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Prothésez-moi (Libre)

Gozan Arukisa
Gozan Arukisa

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Lun 19 Oct 2020 - 17:32
Prothésez-moi (Libre) Aos_1610

Une voix douce s’immisça dans l’esprit à peine éveillée d’Arukisa. Les paupières encore baissées, elle entendit des vagues paroles dans le couloir. Son souffle était lent et son rythme cardiaque apaisée après les émotions qu’elle venait de vivre. Une odeur de propreté embaumait la pièce. Doucement, elle ouvrit un oeil dévoilant une pupille qui se dilata légèrement afin de capturer la lumière autour d’elle. Tous ses capteurs sensoriels se réveillaient lentement jusqu’à ce que ses souvenirs la ramenèrent sur terre. Elle était dans une chambre d'hôpital. La couleur blanchâtre du mobilier et la lueur du soleil qui traversait les stores l’éblouit. Elle releva son bras droit pour se protéger des rayons et constata qu’un bandage avait été posé. Graduellement, les images du conflit dans les marécages lui revenaient. Elle se souvint de la brûlure des flammes ardentes et passa sa main sur son flanc pour constater les dégâts. Là encore, un autre bandage entourait son ventre mais elle ne ressentait aucune douleur. Soudain, la vision de son pied roulant au sol s’afficha dans son esprit. Elle tenta un geste brusque pour soulever rapidement le drap qui la recouvrait mais c’est un mouvement maladroit qui vint enlever le tissu. Son corps avait encore du mal à retrouver ses sensations. Malheureusement, tout cela n’était pas un cauchemar mais bien la réalité. A la place de son pied droit, elle aperçut un moignon entouré lui aussi d’un bandage. En prenant conscience de sa blessure, elle ressentit une sorte de picotement, comme si son pied était encore là.

La kunoichi se laissa tomber de tout son poids sur son coussin. Elle jura en ressentant une douleur sur son flanc, peut-être devait-elle se ménager un peu. La jônin ne paniquait pas mais ce handicap remettait en question son avenir. Pouvait-elle encore être une shinobi avec un pied en moins ? Arukisa ne se voyait pas finir dans un bureau à rédiger de la paperasse. Elle finirait par mourir à petit feu si elle se retrouvait enfermée. La gladiatrice avait besoin de plein air, de se dépenser. Cependant, elle avait surtout besoin de récupérer et de se remettre de sa blessure avant de se poser toutes ces questions. Après ses années de service au sein de Kiri, elle se savait chanceuse d’être en vie. Ce n’était pas le cas de nombreux kirijins qui avaient débuté avec elle. A commencer par la Mizukage qu’elle avait protégé de sa vie, Watanabe Shiori. Son expérience lui permit de prendre du recul sur sa situation et de rester calme. La kunoichi remonta le store afin d’observer l’extérieur. Sur sa table de chevet, une lettre était posée, elle s’empressa de l’attraper.

Hyôsa Ranma a écrit:
Gozan Arukisa,

Je suis la mère d’Hyôsa Daku. Je tenais à vous informer par cette lettre de son décès lors de l’attaque du village par Sanbi. C’est avec une immense tristesse que j’ai appris sa mort mais je suis fière qu’il ait défendu son village avec courage. Rien ne pourra remplacer mon enfant et combler ma peine mais il vous connaissait depuis peu et je tenais à vous dire qu’il se faisait une joie d’apprendre à vos cotés et qu’il avait hâte de commencer sa formation de shinobi avec vous. Le clan Hyôsa organisera ses funérailles dans les jours à venir. J’ai appris votre situation et je vous souhaite un bon rétablissement. Si vous êtes remises, j’aimerai que vous assistiez à la cérémonie en sa mémoire. Pour le rêve qu’il avait choisi de suivre à vos cotés.

La jeune femme ne put retenir une larme qui glissa le long de sa peau jusqu’à tomber sur le drap blanc. Elle le connaissait à peine certes, mais Daku lui ressemblait à ses débuts. Enthousiaste et des étoiles pleins les yeux à l’idée de devenir un shinobi respectable. Seulement, la réalité de la vie de ninja frappait encore. Arukisa avait senti la douleur plusieurs fois mais à chaque fois la violence était la même. C’est pour ces personnes emportées par leurs rêves qu’elle profitait chaque jour de la vie. La nouvelle était tragique, mais dans un sens elle était plus que jamais décidée à ne pas se laisser démoraliser par un pied en moins.
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Aditya
Aditya

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Dim 1 Nov 2020 - 17:45
Prothésez-moi

ft. Gozan Arukisa


Été 204, Hôpital général, village de Kiri.

Bercé par une once de tempérance, l’ascèse arrêta le mouvement de sa main auprès des lignes de bois forgeant la porte qui le séparait de la chambre de l’une de ses patientes, à l’entente des sanglots qui berçaient la pièce. Il attendit, ne serait-ce qu’une poignée de secondes ou de minutes pour laisser à la jeune femme le temps nécessaire à l’épanchement de sa peine, conscient plus que tout autre de la difficulté de ces heures surplombant le lendemain d’un cataclysme d’une telle envergure. Depuis ses retrouvailles avec la rougeoyantes, toutes les heures du jour et de la nuit s’étaient dédiées au soin des âmes et des corps parvenant en ces lieux ; et bien que ce schéma se répète pour le blond, il était d’une pleine nouveauté pour chacun de ceux qui s’éveillaient le corps meurtri par les affrontements passés, et devaient être traités avec la même révérence.

Alors, lorsque le calme lui sembla revenir, ses phalanges frappèrent le joug de sa présence sur le bois, de trois coups équivoques. Il lui sembla entendre le froissement de draps lorsque sa main vint trouver l’onde de la poignée, pour laisser sa silhouette se glisser à l’intérieur.

Lorsque son regard trouva celle de sa patiente, dont le pied tranché devait certainement trouver dans son esprit des airs d’irréalité, il fut teinté de la même compassion sourde qui l’accompagnait en tout temps ; présente, sans être suffocante ou se changer en une quelconque pitié. Elle était inutile ici. Il s’approcha calmement, en laissant ses pas franchir l’espace qui la séparait d’elle. Il remarqua sa paume pressée contre son flanc, et la grimace qui parait son visage.

« Avez-vous encore des douleurs ? », murmura-t-il en demandant par un coup d’œil la permission de s’asseoir sur ses draps, et d’observer la plaie.

En attendant la réponse à cette offre sourde, l'ascèse laissa son attention se glisser sur le moignon couvert de bandages qui trônait près de lui, ainsi que les tâches de sang séché qui trahissaient un écoulement léger ; habituel, au lendemain d'une nuit agitée par les cauchemars. Il délaissa un soupir, incertain quant à l'idée de proposer d'ores et déjà la possibilité pour elle de retrouver sa motricité – après tout, ne l’avait-il pas entendue épancher ses larmes, plus tôt ? Chaque chose en son temps.

D’une main tendue, l’ascèse lui offrit la révérence d’une présentation simple, à l’orée de cette fenêtre où les maigres rayons du soleil réussissant à filtrer entre les plaque de bois barrant ses lueurs s’attachaient à chaque mèche d’or bordant son visage.

« Je me nomme Aditya. », glissa-t-il. « Je me suis occupé de vos blessures, hier. »

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Gozan Arukisa
Gozan Arukisa

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Dim 1 Nov 2020 - 19:58
Serrant la manche de la tunique blanche que l'hôpital lui avait enfilée, Arukisa essuya la larme qui coula le long de sa joue en entendant la poignée de sa porte s’abaisser. Elle ne savait pas si elle avait avoir de la visite. Après tout, elle ne connaissait pas beaucoup de monde depuis son retour, qui viendrait la voir ? C’était probablement un médecin. Elle ne s’attendait à voir personne.
Quand elle vit le jeune homme rentrer dans la pièce en s’avançant vers elle, elle resta muette. Son pas certain et l’assurance qu’il dégageait laissa penser à la kunoichi qu’il venait bien en tant que personnel hospitalier. Aru’ esquissa un signe de la tête pour lui permettre de s’asseoir auprès d’elle. En effet, il était possible qu’elle eût encore besoin de dormir ou ne se sente pas encore prête à échanger. Mais le caractère de la jônin était tout autre. Au contraire, elle n’attendait qu’une chose de sa part : des réponses.

- Un peu. Mais ce ne sont que des brûlures superficielles, ça ira. Dit-elle en regardant le bandage à sa hanche avant de poser son regard sur son moignon.

Le médecin s’intéressa lui aussi de plus près à son pied manquant. Sa voix était rassurante et dégageait une sorte de chaleur humaine, mais son attitude trahit son état d’esprit. Du moins, c’est ce qu’elle crut. Son soupir n’esquissait rien de bon à première vue. Son cas était-il si désespérée ? Une légère inquiétude s’empara d’Arukisa. Elle fit une moue gênée, désireuse d’entendre plus de mots sortant de sa bouche. Ses yeux gardaient plein d’espoir mais elle sentait une retenue chez le dénommé Aditya. C’était peut-être la pudeur professionnelle qui le poussait à rester neutre devant cette situation. A l’extérieur, la Rose rouge semblait avoir perdu ses pétales, mais à l’intérieur, elle bouillait d’impatience.

- Je vous remercie pour vos soins. Dit-elle en inclinant la tête pour montrer son respect. Je ne sais même pas comment on m’a ramenée au village. Tout ce dont je me souviens c’est la chaleur intense des flammes et...ça… Ajouta-t-elle en montrant du plat de sa main la direction de son handicap.

Une pointe de dépit s’immisça dans sa voix. Son attente était tellement intense que le sujet semblait presque tabou. Allait-il pouvoir lui apporter des réponses ? Peut-être n’en avait-il tout simplement aucune. Devant son calme olympien, Arukisa ne put se contenir plus longtemps et brisa le silence. Remplie d’appréhension, elle posa son regard soucieux sur lui. On pouvait lire une sorte d’optimisme forcée dans celui-ci, comme si, peu importe la réponse, elle était prête à se battre pour un jour retrouver sa mobilité.

- Je suis désolé mais...Je préfère savoir. Débuta-t-elle sur un ton solennelle et franc. Elle ravala sa salive. Sa gorge semblait se nouer à chaque mot mais elle se força à continuer. Est-ce que vous pensez que je pourrais à nouveau retourner sur le terrain un jour ? Est-ce qu’il existe un moyen pour que je retrouve ma mobilité ?

Les questions étaient posées. Cela pouvait paraître audacieux, voir trop tôt pour avoir un verdict puisqu’elle était hospitalisé que depuis la veille. Néanmoins, si Aditya n’avait ne serait-ce qu’une bribe d’espoir pour son futur en tant que shinobi, elle voulait l’entendre.
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Mawehara Miyuki
Mawehara Miyuki

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Mar 3 Nov 2020 - 1:12
Alors qu'elle venait de terminer son cours de début d'après-midi aux jeunes du Grand Dojo à qui elle apprenait à faire des parades correctes de manière plus évoluée que ce qu'ils pouvaient apprendre à l'Académie, là où ils ne faisaient que découvrir des mouvements basiques, la Sabreuse aux yeux bleu-gris avait décidé pour cette journée de ne pas la consacrer à son entraînement à mains nues mais plutôt à l'élargissement de ses connaissances autour de l'Iroujutsu.

Si la théorie commençait à être bien avancée de son côté, la pratique et le contact avec les patients était encore faible pour la blonde qui savait bien que ses lacunes étaient multiples. Et si vérifier l'état des patients et échanger quelques mots avec eux pouvait sembler anecdotique, il était certain pour Miyuki que c'était quelque chose qui ne s'inventait pas. Le contact humain s'apprenait, la manière de gérer les patients, leurs humeurs, les familles de ces derniers. Tout ceci s'entremêlait et rendait le simple fait de guérir une maladie potentiellement très complexe pour peu que chacun y aille de son envie personnelle dans tous les membres gravitant autour du malade. C'était une expérience qu'elle souhaitait commencer à enmagasiner, et elle savait qu'Aditya allait passer du temps auprès des blessés de Sanbi cet après-midi. Alors autant en profiter.

Après avoir enfilé la tenue règlementaire pour éviter des contaminations bêtes de patients déjà en état plus ou moins favorable, la Mawehara se mit à chercher dans les couloirs, jetant un coup d'oeil rapide dans les chambres jusqu'à retrouver son chef d'équipe au chevet d'une jeune femme dont elle reconnu la voix, bien que cette dernière était moins énergique qu'à leur première rencontre. Il s'agissait d'Arukisa, une nouvelle arrivante à la Kenpei qui était plus jeune qu'elle avec qui elle avait traqué un assassin de sans abris. Une personne abjecte qui s'en prenait aux plus démunis et qui dormait désormais en prison, sans doute jusqu'à la fin de ses jours. Du moins elle l'espérait.

Hésitant un instant, elle finit par pénétrer quand la voix de la Jônin se tut, faisant un petit signe de la tête aux deux personnes déjà présentes dans la pièce.

« Konnichiwa Aditya-sensei, Arukisa... Je... Ça dérange si je reste un peu ?.. Je sais pas trop m'y prendre avec les patients pour l'instant et je pensais que vous accompagner pendant votre ronde m'aiderait un peu à mieux comprendre comment gérer cette partie plus... humaine du travail des eisennins... Si ça ne vous dérange pas Aditya-sensei... Et si ça te va à toi aussi Arukisa bien sûr... »

Un peu gênée, Miyuki baissa légèrement la tête, écoutant désormais simplement ce qui allait suivre, légèrement en retrait. Elle espérait juste ne pas avoir fait une erreur trop grande en venant ici, mais elle ne voulait pas rester sans rien faire alors qu'elle avait du temps devant elle, les missions se faisant rares pour elle en ces temps de reconstruction.
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Aditya
Aditya

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Sam 7 Nov 2020 - 13:13
Une certaine fierté s’épris de l’ascèse lorsque son regard détourné de la gladiatrice par la surprise s’échoua sur la silhouette de son élève, dont la tenue propre à celle de tous les autres médecins peuplant ces couloirs trahissait à la fois son envie d’apprendre, et la fervente Irounin qu’elle deviendrait plus tard. Un fin sourire se glissa sur son visage lorsqu’il l’invita à les rejoindre d’un léger signe de tête, avant de laisser ses mots trouver les suites à ses gestes.

« Tu ne nous dérange en aucun cas, Miyuki. Je serai ravi de t’avoir à mes côtés aujourd’hui. »

Il avisa à nouveau l’alitée, dont les paroles de plus tôt étaient loin de s’être échappées de son esprit, et dont l’écoute avait eu tout fait d’éprouver l’intensité de sa crainte et de son inquiétude à l’idée de ne pouvoir retourner éprouver ce qui n’était autre que le fondement d’elle-même ; le combat. Sa voxi se fit l’égale de son ton d’autrefois, afin de mêler à la fois calme et honnêteté – ces deux principes qui guidaient tant sa vie que sa façon d’agir.

« Perdre un membre n’est pas une finalité en soit, tout du moins aujourd’hui. J’ai récemment finaliser un prototype de prothèses civiles pour les pertes n’incluant pas l’utilisation de chakra, comme les chevilles. Alors, oui ; vous pourrez combattre à nouveau. Après une période d’adaptation. »

Sa main vint s’élever sous le joug d’un mudrā unique, avant qu’un fin linceul de fumée se recouvre l’un des sceaux placés sur son corps ; et l’instant suivant, une constitution de bois pris place entre ses paumes, ayant tout l’attrait simpliste de la partie qui manquait désormais à la gladiatrice. Sans plus de cérémonie, il la lui tendit, afin qu’elle se familiarise tant avec l’idée que l’objet en lui-même.

« Nous pouvons vous la placer aujourd’hui, mais je recommanderai néanmoins de ne pas quitter l’hôpital avant d’être certaine que vous déplacer avec elle ne vous provoque aucun problème. Auquel cas vous risquez d’être de retour avec davantage de meurtrissures sur votre moignon. Cela compliquera les choses. Je vous le dis autant pour vous que pour les Irounin qui devront sacrifier un temps précieux aux soins de votre empressement, qu’il n’accorderont pas à d’autres patient. »

Une main de fer dans un gant de velours, disons. Aditya avait toujours été ainsi, loin de craindre de dire les choses telles qu’elles sont.

« Si vous êtes d’accord pour poursuivre, j’imagine que Miyuki pourra défaire les bandages qui couvrent votre pied manquant et préparer votre membre à la prothèse en amont. », il avisa la jeune femme d’un air avenant. « Cela te fera un bon exercice. »

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Gozan Arukisa
Gozan Arukisa

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Lun 9 Nov 2020 - 16:51
Tandis que les yeux scintillants d’Arukisa ne quittaient pas Aditya en attendant une réponse de sa part à toutes ces interrogations, elle vit entrer discrètement une tête connue. La sabreuse Miyuki fit son apparition avec discrétion. Aru’ se rappela de ses talents de médecin et comprit la raison de sa présence rapidement. Avec tous les blessés que l'hôpital avait recueillis après l’attaque de Sanbi, une paire de bras talentueux comme les siens était certainement très appréciée. L’apprenti eiseinin prit le soin de demander l’accord à son supérieur ainsi qu’à la patiente de se joindre à eux pour la suite de la discussion et des opérations. C’était un geste bienveillant qu’elle apprécia. Ce moment d’intimité pouvait être perturbant, la réponse du Gardien sylvestre pouvait possiblement créer en elle des émotions incontrôlées.
Arukisa n’eut pas le courage de lui rendre son sourire habituel tant son attente occupait son esprit, mais on pouvait lire l’approbation dans son regard.

- Je t’en prie Miyuki. Si ma situation peut t’aider à progresser, tu peux tout à fait rester. Se contenta-t-elle de répondre sobrement. Elle n’eut pas le coeur à entamer une discussion plus longue et amicale.

Les premiers mots d’Aditya eurent pour effet de faire tomber drastiquement la pression qui montait chez la Rose rouge. Des paroles rassurantes et encourageantes qui soulagèrent les maux de la kunoichi. Elle ne put cacher un souffle de soulagement, comme si un poids immense venait de lui être enlevé. L’idée seule de pouvoir retourner un jour sur le terrain, peu importe le sacrifice, lui rendit un peu de sa joyeuseté chronique. Suite à son annonce, le soigneur matérialisa la prothèse annoncée qu’Arukisa s’empressa d’observer entre ses propres mains. Le regard presque embuée par l’émotion, elle tourna l’objet dans tous les sens afin d’en examiner le moindre détail. Nul doute que la finition était minutieuse et qu’Aditya avait exécuté de multiples tests avant de la proposer à ses patients. Cependant, c’est la sensation au toucher et la légèreté qui surprit la gladiatrice. La prothèse semblait sculptée pour elle et disposait d’une maniabilité remarquable.
Ce n’était pas la peur d’être infirme qui l’avait tant affectée, mais la crainte de ne plus pouvoir courir, sauter, gambader, bondir, etc… Tout simplement vivre pour elle. Ses jambes et ses pieds étaient les moteurs de son dynamisme naturel. Elle ne put garder pour elle une larme de soulagement et de joie, impossible à retenir malgré les deux présences dans la pièce.
Arukisa acquiesça à toutes les mises en garde d’Aditya. Elle était prête à tout pour retrouver sa pleine liberté. Sacrifier quelques journées dans un hôpital était un mince tribut pour cela. D’autant plus qu’elle serait certainement bien accompagnée pour sa rééducation. La Rose rouge détourna son regard de la prothèse pour remercier son bienfaiteur.

- Merci Aditya. Dit-elle en baissant la tête par respect. Je vous promets de me plier à toutes les exigences demandées si c’est pour la réussite de la pose. Je ne pouvais pas espérer mieux. Ajouta-t-elle sur un ton reconnaissant. Arukisa posa ses yeux vers l'apprenti eiseinin. Tu peux commencer Miyuki, je suis prête. Dis moi ce que je dois faire et surtout préviens moi si ça va faire mal. Termina-t-elle avec un sourire retrouvé.

On pouvait remarquer une luisance dans ses yeux. Celle de l’espoir, lui aussi retrouvé.
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Mawehara Miyuki
Mawehara Miyuki

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Sam 21 Nov 2020 - 23:34
Attentive aux réactions des deux, elle hocha la tête en remerciement à Arukisa quand cette dernière lui permit de rester. Elle pourrait donc en apprendre plus sur les prothèses et comment elles se plaçaient, car si elle avait désormais la théorie grâce à leur rencontre avec le professeur Gurashi, elle n'avait encore jamais vu de pose de ces dernières.

Écoutant donc les consignes de son sensei, elle assimilait ses choix de mots, de position par rapport à la patiente. Il se montrait ferme et direct pour éviter une perte de temps future. Expliquer clairement pour ne pas avoir à rattraper des erreurs plus tard était sans doute la meilleure posture à prendre quand il s'agissait de soins. Ce n'était pas quelque chose à prendre à la légère, ni un apprentissage où on pouvait se permettre des largesses. Une mauvaise rééducation, un mauvais comportement lors d'une phase de guérison pouvait transformer quelque chose de bien en une ignomie pire que si rien n'avait été fait. Des réparations mal faites du corps pouvaient en effet s'avérer plus handicapantes que la blessure initiale. Elle l'avait bien vu chez des patients dont les os s'étaient mal ressoudés et qui devaient alors se les faire briser à nouveau pour que ces derniers se régénèrent correctement. Une étape plutôt atroce qu'elle n'aurait souhaité à personne. Il devait donc aller de même pour les prothèses et mal utilisées, elles semblaient pouvoir faire plus de dégâts que de bien. Elle tâcherait donc de se souvenir de ceci pour mieux avancer dans son exploration de cette capacité spéciale.

Mais alors qu'elle pensait juste être présente en tant qu'assistante tout au plus, elle ne put s'empêcher de marquer sa surprise quand Aditya lui demanda de prendre les devants et d'agir directement en médecin principal. Étonnée et doutant encore un peu de ses capacités sur un tel sujet qui lui était encore bien étranger, elle hésita quelques instants avant de prendre une grande respiration et de réfléchir à toutes les étapes qu'elle connaissait. Tout d'abord, elle devrait enlever les bandages, vérifier l'état des restes des membres actuels de la kunoichi, puis enfin elle pourrait commencer les préparations pour les tester.

« Hmmm... Je vais faire de mon mieux, mais c'est possible que ça te fasse un peu mal... Je ne sais pas à quel point ta peau a pu cicatriser pour l'instant... Je vais commencer. »

S'installant près de la Gozan, l'apprentie eisennin commença très doucement à enlever les bandages pour voir l'état des blessures. La peau mise à nue, elle put voir que cette dernière s'était plutôt bien reformée, sans doute grâce aux soins réguliers dont elle avait pu profiter au sein de l'hôpital. Le chakra avait une grande capacité à accélérer les rétablissements même pour des cas aussi extrêmes. Il ne faisait certes pas tous les miracles souhaitables, mais il pouvait déjà faire énormément pour les blessés. Et cette fois-ci, son action bénéfique avait été encore prouvée.

Elle s'appliqua alors à laver la peau de la blessée avec soin et délicatesse, tâchant de ne pas appuyer pour éviter de lui faire mal. Tranquillement, avec soins, elle la prépara pour ce qui serait la première pose de prothèses de sa vie, sans doute aussi l'une des premières depuis le combat titanesque qui les avait opposé à Sanbi.

Avant de passer à la dernière étape, la jeune femme se tourna vers Aditya, requiérant son approbation d'un regard. Avait-elle tout bien fait ? Avait-elle oublié une partie des soins à faire pour s'assurer que tout allait bien avant la pose des prothèses ? Avait-elle fait une erreur sur un détail, ou aurait-elle pu faire quelque chose de mieux ? Son discours était-il adapté ou aurait-elle mieux fait de montrer plus de confiance envers Arukisa, même si elle avait des doutes ? Elle n'en savait rien pour l'instant. Mais sans doute son chef d'équipe pourrait l'aider à répondre à ses doutes.
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Aditya
Aditya

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Lun 30 Nov 2020 - 19:57
Aditya ne put réellement retenir un rictus amusé de prendre place sur ses lèves face à la bonne humeur communicative de la jeune femme dont l’esprit avait vraisemblablement été accaparé par le doute et l’incertitude – comment ne pas l’être, dans sa situation ? Pour autant, ou bien grâce à cela, elle se montra d’une détermination sans égale dès lors qu’il mentionna une nécessité pour elle de demeurer en ces lieux, ne serait-ce que le temps de se remettre et de s’habituer à un membre nouveau.

Son regard vint se glisser sur chacun des gestes de la Mawehara, qu’il avait encouragée à prendre les devants pour les préparations à la pose de la prothèse ; et s’il devait se l’admettre, il était ravi de voir que non seulement, elle prêtait à chacun de ses gestes une attention toute particulière, mais également qu’elle se montrait prévenante et avenante envers sa patiente. Bien que l’ascèse ne se permit aucun commentaire, croisant les bras sur son torse en attendant qu’elle eût terminé, ses pensées, elles, furent tout aussi bien de féliciter la sabreuse pour ses progrès.

Mais lorsqu’elle leva les yeux en sa direction comme pour rechercher son approbation, le blond rompit son mutisme en lui accordant un hochement de tête encourageant. L’une de ses paumes se délia de l’étau de ses bras pour venir pointer la chair du moignon, loin d’être à vif, mais relativement rougeoyante à l’endroit où les chairs s’étaient reconstruites.

« Ce léger changement de couleur signifie que la peau cicatrisée est encore fragile, et peu se rompre si elle est heurtée à un choc trop violent. Étant donné que celle-ci va être en contact direct avec le bois de la prothèse, nous allons ajouter quelque chose de plus au tissu habituel que l’on utilise pour entourer la peau – et faire office de barrière avec le membre factice pour éviter les douleurs et frottements inutiles. », ajouta-t-il en se détournant vers la seule table de cette pièce.

Sa main se referma sur un léger contenant frappé du kanji 膏薬 révélant sa nature ; un onguent. Dévissant le couvercle d’un geste bercé par l’habitude, le blond ramassa une noisette du produit à l’intérieur – une sorte de pâte à l’odeur âcre de plantes médicinales – et l’apposa avec délicatesse sur la peau basse. Comme fondant au contact de la chaleur humaine, la mixture semblait revêtir des allures d’huile que l’ascèse ne tarda pas à imprégner dans les chairs avec une attention toute particulière. D’un coup d’œil à Arukisa, il avisa son expression pour discerner toute gêne ou malaise, non pas nécessairement dû à son geste, mais à la sensation étrange que cela faisait de masser une partie de son corps où l’on ne s’attendait pas à être touché, pensant qu’un tout autre membre lui serait attaché.

Il revissa le couvercle du pouce et de l’auriculaire avant d’empoigner le linge en coton qu’il avait mentionné plus tôt, et de tendre l’onguent à son élève. Il tâcha d’expliquer son geste tant pour ses patientes à venir que pour apaiser les inquiétudes de celle trônant dans le lit qui leur faisait face.

« Ceci est une mixture préparée par la famille Ishikawa, et plus particulièrement leur fille, Chihiro. Son chakra lui permet de faire pousser toutes sortes de fleurs, et lorsque je l’ai rencontrée dans ces mêmes couloirs, elle apportait des pots comme ceux-ci il y a plusieurs mois. Lorsque les Irounin ne peuvent se permettre d’utiliser davantage leur chakra par épuisement, les onguents comme ceux-ci permettent de prendre le relais. Celui-là permet aux chairs de cicatriser tout en évitant qu’elles ne s’assèchent. Je vous en remettrais un exemplaire à votre sortie, Arukisa, pour que vous l’utilisiez si jamais vous ressentez des douleurs lors des premiers mois. », déclara-t-il en essuyant sa main des restes d’huile. « Comme vous l’avez vu, c’est relativement facile d’application, tant que l’on le fait suffisamment pénétrer dans la peau. »

D’un coup de main habile, le blond entreprit de plier le tissu de sorte qu’il puisse entourer le moignon de la jeune femme sans pour autant le serrer, et, tapotant légèrement sur la surface du membre coupé, il s’assura que la plupart du produit ait été absorbé. Sans tarder, il noua le linge blanc en veillant à ce que Miyuki y porte un œil attentif, afin de pouvoir le reproduire plus tard.

« Je vous conseille de ne jamais porter – ou d’apposer une prothèse – sans un tissu comme celui-ci faisant barrière entre la chair et le bois. Non seulement des échardes peuvent se créer dû au frottement… même si j’ai espoir que mes créations sont suffisamment lisses pour l’empêcher, mais une friction répétée peut également provoquer des douleurs, brûlures, ou un inconfort dû au poids supporté par votre jambe. Je préconiserais également la retirer la nuit, ne serait-ce qu’un soir sur deux pour laisser la peau respirer. »

Il pointa les loquets présents sur la surface de la prothèse à la Mawehara avant de poursuivre.

« Tu peux y aller Miyuki, normalement, la pose est instinctive ; il y a quelques loquets sur les côtés, qui s’ancreront seuls dans les encoches à l’opposée. Si vous souhaitez la retirer, », dit-il à l’intention d’Arukisa. « Il vous suffira de les lever ou de les retirer. N’hésitez pas à être attentive à comment elle l’appose, car ce sera une habitude à prendre pour vous à partir de demain matin. », glissa-t-il avec un sourire prévenant.

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Gozan Arukisa
Gozan Arukisa

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Lun 30 Nov 2020 - 23:13
Muette pour ne pas déconcentrer l’apprentie irou pendant son exercice, Arukisa rapprocha sa jambe près d’elle pour l’aider. La sensation de l’eau tiède sur sa peau à peine cicatrisée était étrange. Elle ressentit une sorte de soulagement mais également de picotement. Son membre fantôme lui était encore complètement inconnu. Ne serait-ce que sa perception de l’espace. Elle eut l’impression d’être traversée lorsque la main de Miyuki s’approcha et ne trouva pas son pied là où il aurait dû se trouver. Elle ne dit rien mais ses sourcils froncés traduisaient son incompréhension.

Réapprendre à découvrir et écouter son corps constituaient la première étape de sa rééducation. Si elle n’était pas attentive aux signaux que son organisme lui envoyait, elle risquait de mettre en péril sa santé et tout le travail accompli par Aditya. Arukisa se jura de faire un bilan personnel chaque jour de sa situation et d’alerter le Gardien sylvestre à la moindre complication. Elle avait conscience que la réussite de la pose de sa prothèse pouvait être un élément essentiel pour la suite des études et du travail de son bienfaiteur. D’autant plus qu’elle était la première à avoir la chance de pouvoir retrouver le terrain grâce à cela. Elle ne put s’empêcher de penser à certains de ses confrères estropiés dans le cadre de leur fonction qui ne pouvaient plus exercer aujourd’hui.

Arukisa écouta attentivement, comme une aspirante studieuse à l’académie, les paroles du médecin. Ainsi, elle acquiesça sans ajouter un mot quand il lui annonça la pose d’une protection afin de protéger sa peau affaiblie. Son épiderme avait fortement souffert et ne pouvait soutenir les frottements de la prothèse sans une sorte de lubrifiant. De plus, cette barrière prévenait les possibles douleurs qu’elle allait ressentir. La gladiatrice n’était pas dupe, elle s’attendait à avoir quelques complications. Le corps était bien fait, mais il n’était pas invincible. Le traumatisme vécu aurait des séquelles tôt ou tard. Elle s’attendait à passer quelques nuits compliquées. Les douleurs fantômes étaient bien connues dans le monde des shinobis. C’est ce qui guettait chaque individu qui perdait un membre. La plupart du temps, il s'agissait d'une sensation de brûlure, d'élancement dans le membre manquant, de douleurs électriques ou de crampes. Parfois, on ressentait une douleur difficile à définir ou simplement une sensation de gêne.
La pose de l’onguent fit trembler la jambe de la kunoichi. Ce n’était pas désagréable, au contraire. Aru’ ne s'attendait pas à ressentir un effet de fraîcheur, comme si on venait lui frotter un glaçon sur sa peau. D’ailleurs, elle nota que sa sensibilité à cet endroit semblait décuplée. Elle en conclut que la douleur pouvait également l’être. Les gestes d’Aditya étaient harmonieux et attentionnés. Il portait une grande attention à ne pas la brusquer et à bien lui expliquer chaque point obscur qui aurait pu inquiéter la jônin. L’oreille attentive, Arukisa se nota dans un coin de la tête de ne pas quitter l’hôpital sans cette crème miracle essentielle. D’ailleurs, elle présageait déjà d’aller remercier la famille Ishikawa pour leur produit. Elle ne les connaissait absolument pas mais si grâce à eux elle pouvait gambader de nouveau, c’était la moindre des choses.

Les informations transmises ensuite par le blond étaient nombreuses et précises. La kunoichi eut du mal à tout retenir, d’autant plus qu’elle se sentait encore fatiguée malgré son réveil tardif. C’était probablement le contrecoup de l’opération et des soins. Elle se retint de bailler, par politesse, en gardant sa bouche fermée mais il était probable que ses petits yeux trahissent son état.
Son linge était posé et elle attendait maintenant les derniers gestes de Miyuki. Le moment tant attendu arriva. Son regard reprit un peu de vivacité quand elle comprit qu’elle allait apercevoir le résultat final. Le système de pose de la prothèse avait l’air bien solide. Pour un être bondissant comme elle, il fallait quelque chose qui tienne bien le choc. Pour autant, il semblait aussi simple à déclipser. Comme précisé par son créateur, il était nécessaire de retirer parfois l’objet. Même si la sensation n’était pas désagréable, elle aurait peut-être besoin de soulager sa cheville par moment et de nettoyer son moignon.

- Vous pourrez me noter tout ça quelque part ? Demanda Arukisa avec une voix fatiguée. Il y a beaucoup de choses à retenir et j’ai peur de ne pas me souvenir de tout, je suis encore un peu dans les vapes. Ajouta-t-elle en se frottant l'œil. J’aimerai aussi pouvoir remercier cette Chihiro, si vous pouviez me dire où la trouver, je pourrais aller la voir dès que j'en serais capable.
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Mawehara Miyuki
Mawehara Miyuki

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Dim 17 Jan 2021 - 2:16
À l'écoute de son sensei, Miyuki hocha simplement la tête, observant avec attention les détails qu'il lui soulignait. Elle observa l'onguent ainsi que le geste employé par ce dernier, attendant qu'il termine pour l'imiter avec une grande rigueur. La Mawehara avait toujours été une bonne élève et son application à avoir un geste juste ne lui fit pas défaut cette fois non plus. Hochant la tête en écoutant les explications d'Aditya à propos de Chihiro, elle ne fit là non plus aucun commentaire, absorbant chaque pièce d'information qui lui était livrée.

Là aussi, en s'attachant à produire les gestes correctes, Miyuki surveillait les réponses d'Aditya, tâchant au mieux de s'appliquer et de ne lui faire souffrir aucune douleur, que les soins soient le moins déplaisant possible. Elle savait que ce n'était pas toujours agréable, que le corps avait nécessairement besoin d'un temps de réparation, et ce malgré le chakra qu'on pouvait y appliquer. On pouvait seulement l'aider et la douleur qui en résultait était toujours présente. Il s'agissait donc uniquement de réduire cette dernière au maximum.

Une fois cette première étape passée, elle observa le Shinrin s'occuper du bandage, inscrivant au fer rouge ses gestes dans sa mémoire. Elle prit bien soin de surveiller chaque mouvement, chaque pli pour pouvoir les reproduire à l'identique. Même si elle manquerait sans doute de finesse et d'adresse pour cette fois, elle savait qu'avec la pratique, elle pourrait affiner ses mouvements aussi bien qu'elle le faisait katana en main. Au final, plus que de nombreux autres ninjas, c'était la pratique physique qui animait avant tout la Sabreuse et non une très bonne maîtrise du chakra. C'était bien ses entraînements rigoureux qui lui permettaient de s'élever au dessus des shinobis moins attentifs et sévères avec eux-mêmes.

Observant alors la prothèse tendue par Aditya une fois les soins préparatifs terminés, la blonde prit le temps de l'examiner pour bien comprendre son fonctionnement et sa pose afin de l'équiper pour qu'elle puisse commencer la rééducation qui prendrait sans doute un certain temps. Une fois son analyse terminée, elle leva les yeux vers Arukisa, attendant quelques instants.

« Prête ?.. »

Après quelques secondes, quand elle fut certaine qu'elle avait l'attention de la jonin blessée, elle fixa la prothèse prenant soin de ne pas cacher à la vue de la patiente comment elle s'y prenait. C'était en somme très rapide, et la plus grande partie du travail avait été faite en amont avec la création de ces jambes de rechange. Et c'était heureusement plutôt facile à faire, ce qui était plus confortable vu qu'elle aurait apparemment besoin de les enlever pour dormir plus confortablement.

« Voilà, c'est fini... Je vais consigner toutes les explications directement, comme ça tu les auras si besoin Arukisa. »

Ignorant encore le grade de cette dernière, la jeune femme aux yeux bleu-gris s'écarta un peu pour s'occuper d'écrire ce qui aiderait Arukisa à se souvenir de tout comme elle avait expliqué avoir l'esprit embrumé pour l'heure. Revenant après quelques minutes pour poser le papier sur la table de chevet de la patiente, elle jeta un oeil à son supérieur, attendant de voir s'il y avait autre chose à faire pour elle ou si ils pouvaient passer ensemble au patient suivant. Elle avait encore beaucoup d'expérience à accumuler avant de devenir une irounin digne de ce nom, ce ne serait pas en se tournant les pouces que ça viendrait.
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Aditya
Aditya

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Jeu 21 Jan 2021 - 19:13
Les bras croisés, Aditya laissait son regard s’échouer sur chacun des gestes de son élèves, dont la méticulosité face à une telle prestation était loin d’être négligeable. Tout comme les habitudes qu’elle avait imprégné sur le champ de bataille, la jeune femme ne laissait rien au hasard, avançant progressivement, étape par étape, afin de s’assurer que chaque chose serait faite comme cela le devrait ; et lorsqu’elle lui adressait quelques coups d’œil incertains, l’ascèse se contentait d’hocher la tête pour l’encourager à poursuivre, sans détour. Il lui glissa un sourire lorsqu’elle eut finalement terminé son entreprise, prenant les devants face à la demande de leur patiente. Aussi, le blond profita de cette absence momentanée pour répondre à la gladiatrice, au sujet de la demoiselle ayant confectionné l’onguent.

« Je lui dirais de venir vous rendre visite demain, afin de ne pas trop surcharger votre soirée de plus de fatigue que nécessaire. », déclara-t-il en glissant sa main à l’adresse de la brune.

La paume tendue comme une invitation à cette dernière, Aditya patienta jusqu'à l'instant où elle serait prête à l'empoigner de la sienne ; et à ce moment-là, il guiderait sa silhouette hors du lit avec délicatesse, pour l'amener auprès de Miyuki et de lui-même, jusqu'à rabaisser sa dextre le long de son corps et laisser la jeune femme prendre la pleine aisance de ses mouvements. Gardant un œil attentif sur ses réactions, quelles qu'elles soient, son regard vint s'échouer sur l'articulation de bois censée remplacée sa cheville et s'assurer qu'elle pouvait tout à fait supporter le poids de la gladiatrice comme le ferait une autre... avant de s'éloigner légèrement d'elle en gardant sa main au creux de ses doigts.

« Il est temps de dégourdir ces jambes, ne croyez-vous pas ? », glissa-t-il avec bienveillance.

Un fin sourire se glissa sur son visage tandis qu'il reculait de quelques pas posés sans jamais tourner le dos à leur patiente, d'une lenteur méticuleuse pour lui permettre de suivre sa cadence, voir même d'accorder la sienne à celle que la jeune femme imposerait. Après quelques instants, il se permit d'élever à nouveau la voix à son adresse, son regard éthéré dardant toujours les jambes de sa vis-à-vis.

« Si d'aventure vous ressentez une douleur passagère ou un inconfort, ne vous en formalisez pas ; c'est tout naturel au commencement. Toutefois, s'ils persistent, n'hésitez pas à me rendre visite ou à Miyuki, elle saura pleinement vous apporter l'aide dont vous aurez besoin. »

Et lorsqu'elle semblerait enfin prête et assurée à l’idée de reprendre le contrôle de ses pas, l'ascèse délierait ses doigts des siens, laissant la gladiatrice seule face à ses propres appuis, dans un geste bordé de sollicitude à son égard, en la veillant d’un coup d’œil attentif – car bien qu’il ne fût que calme et apaisement, nul n’était à l’abri d’une chute, chose que le Gardien Sylvestre tâcherait bien de lui éviter.
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Gozan Arukisa
Gozan Arukisa

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Lun 25 Jan 2021 - 21:26
Rassemblant le peu de concentration qu’elle arrivait à maintenir, Arukisa observa avec minutie les gestes de Miyuki. La création de bois était modelée si finement qu’elle sembla épouser parfaitement la cheville de la jônin. D’ailleurs, elle ressentit à peine la pose. Le tissu faisant office de tampon la prévint d’une quelconque démangeaison ou sensation désagréable. Les loquets enclenchés, elle leva instinctivement sa jambe pour constater une éventuelle différence. La prothèse était extrêmement légère. Stupéfaite, elle bougea un peu sa jambe sur les côtés afin de s’assurer que tout tenait bien. Rien ne bougeait. Et surtout, elle n’avait aucune gêne. Cette première impression était agréable et motif d’espoir. Un petit sourire se dessina au coin des lèvres d’Arukisa qui ne quittait pas des yeux son nouveau pied.

- Merci Miyuki. Dit-elle en la regardant avec estime.

La sabreuse était une élève appliquée et qui prenait visiblement grand soin de ses patients. On ressentait qu’elle n’était pas du genre à faire du zèle seulement parce que son supérieur la supervisait. Elle portait une grande attention à son devoir d’apprenti-médecin. Aru’ apprécia d’ailleurs son geste plein de compassion afin de l’aider à retenir les informations pour sa convalescence. Elle la remercia d’un signe de tête.

Quand la gladiatrice perçut la main d’Aditya l’inviter à se lever, elle ne réalisa pas instantanément la raison de sa proposition. Il ne s’était passé que quelques instants entre son réveil et le choc de son amputation, la découverte de sa prothèse et cette sollicitation. Les événements s’enchainaient rapidement et se bousculaient dans son esprit brumeux. Elle pouvait marcher ? Déjà ? La Rose rouge jeta un regard interrogateur à son bienfaiteur, le laissant quelques secondes la main tendue dans le vide. Ses pupilles sombres fixèrent sa prothèse, puis à nouveau le médecin. S’il jugeait qu’elle était apte à tester son nouveau pied, elle pouvait lui faire confiance.
L’assurance qu’il dégageait par sa seule présence poussa Aru’, malgré la fatigue, à pivoter afin de s’asseoir sur le bord de son lit d'hôpital. Les jambes dans le vide, elle eut l’impression d’être un nouveau né prêt à faire ses premiers pas. L’aura bienveillante de son accompagnateur et ses mots rassurants la poussèrent à poser sa petite main dans la sienne. Elle commença par poser son pied gauche sur le sol, c’était moins risqué et elle disposait d’un équilibre plus certain. Puis, sans s’en apercevoir, elle resserra ses doigts sur ceux d’Aditya en approchant sa prothèse du sol.

- Désolé. Dit-elle tout en continuant à serrer.

C’était presque instinctif. Habituellement courageuse, elle ressentait une crainte incontrôlable à l’idée de ressentir une douleur trop forte à supporter. Malgré l’annonce de la possibilité d’une souffrance légère, elle ne put se retenir de fermer les yeux pour ne pas voir la réaction du médecin si jamais cela tournait mal. Peut-être était-ce une sorte de stress post-traumatique ? Alors qu’on lui prodiguait les meilleurs soins et un outil novateur, elle commençait à paniquer et à s’imaginer les pires scénarios. Une bouffée de chaleur remonta le long de son corps jusqu’à créer une fine goutte de sueur sur son front.
Tout s’estompa lorsqu’elle sentit la pression sur son moignon l’informer que la prothèse venait de toucher le sol. Le soulagement chassa ses doutes et ses doigts se décrispèrent. Son souffle reprit son rythme normal et elle ouvrit les yeux pour apercevoir ses deux pieds posés sur le sol. Se tenant toujours à l’aide du Gardien sylvestre, elle entama sa marche. De ce fait, elle fit entièrement pression sur sa faiblesse. Un petit pincement au niveau de l’accroche l’alerta de ne pas encore s’attarder trop longtemps sur son côté amoindri mais tout cela était encourageant.

- Je veux essayer seule. Dit-elle en continuant de tenir son regard vers le bas tout en lâchant la main de son aide.

Telle une funambule marchant sur un fil, elle éleva un peu ses bras pour gagner en équilibre. Prête à se rattraper au mobilier alentour, elle savait que le médecin était lui aussi prêt à venir à son secours si elle se montrait trop aventureuse. Arukisa s’avança lentement jusqu’à la porte, fit un demi tour et retourna pas à pas vers son lit. Son avancée se fit sans complication, elle ralentit par moment mais le retour fut bien plus aisé.
La Rose rouge remonta sur son lit et s’allongea. La fatigue se faisait de plus en plus pressante et elle n’eut pas la force d’en faire plus. Désormais, elle voulait se reposer, au calme. Elle attrapa le drap et se recouvrit les jambes avant de s’adresser à ses protecteurs.

- Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui Aditya. J’essaierai de m’exercer un peu plus demain. Je ne sais pas comment vous remercier. Dit-elle. J’imagine que vous n’attendez rien en retour mais n’hésitez pas à me demander si je peux vous aider un jour. Votre prothèse n’a pas de prix pour moi. Termina-t-elle avant de s’affaisser sur son matelas.

Arukisa manquait encore de lucidité et oublia d’indiquer son ressenti après sa courte balade. Cependant, son visage apaisé et l’absence de remarques inquiétantes pouvaient suffire à conclure que la pose était un succès.
Doucement, elle sentit ses paupières se fermer.
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Aditya
Aditya

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Mar 26 Jan 2021 - 15:05
Que ce soit lorsque ses doigts se crispèrent autour des siens d'un geste éveillé par la peur et l'appréhension, ou lorsqu'ils s'en défirent pour embrasser un peu de cette liberté qui lui fut autrefois acquise, Aditya garda son regard pressé sur sa silhouette avec une attention toute particulière, dans l'espoir d'entrevoir une once de mal être pour y remédier au plus vite. Mais contrairement à toutes ses attentes, il n'en fut rien, et un souffle de soulagement s'échappa de ses lèvres, discrètement.

Lorsqu'il avisa à nouveau la jeune femme à même de marcher seule, ne serait-ce que pour quelques pas, il ne put empêcher un sourire de se glisser sur son visage, jusqu'à ce qu'elle ne se niche à nouveau au creux de la sureté de ses draps. S'il pouvait discerner un bref linceul de sueur s'installer sur les traits de la demoiselle, il était loin d'outrepasser l'immense optimisme qui émanait d'elle, et qu'elle semblait enfin avoir recouvré.

Il se permit, toutefois, quelques mots afin de la prévenir sur ses futures tentatives.

« Vous vous en êtes très bien sortie, aujourd'hui. Toutefois, si vous deviez vous exercer à nouveau demain ou dans quelques jours, j’aimerais que vous vous concentriez sur la sensation que vous éprouvez lorsque vous marchez. Nombre de vos comparses ayant eux-aussi perdu un membre sont confrontés à des sensations contraires, en pensant en être toujours mentalement pourvu tandis qu'il est clair qu'ils en ont été dépossédés, physiquement. Ces douleurs ou émotions fantômes peuvent avoir plus de conséquences sur votre santé que le peuvent des plaies, alors prêtez une attention toute particulière en le prévenant en enseignant à votre corps et votre esprit qu'il l'a bel et bien retrouvé une cheville lors de vos prochains essais. », glissa-t-il avec un sourire bienveillant.

Il glissa une œillade à Miyuki, qui, au même titre que l’ascèse, avait démontré un calme et une concentration propice à ce que chaque médecin se devait d’offrir à ses patients, au-delà du fait même qu’elle semblait la connaître avant leur rencontre en ces lieux ; et au creux de son esprit, il ne put s’empêcher de se faire la réflexion que, bientôt, il pourrait la compter auprès des êtres de confiance habitant ces couloirs comme des Irounin aboutis.

Il considéra la gladiatrice, une dernière fois, en entendant ses paroles.

« Remerciez-moi simplement en retrouvant votre vie d’autrefois, cela sera amplement suffisant, Arukisa. », il fit signe à la Danseuse qu’il était temps de la laisser, d’un signe de tête. « Prenez tout le temps qu’il vous faut pour vous reposer. »

Doucement, en étant témoin des lourdes paupières la pressant de fermer ses yeux fatigués, l'ascèse laissa ses pas le guider, ainsi que la Mawehara, hors de cette pièce ; et d'un geste entretenu par l'habitude, il tâcha de refermer la porte derrière leur passage, d'un cliquetis équivoque.

Lorsqu'il avisa une nouvelle fois son élève, sa paume vint s'apposer sur son épaule, le temps d'une remarque.

« Tu as été remarquable, Miyuki. », son bras retrouva les lignes de son corps, avant qu'il n'entame sa marche le long d'un corridor. « Suis-moi ; j'ai encore quelques patients à visiter pour la soirée, ton aide ne serais pas de refus. », admit-il.


Fin du RP.
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