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Conviction et Culpabilité [Yume]

Oterashi Yanosa
Oterashi Yanosa

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Jeu 24 Juin 2021 - 14:13
Dire que l’affrontement entre Iwa et les Lieutenants de l’Homme au Chapeau – ainsi que Tôsen lui-même – avait laissé des traces était un doux euphémisme. Les Crocs Rocheux, de par leur nature, étaient propices à devenir le théâtre de nombreux affrontements entre les défenseurs de la cité et ses agresseurs. Quelques semaines à peine après l’éveil de son coma, l’Oterashi lui-même avait dû livrer bataille ici-même contre l’une des Fanatiques échappée de Wasure. C’était également, ironiquement, ce jour-là qu’il avait fait la rencontre de Taishi, celui à qui l’on avait vraiment dû la protection de l’entrée du village. Oui, les Crocs en avaient vu passé, avaient servi d’arène à bien des combats et verraient certainement le compte grimper encore au fil des années. Malgré tout, il y avait des chances pour qu’aucune échauffourée, à l’avenir, ne puisse se révéler plus destructrice et impactante que celle qui s’était déroulée il y avait de ça quelques jours.

L’escarmouche avait été rapide et incisive. Sans l’intervention in extremis du Chapelier, elle se serait même soldée par la mort de Yamanaka Rei, Empereur déchu du Feu. Mais en ce laps de temps très court, les forces en présence avaient eu amplement le temps de provoquer une dévastation à nulle autre pareille, rivalisant presque avec celle qu’avait pu provoquer Yonbi plusieurs mois auparavant. Entre les jutsus dévastateur exécutés par Masami et Taishi, les réponses démesurées de Rei, la zone toute entière avait déjà eu de quoi se transformer en immense champ de bataille impraticable. La cerise sur le gâteau, pour ainsi dire, avait été in fine apportée par l’Oterashi, donc la sphère de roche aux proportions hors normes avait éclaté à quelques mètres du sol à peine, inondant l’entrée des Crocs Rocheux d’une avalanche de roc qui avait terminé de rendre le passage totalement obstrué.

Et ce chaos immobile, Yanosa fut donc logiquement, entre autres shinobis, chargé de rapidement le remettre en ordre. Les Crocs Rocheux sud-est déjà, sous l’ère d’Akimoto, avaient dû être condamnés, et la cité ne pouvait se permettre de se couper de l’extérieur trop longtemps, surtout avec cet afflux inattendu de commerçants et de négociants qui s’était révélé après la tempête de l’attaque. C’était comme si, songeait le guerrier sans visage tout en déblayant des monceaux de rochers à l’aide de son Mitsudo, le fait qu’Iwa ait été en mesure de « repousser » Tôsen avait prouvé sa force au yeux des civils et les avait incité à placer leur confiance de façon inconditionnelle chez les shinobis qui assuraient sa protection. Un phénomène inattendu mais définitivement positif pour la Roche, qui avait besoin de toutes les ressources possibles pour se relever pour de bon.

Travaillant d’arrache-pied, suant à grosses gouttes sous ses bandages pourtant fraîchement changé le matin même, l’Oterashi agrémentait sa tâche de pensées diverses, se projetant dans un avenir où il pourrait mettre pour de bon un terme à cette guerre et se focaliser sur ce qui comptait vraiment à ses yeux. Mais alors qu’il poussait sur le côté un énorme morceau de rocher, sans doute issu de sa propre technique, en l’inondant de chakra Mitsudo, il sentit une présence familière se détacher, quelque part derrière lui. Une présence ténue, d’aucun dirait fébrile, qu’il n’aurait pas pensé revoir de sitôt après avoir observé sa silhouette chevaucher ardemment vers le nord.

« ...Yume. Tu es donc toujours dans les parages, en fin de compte. Je n’avais pas compris… pourquoi tu t’étais ainsi précipitée vers le nord à cheval, ce jour-là.  »

Il se dirigea vers un autre rocher plus modeste, qui ne nécessita de sa part qu’un modeste flux d’énergie Mitsudo pour être soulevé et jeté au loin entre les reliefs naturellement impraticables qui formaient les Crocs.

« … Tu as l’air bien maussade. Pourtant...dit-il en plein effort en s’approchant d’un autre gros morceau à déblayer et en y apposant les mains. … les nouvelles ici sont relativement bonnes, tout bien considéré… Même si… personnellement… Hmmph ! Fit-il en poussant le large bloc sur le côté. … je reste sur ma faim. »

Technique utilisée




@Byakuren Yume
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Byakuren Yume
Byakuren Yume

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Lun 28 Juin 2021 - 19:30


La mesure du futur


Déambulant frénétiquement dans les dédales Iwajins, tu fixes l’horizon et ère sans réel but. Marcher te permettait de ne pas te noyer dans les marécages des songes que tu ne connaissais déjà que trop bien. Tout s’était enchainé si rapidement que ton esprit avait du mal à emmagasiner les faits récents. L’attaque au Palais Royal t’avait éloignée de l’épicentre du nouveau conflit, que tous commentaient aujourd’hui comme une bataille hybride. Certains clamaient à la victoire, d’autres préféraient fuir le village, convaincus qu’il n’apportait que le malheur.

Ne sachant plus si tu devais regretter d’avoir manqué ce nouvel affront ou au contraire lui avoir donné la chance de ne plus t’avoir comme fardeau, tes pas sillonnent à l’image de tes songes; une marche à reculons qui te ramène à hier, ou au début de tout. Démasquée, complètement isolée de regards curieux, de l’oubli de ton rang, de ce qui faisait que ton air était loin d’honorer ce qu’il était jadis. Les portes d’Iwa ne cherchent même plus à te retenir, comme si ton regard vide te donnait un statut guère plus intéressant que la poupée de porcelaine sculptée par ton paternel.

Les crocs sont un refuge et une prison; Beaucoup s’attèlent à réparer comme ils le peuvent l’apocalypse encore visible qui avait comme tranché le monde en deux. Un deuxième Oeil du Cyclone creusait devant le village un trou béant; prêt à t’engloutir toute entière. Iwa avait désormais deux yeux pour observer vos échecs et vos progrès. L’un te rappelait Kyôshirô, son sacrifice; l’autre marquait tout le vide qui s’emparait petit à petit de ton coeur. Tu ne peux t’empêcher, en observant le monde d’ici haut, de te rendre compte que tu ne connaissais guère plus de survivants que de défunts, ce qui te forçait de plus en plus à vivre comme ceux qui n’étaient plus.

En fantôme arraché à sa déchéance, tu t’approches de la silhouette dont les bandages le présentent sans même que son visage ne se confronte au tien. Lorsqu’il te remarque enfin, il ne peut contenir sa curiosité et toute la vitalité qui l’habite en évoquant deux faits pourtant drastiquement opposés. Alors que tu avais accouru vers le néant, lui s’était élevé et avait prouvé au monde ce que personne n’osait croire : Tôsen pouvait faiblir.

Tôsen est humain.

- Yanosa…

Comme toujours, les valeurs font pencher ton buste avec toute l’allégresse qu’une héritière peut avoir.

- Je suis contente de voir que tu te portes bien.. Je n’ai pu revenir que tardivement… Mais on raconte que vous avez ouvert une porte que tous pensaient infranchissable. Est-ce vrai Yanosa ? Tôsen a-t-il faibli ?

Une partie de toi avait volontairement ignoré ta tristesse pour se raccrocher à la seule chose qui pouvait te maintenir à flots : L’espoir. L’espoir même si infime; minuscule. Une entaille ridicule qui réconforterait ton âme, qui calmerait sa folie. Parce que le palais n’était plus qu’écho de non sens, de déraison, et d’absence. Tu avais viscéralement besoin de cette vérité, celle qui te ferait oublier la mort sans fondement de ta mère, des serviteurs du palais, et de la stabilité du pays qu’ils représentaient.

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Oterashi Yanosa
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Mar 29 Juin 2021 - 11:40
En apercevant le buste de Yume s’incliner en avant, le guerrier de pierre ne put s’empêcher de lâcher un modeste rire propulsé d’un seul souffle. La noblesse, se dit-il intérieurement. Les codes absurdes qui la régissaient, et par lesquels devaient vivre leurs membres haut perchés toute leur foutue vie n’avait de cesse de susciter un mélange de perplexité et de dégoût en lui, nonobstant les qualités dont pouvaient disposer ceux qui naissaient dans un cadre pareil comme c’était le cas de la Princesse. La scène elle-même avait d’ailleurs de quoi inviter des réflexions empreintes de lutte des classes sur fond de conflits sociaux, tant la vue de ce Paon blanc immaculé et naviguant entre les débris contrastait avec celle du guerrier tellurique, suant et travaillant d’arrache-pied sans s’épargner le moindre effort. Terminant de mettre en place un nouveau bloc de pierre qui permettrait de bloquer pour de bon d’éventuels éboulis dans cette zone, Yanosa se retourna vers Yume en se tapant les mains l’une sur l’autre, évacuant des monceaux de poussière d’entre ses phalanges par la même occasion.

« ...Faibli.. ? Si pour toi perdre un bras s’apparente à faiblir, alors oui. Oui, je pense que Tôsen a faibli. »

Il dépassa par la gauche la jeune femme au teint pâle, portant déjà son attention sur un autre bloc particulièrement gênant pour les charrettes et convois divers qui transitaient par les Crocs pour alimenter Iwa en marchandises et matériaux en tout genre. Intensifiant de nouveau le flux d’énergie Mitsudo qui parcourait ses doigts, il le souleva alors sans effort apparent et repassa à côté de Yume, par la droite cette fois, pour aller enfouir l’énorme gravas dans le lot de ses congénères.

« … J’imagine que ça doit faire quelque chose. Apprendre que l’être qui hante le moindre de tes gestes, dont l’ombre t’as paralysée si longtemps… n’est au final qu’un Homme de plus. Tout reste encore à faire… mais nous savons comment le battre, à présent. Et son point faible est plus flagrant que jamais… dit-il en terminant de se décharger du bloc à quelques mètres de là.

Rei, son plus fidèle Lieutenant. C’est pour le sauver, qu’il est venu ici. C’est en venant à son secours, qu’il a fait une erreur. La prochaine fois… Oui, la prochaine fois, nous saurons comment mettre une fin à tout ça. »

Le regard de l’Oterashi tutoya un instant le sol, tandis que ses épaules roulaient pour dégourdir les muscles saillants et mis à rude épreuve qui se trouvaient sous les bandages. S’immobilisant pour la première fois depuis l’irruption de la Princesse en face de celle-ci, il posa son regard dans le sien.

« Mais dis-moi plutôt, Yume. Revenir d’où ? A l’allure où tu cavalais, on aurait pu croire que tu voulais la mort de ta monture... »
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Byakuren Yume
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Mar 6 Juil 2021 - 12:01

La mesure du futur


Pendant que Yanosa suait à grosse goutte dans ce chantier d’apocalypse, tes yeux se promenaient sans réelle intention. Il paraissait hypocrite de dire que de vous deux, tu étais celle dont la fatigue rongeait même les os : mais c’était un fait. Un simple geste te coûtait tant que tu t’épargnais en restant statique devant lui, illustrant une scène à l’image de la société actuelle. D’ordinaire, tu aurais taché de te faire oublier, de disparaître pour ne pas creuser encore plus cet écart que le bâtisseur tentait aujourd’hui symboliquement de recouvrir.

- J’ignore si pour quelqu’un comme Tôsen, qui peut marcher allègrement entre passé présent et futur, perdre un bras soit bien significatif… Iwa sait de quoi je veux parler…

Ramenant tristement le sort des amputés du village sur la table, comme pour prendre un exemple pour évidence; si vos Shinobi s’étaient relevés… Tôsen n’aurait aucun mal à le faire.

- … Mais comme tu le dis… Sa faiblesse n’a jamais été lui-même. Le royaume qu’il a choisi de bâtir est instable parce qu’il repose sur des piliers qui sont à notre portée. Mais cela veut dire qu’au lieu de s’en prendre au roi; il faut évincer son peuple.

Cette idée te replonge dans une triste réalité. Pour vaincre il fallait abuser des vices de chacun. Si la force brute ne suffisait plus, vous deviendriez la peinture hideuse qu’il décrivait depuis toujours. Vous gagneriez en devenant ce qu’il blâmait en vous : En s’en prenant aux plus faibles, à ceux qui ouvraient une faille dans son coeur. La déraison l’emporterait sur la déraison. Les vies ne sauraient être sauves, et cet enfer ne prendrait fin qu’en prenant naissance pour de bon. Seul le feu consumerait le feu; et l’eau se noierait elle même. Fébrile de t’y sentir piégée, tu cherches de la main le premier support venu qui t’aiderai à supporter le vacillement que ces maux généraient. La dernière curiosité de Yanosa réveille finalement les jours que tu voulais fuir, créant également un drôle de parallèle avec ce que tu venais d’annoncer.

- Yanosa, penses-tu que pour nous l’inverse soit cohérent ? Penses-tu que la mort du roi libèrera le peuple ?

Tes yeux se perdent dans les siens, y trouvent refuge en attendant les conseils du brûlé.

- J’ai de plus en plus de mal à comprendre ce qui peut aujourd’hui faire sens..

L’image du palais ravagé se dessine derrière les débris des Crocs Rocheux; s’ajustant à la perfection à ce trou béant qui aurait pu être le berceau de la Seigneurie.

- Notre Palais a été attaqué… Mère n’est plus. Père a survécu, mais à quel prix ?

Tes yeux n'ont plus de larmes à verser, asséchés par l'histoire. La présente féodalité ne se résumait plus qu’à une dramatique enfant et son père boitant. Deux poussières que le destin pouvait effacer en un simple mouvement. Esseulés dans cet affront interne, disloqués à la racine par les tumultes du Yuukan; arrachant toute logique à cette situation. La prospérité et la sagesse clamée par les héritiers du Lotus blanc n’avaient aujourd’hui plus aucune brillance. Votre éclat s’éteignait, petit à petit. Le monde aspirait-il à cette obscurité ?

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Oterashi Yanosa
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Jeu 8 Juil 2021 - 15:32
« Rien ne dit qu’il ne récupérera pas l’usage de ce bras qu’on lui a enlevé, c'est vrai. Mais aussi déterminés que nous étions, ce… plan, que nous avons improvisé sur le moment pour tenter de l’abattre… Il était imparfait, possédait une faille critique. Sans parler du fait… que Rei, cet enfoiré, avait tout fait pour nous épuiser par avant.

Qu’il se fasse donc soigner son moignon, comme nos soldats se sont redressés sur les prothèses confectionnées par Aimi… Ça n’empêchera pas notre prochaine rencontre avec lui d’être la dernière...
 »

Le défi qui se profilait devant eux était de taille, mais si cette escarmouche aux Crocs leur avait démontré quoi que ce soit, c’était bel et bien la faisabilité de leur projet. Tôsen pouvait être vaincu, et c’était d’ailleurs pour arriver à cette fin que le Tellurique et Taishi travaillaient si dur pour parfaire la combinaison de leurs techniques respectives. Lorsqu’ils y seraient parvenus, et avec le degré de préparation suffisant pour prévoir toutes les possibilités tactiques à mettre en place lors d’une prochaine confrontation, Yanosa avait peu de doute sur leur capacité à ôter la vie de l’ennemi proclamé des shinobis. Tout se jouerait, au mieux, dans un mouchoir de poche, dans l’interstice d’un instant volé qu’ils auraient réussi à provoquer en noyant les perceptions hors norme du Chapelier.

« Son « peuple », tu dis ? J’ose espérer que tu ne fais pas référence à ce leurre géant à Tsume, ce « Refuge »… Ces « piliers », ses Lieutenants, ce sont eux en effet que nous devons abattre pour saper toutes ses chances de réussite, le nécromancien en particulier. S’attaquer à eux… Jusqu’à preuve du contraire, c’est également la seule façon d’espérer provoquer son arrivée quelque part. Une faiblesse très relative, quand on considère leurs forces à chacun… mais c’est la seule qu’on lui connaît vraiment. »

Ce qui n’allait cependant pas arrêter l’Oterashi sur sa lancée, plus sûr qu’il ne l’avait jamais été de ses facultés ainsi que du soutien qu’il pouvait obtenir de la part de certains de ses coéquipiers.

« La mort du roi… Tu veux dire celle de ton père, n’est-ce pas.. ? Sa mort n’avancerait à rien en soit… La fin de son titre et des pouvoirs qui lui sont rattachés, elle… aurait du sens et nous mettrait sur la bonne voie, m’est avis, mais… Tsuchi a malheureusement d’autres chats à fouetter présentement. »

Yanosa ne se cachait plus de ses vues sur le système féodal qui régissait la façon dont était géré le pouvoir à travers la majeure partie du Yuukan. La Terre devait selon lui se hisser au-dessus des traditions obsolètes et abolir les castes privilégiées qui parvenaient même encore aujourd’hui à instrumentaliser voire même à victimiser les shinobis qui assuraient la sécurité de leur pays. Ce combat, cependant, exigeait un engagement total, qui n’était pas compatible en cet instant avec les missions que devait remplir le guerrier calciné.

« ...Quoi ? »

La nouvelle lui fit légèrement hausser ce qui lui tenait lieu de sourcils, se rappelant des pamphlets qu’il avait fait circuler il y avait des mois de ça peu après le cataclysme sans pour autant donner suite à l’ultimatum qu’il avait lui-même lancé à l’encontre du palais seigneurial. Quelqu’un, visiblement, était cependant passé à l’acte… de façon plus brutale encore que lui n’avait envisagé de le faire, semblait-il.

« Je suis désolé pour ta mère. Quoi qu’on pense de la noblesse, et j’en sais quelque chose… cela ne justifie pas pour autant le meurtre caractérisé.

… Saurais-tu… qui est à l’origine de cette attaque ? Ce qu’ils espéraient, avec ces assassinats ? Je ne vais pas te servir la moindre hypocrisie, Yume, ce genre d’agression contre la noblesse… était vouée à se produire. Tôt ou tard.
 »
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Byakuren Yume
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Dim 25 Juil 2021 - 23:30

Conviction et culpabilité


Cela faisait un moment que Yanosa se permettait d’affirmer ses opinions sur le règne féodal, et tu n’étais pas dupe quant à son désir interne d’assister à leur fin. Pourtant, intérieurement, tu aurais espéré que sa réaction soit plus conciliante qu’accusatrice. « C’était fatidique ». Ainsi enchaînée par des fers brulants à une chute perpétuelle, viscérale : Tu plongeais avec ta lignée, tout simplement parce que tu portais leur nom. Ton ancienne toi aurait probablement baissé la tête, contourné cette théorie, aurait même cherché à la comprendre. Mais Tôsen avait bien fait son travail; il avait meurtri ton coeur au point de te faire douter, réveillant des instincts jusque lors inexistants. La culpabilité était une source infinie de colère; une colère froide, la plus dévastatrice de toutes.

- Vouée à se produire… Comme une fatalité ?

Ton regard n’a plus rien de vide; il est habité par un appel à la chute, à un envol vers les tréfonds de ce monde. Tu tendrais les bras, tête en bas, voulant embrasser le noyau du monde et brûler en son sein. Cette déchéance, elle donnait naissance à des idéaux instables, à des conclusions déviantes.

- Quelle logique trouves-tu dans l’idée qu’un nom puisse justifier ce genre de soulèvement ? Qu’un règne ne fasse pas l’unanimité est une chose; qu’on lui pose les moeurs de la terre entière sur les épaules en est un autre. Ce genre d’agression est vouée à se produire et se reproduire ?

Ton corps tout entier hurle de douleur; l’amertume te fait frémir et trembler de rage.

- Tôsen a peut-être raison après tout. Quand un problème n’est pas solvable; on décide d’exterminer ceux qui ne partagent pas notre avis. Les shinobis sont versatiles, explosifs, et j’ai aujourd’hui bien plus peur d’entendre à nouveau que quelqu’un qui avait tout le respect d’un peuple puisse lever un jour la main sur ma famille par pure revanche.

La colère réveille ton sang et fait rosir ta peau d’ordinaire immaculée. Une peur grouillante naissait en toi : désormais, tu voyais Akimoto en chaque silhouette de ces terres. Un allié pouvait se réveiller fou d’impatience, et réduire au néant ce qui l’entourait. Les monstres de puissance qu’étaient les Heidans étaient désormais tous effrayants.

- Une des premières règles de ma lignée est de ne jamais avoir recours à la force ou aux arts shinobis. Parce qu’ils rendraient caduque le pouvoir politique. Une voix devrait porter à elle seule les idéaux; pas la puissance de frappe. Mais ce monde grandit en témoignant l’inverse. Alors oui, comme tu le dis, ce règne est voué à mourir bientôt, que ce soit par les mains d’Akimoto, d’un démon, de Tôsen ou de n’importe quelle autre identité qui manifestent leur parole en tuant.

Le nom du meurtrier est avoué à demi-mots, entre d’autres calamités qui avaient pourtant à tes yeux la même démence. Tous nocifs, incontrôlables: comme un feu ardent aux portes d’un bois desséché par la tristesse et la désolation.


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Oterashi Yanosa
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Lun 26 Juil 2021 - 2:03
Des quelques contacts et entrevues qu’il avait pu partager avec la Princesse Byakuren, sans doute s’agissait-il de la première fois que Yanosa assistait à une telle expression de colère et de tristesse de sa part. Ses plaies physiques guéries, Yume semblait en effet plus meurtrie que jamais dans son âme, et si le guerrier de pierre n’avait aucun doute sur le fait que la mort de sa mère y soit pour quelque chose, il ne s’agissait pas là de la seule raison. Car c’était, à la vérité, à ses propos à lui que la jeune femme avait le plus vivement réagi, et si le deuil l’habitait et remplissait même tout son être, il apparut évident au Chûnin que ses mots venaient de remuer un poignard dans une plaie qui n’avait jamais eu l’occasion de guérir.

« Pas comme une fatalité, non. Une causalité… assurément. Mais tu ne me feras pas dire ce que je n’ai pas dit, Yume, dit-il en se rapprochant de la Princesse d’un pas conséquent. Je méprise ton père. Tout à la fois ce qu’il incarne et ce qu’il se refuse à être me révulse. Nous nous battons et souffrons pour le pays qu’il dirige, et n’avons que son dédain en retour, dilapidé depuis sa tour d’ivoire grâce au pouvoir que lui confère le système… »

Les iris incandescentes de l’Oterashi allèrent transpercer les prunelles pâles de la Byakuren, ses mâchoires serrées mais son corps et ses énergies sous contrôle.

« … et pourtant, même moi… je sais que la mort de Masato ne rimerait à rien. Son nom m’indiffère, et devrait indifférer Tsuchi tout entier pour ce que j’aurais à en dire. « Daimiyô »…. « Seigneur »… C’est d’un changement de fond dont ce pays a besoin, pas d’une série d’exécutions. Et ce n’est pas parce que je comprends ce qui a pu mener à une attaque pareille que je la cautionne. Pour être honnête avec toi, Yume… ? Je m’occuperais bien de forcer le changement de gouvernance moi-même, en suivant mes principes, mes méthodes… Mais comme tu le vois… ? Fit-il en englobant les Crocs Rocheux de ses bras pour les prendre en illustration. ...j’ai vraiment d’autres choses plus urgentes à faire. »

S’insurger contre l’injustice était somme toute naturel, et sans doute la Byakuren jugeait que sa famille venait précisément de faire les frais de l’une d’entre elles. La vérité, que Yanosa ne lui rappellerait pas encore une fois ici, c’était que tout changement requérait sa part de violence, sous une forme ou une autre. Et que cette attaque, si elle était condamnable, était symptomatique d’une volonté qui transcendait les individus. Car contrairement à ce qu’il avait semblé dire, l’Oterashi aurait bien pu essayer de porter un projet pareil seul sur ses épaules, mais ç’eut été un échec fracassant. Tsuchi, devait se lever, sa population, pour que les choses changent. Et de stimuler et canaliser ce genre d’énergie, il n’en avait clairement pas le temps ou le loisir.

« D’Akimoto… ? Pourquoi parles-tu de lui, tout à- »

Les yeux rougeoyants du Tellurique s’écarquillèrent un instant, réunissant les fils du discours de Yume entre eux, comme il l’avait fait sur son lit d’hôpital en apprenant que Tôsen venait littéralement du futur. « Quelqu’un qui avait tout le respect d’un peuple ». Lentement, Yanosa inspira profondément par le nez, laissant pour le moment les implications de cette déduction de côté.

« ...C’est donc ça. Le Nidaime exilé… a été chercher rétribution… Et après avoir perdu toute confiance en toi, en ta capacité à agir… avoir perdu ta mère… Te voilà maintenant trahie par l’un de ceux que tu considérais des tiens. Il n’y a pas d’onguent, pour ce genre de blessure. »

Il hocha la tête, une reconnaissance symbolique forte, venant de lui, des tourments qui devaient tournoyer sans fin dans l’esprit de la Princesse.

« La parole… La simple et pure conviction… Si tout pouvait se résoudre par elles… Sans doute l’ignores-tu, Yume, mais j’ai moi-même essayé la parole, autrefois. J’étais alors un homme entier, qui n’avait pas peur de simplement se montrer aux yeux des autres, et qui croyait déjà dur comme fer à ses convictions, dit-il en faisant un pas de plus, qui l’amena aussi près de la jeune femme qu’il ne lui était décemment permis. J’ai parlé, à ton père. Mais, insatisfait de ce que j’avais à lui dire… il m’a congédié. N’a pas écouté un traître mot, n’a pas accordé une once d’importance à ce que j’étais venu lui demander. Et que reste-t-il donc à ceux qui n’ont pas de tour d’ivoire où se réfugier, quand la parole a échoué… ? »
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Ven 20 Aoû 2021 - 23:33


Conviction et culpabilité



Le feu habitant tes joues fait naître une toute autre princesse. Emotive, vivante, rancunière. La blessure avait beau être ouverte, elle était invisible et continuait donc te t’évider sans que personne ne se doute que tu en mourrais un jour. Yanosa exprimait sa rancoeur sans l’assouplir : Mais plus tu l’entendais, plus tu avais l’impression d’entendre un enfant à qui on avait coupé la parole. Le voilà vexé, susceptible: décidé à isoler ce sentiment et s’assoir dessus pour les temps à venir. Condamnant ta lignée toute entière à un statut irrémédiable, immuable.

Chacun de ses mots sonnaient à l’opposé de ce que tu connaissais de ton père : Beaucoup confondait son stoïcisme avec l’indifférence, sa vertu avec le dédain, sa bonne volonté avec de l'ignorance. Mais peu l’avaient vu comme toi tu le voyais: Comme un père qui se devait de tenir debout même si la terre avait déjà chaviré. Yanosa décrivait l’antithèse de ce que le règne de Masato signifiait. Un homme qui se privait de tout: du bon comme du mauvais, pour être certain de supprimer l’influence de ces variables.

- C’est là où nos ressentis divergent Yanosa. Tu reproches à un Seigneur de vivre isolé dans sa tour d’argent; mais ce n’est ni plus ni moins qu’une prison. La vie de Daimyo n’a rien de complaisant, de dominant. Penses-tu vraiment que nous vivions coupés du monde par ego ou par cupidité ?

La colère s’amenuise à mesure que tes mots te replongent dans le temps ou le perchoir d’argent te forçait à contempler de loin la vie: sans pour autant y prendre part.

- Nous sommes simplement conscients du danger qui entoure notre rôle: de la malveillance qu’elle attire. Et ce n’est ni le béton, ni la parole, ni le règne de notre lignée qui saurait éviter la fatalité… non plutôt, causalité, d’être pris pour cible. Aujourd’hui plus que jamais.

La vérité te semblait pourtant évidente : Votre halo pacifiste vous empêchait de garantir sérénité et protection à un peuple tout entier. L’armée seigneuriale n’avait rien à envier aux gradés d’Iwa, et n’avait décemment pas empêché deux exilés de raser un palais tout entier: et les vies qui s’y isolaient.

- Mais si le pouvoir féodal te déplait tant, alors profites-en, tu n’as plus qu’à profiter de cette situation de crise… ou à finir le travail

Ton regard se veut accusateur, froid: Pour peu tu ouvrirais les bras, prête à accueillir le dernier coup qui arracherait ton coeur. S’il ne croyait plus en la parole, tu lui donnerait l’occasion de négocier à l’image des horreurs qu’il traquait.


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Oterashi Yanosa
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Dim 22 Aoû 2021 - 12:52
« Une prison… Une prison fort confortable, soyons honnête, et d’où se décide le sort de milliers au détour de quelques discussions déconnectées de la réalité… Tous, civils, nobles ou militaires, avons notre croix à porter. Mais tu sais ce qui fait vraiment la différence, entre tous ces gens ? La peur… La peur peut s’emparer de n’importe qui, révéler ses plus grandes faiblesses et plonger sa victime dans la pire des léthargies, et il n’y a qu’en l’affrontant qu’on peut espérer avancer. Et cela fait quelques temps déjà, que la Terre n’avance plus. »

Yume avait pour elle d’avoir pu prendre la mesure de ce qu’impliquait une autre vie que celle à laquelle elle avait été initialement promise. La Byakuren avait combattu, avait bravé les obstacles de la vie de kunoichi, avait côtoyé de près des strates de la société tsuchijin que jamais elle n’aurait vraiment pu approcher si elle s’était contentée de suivre la voie tracée pour elle par son père. Le destin avait cependant voulu que ses efforts, que tout ce qu’elle avait voulu investir dans cette vie, se transforment peu à peu en cendres amères et étouffantes. La jeune femme ne faisait pas face à la désillusion : elle était, désillusion, presque à l’état pur, et le guerrier sans visage en dépit de sa verve tranchante percevait bien le puits sans fond dans lequel Yume semblait se perdre.

« … La bonne nouvelle, c’est que la causalité est entre nos mains à tous, Yume. N’en déplaise au Chapelier, c’est à nous… et à nous seul, de décider quel monde nous voulons voir prospérer. »

Et ce, même si l’expérience de la Byakuren en la matière avait de quoi la faire sérieusement douter de la véracité de cette idée. Chose que pouvait concevoir Yanosa en théorie, mais qui ne suffisait pas pour le faire dévier de sa conviction sur le sujet.

« ...Tsh. Ta colère est naturelle. Méritée. Mais elle t’empêche aussi de voir que malgré mes opinions, je ne suis pas ton ennemi, ni même celui de ton père. Et que je puisse vouloir un changement de régime ne devrait pas lui provoquer un si grand émoi, si il est si vertueux.. »

L’Oterashi s’écarta de la princesse, faisant quelques pas vers la zone en chantier des Crocs Rocheux. Le labeur continuerait, mais plus tard, après une pause bien méritée.

« … Prends le temps qu’il faut. Personne n’attendra de toi que tu sois opérationnelle avant un moment. Quand tu seras prête, cela dit… rappelle-toi de ceux qui ont péri ou ont écopé d’un handicap à vie, à cause de Tôsen. Rappelle-toi de leur orgueil à lui et ses sbires, à penser qu’ils peuvent contrôler le destin des nations. Rappelle-toi… quels ennemis nous devons réellement combattre. Chacun de nous a un rôle à jouer, mais c’est également à nous de choisir lequel. »
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Byakuren Yume
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Ven 27 Aoû 2021 - 14:55

Conviction et culpabilité


Ton regard avait lentement plongé vers le sol, s'y trouvant deux ou trois pierres brisées comme compagnie. La peine, la colère, l'amertume : Mélangées, ces émotions ne portaient même plus de nom. Nul mot pour décrire ce que ton cœur traversait, ni comment il choisissait, hasardeusement, d'essayer de s'en défaire. Ces nœuds qui l'opprimaient te faisaient alors basculer tantôt dans les reproches, tantôt dans l'oubli. Cette instabilité, tu viens la combler en t'appuyant de plus belle contre une roche perdue. Yanosa avait le don de dire ce que tu avais le moins envie d'entendre, mais... était-ce un mal pour autant ?

Habituée au respect, à cette notoriété qui te donnait raison avant même que ton opinion ne soit exprimé. Te voilà chamboulée, secouée par un shinobi qui n'avait pas (plus?) peur de ce que le poids féodal représentait. Ne valant guère plus qu'une héritière déchue, et pourtant intimement influencée par cette responsabilité qui ne pouvait se détacher de toi.

- Je...

Ton souffle est lourd et ton regard toujours bas : tu secoues la tête à plusieurs reprises, réalisant quand même que défouler ainsi ta rancœur sur quelqu'un que tu ne comprenais pas n'était pas une solution, ni un exemple.

- Pardonne-moi Yanosa...

Si tu avais encore des larmes à sécher, elles couleraient probablement à cet instant. Celui ou l'aveu et la culpabilité s'évadent enfin.

- Je pensais être prête. Prête à entendre que ma famille me serait arrachée une nouvelle fois.. Prête à écouter les reproches avant les encensements.

Clairement, ce n'était pas le cas, et tes yeux n'osaient plus quitter la poussière par honte. Il y avait un monde entre prétendre et faire : Garder son sang froid en temps de crise en était l'exemple le plus tranchant. Et d'avoir ainsi confondu Yanosa aux démons d'Akimoto faisait de toi une piètre juge. Frileuse à donner ta confiance ; perdue dans un monde ou tes alliés les plus fidèles reposaient tous sous une terre que tu fixais sans cesse. Pays de la Terre : Ton foyer, ton nom, illustré de la plus cruelle des façons. Aujourd'hui, tu réalisais toute l'ampleur du nom de ton pays : toute sa dualité, sa cruauté... La face cachée de ce règne.

- Est-ce que tu me le dirais à moi ? Je veux dire... ces requêtes que tu ferais à Père... Je sais que je ne suis pas lui mais.. peut-être, peut-être pourrais-je aider ?

Toujours incapable de fixer Yanosa ; dont tu savais les prunelles capables de brûler ton âme en cet instant, tu posais donc timidement des questions qui pouvaient paraître presque infantiles à ce stade. Mais l'intention y était. Quelque part au fond de toi, l'envie que le régime féodal porte un bouclier plutôt qu'un livre avait été ravivée par les mots de Yanosa. Tu avais presque oublié ce pourquoi tu avais sacrifié ton titre, tourné les talons à la richesse d'une patrie et l'isolement qui allait avec. Pour aider ? Pour arrêter de confondre tempérance et passivité... Pour devenir ce que le sang royal fustigeait : Un rempart à la hauteur de son pays.


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Oterashi Yanosa
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Sam 28 Aoû 2021 - 1:45
Il s’était éloigné, convaincu que la conversation entre lui et la princesse avait atteint son terme inéluctable, assuré que la jeune femme qui s’était tenue face à lui n’aurait pas pu, n’aurait pas su se défaire un tant soit peu des sentiments qui l’étreignaient comme autant de serpents constricteurs. Mais de cette conclusion certainement trop hâtive, Yanosa dut se détacher bien assez tôt, tandis que l’ersatz d’une phrase sortait d’entre les lèvres de Yume en un soupir presque inaudible. Le guerrier sans visage s’arrêta, tournant dans un premier temps uniquement sa nuque pour tendre l’oreille. Puis tandis que les mots se faisaient moins rares, que leur source en vint à se désengorger, il pivota tout à fait sur place, se portant de deux tiers en direction de la jeune femme pour être témoin de toute sa détresse. L’Oterashi était coutumier d’endosser le manteau de l’agresseur, du profanateur et du tueur, de prendre sur lui la responsabilité du pire, pour que d’autres soient en capacité de garder pour eux le meilleur, et en cela le regard qu’avait porté sur lui la Byakuren ne l’avait pas ému.

Il y avait bien longtemps en effet que l’empathie du soldat de la roche n’avait pas servi à autre chose que l’appréciation stratégique et la manipulation d’un adversaire. Catégorie dans laquelle ne tombait assurément pas Yume, mais cela n’empêchait en aucun cas ses instincts et ses réflexes, mêmes émotionnels, de prendre le dessus.

« …. »

Le regard qu’il porta sur elle était fait tout à la fois d’expectative et de défi. Comme si, dans le crépitement de ses yeux de braise se terrait un feu qu’il lui intimait de regarder en face. Et lorsque enfin Yume en vint à se faire l’inquisitrice des rêves du Tellurique pour son pays, pour la Terre, le guerrier de pierre termina de se retourner tout à fait en direction de la descendante du seigneur, inspirant profondément par le nez en marquant un pas en avant.

« … Je ne suis pas un politicien. Mes talents… s’expriment sur d’autres champs de bataille que les disputes aristocratiques. Mais si Tsuchi peut s’élever au-dessus des faiblesses qui vérolent le modèle féodal, ce ne sera à mon avis pas sans la participation de son peuple. De tout, son peuple. »

Son regard divagua un instant au-delà des Crocs, vers le centre ville de la cité qui se dessinait au loin.

« ...Regarde. C’est une cité militarisée, et pourtant tous… Tous vivent les uns avec les autres, les compétences et lacunes de chacun entrant en échos avec celles de leurs semblables. Chakra ou pas, civil ou non, tous… peuvent poursuivre leurs rêves et faire partie d’un Tout qui les dépasse à la fois. Même les plus riches, ceux qui brassent le plus de Ryos et décident du sort de milliers, ceux-là même que je méprise, ont un rôle à jouer dans cet équilibre… Tout ce qui manque à ce pays pour se connecter avec lui-même, en réalité… c’est une table.

Une table pour les accueillir, tous autant qu’ils sont, de tout bord et de toute profession. Une table autours de laquelle régler ouvertement les disputes et les conflits, où en venir à des décisions conjointes se ferait sans égard pour le rang ou l’extraction sociale de quiconque... 
»

Son regard croisa celui de la princesse une nouvelle fois.

« C’est de cette table, dont je rêve pour Tsuchi. »
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Byakuren Yume
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Dim 19 Déc 2021 - 23:38

Conviction et culpabilité


Tes prunelles se redressent à mesure que Yanosa décrit ses idéaux, un confort simple, dénué de fioritures, de richesse, ou de pouvoir. Ses rêves ne possédaient ni trônes ni palais, simplement, une table immense à laquelle tout le monde pouvait s’assoir en dépit de ses origines. Et si l’image te semblait idéale, elle te paraissait également jonchée de préjugés. Indélicatement, il associait la richesse au pouvoir; et la fortune de la féodalité devenait alors leur infortune; un règne glacial camouflé derrière d’amers préjugés.

Pourtant, tu n’avais pas un souvenir de ton foyer qui flambait par l’argent, ou qui l’utilisait à mauvais escient. Et d’incompréhension en incompréhension, ton coeur saisi petit à petit ce que le shinobi pointait désespérément du doigt. Une personne. Au delà de son titre, de son historique, de ses biens, de ses tords: Yanosa ne pouvait plus penser de manière clairvoyante quand il s’agissait de ton père.

- Cette table dont tu parles; elle remettrait en question le pouvoir militaire également. La voix d’un simple portant autant que celle de l’Ombre du village, c’est ainsi que les choses s’équilibreraient vraiment dans ton idéal.

C’est alors que tu t’imagines cette tablée: assez immense pour accueillir un peuple tout entier, dont les bords n’en finissaient plus, et qui rendait la communication impossible entre tous. Une image que tu préférais garder pour toi, de peur de froisser de nouveau ton interlocuteur, toujours ancré dans sa rage envers les plus aisés.

- Ce temps arrivera probablement, j’imagine..

Tes yeux fuient le village perché pour se placer vers les montagnes externes au village, ou le palais féodal trônait.

Père ne vivra pas éternellement, Mère n’est plus, et de notre nom, il ne reste qu’une déchue. Et je sens déjà les regards impatients s’agglutiner sur le trône car c’est la première fois depuis des décennies que le nom des Byakuren s’efface au profit du doute. La plupart des hauts placés n’en disent rien pour l’instant, mais quand l’heure viendra, ils me jugeront probablement inapte et non méritante de régner. A ce moment là, la féodalité de Tsuchi prendra probablement un autre tournure, mais j’espère qu’elle n’apportera pas plus le chaos que la lumière sur notre pays.

En fataliste maItrisée, tu contemples un futur proche qui s’écroulait sous tes pieds, t’emmenant à des années lumières de ce que ton Histoire voulait écrire pour toi. Mais ton attachement auprès de la Roche n’avait plus à se cacher derrière un titre de noblesse,

- Que le trône soit détruit ou non ne m’importe plus… Car il est un objet matériel que l’on peut recycler en table, à la seule condition que son artisan soit une bonne personne. Mais aux mains du mauvais artisan, il peut aussi devenir une épée assoiffée de pouvoir; et c’est ce qui aujourd’hui devient ma principale priorité.

Avouant ouvertement être décidée à ne pas vouloir céder un pouvoir d’influence à des coeurs dangereux, évoquant également l’hypothèse que la suite inclue un nom autre que celui des Byakuren. Aujourd’hui, tout devenait possible: mais l’abandon n’était pas une option, pas sans un contrôle préalable et méticuleux.


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Oterashi Yanosa
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Dim 2 Jan 2022 - 1:13
Remettre en question : tel était effectivement le mot d’ordre à adopter, selon l’opinion de l’Oterashi, et ce même si la princesse qui s’était enquis de son avis faisait secrètement en retour une interprétation un peu trop littérale de ce qu’il avait énoncé comme solution politique pour Tsuchi. Les caisses, certainement, se remplissaient en haut lieu, et beaucoup pouvaient être « en droit » de se satisfaire de la façon dont le pays était géré et administré… mais quid des laissés pour compte ? Quid de ceux qui, comme le guerrier tellurique, qui était allé jusqu’à sacrifier la plus grande part de son humanité pour les siens, mettaient leur vie chaque jour dans la balance et récupéraient si peu en retour, que ce soit du point de vue pécuniaire ou de celui de la seule appréciation, de la simple considération ? Tsuchi, telle qu’elle était menée à présent, se nourrissait allégrement du travail d’une majorité pour nourrir les profits et l’aisance d’une minorité, et si Yanosa était bien incapable de quantifier précisément les proportions que ce fonctionnement avait pris, il avait bien assez bourlingué à travers le pays, vu et fait assez de choses pour le savoir sans le moindre doute : la balance n’était pas à l’équilibre…

Pire que cela sans doute, c’était l’avenir même du Pays de la Terre qui était en jeu. Le guerrier de pierre, du haut de sa vingtaine d’années, fort de tous ses combats, de toutes ses blessures et de tout ce qu’avait pu lui enseigner sa propre vie, voyait toute la grandeur qu’il était possible d’atteindre, collectivement, par le truchement du Chakra d’une part, mais aussi d’une forme de gouvernance plus transparente. Parfois au prix d’une violence plus voyante, extirpée des sombres papiers officieux et des secrets, mais une gouvernance malgré tout plus juste et plus tournée vers l’avenir, le vrai. Un futur pour lequel Yanosa se battrait jusqu’à son dernier souffle, pour la simple et bonne raison que si il ne le faisait pas, plus rien ne pourrait plus justifier le poids de ses actes.

« Lumière ou chaos, ce sera avant tout à toi de décider, quand ce moment arrivera… Peu importe les détracteurs. Peu importe les gens comme moi, qui pourraient vouloir cracher sur ton nom, celui de ton père. Ta voix… portera une force. Une ultime braise, dont l’éclat ne dépendra que de la fermeté de ta conviction. Le moment venu… ce sera toi, la première, sans doute la seule, à pouvoir initier le changement, d’une façon que nulle autre ne pourrait imiter. Tu sais ce qu’on dit, sur le champ de bataille… L’initiative est la première mère de la victoire. »

L’Oterashi ne pouvait pas se permettre de réellement espérer que la princesse prendrait la direction qu’il aurait souhaité, et ses principales préoccupations du moment le tournaient de toute façon bien ailleurs que sur la succession seigneuriale de Tsuchi et ce qu’en ferait Yume. Malgré tout, dans cette direction dardait un rayon de lumière, un rayon par lequel il ne voulait toutefois pas se laisser aveugler.

« ...Es-tu une bonne personne, toi ? Te sentirais-tu capable, de bâtir cette table ? De convier les bonnes personnes autours, de devenir l’impulsion dont ce pays a besoin… ? Rien de rhétorique là-dedans… Mais si tu as le sentiment, même une vague impression, que tu pourrais guider et accompagner ce changement qui se prépare… c’est ta responsabilité, de le faire. Pas en tant que Princesse, que Byakuren, que descendante d’une lignée… mais comme héritière de la volonté de la Terre. »

La transpiration imbibant ses bandages, la fatigue le gagnant suite aux efforts tant physiques que chakratiques, le Tellurique passa machinalement son poignet sur son front et se détourna à nouveau, non sans accorder un nouveau regard pesant à la jeune femme. Une part de l'avenir de Tsuchi était certainement entre ses mains à lui. Une autre, tout aussi assurément... demeuraient entre celles de la princesse.
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Byakuren Yume
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Dim 2 Jan 2022 - 17:24

Conviction et culpabilité


Malgré vos différences, vous vous jaugiez avec un même regard qui alliait défiance et respect. Quand deux mondes entiers se rencontrent, ils peuvent exploser, se détester, se détruire; mais quand il s’agit de mondes incomplets, il faut alors sculpter leurs plaies pour qu’elles s’assemblent entre elles. L’unité comme le chaos pouvait naître de cette union; et vous vous accordiez ici à penser que seul votre propre impact pouvait conduire à l’un comme à l’autre. Son jeu est assez fin pour te faire comprendre que malgré ta déchéance notable, tu avais encore ce qu’il fallait pour grimper dans ce palais haut perché et y exposer tes idées, ton identité. Ton berceau envié de tous que tu avais fuit sonnait aujourd’hui comme une étape à reconquérir, à apprivoiser. Les grandes allées vides, les bon partis qui gloussent, l’absence d’une mère. Tu voyais les décombres et l’or; les rideaux et les linceuls. Dans ce grand et beau palais qui était devenu hybride, tes pas ouvriraient peut-être certaines portes, en refermerait d’autres.

Inéluctablement, tu songes à la grande entrée, aux dédales infinis, et à cette immense chambre dans laquelle tu avais vu ton père, mourrant, pour la dernière fois. Tu l’imaginais là, sauf mais meurtri, à attendre que la fin l’appelle pour lui rendre sa liberté, ses amours, sa famille perdue. Peut-être t’attendait-il aussi, pour que vous parliez avant tout de cette famille, avant même de la considérer comme noble et vouée à régner; Mais cette vision t’effraies, tant que tu retardes cette rencontre depuis déjà des jours. « L’initiative est la première mère de la victoire » Cette phrase sonne avec cruauté au fond de toi, parce qu’elle te rappelait ce premiers pas que tu n’osais faire; ta mère n’est plus, ton innocence non plus. A ces mots tu ne réponds que d’un silence, paralysée par cet état mélangeant regret et conviction.

Ton regard ne se soulève que lorsqu’il te questionne sur tes propres valeurs; celles-là même qui explosaient à outrance en toi, au point de vouloir si bien faire que le doute régnait en toute part; Contrairement à ton père, tu n’avais pas de charisme décisif, ni de confiance propre; Ta bravoure ne se réveillait que lorsqu’elle était poussée dans ses retranchements, héritage d’une longue vie isolée… ou de trauma culpabilisants. Trop de personnes avaient perdu la vie en conséquence de tes actions; qui partaient pourtant toutes d’une volonté de faire le bien, d’être cette bonne personne qu’il décrivait. En voulant exulter les péchés de Wasure, tu avais condamné Kyoshiro, en voulant comprendre l’histoire de Tosen, tu avais participé à sa conclusion morbide… Et c’était là l’origine de ta situation tétanisée par tes propres ambitions pourtant nobles d’esprit.

- Une bonne personne… ?

Tirallée entre l’envie d’hurler au monde ta volonté de prendre soin de lui et la culpabilité d’avoir laissé le chaos répondre à tes propres actions.

- Est-ce une personne qui veut bien faire, tout simplement ? Une personne qui ne voulait ni mal, ni conséquence ? Une personne qui tente juste d’apprendre à vivre dans ce monde torturé ?

Tu n’osais l’avouer, mais tu voulais juste qu’on te pardonne, qu’on t’excuse d’avoir vu, vécu, et engendré des drames par le passé. Tu mourrais intérieurement; dans l’attente qu’un jour une voix vienne tout simplement te dire « Ce n’était pas ta faute Yume » Que les regrets laissent alors la place à un souffle léger, des poumons aériens, prêts à endosser de nouvelles responsabilités. Une chose simple, la chaleur d’une étreinte; du réconfort; Celle que l’absence de ta mère rendait encore plus nécéssaire. Ton coeur était ainsi parce que confronté seul à cette friction des mondes, trop noble pour être accompagné, pas assez rude pour être indépendant.. Une chimère curieuse mais fragile.


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Oterashi Yanosa
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Mar 25 Jan 2022 - 21:34
Alors qu’il avait une fois de plus tourné le dos à la Princesse, la voix de cette dernière s’était immiscée de plus belle jusqu’à lui, le retenant comme par le truchement d’un fil ô combien ténu mais également très robuste. Non sans afficher un brin d’impatience sur ses trais pourtant recouverts de bandages sombres, l’Oterashi se retourna donc en direction de la Byakuren, une mine lasse sur le visage. Sa posture se ragaillardit toutefois un peu, lorsqu’il eut totalement assimilé la nature de la question que posait là la jeune femme, ainsi que ses ramifications. Faire le bien, songea-t-il, était une notion si propre à chacun, qui pouvait revêtir tant de définitions, que la fille au sang bleu devant lui s’en trouvait logiquement fortement affectée, au vue des ambitions qui étaient les siennes et de l’influence qu’elle pouvait avoir. Une influence qu’elle pouvait exercer à tout moment mais dont les conséquences, maintenant plus que jamais sans doute, l’effrayaient au plus haut point.

Douter. Le guerrier sans visage avait enfoui dans ses propres tréfonds cette faculté humaine, qui pouvait tant apporter recul et lucidité qu’inertie et passivité. Dans la position de Yume, elle qui évoluait sur un plan politique naturellement plus lent, le doute était pareillement tout autant un danger… qu’un outil à manier avec précaution.

« ...Je n’ai pas toutes les réponses, Yume. Il y a autant de versions du « Bien » que d’âmes vivant dans le Yuukan. Chacun a sa version, plus ou moins consensuelle… La seule chose, l’unique point commun qu’on pourrait trouver entre des gens convaincus de faire le Bien… serait la force de leurs Convictions. Et si on suit cette définition, alors oui… même Tôsen serait un homme de Bien.

J’ai du respect pour lui. Pour ses Lieutenants… Mais quand deux visions du Bien entrent en collision, il n’y en a bien qu’une seule, qui survit et subsiste. C’est précisément pour cette raison, que la violence restera immuable sur cette Terre : pour que le meilleur en ressorte.
 »

De ses iris rougeoyantes, l’agent du Sazori étudia à nouveau la Princesse de haut en bas, comme pour la jauger.

« Traverser l’existence… Suivre le cours des choses. Ça peut très bien aller à tout un tas de gens, même des shinobis, mais dès que le besoin de changer les choses s’installe, ici… fit-il en enfonçant presque le bout de ses doigts dans son abdomen,… alors il faut être prêt à en assumer les conséquences. Car il y en aura toujours… et que beaucoup, quoi qu’il arrive, pourront nous déplaire. »

Il marqua une pause, se détournant de moitié de la Byakuren.

« Allez. Va te reposer, Princesse. Réfléchis à ce que tu dois faire… et fais le. »
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