'il s'agit bien de Ken, et lui dit qu'ils pourront en discuter après s'il le souhaite. Lorsqu’elle se retourne pour savoir d’où vient cette mélodie, elle pu voir Asanagi elle-même, jouant un air au koto. Les bulles des enfants accompagnant ce petit spectacle, rappelle des souvenirs heureux de Minako. Les bulles dansantes telles des fées, enfants de Isonade, la mélodie joyeuse, tel les banquets dont elle se souvient à Humy. La demoiselle se mit aux côtés de Asanagi et l’encourage car elle apprécie l’écouter.

Lors d’un petit moment de répit, Minako regarda autour d’elle, et cherche à savoir si parmi les survivants, il y aurait quelconque membre de sa famille, et si personne ne lui dit quoi que ce soit, alors elle imagina qu’ils ont dû trépasser ou sont présentement à Humy. Elle se promet qu’elle retournera dans ce village pour les revoir. Qui sait, la tempête causée par l’ancien samouraï de la foudre a dû leur faire tout drôle à eux aussi.

Ce nécromancien l’ayant invoqué, Reijiro, doit être puni pour ses actes. Jouer avec la mort irrite la jeune femme, qui ne laisse rien transparaître, et garde sa bonne humeur pour la partager avec les matshujin. Après tout, Matshu et Humy sont comme une grande famille baignée dans le culte de Isonade, donc pour rien au monde Minako ne veut gâcher quoi que ce soit par simple colère causée par un descendant du Daimyo…

Le karma va lui retomber dessus. Je suppose que Dame Isonade doit être peu fière de ce genre d’individus. Entendez nos prières… Nous, enfants du crépuscule, réussirons à faire s’abattre le karma sur celui qui joue avec les âmes des défunts.

Minako a pu retrouver ce garçon qui l’intrigue toujours quelque peu alors qu’elle voulu faire un petit tour pour retrouver des proches cousins, des tantes, des oncles, des neveux ou nièces. Peut-être en est-il un et elle ne le connait pas encore ? Elle lui parle de nouveau, cela dit. Car sa phrase ayant été mangée par la musique, la demoiselle ne pu entendre celle-ci.

« Je ne t’ai pas demandé ton nom… Et d’ailleurs, que voulais-tu me dire tout à l’heure quand tu me parlais de Ken ? »

HRP♪ Minako répond à Ken via le sifflement qu’elle aurait pu le frapper avec son ombrelle parce qu’il lui a demandé de ne pas le taper, et qu’il a de la chance que la situation ne le permet pas.
♪ Minako sourit et laisse l’enfant tenir sa main droite sur laquelle est le sceau de Samanosuke. Le fait qu’il aie sa joue collée au sceau intrigue la demoiselle et se demande si le petit peut sentir sa présence… Minako dansera avec lui, pour lui et pour Isonade.
♪ L’enfant lui murmure une question, mais elle n’a pas pu entendre la fin de sa phrase car la musique est bien plus forte que la petite voix. Elle hoche la tête, affirmant qu’il s’agit bien de Ken, et lui dit qu’ils pourront en discuter après s’il le souhaite.
♪ Une musique jouée par Asanagi elle-même, au koto, les bulles des enfants accompagnant ce petit spectacle, rappelle des souvenirs heureux de Minako.
♪ Elle fini par trouver le moyen de discuter de nouveau avec « l’enfant fantôme », afin de lui demander son nom et ce qu’il voulait dire tout à l’heure.

NB : Le dialogue en gras italique dont les notes de musique remplace les guillemets sont au dengon angouka.
- Je laisse le choix au narrateur de créer ou non des PNJ étant des marchands de la famille maternelle (Zaiki) de Minako. :3
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Daishi Ken
Daishi Ken

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Dim 23 Jan 2022 - 19:41

Bruit de vomis entre deux éclats de rire. Par chance, le vomi n’était pas le sien, mais il avait osé rire des malheur du pauvre homme. Certains Matshu étaient méconnaissable. Ken riait dans son esprit, enfin, l'esprit embrumé, rien était certain. Essayant de garder de sa contenance. Certains semblaient avoir l’alcool triste, sans doute des alcooliques notoires. Ken pensait peut-être avoir été trop loin cependant, certain Matshus semblaient peut-être avoir l’alcool agressif. Peut-être se trompait-il ? Il décida alors de ce lever pour être un peu à l’écart et tomba par terre à cause d'une fourmi qui lui avait fait un croche-pied. Il cessa de rire. Il se contenta alors d' envoyer les images mentales à l’original. En attendant qu’il fasse le nécessaire, le clone calma le jeu en allant s’assoir pour discuter avec Takanami.

— Oui c’est Zaiki Minako. Ma femme, enfin, elle ne le sait pas encore… Je ne sais pas comment le lui demander… En plus son père est un peu…. Comment dire…. C’est un molosse, une montagne de muscle qui frappe avant de parler… et quand il frappe, il heuuuu bref, pourquoi je vous raconte ça moi ? HAHAHA. Ca n’en reste pas moins un Mokujin... J... KUUU... Kumojin au cœur d’or sur qui ont peu compter pour tout. Je lui donnerais ma vie. Je ne peu pas m’empêcher de le voir comme mon beau père mais c’est pas… c’est pas trop le contraire… Je crois qu’il m’aime pas… PAPA POURQUOI TU M'AIMES PAAAAAAAS !

Takami coupa la parole de Ken. Il lui dit d ‘en prendre soin, que la mort arrive toujours trop tot.

— Comment vous dire vous ca… Vous, la mer, c’est vot Isonade… moi cette femme, bennn pareil... c’est moi elle, elle, elle est mon Limonade… Je tuerais pour elle, d’ailleurs je l’ai déjà fait. BEN OUUUUAAAAAAIIIIIIS... Un gros porc de violeur, je lui ai percé les yeux comme on perce des vieux boutons tout blanc...PLOP que ça à fait !!! J...JEEEE..Je...je regrette c'est sur... j'aimerais oublier se pas sage... p...pas... passage de ma vie. M...MMM...mais au moins, elle est en vie, et elle va biennnn ! Au prochain qui l'en...e... quiiiiii.... qui menace mon Lisodade COUIC c'est pas les yeux qui feront plop !

Bien que je donnerais ma vie pour mon beau père. Elle est la seule personne qui pourrait me faire devenir… heuu… z… ze que je suis bas. J'aime pas tuééééééééé zavez mon Takanamimiiiii !

Ca vous va bien Takanamimiiiii car vu etes mignonnn HAHAHA. Je lui appartiens, tout comme elle est mienne. C’est pour ca que je veux me marier avec elle. Tenez…


Ken ouvre alors une petite boite contenant un anneau serti d’une perle.

— Jolie hein ? Dit Ken en faisant claquer la boite, qu’il replace dans sa poche.

— Ca fera deux semaines que je l’ai sur moi… je ne sais pas comment le lui dire, surtout que mon beau père s’y oppose… PAPAAAAAAA GATO, Kaito... POURQUOI TU M'AIMES PAAAAAAAAAS !!!!! Je ne suis pas assez fort pour sa fille… soit disant… TSSS FUMIER pourtant ce que je l’aime mon fumier de beau père… hahaha Elle est sertie d’une perle de jeune palourde que j’ai été moi-même recueillir. Un hommage a sa vie passé… Vous croyez qu’elle l’aimera mon Isonade à moi ?

Ken prit un air maussade, la peur du non. Il accompagna Takami quand ce dernier but mais préféra se rincer les dents avec une gorgée de breuvage pour y apprécier chaque effluve de l’arôme. Il fit claquer ca langue sur ses dents pour y déployer d’avantage le goût. Voyant Takami le regarder. Ken compris et fini son verre d’une traite. Il lui tandit son godet avec une forte crainte, il savait que se dernier verre serait surement son dernier, qu'il adorait l' Umeshu. Il avait une pensée pour son vieu camarade Daho Etien avec qui il avait commencé la musique de loisir qui avait du quitté Kumo précipitamment.

Takami le reveilla en revenant à la charge qui voulait une promesse qu’il veillera sur Minako coûte que coûte. Ken ne savait pas quoi dire pour que l’homme le prenne au sérieux. Il pensait que la référence a Isonade suffirait, mais il semblerait que non. Le clone alors sorti son kunai. Se leva, patienta quelques dizaines de minute que la mer arrête de le balotter.

— J’appartiens a Minako, se sang, dans ses veines, bien qu’il sort du corps de moi, Ben c'estp as le miens mais à ma limonade !!!!… Je sais c'est bizzare... se sang pourtant lui fait pas mal physiquement, mais comme je suis à elle... enfin c’est un peu compliqué… Elle vous dirait surement un truc simillaire… Admire mon sacrifice Tatamimi !!!

Joignant le geste à la parole, le clone hurla son courage et vient se frapper avec une violence inoui se plantant le Kunai pour faire couler son sang et ainsi sceller le pacte. Par ce geste, il voulait prouver qu’il fera tout pour Minako, il irait jusqu’a la mort.

— Et merde… dit le clone dans un dernier élan de lucidité, ayant oublié ca condition

Le clone, au lieu de saigner. Se mit à grossir à enfler, tripler de volume et disparaître dans gros plop de nuage alcoolisé faisant tomber son godet par terre, laissant Takami seul. Ken original lui, cligna des yeux, il eut une petite douleur au bras. Un Leger mal de crane.

Non mais quel con putain !!!! C’est mon clone ? VRAIMENT ? Je dois perfectionner mon jutsu sérieux, il a mal été cloné, je suis pas aussi débile …. ?

Bougeant rapidement la tête de gauche à droite. Dansant avec les enfants sur un air joyeux, une musique idiote qui n’avait pas réelement de sens, juste, amusante.

Il adorait la musique du rire d’un enfant. Ken ne connaissait pas meilleur musique au monde. Sauf peut être la voix de sa femme quand elle prenait plaisir en sa compagnie. D’abord les feuilles qui chantaient de façon amusante, puis, cette danse idiote. Rien ne pouvait le combler davantage, puisqu’il tenait, de plus, la main de Minako. Du moins, quand les enfants le lui permettaient.

Cependant, son âme d’enfant fut comblée dans un son de Koto commencait à se faire entendre. Jumelé rapidement, avec des bulles volantes un peu partout. Il crut comprendre qu’il était dans un genjutsu et ne voulait le rompre pour rien au monde. Tel un roi des rats, il se sentait attaché à la joueuse de Koto, ainsi qu’a Minako. Il les suivrait au bout du monde. Il suivis la joueuse jusqu’au banquet. Bien moins joyeux d’apparence, sans le Ken. Très rapidement, la joie de vivre revint avec l’ambiance qu’Asanami offrait.

Ken aurait aimer jouer avec elle, mais il se dit qu’il eut son moment de gloire et qu’il etait temps de laisser Asanagi reprendre le coeur de son peuple. Il se fit tout petit, voulant retrouver Takanami qui avait du avoir peur en voyant le clone disparaître. Il vit à la place deux personnes qui lui semblait t’il, le fixairent.

— Heuuuu oui ? Moi c’est Daishi Ken, et vous ? Comment se nomme votre fille ? J’espère que vous appréciez notre présence. Vous savez, nous faisons tout ce qui est humainement possible afin de vous secourir. Je ne cherche pas la reconnaissance, mais, je me demandais si, moi, personnellement je pouvais vous êtres agréable ? J’aimerais faire tellement plus pour vous… Au moins, vous savez qui est réellement les vôtres. Pour ma part, je...j...j..je ne suis pas a cent pour cent Kumojin. J’ai été recueillis par la plus merveilleuse des femmes. Personne ne sait rien de mon passé. Je suis totalement perdu, depuis ma plus tendre enfance. Je sais ce que ça fait de tout perdre sans que rien ne change… J’aimerais sincèrement vous aider à remonter la pente. C’est pas grand-chose, mais si vous passez par Kumo, cherchez le dojo de l’école du paon. Je suis vraiment touché par ce que les nôtres de Matshu ont véccus. Mademoiselle, Monsieur, n’hésitez pas. Tenez venez partager avec moi une petite coupette et de quoi manger. C’est toujours ça de gagner.

Au fil de la soirée, quelque chose taraudait Ken au plus haut point . Tout le monde etait rentrée, Akio qui discutait avec Gansho était également de retour, tout le monde sauf Gansho il patientase qui lui semblait des heures. Gansho ne revenait pas. Il communiqua alors à son dernier clone, la sentinelle, des instructions clair.

« Tu va puiser dans mes réserves de chakra, faire un maximum de clones. Que personne ne me vois faire de mudra. Tu va ensuite quadriller le secteur. C’est peut-être rien, mais je m’inquiète… Tout le monde à l’air de s’en foutre. Le genjutsu est t’il si innocent que ça ? Je devrait peut etre Kai. »

Ken de nature inquiète à la limite de la paranoïa ne pouvait pas s’empêcher de se faire un scénario catastrophe croyant que les bulles étaient issues d’un genjutsu pour les distraire et que Gansho avait disparus, morte ? Tant pis pour la fiesta, il s’est assez émerveillé comme ça et utilisa son Kai à toute Hasare.

— Dame Gansho, où êtes-vous ?

Au moment ou Ken allait Kai, le son des instruments et des cloches semblaient se stopper de façon brutal, remplacé par un son étrange qui le mit mal à l’aise. Les abysses semblaient l’appeler . Instinctivement, il colla son coquillage a son oreille comme si le son des abysses allait être renforcé. Quand il s’imagina arriver les rejetons. Il en fut tétanisé. Les pauvres animaux allaient s’échouer sur la plage. Pourquoi tout le monde était ravi !!!

Ken voyait dans son esprit de plus en plus d’animaux marins venir de plus en plus prés du bord. Il alla presque à leurs rencontres, se tenant prêt à les pousser dans la mer s’ils s’échouaient sur terre.
Ken soudain, ne pu résister à l’appel plus longtemps, il courrait jusqu' à la plage, restant loin de l’eau qui lui glaçait toujours autant le sang.

— Bon sang, Gansho qui est introuvable et maintenant la poiscaille qui menace de s’échouer en s’approchant de plus en plus de nous… Bon sang c’est quoi se délire ! GANSHO OU ETES VOUS ? hurla Ken contre les ressacs.

Il espérait que lui ou les clones la retrouvera, un presentiment qui ne le lâchait pas. Par chance l'un de ses clones eu l'idée de prévenir Minako et Akio de ce qu'ils faisaient. Pourquoi avait t'il si peur pour Gansho? Il l'ignorait, c’était comme une pulsion étrange qu'il ne contrôlait pas. Pourquoi ses pas le rapproche ainsi de son élément ennemi? Depuis qu'il avait collé son oreille dans le coquillage, il ne se sentait plus comme avant.



Spoiler:
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Narrateur
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Dim 13 Fév 2022 - 18:30
L'enfant éleva les yeux vers la jeune femme, arrondis par l'intérêt et l'allégresse sur ces airs de koto mêlés aux chants et aux bulles.

« Mon nom ? »

Il s'émerveilla en lâchant la main de la jeune femme, ses deux petits poings refermés devant lui ; comme s'il débordait de hâte.

« Ça fait longtemps qu’on ne me l’avait pas demandé ! »

Un sourire fleurit sur ses lèvres tandis que ses paumes venaient se glisser dans son dos, tel le bambin qu'il était hissant son attention sur une adulte bien plus grande qu'il ne pourrait jamais l'être.

« C'est Abuku ! Je l'aime beaucoup, et les autres aussi... »

Bien assez tôt, sa dextre se délia de sa consœur lorsqu'elle lui demanda ce qu'il chercha à lui dire tout à l'heure sur son compagnon ; et, d'un regard rivé sur la marque des Ancêtres sur le dos de sa main, il mena de nouveau ses doigts entre ceux de la Zaiki, comme pour se reconnecter avec ces derniers – comme un petit agirait avec son ainée.

« Ah! Et bien... C'est simplement qu'ils m'avaient beaucoup parlé de lui ! Alors... j'étais content de le rencontrer. Et surtout de te rencontrer toi aussi ! »

D'un sursaut, son regard d'océan vint trouver les revers de la mer, comme attiré par la venue des animaux adorant Isonade sur les berges – bien qu'ils restent suffisamment éloignés pour ne pas s'échouer sur le sable. Ses prunelles couvertes de l'égaiement de la nouveauté et de l'enfance, un nouveau sourire para son visage de ses plus belles lueurs.

Il accorda un nouveau coup d'œil à sa vis-à-vis, avant de s'exclamer en pointant la berge du doigt :

« Regarde ! Comme c'est beau... »

L'une de ses aume vint s'affairer autour de son cou, de ses poches, comme s'il cherchait quelque chose qu'il aurait oublié : et après quelques secondes où son inattention lui fit défaut, un objet trouva le cœur de ses doigts.

« Il faut que je les rejoigne... Mais je voulais t'offrir ça ! C'est pour toi. »

Ses mains d'enfant se pressèrent au creux des tiennes les détours d'un bracelet, fin, où trônait divers coquillages et reliques de la mer – il ne s'agissait certainement pas là d'une orfèvre des plus grands créateurs de bijoux – mais forgé par la maladresse d'un bambin et mêlé à sa volonté de bien faire, il reflétait certainement la beauté simple et naturelle de ce village.

« À bientôt ! », s'exclama-t-il en laissant ses paumes glisser des tiennes où se trouvait éternellement la marque d'un sceau dédié aux esprits.

Sa silhouette se fondit dans la foule à la recherche des créatures des abysses, si profondément que la Banshee ne put retrouver sa trace d'un simple regard. Lorsqu'il parut rejoindre l’aube du sable et des graviers, elle ne parvint pas même à discerner sa silhouette.

Ce fut comme s'il avait disparu, en laissant une senteur de sel et d'écume sur tes mains.

*泡 abuku, litt. bulle, mousse, écume

***


Du côté du Daishi, ce fut le regard intrigué de Takanami qui observa, sous le couvert du doux voile de l'alcool, l'énergie avec laquelle son doppelgänger pouvait lui conter l'amour qu'il portait à sa compagne – qu'il désirait si fervemment appeler sa femme. Si ardemment, qu'il en vint à désirer tailler sa chair pour prouver la valeur de son engagement après lui avoir dévoilé l'objet qui sacraliserait sa volonté.

Ce cher Takanami manqua de s'étouffer.

« Hé, pas besoin d'aller à de telles extrémités– ! »

Mais déjà, le clone s'était envoyé en fumée. Ses débris aériens s'envolaient dans les senteurs des épices et de la nourriture sans que son vis-à-vis ne put comprendre comment une telle disparition avait pu prendre place : mais fort heureusement pour le ninja, la liqueur avait embrumé son esprit au-delà de la réalité.

« C'est donc ça, les arts des shinobis... », murmura-t-il en se rasseyant sur le banc auprès de ses camarades.

Un soupir fendit ses lèvres.

« Enfin... J'espère bien qu'il lui fera sa demande, tôt ou tard. »

À quelques pas de sa position, ce fut au tour de deux autres villageois de Matshu d'être graciés de la visite de cet individu, loin d'être étranger à leurs yeux bien qu'une certaine gêne s’installât.
Après tout, c'était eux qui avaient confié à Gansho le rôle qu'il avait joué dans l'incendie.

« Eh bien... »
« Shokuen ! », s'exclama la petite.
Un léger rire trahit l'incertitude de son père, qui suivit son impulsion. « Nagare. C'est gentil à vous de vous en faire autant, mais votre aide a déjà été on-ne-peut-plus précieuse pour nous. »

Ses yeux se plissèrent lorsqu'il l'entendit raconter son histoire, glissant une main dans les cheveux de sa fille dont le visage était mué en un air de tristesse.

« Tu sais, mon papa me dit toujours qu’on n’a jamais tout perdu tant qu'on a encore les personnes qu'on aime autour de nous ! Alors... Je ne sais pas trop ce que c'est... mais tant que tu es avec nous à Matshu, tu peux être chez toi ! », bafouilla-t-elle en peinant à trouver ses mots lorsqu'elle rétorqua à la crainte du Daishi de ne pas être pleinement un Kumojin.
« Asseyez-vous donc, mon brave. Ce n'est peut-être rien, mais une discussion de bon cœur et une nourriture fumante réchauffe parfois davantage l'âme que toute la volonté et la foi du monde. », ajouta son père en lui tendant une assiette. « Les origines ne détermine pas une personne. Un clan avide de massacre peut enfanter un bambin prônant la paix et la bienveillance ; un monde cruel peut voir naître celui qui désire le changer. Votre héritage ne vous définit pas, à moins que vous ne le laissiez faire. Vous n'êtes autre que vous-même, n'est-ce pas ? »

Il ria, avant d'ajouter :

« Un buffle a beau être né pour labourer, il demeure libre de se révolter contre les hommes et de retrouver la nature. », confia l'homme. « Nous choisissons ce que nous devenons, qu'importe ce que l'on attend de nous ou ce que le destin nous dicte. »


***


Lorsque le jeune Kentoku vint s'enquérir de l'état de ses compagnons d'autrefois – pour qui la construction des digues s'était révélée être une aventure guidée par les connaissances de sa famille en agriculture – celui-ci fut accueilli avec la ferveur d'une franche camaraderie ; d'un coup dans le dos ou d'un verre glissé entre ses mains pour trinquer, tous lui répondirent d'une même voix. Tout allait bien.

« Demain ? Déjà ? Eh bien ! Vous êtes des rapides– »
« Merci pour tout ! »

Des éclats de rires succédèrent à leurs envolées lorsque la ferveur du banquet s'instiguait en eux comme un instant de quiétude et de recueillement, où la vie comme la mort pouvaient être vénérées sans la peine et la douleur qui leur étaient d'ordinaire si associées.

Aussi, lorsque Gansho revint sur ses pas pour retrouver les abords du littoral, la mine grave bien qu'apaisée par les chants et les couleurs qui se reflétaient devant elle – après tout, il lui était difficile de se défaire des révélations de la Foudre – elle remarqua à son tour l'arrivée du soldat des Nuages. Son échine s'inclina, comme toujours, avant de lui prodiguer les informations qu'il avait pu recevoir.

Elle hocha la tête, simplement.

« Je vois. Je ferais parvenir une missive à votre Ombre après tout cela, afin de le remercier de son aide comme de la vôtre. », déclara-t-elle en observant le morceau de papier guidé entre ses mains par son vis-à-vis.

La matriarche l'observa simplement, du coin de l'œil, lorsqu'il s'avança, son visage paré de toutes les reliures de la gêne et de l'incertitude. Elle le vit plonger son regard dans les vagues – un geste que tant des leurs avaient pris l'habitude de faire lorsque leurs psychés ne pouvaient répondre seules à ce qui les taraudaient, comme si, au fond des abysses, se trouvaient l'écho de leur salvation.

Aussi, elle lui fut grée de ne pas interrompre cet échange avec lui-même : lui laisserait tout le temps qu'il lui faudrait pour trouver la force de placer les mots qui tenaient sa langue muette en fières déclamations.

Un fin sourire se glissa sur les traits de la femme âgée lorsqu'elle entendit ses dires. C'était si naturel, si humain... si habituel, lorsque l'on était mis face à l'immensité d'un Dieu qui paraissait nous dépasser. « C'est si étonnant de se faire prouver l'existence de quelque chose qu'on pensait impossible », oui... Isonade avait de cela, comme toute entité propre à l'éther et au spirituel, de guider même les plus ardents défenseurs de la science, les Kumojins, à cisailler leurs certitudes face à l'inexplicable.

« Votre crainte est légitime. Pour des hommes qui avons appris à croire en ce que nous voyons et percevons pour survivre, à penser que la réalité n'avait d'existence qu'à travers nos sens, ce que nous ne pouvons ni expliquer, ni catégoriser nous effraie. L'inconnu. L'ignorance. Tant de choses auxquelles nous ne pouvons faire face car nous ne savons comment agir. »

Son regard vint croiser le sien, lorsqu'elle glissa son visage vers lui.

« Mais vous pouvez me prêter un peu de foi lorsque je vous dis que vous n'avez rien à redouter d'Isonade. La Prêtresse est une femme d'anthologie, qui guide les pas de bon nombre de ses fidèles et pour qui j'éprouve un profond respect, mais je ne l'ai jamais rencontrée : j'ignore jusqu'à ses intentions. », cela ne vous étonnait pas, venant d'une matriarche qui vous avait montré à plusieurs instants combien elle jugeait davantage les actes que les paroles, combien il lui fallait croiser le chemin d'un homme pour juger de son caractère. « Puissent-elles être bénéfiques ou mauvaises, elles ne reflèteront jamais véritablement celles de la mer. »

Ses sourcils se froncèrent, toutefois, lorsqu'elle le vit soulever le tissu qui recouvrait son échine – cet endroit même où il lui avait confié qu'une marque avait été imposée sur sa chair par cette Envoyée. Et tandis qu'elle observait finement les tracés de ces détours comme pour en discerner le sens, ses yeux s'écarquillèrent finement. Elle n'était ni choquée, ni horrifiée... simplement surprise.

« En effet. Ce sigle ne m'est pas étranger. Pour être franche, il m'a déjà été donné de l'observer par le passé. », sa main s'approcha du dos du Kentoku sans pour autant le toucher, à quelques centimètres de distance comme pour retracer ses détours du bout du doigt et l'aider à s'en remémorer les souvenirs. « C'est un symbole lié aux âmes bénies par Isonade, pour quiconque le recevrait. »

Elle fronça les sourcils, à nouveau, sa mâchoire se serrant à peine face à l'inconfort qu'elle ressentait à sa lecture. D'un simple coup d'œil, vous pouviez deviner qu'il ne lui était pas aisé de la traduire.

« Il signifie, de façon très littérale, une expression parmi les nôtres ; « En leur présence »... Non. « En sa présence, il brillera de tous ses feux ». »

Sa main se retira de l'ombre de son échine, revenant longer son corps par une douce habitude.

« Ce n'est qu'une traduction imprécise, je le crains. Une partie de mes souvenirs me fait défaut à ce sujet, c'est-là le mieux que je puisse faire. »

Mais ce fut avant que l'arrivée du Daishi ne perturbe l'attention de l'intéressée. Ses yeux élevés vers le rivage où se tenait le banquet, elle vit sa silhouette affolée hurler son nom jusqu'à s'en époumoner, inquiet de son absence. D'un soupir, elle invita le Kentoku à se rhabiller d'un geste de la main avant de s'avancer vers son comparse.

« Allons, allons, cessez de vociférer de la sorte, je n'ai rien. Il me fallait simplement prendre un peu de recul ; un moment de solitude ne blesse personne. »

Elle adressa un simple regard derrière elle avant d'ajouter :

« Je vous laisse désormais. Nous nous reverrons à l'aurore. »

La matriarche laissa ses pas guider sa course, dans l'écho du souvenir d'avoir pu discerner la marque des bénis d'Isonade.


***


Un rire trahit le couvert de ce spectacle de bulles et de musique : celui d'Asanagi, dont ses ongles se défaisaient doucement des cordes de son koto. Sa paume vint gratifier le sommet du crâne de l'un des enfants assemblés autour d'elle avant de délier ses genoux de leur position, se relevant à demi – comme pour ouvrir le carcan protecteur de l'instrument et l'y replonger pour prévenir toute cassure.

Mais pendant un instant, son mouvement s'arrêta. Ses doigts demeurèrent sur le sommet du battant, observant l'intérieur d'un regard arrondi par une agréable surprise.

« J'avais presque oublié... », murmura-t-elle doucement.

Sa dextre s'éprit d'un document éprouvé par les âges, glissé parmi d'autres au fond de l'objet comme s'il était doté de toute la préciosité du monde à ses yeux ; et d'un seul coup d'œil, son attention vint trouver la silhouette de la jeune envoyée des Nuages, seule, au loin parmi la foule.

Sa silhouette se redressa totalement tandis qu'elle refermait du bout des doigts l'étui modeste de son koto.



« Minako ! »

La voix d'Asanagi héla le nom de la jeune femme lorsqu'elle se rapprocha d'elle tandis que les festivités touchaient à leur fin. De tout le naturel avenant qui lui incombait, elle vint élever devant sa vis-à-vis l'ombre d'un papier teinté par le temps, qu'elle affubla de quelques paroles ;

« Je crois me souvenir que vous m'aviez confié que vous et votre compagnon étaient musiciens. Ce n'est pas grand-chose... mais j'aimerai vous faire cadeau de ceci. », dit-elle en lui offrant l'objet, paume tendue. « Il s'agit d'une partition passée de mains en mains aux habitants de Matshu depuis plusieurs décennies ; j'ai cru comprendre que vous étiez native des alentours des littoraux tout comme nous, alors... il est tout naturel que vous n'en héritiez à votre tour. »

Un sourire accompagna les mots qu'elle lui adressa.

« J'ignore si elle sera à votre goût, auquel cas, je crains que la revendre n'aurait que peu d’intérêt à moins que vous ne connaissiez peut-être quelqu'un qui serait friand d'objets de collections. », déclara-t-elle assez gênée. « Pour nous autres, Matsujins, elle est au contraire ô combien précieuse. Nos ancêtres nous confiaient souvent qu'elle nous permettrait de converser avec les esprits, mais j'ignore si cette légende est vraie. De nos jours, nous ne la jouons qu'en guise d'offrande à Isonade, à l'aurore comme au crépuscule. »


partition étrange


« Je pourrais vous aider à la déchiffrer, si vous éprouvez une quelconque gêne à sa lecture. »

Mais la jeune femme remarquerait bien vite qu'elle était capable de lire ces symboles comme si elle avait appris chacun d'entre eux depuis l'enfance, sans que quiconque ne lui inculque pourtant un tel savoir. C'était-là une simplicité déconcertante, aussi fluide que le courant de l'eau calme.

Pourtant, elle n'avait aucun souvenir d'avoir jamais observé ces sigles au cours de sa vie.

Le visage d'Asanagi se tourna vers ses comparses, brièvement.

« Le banquet se termine. Je vous retrouverai demain à l'aube pour la cérémonie. », murmura-t-elle en déposant une main bienveillante sur son épaule avant de rebrousser chemin vers les enfants comme les instruments.


***


Au lendemain d'un banquet ayant rassemblé les âges comme les étrangers, la plupart des dispositions qui lui furent dédiées devinrent les reliques de son existence, entreposées près des alcôves ou des auberges en reconstruction, sur le flanc du dispensaire. Quelques matières éparses demeuraient encore sur les tables, quelques verres en osier vert où restait un fond de breuvages, là où l'ombre des festivités s'était profilée la veille.

Mais à la venue de l'aube, bien d'autres aménagements avaient été fait : car en ce jour, les Matsujins rendraient honneur aux leurs, aux morts que la colère d'une Tempête avait emporté dans son sillage. Ces nouveaux rayons solaires, tamisés par la quiétude de l'heure et des nuages, amèneraient avec eux le réconfort d'avoir placé le futur sous l'égide de leur cérémonie à venir.

Et pour cela, Gansho, tout comme Asanagi, se tenaient au-devant des littoraux, face à un navire dont le pont, semblait-il, était couvert de linceul blanc : ceux-là mêmes qui recouvraient dignement les faciès des défunts attendant la liberté des flots.

Lorsqu'elles vous virent arriver tous les trois, ce fut d'abord la voix de la plus jeune qui vous parvint.

« Vous êtes venus ! »

Son regard s'éleva vers celui de sa mère, d'un mélange de spiritualité, de mélancolie et de gaité à l'idée qu'ils ne les accompagnent lors de ce rituel. La matriarche fit un pas vers vous, pour vous rejoindre.

« Peuple de Kumo, je vous remercie de votre présence. Profitez du début de l'aube pour terminer vos derniers préparatifs... nous embarquerons dans moins d'une heure. »

Son attention se déposa sur le Daishi, comme si elle se remémorait un détail à son sujet, les yeux légèrement plissés.

« Je crois me souvenir que vous éprouvez une crainte profonde pour l'eau, enfant des nuages. L'océan est ce qu'elle détient de plus profond et de plus incertain ; si vous pensez ne pas pouvoir supporter le voyage, vous pouvez rester parmi les nôtres sur la terre ferme. »
« Après tout... Ce banquet a fait de vous de véritables Matsujins. », glissa-t-elle avec un fervent sourire en regardant les villageois demeurés aux alentours du littoral, ou ceux que le sommeil ne pouvait empêcher de poursuivre les reconstructions, poussés par une hâte dévorante. Ils agissaient comme si les envoyés de Kumo étaient des leurs, sans regard ou inquiétude en leur présence.


récapitulatif:
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Kentoku Akio
Kentoku Akio

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Jeu 17 Fév 2022 - 10:45
La soirée s'était terminée sur les quelques paroles de Gansho. Elles avaient ravivé un peu plus encore la curiosité d'Akio sur le présent qui était sien désormais. Briller de tous ses feux en sa présence ? Aussi étrange la prophétie était-elle, le sens caché qu'elle possédait venait se croiser avec les premières pensées du Chûnin. Les appels qu'il ressentait du fond de l'océan, ces visions et cette ombre massive. Etait-il désormais connecté à une entité supérieure ? Restait désormais le plus important : trouver sa place.

Le sommeil fut léger, la fatigue accumulée depuis plusieurs jours, qu'elle soit physique ou morale, avait fait son oeuvre et le Céleste s'était effondré comme un bébé, préférant néanmoins partager le toit de fortune de ceux qui avaient perdu leurs habitations, comme une preuve de plus de son implication dans le fier peuple de Matshu. Il avait monté quelques murs de roche, avec son doton, pour les couper des courants d'air, rendant le tout acceptable, avec l'aide d'un bon feu au centre de la pièce. Toute la nuit, il le tint allumé, ne cessant de le nourrir de bois pour qu'aucun ne ressente le froid.

Lorsque le soleil vint percer les paupières, tous se levèrent à peu d'intervalle. Cette journée marquait la fin de la présence de Kumo, de leur présence, au sein du village côtier, mais également de la cérémonie d'adieux aux défunts. Au large du rivage. Les fières Dames de Matshu attendaient les shinobis au devant de l'embarcation funéraire, pour leur annoncer que dans moins d'une heure, le rituel commencerait et que tous lèveraient l'ancre en direction de l'Océan. Akio remercia Gansho du délai qu'elle leur laissait pour mettre à plat leurs dernières tâches, encore en suspens. Le premier réflexe pour le Kentoku fut d'aller à la rencontre des ouvriers, pour certains déjà à la tâche, en attendant la cérémonie. Le chantier avançait, et bientôt ils auraient fait place nette aux nouvelles structures que les artisans de Kumo allaient façonner.

- Mes amis, j'espère vous avoir apporté ce que vous attendiez de nous. Les artisans de Kumo sont de brillants travailleurs, vous vous entendrez à merveille. Je vous remercie de votre accueil, et si vous passez par Kumo, n'hésitez pas à me faire demander.

Après une révérence légère mais respectueuse, le Shinobi détourna les talons, se dirigeant vers son emplacement de fortune afin d'y rassembler ses affaires. Entre temps, il déambula sur ce qui allait devenir les futures cultures de Matshu, au sol jonché de cendres des anciennes granges, rendant le tout fertile. Il observa également le réservoir d'eau potable, qui servirait à irriguer le tout, puis il passa, souriant, les marquages placés au sol, en prévision de la construction des nouvelles habitations, et d'un projet plus grand encore : celui d'un hall de marché, où tous pourraient vendre les denrées aux voyageurs et aux curieux. Le reste des projets appartenaient au peuple Matshujin.

C'est prenant tranquillement sa collation, face à la mer, qu'Akio laissa le temps défiler jusqu'à l'heure fatidique. Le village avait peu à peu déserter ses occupations pour se rendre près de l'embarcadère. Tous ne prendraient pas la mer, mais chacun voulait rendre un dernier hommage aux leurs, emportés par la colère de l'esprit du Tonnerre. C'est délicatement que le jeune garçon se fraya un chemin jusqu'au pied du bateau, suivant ensuite humblement Asanagi et Gansho.

Le garçon sentit en lui une réelle peine à la vue des morts, aussi inutiles que terribles. Ils avaient tant payé pour l'incapacité de Kumo à protéger Kaminari. Il avait eu beau dire que sa génération allait changer les choses, il ne l'avait jamais autant pensé qu'en cet instant précis. Lorsqu'il prit place sur le bateau amarré pour eux, il cessa de garder sa posture droite, laissant ses genoux reposer sur ses cuisses, le dos vouté, en pleine réflexion. Etait-il réellement à sa place ? Ne pouvait-il pas faire plus que ce qu'il avait déjà réalisé, que ce dont il était persuadé être sa vocation ? Les dernières épreuves qu'il avait pu traversé avaient déjà pu le faire douter de son destin, il était désormais évident que sa mission allait bien plus loin que le simple service d'un shinobi.

Se dressant aux côtés de Gansho et d'Asanagi, il les interpella en douceur, avec un ton sobre et juste, qui coincidait avec la dureté du moment.

- Mes Dames, si un jour vous étiez amenées à vous rendre à Kumo, je serais ravi de vous y accueillir et de vous montrer ô combien son peuple œuvre pour réparer ses torts. Je vous remercie en tout cas de votre accueil, et devant cette assemblée je fais la promesse solennelle d'être toujours présent pour vous et les vôtres.

Humblement, il reprit sa place initiale, attendant patiemment que la cérémonie débute, bientôt rejoint par Minako, qui était elle aussi conviée au cérémonial.

Résumé:
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Zaiki Minako
Zaiki Minako

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Ven 18 Fév 2022 - 22:12
Minako remercie l’enfant, Abuku pour le présent. Elle est toujours dans le flou mais elle est ravie d’avoir pu parler avec lui. Elle sent de la chaleur sur tout son bras, mais pas n’importe laquelle : il s’agit de celle de ses esprits ancestraux, qui sentent la présence de l’enfant qui ne relâche pas sa main. D’une part, Samanosuke, agissant comme un guide spirituel, protecteur, et d’autre part Nobunaga, un ancien capitaine de pirate, celui qui est sensible à ce culte de Isonade et tout ce qui touche aux littoraux. C’est d’ailleurs de ce valeureux pirate dont Minako avait parlé à ce petit, la première fois qu’ils se sont croisés, lorsqu’elle a expliqué la provenance du tatouage. C’est alors qu’elle vit l’enfant aller vers les animaux marins et semble disparaître, telle l’écume sur le littoral.

Ne pouvant plus voir où est passé ce petit garçon, la demoiselle reprenait place auprès de son cher et tendre Ken. C’est alors que Asanagi lui tend une relique : une partition ancienne apparemment capable de faire en sorte de communiquer avec les Esprits. Alors que Minako remercie la fille de la matriarche, elle vit le visage de son doux compagnon se remplir du poil noir du buffle qui est en lui, alors immédiatement celle-ci lui caresse la joue pour tenter d’apaiser l’animal, de sa main droite, là où le sceau du lycoris et du papillon sont présents, comme si ses esprits pouvaient tenter de le calmer, surtout l’esprit insatiable. Elle lui murmure à l’oreille.

« Chhhht, calme toi Kiwe’an, calme toi… rassure -toi, cette partition est pour nous deux car nous ne formons qu’un à travers nos chants… »

Elle avait inventé le nom de Kiwe’an pour parler de ce buffle car selon une histoire, celui-ci faisait partie des animaux totem du clan primordial d’onkyotonka, dont les détenteurs de cette capacité sont les descendants lointains. C’est sur ces mots que son bien-aimé arrive à reprendre le dessus sur la créature. S’ensuit une fin de soirée intéressante, la lecture de cette partition à deux pour l’apprendre. Une partition au taiko, voilà qui est fort intéressant pour la jeune femme.

« Ils la jouent au crépuscule ou à l’aurore en offrande à Isonade, il est donc pertinent qu’on puisse la jouer à deux. Dame Asanagi ne verra aucun inconvénient à cela. »

Le lendemain. La jeune banshee admire l’horizon, ce littoral lors du lever de soleil. Humy lui semble encore si lointain mais pourtant si proche. Elle aimerait un jour y retourner et voir ses amis. Les souvenirs de cette troupe de pirates avec qui elle a vécu pendant les dix premières années de sa vie lui donnait le sourire. Et pourtant, elle sait qu’aujourd’hui est un jour important, la cérémonie funéraire sacrée ne devrait pas être compromise par ces pensées parasites.

« Ken, si tu veux venir pour qu’on joue cette partition en offrande à Isonade pour accompagner leurs âmes jusqu’à elle… Tu joues mieux que moi, ça lui plaira davantage. » propose-t-elle à Ken. Puis elle rejoint Akio, qu’elle n’avait pas trop eu l’occasion de croiser la veille durant le banquet, partition en main, visiblement apaisée, bracelet de coquillage autour du poignet, en attendant que l’on lui prête un taiko qu’elle a demandé à avoir le temps de la cérémonie.

« Parait-il que toute personne pouvant écouter cette ode ancienne peut communiquer avec les esprits, mais maintenant elle est jouée en offrande à Isonade, si Ken est prêt il pourra la jouer, sinon je me débrouillerai avec un taiko. »

Bientôt la fin de la souffrance Mashujin, bientôt, une page tournée pour la population meurtrie par l’ancien samourai, une renaissance pour le peuple. Une Minako grandie car elle voit le bonheur qu’est de pouvoir les soutenir via cet art qu’est la musique. Une Minako en paix avec elle-même, pleinement confiante. Si certains jours elle s’embrase de son feu incandescent, pour d’autre, le feu de sa passion danse via la mélodie de ses émotions.

L’Ode Ancienne est la première d’une collection d’artéfacts lié à son art. Un but ambitieux pour la jeune femme mais jusqu’où pourrait-elle aller pour ce faire ?

HRP
Minako est enjouée par cette partition et se demande si elle ou Ken ne la jouerait pas le lendemain en guise d’offrande à Isonade et pour guider les âmes défuntes jusqu’à elle. Elle demandera à avoir un taiko pour pouvoir la jouer.

Une magnifique narration,
Rendant que plus belle la mission,
Remerciement à foison.
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Daishi Ken
Daishi Ken

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Dim 20 Fév 2022 - 22:46
Ken discuta avec grand plaisir avec le père et sa fille. Il fut surpris qu’ils soient gênés. Avait-il bien fait de venir leur parler ? Il fut reçu avec un silence gênant. Ken cru comprendre qu’il était de trop. Toutefois, la fille cassa ce silence pesant en prononçant le nom de Shokuen. Était-ce son nom a elle ? Il eu confirmation quand l’homme ria légèrement pour se présenté sous le nom de Nagare.

Il apprécia que l’homme recueillit avec tellement d’intérêt son histoire. Il ne comprenait pas pourquoi il s’était autant livré. Sans doute les délices de l’alcool. Cependant, cela lui fit un bien fou. Ca se voyait que l’on était pas à Kumo içi. Matshu était bien plus ouvert. À l’écoute. Ken adorait parler de lui. Il se sentait étrangement comme en famille. Alors que. Quasi vingt ans à Kumo, il avait encore le sentiment d’être un étranger. C’était encore pire depuis la mort de mamie Grisou.

Shokuen lui dit que temps que l’amour etait là, alors, rien etait perdu. Ken écarquilla les yeux. C’etait tellement vrai. Il en tomba des nues.

— Shokuen… tes mots me bouleversent… Je me faisais d’ailleurs la réflexion que j’ai quasiement dix huit ans tu vois…. Ben en dix huit ans la-bas. A Kumo. Je me sens encore un étranger pour la plupart d’entre eux… Je me montre comme je me montre là. Ben il n’y à rien à faire, je demeure un étranger pour la plupart. Akio d’ailleurs, je ne le connais que depuis peu. Comme tu peu le voir, nous ne communiquons quasiment pas ensemble et si tu as un doute, observe nous bien... Depuis notre arrivée, on a du échange aller…. Deux heures de conversations… ? J’ai l’impression de ne pas être à ma place, d’être un éternel perdant.

Depuis que je suis arrivé. Je me sens un autre homme, comme si Matchu avait un pouvoir étrange, comme celui de nous révéler tel que nous sommes en vrai…. Je me verrais bien passé des années en votre compagnie. Peut-être pourriez vous m’apprendre à nager ? HAHAHAHA. Non mais vraiment, je ris, mais c’est vrai. Plus je grandis, plus je me demande si j’ai ma place là-bas…

Nagare remonta le moral a Ken en lui proposant de partager encore un peu de banquet avec eux. Ken alors ne se fit pas prier et se laissa tomber par terre. Ployant une jambe en arrière, son postérieur toucha le sol sans douleur. Ken accepte l’assiette de bon coeur et écoute le sage avec intérêt.
« Vous soulevez un détail intéréssant Nagare san. C’est vrai que je suis Ken Daishi, et personne d’autres que moi peut être Ken Daishi… mais je me demande. Si me place n’est pas a Kumo, alors où se trouve t’elle ? Ici a Matshu, j’étais venu apporter mon aide, mais c’est vous qui m’aidez… Chaque une de mes actions même celle de repousser ma….. peur…. De l’eau… Tout cela défini qui je suis. J’ignorais même que j’étais capable de repousser mes limites a ce sujet. Finalement, c’est vous, Matshu, qui êtes venus a mon secours. Ce soir je renais en une personne plus forte, plus courageuse. Un jour qui sait… peut être que je saurais comment nager ?


Ken resta interdit lorsque Nagare, le sage, lui parla d’un buffle d’eau né pour labourer, est libre de se révolter pour retrouver sa nature cheri. Ken se retrouvait dans cette histoire. Si il en avait ras le cul que Kumo le vois comme un eternel perdant, qu’attend t’il pour se révolter ? Il n’a qu’a au pire, prendre ses bagages et de partir. A voir…. Il fallait méditer la dessus. Au pire devenir un vrai Matshujin ?

***

Ken inquiet héla Gansho de plus en plus. Il se senti idiot quand il la surprit avec Akio, ou plutot, c’est elle qui en avait marre que Ken hurla son prénom. Peut-être a-t-il gâché un moment de complicité voir un amour naissant. Son esprit imagina alors Akio torse nue sous la lune allongé avec Gansho dans ses bras. Elle qui lui dirait « Hummm Ce n’est pas un massage très précis, je le crains. Une partie de mes souvenirs me fait défaut. C’est le mieux que je puisse faire. Au pire, embrasse-moi mon Akionounet, réchauffe-moi j’ai si froid mon cachalot de sel ».

Ken souria mais l’effaca immédiatement. Il venait assurement de faire une terrible erreur. Il ne savait pas quoi ajouté pour s’excuser. Comment pouvait t’il deviner qu’elle passa du temps « seule », avec Akio. Si elle est avec Akio elle n’est pas seule !!!

— Faites de beau rêves Gansho san… excusez moi encore….

Ken resta proche d'Akio attendant que Gansho soit loin et lui dit ce qui lui brûlait de lui dire.

— excuse-moi Akio, j’ai fait une boulette apparemment… Alors… elle est comment ? Vous avez fait des choses… ? Depuis qu'on est à Matshu et que vous, vous êtes vue, vous êtes toujours collé ensemble.... Alors oui tu me diras c'est pour la mission... mais la mission ne concerne pas que Gansho il me semble...

Aller tu peux me le dire… Je vous ai vue… c’etait intense… Nan mais vraiment pardon, si j’avais su, je vous aurez laisser…. Au pire va dormir avec…. Elle à l’air célibataire… bat le fer tant qu’il est chaud !

Aller merde ! Je veux dire, regarde Minako et moi…. Tu crois que j’ai fait comment pour qu’une déesse comme elle s’intéresse a moi ? FONCE MON GARS ! Tu sais où elle va… Je suis sûre que c’est une célibataire endurcit. Tu as toutes tes chances. A Kumo tu as personne il me semble non ? Tu as quoi à perdre ?

Aller aller aller !!! fait moi plaisir… tu es pas de la jaquette il me semble non ? Ben alors tu attends quoi ?


Ken sentait qu'il allait trop loin, les blagues les plus courtes... Ken souris en lui faisant un clin d'oeil et lui dit avant de lui même aller dans sa tente conjuguale

—Bref, je te laisse méditer. Je te taquine, mais tu serais con de ne pas tenter, sa se sent qu’elle est à fond sur toi !!! Tout le monde la vue !!!! Depuis que l’on est arrivé, tu es scotché avec elle, On a eu aucun ordre de ta pars depuis un sacré moment, pourtant tu es le chef d’équipe... D’ailleurs je ne serais pas venu….

J’espère que tu feras le bon choix et que tu ne dormiras pas seul se soir….


***


« Minako ! » Ken sursauta. En entendant le nom de Minako. Elle ne voyait donc pas qu’elle dérangeait ? Cela dit, trop curieux, Ken se leva et alla avec sa femme, voir de quoi il s’agissait. Elle lui fit part alors de se souvenir que Minako et lui sont Onkyotonka, La femme alors remit un parchemin a Minako, une musique. Ken aussitôt se gratta la joue.

Une partition capable de parler avec les ésprits n’avait rien d’un cadeau anodin. Ken se surprit a bouillir intérieurement. C’etait du déjà vue.

Lorsqu’ils ont combattu Keisuke lors du tournois des gennins. Ken malgrès ses excentricités avait permis a Minako de briller. Non seulement il avait joué Kusuri no Taïsen qui lui avait permit de surmonter sa douleur, mais en prime, il avait glissé trois coussins sous ses pieds qui permis à sa femme d’asséner le coup décisif à Keisuke.

Résultat ? Minako promu au Kubyuu, Ken n’eut que des insultes…. Soi-disant immature.

Il se souvient aussi d’ Hideko, il a tout fait pour se lier d’amitié avec elle. Lui la adoptée tel la sœur qu’il avait toujours révé alors qu’elle le repoussa comme un mal propre. Ne le considérant à peine comme un compagnon.

Il se rappelle de Aizen qui a pris Minako sous son aile ne prenant aucune attention, ou a peine, à Ken… A cause de qui d’ailleurs, il est passé en jugement par l’honorable Akagi. Une fois encore, il porta le chapeau a Minako pour qu’elle, elle puisse briller. Elle n’aurait pas perdu pied, il n’aurait jamais assassiné l’homme qui le forca a subir pareil sentence.

Maintenant à Matshu…. Le shemas se répétait… Il avait calmé la révolte naissante, organisé le meilleur banquet qu’ils aient jamais connus depuis sans doute des années. Pourtant, c’est Minako qui est récompensée. Qu’a t’elle fait ? Être nait non loin d’ici…

Ken n’en avait que faire du parchemin, même si il devait l’avouer, il lui aurait été d’une aide précieuse pour son avenir. Lui qui étudie les plus grand Genjutsu du monde ninja !!!! Un pareil trésor d’ingéniosité, elle ose appeler ca. « Cadeau anodin ». Ken serra les dents, une main a son visage.

Non pas encore…. PAS TOUT DE SUITE NON…..

Insulté un tel trésor de cadeau andin. Elle devait mourir pour une insulte pareil ! Un genjutsu qui permet de parler aux morts est un bien inestimable. C’etait trop pour Ken. Il pleura de douleur. Il voulait s’écarter de la foule. Lui l’eternel perdant, une fois encore, Minako reçus les honneurs, une fois encore, elle brilla grâce à lui, qui n’avait rien obtenu à pars un maigre merci. C’est surtout cet insulte envers le genjutsu qui etait de trop. Il senti comme un pellage prendre place sur son visage.

Il allait tomber a genou de douleur, quand il senti une douceur a sa joue, le caresser affectueusement. La sensation était une pommade. Un vent frais, une brise, enfin comme une rosée. La main de Minako si froide et si douce. L’animal ferma les yeux. Mugit de contentement, et s’en alla comme il est venu. Elle lui dit. « Chhhht, calme toi Kiwe’an, calme toi… rassure toi, cette partition est pour nous deux car nous ne formons qu’un à travers nos chants… ». Comme pour lui demander pardon. L’animal posa son muffle contre sa main. Ken alors reniffla la main de Minako. Son odeur l’envahi, le transcende. Il s’adoucit de plus en plus. Minako sentait tellement bon, C’était encore plus fort quand Kiwe’an était de sorti. L’animal avant de partir frotta sa joue sur la main de Minako pour qu’elle s’imprègne de son odeur musquée. Une parade amoureuse qui consistait à s’échanger leurs odeurs.

Ken bien vite, fut de retour. Ainsi elle n’avait pas totalement compris les raisons de sa fureur. Elle avait en partie raison, il devait l’avouer. Même si il avait grandi. Ses anciens démons revenaient parfois. Sa jalousie était connue de tous ou presque tous. Elle agaça de nombreux Kumojin. Cependant il s’agissait belle et bien de cet insulte fait au genjutsu qui etait la cause de cette catastrophe évité de peu.

Le semi-homme, sans doute par peur de s’énerver encore, préféra ne rien ajouter. Il grogna un peu quand elle posa la main sur Minako, mais ne dit rien. Il regardait ses chaussures un peu honteux. Depuis que l’animal qui sommeillait en lui s’eveilla petit à petit. Il avait de plus en plus de mal a garder le contrôle de ses émotions. Il ne fallait insulter aucun Genjutsu devant Ken.


***

Le soir venu, aprés s’être excusé, le couple d’amoureux ne profitait pas encore de leurs moment de solitude. Trop excité par le parchemin. Ken avec l’aide de Minako pris son carnet et nota les dessins. Il y avait quelques soucis. Il n’y avait pas de note… Juste des endroits avec des annotations. Ainsi, ont pouvaient lire où frapper, frapper vite, mitrailler ou fort ou même arrêter de frapper une indication semblait difficile puisqu’il fallait frapper d’une certaine précision et effectuer un déssin bien précis avec les mains. Le son devait être parfait d’une execution frolant le génie. Cette partition etait une œuvre d’art.

Comment cette imbécile à pu cracher sur un bijou de perfection, de raffinement, pareil…. Heureusement que tu ma arrêté, je te lui aurait décollé les oreilles en passant par la mâchoire.

La fin Ken comprit le kanji comme indiquant CODA. Le coda était la phase finale d’une œuvre. Le summum, la quintessence. C’est a se moment précis, si le genjutsu était réalisé à la perfection, que la personne pouvait parler a ses aïeules. Qu’avaient donc ses notes de si particulier pour permettre la décorporation ?

Demain, j'irais demander un Taïko, sans Taïko jouer la partition serait impossible sans Taïko… Comment fournir la même finesse avec un Diz… HOOO… je n’avais jamais crus que l’instrument avait son importance en Onkyoton !!! Je joue du Dizzi comme je jouerais du Shimazen ou mon grand-père du violon…. Tu te rend compte !!!! Nous serions plus fort avec notre instrument totem… J’ignorais qu’un instrument etait aussi important en Onkyoton et toi ? Dit t’il en observant le Kazu de sa femme. Apparement elle pensait comme lui. Il pourrait se tromper cela dit.

Ken allait proposé a Minako d’aller se coucher, quand soudain, un Kanji étrange attira son attention. Il etait discret et caché a coté de « CODA » Ken se rendit compte que le coda ne représentait pas que le signal musical mais également un nom… Partant de cette pensée, il n’en dormi presque pas de la nuit mais fini par percer le dernier mystere du parchemin.

— SATOSHI CODA !!!! m…. m… mon aileuil… est ce que je m’appelle en réalité Ken Coda ?


***

Ken, au petit matin, se reveilla trouvant sa femme contre lui. Il eu a peine le temps de dire bonjour qu’il fallait repartir en mission. A dire vrai, il avait les yeux qui avaient à peine dégonflé de fatigue. Ken vit Matshu différente, elle avait une tout autre allure le matin. Plutôt jolie mais ayant perdu un peu de son charme. Seul les vestiges des festivités etaient là pour témoigné de son bonheur distillé dans le coeur de tout les Matshujin. Ken passa du temps avec son Isonade. Ken accepta l’invitation déguisé de Minako. Elle jouait divinement bien. Mais elle pretexta le contraire pour l’inciter à monter à bord. Ken compris son jeu et accepta d’affronter l’ocean. Pour Minako il irait jusqu’a se battre contre l’homme au chapeau avec juste ses dents.

Les maîtresses des lieux étaient là face au cauchemar de Ken, un navire couvert d’un linceuil blanc. Mais c’est le bruits des ressacs qui effraya l’homme. Ken fut surpris de ne pas avoir vue Akio à leurs cotés. Ce dernier avait donc sois refusé la couche de Gansho, s’est fait jeté, ou a utilisé un quelconque moyen céleste pour finir rapidement son œuvre. Ou alors, pour une raison obscure, ils ont décidé de garder leurs relations intime secrète. Ken fixa Akio avec un air à la fois déçus et impatient. Un regard interrogateur. « Alors tu as conclu ? ». Cela dit, se n’etait pas le moment de parler de ça. Peut être quand la mission sera fini ?

Tandit que l’une semblait gourde, surprise que le trio vienne, au point de s’éxclamer comme si c’etait une surprise pour tout le monde. Ken se dit « Non. Tu vois je suis encore dans mon lit coconne... ». La femme d’Akio fut reçu par Ken avec plus de respect. Du a son rang mais encore gêné d’avoir dérangé les amoureux. Le couperet tomba d’un coup net, ils partiront dans moins d’une heure. Ken dégluti et Gansho semblait l’avoir vue, s’approchant de lui pour lui parler de sa peur de l’eau et de ne pas accepter de monter à bord. Ken alors s’inclina.

— Dame Gansho, avant d’etre l’homme que je suis, je suis avant tout un ninja de Kumo. Il n’y a aucun lâche dans nos rangs… Oui j’ai peur de l’eau, mais si tel est ma mission alors je voguerais. Je sais que mes compagnons seront présent pour m’épauler dans cette dur épreuve. J’ai crus comprendre que c’etait pour vous, un souhait que nous soyons tous présent durant cet évènement. Que serais je si j’attendais mes compagnons queue entre la jambe. Je serais la honte de Kumo. Akio compte sur moi. Minako aussi. Matshu et peu etre Isonade aussi.

Asanagi sur enchéri en disant que le banquet les avaient unis comme de veritable Matshujins. Ken se tourne vers elle. Minako lui dit que si Ken n’etait pas prêt alors elle se débrouillerait sans lui. Ken pris cette phrase comme une gifle. Sans doute que Minako a voulu le frapper dans son amour propre afin qu’il accepte de monter a bord ? Elle fit mouche !

— Si je suis un Matshujin, alors ma place est par mis l’océan, par mis Isonade n’est-ce pas ? Comment peut ton s’appeler Matshujin et refuser d’aller en mer ? Si je m’écoutais je refuserais d’aller en mer. Mais je me dois d’être fier et fort…. Pour vous, j’affronterai tout les danger. Qu’Isonade m’ accueille si c’est mon heure !

Ken fit mine de réfléchir mais en réalité, il trembla de peur. Akagi lui avait déjà fait une épreuve de l’eau en jouant les noyés. Ken avait affronté une fois l’eau, pourquoi pas refaire cet exploit ? Il écouta également Akio « Ravis de vous y acceuillir » « merci pour votre acceuil » « La promesse de toujours être présent pour elles. » L’esprit tordue de Ken, ni une ni deux, crus comprendre que Gansho etait la bienvenue chez lui, dans son logement. Il préféra ne pas relever. Il se contenta de sourrire.

— Que dire de plus, Akio, mon chef à tout dit. Vous êtes d’un acceuil exceptionnel, et je me porte garent pour que Kumo vous reserves au moins le même acceuil. Je serais heureux de jouer à nouveau pour vous.

Ken prit de l’air un peu géné.

— Par contre, en parlant de jouer. Nous aurons un problème… J’ai un dizzi ici présent… la partition exige deux taïkos. Vous n’en auriez pas par hasard.

Au large, le dernier clone de Ken observait la scène au loin. Il sera le soutien de Ken temps que la distance le permettrait afin de l’aider a affronter les premier roulis de la mer.


Spoiler:
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Narrateur
Narrateur

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Ven 11 Mar 2022 - 23:55

Gansho
cheffe de Matshu
Asanagi
fille de Gansho

Dans l'ombre des échos de voix enjoués des Matsujins hélés par l'envoyé de la foudre quelques instants plus tôt, les paroles qu'il adressa au duo affublèrent les lèvres de la plus jeune d'un savant sourire – de ceux qui n'étaient peints par nul autre orfèvre que la plus franche des reconnaissances. Si elle avait pu être quelque peu troublée la veille par les actions corrompues de colère de l'un d'entre vous, la nuit comme la douceur qu'avait démontré sa compagne chantante avait su apaiser ces folles craintes.

« Vous avez déjà fait beaucoup en ce sens, Kentoku Akio. Nous ne vous en remercierons jamais assez. », glissa-t-elle simplement, tandis que la houle faisait danser les coquillages parant ses cheveux : comme si elle l'appelait, telle une matrone, à se hâter de prendre le large. « Nous ne manquerons pas de vous demander, tous trois, si nous sommes amenés à rejoindre le cœur des Nuages. »

Toutefois, ce fut l'intervention de ses deux comparses qui provoqua une réaction chez la cheffe du village, dont l'adresse avait été portée à cet être qui éprouvait tant de maux au contact de l'océan. Les sourcils finement arqués, elle parut observer ce jeune couple en oscillant entre chacun de leurs visages... avant qu'un sentiment ne s'épreigne d'elle, sous la forme d'un humble sourire. Si je suis un Matshujin, alors ma place est parmi l’océan, parmi Isonade n’est-ce pas ?

Gansho avait été... attendrie, peut-être, par vos mots comme vos actes.
Sa voix vint trouver une autre âme, cette fois-ci sur son flanc ;

« Asanagi. Va donc leur chercher deux koto avant d'embarquer, veux-tu ? »

Son enfant hocha la tête, poussée par le vent salé à respecter sa requête; lorsqu'ils se retrouveraient sur le pont du navire, un instrument les attendrait sans aucun doute avec son retour.

Lorsqu'elle fut partie, son échine couvée du regard par la matriarche, celle-ci revint accorder sa pleine attention au Daishi.

« Ainsi soit-il, soldat de la Foudre. », souffla-t-elle en réprimant un rictus agréable.

Bien assez tôt, l'arche de ses yeux trouva celle des cieux : discerna la courbe de nuages annonçant une venue familière au milieu de l'aube timide. Vous la vîtes contempler la voûte du ciel, quelques instants – comme si elle s'imprégnait là de tout ce que cette cérémonie à venir signifiait – avant de revenir sur la terre ferme, métaphoriquement.

La brise souffla, encore une fois : un énième appel auquel vous vous deviez de répondre.

« Le temps est venu d'embarquer. Après vous, jeunes Komujins ; Asanagi ne sera pas longue. »


***


Il ne fallut que peu de temps à votre embarcation pour s'écarter des courbures que les littoraux dévoilaient désormais derrière vous ; davantage, pour rejoindre l'aube marine où, pressés par le courant, nulle dépouille ne pourrait revenir depuis le large et se dénouer du destin abyssal qui lui était réservé depuis sa naissance.

Pourtant, le jour ne s'était pas encore levé – cela, vous pouviez le remarquer d'une simple œillade vers l'arche du ciel. Vous aviez trouvé à vos côtés les instruments que Gansho vous avait promis : partition en main, il ne vous restait plus qu'à débuter cet art auquel vous aviez alloué votre vie ; à guetter dans les méandres de l'horizon, pour le plus responsable d'entre vous, un indice qui saurait percer le secret d'Isonade.

Mais dès l'instant où vous ne commenciez à jouer de votre savoir, une voix perça le silence de la mer, que seule la Banshee put entendre.

« Regarde, Minako ! C'est Isonade ! »

Abuku se tenait là, au plus proche de la proue qu'il n'était possible de l'être, l'une de ses mains fermement apposée sur le rebord de la balustrade extérieure tandis que l'autre pointait l'horizon de l'index.

Au commencement, vous ne remarquèrent rien.

Puis, tout d'un coup, la nature prit le revers d'une présence illusoire. Les nuages que Gansho avait perçu plus tôt lorsque vous n'étiez encore qu'ancrés dans le sable s'amoncelèrent au-dessus de cette esplanade marine, si bien qu'il vous sembla que des lieues entières avaient été recouvertes par leurs ombrages ; une pluie fine se mit à goutteler sur vos silhouettes et l'océan, lui, hurla ses plus beaux chants d'azur lorsqu'un œil de tempête se créa devant vos yeux.


entité inconnue, « Isonade ? »

Son souffle manqua de renverser votre embarcation – mais avisés et entrainés comme ne l'étaient les Matsujins, il y avait là bien plus de peur que de mal. Vous réalisâtes, quelques secondes plus tard, qu'il n'avait jamais été question de craindre d'être victime d'un naufrage : c'était comme si les courbes de ce phénomène ne vous menaçaient nullement, ne cherchaient à vous aspirer dans ses bras aqueux.

En un battement de cil, Abuku disparu de nouveau ; ou peut-être ne l’avais-tu pas aperçu se cacher, bien trop préoccupée par les évènements. D'un autre côté... comment un enfant aurait seulement pu se tenir sur un tel voyage ?

La voix de Gansho paru vous sortir de vos esprits, soufflée tel un ordre porté par le Vent d'Ouest à ses compagnons.

« Allons-y. », déclara-t-elle, tandis qu'Asanagi hochait doucement la tête, le poing serré sur un énième coquillage qu'elle plaça autour du cou d'un être vêtu d'un simple linceul.
Elle chuchota, doucement ; « Puissions-nous nous retrouver bientôt au temps des dieux, sur les berges de l'océan qui cerne le monde. »

Lorsque la jeune femme éleva son visage vers l'horizon, ses mèches brunes et ses parures rendues folles par le souffle de l'océan, il vous sembla entendre un cri – ou était-ce le poids des vagues s'écrasant sur les récifs. Les corps furent lâchés, un à un dans leurs berceaux de tissu immaculés ; abandonnés vers les tréfonds de ces mouvements tempêtueux. Autant que de victimes n'avaient été occises par la foudre d'un revenant, réclamant une vengeance qui n'était nullement sienne.

À cet effort de l'ensemble des hommes et des femmes présents sur l'embarcation, il vous sembla qu'une seule et même force les galvanisaient tous – celle d'une foi partagée, peut-être, ou du sublime comme la mélancolie d'un tel instant.

Et d'une réponse à leur force, leur ferveur... l’appendice d’une bête géante souleva l'écume comme si sa force seule était capable de fendre l'océan sur son passage ; le briser à l'image d'un déluge d'antan où l'encre comme les chants avaient conté son histoire. Mais de son courroux attendu, vous n'en obtinrent aucun fragment : car lorsque l'eau retomba, longeant ses courbes vers l'emplacement où tant de corps avaient été jetés à la mer sous l'onde glapissante de votre mélodie, ce ne fut nullement pour s'en emparer comme ne le ferait un anthropophage, non.

Il vous sembla que cet être s'empara de leurs silhouettes avec une délicatesse qui vous parut pourtant improbable tant sa taille, sa masse sous-entendaient le contraire. D'une juste arabesque, cet organe se montra presque bienveillant, mélancolique – ou était-il meurtri par ces pertes ? – tandis qu'il guidait ces macchabés dans son étreinte aussi doucement que les remous provoqués par cette tempête ne le lui permettaient.

La crevasse formée par les abysses vous poussa à cesser votre partition, tant il vous était impossible de poursuivre la précision qu'imposait toute musique dans de telles conditions. Pourtant, ce fut comme si elle n'avait jamais quitté votre esprit ou ces lieux – la magie d'un tel instant, bercée entre terreur et splendeur, suffisait à vous plonger dans un état de fascination presque second.

Vous n'étiez point parvenus à discerner cet appendice en détail ; ni sa couleur, ni son ombre. Seule sa forme était laissée à votre imagination, ainsi lovée dans les contours d'une écume épaissie par l'océan. Au cœur de l'échine du Kentoku, peut-être la marque qui siégeait sur sa peau avait luit, reflété les couleurs d'un écho face à une telle présence – mais vous ne pourriez le savoir, tant à cause des vêtements couvrant ses tracés qu'aucune attention n'était dirigée dans cette direction.

Son apparition s'effaça aussi vite qu'elle ne s'était offerte à vous ; laissa, derrière elle, les seuls remous des vagues teintés d'étranges bulles formées à leur surface – furent-elles phénomène naturel, sacré ou souverain d'irréel.

Vous purent voir, de votre position, l'échine d'Asanagi se soulever au rythme de son départ, fragmentée de sanglots que vous réalisiez ô combien lourds. Ceux que tous s'étaient évertués à retenir jusqu'ici... car malgré la foi fervente qu'ils portaient en Isonade, de cette promesse de se retrouver un jour, l'absence des vivants était, elle, tout aussi réelle.

Elle laissait derrière elle un vide paraissant impossible à combler, que seul le temps pourrait un jour réussir à amenuiser.

Bien assez tôt, les larmes furent essuyées, l'aube se changea sous la myriade de chaleur qu'annonçait avec lui l'astre solaire ; et ce départ, vous l'imitèrent, pour retrouver la bienveillance des hommes et des femmes habitant sur ces littoraux comme s'il n'existait plus belle orfèvre du monde.

À votre tour, vous quitterez Matshu : avec l'entière certitude d'avoir été témoins de la venue d'une divinité.


récapitulatif:

vos objectifs:

Fin du RP.
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[MISSION/B/KUMO] Après la Tempête [Ft Les musiciens]

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