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Les murs de poussière [Aimi]

Hayai C. Taishi
Hayai C. Taishi

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Mer 18 Aoû 2021 - 23:38
Le feu crépitait agréablement, niché dans la clairière là où les montagnes, comme des murs de poussière qui fuyaient face à leur propre exode, cédaient progressivement du terrain aux grandes forêts du pays du Feu. Ils étaient près, juste sur la frontière. Demain, ils seraient pleinement dans son pays natal, qu’il n’avait pas foulé depuis un certain temps désormais. À chaque fois, les circonstances étaient bien différentes.

Leur camp de fortune offrait une belle vue du paysage, légèrement en élévation, au-dessus des arbres. La brise était fraîche mais les escarpements les protégeaient du pire et laissait leur feu tranquille. La nuit était déjà tombée depuis un certain temps déjà, et Yugure était déjà endormis dans un coin. Le Kazejin semblait habitué à dormir à la belle étoile. Tout un garde du corps… Mais l’Eiseinin profitait probablement du voyage pour se refaire des forces avant le sommet, où toute son attention serait sur la protection de la déléguée, Aimi. La femme était elle-aussi assise près du feu, les flammes dansant dans l’éclat écarlate de ses cheveux, comme un hommage à ses traits, peut-être.

Taishi était là-aussi, assis en tailleur. Il avait sorti d’un sceau sa petite guitare de voyage, mais l’avait rapidement posée à côté, ne souhaitant pas réveiller Yugure. Au lieu de cela, il avait sorti son calumet, profitant des quelques étincelles au coin du feu pour allumer les herbes bourrées et tirer quelques volutes de fumée douce et légères. Il n’aimait pas particulièrement le tabac, ni même fumer pour tout dire ; mais ça lui occupait l’esprit, l’apaisait peut-être.

Il avait été particulièrement silencieux durant le trajet, ce qui sortait peut-être de l’ordinaire. Depuis son combat avec le chapelier, il avait eu pas mal de conflits intérieurs, qui s’étaient concrétisé par un comportement passablement effronté envers les meneurs du village. Pas juste cela, mais une alliance plutôt suspecte avec Yanosa et Masami. La dernière fois qu’il avait surfée avec ce genre de comportement contestataire… C’était lors de sa désertion. Il avait pourtant crû avoir mis tout ça derrière lui. Ça aurait dû être le cas. Mais le voilà de nouveau à parler dans le noir, dans le dos du village.

Son regard émeraude, fatigué comme toujours, s’était relevé sur Aimi quelques instants. L’autre élément de chaos. Ce n’était pas assez de devoir gérer sa propre guerre intérieure avec Rei, le Chapelier, le Triumvirat, et tout le reste. Il devait aussi se battre avec ses propres sentiments conflictuels envers elle, envers Katsuko, envers Sanadare. Envers ce qu’il voulait faire, et ce qu’il devait faire.

La réalité le rattrapa alors qu’il réalisa ne pas avoir expiré pendant une vingtaine de secondes, si distrait qu’il était. Il souffla en toussant quelques peu, la fumée lui sortant par le nez légèrement. Mais ça ne lui offrit que quelques moments de répit. Taishi connaissait bien cette tension, celle de deux personnes qui voulaient discuter mais ne savaient pas comment.


« Koff, Koff… Hmm… Harumi a fait du bon boulot, pendant que tu étais partie. Elle… C’est une pro, quoi. Tu devrais essayer de la faire rester au village… Pour de bon »

Ce n’était pas la meilleure introduction de l’histoire, mais il fallait bien commencer quelque part, avant que le froid de la nuit ne commence à la dévorer… Eux, leurs pensées mais également tout le reste…


@Chiwa Aimi
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Chiwa Aimi
Chiwa Aimi

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Jeu 2 Sep 2021 - 11:57
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Les murs de poussière
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Le pays du Feu se présentait sous les yeux curieux de la rubiconde, quelques pas et elle pénétrait dans un territoire qui avait beaucoup vécu. La jeune femme avait toujours rêvé d’y aller pour en apprendre plus sur la végétation de ces contrées, mais savait à quel point les tensions entre Tsuchi et Hi étaient encore présentes : elle n’avait donc pas osé s’y aventuré. Les choses avaient changé aujourd’hui et les voilà quittant les montagnes pour rejoindre les forêts.

Le trio s’était installé dans une clairière, vaguement éclairée par le feu réchauffant et nourrissant les iwajins. Yugure s’était endormi, tandis que la rouquine ne pouvait fermer un œil et son camarade non plus. Un silence glacial pourrait éteindre le feu si ça continuait ainsi, mais Aimi ne savait pas quoi dire. Elle se contenta alors de perdre son regard dans les flammes dansantes et son ouïe se concentra sur les crépitements du foyer. Taishi n’était pas le seul à s’être montré silencieux le long du voyage, si Aimi avait fait un récapitulatif des liens avec les factions et les récents événements, sa langue ne s’était pas déliée pour autant. Depuis ce qu’il s’était passé au palais du Daimyo, la Chiwa prenait beaucoup sur elle et accusait le coup. Si elle savait ce que pensait son élève de sa décision, elle n’avait pas échangé avec Taishi sur la situation et son avis comptait beaucoup pour elle, ainsi que le regard qu’il aurait à son propos.

Elle osait par moment à lui lancer quelques regards furtifs, mais il était trop occupé à fumer cette chose répugnante. Jusqu’à ce qu’il s’étouffe avec, arrachant un sourire moqueur à la kunoichi. La tension était là, mais le Chokoku brisa le silence en premier. Parler d’Harumi n’arrangeait en rien les choses, si sa proximité avec elle n’était plus à cacher, ses propres sentiments eux, Aimi ne savait plus où elle en était.


« C’est un médecin qui a beaucoup agi sur le champ de bataille, ce serait un élément très efficace au sein de l’hôpital. Cependant, je ne peux pas décider pour elle si elle veut rester ou non, elle a aussi des obligations. Quant à tes blessures... »

La rousse ne pouvait pas expliquer que la situation dans laquelle se trouvait la Kobane était risquée, elle espérait profondément qu’elle pourrait régler ce problème mais elle n’en savait rien. Par ailleurs, la kunoichi était bien perdue de ce côté, tiraillée entre beaucoup de sentiments. La cause principale était celui qui se trouvait face à elle et cela, il l’ignorait sûrement. A cette idée, la doucereuse se leva brusquement, ses pupilles rubis se posèrent sur les émeraudes avec dureté, comme si elle lui en voulait quelque part de la chambouler à ce point. En plus de cela, elle lui en voulait toujours d'avoir presque sacrifié sa vie face à l'Homme au Chapeau, d'autant plus parce qu'elle aurait sûrement fait pareil... Puis elle les détourna et quitta le camp pour prendre de la distance. Enfin à l’écart, elle inspira longuement l’air tiède qui glissa contre sa peau et dans ses cheveux rougeoyants.

Elle savait qu’il allait la rejoindre, elle ne savait pas quoi lui dire, par où commencer : c’était encore plus compliqué qu’une opération chirurgicale. Restant dos à la présence qui se faisait ressentir timidement, la Taisho observa le ciel dénué d'étoiles.


« Tu aurais pu mourir, ce jour-là... »

Elle parlait bien évidemment de l'attaque du Chapelier.




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Hayai C. Taishi
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Jeu 2 Sep 2021 - 16:13
Taishi avait réalisé, un peu trop tard, que sa tentative d’introduction était l’une des pires qu’il aurait pu faire, mais c’était un peu trop tard pour revenir en arrière. Aimi avait répondu avec aplomb, mais… On pouvait sentir l’arrière-plan. Il songea à s’excuser, mais n’aurait pas su pourquoi. C’était un beau bordel, autrement dit. Il n’avait pas été blessé ce jour-là, pas sérieusement comme Yanosa, mais il savait où elle voulait en venir. Et il ne savait pas comment y répondre non plus, au moins aussi mal à l’aise qu’elle, sinon davantage… Peut-être.

Il fut surpris de la voir se lever aussi subitement, et posa son calumet alors qu’elle commençait à s’éloigner. La suivre ? Rester là ? Seul les doux ronflements de Yugure lui donnèrent réponse. Taishi avait fait tomber des gouvernements, assisté à la naissance d’un empire, combattu ce que d’autres appelleraient des dieux. Tout cela, et Aimi restait une énigme encore plus périlleuse encore. Après un instant de silence, il se releva enfin, son manteau vert défait qu’il posa sur le côté, près du feu. Après un dernier regard pour le genin ronfleur, Taishi fit lentement son chemin pour la suivre. Dépassant quelques arbres anguleux pour rejoindre la femme, près d’un petit escarpement qui leur donnait une vue sur le pays du feu qui s’étendait à perte d’horizon. Ça aurait été un beau paysage si la nuit n’était pas si noire, songea l’Hayai.

Mais il songea aussi, tout en relevant son regard vert vers Aimi, que ça restait une magnifique image, au fond.

Elle lui tournait le dos, et Taishi se mit la main derrière la tête, un air grave sur ses traits, avant de faire quelque pas de plus, mais pas tout à fait au niveau de la rubiconde. Il avait tout autant de difficulté à lui faire face qu’elle.

« … J’aurais pu. Mais c’est un peu mon job, non ?... »

Ce n’était pas aussi simple et il le savait très bien. Et elle aussi. Ils n’allaient pas se faire des leçons sur les sacrifices qu’ils devaient faire pour Iwa. Mais… Jusqu’où le prix s’étendait-il ? À leur vie… Probablement. Mais qu’en était-il de leurs sentiments ? Du moins, des siens…

« J’aurais pu tuer tout le monde ce jour-là. Nos propres iwajins. Le Chapelier aurait pu retourner la bombe contre nous, comme il l’a fait avec d’autres jutsus dans le passé… J’aurais pu causer notre propre perte. »


Chose à laquelle il n’avait cessé de penser depuis. Pas seulement à ça, mais… la facilité avec laquelle il avait pris ce risque, mis la vie d’autant de gens entre ses mains. Pour tout dire, l’aisance avec laquelle il avait manipulé ce danger… l’effrayait un peu.

« … Et je m’excuse, pour cela. »

Il avait relevé une main vers elle, pour la poser sur son épaule, mais… Son geste s’était suspendu dans l’air, incertain, hésitant. Au final, il avait rabaissé son bras, se contentant de souffler longuement.

« … De ce que je comprends, ta propre voie n’a pas été non plus des plus sécuritaires. »

Le sujet de la tentative d’assassinat du Daimyo pouvait sembler épineux en apparence, mais il restait bien plus facile à aborder que… Ses propres sentiments envers elle. Taishi croisa les bras, soupirant légèrement.

« Prendre ta décision envers Akimoto n’a pas dû être facile. Le Daymio t’a mise dans une situation impossible, et tu as dû choisir… »

Si seulement il avait été aussi habile à prendre ce genre de décision… Mais aussi à être là pour ceux qui devaient le faire.

« Je connaissais bien Akimoto. Il était mon maître jadis. Il était… Un bon ami. Mais il avait fait son choix. Il a toujours fait ses propres choix. Sans regrets, sans arrière-pensées. J’étais un bien mauvais élève, à bien y penser…»

L’une des leçons qu’il n’avait jamais su apprendre à Taishi, peut-être.

« Il était comme un deuxième père pour moi. Mais… J’aurais pris la même décision que toi. C’était la bonne chose à faire. »

La bonne chose à faire… C’était une chose d’en parler, une autre de vraiment la concrétiser. Si Taishi avait vraiment aux faits de ce qu’était la meilleure décision à prendre, n’aurait-il pas simplement fait taire ses sentiments, pour la protéger de lui ? Du chaos qu’il était… Et dont elle n’avait pas besoin.

« Je… Tout Iwa crois en toi, Aimi."
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Chiwa Aimi
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Lun 1 Nov 2021 - 14:33
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Les murs de poussière
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Il fallait bien que le sujet se présente, que ce soit maintenant sur ce plateau de montagne ou un autre jour, l’Hayai devait se douter qu’il aurait eu le droit à son sermon, si on pouvait l’appeler ainsi.

Debout, face au paysage sombre, elle avait l’impression de n’être qu’une fourmi qui pourrait se faire écraser par le ciel à tout moment. Inspirant longuement, elle songeait à tout ce qu’elle avait vécu du haut de ses dix-neuf années de vie. Pouvait-elle vraiment faire preuve de lâcheté maintenant, face à un homme, alors qu’elle avait face à un dieu, à une armée de samouraïs, à des nukenins sanguinaires ? Ironiquement, elle se souvint avoir parlé de Hi à Taishi, lui confiant vouloir arpenter les terres à des fins médicales. Aujourd’hui elle y était, mais pour combattre un mal imprégné dans les terres du Yuukan. Si à l’époque elle aurait été enchantée de partager cette aventure avec le nukenin, aujourd’hui, elle voulait presque le fuir, ou fuir ce qu’elle pouvait ressentir lorsqu’il était près d’elle.

Sentant sa présence, elle tourna légèrement sa tête, lui montrant qu’un profil de marbre. Elle pourrait se laisser tomber en avant et quitter les lieux, laissant la nuit rompre ses peurs et ses questions, mais elle n’était pas une poule mouillée. Par où commencer ? Le vide immense qui se présenta aux yeux écarlate de la douce lui fit penser à ce qu’elle aurait ressenti si elle avait perdu deux des personnes les plus chères à son cœur. Il aurait pu, mais c’était son job… La rousse ne put s’empêcher de rire de manière étouffée, un esclaffement trahi par ses épaules qui se haussèrent. Il avait raison après tout. Ce n’était pas pourquoi ils étaient élevés ? Entraînés ? Pour se sacrifier pour le bien de ceux qui ne pouvaient le faire ? Pour assurer une belle vie aux autres ?

Il le savait, elle le savait. Et pourtant… ce n’était vraiment pas aussi simple que ça semblait l’être. Parce qu’avant d’être de la chair à canon, ils étaient des êtres humains dotés d’un cœur et de sentiments. Si on pouvait travailler pour faire taire cela, d’autres préféraient vivre avec, peu importe à quel point cela pouvait être douloureux. Pour la Chiwa, c’était même une preuve qu’elle était en vie. En effet, le jour où elle cesserait de ressentir tout cela, ce serait la Fin.

Il s’excusa d’avoir risqué la vie de tant de leurs camarades. Mais pouvait-elle le juger ? Lui mettre une claque monumentale, alors qu’il avait simplement essayé de sauver le monde ? Et pourtant, elle était énervée, mais peut-être pas pour cette raison.


« Je n’ai pas tes pouvoirs explosifs, mais je suppose que n’importe qui qui se trouve devant le bourreau de ce monde aurait essayé… Je ne t’en veux pas, je suis en colère oui, mais… pas contre toi… Savoir que vous auriez pu… que Tu aurais pu... »

Son pied tapa dans le premier caillou qu’elle croisa, comme pour se faire violence de ne pas continuer. Celui-ci dégringola la bout de falaise qui s’étendait face à elle, avant de se remplir d’arbres en tout genre. Arriverait-elle un jour à assumer ?

Le sujet concernant les événements du palais semblait sauver la jeune femme d’un moment davantage embarrassant. La rousse se tendit d’ailleurs à la mention d’Akimoto, ses épaules se bloquaient, se faisant presque aussi solides que les montagnes de Tsuchi.


« Je n’ai fait de mon… “job”... »

Répondit-elle, reprenant ses propres mots… Alors que sa voix se faisait presque enraillée. On ne pouvait pas reprocher au Borukan de ne pas avoir suivi son chemin de manière aussi fidèle, même si pour cela, il en avait payé le prix ultime.

« Son choix… Il l’a suivi au prix de sa vie… Je m’en veux de pouvoir respecter cela… Je ne peux pardonner ses actes… Mais… Je suis désolée de t’avoir enlevé quelqu’un que tu avais aimé… »

La bonne chose à faire… La rubiconde décida pour la première fois de leur tête-à-tête, de se tourner. Elle observa silencieusement Taishi, cela devait être difficile à dire, alors elle le remercia de ses pupilles rubis, perçant d’une manière différente de celles émeraudes de son vis-à-vis, dans la nuit.

Croire en elle… Est-ce que le village le pensait vraiment ? La taisho sourit timidement face à un tel compliment. Elle n’en voudrait à quiconque qui douterait d’elle, mais s’il avait raison, alors son cœur n’en serait que réchauffé.

Pour autant, en cet instant, l’avis d’une personne comptait. Elle voulait le pousser à s’ouvrir à elle, honteusement, car elle-même n’y arrivait pas. Pourtant, elle en avait besoin.


« Et toi ? Crois-tu en moi ? Et à quel point ? »




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Hayai C. Taishi
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Mar 2 Nov 2021 - 1:18
L’Hayai eut un sourire contraint, baissa les yeux un instant en se grattant la tête, embarrassé. Il n’avait pas beaucoup réfléchi avant de faire exploser sa bombe – et Yanosa, du même coup. C’était peut-être pourquoi ça avait fonctionné, mais au-déla, il n’aurait pas voulu qu’on prétende y voir une certaine sagesse de sa part. Et si Aimi ne pouvait expliquer son ressentiment, Taishi le comprenait pleinement malgré tout, car il savait d’où son cœur parlait.

Tout comme son remord à l’égard d’Akimoto, d’ailleurs. Le jônin s’en voulut d’avoir amené le sujet, en réalité. Il ne faisait qu’empiler les faux-pas depuis le début de cette conversation, à bien y penser. Il avait toujours été si maladroit…

Et elle lui avait ramené sa phrase à la figure, une récompense bien méritée qui lui arracha un petit sourire en soufflant, l’air de dire « Ha, tu m’as bien eu. »

Mais la gravité des phrases ne lui échappait pas alors que ses yeux verts suivait la pierre qu’elle avait culbuté du pied, jusqu’à ce qu’il soit engouffré dans les ténèbres du soir. Taishi songea qu’on aurait pu faire bien des liens métaphoriques entre ce cailloux, et… Les meilleures intentions du monde, peut-être.

« Mon… Chemin et celui d’Akimoto ont divergé depuis un certain temps déjà. Je suis… moins décisif qu’il ne l’était. »

Une manière détournée pour ne pas dire la vérité. Que Taishi n’était pas honorable, ni le moindrement aussi simple qu’il n’aurait voulu le prétendre. Il était endommagé, défectueux sur bien des aspects. Certaines blessures, il avait appris à comprendre, à maîtriser au fur du temps. D’autres le suivraient jusqu’à la fin.

« Je crois qu’on peut comprendre et respecter sans approuver, ni pardonner peut-être. Et je sais qu’au final, c’est ce que tu as fait. Tu n’as pas à t’excuser, surtout pas à moi. »

Pas lui qui était instable et imprévisible, même au meilleur des moments. Quand on y pensait bien, il avait été une cause assez régulière de problèmes pour elle, non ? L’Hayai réalisa alors qu’elle s’était retournée pour le regarder, ce regard de feu qui semblait brûler jusqu’au crépuscule. Elle… le transperçait. Comme si elle voyait toujours plus loin qu’il ne l’aurait voulu. Ça avait toujours été ainsi.

Le silence oeuvra quelques instants houleux, mais la femme le brisa avec une question qui avait un air… Différent. De fait, les yeux émeraude de Taishi considérèrent les flammes des siens pendant un instant. Mais au final, c’est lui qui les baissa.

« Moi ? Eh bien… »

Il releva les yeux en faisant quelques pas pour se rapprocher d’elle.

« Je pourrais dire que j’irais jusqu’à donner ma vie pour toi. C’est à quel point je crois en qui tu es. En ce que tu représentes, ta personne mais aussi tes idées, tes valeurs, ton courage… »

Mais l’Hayai souffla en rabaissant son regard un instant.

« Mais… Ce n’est plus vraiment vrai, je pense. »

Il releva les yeux avec un simple sourire, honnête.

« Parce que perdre la vie voudrait dire que je ne pourrais plus être avec toi un simple moment de plus. »

Il s’esclaffa très brièvement, comme s’il considérait le poids de ses propres mots. C’était peut-être plus facile pour lui de dire ce genre de chose parce qu’il les avait déjà avouées par le passé. Ou peut-être parce qu’il connaissait déjà la réponse. Au final, il restait un homme égoïste, qui ne pouvait faire preuve du respect qu’elle méritait en gardant ses sentiments sous verrous. Tout autant qu’il ne l’était de trahir encore une fois la sagesse la plus élémentaire, juste pour un instant de plus à contempler cet inferno devant lui. Peut-être qu’au final, sa vraie franchise, c’était simplement de n’être ni plus ni moins que ce qu’il était vraiment. Imparfait.

Alors c’est peut-être pourquoi il s’autorisa l’hérésie de prendre sa main en conservant ce bête sourire, ce sourire contraint, mais… assumé.

« Je suppose qu’au final on peut dire que… Je t’aime à mourir, Aimi. »

Toi, et ce sourire que j’ai promis de préserver.

C’était peut-être aussi stupide, naïf, réducteur et simple que cela.

La plupart des choses vraies en ce monde l’étaient.

Alors s’il ne pouvait mourir sans elle, ni être avec elle…

Il vivrait pour elle.
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Chiwa Aimi
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Dim 26 Déc 2021 - 21:32
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Les murs de poussière
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Taishi pouvait être embarrassé devant la spontanéité de la rousse. Elle disait les choses avec son cœur, comme elle faisait toujours d’ailleurs. Perdre des personnes si chères était quelque chose de difficilement surmontable. Savoir que Tenzin était mort loin de ses amis, seuls, contre un ennemi redoutable était totalement horrible, elle ne voulait plus que cela arrive. La rousse tournait le dos à cet homme, mais surtout à ce qu’il représentait, il avait été l’élève de celui qu’elle avait décidé de faire exécuter, il avait été celui qui était prêt à sacrifier un des siens pour sauver le monde. Il était celui qui faisait battre son cœur depuis tellement de temps qu’elle l’avait oublié, tout simplement parce qu’elle se l’était refusé, parce qu’elle savait qu’elle pouvait le perdre à tout moment, parce que cela voudrait dire qu’elle s’était entichée d’un homme qui ne s’arrêtait pas à un simple physique, d’un homme aux multiples facettes, d’un homme qui avait déjà abandonné la Roche. Elle repensa à Harumi qui l’avait ouvert à d’autres horizons, qu’elle appréciait sincèrement… Mais elle n’était pas Taishi, personne ne pouvait l’être.

Et cela elle l’avait compris au moment même où elle avait su ce qu’il s’était passé lors de l’attaque de Rei.

Akimoto était ce qu’il était. Taishi en était tout autre. Le Borukan savait ce qu’il voulait au point d’aller jusqu’à ôter des vies, au point de se perdre dans les tréfonds de la vengeance et de la justice. L’Hayai n’était rien de tout cela, et pourtant, il aurait pu sombrer.


« Tu n’es peut-être pas aussi décisif qu’Akimoto, mais si tu avais pris son chemin, tu aurais sombré avec lui. Si c’était à refaire, je referais la même chose, même si cela doit me déchirer. Je protégerai toujours les miens et le pays, plus rien ne pouvait arrêter Akimoto, à part moi en cet instant précis. Il m’a tant appris, sans le savoir, et même lorsque j’ai eu à choisir, j’ai appris. Tu n’as rien à voir avec un assassin, alors je suis bien contente que vos chemins se soient éloignés, si j’avais eu à prendre la même décision pour toi, je ne sais pas si j’aurai survécu à cela.

Alors tu n’es peut-être pas clair dans tes pensées, peut-être que tu te cherches encore, mais tu as l’honneur de te remettre en question sur tes actions passées, de chercher à devenir meilleur et ce n’est pas donné à tout le monde, Taishi. C’est peut-être ce qui me plaît chez toi, tu cherches toujours à te surpasser, à devenir meilleur, à effacer l’image que les gens ont du Taishi du passé.
»


Des mots lourds de sens, peut-être même une sorte de déclaration indirecte qui frappait de plein fouet la rubiconde qui se rendait compte de certaines choses. Pour lui dire tout cela, elle s’était retournée face à lui et il ne semblait même pas s’en être rendu compte. Ses émeraudes, qui brillaient au reflet de la lune presque camouflée par des nuages sauvages, étaient des plus envoûtantes, comme ne pas succomber ?

Curiosité mal placée, osée, la jeune femme voulait savoir à quel point il avait confiance en elle, jusqu’où irait-elle pour elle. C’était véritablement déplacé alors qu’elle se refusait de s’ouvrir en sa présence. Mais elle savait qu’il ne pourrait pas lui refuser une réponse. Plus que cela, il se rapprocha dangereusement d’elle, et elle se savait au bord du précipice, alors elle ne pourrait reculer ce soir.

Lorsqu’il commença à s’exprimer, le cœur de la kunoichi flancha. À quel niveau de confiance pouvait-on atteindre si on était prêt à mourir pour quelqu’un ? À quel niveau d’amour ? La rousse était vraisemblablement surprise par cette déclaration. Elle savait ce qu’il ressentait pour elle, mais pas à ce point. La Chiwa l’observait silencieusement, alors qu’il déclarait que la mort l’empêcherait de rester près d’elle. Elle sourit face à cette phrase des plus pertinentes, mais ô combien profondes.

Le contact de leur main électrisa la rubiconde, tremblante. Ces dernières paroles eurent l’effet d’une douche de lave sur elle, c’était à la fois douloureux, puissant et collé en elle.
L’évidence était là, face à elle, il l’aimait à en mourir et elle mourrait sans lui, que devait-elle comprendre de plus en cet instant ? Pourquoi était-ce si difficile de l’admettre ? Pourquoi ses lèvres n’arrivaient pas à bouger ? Pourquoi elle restait immobile devant celui qui ferait tout pour elle ? Pas si immobile que cela apparemment, étant donné que c’était un flot de larmes qui se répandaient sur ses joues.

Elle se montrait à lui comme elle ne l’avait jamais fait en cet instant ou quiconque. Elle baissa le visage, laissant les gouttes salées épouser le sol de roche, les laissant quitter son corps, comme si elle avait encaissé durant des mois ou des années cette réserve de larmes. Elle trembla de tout son corps, son cœur lui demandait à sortir, alors que sa main libre vint serrer le tissu de son bustier si fortement, comme pour l’empêcher de s’enfuir. Elle avait si mal, si peur en cet instant, elle ne comprenait même pas elle-même ce qu’il se passait en elle. Comme si l’évidence qui s’était nichée au fond de son esprit venait de s’éveiller, la punissant pour cette insubordination.

La main de Taishi fut encerclée par la sienne avec une puissance modérée, mais intense, comme si elle l’empêchait de tomber en arrière, pour finir dans les bas-fonds de Hi.


« Com...Comment je peux être… sûre que tu ne vas pas disparaître ? Parce que tu n’as pas le droit, tu n’as plus le droit de me laisser seule un seul instant… Je suis désolée, je ne peux plus… une seule seconde… rester loin de toi. Je n’y arrive plus… J’ai essayé… Mais je ne peux plus… Tu es ancrée en moi, plus que je ne le voudrais… Je n’y arrive plus… »

On ne choisissait pas de qui on s’éprenait et Aimi en faisait la troublante évidence.
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Hayai C. Taishi
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Lun 27 Déc 2021 - 7:35

Il souffla légèrement lorsqu’elle mentionna son ancien maître, comme si un déluge de souvenirs et d’images faisaient leur chemin dans son âme torturée. Sombrer avec Akimoto… Elle n’avait certainement pas tort. Ce n’était pas passé loin. La différence, c’était les gens qu’il avait rencontré sur son chemin. Aucun d’entre eux ne l’avait laissé indifférent, au final. Mais…

« … Mais j’étais bien un assassin. J’étais… Comme lui. »

Il avait eu tellement de rage après la mort de Sanadare. Tant de colère, de ressentiment. Tout ce qu’il avait pu faire pour ne pas diriger cette haine vers Iwa, c’était de lui-même plonger dans les ombres. À un temps où l’ancienne Sazori, le Tengu, était une organisation fort différente d’aujourd’hui. Il avait tellement versé de sang, simplement pour sentir le sien couler dans ses veines. Pour éviter de réaliser qu’à vivre dans le passé, il en faisait désormais parti. Mais… Ce n’était plus ce qu’il était aujourd’hui. On lui avait donné une chance de revivre et il l’avait fait. Pour lui… Pour eux… Et pour elle.

Taishi releva les yeux vers elle avec son léger sourire, presque mélancolique, mais plein de reconnaissance.

« Et… je suppose que je peux apprécier que tu n’aurais pas hésité envers moi, haha… Mais tu as raison. Ce Taishi là… Ce n’est plus moi. Et… Tu n’es plus tout à fait l’Aimi d’avant non plus, non ? »

Il n’était plus cet ancien déserteur un peu bizarre et incapable de choisir son camp. Elle n’était plus cette genin écervelée et impétueuse. Ce qui les éloignait autrefois les rassemblait aujourd’hui : une cause, un village, des êtres chers. Et… Quoi d’autre encore ?

Ce qui me plait chez toi. L’Hayai s’était forcé à ne pas trop réagir, même si les mots avaient été comme un tsunami sur son mental endommagé. Des mots aussi simples à entendre qu’ils étaient aussi des plus douloureux. Il avait tellement du mal à la cerner, et en même temps voulait désespérément s’éviter des faux espoirs. Et pourtant…

"Je... tu vois toujours chez moi des choses qui me sont invisibles..."

Et pourtant il avait quand même dit ce qu’il pensait, à cette question aussi simple que de savoir à quel point elle était importante pour lui. Ancien ou nouveau Taishi, cette folie impétueuse n’avait jamais réussi à disparaître de lui. Cette envie du risque, à chercher l’étincelle dans les pires ténèbres. Et à quelque part, Aimi semblait toujours l’avoir accepté, peut-être.

Il avait pris sa main, presque sur un coup de tête. Comme si ça rendait ce moment plus réel. Comme s’il complétait cette vision, ce vent léger dans ses cheveux rouges, cette douce lumière sur ses traits. Il avait voulu cette connexion, ce sentiment. Mais l’ancien assassin, l’ancien déserteur, celui qui avait fait face à démon et Chapelier… Tout ce faux courage, cette chance, ces opportunités…

Tout cela et il ne semblait avoir réussi qu’à la faire pleurer. L’Hayai n’avait jamais vu Aimi ainsi, et pour toute l’expérience du monde ne sut que faire. Il resta là, paralysé, silencieux.

À se surprendre de voir le même résultat à la même équation, comme l’imbécile qu’il était.

Il ouvrit la bouche pour parler. Pour s’excuser. Pour promettre de ne plus la blesser avec ce qu’il ressentait pour elle. Parce que ce n’était pas possible, parce qu’elle méritait quelqu’un de mieux. Quelqu’un qui ne vivait pas avec des démons qui l’empêchaient parfois de dormir la nuit. Quelqu’un avec davantage de vertu, moins de doutes.

Il avait relevé légèrement son autre main, maladroite et mal assurée, mais qui restait au final suspendue, inutile, comme s’il avait voulu reprendre cet instant, mais il était trop tard et il le savait.

Tout cela, jusqu’aux mots de la femme qui semblèrent faire taire le vent, les insectes dans la nuit, et tout le reste. Si fatigué soit le visage de Taishi, ses yeux étaient grand ouverts, eux. Il voyait sans voir, entendait sans comprendre. Enfin, ce n’était pas exactement vrai. Il voulait comprendre. Il voulait tellement comprendre.

« … »

Il aurait pu hésiter. Juste continuer à ressasser ses rengaines, à se complaire. Taishi aurait pu se poser mille questions, trouver dix mille réponses différentes. Interpréter, traduire, lire.

« …Aimi... Si... »

Au lieu de cela, il lui sembla qu’à cet instant, tout devenait incroyablement clair. Comme si les neurones de son cerveau avaient enfin décidé de se mettre une derrière l’autre, dans un ordre si simple et si censé à la fois. Comme si c’était naturel, évident. Comme si la réponse avait toujours été là, depuis le début. Et à bien penser, c’était peut-être le cas.

"...Si je..."

Alors au lieu de fuir, ou s’excuser, sa main libre – car l’autre était dans un étau qui témoignait de la force qu’elle pouvait déployer à tout instant - vint se poser sur la joue humide de l’Eiseinin, son pouce balayant une dernière larme...Tendrement. Il avait comblé les derniers espaces entre eux. Un moment si court, et pourtant c’était une longue aventure qui avait débuté il y a tellement longtemps.

En face d’un hôpital et deux gardes récalcitrants.
Une salle d’examen, couverte de son sang.
Dans la musique d’une rue, dans les coussins d’une taverne.
Dans le retour d’une conquête, dans celui d'un village.
Dans les fondations d’une échoppe, dans les débris d’une cité.
Dans une chambre médicale, dans une unité spéciale.

Des années si longues, vécues en moins d’une seconde. Et encore moins de cet air qui semblait si vaste il y a un instant, et désormais si… Suffocant. Sa voix fut surtout un murmure entre leurs souffles, entre les larmes, et tout le reste du monde. Des murs de poussière qui tombaient pour toujours.

« ...Si je n’ai pas le droit, dans ce cas… »

C’est au gré et à la conclusion de ces quelques mots que Taishi posa les lèvres sur les siennes.

Doucement, sans rien d’autre que l’émotion qui les liait. C’était les mots qu’il ne savait pas lui dire, l’assurance qu’il ne pouvait lui donner sans mentir. C’était tout ce qu’il lui restait à offrir.

Quand cela prit fin, quand ils reprirent possession de leurs propres souffles, que Taishi plongea les yeux dans les siens, brillants même dans l’obscurité, il eut ce même sourire léger, presque compatissant, qui le caractérisait.

« … Je… Je suis apparemment vraiment difficile à tuer, tu sais. Si faire pleurer la Taisho du Shishiza ne suffit pas à signer mon arrêt de mort, je… je crois qu’il ne reste pas grand-chose d’autre. »

L’humour est la seule perche qui s’était tendue. Le moment de clarté n’allait pas durer. Sa main était toujours sur sa joue, les doigts entre des mèches écarlates.

« Aimi… Je… Hmm…Si tu…Enfin… »

Il se tut en soupirant. Taishi l’imbécile était de retour aux commandes, pleine vapeur.

« … C’est moi qui suis… désolé. Désolé de ne pas pouvoir vivre sans toi. J’aurais dû… l’accepter, après Yonbi… Je..."


Il baissa les yeux.

" Pardonne-moi, Aimi. »
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Chiwa Aimi
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Lun 27 Déc 2021 - 16:47
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Les murs de poussière
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Comme lui… Il l’avait été… Aimi baissa les yeux, elle comprenait mieux alors pourquoi il avait une si piètre image de lui. Pourtant, la rousse n’arrivait pas à voir cet homme qu’il avait été, elle ne pouvait qu’observer tout ce qu’il faisait pour ne plus être une ombre du passé. C’était tout ce qui comptait.

En deux ans Aimi avait en effet bien changé. Entre les batailles, les morts, les prouesses, les rencontres : il était difficilement possible de rester la même. Que ce soit physiquement : avoir goûté une concoction de Muramasa avait été une bêtise qui avait fait d’elle une créature qu’elle n’aurait imaginer devenir. Mentalement, avoir Yanosa à ses côtés avait renforcé son mental plus qu’elle ne l’aurait espéré. Il avait fait d’elle une machine résistante à la douleur et endurante en tout point. Était-ce normal pour une jeune femme de seulement dix-neuf années d’être un parfait petit soldat capable de subir, d’encaisser, et de rendre les coups ? Que dirait sa mère si elle la voyait aujourd’hui ? Serait-elle fière des échelons qu’elle gravissait ? De ses prises de responsabilité, des valeurs qu’elle défendait ? De son désir de sauver autant de vie qu’elle le pouvait ? Il était évident qu’elle n’était plus cette petite Aimi téméraire, têtue et rebelle. Si quelques traits persistaient, faisant d’elle ce qu’elle était, elle avait su évoluer, comme beaucoup.

Concernant leur relation, elle avait commencé sur les chapeaux de roues, il fallait l’avouer. La Chiwa se souvint avoir ressenti de l’intérêt pour cet homme mystérieux, mais aussi de la peur et de l’envie. Il faisait ce qu’il voulait, quand il voulait, sans demander des comptes à qui que ce soit. Mais qu’elle était naïve à cette époque pas si lointaine. En effet, elle ne voyait que le dessus de l’iceberg, elle ne comprenait pas ce qu’il avait vécu, comme beaucoup de shinobis, se berçant de doux rêves et d’espoirs par milliers. Aujourd’hui, elle était tombée très bas. Leur relation était toujours compliquée, la rousse le fuyant, n’appréciant pas être qu’un trophée parmi tant d’autres et parce qu’elle méritait mieux, puis son cœur avait été longuement pris… Et pourtant au fond d’elle, à chaque fois qu’il s’en allait, cela renforçait son attache sur sa personne. En mûrissant et grandissant, elle avait découvert des aspects qu’elle avait longtemps ignoré, préférant se reposer son travail.

Puis il y avait Harumi. Elle s’en voulait… Elle se disait qu’elle n’aurait jamais dû céder à ces nouvelles tentations. Perdue, hésitante, n’arrivant pas à se faire à ce lien qui s’était créé entre elles. Mais aujourd’hui, elle savait pourquoi. C’était parce que lui, cet éclair vert était là, présent dans son esprit, longtemps enfermé dans une bulle qui venait d’éclater.

Pour répondre, elle usa d’un peu d’humour pour calmer cette ambiance plus qu’étrange, comme pour se cacher derrière des mots plus légers.


« Je suppose que le pouvoir de ta lumière n’a plus aucun secret pour moi... »

Répondit la rubiconde d’un léger sourire. Avant de se prendre un tsunami en pleine face. Ne pouvant tenir davantage, Aimi céda à ses émotions. Que pouvait-on dire en cet instant ? Les pleurs de la Chiwa étant les seuls acteurs de la pièce pathétique qui se déroulait sous les yeux de la lune et de Taishi. Puis, elle parla, cassant ce silence pesant. Elle exprima ce qu’elle avait sur le cœur et la conscience depuis si longtemps. Elle n’en pouvait simplement plus de faire semblant, de chercher à se cacher.

Il commença alors à répondre, sans vraiment savoir ce qu’il voulait dire. La jonin releva sa tête, trempée par cette démonstration de sensibilité, de détresse, de peur, de désespoir, d’amour parce qu’elle avait beaucoup trop encaissé depuis ces dernières semaines. Le pouce qui balaya ses larmes sauvages, semblait brûler sa peau, comme s’il n’avait pas le droit de le faire, comme si ça leur était interdit et pourtant, très désiré. Les deux iwajins s’étaient déjà enlacés, mais leur proximité était très différente de l’innocence d’auparavant.

S’il n’avait pas le droit ? Alors qu’allait-il faire ? Son souffle était si près d’elle, qu’elle était complètement paralysée. Elle savait que si elle faisait un pas de plus en arrière, elle tomberait. Mais le rubis savait aussi que l’émeraude saurait la maintenir sur Terre, parce qu’ils s’étaient interdit de mourir, de simplement disparaître. Pourtant, dès l’instant où il déposa ses lèvres sur les siennes, pour la première fois, son corps fut pris d’un sentiment si intense, si fort, qu’il ne répondait presque plus. Ses jambes tremblaient de douleur, appelaient à l’aide et si elle ne s’était pas violemment agrippée à ses épaules, elle serait tombée. Maladroitement, elle répondait à ce baiser qui avait une saveur indescriptible ; à vrai dire, il faisait autant de mal que de bien.

Aimi restait complètement interdite face à ce qu’il se passait, comme si c’était simplement un rêve qui allait prendre fin à tout moment. Elle respirait très vite, comme si son cœur menaçait d’exploser à tout moment. Reprenant son propre souffle, la jeune femme était toujours autant collée à lui, s’appuyant pathétiquement contre lui. Elle l’observait silencieusement sourire, s’adresser à elle, l’écho de sa voix se faisant presque lointaine. La douce comprenait qu’il s’agissait d’une marque d’humour dont il connaissait lui seul le secret, capable de casser un moment des plus romantique…

Pour couronner le tout, il s’excusa de l’aimer et de ne pouvoir vivre sans elle. La rousse ne savait pas quoi dire, à part lui mettre une tape sur la tête, c’était tout ce qui lui venait à cet instant. Elle repensa au moment où elle avait repoussé ses sentiments, elle était vraiment horrible. Mais comme n’importe qui voulait devenir meilleur, la jeune rubiconde, si jeune et si incertaine, comptait bien assumer ses choix.


« Je t’ai blessé alors que je n’acceptais simplement pas mes sentiments, parce que j’avais peur de ce qu’ils représentaient. Je blesse tout le monde avec mes incertitudes et mes faiblesses. Mais aujourd’hui, j’ai décidé d’accepter ce que je suis et ce que je ressens va avec. Tu ne devrais pas t’excuser de vivre avec les tiens, Taishi. »

La combattante se permit, tout d’abord hésitante, à tendre une main vers son visage. Il en avait tellement bavé à cause d’elle. Sa paume vint se poser sur sa joue, la caressant doucement, elle profitait pour la première fois de chaque trait de l’Hayai. Puis elle recula légèrement, comme pour profiter de cette vision qu’elle avait, comme pour se remémorer cette image qu’elle avait de l’éclair vert, car demain sera un autre jour.

Malheureusement, sous le poids de son pied appuyé sur le bord du principe, la roche déjà bien effritée lâcha et fit glisser Aimi qui perdit le contact avec l’hijin. La voilà qui se rattrapa sur le bord de la falaise de sa main gauche tandis que son bras droit saignait, pour avoir assumé la chute et les bouts de roche tranchants. Grimaçant de douleur, elle tenta de sa force se relever et chercha de ses pupilles écarlates celui qui lui avait volé son cœur.

La douce avait vraiment le chic pour se mettre dans les pires situations.

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Hayai C. Taishi
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Lun 27 Déc 2021 - 20:04
« Je… D’accord. »

Aussi simple que cela ? De juste accepter ce qu’il était, ce qu’il ressentait ? Ou bien devait-il plutôt se donner le droit d’aimer, de l’aimer elle… Et Taishi était quelque part entre les deux. Mais cet instant, ce moment, il avait l’impression d’avoir libéré un poids gigantesque de ses épaules comme une ombre qui le pesait depuis si longtemps qu’il avait oublié ce que c’était d’être sans, dans la lumière.

La main sur sa propre joue lui donna comme un choc électrique et il frissonna légèrement, l’effet simultané de la nuit fraîche, mais aussi de la chaleur de la peau d’Aimi. Elle s’appuyait contre lui et il fit de même, relâchant sa main pour entourer sa taille. Comme s’il voulait s’assurer que ce n’était pas un rêve, qu’elle était réelle. Qu’il n’allait pas se réveiller sur le sol inconfortable au pied d’un feu mourant, avec Yugure qui ronfle toujours sur le côté.

Mais ce l’était. Le souffle court de la femme répondait presque au sien, lent et paresseux. Mais cet état de choc était tout aussi entier pour lui qu’elle. Elle vivait cette réalité à pleine vitesse ; il la comprenait à peine.

Elle voulut reculer et Taishi la relâcha presque – non, absolument – à contrecoeur. Il faisait de son mieux pour ne pas céder à ses propres émotions qui voulaient le submerger, gardant cette moue sympathique. Des pensées venaient trahir le moment. Il devait lui dire.

« Aimi, je… - Aimi ! »

Elle avait fait un pas de trop en arrière, probablement aussi déconnectée que lui de leur entourage à cet instant. Son cœur se tordit en même temps que la gravité reprenait ses droits. L’Hayai ploya ses prothèses et se jeta en avant, tout en sachant qu’il serait trop tard. Taishi n’était plus l’Éclair Vert d’autrefois. La perte de ses jambes l’avait ralenti, fragilisé physiquement.

Mais Aimi n’était pas une princesse à secourir, du moins pas totalement. Elle s’était rattrapée de peine et de misère comme si la réalité avait enfin pris acte de présence. Pas indemne, et dans une fâcheuse posture. Mais vivante, et surtout pas en mille morceaux au creux d’un ravin.

Les jambes de Taishi étaient fragiles, mais pas ses bras. S’écrasant durement contre le sol dans sa chute, l’Éclair Vert tendit la main et la referma autour du col du vêtement de la Chiwa, la soulevant d’un coup sec pour la ramener sur la terre ferme. L’élan les fit rouler une fois ou deux, pas une mauvaise chose pour les éloigner de ce damné bord du précipice, mais avec cette malencontreuse conséquence que lorsqu’ils s’immobilisèrent enfin, elle était au-dessus de lui, avec tout l’embarras que ça pouvait amener. Il se redressa d’un bras, le souffle court de son côté aussi à présent. Il toussa un peu de poussière.

« *Koff koff*… Même pas 25 ans, et tu me donnes déjà des crises cardiaques… »

Cet humour hors-contexte, il revenait sans cesse au galop. Mais le sourire de Taishi fondit en voyant qu’elle saignait d’un bras, qui avait été écorché dans sa chute.

L’Hayai empoigna un pan de son propre gilet et le déchira sans cérémonie pour l’appliquer contre la blessure comme toute sommaire, sachant pertinemment que ce n’était pas très stérile, et que c’était pour quelqu’un capable de se guérir avec du chakra. Du coup il se sentit un peu stupide d’avoir fait cela, mais ce n’était ni la première ni la dernière fois. Peut-être qu’il voulait juste montrer qu’il pouvait être utile, mais juste un peu.

« Aimi… Il y a certaines choses que tu devrais savoir, je veux dire, qu’il faut que je te dise. »

Terminant l’installation du bandage de secours ou en suivant les instructions de la femme, l’Hayai se posa une main derrière la tête, embarrassé – encore plus que leur position actuelle - .

« J’ai envoyé une lettre à Toph il y a quelques temps, en demandant qu’elle cède sa place de Tsuchikage. Je n’ai que respect pour elle, mais nous savons tous les deux qu’elle a encore trop à vivre pour diriger Iwa plus longtemps. Et hum… J’ai demandé à ce que tu prennes sa place. »

Soupirant tout en balayant doucement les morceaux de pierre et de terre collés à la peau du bras de la rubiconde, il hocha légèrement la tête.

« Je pensais, et je crois encore que tu es la meilleure candidate, et de loin. Peut-être que mes sentiments me rendent partial, mais je sais qu’au sein du village, la même opinion est omniprésente. Toph n’a jamais répondu, mais elle n’a pas rejeté la requête non plus. Je crois qu’à notre retour au village… Ta vie, nos vies pourraient changer. Et je réalise que je ne t’ai pas demandé ton avis sur la question, ce que toi tu voulais faire. Au lieu de cela, je risque de mettre un immense poids sur tes épaules. »

Il baissa les yeux.

« Le triumvirat… Est contesté. Depuis Yonbi, peu accordent confiance à Teruyo, par peur de ce qu’il est, ou méfiance face au prix que nous avons dû payer pour sceller le démon en lui. Tsuyoshi… Est un bon administrateur, mais pas un meneur…. Et tu as été absente pendant un temps. »

Il les ferma un court instant.

« Yanosa… Ne suivra pas leur autorité encore très longtemps. Il cherche une opportunité, et s’il la trouve, il l’exploitera, avec ou sans l’aval du village. Et je… Je le savais et je l’ai laissé faire. J’étais même de son avis. Après Yonbi, je n’étais guère différent des autres. J’ai essayé de ne pas vivre la colère mais celle-ci fut trop forte. J’ai trahi ta confiance et je le regrette amèrement. »

L’Hayai releva son regard vert.

« J’en ai fini des secrets, Aimi. Il y a tant de choses que je veux partager, vivre avec toi. Et si... Si je veux être digne de toi, je dois te respecter en étant vrai à moi-même, vrai à… Nous. »
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Chiwa Aimi
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Lun 7 Fév 2022 - 16:59

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Les murs de poussière
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Elle qui s’attendait à une ébauche de questionnement, à des sauts de joie, à des réactions bien plus explosives, Aimi fut surprise de le voir bien calme. De son côté, elle tentait de regagner son assurance, de cesser une bonne fois pour toutes de ne plus pleurer. La douce lui donnait le droit d’être près d’elle, d’être à ses côtés, est-ce qu’il l’avait bien compris ?

L’embrassade qui s'ensuivit les rapprocha comme jamais ils l’avaient été.

La Chiwa était effrayée par ce contact pourtant agréable. Tout se passait à la fois lentement et rapidement, comme si le temps se figeait alors que leurs gestes suivaient le cours de la vie réelle. Le trop-plein d'émotions était tel qu’il fallait que la rubiconde recule. Elle avait besoin de récupérer son espace vital pour ne pas s’effondrer dans les bras de l’Hayai.

Malheureusement, elle en avait oublié son environnement et le pas fut de trop. L’instabilité du sol rocailleux s’effrita sur son pied et encore trop déconnectée de la réalité, elle se laissa simplement tomber. Son esprit s’éveilla lorsque ses avant-bras s’écorchèrent contre le rebord et que ses mains s’accrochèrent à la vie. Serrant les dents, elle se maudissait d’avoir été aussi fragile en cet instant. Jamais elle se serait retrouvée au fond du ravin, parce qu’elle possédait de nombreuses compétences pour, mais c’était quand même un moment embarrassant pour elle.

L'ancien déserteur lui, n’avait pas hésité à se jeter en avant pour la rattraper, arrachant un demi-sourire à la rousse. Rapidement, elle fut ramenée sur la terre ferme alors qu’elle se voyait emportée par l'ancien déserteur sur le sol, roulant encore et encore. La douce se retrouva dans une position des plus gênantes avant d’être forcée à se redresser. Le pauvre Taishi s’étouffait et se remettait de ses émotions sans oublier la petite blague pour accompagner cette catastrophe stoppée dans l'œuf. Son regard écarlate se posa sur sa peau qui piquait légèrement, un mélange d’égratignures, de sang et de poussière.

Elle lui était reconnaissante de ne pas avoir hésité à l’aider, c’était quelqu'un de bien, contrairement à ce qu’il pouvait penser. Cependant, ce qui s'ensuivrait allait nettement changer l’humeur de la kunoichi. En attendant, le jeune homme fit preuve d’une attention particulière pour la rubiconde, en déchirant un vêtement pour le poser sur sa blessure. La jeune femme rougit face à ce geste doux et un peu drôle quand on savait qu’elle pouvait se soigner très rapidement.

Elle sourit, amusée et n’usa pas de son ninjutsu médical sur le moment, comme pour lui montrer qu’elle appréciait l’initiative. Mais toute bonne chose avait une fin. Le “il faut que je te dise quelque chose” de trop dans une situation qui n’en avait pas nécessité. Elle oublia presque qu'elle était assise sur lui, tandis qu’il prenait son air gêné. La jeune femme fronça alors les sourcils en écoutant ce qu’avait à dire Taishi.

Envoyer une lettre à Toph pour lui demander de céder sa place à cause de son absence pouvait être compréhensif, même si c’était osé. Mais alors la suite, eiseinin eut des difficultés à la digérer. Il avait fait quoi ??? Avant de pouvoir réagir, il continua sur sa lancée, fuyant le regard médusé de la jeune femme et s’occuper de sa plaie.

Il lui expliqua qu’il pensait qu’elle était la personne idéale pour reprendre la fonction et la remplacer. Que sa vie changerait peut-être à son retour. La douce était un peu perdue, n’était pas certaine de comprendre. Ou alors ne voulait pas l’admettre. Il enchaîna, laissant la Chiwa se murer dans un certain mutisme. Elle n’était pas surprise de la contestation de ce Triumvirat mis en place pour sauver les meubles. Et n’était pas non plus étonnée de savoir que Yanosa n’appréciait pas l’autorité et qu’il ferait tout pour atteindre ses objectifs peu importe que ça ne plaise pas aux Taishos. Et même si l’Oterashi avait une place importante dans le cœur de la rougeoyante, elle ne pouvait s’empêcher de penser avant tout au village et à la sécurité de celui-ci.

Ce fut sur cette pensée qu’elle repensa aux mots de l’Hayai. Elle comprenait pourquoi il avait fait cela, mais lui en voulait de l’avoir fait dans son dos. Pour autant, elle était quelque peu furieuse et il pouvait le constater avec les éclairs qu’elle lui envoyait.

Alors elle attrapa de sa forte poigne la veste du brun et le fit tomber en arrière, le surplombant de sa colère légitime.


« Yanosa, j’en ferai mon affaire, mais je suis ton Taisho, tu n’as pas le droit d’agir dans mon dos ! Si Yanosa agit et met en danger le village, même si c’est pour une bonne raison, il est hors de question de le laisser faire ! Ce n’est pas en agissant à sang que ça apportera de bonnes choses, je dois rappeler qui a fini en morceaux il y a peu ?

Et ce que tu as fait… Comment tu as pu m’imposer une telle responsabilité ? Sans m’en parler ? Qui te dit que j’ai envie de gouverner la capitale de Tsuchi ? Tu n’avais pas le droit !

Je ne te demande pas d’être digne de moi ou autre, je ne me permettrai jamais… Je demande simplement d’être honnête et encore plus si cela met en jeu la vie d’innocents ou de nos camarades.
»
.

Le silence vint happer la bouche de la kunoichi, qui reprenait son souffle. Elle avait alors soudainement peur, ce qu’il avait dit sur cette lettre… L’inquiétude vint alors prendre ses pupilles vermeilles. Elle lâcha doucement le tissu obscur de Taishi et se releva lentement. Elle s’adressa au jeune homme, se questionnant à elle-même en même temps.

« Est-ce que cela veut dire que je vais devenir Tsuchikage ? Je ne sais pas si je suis prête à cela, je ne sais pas si je le mérite… Toph était un modèle pour moi, elle m’a beaucoup appris… Mais prendre sa place ainsi, ce n’est pas moi… C’est trop… Tout cela est trop… ».


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Hayai C. Taishi
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Mar 8 Fév 2022 - 7:35
Elle avait violemment saisi son gilet de cette force que seul les eiseinins possédaient, et Taishi n’avait pas réagi, dans une stupeur muette. Il tomba rudement sur les fesses, pantois et un peu misérable.

« Je… »

Mais il ne savait pas quoi dire. Il n’avait jamais voulu la blesser, ni la mettre dans une position si difficile. Et Taishi savait qu’elle avait raison, pour Yanosa. Ça, il l’avait réalisé bien avant cette conversation. Une fois déserteur, toujours déserteur aurait dit les mauvaises langues, et peut-être qu’ils auraient eu raison. L’Hayai aurait toujours cette fibre rebelle, celle qui veut l’encourager à faire fi des règles, des grades, de faire à sa tête.

« …C’est parce que tu ne convoites pas le rôle, que tu es la bonne personne. »

Il se releva lentement au maugréant, frictionnant son postérieur endolori par la chute, en plus des égratignures sur ses mains et bras lorsqu’il s’était jeté au coin du ravin pour l’empêcher de tomber.

« Et c’est pour protéger ces innocents, ces camarades, que je l’ai fait. Aimi, Iwa ne peut plus souffrir d’une Tsuchikage absente, d’un gouvernement contesté… Qui sait ce que nous aurions pu sauver si Toph avait été là, quand Yonbi a émergé… »

Tous ce qu’ils avaient perdus cette journée là… Et il faisait partie des victimes, malgré lui. Il baissa les yeux. Il savait qu’il avait tout foiré, tout gâché.

« … J’ai fait tout ce que j’ai pu ce jour-là Aimi. Tout en mon maigre pouvoir, et au final, tout ce que j’ai pu faire c’est regarder les gens sous ma charge, sous ma protection, étalés sur le sol en morceaux. Des gens qui ont davantage de vie à vivre, de futur que toi ou moi… »

Les yeux lui piquaient et il détourna la tête puis les épaules.

« Je suis juste un autre gars, un autre soldat, Aimi… Je n’ai pas la force pour empêcher ce monde, ce Chapelier, ces dieux de nous écraser. Et je n’ai pas les qualités pour mener ce village. Mais toi, tu les as. Tu les as toujours eus. Je ne savais pas quand tu reviendrais… Alors j’ai envoyé cette lettre, parce que c’est tout ce que je pensais pouvoir faire. »

Il serra les dents.

« Et c’est probablement pour les mêmes raisons que j’ai laissé Yanosa comploter quand j’aurais dû l’arrêter. Parce qu’il fait tout ce qu’il peut pour aider Iwa, à sa manière. Parce qu’il ne le montre pas, mais je pense que le remord la broie de l’intérieur. Yanosa pense qu’il a échoué, qu’il a causé la destruction qui a ravagé Iwa, parce qu’il n’a pas pu tuer Yonbi ce jour-là. »

Se balayant les yeux de sa manche avant qu’on ne remarque la brume qui y gisait, l’Hayai refit face à la Rousse, mais son regard restait bas.

« Je sais que rien de cela n’excuse ce que j’ai fait… Et je n’avais pas réalisé, pas réfléchi à ce que je t’imposais. »


Elle demandait ce que ça voulait dire, et Taishi haussa les épaules. Il n’avait pas les réponses.

« Peut-être qu'il n'en sera rien. Toph n’a jamais été très réceptive à mes mots. Je ne serais pas surpris qu’elle ait simplement ignoré ma proposition. D’autant plus que celle-ci était en fonction des conditions qu’elle avait posée jadis. Il aurait fallu que tu m’affrontes en duel pour prouver ta candidature… »


Il secoua la tête.

« Ce n’est pas de prendre sa place en soit, Aimi. C’est de lui succéder. Toph fut une excellente Kage. Elle t’a, elle nous a apprises ce qu’est l’esprit de pierre qui symbolise Iwa. Ces valeurs, cette force, cette bienveillance… Je crois qu’à travers toi, elles pourraient perdurer. Quelqu’un pour nous rassembler, nous mener à travers l’ombre qui couvre le continent, jour après jour. Une flamme dans la nuit. »


Il tenta un mince sourire, mais il était encore trop émotif.

« La même qui réchauffe mon cœur depuis longtemps déjà. »

L’Éclair Vert aurait peut-être au final préférer ne jamais avoir à partager Aimi avec qui que ce soit, dans cet égoïsme qui le caractérisait.

Mais Iwa avait besoin d’elle.


"Je comprendrais si tu... si tu ..."
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Chiwa Aimi
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Lun 7 Mar 2022 - 14:43
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Les murs de poussière
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La surprise se mêla à la colère et à l'incompréhension. Elle en voulait à Taishi de lui avoir caché des choses, à Yanosa de continuer à faire ses magouilles sans se rendre compte des conséquences que cela pouvait engendrer. Elle s’en voulait de n’avoir rien vu, même si elle savait comment était le personnage.

Au delà de cela, lui imposer un rôle aussi important, c’était la goutte d’eau. Parce qu’elle ne convoitait pas le rôle, c’était la plus digne de succéder à Toph ? La rubiconde fronça des sourcils, avant de voir qu’il s’était blessé en rattrapant la jeune femme. La Taisho fut forcée de se relever aussi, soupirant d’agacement : elle n’aimait pas le voir avec ses égratignures.

Elle réalisa donc des rapides mudras, faisant naître un halo de chakra verdoyant. Alors qu’elle attrapait délicatement son bras, de ses fins doigts, elle enleva les morceaux de cailloux dans les plaies tandis que celles-ci disparaissaient à vue d'œil.


« Toph était là, elle s’est occupée de l’un des prisonniers qui a attaqué la Roche, profitant du réveil du Dieu Singe. Mais je comprends ton positionnement et je suis d’accord que le plus important est de protéger les nôtres. Mais… de là à faire de moi le futur Tsuchikage… J’étais là aussi, j’ai échoué aussi à protéger mes camarades, nous avons tous failli dans un sens, même si le Singe a été scellé.

Mais je n’abandonnerai jamais, peu importe les obstacles, je continuerai à me battre, à soigner ceux qui en ont besoin. Tu n’as pas à te reprocher ce qu’il s’est passé, c’était une attaque horrible et qui dépassait l’entendement. Pourtant, en dépit des blessés, nous avons tenu.
»
.

Il commença à détourner son regard de la kunoichi, puis presque son corps, l’empêchant de le soigner correctement. Depuis les récents événements, les shinobis d’Iwa avaient été touchés bien plus intensément qu’elle ne l’aurait cru. Ashitaka aussi remettait en doute son utilité au sein du village, se dévalorisait beaucoup. La Chiwa sentait qu’il fallait faire quelque chose pour redonner confiance à chaque personne habitant à la capitale.

« Vous avez quoi tous à vous voir de manière aussi peu valorisante ? Vous êtes Iwa, on a besoin de chacun de vous, j’ai besoin de vous, de toi. Nous faisons simplement de notre mieux, nous nous battons de toutes nos forces et nous continuons. Nous ne pouvons pas toujours réussir, mais c’est ce qui nous fait grandir, devenir plus fort. Vous devez croire en vous, je crois en chacun de vous. Même cet inconscient de Yanosa qui fait bon ce qui lui semble ! ».

La douce s’était déplacée face à lui, et posa sa main sur son menton pour le relever afin qu’il lui fasse face. Elle sourit, déterminée à lui faire comprendre qu’elle pensait tout ce qu’elle disait. Peut-être même que cette lettre n’avait jamais été reçue et qu’il n’en serait rien. De plus, elle n’était pas friande des affrontements en duel pour prouver sa loyauté au village.

« Je n’ai pas besoin de me battre pour prouver que je ferai tout pour Iwa. Mais merci… d’avoir cru en moi à ce point… Personne ne l’avait fait à ce point pour moi. Que je devienne Tsuchikage ou non, je ferai tout pour garder les valeurs de Toph et de ressembler chacun, il n’y a pas besoin d’un chapeau ou de pouvoir pour le vouloir, lorsqu’on est fidèle et dévoué à son pays. ».

Un triste sourire se dessina sur ses lèvres. Taishi n’avait pas totalement tort tout compte fait sur son cas… Et toujours fidèle à lui-même, il n’hésita pas à partager ses sentiments à son encontre. Ses joues se coloraient légèrement. Espérait-il l’attendrir en lui disant cela ?

« Si je ? ».

La kunoichi aux cheveux écarlate ayant terminé ses soins, l’observa presque amusée de le voir aussi peu sûr de lui. Elle attrapa sa main maintenant guérie et poussa les bouts de poussières qui étaient restés sur sa peau.

« Ce que je ressens n’a rien à voir avec ces débordements. Mais il faut comprendre que j’ai des responsabilités et que je risque d’en avoir davantage et que cela ne doit pas interférer. Tu dois être honnête avec moi et œuvrer pour protéger le village. Je n’accepterai pas d’autres secrets, Taishi. Peu importe ce que mon coeur me dit lorsqu’il est près de toi. ».

Parce que même si elle lui confiait son cœur, une grande partie restait attachée à Iwa, à jamais.

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Hayai C. Taishi
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Mar 8 Mar 2022 - 6:16
Elle avait attrapé son bras pour le soigner de cet art qui même s’il l’avait vu à l’œuvre plusieurs fois, l’émerveillait pourtant à chaque circonstance. Taishi songea qu’à l’inverse, ses propres capacités ne semblaient pouvoir servir qu’à détruire. Es-ce que c’était le destin d’un shinobi que d’infliger la destruction autour de lui, pour une cause ou une autre ?

Aimi n’avait pas tort et il le savait, mais ça n’empêchait pas l’amertume et la frustration. C’était si facile de succomber au désespoir. À partir du moment où on commençait à se sentir responsable de quelque chose de plus grand que soi-même, on prenait également sur ses épaules toute la souffrance qui l’entourait également. Une épée de Damoclès sur un psyché déjà mis à rude épreuve.

Tout en la laissant le soigner – rappelant à quel point ses soins de fortune étaient pathétiques -, il mettait l’autre bras derrière sa tête, en malaise avec son éternel demi-sourire un peu stupide.

« Oui désolé, je me donne un peu en spectacle actuellement… »

Taishi n’avait jamais eu des grandes aspirations. Il y avait encore des gens au pays du feu qui voyait l’Éclair Vert comme un héros du peuple, mais l’Hayai n’avait jamais été qu’un type ordinaire avec des objectifs ordinaires. La différence peut-être, c’est qu’il avait toujours insisté pour faire son propre chemin. Et ce faisant, avait croisé le chemin de gens, de causes et de concepts bien plus grands que lui.

« Je sais que je vaux mieux que l’estime que j’ai de moi-même… Mais j’essaie aussi d’être réaliste. On ne vaincra pas le Chapelier par chance, ou avec mes tours de passe-passe. »

Oui, il avait une relation difficile avec les remords, le doute d’avoir fait le bon choix dans nombre de décisions qui avaient secouées sa vie. C’était un combat de tous les jours, comme un alcoolique qui passe devant un bar chaque soir avant de rentrer chez lui. Le monde était en ce sens cruel et inhospitalier, sans égard pour sa conscience malmenée.

Mais ce même monde mettait des gens comme Aimi sur sa route. Elle avait posé sa main sur son mention et il frissonna à ce contact qui lui semblait encore si irréel.

« Je crois que… Tant qu’on croira en l’autre… Qu’on croit en Iwa… On s’en sortira, quoi qu’il arrive. Et puis, je ne sais pas si tu aurais gagné ce duel-là de toute façon… Haha »

Il avait un léger faciès espiègle. Ils avaient déjà combattus, avec les résultats qu’on connaissait, mais on savait aussi que ni un ni l’autre n’avait donné son maximum à ces moments-là, pour toutes sortes de raison. Et Taishi n’était pas, ou plus vraiment un duelliste. Il évoluait beaucoup mieux dans un rôle de stratège ou de support, même si ce support était essentiellement une dévastation de lumière et d’argile.

Si c’était une question de force martiale uniquement, d’autres candidats, comme Yanosa lui-même, auraient été de meilleurs exemples. Mais tout comme Aimi, Taishi ne voyait pas l’aptitude au combat comme le meilleur gage des qualités requises pour mener Iwa, ou tout village à bien y penser. Iwa avait eu de puissants Kages, et pourtant c’est bien par leurs actions plutôt que leurs prouesses qu’ils avaient façonnés son histoire.

Toujours est-il qu’elle avait pris sa main comme pour le rassurer, et c’est bien l’effet qu’il avait ressenti. Mais tout comme il l’avait supposé, Aimi lui rappelait qu’Iwa passerait toujours en premier. Il comprenait. Elle devait protéger Iwa.

Et pour ce faire, il devait la protéger, elle. Elle, et ce sourire qui pouvait sauver ce monde.

Il hocha la tête. Plus de secrets, c’était la mise en garde, et celle-ci étant sans équivoque. Taishi souffla, amusé.

« Tu parles déjà comme une Tsuchikage, haha. Mais je… Je comprends. À partir du moment où j’ai décidé de revenir à Iwa, je savais que le village serait à jamais une partie intégrante de mon existence. Et que ma vie, je n’hésiterai pas à la mettre en jeu pour le protéger, et ce même si je vis, je survis aussi pour pouvoir rester auprès de toi. »

L’Hayai passa sa main libre dans ses cheveux rouges, toujours aussi délicatement.

« Crois-moi quand je te promets que je serai toujours vrai envers toi. Je sais que ce moment n’était pas le meilleur pour te parler de Yanosa, de Toph. Ce n’est pas la mémoire que je veux avoir de ce moment… Je ne pouvais juste pas garder ce secret une fois un instant de plus et il me brûlait de l’intérieur. Mais… »

Il soupira légèrement.

« J’ai un long passé, Aimi. Même au sein d’Iwa, j’ai fait un tas de choses qui restent cachées, oubliées par la plupart mais pas par moi. Certaines que j’embrase, d’autres dont j’ai encore du mal à accepter l’existence. Tu me connais mieux que personne, alors tu sais que ce sont des démons que j’ai dû mal à exposer au grand jour, qui me hantent aux abords du sommeil qui me fuit souvent. »

Il hocha la tête résolument, comme pour lui-même.

« Un jour ou l’autre, je voudrais partager avec toi ce passé, mais aussi construire de nouveaux souvenirs, de nouveaux rêves avec toi. Pour tout dire, tout ce que je veux c’est être avec toi, chaque instant de chaque moment en ce monde. Et pour ça, ce que j’ose te demander, c’est d’être patiente et malgré mes erreurs, de me donner ta confiance une fois de plus. »

Taishi devait être vrai et honnête comme il s’y était engagé. Mais il ne serait pas un poids mort non plus. Aimi faisait de lui une meilleure personne, et il devait faire tout en son pouvoir pour l’aider à se réaliser à son tour.

Il serra la main dans la sienne. Sa peau à elle était douce, chaude, chaleureuse. La sienne, il le savait, était froide et calleuse, une survie inscrite dans sa chair. Il n’était pas un prince charmant, et ce n’était pas un conte de fée. C’était la vraie vie, et celle-ci allait les rattraper tôt ou tard.

« Tsuchikage ou non, nous devrons faire face à beaucoup de nouveaux développements à notre retour à Iwa. Si ce sommet est moindrement comme le dernier, ce que nous pourrions y apprendre pourrait tout changer. Alors peut-être que nous devrions garder ce… lien… secret pour le moment. Je suis certain qu’à un moment ou un autre, notre entourage le découvrira mais… »

Il radotait et s’interrompit, son regard retournant dans celui d’Aimi, émeraude contre rubis. C’est fou comme il s’y perdait, comme un navire qui fonçait sciemment vers le naufrage. Mais ça n’avait rien d’un funeste désastre. C’était tout le contraire. C’était la paix, l’havre d’un sentiment assumé.

« Je t’aime. »

Ses yeux bifurquèrent vers le ravin.

« Et je veux t’embrasser encore, mais je ne sais pas si le sol sous nos pieds y sera davantage réceptif… »

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Chiwa Aimi
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Ven 6 Mai 2022 - 13:56
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Les murs de poussière
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« C’est mieux d’essayer que de ne rien faire et de se cacher. Tu as au moins l’honneur de pouvoir dire que tu as tenté de battre cet homme. Avoir des remords ne fera que te ralentir. Avance et continue de te battre comme tu sais si bien le faire. ».

Termina-t-elle dans un sourire silencieux, alors qu’elle avait relevé son visage pour observer ses magnifiques pupilles verdoyantes.

Par la suite, elle s’était sentie à la fois froissée et émue par le fait que Taishi croit autant à elle. Il avait raison sur un point, le simple fait de croire… d’y croire, pouvait donner une force suffisante pour ne pas baisser les bras et s’en sortir. Elle fronça les sourcils lorsqu’il provoqua gentiment la jeune femme sur sa potentielle défaite face à lui.


« Est-ce que tu me proposes de recommencer ? En sachant très bien comment ça finira… ».

Répondit amusée du tac au tac la rubiconde. En réalité, la kunoichi n’était pas la meilleure combattante d’Iwa. Mais elle était fière de pouvoir dire qu’elle se positionnait dans les meilleurs Eiseinin. Et cela lui suffisait amplement. En dépit de toute son affection, de ses forts sentiments envers cet homme, la jeune femme avait des devoirs. Cela ne lui faisait pas plaisir de lui dire de telles paroles, mais il fallait qu’il comprenne sa position et que son amour pour lui ne pouvait pas passer avant la protection de son village et de ses habitants. Cela serait le comble de l'égoïsme et tout le monde savait qu’Aimi était tout l’inverse.

Elle ne put s’empêcher de souffler de rire lorsqu’il la compara à un Kage. Le plus important était surtout qu’il comprenne où elle voulait en venir. Mais savoir qu’il voudrait rester à ses côtés dans tous les cas la rassurait au plus haut point. La Chiwa n’était pas faite pour diriger seule, elle avait besoin d’être entourée des bonnes personnes.

La rousse continua de l’écouter, appréciant ses petits gestes délicats. Elle ne lui en voulait pas d’avoir eu ses secrets, ce n’était pas le genre de femme à s’arrêter à ce genre de méfaits. Maintenant, si ses décisions mettaient en danger les autres, Aimi se montrerait moins compréhensive.

Il fit alors mention de son passé secret, peu noble et sûrement sanguinaire… La Chiwa avait toujours été curieuse de découvrir ce qui se cachait derrière cet homme qui pouvait se téléporter aussi facilement. Elle se souvint avoir été intriguée par cette personne dès l’instant où elle avait posé ses yeux sur lui. Ce n’était pas des sentiments envers lui à l’époque qui étaient apparus, mais plutôt une sorte de curiosité malsaine. Puis, sans savoir pourquoi, il avait eu le don de toujours la faire se remettre en question. Son attirance pour lui, elle l’avait cachée longuement. Car même si elle l’avait toujours envoyé promener, elle restait un être humain. Sa relation avec Musashi l’avait aussi protégée de ce Chôkoku de naissance. En y mettant un terme par son absence totale, il avait laissé la douce dans la fosse aux lions et la jeune femme devait vivre ses expériences avec une certaine immaturité.

Aujourd’hui, la loup et l’agneau avait fini par s’éprendre l’un de l’autre.


« J’attendrai le temps qu’il faudra, mais j’espère que tu sauras t’ouvrir un jour à moi. Et je serai là pour t’écouter et partager tes démons afin qu’ils arrêtent de te peser autant. ».

La réalité rattrapa rapidement les paroles de Taishi. Il fit mention du sommet, des choses à venir à leur retour à Iwa et de leur relation. Le manipulateur de la lumière préférait garder cela secret. Il lui avoua de nouveau son amour, si facilement, que s’en était désarçonnant. La kunoichi ne put s’empêcher de rougir en entendant ses désirs, aussi sincères étaient-ils.

La kunoichi savait ce qu’elle ressentait, mais n’osait pas lui répondre, comme si quelque chose bloquait…


« Je… Je répondrai à tes sentiments lorsque je serai certaine d’être totalement à toi… Je dois me montrer honnête avec tout le monde, pas seulement avec toi… Et à ce moment-là, je te répondrai, je te dirai ce que tu veux entendre et tu pourras… M’embrasser autant que tu le voudrais… Mais en attendant… ».

La rousse hésita quelques secondes, pesant le pour et le contre… Puis elle se disait qu’elle ne sortirait peut-être pas vivante du pays du Feu alors… Elle se dressa sur la pointe des pieds et approcha son visage du sien, avant d’y déposer chastement ses lèvres sur les siennes. Son cœur batta à la chamade, voulant difficilement se retirer de cet échange... Quelques secondes après, elle prit ses distances et prit un air faussement sévère.

« Tu devras te contenter de ça ! ».

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Hayai C. Taishi
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Mar 24 Mai 2022 - 2:22

« Ça ne finirait pas bien. J’ai déjà eu du mal à m’obliger à combattre la dernière fois, désormais ce serait… Un massacre, pour le moins. »

Il eut un petit rire, l’esprit occupé par toutes ces émotions, ces sentiments qui se mélangeaient en lui à cet instant, comme si le moment lui-même était étrange et irréel. Pour c’était la vérité et la réalité et il devait s’y faire, tout comme le reste.

Ça ne serait pas facile, et maintenant que les faits étaient sur les tables, les remettre dans un tiroir serait encore plus difficile. Leur relation ne pouvait pas nuire à Iwa, ne pouvait se mettre entre les deux. Et si elle devenait Kage… Cet amour resterait toujours au second plan. C’était le prix à payer. Il était facile de l’accepter d’emblée, mais Taishi savait que plus tard, ils en souffriraient tous les deux.

Elle le savait; il le savait. Mais ni un ni l’autre n’était prêt à abandonner pour autant. Alors que faire sinon avancer et accepter ce sacrifice lorsqu’il aura lieu ? En sachant qu’ils se briseraient le cœur, volontairement. Mais c’était la seule manière. Essayer.

Aimi espérait qu’il s’ouvre à elle et d’une certaine façon, il avait le même espoir envers la rousse. Ils avaient chacun leurs propres défis à relever, leur propre croissance à faire. C’était un peu ça de grandir, et ils étaient tous les deux encore bien jeune après tout.

« Je crois que… Ensemble, on y arrivera, quoiqu’il arrive. »

Elle lui donnait espoir et Taishi avait envie de faire de même. Il en avait un peu marre du cynisme qui trainait toujours non loin dans son propre crâne.

"Je sais qu'une fois de retour à Iwa... Tout pourrait changer. Mais je pense que c'est là, au centre de nos vies, que nous pourrons vraiment mieux comprendre... Ce lien."

C’était au tour d’Aimi de chercher ses mots mais Taishi se contenta de sourire en hochant de la tête légèrement. Il comprenait. Il la connaissait bien après tout. Et tout cela était tellement… Trop, quoi. Peut-être que de la même façon que que ça lui faisait du bien d’en parler, pour elle c’était le contraire ? Mais avant que l’Éclair Vert puisse y réfléchir davantage, elle l’embrassait ce qui fut une surprise, mais l’une des plus agréables. Il souriait, avait l’impression à cet instant d’être l’homme le plus chanceux et le plus heureux de la création. Comme si l’Homme au Chapeau, les dieux, la coalition… Comme si plus rien n’existait à cet instant. Seulement eux, et ce sentiment qu’il avait encore du mal à décrire, encore plus à accepter au grand jour.

« Je… Je m’en contenterai alors. »

La tête bourdonnante, il se passait la main dans les cheveux pour essayer de se ressaisir, peut-être essayer d’arrêter de sourire aussi bêtement.

« Je… On devrait retourner auprès de Yugure. Il serait du genre à rouler dans le feu de camp et devenir un flambeau humain. »

De retour à leur mission. De retour à la réalité. Comme avant. Mais…

Il lui offrit sa main.

Peut-être pas tout à fait comme avant.
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