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Enfants du désert [Gouverneur de Taiyô]

Han Musashi
Han Musashi

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Mar 15 Juin 2021 - 23:48
...

« Maman, regarde, c’est le chevalier jaune ! » Fit une gamine qui se retrouvait sur le chemin de l’épéiste.

Si elle semblait enthousiaste, voire admirative, on ne pouvait pas en dire autant de sa génitrice, qui se précipita pour la prendre dans ses bras et s’écarter de la route du manipulateur de cristal. La dame semblait visiblement porter un regard méfiant, trahissant une certaine forme d’hostilité, à l’égard de l’épéiste, il en était de même pour tous ceux qui se trouvaient autour, à l’exception peut-être de deux ou trois individus. Certains ne le connaissaient même pas, d’autres avaient plus ou moins eu vent de ce qu’il faisait à Kaze et principalement autour de Taiyô.

« C’est un mercenaire, il profite de notre misère pour s’enrichir. » Susurra la Dame, qui voyait contre toute attente le Han s’arrêter en face d’elle.

Surprise, elle se demandait si elle avait parler trop fort et surtout si c’était pour cette raison que notre protagoniste avait ralenti sa course pour la regarder.

« Excusez-moi, je suis un peu perdu. Vous sauriez où est-ce que je peux trouver un certain Ashina Mitsuhide ? » Fit-il, d’un air relativement neutre.

Pendant que la petite le dévisageait, la mère semblait chercher ses mots. Elle devait probablement se demander ce qu’il pouvait bien vouloir à Mitsuhide, considéré par certains comme un héros national, en l’occurrence tout refus de le renseigner ne l’étonnerait pas le moins du monde.

« … Non, désolée. » Répliqua la Kazejin, après un moment de réflexion.

Déstabilisée et peut-être un peu effrayée, il fallait dire qu’il y avait de quoi entre l’armure et les armes que portait Musashi autour de sa taille, elle finit par s’en aller précipitamment avec sa fille. Son comportement n’avait rien d’illogique aux yeux du samouraï, après tout il était un mercenaire, tout du moins officiellement, sans compter que c’était aussi le petit fils de Ryuma, un vil mercenaire connu dans le milieu du crime et trafic d’armes.

Quoi qu’il en fût, le Han décida de reprendre son chemin, il finira bien par trouver ce fameux Mitsuhide, se dit-il. Cependant, au moment de partir, un jeune homme vint se mettre en face de lui, avant de pointer son doigt vers le sud.

« Le gouverneur se trouve quelque part dans cette zone. Navré de ne pas pouvoir vous aider davantage. » Ajouta -t-il, visiblement sincère.

C’était amplement suffisant comme renseignement, aussi l’épéiste ne manqua pas de le remercier, avant de se diriger vers la zone indiquée. Ainsi donc, l’Ashina serait le gouverneur de la ville, songeait-il en chemin, ce n’était en effet pas la première fois que les locaux le désignaient par ce titre. Peut-être que cela n’avait rien d’officiel et qu’en l’absence d’une figure d'autorité légitime ils avaient choisi de lui faire confiance, ce qui pourrait en dire long sur le manipulateur de la lumière et tueur de dieu.

Quoi qu’il en fût, une fois dans la zone indiquée, il n’eut pas de difficulté à obtenir d’autres renseignements qui le conduisirent jusqu’à un immense bâtiment. Peut-être le lieu de travail du gouverneur. Peut-être le fief de la guilde des marchands. Il ne saurait le dire, tout ce qu’on lui avait dit c’était que celui dont la réputation n’était plus à faire se trouverait ici. Il frappa à la porte et attendit qu’on lui ouvre, avant de se présenter à la première personne qui l’accueillit.

« Bonjour. Je me nomme Han Musashi. Je souhaiterais m’entretenir avec le gouverneur de Taiyô et représentant de la guilde des marchands. » Fit-il, d’un air relativement neutre.

Spoiler:
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Ashina Mitsuhide
Ashina Mitsuhide

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Jeu 17 Juin 2021 - 0:16
Enfants du désert [Gouverneur de Taiyô] 0_intr10

Dune des damnés contemplée par la prunelle gorgée d’une flamme inextinguible aussi ardente que l’astre coruscant toisant le firmament. Réminiscence d’un avènement inédit ébranlant les fondations même de cette réalité sablée. Perché depuis le perchoir de la régence, l’auguste déicide que tu incarnes observe sempiternellement les vestiges de l’apparition du divin. Une marque indélébile laissée en affre béante dans le paysage poussiéreux d’une cité du soleil perdant son éclat. Anathème extirpé du mésencéphale en direction de ces êtres galvanisés au chakra avilissants ce monde devenu esclave sans même sans rendre compte. Une copie de plus errant dans cette citadelle en ta possession.

L’unique, le vrai. Ta carcasse originale, affalée sur une très longue table, s'agite face au travail à accomplir pour le bien commun. Myriade de documents s’amoncèlent sur l’abaque tel un verger d’ossement. Paupières lourdes écrasés par le fardeau empoignant des survivants d’une réalité abjecte rendant coup pour coup. Gouverneur de Taiyô. Tel est ton nom et ton devoir, toi qui a libéré cette cité des chaînes perfides l’oxydant. Ironiquement, te voilà de nouveau pieds et poings liés.

Itération suivante de l’ombre protectrice, épiant le moindre mouvement dénotant du paysage abondant des ruelles de la facette épargnée du hameau. Encapuchonnés, les velléités d’une copie conforme prolifèrent dans la pénombre, à l’abri des rétines indiscrètes cherchant la moindre faille du complexe des marchands. Battant fracassé par le regroupement des dextres annonçant la visite d’une entité indéterminée. Porte ouverte. Esprit déployé. La plaidoirie atteint le cœur tari de cette cité incarné par ta personne scindé en un trio de l’ombre. Geste chaleureux invitant l’étranger, l’édicule devient à nouveau hermétique avant que la capuche ne tombe, dévoilant ton visage archangélique.

« Nombreux sont ceux désirant m’extirper du travail éreintant de la régence d’une capitale en proie à la colère du divin. Peu sont ceux qui le méritent. »

Soupir arraché, tu reprends, arborant un rictus malicieux.

« Si tu viens ici, c’est que tu estimes pouvoir assurément te ranger dans la catégorie des valeureux, n'est-ce pas ? Soit. Ton nom a le mérite de s'agripper au pourtour de mon esprit, cela ne doit pas être vain. »

Pas déterminé, tu entames ta marche, te délestant de quelques morphèmes au passage.

« Suis-moi. »

Suivant les longs corridors de ta bâtisse, tu contemples à travers le prisme fait de verrerie les rues animés de ce que tu dois protéger. Tes iris s’élèvent, croisant la flamboyante lumière de l’étoile régnant sur l’empyrée. Un soupir, encore un.

« Me voilà devenu esclave du temps. Quel risible destin. »

Concédé à demi-mot, tu guides ton invité jusqu’à retrouver le conjurateur de cet entrelacement des ombre si singulier. Dos arqué surplombant l'ensemble de papiers et feuilles jonchant le structure boisée, la pâle copie se retire pour retrouver son affectation. Laissant le silence planer en ratifiant quelques écrits, tu daignes enfin briser le mutisme.

« Bien. Le gouverneur t’écoute. »
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Han Musashi
Han Musashi

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Sam 19 Juin 2021 - 23:27
Kaze no Kuni, Automne 204
Taiyô, La Cité Antique


Le Gouverneur de Taiyô.

C’était bien lui, en personne, qui accueillit le Han, l’invitant d’un geste chaleureux à entrer dans l’immense édifice qui lui servait à priori de base. Une fois à l’intérieur, ses premières paroles laissèrent pour ainsi dire le samouraï indifférent, Musashi se contentait en effet de balayer simplement la pièce du regard, avant de rouler des yeux pour regarder son interlocuteur d’un coin de l’œil.

Ce Mitsuhide correspondait pour le moment plus ou moins à la description qu’on lui avait faite, aussi il espérait que leur échange sera court mais prolifique.

« Ce sera à vous de me le dire. » Finit-il par glisser au gouverneur, avant de le suivre.

Il put par alors contempler toute la splendeur de la pièce, tandis que son interlocuteur semblait se plaindre de son destin pour le moins extraordinaire. Un destin dont beaucoup en rêveraient, mais peu savaient réellement ce que cela impliquait. Le genre de destin qui n’arrivait en réalité, ironiquement, qu’à ceux qui n’en voulaient point. Cependant, si d’aucuns se seraient probablement défilés, ce ne fut guère le cas pour cet individu aux pupilles écarlates, et, en ce sens, il prouvait aux siens qu’il était digne de confiance, qu’il était prêt faire le nécessaire pour redresser et protéger Taiyô, la cité antique, tant des siens que des étrangers qui voudraient en faire leur taverne.

Toutefois, en ce qui concernait le samouraï, il n’avait point d’avis à donner sur la personne du gouverneur, tout ce qui l’intéressait n’était ni plus ni moins que de conclure une sorte d’alliance, une collaboration qui profiteraient à Taiyô, et potentiellement des informations.

« Je crois que nous le sommes tous, d’une certaine manière. » Répliqua -t-il, à celui qui incarnait, d’après certaines rumeurs, la volonté du vent.

Loin, cependant, de comparé sa situation pour le moins confortable à celui qui se tuait du matin au soir pour Taiyô. Pour ses habitants.

Rapidement installés, l’ex-marchand porta son attention sur les papiers qui encombraient son bureau, avant de finalement se mettre à l'écoute du samouraï.

« Si vous me le permettez, je vais aller droit au but, monsieur le Gouverneur. Je viens vous voir pour vous prêter main forte, pour mettre mon épée à votre disposition et par extension à celle du pays du vent.

Il semble que tout le monde ne reconnaisse pas encore votre autorité, notamment à l’extérieur de Taiyô. De petits groupes de mercenaires se forment, ils pillent et violent, certains espèrent même exercer une influence sur vous ou Kaze à l’avenir.

Si vous êtes, comme les rumeurs le laissent entendre, déterminés à apporter l’ordre et à faire face aux menaces qui nous guettent, je vous fais la promesse de soumettre les récalcitrants à votre autorité ou à défaut je les exterminerais...
» Déclara le natif de Yuba, en plongeant ses pupilles dorées dans celles de son interlocuteur.

Il était déterminé, peu importait que cela transpire ou non sur son visage. Lui-même ne s’expliquait pas cette volonté, cette détermination pour protéger Kaze, l’une des rares choses qui avait en fin de compte grandit avec lui, mais qui avait pris une dimension bien plus importante depuis l’éveil et la probable mort du Dieu du désert.

Maintenant, il fallait voir ce qu’en pensait ce cher gouverneur. S’il venait à le rejeter, au fond cela ne changera pas grand-chose pour lui. Il continuera en effet de veiller sur sa patrie, avec ceux qui l’accompagnaient, comme il l’avait fait depuis qu’il était sorti de sa convalescence…
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Ashina Mitsuhide
Ashina Mitsuhide

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Sam 24 Juil 2021 - 16:39


Vindicte
Rictus désabusé pour duplicata de l’ombre. Le répurgateur se trouvait, hélas, dans le vrai. Qu’importe les adversaires se dressant sur le chemin de l’Humanité, le temps demeure cette ultime forme insondable prenant l'affiquet d’un colosse intangible inépuisable. Briser les chaînes du muable est une chose, mais qu’en est-il de ces filaments éthérés liant le grand tout dans l’impénétrable cartographie céleste de cette ère ? Une vaste quête bien souvent caduque à ses prémices. Pourtant, toi et tes homologues possèdent une et une seule arme vous permettant de contrer ce constat sépulcrale.

La passation.

Lorsque le liquide de la clepsydre se déverse horizontalement dans les flots de la vie, votre habilité à transcender les générations s’écoule de haut en bas, à contre-courant. Une lame affutée dormant encore dans le fourreau que tu confectionnes jour après jour depuis ta seconde respiration en tant qu’être libre. Unique médium permettant d’assurer la pérennité du tertre où le sang remplacera bientôt le sable aux rythmes de ces talions oxydants.

Insuffler cette volonté. Devenir la pierre angulaire de cette singularité luttant contre les miasmes du temps et aux concussions d’une humanité vacillante. Non pas par vanité, mais par nécessité. De tout tant, les steppes ensablés ont montré que leurs endoctrinements se soldent, indubitablement, vers le réveil du peuple dans cette étreinte léthargique. Tes devanciers n’ont pas sû explorer le passé pour l’analyser, le comprendre. Une erreur que tu ne feras pas.

Clone trouvant sa genèse dans la pénombre écarté, le dialogue tant attendu peut s’amorcer, sous le regard presque désintéressé de tes prunelles. Un détail qui n’échappe en rien à ta doublure révoquée de la pièce. A l’abri des regards, le chakra se disperse laissant la copie disparaître pour fournir à son patriarche, les informations nécessaires pour attiser ses pupilles. L'appellation Han Musashi se déverse dans ton esprit, tout comme la fatigue de ses longues heures éreintantes de veilleur. Prenant quelques secondes, tu manques de sombrer dans l'inconscience face au choc des répercussions de l’usage du Kage Bunshin.

Dans un long soupir, tu quittes finalement ton modeste siège pour croiser les mains dans le dos tout en marchant et écoutant les palabres de celui désirant te rencontrer. Une écoute silencieuse, de bout en bout, te laissant le temps de décortiquer et analyser les paroles du bretteur. Un sourire ne peut que se glisser lorsqu’il parle de sa promesse. Un vestige de ce que jadis tu avais exécuté lors de ta première entrevue avec la prétendue nouvelle Impératrice. Une époque si lointaine, balayée par les vents chauds.

Votre capacité à condenser vos intentions est louable, mais pour un tel sujet, nous allons prendre le temps.

Prenant place à la grande table, tu invites l’épéiste à faire de même.

Han Musashi. Mes hommes m’ont parlé de vous. Un vindicte aussi impressionnant que terrifiant. Le peuple de notre citadelle brisée semble vous apprécier et mes détracteurs semblent vous craindre. Une telle réputation n’échappe pas à ma vue, vous vous en doutez.

Légère pause accompagnée d’un rictus amer.

Vous avez vu juste. Ma régence ne sied pas à l’entièreté de cet alleu, comme toute prise de pouvoir émergeant du chaos. Joncher les cadavres de nos prédécesseurs pour clamer le pouvoir demeure mal vu, quelque soit l’époque ou l’endroit. Hélas, c’est un mal nécessaire, car sans tête, le corps se meurt, d’autant plus quand il se remet d’une amputation d’un de ses bras.

Regard sérieux.

Je suis déterminé à panser les blessures et à rétablir les lettres de noblesses de notre pays souillés jadis par une fanatique gangrénée par le dogme et des rebelles aussi fantômatique qu’insipide.

Inutile de vous morfondre dans des promesses ou zèle, ce n’est pas quelque chose qui m’atteint. Contrairement à mes devanciers, si je suis ici, ce n’est pas pour mes propres intérêts, mais bien parce que personne d’autre n'est capable de supporter le fardeau de la régence. L’amour et l’adoration n’ont jamais fait tourner une citadelle ou un pays. Ils ne font que conforter les risibles problèmes d’égo généré par ces être avilissants qui s’accaparent le pouvoir avec leurs serres souillantes. Je ne fais pas partie de ces scélérats. Gloire, argent, reconnaissance ne sont que de la poudre aux yeux de celui qui se préoccupe du peuple sous sa responsabilités avant lui. L’abnégation, voilà ce qui assure l'immutabilité d’un pays et voilà ce que je veux insuffler à Kaze.


Un silence imposé par tes soins pour réfléchir avant de reprendre.

Je ne vais pas vous fourvoyer, Taiyô et moi-même avons besoin de gens compétents plus que jamais. Vos actions et vos paroles suffisent à me convaincre. J’aimerais, cependant, en apprendre plus sur vous avant que vous portiez avec moi, le sort de cette citadelle sur votre dos. Que faisiez-vous avant de venir ici ? Pourquoi cet intérêt pour Kaze ?

N’y voyez rien de personnel, j’estime simplement qu’il est important de connaître le passé si nous voulons édifier le futur.


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Han Musashi
Han Musashi

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Dim 1 Aoû 2021 - 19:12
Kaze no Kuni, Automne 204.
Taiyô, Capitale du pays du vent


Reçu par le gouverneur, visiblement éreinté, Musashi s’efforça d’aller droit au but. Ainsi, il lui proposa son aide et lui fit la promesse de l’aider à asseoir son autorité au quatre coins de Kaze. Il avait suffisamment étudié l’ex-marchand depuis son retour au pays pour savoir qu’il était la figure d’autorité dont les Kazejins avaient besoin. D’ailleurs, en dehors de quelques infâmes tapis dans l’ombre et autres criminels de bas-étage, attirés par le soif de pouvoir et l’appât du gain, c’était pratiquement toute la population de la capitale qui avait accepté la personne du gouverneur. Rien d’étonnant quand on regardait ce qu’il avait accompli et ce qu’il cherchait à entreprendre pour les siens, notamment depuis la mort de celle qui avait été à l’origine du groupe qu’il dirigeait aujourd’hui. Ainsi, pour le samouraï, c’était le bon moment de rallier le groupe en question pour les aider à relever, stabiliser et sécuriser le pays.

Cependant, encore fallait-il qu’on veuille de lui. Après tout, en dehors de son nom de famille, craint par nombre de Kazejin, et les actions qu’il avait entrepris, depuis son retour, en faveur de la capitale, il restait un bel inconnu. En l’occurrence, il savait qu’il devait à un moment ou à un autre s’exprimer sur la vie qu’il avait mené à l’extérieur du pays du vent, et que cela pouvait potentiellement s'avérer être un problème.

Pour l’heure, alors qu’ils prenaient place autour de la grande table, Mitsuhide lui confia être au fait de ses actions. Comme quoi, il n’était pas aussi discret qu’il le pensait. Laissant son interlocuteur poursuivre sans l’interrompre, il apprit également que l’ex-marchand avait bien conscience de la situation, tant de la sienne que celle du pays. Mieux, il savait également comment traiter les problèmes que rencontrait le pays, et pour cela il avait d’ailleurs une vision plutôt pragmatique, à l’instar du samouraï, qui opinait d’un léger signe de tête. Le gouverneur entra ensuite dans le vif du sujet, en présentant notamment sa vision de choses et du pouvoir. Enfin, il conclut son monologue en acceptant la proposition de Musashi, sans néanmoins manquer de l’interroger sur ce qu’il faisait avant de revenir au pays. Un mince sourire étira naturellement les lèvres de l’ex-Iwajin, avant qu’il ne retorque à son interlocuteur :

« Je comprends. Vos interrogations sont légitimes. Je préfère d’ailleurs être transparent avec vous, pour le bien de notre collaboration et dans l’intérêt de notre nation. » Fit-il, dans un premier temps. « Pour répondre à vos interrogations, avant mon retour à Kaze, j’étais un shinobi de la roche... Faction que j’ai en effet rejoint il y a quelques années, lorsque mon grand-père, Han Ryuma, m’a contraint de fuir notre pays.

Les autorités Iwajins ignorent encore que j’ai déserté leur rang, même si évidemment pour moi je n’ai fait que revenir chez moi ; aussi, ils ne tarderont probablement pas à me rechercher ou mettre une prime sur ma tête. C’est ainsi que fonctionne ces institutions ninja. J’attends le bon moment pour clarifier ma situation. Cependant, je comprends si c’est quelque chose qui peut éventuellement vous poser un problème.
» Ajouta -t-il, le regard plongé dans celui de son interlocuteur.

Il chercha à déceler le moindre réaction chez le gouverneur, avant de reprendre :

« Je suis né et j’ai grandi à Kaze. Ainsi, ce sont les circonstances qui m’ont simplement contraint à m’en éloigner pendant quelques années. Mais, désormais, ma place est ici, parmi les miens et, comme vous, j’espère contribuer à relever notre patrie et défendre et préserver les intérêts des nôtres. Fortune, gloire et pouvoir ne sont pas des choses qui m’intéressent.
Sur le plan personnel, je vais plutôt tâcher de démanteler l’organisation de mon grand-père et m’assurer qu’il ne représente plus aucun danger pour les nôtres.
» Reprit-il, le regard songeur.

Il marqua une petite pause pour laisser le temps au gouverneur de digérer ses mots, avant de reprendre :

« Désormais, je comprends d’autant mieux pourquoi le peuple vous a adopté. » Dit-il, dans un premier temps, léger sourire aux lèvres. « Cependant, biens d’autres, avant vous, nourrissaient de nobles aspirations, avant de se laisser consumer, corrompre et faillir sous le poids de la réalité... » Ajouta -t-il, en reprenant son air habituel, ses pupilles dorées plongées dans celles de son interlocuteur. « Vous semblez bien entourés et, pour l’heure, vos exploits et vos entreprises parlent d’elles-mêmes ; Toutefois, il arrive toujours un moment où le vent refuse de nous porter, où le fardeau devient trop difficile à porter pour un être. Après tout, nous ne sommes pas des dieux, même si certains se bornent à croire le contraire. Aussi, si je puis me permettre, lorsque vous en ressentirez le besoin, ne refusez jamais de vous reposer sur les épaules des vôtres. » Conclut-il, en étirant légèrement les lèvres.

Probablement aussi étrange qu’inattendu ; au gouverneur d’en faire ce qu’il voulait de cet unique conseil, songea le samouraï, si tant est qu’il acceptait de voir la chose ainsi...

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Ashina Mitsuhide
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Dim 15 Aoû 2021 - 2:53


Marqué
Par le prisme cristallin offrant l’isoloir nécessaire de ce monde abrupt, les prunelles et les pensées s’adossent à cette verrerie immaculée offrant le sordide paysage d’une cité du soleil à l’éclat terni. Ce n’est pas par hasard que tu installas tes quartiers dans ce modeste édifice en plein cœur de la citadelle. Caché à la vue de tous, tu contemples à chaque instant, les vestiges encore ensevelis de cette capitale reflétant parfaitement l’état de son pays. Une vision qui t'horripile, te dérange, t’agace. Ces sempiternelles réminiscences te rappellent amèrement tes escapades solitaires dans les gradins du Colisée où tu observais avec effroie la glorification de l’esclavage sacrifié sur l’autel de l’humanité. Des images qui ne quittent jamais plus ton mésencéphale en effervescence devant tout ce qui doit être corrigé.

Maintenant ta posture droite et sérieuse, tu écoutes attentivement les déboires amenant le bretteur à regagner sa patrie natale. Un chérubin du désert forcé de quitter les siens pour rejoindre les forces armées de la roche. Une information qui te fait arqué un sourcil lorsque le spadassin développe sa situation encore nébuleuse avec son ancien corps d'armée. Les bras dans ton dos se délient pour rejoindre ton menton alors que tu traites le flux de données atteignant ton esprit.

Je vois.

Approchant de nouveau la table, tu viens apposer ta sénestre pour calmer la chaleur grandissante sur ta pauvre dextre en pleine émulsion. Inquiet par la spontanéité de la douleur, tu passes outre, mettant ça sur le compte d’une fatigue bien trop forte. De nouveau assis, tu t’empresses de répondre à celui qui désire renouer avec ses origines.

Entraîné par l’armée de Tsuchi, voilà qui explique bien des choses. Nombreuses sont les mésaventures entre le bastion de la roche et notre pays et ce que tu me révèles aujourd’hui pourrait bien alimenter les braises d’un feu qui n’a jamais sû s’éteindre.

Humant audiblement, tu reprends.

Si la sphère martiale avait connaissance de tes origines, elle pourrait bien vite débarquer à nos frontières pour ramener celui qui a déserté ses rangs. L’heure n’est pas à la confrontation, nous devons panser nos blessures avant tout. Ainsi, je me dois de vous demander de clarifier promptement et sans équivoque votre situation auprès de vos anciens camarades. La manière m’importe peu, mais je ne désire pas observer la genèse de cette nouvelle épée de Damoclès sur Kaze.

Dextre recroquevillé, la douleur s’intensifie.

Je suis heureux que le sort du pays ayant accueilli ta naissance t’importe et ce, malgré le temps passé à Iwa. Je ne peux usurper la voix de tout un peuple, mais tu as et tu auras toujours ta place à Kaze. Si tu as des choses personnelles à régler, occupes toi en. Tu verras bien vite que j’offre une latitude que ces fameux villages cachés ne peuvent accorder. Après tout, je n’ai pas vécu toute ma vie en tant qu’esclave pour, à mon tour, enchaîné ce qui daigne embrasser mes idées.

Le poids de la régence. L’altération qu’elle provoque. Une question qui habite bien trop souvent tes pensées, mais que tu penses pouvoir esquiver dans un excès de zèle et d’arrogance probablement. Enfin, tu te laisses toujours cette ultime porte de sortie, après tout.

Bien d’autres continueront à le faire et bien d’autres tomberont dans ce piège pernicieux. Tout le monde ne possède pas les épaules assez larges pour supporter le poids de ces voix esseulées dans ce désert n’offrant aucun cadeau. Ma volonté et mes idées restent orientées vers ce que le peuple et par conséquent, le plus grand nombre, désir et ce qui est nécessaire. Hélas, comme tu le dis, nous ne sommes pas des dieux. Ayant plongé mon regard dans les prunelles du Divin, je pense que je suis le plus à même de me rendre compte de mon statut de simple humain. Je me sais faible et faillible. C’est pour cela que je m’entoure avec parcimonie de personnes aussi bien consciencieuse que compétente.

Un léger sourire avant de reprendre.

Jadis, nous avions tous fait une promesse à notre regretté cheffe. Si ces décisions s’écartaient du bien de Kaze pour seulement nourrir ses propres ambitions, mes alliés et moi-même avions l’autorisation de l’abattre sur le champ, sans sommation. Les rôles ont changé depuis que j’ai rencontrée cette personne, mais je tiens à ce que cette promesse demeure. Es-tu prêt à me tuer si je m’écarte du chemin que j’ai dessiné ?

La douleur devient, d’un seul coup, insoutenable. Impossible pour toi de la masquer plus longtemps. Tu sens le dos de ta main rougir, comme si l’acier baignant dans les braises incandescentes venait s’enfoncer dans ta peau, déchirant la moindre fibre musculaire. La vérité ne demeurait pas si lointaine. Retournant ta dextre, tu observes une marque écarlate se former à même ta matière organique telle une cicatrice ne voulant jamais s’effacer. L'affliction s’élève à un point que ton organisme ne peut le supporter, t’expédiant dans les rêveries de ton esprit.

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Difficilement, tes yeux s’ouvrent pour ne voir qu’un infini de blanc. Tu balayes du regard l’intégralité de cet espace suspendu avant d’apercevoir, enfin, une silhouette qui l'interpelle sans que tu ne puisse interagir.


Watashimori - Le Passeur


Ô pourfendeur du divin. Ô protecteur du désert. Contemplant vos agissements depuis l’impérieuse voûte céleste, ils ont décidé d’agir. Un nouveau Champion qui devra se montrer digne de recevoir un pouvoir qui ne coule pas dans le sang qui se déverse dans ce corps si frêle et pourtant si puissant. Lorsque nos descendants n’ont pas su entretenir le sceau du Dieu du désert, vous avez corrigé cette honteuse erreur en bannissant le Divin de sa tanière sableuse. Un exploit qui n’a pas échappé aux Ancêtres des temps immémoriaux. Plutôt que de vous laisser sans défense face aux calamités arpentant ce monde qui fut jadis le nôtre, les Six Primordiaux vous ont apposé cette marque. L'emblème porteur de grandes épopées qu’il vous faudra appréhender et conquérir. Lorsque le temps viendra, la Marque vous guidera vers vos épreuves. Triomphez et les pouvoirs de ces illustres ancêtres deviendront votre. Échouez et les voix s’éteindront dans une lente et silencieuse agonie. Partez, maintenant, élu des aïeux.

Sans même pouvoir répondre, tu te réveilles d’un seul coup sur la table, sans réellement comprendre ce qu’il venait de se passer.
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Enfants du désert [Gouverneur de Taiyô]

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