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Aux portes de l'avènement

Aditya
Aditya

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Mar 29 Sep 2020 - 20:12
Aux portes de l'avènement

solo


Été 204, Hôpital, village de Kiri.

Fais suite à ce rp, quelques jours plus tard.

« Tu es certain que tu ne veux pas enseigner au sein de l’unité ?
Comme je te l’ai dit, très peu pour moi. »

Aditya retint un soupir tandis que son regard revint se loger sur ses mains, courant au cœur d'une eau savonneuse au même titre que celles de son ancien mentor, où tous deux s'affairaient à débarrasser leur peau des bactéries et aléas de la vie, en prévision des soins à venir. L'aube tardait encore à s'éveiller dans l'onde matinale de leur présence, si bien que seuls de frêles rayons timides venaient éclairer le ciel ; il faudrait encore une poignée de longs instants pour voir le jour s'élever.

« Que voudrais-tu que je leur apprenne de toute manière, hormis l'Iroujutsu que tu connais tout aussi bien que moi et que d'autres. Ils ne se contenteront pas seulement de cela. »

Devant le silence qu'entraîna sa remarque, Ōgai adressa un coup d'œil à l'ascèse.

« Dis-moi quand même que tu avais pensé à d'autres pistes d'enseignement. Les soins ne font pas tout ; l'hôpital peut tout aussi bien remplacé cette unité si tu te limite à cela. Elle n'aurait aucune utilité. »

Cette fois-ci, l'héritier du bois capitula et laissa un souffle lourd de sous-entendu s'échapper de ses lèvres.

« Je n'ai pas eu le temps de réfléchir à la question., lâcha-t-il en extirpant ses paumes de la caresse de l'eau et en empoignant un linge sec. Le poison, certainement ; après tout, on nous enseigne à l'en retirer d'un corps. Apprendre à s'en servir ne semblerait pas étonnant au sein du même groupuscule.
Un choix alors ?
Disons que oui. Une sorte de spécialisation double, ou unique. L'une se focaliserait sur le soutient d'autrui, tandis que l'autre bénéficierait des mêmes leçons tout en apprenant à combattre et user de leurs talents de la même façon. »

Ōgai imita ses gestes en extirpant à son tour ses membres de cette masse de savon, et agrippa le chiffon que lui tendait l'ascèse.

« Que fais-tu des adeptes des arts nécromanciens ? Le code Iseki prône le respect des corps ; vivants, ou morts, bien qu'ils manipulent aussi le poison. Avec ce qui s'est passé dernièrement au village, disons que ça n'aide pas les choses. »

Les yeux d'Aditya se plissèrent sous la remarque de son ancien mentor, qui, bien qu'elle révélât une faille dans son argumentaire, était pleine de bon sens. Il détourna les talons vers la sortie de cette pièce de repos tandis que du coin de l'œil, il pouvait percevoir tant la silhouette de l'Irounin que les reflets timides du soleil. Ses pas forgèrent la course qui le menât vers la chambre du premier patient de l'aurore, suivit de près par son comparse.

Avant d'ouvrir la porte de bois qui trônait face à eux, seule frontière entre les bavardages individuels et leurs devoirs de médecins, l'enfant du bois lui glissa quelques mots ; une réponse simple, à ce qu'il venait d'éveiller en son esprit.

« Je n'en ai aucune idée. »


[...]


Aditya laissa son corps s'échouer sur l'une des chaises forgées de la salle commune, son regard baigné d'une fatigue devenue depuis bien longtemps une vielle amie. Son cou vint trouver les détours du sommet du dossier tandis que son regard dénué d'émotions s'offrait tout entier à l'observation du plafond, perdu dans ses pensées. Les mots d'Ōgai résonnaient encore dans son esprit, malgré les heures matinales accordées au soin des âmes habitant ses murs, dont la présence s'était multipliée sans cesse depuis le lendemain du second Cataclysme. Un souffle lourd de sous-entendus s'échappa de ses lèvres alors que ses paupières se refermaient légèrement, le temps d'un instant accordé au repos.

Pour autant, l'écho de pas parvinrent jusqu'à ses oreilles attendries par l'épuisement. Ses yeux s'ouvrirent à nouveau pour adresser un regard à celle nouvelle présence, au travers des mèches d'or qui berçaient son visage.

Un fin sourire se glissa sur ses lèvres lorsqu'il reconnut Osamu, l'une de ses proches comparses en ces lieux.

« Alors comme ça, tu cherches à créer une unité médicale, Aditya ? », lâcha-t-elle en s'approchant de la table où il reposait, et, surtout, des encas laissés à la disposition des membres du personnel.
Comment le sais-tu ?, l'intéressé se redressa sans nulle surprise.
Ōgai râle à l'idée. »

L'ascèse retint un léger rire.

« Ça ne me surprend pas. J'ai peut-être un peu trop abordé le sujet avec lui.
Il m'a aussi parlé du code Iseki. Apparemment quelque chose cloche de ce côté ? »

Ses sourcils se froncèrent le temps d'un instant avant qu'un soupir ne vienne remplacé la pointe d'agacement qui s'éveillait à l'encontre de son ancien mentor. Son caractère trempé avait ses hauts et ses bas, y compris cette fâcheuse manie d'évoquer des sujets qui ne le concernait pas, bien que ce soit pour venir en aide à autrui.

Son regard revint trouver la Ketsueki, héritière des enseignements de ce même code, à l'époque où il demeurait la seule règle que les médecins devaient suivre ; à un temps où Kiri n'était point encore fondée, et où les guerres claniques forgeraient son destin.

« Que penses-tu des arts nécromanciens, pour toi qui a officié sous ces lois ? »

Ce fut au tour de la plus âgée de délaissé un souffle tourmenté. Elle accorda quelques secondes à la réflexion, les bras croisés sur sa poitrine, avant que sa voix ne s'élève en toute guide de réponse.

« De mon temps, d'aucun ne pouvait transgresser ce code. C'était une référence pour tous, un ancrage, dans ces temps troublés. Une chose à laquelle nous raccrocher. Cela nous rassurait, de penser que nos morts seraient au moins laissés exempté de toute offense une fois arrachés à leur existence, qu'importe leurs actions de leur vivant. Aujourd'hui, je crains que cette croyance ne puisse être aussi absolue, avec la présence d'un être capable de ranimer les cadavres et leur conscience.
Le fils du seigneur de la Foudre. »

Elle hocha la tête. Aditya ne la questionna pas à ce sujet ; elle avait une certaine réputation au sein du village, au-delà de sa présence à l'hôpital. Il ne doutait pas qu'elle avait pu être mise dans la confidence, voir même être témoin elle-même des... prouesses de cet homme.

« Ce serait donc trop incohérent pour les inclure à cette unité.
Pas nécessairement., elle soupira à nouveau, plus discrètement. Ce n'est plus un luxe que nous pouvons nous offrir. Quant aux arts modérés que les ninjas s'évertuent à apprendre jusqu'à se faire appeler Nécromanciens... ils disposent d'une différence majeure avec ce Lieutenant. Aucun d'entre eux ne manie l'âme de leurs morts ; seulement leurs cadavres, nécrosés par le temps. C'était ce qui nous rassurait, il y a plusieurs années. Corps et esprit allaient de pair. C'était une seule et même entité. En préservant l'un, on s'assurait que l'autre perdurait. Aujourd'hui... »

Elle se mura dans le silence, en laissant sa paume venir trouver les détours de sa chevelure sombre d'un air distrait. Aditya crut reconnaître dans son geste l'un de ceux qu'elle l'avait vu faire bien des fois, pour apaiser ses pensées ; un réconfort, qu'elle s'offrait à elle-même. Avec respect, il tâcha de retrouver le cours de leur conversation, comprenant à quel point cette période pouvait trouver des détours difficiles pour elle.

Alors, sa voix se fit douce, et s'éleva en retour à ses paroles sous l'égide d'une simple question.

« As-tu connu un Nécromancien respectant ce code ?
Une seule. Seiibutsu Homare. Elle dirigeait la morgue de l'hôpital jusqu'au printemps dernier. J'ignore où elle se trouve aujourd'hui, mais peut-être que la Kenpei pourra te renseigner sur elle. S'il s'agit des enseignements d'Iseki, elle t'écoutera.
Je vois. »

Le regard de l'ascèse s'attarda sur le visage de sa comparse, le temps de quelques secondes accordées au silence. Il appréciait la familiarité et l'entente que tous deux partageaient, malgré son âge bien plus avancé que le sien ; après trente-six ans de vie, bien des médecins se seraient empressés de juger ou de prendre de haut un autre, plus jeune, et considéré comme expérimenté. Ōgai et Osamu n'étaient pas de ceux-là.

Alors, Aditya se redressa, conscient que son temps de repos avait outrepassé ce qu'il pouvait se permettre, et que bien des âmes l'attendaient au-delà de ces murs pour leur apporter les soins qu'ils nécessitaient. Sa main vint se poser sur l'épaule de la brune, avec légèreté.

« Merci, Osamu. »

Elle lui répondit avec un sourire.

« Prend soin de toi. », glissa-t-elle. Sa fatigue ne l'avait pas laissée étrangère.


[...]


Bercés par l'humidité des moissons, les poumons de l'ascèse s'emplirent de l'air frais s'engouffrant dans l'ombre de cette modeste chambre, au-dessous du toit du temple Seidou. La chaleur étouffante de l'été s'était montrée d'autant plus vivace aujourd'hui, malgré le doux linceul de la Brume qui l'empêchait d'assécher totalement les âmes y trônant encore. Son regard trouva les courbes d'une silhouette endormie dans les draps d'un lit, entourée d'une myriade de couffins dont il ne se souvenait pas avoir fait l'acquisition. Un fin sourire s'imprégna sur son visage alors qu'il se rapprocha de Junko, et qu'il ne dépose ses lèvres sur son front avec tendresse, veillant à ne pas l'éveiller inutilement.

Ses pas trouvèrent la course de l'orée de cette fenêtre de bois laissée ouverte, dont la hauteur égalait celle des murs porteurs ; et tandis que sa main agrippait l'un de de ses nombreux carnets, le blond prit place devant ce spectacle d'averse, les jambes repliées sous le joug de la méditation.

Pour autant, avant de s'adonner à cette habitude, ses doigts vinrent encrer de nouveaux mots sur ces pages, à l'aide d'un pinceau fermement tenu.

« L'unité demeurera ouverte aux aptitudes permettant d'apporter des soins à autrui, ainsi que ceux manipulant le poison et autres potentiel offensif à leur avantage. Aussi ;
— Les arts médicaux,
— Les arts empoisonnés,
— Les arts de drogues et d'onguents,
— Les arts marionnettistes,
— Les arts nécromants,
— Les Sceaux Ancestraux ouvrant au Renouveau et à la Putréfaction,
— Les enfants de l'os, le clan Kaguya,
— Les adeptes d'Izanami, le clan Shimazu. »
ユニットは、他の人を世話するスキルだけでなく、彼らの利点に毒や他の攻撃的な可能性を扱う人に開かれたままになります。また、医療術・毒遁・錬丹術・傀儡・交霊術・迷宮 : 代謝、腐朽・かぐや一族・島津一族。

Et tandis que son regard se perdait sur les lignes des kanjis incrustés, afin de s'assurer de n'en avoir oublié aucun, il fut d'autant plus certain de ce qu'il souhaitait apporter, au sein de cette égide où tous pourraient apprendre de leurs faits. Un lieu où l'humilité et le respect trôneraient en couple maître, où, à l'image de la relation qu'il entretenait avec la manieuse de sang et son ancien mentor, l'âge ou l'ignorance ne seraient des tares pouvant excuser les moqueries ou les revirements. Où, finalement, l'héritage de la paix et de la recherche serait insufflé à tous.

Finalement, Aditya vint inscrire en bas de page une suite de kanjis uniques, réverbérés par le souvenir d'un nom soufflé sur le ton de la confidence. Un nom, dont il lui faudrait retrouver la propriétaire, afin de parvenir perpétuer les vestiges d'Iseki, au sein des règles qui régiraient cette unité si particulière.

Seiibutsu Homare
聖遺物誉

Le calepin vint trouver place à ses côtés, laissé ouvert sur les pages encrées, dont le temps seul serait garant de leur perpétuité. Ses paumes vinrent trouver les détours de ses genoux repliés, ouvertes selon le signe d'Ōm.

Et ses yeux se fermèrent, une nouvelle fois, en s'abandonnant à la méditation.

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